Le rêve américain n’est-il qu’un rêve ?

On y va pour faire fortune. Pour laisser son bagage derrière soi et recommencer à neuf. On y va pour se mesurer aux meilleurs. Puis devenir les meilleurs. Car les États-Unis sont l’endroit où chacun peut se hisser vers les sommets.

Y a-t-il un peu de réalité derrière ce rêve ? Plein. Bill Gates et Steve Jobs, partis de leurs bricolages dans le garage paternel, ont bâti deux des plus grandes fortunes mondiales. Il y a mille histoires comme la leur. D’enfants du pays ou d’immigrants. Mille récits qui fondent le rêve américain. Mais on apprend que, si les États-Unis sont le pays où quelques-uns peuvent se hisser en haut de la montagne sociale malgré leurs origines modestes, c’est aussi un des pays où ce phénomène est le moins répandu.

Ce sont les vilains économistes de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) — le club des pays riches — qui ont fait, en mars, un trou béant dans le mythe du rêve américain. Ils ont comparé les générations : le salaire du père, le salaire du fils. Dans quels pays la condition de vie du fils est-elle la moins prisonnière de celle du père ? Dans les pays sociodémocrates (Danemark, Norvège, Finlande), en Aus­tralie et au Canada.

Et à quel endroit la mobilité sociale est-elle la plus faible, c’est-à-dire où les fils de pauvres seront pauvres et les fils de riches seront riches ?

Aux États-Unis, en Italie et en Grande-Bretagne. La France — pourtant très redistributrice — suit de peu ce groupe où la hiérarchie sociale a le plus de force d’inertie.

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Partout, évidemment, la meilleure idée est de naître dans une famille aisée. Tout s’ensuit : meilleur environnement social, meilleures écoles, meilleurs emplois, meilleurs salaires. Mais on a longtemps voulu nous faire croire que les véritables méritocraties, celles où on grimpe dans l’échelle sociale selon son mérite, se trouvaient dans les pays qui exaltent la liberté individuelle et le moins d’État. L’OCDE dit le contraire. Afin que le mérite, quand il se trouve au bas de l’échelle, puisse se libérer des pesanteurs de la pauvreté, l’État doit intervenir pour lui assurer sa chance.

C’est particulièrement vrai en éducation. Et là, la fameuse étude PISA, qui teste régulière­ment les élèves du secondaire du monde — les Québécois se clas­sent toujours dans les 10 pre­miers en maths, en sciences et en lecture —, nous raconte la même histoire quant à l’inéga­lité. Dans la plus récente étude (2006), les élèves américains arrivent 35e en mathématiques, les Québécois, 5e. Mais ce qui nous intéresse ici est la mobilité. Les États-Unis sont, de tous les pays ayant fait l’objet de l’étude, celui où l’écart entre les résultats des enfants de familles aisées et de familles pauvres est le plus important. Le Québec, le Canada sont, avec les pays nordiques et la Corée du Sud, les endroits où les enfants ont les résultats les plus semblables — donc une éduca­tion de qualité comparable —, qu’ils soient de milieu modeste ou aisé. C’est donc là, et non au pays du dollar, que le mérite a le plus de chances de percer.

On rétorque parfois que les mauvais résultats statistiques américains sont plombés par les minorités noires ou hispaniques (mais jamais asiatiques, qui font monter la moyenne). Curieux argument, car le pays de la liberté devrait étendre ses bienfaits quelle que soit la couleur de la peau.

Mais une étude sur la santé, publiée en avril dans Population Health Metrics, pose la question et trouve cette réponse. Un Blanc qui a 19 ans aujour­d’hui aux États-Unis peut s’attendre à vivre en bonne santé pendant encore 49,3 ans. Au Canada, presque trois ans de plus : 52 ans. (C’est aussi la différence en espérance de vie globale.) Enfin, selon les auteurs, même en corrigeant les mesures en fonction de la race, du sexe, voire du tabagisme, « la population canadienne apparaît substantiellement en meilleure santé » que l’américaine. Com­ment l’expliquer ? Au Canada, la population a accès à des services de santé grâce à un régime universel, et il y a moins d’inégalités sociales et de pauvreté, notamment chez les personnes âgées (23 % des aînés sont pauvres aux États-Unis, contre 6 % au Canada).

Tout bien considéré, c’est Marx qui avait raison. Pas Karl, Groucho. Résumant dans une boutade l’immobilité sociale américaine, il a dit : « Quand je suis arrivé aux États-Unis, je n’avais pas 10 sous en poche. Aujourd’hui, j’ai 10 sous en poche ! » Pardon, je me corrige : Karl aussi aurait été d’accord.

***
ET ENCORE…

Pour l’OCDE, l’inégalité nuit… à l’économie ! « Les sociétés peu mobiles sont plus susceptibles de gaspiller ou de mal utiliser les compétences et les talents. L’absence d’égalité peut influer sur la motivation, le niveau d’effort et la productivité des gens, avec des effets néfastes sur l’efficience globale et le potentiel de croissance de l’économie. »

Illustration : Patrick Doyon pour L’actualité

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Les commentaires sont fermés.

@Françoise D.

Un autre site néo-libéral. (Ils citent IEDM, toute une référence!)

Effectivement, le fait est qu’USA, pour qu’un syndicat survive, il droit être très fort…. aussi puissant que les entreprises, la loi et les réglementations n’étant pas pour les syndicats.

Bien sûr que « le rêve américain » n’est qu’un rêve, ou plutôt un slogan pour commercialiser leur réputation.
Il ne faut pas oublier que les É,-U. étaient au départ une colonie issue d’un régime monarchique. La richesse dans ce nouveau pays a vite créé des nouveaux monarques.
Les Anglais n’ont jamais eu, à ce que je sache, une forte propension à se laisser dicter les règles du jeu, furent-ils loyalistes.
Loin des yeux, loin du coeur: ils mirent peu de temps à imposer leur autorité sur ce territoire.
La grosse différence: au lieu de voir le politique contrôler l’économique, nous avons une situation inverse.
Ça explique un peu le pourquoi de l’esclavage, le retard d’un niveau de vie équivalent chez les noirs et le déclenchement d’une réforme vers la sociale-démocratie… par un président noir.

Les conceptions individualistes de l’être humain causent problème.

Au contraire, la conception de l’homme et de la société de Jacques Généreux, par exemple dans «Le socialisme néomoderne» (aux éditions du Seuil), prévoit et explique les résultats de l’étude de l’OCDE. Je conseille vivement à tous la lecture de ce livre.

Merci à M.Lisée de vulgariser très adroitement son intelligente interprétation de telles études.

En Californie, les étudiants asiatiques ont beau tirer la moyenne par le haut, ils ne sont pas assez numériquement important pour compenser les étudiants noirs et surtout latinos qui tirent la moyenne par le bas:

«En 2009, les étudiants asiatiques composaient 9 % de la population scolaire californienne. Plus de 75 % de ces étudiants ont eu des résultats qui les plaçaient dans les deux catégories les plus hautes (« compétent » et « avancé ») en mathématiques et en anglais. Seuls 25 % de ces étudiants échouaient.

Les élèves noirs constituent 7 % de la population scolaire californienne en 2009, seuls 35 % d’entre eux réussissaient en mathématiques et en anglais.

Quant aux élèves hispaniques qui représentent 50 % des écoliers californiens, leur taux de réussite est de 32 %. Il est vrai que le taux de réussite des hispaniques a légèrement augmenté ces deux dernières années. En 2003, par exemple, 81 % des élèves hispaniques échouaient encore aux tests de mathématiques et d’anglais. Mais on peut légitimement se demander si l’augmentation rapide du nombre d’hispaniques dans les écoles californiennes (environ 1 % par an depuis 1990) n’explique pas le déclin rapide des résultats des écoles californiennes pendant cette période et non pas uniquement un manque de financement et une certaine sclérose de la part des syndicats comme semble l’indiquer The Economist.

—–
50% des étudiants californiens sont latinos! Après ça on s’étonne que l’État voisin se lance à la chasse des immigrants illégaux.

Le rève américain est un mythe. Les États-unis sont un des pays les plus inégalitaires de la planète. Ce qui me laisse pantois c’est que la portion défavorisée de sa population a tellement peur des socialistes.
Faut-il qu’ils aient eu le cerveau lavé par leurs médias,leur cinéma et leurs pasteurs délirants pour qu’ils ne se rendent pas compte qu’ils sont les dindons de la farce.
Tiens je vous soumets la liste des pays par égalité de revenu basée sur le coéficient Gini selon l’indice de développement humain de l’ONU en 2005.
Le Canada « plusse meilleur pays du monde » cher à Chrétien est 36 e et les États-Unis pays envié de tous 74e.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_%C3%A9galit%C3%A9_de_revenus

Je ne veux pas être méchant, mais cette nouvelle… n’est pas nouvelle. Cela fait longtemps que des études ont démontré que le rêve américain est plus facilement réalisable en dehors des États-Unis.

Voir par exemple cet article qui date de 2007 :
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2007-07-20-Mobilite-sociale.

C’est même indiqué dans l’article de wikipédia sur le rêve américain : «Selon une étude de The Pew Charitable Trusts via leur Economic Mobility Project datant de 2007, la mobilité économique qui fait que d’une génération à une autre les revenus augmentent n’a pas de réalité statistique. Les autres pays font même mieux, comme c’est le cas de la France (où la mobilité est 1,2 fois plus forte par rapport à celle des États-Unis), de l’Allemagne (1,5 fois), du Canada (un peu moins de 2,5 fois) ou encore du Danemark (un peu moins de 3,2 fois).» http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%AAve_am%C3%A9ricain.

Cela dit, cela vaut la peine de souligner que des études plus récentes arrivent au même résultat.

J’apprécie aussi les mentions soulignant que les inégalités nuisent à la croissance. Les lucides tentent trop de nous convaincre par le sophisme qu’il faut créer de la richesse avant de la partager, alors qu’un des meilleurs moyens de créer de la richesse est justement de la partager.

Clairement du american bashing.Je vous demande d’aller vivre, je l’ai fait pendant 20 ans: c’est le pays le plus egalitaire du monde:j en connais beaucoup d’immigrants au quebec qui partirai par le premier avion si il le pouvait.

Les libertariens diraient qu’il faut que les entreprises s’occupent de la formation; de cette manière ils s’arrangeraient pour avoir la main-d’oeuvre la plus qualifiée que possible.

Les sociaux-démocrates disent qu’il faut encourager l’égalité économiques des citoyens pour qu’ils aient tous accès (et donc en plus grand nombre) à des emplois de qualité. Évidemment, cela ne peut être que bénéfique pour les capitalistes.

Les capitalistes, quant à eux, diraient que c’est tant mieux si un plus grand nombre de travailleurs est qualifié. Mais l’important, pour ces capitalistes, c’est qu’ils n’aient pas à payer ni pour la formation, ni pour l’égalité sociale. En fait, ils voudraient le beurre, l’argent du beurre, et le sourire de la crémière.

Comment faire les trois?
1- impliquer les entreprises dans la formation des citoyens
2- Les obliger à fournir des opportunités d’emploi dans des milieux-ciblés (cela existe déjà, pensez à l’équité en matière d’emploi ou au recrutement dans des régions défavorisées)
3- TOUJOURS établir des règles qui s’appliquent à TOUS. C’est la règle numéro un quand l’État veut mettre son nez dans le marché.

De tels employeurs existent déjà, à divers degrés. Par exemple, les caisses Desjardins emploient des citoyens qu’elles ont elles-mêmes formés. Le cirque du Soleil a installé son siège social dans un quartier défavorisé. La majorité du Québec Inc. (ce qu’il en reste) souscrit au principe d’équité en matière d’emploi. Ne manque que de la volonté politique pour uniformiser ces habitudes.

Aux antipodes des États-Unis, qui peut s’en passer jusqu’à maintenant grâce à une émigration de qualité, qualifiée et spécialisée. Mais ils sont nettement moins préparés à une population sous-éduquée et pauvre.

Le « Economic Mobility Projet » arrive à des résultats diamétralement opposés.

Voici la proportion des enfants qui ont un revenu supérieur à leurs parents (on compare le salaire des parents lorsqu’ils avaient 36 ans à celui de leurs enfants lorsqu’ils atteignent cet âge):

-1er groupe cinquième (le plus riche): 43%
-2e groupe cinquième: 67%
-3e groupe cinquième: 66%
-4e groupe cinquième: 74%
-5e groupe cinquième (le plus pauvre): 82%

-Tout groupe confondu: 67%

N.B. Un « groupe cinquième » correspond à une tranche de 20% de l’échantillon: le premier groupe représente les 20% de pays les plus riches et le cinquième groupe représente les 20% de pays les plus pauvres.

Seulement 43% des enfants élevés dans les ménages les plus riches (le 1er groupe cinquième) ont un salaire supérieur à leurs parents à 36 ans.

Par contre, 82% des enfants élevés dans les ménages les plus pauvres (le 5e groupe cinquième) ont un salaire supérieur à leurs parents à 36 ans.

Mobilité et « rêve américains » sont encore bien présent aux USA, surtout pour les plus pauvres (mais pour combien de temps avec Obama ?).

En passant, voici une jolie citation de Groucho Marx:

“Politics is the art of looking for trouble, finding it, misdiagnosing it, and then misapplying the wrong remedies.”

Pour ce qui est des soins de santé et de la race (aux USA…)

Aux États-Unis, les gens sans assurance ont 1,6 fois plus de chance de mourir dans les 5 années qui suivent le diagnostic d’un cancer que les gens qui ont une assurance privée. Mais avant de tirer une conclusion hâtive, vous devez savoir ceci: les gens qui sont assurés par le gouvernement via le programme « Medicaid » (un programme pour les gens défavorisés), ont aussi 1,6 fois plus de chance de mourir dans les 5 années qui suivent le diagnostic d’un cancer.

L’analyse des statistiques relatives au cancer du sein et colorectal, deux tumeurs pour lesquelles la rémission est fortement influencée par un diagnostic précoce et par la qualité du traitement, nous en apprend beaucoup l’efficacité du régime public.

http://www.antagoniste.net/2009/08/20/la-medecine-des-bureaucrates/

Les afro-américains et les hispanique sans assurance ont un taux de survie supérieur à ceux qui sont assuré par le régime gouvernementale.

Les USA sont un enfer « inégalitaire »… WOW! Quelle nouvelle.

C’est sans doute pour ça que des millions de Mexicains et de Cubains, à chaque année, risquent leur vie en traversant illégalement leurs frontières pour aller y vivre. On n’a pas vu beaucoup d’Américains faire le voyage en sens inverse, traversant la mer des Caraïbes sur un bateau de fortune avec leur famille pour aller goûter aux plaisirs de l’Éden égalitaire cubain. Même pendant la pseudo-débâcle du capitalisme, ils demeurent solidement aux USA.

Aux USA, on récompense le travail et l’effort et personne, PERSONNE ne force quiconque à y vivre. TOUS sont parfaitement libres de quitter le pays. C’est un pays démocratique contrairement aux pays fétiches de nos fanatiques gauchistes où tout est égal, similaire et surtout contrôlé par l’État omniprésent: Cuba, la Corée-du-Nord, etc.

Drôle quand même de constater que la population américaine augmente de façon exponantielle non? Et pourtant, ces « victimes » vivent là bas, dans le bagne capitaliste. Et ils y restent! Contrairement à l’auteur de ce blogue qui ne semble na jamais y avoir vécu plus que quelques heures.

Espérons que cette article soit publié chez nos turbulents voisins du sud dans une revue populaire.

Une bonne preuve que les États-Unis ne sont pas donnent pas d’égalité de chances à tous, c’est que les diplômes accordés par certaines écoles (dans les quartiers défavorisés, justement là où « s’accumulent » les noirs et les hispaniques) ne permettent pas d’entrer dans les études supérieures; en quelque sorte un diplôme « bidon ».

C’est tellement imbriqué dans la manière de vivre que l’un des principaux arguments de vente pour les maisons (voire même les appartements) est « l’école du quartier est une bonne école ». Même Hollywood le reconnaît: tous les films, émissions et séries montrant des gens à la recherche d’une maison se faire servir cet argument.
Entre parenthèses, cela est peut-être un des facteurs pour lesquelles la crise des « subprimes » a frappé aux États-Unis et pas ailleurs: les gens, justement soucieux de donner une chance dans la vie à leurs enfants, ont été plus prompts à céder aux appels de sirènes et aux offres « mirobolantes » des banques en prenant des risques pour s’acheter une maison dans un « bon » quartier. Ceux qui ont des enfants savent quels sacrifices et quels risques on peut prendre si leur avenir est en jeu.
Si c’est le cas, la crise de 2008 serait probablement due, non seulement à un excès de liberté de marché pour les financiers, mais aussi à la nature inégalitaire des États-Unis.

@David
En parlant du « Economic Mobility Project »

« Selon une étude de The Pew Charitable Trusts via leur Economic Mobility Project datant de 2007, la mobilité économique qui fait que d’une génération à une autre les revenus augmentent n’a pas de réalité statistique. Les autres pays font même mieux, comme c’est le cas de la France (où la mobilité est 1,2 fois plus forte par rapport à celle des États-Unis), de l’Allemagne (1,5 fois), du Canada (un peu moins de 2,5 fois) ou encore du Danemark (un peu moins de 3,2 fois).

Ce constat est partagé par le Center for American Progress, qui rapporte, dans une étude consacrée à la mobilité aux États-Unis, que « la mobilité intergénérationnelle aux États-Unis est plus basse qu’en France, Allemagne, Suède, Canada, Finlande, Norvège et Danemark. Parmi les pays à hauts-revenus pour qui des estimations comparables sont disponibles, seul le Royaume-Uni a un taux de mobilité inférieur à celui des États-Unis ». Plusieurs autres études convergent dans ce sens »

Et pour la citation du site de l’antagoniste, vous avez oublié le post scriptum:
« Pour les gens qui se questionnent sur le niveau financement du régime public Medicaid, les débours s’élèvent à plus de 4 100$ US/personne. Au Québec, le système de santé est financé à hauteur de 2 815$ US/personne. »

Donc le régime public américain coûte 68% plus chère que le régime Québec et ne couvre que 15% de la population alors que celui du Québec en couvre 100%!!!

Comme le dirait l’antagoniste:
« Une autre preuve de l’incompétence des politiciens (j’ajouterais « américain ») quand il est question de gérer efficacement les programmes publics. »

En fait, le problème de coût de Medicaid (parce pour ce qui est de l’efficacité, il semble pas trop avoir de problème au niveau des soins, au prix que cela coûte) aux États-Unies, c’est que le privé tient le programme par les couilles!

On peut faire dire ce qu’on veut aux chiffres, y compris trouver que le socialisme fonctionne.

Même les soviétiques arrivaient a démontrer leur supériorité, sur papier….

On connait la suite!

Bill Gates rentre dans un bar et du même coup le salaire moyen des consommateurs augmente considérablement. Parler de revenu est une mauvaise évaluation de la richesse ou de la pauvreté lorsqu’on veut la comparer aux revenus de nos parents. Il est vrai, toutes catégories confondues, que les salaires même après inflation sont nettement plus élevés mais les besoins sont aussi beaucoup plus élevés. Un salarié moyen ayant une famille de 2 enfants ne peut espérer se maintenir dans une classe de revenu équivalent à ses parents. Il devra travailler plus d’heures, recourir à deux salaires et s’endetter davantage pour occuper le même rang économique social. Est-ce que le salarié moyen dans toutes les classes a vu son salaire augmenté. Oui. Est-ce que son revenu social à augmenté. Pas du tout, il a diminué.

Si les gains de productivité avaient été également distribués à l’ensemble de la population active, le revenu réel aurait profité de 35%. Aux États-Unis depuis 1980, ce sont uniquement le 1% (100 000-150 000 $) des plus riches qui ont fait mieux que la moyenne. Ce qui correspond à une légère progression de leur richesse, mais à quel prix! Les véritables gagnants du gain de productivité se retrouvent dans la tranche des 0,1% qui ont quintuplés leurs richesses et dans la tranche du 0,01% qui gagne 7 fois plus qu’en 1973. Tout le monde à l’illusion de s’enrichir mais pour la majorité de n’est qu’une illusion. (ref : L’Amérique que nous voulons, Paul Krugman, 2007)

Monsieur David veut nous convaincre que l’accès aux services gouvernementaux de santé ne servent à rien? Peut être c’est le Medicaid qui ne fait aucune différence pour les cas de cancer du sein et colorectal, donc, il faudra savoir pourquoi. Il me semble que lorsque un pays mets en place deux systèmes parallèles, un privé et un gouvernemental, les médecins ont la tendance à négliger les patient du deuxième au profit du système plus payant.

Le rêve american est justement un rêve basé sur tous les mensonges , même leur nom est faux récupérant le continent .
C’est le grand rêve impérialiste multiethnique datant des Romains et de tous les barbares les ayant devancés .
Aussitôt un pays démoli par leurs guerres sans fin ils récupèrent les universitaires et leur ultra capitalistes , c’est ce qu,ils firent contre les Québecois au New England.
Ce qui permet leurs mensonge c’est leur contrôle mondial des informations . 30% de toutes les information dans le monde bon an mal an sont des USA , ces USA qui ne sont pourtant que 8% de l’humanité.
Ce contrôle de l’information va les détruire et les détruit déjà en accentuant la promotion de tous leurs nombreux désastres donc leur manque d’intelligence
il y a un gain à court terme aux mensonges mais il y a de terribles perte à moyen et long terme

Je suis un peu « tanné » d’entendre l’argument fallacieux: « Il faut créer la richesse avant de la distribuer ». C’est un sophisme, c’est-à-dire un argument qui semble logique et rigoureux, mais qui n’est pas valide (pour les spécialistes, c’est précisément un enthymème au sens aristotélicien).
L’argument ne tient pas pour deux raisons (outre le fait qu’il n’est pas démontré et que ses prémisses ne sont pas clairement énoncés):
1) Il suppose qu’on crée d’abord de la richesse, puis qu’ensuite on la distribue. Mais à quel moment doit-on arrêter de créer de la richesse pour la distribuer ? Jamais, puisque le processus de création de richesse est continue (même dans un système économiquement stable et équilibré, il faut quand même créer de quoi se nourrir et remplacer ce qui s’use). Il s’en suit, qu’à moins d’arrêter de « créer de la richesse » (donc de commencer à « appauvrir » la société), on ne distribuera jamais la richesse créée.

2) La proposition suppose aussi qu’il y a deux catégories de gens: les « créateurs de richesse » qui sont nécessairement ceux qui l’accaparent (sinon l’argument est automatiquement faux) et la masse (classe moyenne et moins bien nantis) qui « profitent » de la création de richesse faite par les riches et puissants. Comme si le produit de la spéculation boursière créait plus de richesse que le travail des agriculteurs, ouvriers, enseignants, etc.

L’argument peut sembler logique à priori, mais avec un tout petit peu de réflexion, on peut se rendre compte qu’il ne tient pas debout:
1) La création de richesse étant un processus continue, il faut donc la distribuer en même temps qu’on la crée.
2) Le gros de la richesse est bel et bien créé par le travail de l’ensemble de la population et non par une petite minorité de privilégiés. Donc la distribution de richesses permettraient à l’ensemble de la population de participer pleinement à la création de richesse collective.

Ce que montre bien les faits: A travers toute l’histoire, les pays où la richesse s’est créée le plus vite, ce sont ceux où l’écart de richesse est moindre (récemment, les Trente Glorieuses ont été l’âge d’or du capitalisme récent). Encore aujourd’hui, les pays les plus pauvres de la planète sont ceux où les écarts de richesse est le plus grand et où la classe moyenne est presque inexistante.
Mais nous quittons ici le domaine de la logique pour entrer dans celui de l’étude des faits.

@David

Entre une seule statistique isolée (sans référence) comparativement à une étude complète de l’OCDE, je vote pour la conclusion de l’OCDE.

Si tu n’est pas d’accord avec le résultat de l’étude de l’OCDE critique l’étude sur le fond comme un véritable intellectuel mais ne lance pas plein de chiffres à tort et à travers.

Alors, en quoi l’étude de l’OCDE n’est pas valide ???

En parlant du Economic Mobility Project, une des études du ce projet confirme ce qu’avance l’étude de l’OCDE : « The United States has less economic mobility than Canada as revealed by comparable estimates of earnings mobility across the generations. »

Tiens (Moi je met la référence) : http://www.economicmobility.org/assets/pdfs/PEW_EMP_US-CANADA.pdf

C’est pourquoi, au Québec, quand on veut se comparer à « nos voisins » dans le but de « faire le point » et d’améliorer nos politiques socio-économiques, notre productivité, etc., il faudrait le faire avec les pays scandinaves et non avec les États-Unis. Nos climats, notre géographie et nos biotopes sont d’ailleurs passablement similaires.

Hahaha, diamétralement opposés, et tu crois qu’ils n’ont pas utilisé les même chiffres? Donc malgré ce que tu considère des chiffres et un état de faits resplendissant il faut bien avouer que face aux autres pays il ne font tout de même pas le poids.

Mais observons cette étude un moment.

tout d’abord l’étude cité date de 2006 mais passons…

David-« Mobilité et “rêve américains” sont encore bien présent aux USA, surtout pour les plus pauvres (mais pour combien de temps avec Obama ?). »

« comparés à leurs parents, ils vivent aussi dans des familles ou des foyers qui sont plus petit et qui ont plus souvent aussi, un second revenu.

Il est plus facile de surpasser le revenu parental si celui ci est situé au bas de l’échelle de revenu, puisque le revenu peut augmenter à cause de la croissance économique.

En effet, 4 enfants sur 5 dans le dernier quintile surpasse le revenu de ses parents, 42% de ceux ci restent toute fois dans cette catégorie. » -ECONOMIC MOBILITY OF
FAMILIES
ACROSS GENERATIONS

Mais quel serait donc le chiffre pertinent a regarder ici? de quel ordre est cette augmentation?
pour le groupe des plus pauvres, on parle d’une augmentation médiane d’un maigre 18% (de 23 100$ a 27 200$) et ce malgré les considération précédente ( possibilité de 2 revenus et la croissance économique)

Pour ce qui est de la classe moyenne, et toujours en considérant les facteurs précédents, il y a une chance égale de monter (17%), de redescendre(19%) ou d’être dans la même classe(23%) que leurs parents.

plus encore, du 67 % (de ceux qui ont des revenus supérieur à ceux de leurs parents: 34% seulement on une augmentation suffisante pour changer de quintile, 27% ont une augmentation mais insuffisante pour changer de quintile et 5% gagnent plus que leur parents mais sont tomber dans le quintile inférieur.
et bien sur 33% gagnent moins que leur parents.

Pour ce qui est de la classe supérieur, le revenu médian c’est accru de 52% (passant de 100100$ à 151 900$) augmentant par le fait même l’écart entre les pauvres et les riches.

Voici en résumé les conclusions de L’EMP.

Mais là ou le bas blesse mon cher David c’est que ces chiffres, ne sont malheureusement pas diamétralement opposé aux conclusion de L’OCDE, mais sont tout simplement insuffisant comparés à ceux des autres pays dont les indices ont mieux performer. Évidement, la performance américaine n’est pas nécéssairement mauvaise en soi, mais comparé à celle des autres pays dont le Canada, elle est inférieur.

@Francois 1

Pourquoi utiliser des exemples comme Cuba et la Corée du Nord. Alors que le billet parle de pays plutôt socialistes comme le Danemark, Norvège, Finlande.

Ah oui! C’est plus facile, pour ridiculiser le socialisme, d’attaquer des extrêmistes disfonctionnels comme dans ce cas-ci des communistes tatoués au rouge. Toutefois, il y a un monde de différence entre les deux.

Vous parlez de pseudo-débâcle du capitalisme. Ne faut-il pas oublier que c’est l’interventionnisme de l’état qui a limité les dégats de la dernière crise financière…. Plan de relance de 700 milliards de dollar par l’État. On nationalise la dette de géants du capitalisme de l’automobile et du système bancaire. 700 milliards!!! Ce n’est pas juste un peu ou quelques exceptions!!! C’est juste carrément énorme!!!

Et on veut nous faire gober encore et encore que toute ce qui est « mesure sociale » est fondamentalement mauvais.
Pendant que la Banque Nationale au Canada frôlait la faillite (Sauvée par le méchant gouvernement) ma petite « Caisse pop » coopérative me faisait une ristourne.

Il ne faut pas oublier que c’est à cause du capitalisme à outrance (Crash de 1933) que l’État a commencé a prendre une place de plus en plus importante et à adopter tranquillement la structure qu’il a présentement.

@François 1

On parle des États-Unies comme l’un des plus inégalitaires du monde occidental. Oubliez le Mexique ou Cuba!

Voyez-vous beaucoup d’immigrants illégaux canadien franchir la frontière américaine ?

Du côté américain, comme ils vivent dans un rêve américain et que pour profiter des avantages « sociaux » canadien, il faut être formellement inscrit comme citoyen, ils ne traversent donc pas de notre côté… sauf lors de conscription comme la guerre du Vietnam!

@max
Alors pourquoi avoir resté seulement 20 ans !
Avez-vous un travail, une situation avant même d’arriver aux USA ?
Êtes-vous revenu a cause d’une fin de mandat ou manque de travail ?
J’ai un ami qui y a travaillé 5 ans. Situation déjà établit avant même d’arriver. Climat super, Assurance maladie familiale de $750US par mois payé par l’entreprise. (Taux change de l’époque de 1.5)
Il a même voulu y retourner récemment. Sauf que malgré que l’assurance était toujours de $750US par mois payable par l’entreprise, la couverture y était deux fois moindre. (Il pouvait toujours débourser un montant presque équivalent pour la même couverture)
Ça influé sur le choix.

Je termine la lecture de « Quand le capitalisme perd la tête » de Joseph Stiglitz.

Depuis quelques années, je remarquais que malheureusement notre système économique mené par les grandes institutions financières américaines comme Wall Street et les grandes banques américaines, était le jouet des spéculateurs professionnels. Je déplorais aussi que toutes les grandes entreprises, financières, commerciales ou industrielles n’agissaient qu’en fonction d’une idée universelle et constante de croissance. C’est comme si l’avenir macroéconomique ne peut s’envisager qu’en terme de croissance tous azimuts. N’est-ce pas là le même principe qu’on retrouve dans la vente pyramidale, pourtant vue comme illogique, voire illégale.

Les différents évènements dramatiques vécus dernièrement dans le monde économique indiquent quant à moi un cancer généralisé de notre système. La bourse ( Wall Street et compagnie) fonctionne sans aucune logique. Il est impossible d’en comprendre et prévoir les fluctuations. Les décisions des boursicoteurs, en dernière analyse, ne sont basées que sur les émotions et rien de rationnel. Comment nos sociétés peuvent-elles accepter de dépendre d’un tel système ! Il est évident qu’on fait une place démesurée à l’économie virtuelle et à ses acteurs qui la manipule à tort et à travers à leurs seuls profits. Qui plus est, ces personnages, ces filous font dans la magouille en manipulant les principes comptables pour éviter qu’on puisse s’y reconnaître, voir la vérité et la réalité.

Est-ce la fin de l’empire américain ? Quant à moi j’espère que progressivement ce le sera. Il y a trop de choses de pourries dans le présent système économique promu (pour ne pas dire imposé), faut le reconnaître, par les Américains pour qu’on puisse y faire confiance. En fait, j’aimerais qu’on réduise à la portion congrue le rôle des spéculateurs et même des activités boursières telles que nous les connaissons maintenant. L’économie réelle doit redevenir la base de notre système économique. La croissance sauvage qui donne naissance à des « bulles » économiques qui inévitablement devront péter, doit être sévèrement harnachée. Il est temps que toute croissance doive s’appuyer sur la réalité, pas sur le virtuel et la spéculation.

Après cette lecture de Stiglitz, je suis très désabusé face au système économique mondial dominé par l’empire américain. En terminant, voici une citation de F. Scott Fitzgerald, tirée de « The Crack-Up » :

« Le critère d’une intelligence de premier ordre est la faculté pour l’esprit d’envisager simultanément deux idées opposées tout en étant capable de fonctionner.

On devrait […] pouvoir reconnaître que les choses sont sans espoir et être néanmoins déterminé à faire en sorte qu’il en aille différemment. »

Je ne m’atarderai pas sur l’aspect statistique des chihhres. Le rêve américain fut basé sur l’économi. Pour faire fonctionner cette économi on a développer le pouvoir d’achat ou de dépenser des gens. Ce concepte c’est la classe moyenne qui la fait fonctionner. Sans ce pouvoir de dépenser, l’économi chute.
Per cupidité les spéculateurs de Wall stret, on créer la mondialisation afin de justifier ces coût de production plus bas dans des pays comme la Chine. En se faisant ils ont démoli les structures productives locales. Tuant du même cout la classe moyenne nord américaine et leur pouvoir d’achat. En fait par cupidité ils se sont tiré dans le pied et démoli le rêve de la classe moyenne américaine.

Une partie de ma famille est émigrée aux états pour y faire fortune dans la construction.

Aujourd’hui ils sont une centaine. Un seul a fait beaucoup d’argent. Pour les autres un seul a roulé avec de l’argent, mais aujourd’hui, à 71 ans, avec pas grand-chose en avant de lui, il projette de revenir au Québec pour y exploiter un terrain pour construire affin d’assurer sa retraite. Je trouve que sa fait pitié.

Pour ce qui est des enfants de ces émigrés, quatre ont fait des bonnes affaires; trois de celui qui a fait de l’argent et un autre. Les autres ont en général un niveau de vie mois élevé qu’au Québec.

Il faut aussi dire que plusieurs sont boomers et commencent à avoir des problèmes sérieux à financer leur santé.

Mais que voulez-vous leurs enfants y ont fait leur vie et ils sont maintenant attachés à ce coin de pays et même s’ils revenaient, ils ne pourraient pas profiter des avantages sociaux du Québec.

En fait, si, ils étaient restés au Québec ils seraient tous plus en moyens aujourd’hui.
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PS. Même si ils sont une centaine (comprenant enfants et petits enfants) encore aujourd’hui, il faut dire qu’il y en a environ cinquante qui sont revenus voyant que le rêve américain ne se réaliserait pas. Un de ceux-là emploie une cinquantaine d’employés et plusieurs autres ont une entreprise.

@ Benton

Ton analyse n’est pas juste puisque je donne les $/habitant.

En passant, de 2000-2004 (chiffres les plus récents de stats can) on apprend que…

-68 900 Canadiens sont allés vivre aux USA.
-6 110 Américains sont venu vivre aux Canada.

Voilà qui est TRÈS révélateurs…

@ Pragmatisme

Une seconde étude qui contredit ce billet:

Voici l’évolution du revenu médian entre 1996 et 2005 dans chaque « groupe cinquième » de la société américaine. Un « groupe cinquième » correspond à une tranche de 20% de la population: le premier groupe représente les 20% les plus pauvres et le cinquième groupe représente les 20% les plus riches.

-1er groupe cinquième (le plus riche): +10%
-2e groupe cinquième: +16,6%
-3e groupe cinquième: +23,3%
-4e groupe cinquième: +34,8%
-5e groupe cinquième (le plus pauvre): +90,5%

Les 20% d’américains les plus pauvres en 1996, ont vu leur revenu augmenté de 90,5% en 10 ans seulement. Cette augmentation spectaculaire a permis à 58% des américains appartenant au premier « groupe cinquième » de gagner un groupe supérieur.

Près de 50% des américains qui appartenaient au 2e « groupe cinquième » en 1996 ont pu se hisser, au minimum, dans le 3e groupe (classe moyenne) en l’espace de 10 ans.

La mobilité sociale et le rêve américain: plus vivant que jamais !

N.B.: le 1% d’américains les plus riches ont vu leur revenu médian chuté de 25,8%.

http://online.wsj.com/article/SB119492157951090886.html?mod=djemITP

@ Shilum

Que seulement 42% reste dans le même groupe 5e, j’apelle ça une prive de mobilité car cela implique que la grande majorité (58% en sorte).

@ Elie:

Avant, chez la go-goche, on nous citait la Suède comme modèle socialiste et ce pays a étrangement disparu de leurs radars… Savez-vous pourquoi? Parce que ce pays modèle du « socialiste » a dû remettre en question tous ses « acquis sociaux » et revenir sur terre sinon, c’était la banqueroute, comme en Grèce, autre pays « socialiste » où l’État avait le nez fourré partout. Je vous suggère de bien vous informer sur les pays que vous mentionnez car tout n’y est pas aussi joli que les gauchistes veulent bien nous le laisser entendre.

Pour ce qui est des problèmes que le capitalisme américain a récemment rencontré, je vous souligne que cette crise a justement été provoquée par les gauchistes-interventionistes. Le trop généreux programme étatique américain d’accès à la propriété a faussé le modèle capitaliste d’offre et de demande et le tout a pété en pleine face des interventionistes. Renseignez-vous que diable! Et ce sont toujours les interventionistes-gauchistes qui, pour sauver les banques qui ont embarqué dans le système, dilapident des centaines de milliards de l’argent des travailleurs. Si le système capitaliste avait régné, la logique aurait prévalu et rien de tout ceci ne serait advenu car tout ce que touche l’État vire au cauchemard. Lisez les nouvelles et à tous les jours, vous y verrez la faillite de l’interventionisme étatique.

@ Benton:

Au Canada, comme aux États-Unis d’ailleurs, l’immigration est libre et tout citoyen peut ouvertement quitter son pays pour aller vivre ailleurs. Ce n’est pas tout à fait le cas dans les pays où l’interventionisme étatique a atteint le niveau vers lequel nos gauchistes voudraient nous diriger car ils ne s’arrêteront jamais tant que l’État n’aura pas étendu ses tentacules destructrices partout dans nos vies. Les gauchistes nous prennent pour des demeurés qui ne peuvent pas s’occuper de nos propres affaires et eux seuls savent ce qui est bon pour nous.

@David

Je me suis justement basé sur le coût par habitant!!! À moins que nous avons pas la même définition de ce qui est juste. (Cela expliquerait bien des choses sur l’équité à la sauce capitaliste!)

Pour les statistiques, je ne savais pas que statistique Canada avait des chiffres sur les immigrants illégaux!?!?!?

@François 1
Il faut en revenir, nous ne sommes plus en 1950. Il y a plus de péril rouge!!!
(Quoique en faisant la promotion d’une système économique de la fin du 19ième siècle, il y aura lieu de s’inquiéter d’un retour éventuel des communistes par la suite!!!!)

Le rêve américain du cousin de mon père

Nous avons dans la famille un cousin multi-millionaire. Un jour, tenté par le rêve américain… et surtout une déréglementions sans pareil dans le domaine de son entreprise, il fit construire une usine de l’autre côté de la frontière, voulant éventuellement en construire d’autres.
Bizarrement, dès la mise en opération, il fut victime de plusieurs actes de sabotage. Il ne pouvait pas reproché le syndicat, il y en avait pas! Devant le peu de collaboration des autorités en place, le cousin, loin d’être bête, compris le nœud du problème. Il entrepris de verser des contributions aux partis en place. Le problème est que les USA, étant très « démocratique », il y a des élections sur tout et partout, du shérif au président! Ça coûté drôlement chère au cousin mais les sabotages arrêtèrent.

Force de constater que bien que moins réglementés, (mais quand même plus imposé) la démocratie américaine coûte chère aux entrepreneurs.

@François 1

Me renseigner? Ce que j’en sais et peu importe où je me tourne… L’information est la même. La cause de la récente crise financière était l’émission (par les banques) de prêts hypothécaires à haut risque qui ont mal tourné.

Vous semblez vouloir dire que les banques auraient été forcées, par un programme d’accession à la propriété du gouvernement US, d’émettre ce genre de prêt. Éclairez-moi!

Profitez-en pour me faire quelques parallèles avec le Canada, (et d’autres pays) où la situation s’est répétée.

@ Elie:

http://www.quebecoislibre.org/09/090415-4.htm

« La seule raison qui puisse expliquer qu’une banque prête à bas taux à des gens à risque est la réglementation (et non la déréglementation). C’est exactement ce qui s’est produit aux États-Unis. »

http://www.iedm.org/main/show_mediareleases_fr.php?mediareleases_id=188

« L’auteur explique que ce marché était entravé par un grand nombre de distorsions et d’interventions de la part des pouvoirs publics: une série de lois et de règlements ont forcé les institutions financières américaines, au premier chef Fannie Mae et Freddie Mac, à relâcher les critères du crédit hypothécaire sous prétexte de favoriser l’accès à la propriété immobilière pour des clientèles ciblées. Des prêts hypothécaires «subprime» ont été ainsi consentis à des emprunteurs à risque caractérisés par des revenus insuffisants, de mauvaises cotes de crédit et des apports personnels faibles ou nuls. Les prêteurs hypothécaires ne craignaient pas les défauts de paiement puisque les actifs sous-jacents bénéficiaient de la garantie explicite ou implicite de l’État fédéral. »

Autre chose Monsieur ou Madame Elie?

@Elie

Effectivement, depuis Roosevelt, il y a certains lois qui furent crées afin de facilité l’accès à la propriété pour la population en générale, pour certains secteur défavorisé et des lois contre la discrimination raciale sur les prêts.

Les libertariens « utilisent » ces lois comme moyen de justification de la crise parce que le gouvernement « forçait » les banques a « donner » des hypothèques douteuses!

La réalité, c’est que rien ne forçait les banques a prêter $300 000 pour l’achat d’une maison à un type gagnant $12 de l’heure alors qu’un maison à $75 000 aurait tout aussi bien fait l’affaire!
Au pauvre type qui demandait à la banque comment il va rembourser son hypothèque, on lui répondait qu’il n’a qu’à payer l’intérêt sur le prêt puisque dans 5 ans, la maison vaudrait $600 000 sur le marché! Une pyramide de Ponzi quoi!

Le problème avec une augmentation exponentielle du marché de l’immobilier, c’est le risque d’une montée en flèche de l’inflation. C’est alors que pour contrer l’inflation, la banque centrale augmente le taux d’intérêt! (Encore une intervention gouvernementale diront les libertariens!)
Conséquence, le type qui gagne maintenant $13 de l’heure n’est plus capable de payer l’intérêt sur l’hypothèque! (Passer d’un taux de 4% a 6% pour un type déjà serré à payer que l’intérêt, c’est mortel…)

Évidemment, le libertarien mettra cela sur le dos du pauvre type qui a « choisit » de vivre au-dessus de ses moyens. Mais que vaut le bon sens du type devant les arguments d’un banquier à $300 000 par année et de surcroit universitaire ? (Et devant le rêve américain qu’on lui fait miroiter?)

Devant tant de créances douteuses, qu’on choisit les banque américaines pour ne pas les supporter ?
Et bien grâce à une déréglementation du gouvernement américain à la fin des années 90, ils sont maintenant libre de créer un nouveau produit financier, le papier commercial, et le « fourguer » sur les marchés internationaux!

Le reste, c’est de l’histoire récente…

@Francois 1

À lire les analyses de IEDM, les États-Unies sont finalement le plus grands pays interventionniste dans l’économie!

Pour un pays qui prône le libre marché et les libertés individuelles, faut croire qu’il pratique le communisme… L’état au service du peuple, pardon, des banques!

@ Benton et Francois 1

Merci de vos explications. Je sens que j’avance de ma compréhension du phénomène. (Certains de vos éléments se recoupent, c’est bien.)

Sans vouloir m’attarder sur vos arguments respectifs, allons plus loin… Expliquons ce qui s’est passé au Canada…. Je suis au courant de l’effet boule-de-neige et de l’impact de nos relations commerciales avec les US.

Toutefois, comment expliquer que la Banque Nationale (par exemple) ait fait « faillite »? À ce que je sache aucune loi au Canada, n’obligeait les banques ici à prêter de l’argent. (La question s’adresse à François 1 mais les autres lecteurs sont invités à répondre.)

En passant, c’est monsieur Elie! Héhé!

@ Elie:

La Banque Nationale a fait faillite?

Qu’elle ait dû raduer des actifs reliés aux difficultés des papiers commerciaux des banques américaines (tout comme notre caisse de Dépôt et les autres banques canadiennes), soit, mais je ne crois pas qu’elle ait « fait faillite… »

@ Benton:

les USA du temps de W. Bush ont effectivement été le gouvernement américain le plus interventionniste de leur histoire et voyez où ça les a menés…

À contrario, je vous suggère cette lecture qui saura vous aider à remettre en question votre tendance à opter pour la pensée magique et unique:

http://www.iedm.org/uploaded/pdf/hors-serie0310_fr.pdf

@Francois 1

Pour l’article de l’IEDM (Réfléchir à enrichir le patronat et non le Québec)
Margaret Thatcher et Ronald Reagan ont appliqués les mêmes politiques, avec un certain succès au Royaume-Uni et un recule aux États-Unies. La différence, c’est le Royaume-Uni se trouvait au fonddu baril et que les États-Unies en assez bonne santé. Le Royaume-Uni avait besoin d’une médecine de cheval.

Bilan du Thatcherisme (Wiki):
Son bilan apparaît contrasté. Elle laisse à son départ une situation économique jugée globalement « assainie », et qui peut être caractérisée par quatre éléments : une inflation qui reste forte malgré une baisse au milieu des années 1980, une croissance importante, un État dont la place dans l’économie s’est réduite, et un chômage qui, malgré la baisse enregistrée à partir de 1983, reste relativement élevé. La proportion de familles vivant en dessous du seuil de pauvreté (50 % du salaire moyen) est passée de 8 % en 1979 à 22 % en 1990 selon l’hebdomadaire The Economist en 1994. Les inégalités de revenus se sont creusées : entre 1980 et 1990, la part des 10 % les plus pauvres de la population a un revenu moyen en baisse de 10 %, tandis que les moyennes des revenus de tous les autres déciles augmentent, d’autant plus fortement que les revenus sont élevés, ainsi celle du deuxième décile a augmenté de 4 % et celle du dernier décile a augmenté de près de 60 %.

En passant, elle n’a pas coupée dans les mesures sociales, le gardant à 22% du PIB.

@François 1

J’ai utilisé le mot faillite entre guillemets parce que les médias ont utilisé l’expression « Plan de SAUVETAGE des banques ».

Je sais en fait qu’aucune banque au Canada n’a fait de faillite réelle.

@Elie

Petite correction:
Il y a au Canada, bon an, mal an, une à deux faillites de banques, habituellement en… Alberta!

Remarquez que j’ai lu ceci dans le Sélection du Reader’s Digest.