Le retour du baseball à Montréal : à quel prix ?

Pendant que Denis Coderre exige des sacrifices des fonctionnaires montréalais et que Philippe Couillard entraîne le Québec dans une ère d’austérité, un groupe d’investisseurs lance des ballons d’essai sur le retour du baseball dans la métropole.

Washington Nationals v Toronto Blue Jays
Photo : Getty Images

Pendant que Denis Coderre exige des sacrifices des fonctionnaires montréalais et que Philippe Couillard entraîne le Québec dans une ère d’austérité, un groupe d’investisseurs lance des ballons d’essai sur le retour du baseball majeur dans la métropole.
Politique

La Presse révélait, la semaine dernière, que investisseurs montréalais étaient intéressés à faire revivre les Expos en se portant acquéreurs de la franchise (en difficulté) des Rays de Tampa Bay.

Ces investisseurs potentiels ont les poches profondes : Stephen Bronfman, Bell Media, Larry Rossy (Dollarama) et Mitch Garber (Caesars Acquisition) sont assis sur des fortunes considérables.

La sortie tombe plutôt mal. Le club des millionnaires et des milliardaires aura besoin de l’aide étatique pour se payer un rêve de petit garçon en culottes courtes.

Dans l’histoire récente du baseball majeur, deux stades de baseball ont été construits entièrement avec des fonds privés, à San Francisco et à St. Louis. Les 28 autres ont bénéficié d’importantes contributions financières des administrations municipales.

Sans surprise, le retour du baseball à Montréal passe aussi par la manne étatique. Selon une étude commanditée par la Chambre de commerce, Projet Baseball Montréal, Ernst & Young et BCF, le projet serait viable dans la mesure où un stade neuf serait construit — à même les fonds publics — dans un rayon de 2 km du centre-ville.

L’étude de 2013 évalue à 500 millions de dollars les coûts de construction d’un nouveau stade. L’ancienne demeure des Expos, le Stade olympique, est jugée trop lointaine, vétuste et peu attrayante pour les amateurs.

L’étude propose que l’État absorbe les deux tiers du coût de construction, pour une facture de 335 millions. Un autre bel exemple d’un principe cher au capitalisme : la socialisation du risque et la privatisation des profits.

Imaginez un peu la tête de Denis Coderre et de Philippe Couillard lorsque viendra le temps de défendre ces investissements publics. Coupes dans les services à la population, hausses des tarifs, sacrifices par-dessus sacrifices exigés des contribuables… pour mieux récompenser les nababs de la balle.

Les investisseurs potentiels n’ont pas besoin de l’État. Ils sont solvables et ne devraient pas avoir trop de difficultés à convaincre un prêteur privé de leur allonger l’argent (même s’il faut compter un autre demi-milliard, au bas mot, pour l’acquisition de l’équipe).

C’est d’autant plus vrai que l’étude de faisabilité mise sur un engouement délirant du public pour le baseball, en anticipant une assistance moyenne de plus de 27 000 personnes par match (à 30 dollars le billet).

La prudence est de mise avant d’engager des fonds publics dans la construction d’un nouveau stade, d’autant plus que Montréal ne bénéficie pas des leviers fiscaux des grandes villes américaines.

Celles-ci ont la chance de percevoir une partie des taxes de vente, ce qui confère une certaine logique aux investissements publics dans l’aménagement des stades. Les villes américaines du baseball ne sont pas que de simples organismes subventionnaires. Elles peuvent capitaliser sur leurs investissements.

Dans l’environnement fiscal québécois, que resterait-il pour Montréal après avoir participé à la construction d’un stade ? Des taxes foncières.

À moins d’une sérieuse discussion pour élargir l’assiette fiscale de la métropole, l’administration Coderre a peu d’intérêt à s’impliquer dans le projet. Il faut lui offrir des nouveaux leviers, comme un accès à la taxe de vente, pour en faire un partenaire potentiel.

Dans l’état actuel des choses, seul le gouvernement du Québec a un intérêt à investir dans le retour du baseball. Les recettes annuelles (TVQ, impôts, etc.) sont évaluées à 56 millions de dollars pour le fisc québécois.

Au-delà des chiffres, il y a des principes. Combien de places en garderie, de lignes d’autobus, de bourses aux études supérieures peut-on se payer avec 335 millions ?

Est-ce le rôle de l’État de subventionner le sport professionnel dans un climat d’austérité ? Oubliez les 335 millions et les projections de retombées. Le prix politique est tout simplement trop élevé.

* * *

À propos de Brian Myles

Brian Myles est journaliste au quotidien Le Devoir, où il traite des affaires policières, municipales et judiciaires. Il est présentement affecté à la couverture de la commission Charbonneau. Blogueur à L’actualité depuis 2012, il est également chargé de cours à l’École des médias de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). On peut le suivre sur Twitter : @brianmyles.

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À Miami, où l’ancien propriétaire des Expos Jeff Loria, s’est fait construire un stade avec 350 millions $ de fonds publics, le maire du comté de Miami-Dade a été «rappelé» par la population (un tel mécanisme existe chez-eux).

Et dans le contexte d’austérité gouvernementale, notre premier ministre se dit prêt à investir dans une équipe de hockey (avec PKP ?) à la condition que ce soit «rentable».

C’est politiquement presqu’impossible à justifier.

En fait M. Charbonneau, Jeffrey Loria a obtenu son Marlins Park en soutirant les deux tiers de la facture totale aux contribuables. Il en a coûté 500 millions d’argents publics pour le construire et ce montant reviendra à 2,4 milliards en raison des conditions de financement.

Le maire de Miami s’est fait destituer lors d’un référendum, car il a été prouvé que Loria avait menti sur les finances de l’équipe et de ce fait, il a été en mesure de soutirer un financement public uniquement à son avantage.

C’est sur ce point que les habitants de Miami se sont révoltés. 500 M$ de denier public qui en fin de compte coûtera 2,4 G$. Ils se sont fait passer un Stade olympique et ça, c’est révoltant.

Et, non pas le fait de financer publiquement des infrastructures sportives, mais plutôt de s’être fait passer un sapin!

La guerre en Afghanistan coutera, une fois tout payé, près de 40 milliards aux Canadiens
C’est donc 8 milliards pour les Québécois. Environ 16 stades

En passant, Ottawa a ramassé juste en tps 20 millions de la construction du Colisée Videotron. Ils n’ont pas mis une cenne dedans

Sans un esprit sportif, une société ne prospère pas. Une équipe professionnelle (baseball ou autre) est source, pour la collectivité, de santé physique et mentale. Elle attire les jeunes et les interesse au sport. Elle rassemble, donne de la fierté et joue positivement sur le moral d’une société québécoise qui en a tant besoin aujourd’hui. Ne me dites pas que vous ne serez pas fière, en tant que québécois, d’avoir une autre équipe professionnelle dans la province. En tout cas, pour moi, OUI! N’oublions guère les retombées économiques importantes que peut avoir une ville grâce entre autre à la visibilité qu’offre les évènements sportifs.

Aucune étude sérieuse de démontre la véracité de toutes ses affirmations gratuites que l’on entend à gauche et à droite, à savoir que l’apport économique comblerait les dépenses publiques!
Tant qu’aux effets positifs physiquement parlant, on a qu’à assister aux diverses représentations de toutes sortes pour constater que les Québécois et les Québécoises fidèles spectateurs sont pour la majorité en surpoids. En plus, de rechigner pour toutes augmentations pour recevoir des services jugés essentiels, ils ne sont pas trop regardant à payer le prix des billets, les hot dogs et le verre de bière à 7 ou 7.$ !

M.Myles, pourquoi le gouvernement provincial a-t-il investi 200 0000$ dans le Colisée? Pour le rêve de ptit gars en cullotes courtes?

Pourquoi Québec devrait il investir ?? Parce qu’ils sont toujours les premiers a mettre la main sur la table pour ramasser, les taxes de vente au stade, les impôts payé par les joueurs, et tout les revenus imposables. Et pendant qu’on en parle les joueurs qui payent des impôts au Canada et au Québec nous on les économises, oui je suis favorable a ce que l’état investisse dans ce projet et je suis payeur de taxe comme vous tous, Les gagnants se sera nous autres.

Tout à fait!
C’est une grave erreur de madame Marois pour amadouer les électeurs et PKP qui était déjà dans sa mire et même plus à ce qu’il semble.
À ne pas recommencer pour autant!
Comme remerciements, les gens de la capitale ont remercié son gouvernement en votant pour les autres partis!
Bien fait pour elle.
Quel malheur pour le Québec.
Le dicton dit: qui choisit prend pire!
D’un gouvernement à l’autre, malgré toutes les promesses la situation rempironne!

La subvention du risque par l’état n’est pas un concept nouveau, la justification habituelle se base sur la »création » d’emplois (ou le maintien d’emplois principalement dans la construction) court terme (un mandat ne dure que 4 ans…) et les revenus en impôts et tvq.
De nos jours, le gouvernement doit être encore plus prudent dans ses »sub-investissements ».
Est-ce que l’objet de la demande représente une voie créatrice d’avenir, une pépinière d’idées, d’entreprise, un facteur multiplicateur de richesse pour la population, qui jettent les bases d’une économie florissante?
Y a-t-il un retour sur investissement potentiel (SAQ, HQ…) pour le gouvernement, permettant de réduire un peu le fardeau des contribuables?
Ou est-ce un autre »bien et service » pour fin de consommation, amincissant les portefeuilles des uns pour alourdir celui de quelques autres?

C’est sans compter qu’à la première difficulté, qui ne sera pas à leurs goûts, surtout si l’équipe a pris de la valeur, l’équipe pourrait tout simplement être revendue à gros profits pour les propriétaires et le stade rester comme un autre éléphant blanc à nourrir.
On connait l’histoire justement au baseball mais aussi pour le hockey à Québec!

S’ils veulent du baseball, ceux qui aiment s’empiffrer de bières à 8.$ et de hot dog à 5.$ n’auront qu’à payer 5.$ de plus par match et continuer à entretenir leur graisse en regardant pendant 3 à 4 heures des multi-millionnaires se lancer une balle à la place de pratiquer eux-mêmes pendant le même temps l’entraînement de leur corps et de leurs neurones.

Juste de penser qu’ils demanderont des subventions ou quelques autres rabais de taxes ou encore crédits d’impôts me rend malade.
Combien investit-on dans l’éducation du corps et de l’esprit dans nos écoles?
Si ma mémoire est bonne, à la place de se creuser les méninges pour en améliorer la qualité les docteurs et banquiers de succursales se demandent à Québec comment on pourrait couper les crayons, oh pardon les livres en 2?
Combien pour le sport dans nos écoles au Québec? On coupe là aussi!
Combien pour l’art et la musique au Québec? On coupe là aussi!
Et ce n’est pas que depuis Avril!

Mais on aurait des centaines de millions pour payer des millions en revenu à chaque année à des multi-millionnaires venus d’ailleurs principalement pour que l’on paye pour les voir se lancer et frapper des balles?

Et tout ça pourquoi pas qu’en anglais?
Notre bon docteur Couillard se chargeant de voir à ce que tous et chacun s’expriment d’abord en anglais et même uniquement en anglais…comme au siècle dernier!

J’ai déjà été fier d’être Québécois avant tout!
Je ne suis plus fier de rien.
Ma fierté n’a pas commencée à se tarir qu’en avril dernier.
Mais depuis avril, de jour en jour le Québec m’attriste ou m’enrage, je ne sais trop, un peu plus à chaque matin.
Quel gâchis?

Et l’horizon n’est pas encourageant!
Ce sera soit la même gagne de docteurs en mal de pouvoir appuyés par des banquiers de succursales encore pour longtemps, 4 ans et demi minimum ou encore un PKP qui n’augure rien de mieux, ses prémisses sur la privatisation clairement énoncée du système de santé nous en donnant les premières esquisses!

L’avenir de la province semble plombée par la droite à droite toute et par la gouvernance de l’état comme si c’était une entreprise privée! Combien ça rapporte? Combien ça rapportera? Peut-on faire mieux? Bientôt il ne restera qu’à couper les individus qui coûtent sans jamais plus rapporter: les ti-vieux!

J’adore la définition véritable du PPP de Bryan, et j’y souscrit depuis le début du concept. J’amais quelqu’un n’a pu me prouver le contraire. Socialisation des pertes, donc tous les payeurs de taxes, et Privatisation des profits…..les investisseurs. M.Myles a parfaitement raison.

Si les gouvernements décident de s’impliquer, c’est parce qu’ils savent que ça va rapporter à l’ensemble de la société!

Investir dans sa propre économie n’apporte que du positif!

Je ne surestime pas les retombés des Expos, l’on parle d’une industrie du divertissement et dans son crénau l’équipe serait ni plus, ni moins l’équivalent d’une grosse PME assurée d’être rentable et profitable à la communauté!

Il y a différente possibilité pour que les différends palliés de gouvernement s’impliquent. Ça n’a pas nécessairement besoin d’être une aide directe!

Immigrant-investisseur, Fonds de solidarité, Tourisme Montréal, Tourisme Québec, prêts et avances de fonds, garanties de prêt, crédits d’impôt, taxe sur billet, taxe hôtelière, remboursement par impôt des joueurs, etc.

Or, dans cette époque où l’on parle beaucoup d’austérité ça donne l’impression d’une économie au ralenti.

Par contre, plusieurs Québécois n’ont aucune connaissance de l’appareil étatique.

De ce fait, ce que c’est dénigreurs ne veulent pas comprendre c’est que Expos ou pas, les urgences débordent, les nids de poules ne sont pas boucher, les cônes oranges sont partout, alors qu’on voit peut de travaux se terminer rapidement… Mais, ça n’a aucun rapport avec les Expos!

Ainsi, l’on parle d’austérité pour couper dans les mauvaises dépenses et non pas dans les investissements enviables!

Ça prend de l’argent pour faire de l’argent!

Les joueurs locaux et adverses devront payer de l’impôt sur leur salaire, là où ils jouent au prorata des matchs joués.

Les dirigeants du club payés bien souvent dans les salaires à 7 chiffres doivent eux aussi payer de l’impôt et des taxes sur achats.

Les employés de soutien et saisonniers et l’apport économique de la construction du stade feront également tourner l’économie d’ici!

Une franchise de baseball, contrairement à un orchestre symphonique c’est une véritable vache à lait pour l’économie locale!

Évidemment, cette référence avec l’OSM ce veut une flèche à Lucien Bouchard qui avait de manière démagogique dit non au stade au centre-ville alors qu’il finançait sa Maison symphonique, duquel il est actuellement président du C.A. d’ailleurs. Cela dit, je sais pertinemment qu’une grande ville doit pouvoir compter sur un orchestre symphonique digne de ce nom!

Je suis convaincu qu’afin de réacquérir son statut de ville nord-américaine de première classe, Montréal a autant besoin d’une équipe de la MLB qu’un orchestre de renommée mondiale.

Soutenir financièrement le rayonnement et l’image de marque d’une Ville ne sera jamais un mauvais investissement!

Or, une franchise du baseball majeur serait l’actif le plus prestigieux de la ville!

Il s’agit ici d’un projet rassembleur qui offrirait une visibilité qu’aucune autre organisation ou événement sportif et culturel montréalais n’arrivera jamais à atteindre.

Tourisme, achalandage accru dans les alentours du Stade, donc bonifie le potentiel de profit des restaurateurs, bar et commerce au centre-ville. Une franchise c’est bon pour la visibilité et le rayonnement de la métropole.

Surtout que les gouvernements se doivent d’investir pour promouvoir notre ville et notre province. Personne ne devrait s’en offusquer!

***
P.S.:
Les journalistes se servent souvent de l’exemple du AT&T Park de San Francisco pour donner un exemple de beau stade de balle construit entièrement sans fonds public. Or, la réalité c’est qu’officiellement, oui, le stade s’est construit au coût de 306 M$ et de ce nombre seulement 15 M$ ont été financés publiquement pour relier un rail de métro au stade. Ça ne représente même pas 5 % du coût total de construction, alors aussi bien dire qu’il n’a rien reçu en denier public.

Officieusement, par contre les Giants n’ont pas dû payer un centime pour l’emplacement du terrain estimé en 2001 à 33 M$, ne paye aucuns frais de gestion pour les services de police, de pompier et pour les dispenses d’éboueurs estimés à l’époque à 25 M$, ils sont également exemptés de taxe foncière évaluée à 83 M$. Ainsi, en dépit que l’AT&T Park soit une propriété privée, le stade reçoit néanmoins une complète exemption de la taxe foncière!

De ce fait, lorsque l’on ramène tous les chiffres ajustés en dollars de 2001, l’on se rend compte que le stade a coûté plutôt 343 M$ et que 142 M$ ont été offerts en aide financière publique indirecte, soit 41,4 % de la facture totale!

Le même procédé s’applique pour le Busch Stadium de St-Louis où l’État a financé le coût des infrastructures publiques environnantes.

Alors, comme je l’ai mentionné ci-haut je n’ai aucun problème que les futurs proprios financent le futur Parc de balle avec l’aide publique indirecte, mais ça ne demeure pas moins qu’il faut être naïf pour se faire accroire que de cette manière les gouvernements ne financeront pas… Ce sera simplement des stratégies de diversion pour que les gouvernements sauvent la face devant la grogne des dénigreurs et pour empisseter l’opinion publique trop ignare pour se rendre compte des bienfaits d’une franchise aussi prestigieuse qu’une équipe du baseball majeur!

Dans le scénario proposé par La Presse Stuart Sternberg l’actuel proprio des Rays resterait l’actionnaire majoritaire. Or, la réalité est que Sternberg n’a aucune intention d’abandonner son équipe. Il pourrait par contre être intéressé à la déménager ailleurs que dans la région de la baie de Tampa!

Dans ces circonstances, les Bell, Bronfman, Rossy et Garber n’auront d’autres choix d’attirer un propriétaire actuel qu’en lui proposant un partenariat minoritaire et la promesse tacite d’obtenir un stade tout neuf au centre-ville.

Donc, ça va prendre beaucoup d’argent. Beaucoup plus que les 200 M$ mentionnés dans La Presse. Mais possiblement moins que le milliard avancé par l’étude de faisabilité du projet Coup de circuit Montréal. Étant donné le coût d’acquisition d’un actionnariat minorité sera moindre si Sternberg demeure le propriétaire principal.

Et pour les dénigreurs de tout financement public, vous faites preuves d’une grande méconnaissance du système étatique de gestion de denier public.

Votre québécitude de mentalité de Séraphin, vous empêche de voir le fort potentiel au niveau des retombés économique et de rayonnement positif qu’apporterait une prestigieuse franchise du baseball majeur.

Il faut saisir qu’il y a une énorme différence entre une dépense et un investissement!

Instruisez-vous minimalement avant d’émettre tout commentaire, car c’en est pitoyable de lire autant d’âneries de votre part…

Avant de répliquer, je me suis assuré que je n’avais pas encore été changé en âne!
Content de vous lire pour apprendre de vous ce qu’est un état, du financement étatique, la différence entre une dépense et un investissement.
Heureux d’apprendre que les Québécois qui ne partagent pas la problématique sous les mêmes angles que vous sont tous des ignares et des sérapharins et que ça!

Et qu’en est-il donc des Expos et des investissements publics? Qui a fait les profits lorsqu’ils ont été vendus?
Ça été une dépense ou un investissement?

Et qu’en est-il des Nordiques de Québec? Le président actuel du comité olympique canadien c’est bien rempli les poches! Investissement ou dépense pour les Québécois François-Xavier Clément?

Et tout ce qu’on donne à la suite de chacun des chantages que nous fait Bernie Ecclestone qui aurait dû faire de la prison en Allemagne? Investissement ou dépenses?

Où sont les plans d’affaires qui prouvent que ce serait indépendant?
Où sont les résultats net pour nos gouvernements pour les projets qui ont existé et pour ceux qui existent?
Évidement avec des rapports fait par des firmes indépendantes!

Je ne crois pas à la religion!
Je ne crois pas plus à quiconque me fait miroiter des mirages!
Les croyances et la foie, je laisse aux autres!
Si je dois payer, montrez-moi des chiffres!

D’ailleurs merci de souligner la véritable histoire du stade en Californie!
Sans aucune surprise, mais c’est quand même un argument de plus pour ne pas accepter de se faire rouler!
Les occasions pour nous rouler ne manque pas au Québec, mais attention, partout ailleurs aussi, et ça ne manque pas chez aucun de nos voisins.
On a pas besoin d’en rajouter pour autant!

Ceux qui veulent du baseball à Montréal, les investisseurs comme les fans: qu’ils payent tout ce que ça coûte jusqu’à la dernière cenne et que nos gouvernement en profite pour surtaxer encore d’avantage la malbouffe et la bière qu’on y vend!

Je suis d’avis que lorsqu’il est question de denier public, l’opération doit se faire en toute transparence.

Or, lorsqu’un entrepreneur avance un montant X pour le coût total d’un projet, il faut s’assurer de connaître tous les tenants et aboutissants du plan d’affaires.

L’opinion publique peut être facilement dupée en ne leur présentant pas la situation réelle. L’opinion publique peut également être facilement influencée par des propos démagogues.

Du coup, comme l’exemple de l’AT&T Park de San Francisco l’a prouvé il est assez simple de contourner les impressions négatives du financement public.

Je prône donc une approche transparente en la matière!

Coût réel, coût d’infrastructure routière et de transport en commun pour relier le nouveau stade, coût de décontamination de l’emplacement, s’il y a lieu, etc. Tout doit être connu!

Si les différends palliés de gouvernement décident de ne pas financer directement le projet, mais qu’en coulisse ils financent indirectement le projet, cela doit également être d’intérêt public, et ce, même si ce public général ne comprend rien à cela!

Bien heureux pour vous si vous n’avez pas besoin de rappel de ce qu’est un État et son rôle de législateur, de superviseur, mais aussi d’entrepreneur et de promoteur. Mais, vous conviendrez qu’au Québec c’est loin d’être une conception comprise de tous.

Lorsque l’on sait que 49 % des Québécois sont analphabètes, incapable de saisir le sens d’une simple phrase, l’on se rend compte que la partie n’est pas gagnée… Les démagogues ont malheureusement déjà un coup d’avance avec cette tranche de la population…

L’opinion publique québécoise est influençable et malléable. Par contre, les pourfendeurs du projet devront arriver avec des arguments-chocs, simples et concrets s’ils désirent faire pencher la balance de leur côté. Voilà pourquoi je prône une attitude transparente!

Le but du projet n’est en aucun cas de rouler les contribuables. Il est par contre de mise que tous soient en mesure de comprendre les bénéfices à l’ensemble de la société!

Et, sur cet aspect tout ne se comptabilise pas en chiffre et c’est là qu’il faut décrocher des dogmes du libertarianisme!

Les théories libertariennes sont bien belles. Même que je suis souvent d’avis que la taille de l’État devrait être réduite de beaucoup au Québec. L’universalité sans discernement et suivant les vieux préceptes de la social-démocratie est à mon sens dépassée et non souhaitable. Mais dès qu’il est question d’extrapoler les théorèmes libertariens au niveau de la culture et j’inclus le sport professionnel dans une culture large, eh bien, leurs conceptions deviennent dépassées par une totale incompréhension du domaine.

L’on peut quantifier des retombés économiques du domaine culturel. Mais, comme toute quantification il y a un parti pris de celui qui analyse et les dénigreurs vont attaquer ces chiffres sur cet aspect. Pourtant, ils omettent complètement d’examiner l’impondérable notion de rayonnement, de fierté civique!

Or, une franchise du baseball majeur serait l’actif le plus prestigieux de la ville!

Maintenant, vous posez la question qui a fait les profits lorsqu’ils ont été vendus?

Certainement pas la société québécoise. Nous avons tout perdu. Notre fierté civique reliée aux Expos, le rayonnement enviable en Amérique-du-Nord de notre franchise du baseball majeur (d’ailleurs, la MLB offre une visibilité beaucoup plus imposante que la NHL).

Maintenant, qui s’est rempli les poches?

Une chose est sûre, c’est que le bonnet d’âne revient aux anciens actionnaires du consortium du Québec inc., ils doivent tous avoir assez honte de s’être fait autant empisseté par le marchand d’art qu’est Jeffrey Loria qui s’est payé une équipe des majeurs pour seulement 12 M$!

Alors que le reste du consortium qui possédait 76 % des actions des Expos a vu fondre leur pourcentage de partenariat en ne répondant pas à des appels de fonds répété jusqu’à se retrouver les culottes baissées avec seulement 8 % des actions, et ce, par pur laxisme et avarice si typique du trait de personnalité des Québécois francophones…

Les Ligues majeures de baseball, par le truchement de Baseball Expos GP, Inc. et Baseball Expos, L.P. — deux entités new-yorkaises —, ont acquis la propriété et le contrôle des Expos pour 120 M$, avec l‘intention avouée de les éliminer. Finalement, ils ont conservé la franchise de 2002 à 2006 et ont bien placé leurs billes.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le baseball majeur a fait ses frais avec les Expos. Ils ont vendu la franchise au groupe de propriétaires de Washington pour 450 millions en 2006.

Les 29 équipes du baseball majeur qui étaient propriétaire des Expos ont engrangé d’énormes profits après avoir opéré la franchise trois ans à Montréal, dont deux partagés avec Porto Rico et deux autres années à DC, avant de vendre l’équipe qui, rappelons-le, avait été achetée pour 120 M$ en 2001.

Bravo à la MLB, pour avoir pris les 450 M$ et les avoir réinvestis dans un fonds d’investissement. Selon Forbes, ce placement vaut actuellement au-delà de 1 milliard…

Ici à Montréal, nos élites entrepreneuriales du Québec inc., eh bien, ils ont vendu leur âme et leur part à Jeffrey Loria pour à peine 12 M$ US…

***
Il faut être conscient de la réalité du sport professionnel. Il faut comprendre que les différentes ligues possèdent le dernier mot et il faut savoir qu’ultimement ce sont eux qui ont le gros bout du bâton. La MLB a le pouvoir décisionnel sur ses 30 équipes et donc elle a le pouvoir de choisir qui sera ses 30 villes chanceuses!

Le nouveau stade est une condition sine qua non de la MLB au retour des Expos. J’irais même plus loin, le nouveau stade est essentiel au succès et à la viabilité du retour des Expos!

De toute façon, ce n’est pas compliqué du tout : pas de stade = pas d’équipe. Pas d’aide gouvernementale quelconque pour le stade = pas de stade = pas d’équipe. C’est assez simple à comprendre!

L’ensemble de la société désire faire partie des grandes ligues sportives. Lorsque je lis des âneries comme celles avancées par Guy Daudelin, lorsqu’il affirme qu’il n’y a que 5000 fans de baseball au Québec, eh bien, c’est très loin de la réalité!

Des niaiseries médisantes du genre pullulent ici et là dans les médias. Combien de fois avons-nous lu — ou encore entendu — dans les médias cet argument qui veut que rien d’autre que le CH ne fonctionne à Montréal? Cela est assez risible à mon sens, puisque cela voudrait automatiquement dire que tous les amateurs de sports de la Province sont un groupe monolithique n’ayant qu’un seul intérêt!

Il y a 4 M d’habitants dans la région de Montréal, 8 M au Québec, or, s’il n’y a que des fans de hockey dans le lot, ça en dit beaucoup sur les capacités intellectuelles de la population… Mais, je doute que ça soit le cas!

Alors, à ceux qui émettent des commentaires comme ceux de Guy Daudelin, pouvez-vous passer à autre sujet S.V.P.! Vous n’avez simplement aucune compréhension du dossier!

Vous dites: « L’ensemble de la société désire faire partie des grandes ligues sportives. »
Avez-vous des études sérieuses et indépendantes à citer qui le démontre?
D’autant plus que vous avez affirmé sous plusieurs formes dans vos longs exposés qui sont vos opinions avant tout, que les Québécois étaient à 49% illettrés et incapables de comprendre le sens d’une phrase, peu de capacités intellectuelles et quoi d’autres du genre.
L’ensemble de la société Québécoise amputé ainsi de plus de 49% de ses membres, ne pèse plus bien lourd dans la balance des pour, car ils sont donc à coup sûr à moins de 50%. Comme ensemble, on repassera monsieur Clément!

Tant qu’au reste de votre argumentaire, il contient plusieurs points qui pourraient servir contre le projet, mais à quoi bon?

Je suis contre, point à ligne. À cause de ce que j’en ai déjà écrit. Il serait inutile d’en rajouter!
Je ne désire pas que mon argent serve pour cela et pour enrichir des amaricans qui garderont d’une façon ou d’une autre le contrôle, comme vous l’avez expliqué vous même d’ailleurs, alors qu’il y a tant à faire avec notre argent comme d’apprendre à lire aux nôtres, comme vous le soulignez vous même également!
Si vous avez raison sur tout ce que vous étalez sur les Québécois qui n’est en fin de compte que du négatif grossier et facile, il semble que vous ne soyez guère mieux, alors que les leçons du passé ne semblent pas vous servir, ni retenir votre attention, alors que même le pire de ce qui est arrivé ne semble pas vous effrayer et que vous êtes encore prêt à nous mettre encore une fois la tête sur le buché économique règlementé par les bonzes multi-millionnaires de Sam, notre voisin du sud!

Je vais m’arrêter ici…!

Quelle perte de temps .. et d’argent .. pourrais-t-on se concentrer sur des sujets qui vont vraiment aider la situation sociale et économique du Québec.
On a déjà assez de gens qui ne pense qu’à leur petite personne .. ils se promènent avec leur déguisement ! .. faut pas ajouter des propriétaires qui vont venir demander de l’aide dans 3- 5 ans parceque le stade ne se remplit pas ?
Il n,y a que 5000 fans de baseball au Québec.. pouvez-vous passer à autre sujet SVP.

Cher Monsieur Myles!
Tous les jours des firmes privées se tappent des plans d’affaires… Quelques uns sont mis en marché. Plusieurs réussissent.
Pourquoi mêler un nouveau projet à structurer et capable de fonctionner avec la rationalisation des fonds publics en santé, dans les groupes
communautaires voire l’éducation, les HLM et les projets routiers… À ce que je sache les 35 millions que pourraient rapporter en taxes AVEC
un nouveau stade et une équipe de Baseball méritent qu’on aille sur la place publique et dire pourquoi les Françoise David et Amir Khadir et
certains péquistes voire des caquistes en mal de pouvoir, ont tort. Que des libéraux trop peureux se lèvent et vendent la salade. Le peuple
a compris pour le stade de Taillibert, l’Expo de 1967 et les Jeux olympiques de 1976. Allons, un peu d’énergie. Un Club à Montréal c’est
FAISABLE!

Tout-à-fait faisable!
Entièrement payé par les investisseurs et par les fans qui accepteront en grand nombre d’assister jour après jour aux matchs!
Ce sera ainsi gagnant, gagnant pour tous!
Ainsi tout le monde sera heureux et content!
Si ça prend absolument l’intervention de l’état pour être rentable, c’est que ce n’est pas rentable, point à la ligne!
Les Expos et les Nordiques sont partis pour des raisons de rentabilité déficiente.
Ça n’a pas empêché d’investir dans un autre projet tellement rentable, qu’il a fallut que Québec allongent encore nos centaines de millions en plus de tout les autres avantages accordés. C’est rentable ou non? Si oui, on a pas besoin de l’$ de l’état.
C’est maintenant que ses habitudes toxiques…avec l’argent des Québécois…doivent s’arrêter!

Toujours mettre un prix sur le développement économique sans mettre l’emphase sur les retombées économiques autant au niveau de l’emploi que des revenus est selon moi ce que nous devrions nous dire, pas nous questionner sur les coûts. Dans ce cas-ci, l’initiative provient de chez-nous au sein d’investisseurs qui ont déjà fait leurs preuves, ce n’est pas à dédaigner. On ne demande pas au gouvernement d’injecter 400 millions quand il n’y a pas encore d’équipe de confirmer.