Le quitte ou double de Véronique Hivon

La promotion de Véronique Hivon au poste de vice-cheffe du PQ en fin de semaine n’offre que des avantages à Jean-François Lisée. Pour la députée de Joliette, le pari est plus risqué. L’analyse d’Alec Castonguay.

Photo: La Presse canadienne/Graham Hughes

La promotion de Véronique Hivon au poste de vice-cheffe du Parti québécois, le week-end dernier, n’offre que des avantages à Jean-François Lisée. Il met en valeur une femme dynamique, jeune, respectée et associée à une manière noble de faire de la politique. Elle est aussi identifiée à l’aile plus inclusive, moins identitaire, du PQ. Un flanc du parti qui se sent bien seul depuis le départ annoncé d’Alexandre Cloutier.

Mais pour Véronique Hivon, le pari est plus risqué.

L’idée était dans l’air depuis des mois, et aurait pu être annoncée l’automne dernier. Lors d’une entrevue de Véronique Hivon à l’émission Deux hommes en or, diffusée vendredi soir à Télé-Québec — mais enregistrée le jeudi — la référence à un inhabituel « ticket » à l’américaine au PQ, un tandem Lisée-Hivon, a été évoquée après seulement trois minutes d’entrevue par l’animateur Pierre-Yves Lord. Soit avant même de souligner l’incapacité du PQ à rallier les militants de Québec solidaire lors des discussions d’alliance, un dossier que pilotait Véronique Hivon.

Dans l’entourage du chef, on a sagement jugé qu’il fallait se garder des munitions pour le retour de la pause des Fêtes, qui pourrait s’avérer difficile. Les sondages, les départs en cascade et un Pierre-Karl Péladeau « en réserve de la république » leur ont donné raison. Si peu d’observateurs de la scène politique québécoise ont été surpris de l’annonce, l’effet a été à la hauteur chez les militants réunis à Saint-Hyacinthe, qui ont chaudement applaudi leur « vice-première ministre » en attente.

Sa cote de popularité au sein du parti ne fait aucun doute. N’empêche, il faudra apprendre à modérer les espoirs à la tête du PQ. Pendant des jours, on a laissé circuler des rumeurs voulant qu’une grosse prise allait se présenter au conseil national. PKP? Jean-Martin Aussant? Une vedette économique? Une artiste à la forte notoriété? Personne ne semblait vouloir diminuer les attentes. Or, sans la promotion d’une députée à un poste qui n’existe pas, la déception aurait été totale. Véronique Hivon sauve la mise.

Plusieurs députés et militants soulignaient dimanche soir « l’audace » du chef, qui accepte de partager la scène et les projecteurs avec une ancienne rivale éphémère de la course à la direction, prise 2.

Lisée aime surprendre, c’est vrai. Mais l’audace est celle de Véronique Hivon, qui prend tous les risques.

Si le PQ devait terminer loin des deux meneurs, les chances qu’elle remporte la prochaine course à la direction du parti seraient très minces. Le PQ serait en pleine remise en question et les militants chercheront une nouvelle voix forte pour se relancer. Les membres confient rarement cette mission à un politicien associé au régime qui vient de mordre la poussière. Elle ne pourra pas à la fois prétendre jouer un rôle important pendant des mois, et ensuite prendre facilement ses distances. En acceptant le « ticket » de Lisée, Véronique Hivon accepte de facto les décisions qu’il prendra. Et les résultats qui viendront avec.

Mais qui dit grands risques dit aussi grandes récompenses. Si le PQ se redresse et parvient à arracher la victoire en octobre (ou même à former l’opposition officielle), il est fort possible qu’on lui attribue une grande part du mérite, puisqu’elle s’engage au creux de la vague, au moment où certains doutent de la survie même du parti. Elle aurait alors un rôle clé au gouvernement et aurait tout le poids nécessaire pour infléchir la direction du premier ministre Lisée.

Pour la députée de Joliette, c’est quitte ou double.

Rien ne forçait Véronique Hivon à accepter un tel rôle de « vice-cheffe ». Mais le PQ a besoin d’elle. Et le chef a besoin d’aide. Lisée doit montrer qu’il peut encore rassembler, insuffler de l’énergie dans ses troupes. Faire naître une étincelle dans le public. Véronique Hivon a répondu « Présente » pour l’équipe. Reste à voir l’effet auprès de la population, qui n’a pas tendance à suivre la politique d’aussi près que les mordus qui se rassemblent à un conseil national (et j’inclus les journalistes!).

À Deux hommes en or, lorsque Pierre-Yves Lord lui a demandé si elle pense encore à la direction du parti, Hivon a répondu ceci: « Je n’ai pas mis une croix là-dessus, mais ce n’est pas dans mes plans. » Elle juge visiblement qu’il y a plus urgent.

Joliette n’est plus une circonscription sûre pour le PQ, et le poste de « vice-cheffe » ne nuira certainement pas à la députée. À 18 % ou 20 % dans les intentions de vote, Véronique Hivon est à risque d’être emportée par la montée de la CAQ, en octobre prochain. Lanaudière est un terreau fertile pour les troupes de François Legault. Son voisin de comté, Nicolas Marceau, est d’ailleurs en réflexion sur son avenir. Le député Claude Cousineau, juste à côté dans Bertrand, vient d’annoncer son départ.

Dans sa dernière projection électorale, Philippe J. Fournier estime que Joliette est un comté pivot, qui peut basculer facilement à la CAQ. Sans Véronique Hivon pour défendre le fort, cette circonscription ne serait même plus un enjeu électoral. Les résidents de Joliette ont déjà démontré dans le passé leur loyauté à un élu qu’ils apprécient. En 1980, lorsque Pierre Elliott Trudeau a conquis 74 des 75 circonscriptions du Québec, une seule lui a résisté : Joliette. Le progressiste-conservateur Roch LaSalle l’avait emporté au milieu de la vague rouge.

La prochaine bataille électorale s’annonce épique pour le Parti québécois. Véronique Hivon a décidé de la mener sur la ligne de front. Et advienne que pourra.

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23 commentaires
Les commentaires sont fermés.

C’est aussi une offre des plus intéressantes pour Mme Hivon. Beaucoup d’autres élus chez les péquistes auraient aimé se faire offrir
ce poste. Je pense que vous faites du verbiage en disant que les risques de Mme Hivon sont plus grands que ceux de M. Lisée.
En politique, on prend constamment des risques. Alors, vous faites une sortie inutile sinon pour tenter encore une fois (vous excellez là-dedans) de jeter de l’ombre là où il n’y a que de la lumière.

Je souscris à votre observation et commentaire.
Les chroniqueurs ne semblent pas réaliser que lorsque nous les écoutons et lisons leurs papiers réguliers, il devient facile de repérer leurs « biais » ou intérêt marqué pour une orientation versus une autre.

Dans plusieurs cas, ils sont de bons journalistes, mais la mode semble être de plus en plus à l’édito ou le papier d’opinion plutôt qu’une analyste plus factuelle et une certaine perspective politique. Le problème au Québec, c’est leur surutilisation.

Nous les voyons, lisons et entendons chaque jour sur plusieurs tribunes ce qui fait rapidement ressortir leurs biais. C’est un peu le même problème avec certains artistes ou comédiens qui jouent dans 2 ou 3 séries en même temps… ce qui occasionne une perte d’intérêt, mais dans le cas de journalistes, cela à des conséquences plus lourdes, telles l’affaiblissement de leur crédibilité.
Alors svp producteur, éditeur et journaliste, un peu de discernement dans le choix de vos présences et participations, nous vous lirons et écouterons avec plus d’intérêt.

Souhaitons que le dynamisme de Mme Hivon permettra de ranger dans un placard à jamais le fantôme de Pauline Marois. Les balivernes de cette dernière ne sauraient que nuire à la prochaine campagne électorale!

Madame Hivon renforce l’image d’un chef qui a besoin de cet appui humanisant. Cette décision remet à plus tard la tentation PKP, celui dont on n’est pas sûr qu’il ferait mieux, à part un compte en banque et des conflits d’intérêts apparents ou réels.
Pour ma part, je me propose de voter pour le parti qui aura dans son programme la ferme intention de mettre au pas la république des médecins du Québec. Qu’ils soient gérés comme en France en professionnels salariés de l’État avec des obligations de résultats et des comportements plus importants que la valeur de leur porte folio en bourse.
Il y a dans ce groupe de choyés du système de la mauvaise foi que l’on tente de motiver par des bonus de présences, au mépris de la population du Québec et pour celui de leur propre métier de médecin . Peut-on être moins professionnel que cela ?
Si Madame Hivon peut contribuer a ramener les pendules à l’heure dans ce dossier, je lui accorderai toute ma confiance. Elle sera digne de la plus haute fonction en cassant ce lobby indigne. C’est une question de justice sociale et d’équité envers la population qui subventionne les études de ces médecins indélicats à qui, de surcroît, nous donnons des primes de présences pour qu’ils arrivent à l’heure au lieu d’amendes …tout à fait à l’inverse du bon sens commun.

@ jean-yves dionne,

Vous écrivez ceci : « Qu’ils soient gérés comme en France en professionnels salariés de l’État (…) » parlant des médecins.

Il est assez difficile d’établir une comparaison entre la rémunération des médecins Français et celle des médecins Québécois, pour la simple raison que les systèmes de santé sont très différents. Ainsi tous les médecins en France n’exercent-ils pas une fonction publique ; la plupart ont un statut de profession libérale, ils peuvent choisir la manière dont ils exercent leur métier.

Disons plus simplement que la plupart des hôpitaux relèvent de « l’Assistance publique » qui est principalement financées par l’État. Les médecins qui travaillent pour l’Assistance publique touchent pour la plupart une rémunération qui correspond aux échelles salariales de tous les employés de la fonction publique (il existe des statuts particuliers, notamment pour les spécialistes) ; il est exact que la paye de ceux qui travaillent pour le public est inférieure (deux à trois fois) à celle des médecins Canadiens (en général) ; pourtant rien n’indique qu’ils n’offrent pas des prestations d’excellente qualité.

Ce qui est le propre de nos médecins Québécois, c’est qu’ils sont astreints pour la plupart à une double pratique : hospitalière et en clinique (usuellement privée), ils exercent à la fois un emploi public et un emploi privé. C’est cette sorte de cumul des emplois qui engendre un niveau plus élevé des rémunérations… pas pour autant un niveau de qualité de services supérieur.

Faudrait-il changer cette pratique ? Possiblement ! Encore faudrait-il qu’il y ait consensus parmi les médecins et suffisamment de médecins qui puissent répondre par choix à l’une ou l’autre des missions et non à pratiquement toutes comme c’est actuellement le cas.

J’aimerais ajouter que certaines contraintes professionnelles sont également liées à la « loi canadienne » qui s’applique dans toutes les Provinces et territoires, tout comme au contexte Nord-américain de la médecine qui fait du médecin et de la médecine essentiellement un produit de marchandisation alors que les médecins Canadiens (incluant les Québécois) visent à une sorte de « parité » Nord-américaine en termes de revenus.

Ce que préconise le PQ actuellement ne remet pas en question le système et la rémunération des médecins. Dans le meilleur des cas, les revenus seront gelés ou n’augmenteront pas plus vite que l’inflation. Rien de bien neuf à l’horizon. D’autant que comme beaucoup de médecins sont rémunérés à l’acte, c’est encore le nombre d’actes qui en fin de compte détermine le niveau final de ce que gagnent les spécialistes et les omnipraticiens.

J’ajouterai que le retard de bien des médecins est d’ailleurs imputable à cette double contrainte professionnelle (hôpital + pratique en cabinet). Exemple : un médecin peut-il lâcher un patient dont il prend soin — entre la vie et la mort –, sous prétexte qu’il a des rendez-vous déjà cédulés à son cabinet ?

Je trouve dommage qu’on s’en prenne à un monument comme Mme Marois.. C’est du dénigrement sans nuance.
Quand un élu(e) aura cumulé tous les ministères comme
Mme Maraois 914 je crois) en plus de diriger le PQ de
prendre le pouvoir, chose que n’avait pas pu faire les Landry et Boisclair de ce monde. alors il faut mettre plusieurs bémols et se dire que ces élus actuels ont des croûtes à manger.

Considérant que ma boule cristal a besoin d’un sérieux décrassage pour pouvoir prédire qui dirigera la Province en octobre prochain, je vais donc éviter toute forme de dérive partisane à fin de ne m’annihiler aucun avantage quel(s) que soi(en)t le ou les vainqueurs de la prochaine élection….

Ainsi je ferai part de mon questionnement plus que de louanger qui que ce soit.

D’abord, mon questionnement est de savoir pourquoi madame Hivon appartient à ces politiciens qui ont bonne réputation, qui inspirent le respect dans toute la population et donc pourquoi il n’est pas dans notre « biosphère » politicienne plus de personnes qui soient aussi respectées que ne le soient madame Hivon ?

N’existe-il pas une sorte de déficit politique systémique malgré nos budgets désormais équilibrés ?

Corolaire de ce questionnement, ma question est la suivante : est-ce qu’être politicien est un métier respectable ou bien pas ?

Corolaire de ce corolaire, ma question est la suivante : est-ce que le fait de s’adjoindre une vice-cheffe respectable et respectée aura un effet positif sur la campagne électorale du PQ ou bien faut-il estimer que les jeux sont désormais faits, de telle sorte la campagne électorale du PQ est d’ores et déjà la chronique (ou la pré-chronique) d’une défaite annoncée ?

Ma question pourrait être formulée autrement : est-ce que la promotion de madame Hivon sera suffisante pour apporter un second souffle à ce parti fatigué (comme l’était Alexandre Cloutier) qui en aurait de toute évidence assez bien besoin ?

Au sujet de la respectabilité des politiciens, je me questionne également.

Selon plusieurs sondages, ces derniers auraient encore moins de crédibilité que des « vendeurs de chars de seconde main » ce qui en dit long sur la perception que l’on a d’eux. Par contre, très…très peu d’entre-nous accepterions de sacrifier presque complètement notre vie professionnelle, personnelle et familiale, de travailler quasi 24/7, d’être tout le temps sous pression et d’avoir des journalistes collés à nos basquets continuellement, de faire critiquer nos décisions systématiquement par tout et chacun qui souvent ne connaissent strictement rien du sujet discuté mais qui ont une opinion sur tout (ne vous sentez surtout pas visé…), et tout ça pour un salaire de misère compte tenu des responsabilités qui nous incomberaient.

je ne changerais pour rien au monde ma vie contre la leur.

@ François 1,

Usuellement, je m’efforce d’aborder divers sujets et de commencer par les documenter. Cela étonne peut-être « certains » internautes que je puisse aborder autant de sujets différents, si ce n’est que dans mon cas on peut parler « d’expérience », lorsqu’on n’a jamais cessé d’apprendre depuis plus d’un demi-siècle.

Honnêtement, je pense qu’il est impossible de connaître tout sujet complètement. C’est pourquoi j’aborde toujours avec humilité l’opinion des gens, incluant celles que je ne partage pas.

À ce titre, je dois vous dire « cher François » que je n’achète pas votre avis très généraliste sur ces politiciens (apparemment tous) animés par ce sens « extrême » de l’abnégation et du service à la population : 24h/24, 7j/7 et 52semaines/ans. Quant à leur salaire de « misère »…. Il me semble tout de même être encore suffisant, d’autant que c’est l’Assemblée nationale elle-même qui a « plein pouvoir » pour établir le niveau de leur rémunération.

Je dois donc en conclure que vous appartenez à cette catégorie de citoyens qui doivent émarger à plus de 200k par ans et ce sans aucune responsabilité particulière. Sachez que je vous envie ! Je pense que vous êtes désormais prêt à faire votre « Coming out » et de voter enfin… avec patriotisme… pour le Parti Québécois….

Nota : En moyenne les députés Québécois siègent au Parlement 83 jours/ans.

@ Serge Drouginsky 31 janvier 2018, 14 h 54 min:

83 jours par année… Bien sûr, le reste du temps, ils paressent et ils batifolent sans s’occuper de quoique ce soit d’autre et surtout pas des gens de leurs comtés respectifs. Ils ne se préparent pas pour les sessions parlementaires et n’assistent pas aux commissions parlementaires, etc… Bref, la vie de pacha. On se demande bien pourquoi plusieurs d’entre eux quittent volontairement après 1 ou 2 mandats…

Si nos députés sont si bien (trop?) rémunérés pour le travail qu’ils font, qu’attendez-vous pour agir (act now!!!) et vous vous faciliter la vie en vous présentant dans un comté du Québec? Avec vos vastes connaissances et votre entregent, votre élection ne devrait être qu’une formalité et vous toucheriez le pactole; à moins bien sûr que vous ne vouliez prendre le risque de vous faire déloger publiquement au bout de 4 ans, de mettre en veilleuse votre vie professionnelle et familiale, de faire scruter à la loupe par quiconque toutes vos prises de position, de vous faire attaquer dans les medias sociaux, d’avoir des journalistes et des chroniqueurs plus ou moins professionnels continuellement accrochés à vos baskets, etc… La belle vie quoi!

Des dizaines de milliers de fonctionnaires qui ont, et de loin, MOINS de responsabilités que les députés et ministres sont drôlement mieux rémunérés qu’eux et c’est sans compter les milliers citoyens et autres vedettes et sportifs dont les revenus frisent le scandale.

S’il y a une chose que j’ai appris dans la vie, c’est que si tu paies des « pinottes », tu finis toujours avec des singes et que l’on attire pas des mouches avec du vinaigre. Le travail d’un politicien consciencieux est très exigeant et stressant et il mérite un salaire proportionnel aux sacrifices et aux contraintes qu’il exige et je ne crois pas que c’est actuellement la réalité. Bien sûr, il y a des exceptions (comme M.Leitao, l’un des meilleurs économistes au monde!) mais elles sont rares, trop rares.

Bon…je dois vous quitter car j’ai des centaines de millions qui n’attendent que je les gère.

@ François 1,

Le Canada est un des pays qui a avec ses nombreuses assemblées — incluant les municipalités et les commissions scolaires -, qui a un des plus grand nombre d’élus par nombre d’habitants au monde. Vous voudriez les rémunérer à combien pour avoir les meilleurs ? Sur quels critères vous baseriez-vous pour établir qu’ils sont les meilleurs ? Et comment feriez-vous pour établir que tous les candidats lors de chaque élection soient bien les meilleurs ? Que donc l’heureux ou l’heureuse élu(e) sera effectivement le ou la meilleur(e) dans sa circonscription et qu’il en sera de même dans toutes les circonscriptions ?

La Province du Québec avec ses quelques 33 ou 34 ministres (incluant le PM) est un des endroits au monde qui désormais compte le plus grand nombre de ministres et de ministères par nombre d’habitants.

Vous trouvez que les élus ont déjà trop de responsabilités. Si vous augmentez leurs responsabilités même s’ils sont les meilleurs, rien n’indique qu’ils seront plus efficaces ou que pour accroître leur efficacité, ils ne devront pas s’adjoindre un plus grand nombre de fonctionnaires pour les épauler ou les seconder.

Il me semble que les conditions « misérables » que vous décrivez, de tous nos excellent(e)s élu(e)s, ne soient pas trop un obstacle au recrutement de nouveaux candidats. Cela m’étonne franchement qu’un « libertarien » comme vous, qui passez votre temps à militer pour la réduction de la taille de l’État plaide littéralement pour plus d’État dans l’État.

— Nous savons désormais de quelle couleur est le jupon qui dépasse de votre soutane.

Pour ce qui est de me présenter à la députation, c’est une très bonne idée (je n’y avais pas pensé). Auriez-vous un parti et une circonscription qui soit sure à me recommander ? Mais j’aimerais dire d’abord à mes futurs électeurs que : non je ne suis pas le meilleur et qu’en plus avec moi ils n’en auront peut-être même pas pour leur argent….

Pour moi servir ce n’est pas une question d’argent, c’est une vocation ! C’est pour cette raison d’ailleurs qu’à diverses époques, j’ai fait du bénévolat avec disons-le clairement : de très bons résultats.

Serge Drouginsky 1 février 2018, 11 h 51 min:

Je suis effectivement Libertarien mais réaliste. Je me rend bien compte que les choses changent mais très…très lentement et que je devrai subir les affres du socialisme québécois encore longtemps, donc, je dois faire avec et tant qu’à y être, je crois que nous devrions viser l’excellence, pas la grosse moyenne comme vous le préconisez.

Je crois personnellement, comme les reste du monde intelligent, que si l’on veut recruter des gens de qualité, il faut y mettre le prix et il est clair que le politiciens que nous recrutons actuellement avec le système que nous avons ne sont pas à la hauteur (sauf quelques exceptions que j’ai déjà décrites). Des Mélanie Joly, il en pleut. Libre à vous d’attirer vos mouches avec du vinaigre! Quant à moi, je préfère les attirer avec du miel et je crois humblement que j’aurai de meilleurs résultats que les vôtres.

Le malheur avec les gens qui pensent comme vous , c’est que nous finissons toujours avec des politiciens moyens et que nous avons trop rarement le privilège de mettre la main sur des personnages surdoués.

Si Jeff Lisée aurait monté dans les sondages !!! Pas de Mme Hivon dans le décor! Geste de dernière minute qui encourage seulement les mordus du modèle québecois!

On a tendance beaucoup ici à tirer sur les 2 messagers, soient Lisée et Hivon. Je pense qu’il serait plus positif ici, si on souhaite que le PQ batte le PLQ et puisse proposer l’indépendance avant la fin du présent siècle, on aurait intérêt à lui proposer des projets collectifs emballants (ex. nationaliser Internet ou proposer des projets vitaux dans les régions qui se vident de leur jeunes afin d’occuper tout le territoire du Québec de la bonne façon),
lesquels projets seraient porteurs d,une victoire assurée le 1er octobre. Bref, ce n’est pas les 2 chets ou les autres élus qui manquent mais plutôt de grands projets comme
nous avons connus avec Lévesque dans les années 60.

Avec sa co-cheffe, le PQ commence à drôlement ressembler à QS (le même parti avec lequel ils voulaient s’allier il n’y a pas si longtemps) non?

En acceptant le « ticket » de Lisée, Véronique Hivon accepte de facto les décisions qu’il prendra. Et les résultats qui viendront avec.

Madame Hivon est le retour du balancier pour une éducation adaptée à la culture Québécoise .
Cloutier et Hivon même message mais avec une approche mieux contrôlée .
Madame Hivon n’est pas une (gambler) .

@ St-Pierre Otis,

Vous m’avez fait rire avec votre nationalisation de l’internet. Il y a franchement plus grande priorité. Curieux que J.F. Lisée qui a écris un livre intitulé « Pour une gauche efficace » est si peu abordé les questions sociales, sauf dans les dernières semaines, sorte de sursaut inattendu.
Nous n’avons pas besoins de grands projets délirants, nous avons besoin de restaurer la social- démocratie qui a été pas mal amochée par toutes ces années de règne libéral.

Espérons que ce geste de Lisée n’ est qu’ une étape et qu’ en temps opportun , il cédera complètement la direction du PQ à Véronique . Grand stratège, je suis certain qu’il a compris , à l’élection de Valérie Plante, que Véronique est la seule à pouvoir répondre aux désirs de changement et de renouveau que souhaite la population. Elle est la seule à l’horizon politique québécoise à pouvoir guérir la population de ce cynisme qui nous envahie de plus en plus chaque jour. Comme l’ a fait Justin au fédéral et Valérie au municipal. Couillard et Legault ne feront pas le poids contre elle.
Mais encore faut-il qu’elle soit clairement installée comme maître à bord du PQ. Que Lisée se tasse et l’appuie avec grâce, abnégation et humilité . Elle seule peut rallier les Cloutier, Aussant et orphelins du Bloc ou autres indépendantistes.
J’espère également que PKP comprendra qu’il doit alors demeurer en dehors de l’arène politique. Son message et ses tweets seront plus efficaces s’il demeure en dehors , mais qu’ il appuie fortement Véronique . Être en réserve de la république fait plus de sens de cette façon .

Vous ressuciteriez Lévesque que ça ne changerait pas grand chose parce que les Québécois sont clairement passés à autre chose. Les sondages le prouvent à chaque occasion.

La séparation du Québec n’intéresse plus qu’une poignée de dinosaures nostalgiques qui ne se sont pas encore rendu compte que les raisons fondamentales qui ont mené à la création de leur mythe ont depuis longtemps disparu.

Des messies, le PQ en a eu plus que sa part (Lisée est le dernier d’une longue…longue liste!!!) et les résultats sont de plus en plus pitoyables pour les séparatistes, à tel point qu’ils doivent maintenant mettre leur article PREMIER (!) sous les couvertures s’ils veulent survivre aux prochaines élections.

Vous croyez vraiment que Lisée et Hivon vont réussir là où Parizeau, Landry, Lévesque, et combien de grosses pointures ont échoué?

La question est « est-ce qu’on croit au Québec ou au Canada » Si on croit au Québec, le PQ est le seul parti qui travaille pour le Québec et fait ce qu’il doit faire pour que le Québec arrive à gérer pour son monde. Les autres partis travaillent pour le Canada. Véronique Hivon participe à cette croyance du Québec. Elle peut faire la différence comme d’autres dans une équipe renouvelée au PQ.

Le PQ est le seul parti qui « travaille pour le Québec » en cachant son article PREMIER (!) sous les couvertures pour espérer survivre aux prochaines élections??? Vraiment???

C’est digne du parti des Lévesque, Parizeau, Landry, Bouchard???

Come on…

beaucoup d’eau coulera sous les ponts d’ici l’élection. La CAQ, avec ses propositions plus que douteuses qui parfois en plus d’être résolument farfelues ne tiennent carrément pas la route, n’a qu’à bien se tenir. Legault va réaliser, à l’instar de Mulcair au fédéral, qu’il est beaucoup plus facile de se hisser au sommet que d’y rester. L’effet Hivon saura contribuer à la remontée du PQ dans les sondages. J’en suis convaincu.

C’est bizarre… Ni Lévesque, ni Parizeau, ni Landry, etc…n’ont eu besoin d’un(e) co-chef.

Pourquoi Lisée en a-t-il besoin???