Le Sénat de plus en plus contesté

Les récentes controverses sur les notes de frais et les allocations perçues de façon inappropriée par certains sénateurs ont achevé de convaincre une vaste majorité de Québécois que le moment est venu d’abolir l’institution ou à tout le moins de la réformer en profondeur.

Photo : Mario Beauregard / Presse Canadienne
Photo : Mario Beauregard / Presse Canadienne

Pour 83 % des Québécois, l’heure du changement a sonné au Sénat, révèle un sondage CROP-L’actualité. Les récentes controverses sur les notes de frais et les allocations perçues de façon inappropriée par certains sénateurs ont achevé de convaincre une vaste majorité de Québécois que le moment est venu d’abolir l’institution ou à tout le moins de la réformer en profondeur.

En fait, moins d’un Québécois sur cinq (17 %) souhaite que le Sénat demeure dans sa forme actuelle, à la condition toutefois qu’on y nomme des gens plus compétents. C’est la position que défend Justin Trudeau, chef du Parti libéral du Canada.

Plus du tiers des répondants estiment plutôt qu’il faudrait élire les membres du Sénat et limiter la durée de leur mandat (les sénateurs sont actuellement nommés et peuvent siéger jusqu’à l’âge de 75 ans). C’est le souhait du premier ministre Stephen Harper, qui a demandé en février dernier aux juges de la Cour suprême s’il peut réformer cette institution sans rouvrir la Constitution. Une décision doit être rendue d’ici 12 mois.

Mais il reste que la moitié des Québécois sont d’avis que le Sénat devrait disparaître, tout simplement. Cela correspond à l’idée que défend le NPD depuis près d’un demi-siècle. Thomas Mulcair a d’ailleurs lancé une campagne d’information sur Internet pour le rappeler à la population.

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