Le syndicalisme féodal de la FTQ-Construction

Il est légitime pour la main-d’œuvre de la Côte-Nord de vouloir gagner sa vie et d’obtenir de bons emplois, mais de là à écraser et écarter les travailleurs venus de régions aussi lointaines et exotiques que le Saguenay, il y a un pas à ne pas franchir, estime Brian Myles.

S’afficher avec le mauvais syndicat dans les roulottes de la Romaine, c’est «pire que la prison». Il n’y a qu’une seule porte pour entrer et sortir, et beaucoup de gros bras pour jouer du coude au nom… au nom de quoi au fait ?

Le témoignage de l’enquêteur Michel Comeau, lundi et mardi à la commission Charbonneau, me laisse perplexe. Est-ce la poursuite des idéaux syndicaux, l’idéologie de la lutte des classes, la défense des droits des travailleurs de la Côte-Nord qui motivent Bernard «Rambo» Gauthier et ses hommes ?

Le tout-puissant délégué des opérateurs de machinerie lourde de la FTQ-Construction pour la Côte-Nord avait pris le contrôle du chantier de la Romaine. Un contremaître ne pouvait pas donner d’ordre à un syndiqué, ni même un conseil. Tout passait par le délégué syndical… même les embauches et les congédiements.

Les contremaîtres avec de la poigne et du cran ont appris à la dure qu’ils ne fallait pas résister. Ils ont été battus, intimidés, pourchassés en camion, expulsés du chantier. Une sorte de supplice du goudron et des plumes destiné à bannir et à humilier les «casques blancs» fort en gueule.

La FTQ-Construction est une organisation polythéiste. À Montréal, elle comptait sur «le Dieu» Jean Lavallée, et sur la Côte-Nord, sur «le Dieu» Gauthier.

Le folklore syndical s’enrichit aussi d’un «Matou», surnom de Jules Bernier, un délégué de l’International (une organisation rivale de la FTQ-C) qui exploitait une entreprise de fabrication de roulottes de chantier. Par hasard, Bernier était très habile dans l’art de convaincre les entrepreneurs d’utiliser ses roulottes…

En matière de discrimination, la FTQ-C ne peut pas faire la leçon à l’International, et vice-versa. Les deux organisations sont engagées dans de durs conflits pour le contrôle des gros secteurs de l’industrie. Ce syndicalisme féodal produit des roitelets en série, plus préoccupés à défendre leurs forteresses de pouvoir que les intérêts de leurs membres.

Il est légitime pour la main-d’œuvre de la Côte-Nord de vouloir gagner sa vie et d’obtenir de bons emplois, mais de là à écraser et écarter les travailleurs venus de régions aussi lointaines et exotiques que le Saguenay, il y a un pas à ne pas franchir.

Les grands ouvrages de la Côte-Nord, réalisés à même les fonds publics par Hydro-Québec, devraient générer des retombées économiques pour plus d’une région de la province. Les méthodes de Gauthier sont injustifiables, même si son objectif d’aider les travailleurs de sa région, durement touchée par le chômage, est louable en théorie.

La discrimination et l’intimidation syndicales ne sont pas généralisées dans toute l’industrie, mais elles ont frappé plus fort sur les grands chantiers d’Hydro-Québec sur la Romaine (Côte-Nord) et la Péribonka (Saguenay). C’est encore quand les fonds publics sont en jeu que le gaspillage est érigé en industrie.

Le cas des 12 grutiers de la FTQ-C, payés à rien faire pendant deux ans à la Péribonka, est la plus triste illustration du problème. Pour chaque grutier allemand de la compagnie Bauer présent sur le chantier, la FTQ-C a exigé l’embauche de deux de ses grutiers. Au moins sept d’entre eux ont passé deux ans à jouer aux cartes, dormir ou lire.

Bauer et Hydro-Québec ont accepté ce marchandage. Toute l’attention est dirigée présentement sur la turpitude syndicale à la commission Charbonneau, mais la direction d’Hydro-Québec doit répondre de ses faiblesses.

La société d’État a publié mardi un communiqué laconique pour souligner que le chantier de la Péribonka s’est terminé dans le respect du budget initial de 1,2 milliard, avec trois mois d’avance sur l’échéancier. Bravo les champions.

Hydro-Québec renvoie à ses sous-traitants la responsabilité de «prendre les mesures nécessaires pour maintenir la paix syndicale sur un chantier». Avec un tel je-m’en-foutisme, les émules de Rambo ont de l’avenir.

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N’oublions pas que les grosses centrales syndicales sont les alliées naturelles du Parti québécois de Pauline Marois et que ces derniers les ont protégées et continuent à les protéger au-delà de toute logique.

Rappelez-vous la Gaspésia de triste mémoire. Un chantier que Bernard Landry et Pauline Marois avaient remis pieds et poings liés à la mafia syndicale. Heureusement, les Québécois s’étaient enfin réveillés et avaient permis aux Libéraux de Jean Charest de faire un bon ménage dans cette pagaille.

Checkez ben le bordel de la cimenterie…

Les relations incestueuses entre les syndicats, le Parti québécois de Pauline Marois et son mari, Claude Blanchet sont totalement révoltantes et le peuple québécois s’en souviendra lors des prochaines élections.

Bien dit. Mais vous croyez vraiment que le Peuple québécois va s’en souvenir aux urnes? Je le souhaite, tout en y comptant pas trop, car les divertissements sont déjà commencé et en entendre certain, le seul vote possible pour un québécois fier de l’être c’est le Quépéquissime…PQ.

Un très grand et gros ménage s’impose dans tous les syndicats et pas seulement à la FTQ. On ne tolère plus dans nos cours
d’école les petites « frappes » qui intimident leur entourage, mais on continue dans notre société à se fermer les yeux sur ces fiers-à-bras syndicaux, ces « goons » et gros bras comme Rambo Gauthier, son matou Jules Bernier et tous les autres gros bras qui entourent ces délégués syndicaux. Sans parler bien sûr de tous ces bandits du syndicat qui s’en mettent plein les poches en escroquant les entrepreneurs de millions de dollars en leur promettant la paix syndicale sur les chantiers. Il y a des coups de pied au c…qui se perdent au Québec. Non seulement on devrait tous les mettre en prison ces intimidateurs, mais il faut les bannir à vie de tout chantier de construction et banni à vie également de tout travail syndical. Que le gouvernement mette ses culottes et menace tous les syndicats de se nettoyer RAPIDEMENT sinon on abolit tout simplement la formule Rand qui force tous les
employés à payer une cotisation syndicale. Ça suffit la mafia syndicale au Québec. Il faut cesser de se taire et continuer à dénoncer tous les intimidateurs et les fraudeurs. Le grand ménage doit commencer MAINTENANT !!!

Pierre Duquette (Abibiti)

Grand ménage: conservation des syndicats pour la défense d’honnêtes travailleur et élimination des privilèges (Rand, impôts, etc…) ou des grandes centrales syndicales… pas sûr qu’un gouvernement va s’y risquer, surtout pas quand on couche dans le même lit.

Fort intéressant de lire les réactions sur les blogues…enfin!

« Il faut cesser de se taire et continuer à dénoncer tous les intimidateurs et les fraudeurs. Le grand ménage doit commencer MAINTENANT !!! »
Cette affirmation a attirée mon attention.

Je ne peux qu’être d’accord!

Cependant:
Pensez-vous qu’il n’y a personne qui n’a pas tenté de le faire?
Pensez-vous qu’il n’y a jamais personne qui le fait?
Et vous êtes vous prêt à commencer MAINTENANT???

Pour avoir refusé des emplois pour lesquels je savais que je devrais fermer les yeux, j’ai perdu beaucoup.
Pour avoir refusé de fermer les yeux, j’ai payé beaucoup.
À chaque fois j’ai cru être le seul…être seul…être isolé…avoir attrapé la peste.

Croyez-vous honnêtement que cette culture de trichage et d’intimidation est exclusive aux syndicats?

Et ici vous êtes tous prêt à sévir contre les syndicats?
Comme si ceux qui ont coopéré n’avaient ren à se reprocher?
Qu’en es-il des employeurs, des contremaîtres? Oui, je peux admettre qu’ils devaient se sentir bien petits et fragiles eux aussi.
Mais qu’en est-il des employés de la grosse Hydro-Québec?

Alors vous, êtes-vous prêt à commencer à dénoncer tous les intimidateurs et les fraudeurs, et à commencer maintenant?

-Dans votre famille, dans vos amis et connaissances, dans votre entourage, n’y a-t-il pas un fraudeur à dénoncer?
-Un confrère de travail qui sera en retard et qui vous demande de « puncher » sa carte de temps?
-Votre frère qui apporte quoi que ce soit qu’il a emprunté de son travail sous prétexte qu’ils en fabriquent des milliers?
-Votre patron qui vous demande de remplir une feuille de temps pour son épouse que vous n’avez jamais vue au travail?
-Le chef de votre département qui part pour une semaine en Floride dans le condo d’un patron d’une compagnie de transport avec laquelle il fait des « affaires » au nom de la compagnie….pour laquelle vous travaillez tous les deux?
-Le propriétaire du triplex dont vous occupez le deuxième, ou votre cousin qui est propriétaire qui vous reçoit dans sa cuisine alors qu’il vous a dit qu’il déclare le sous-sol comme bureau alors que vous savez qu’il est loué à un couple?
-Qu’il met quelques sorties au restaurant chaque années comme dépenses intinérantes à la propriété?
-Votre beau-frère qui est grutier et qui vous dit qu’il est payé chaque jour 6 heures de surtemps qu’il ne travaille jamais?
-L’entrepreneur qui vous a proposé des travaux sur votre maison, sans facture: l’avez-vous accepté ou l’avez-vous immédiatement mis-à la porte et dénoncé?
Qui ne connais pas quelqu’un à dénoncer mais qu’il ne dénoncera jamais?

Les gros bras ça ne se joue pas qu’avec des gros bras, mais de toutes sortes de manières beaucoup plus subtiles, comme: – ne jamais donner de promotion,
– ne jamais donner d’augmentation,
– changer de poste ou de quart subitement et régulièrement…

La plus grande et grave intimidation dont je me souvienne, c’est produite à l’Assemblée nationale du Québec par un certain premer ministre libérale se nommant Jean Charest lors de son premier mandat à l’endroit de son ministre des finances, Monsieur Séguin, en le démettant de son poste et en l’envoyant sièger sur l’arrière blanc, secondé par le silence complet de tout les ministres et députés libéraux mais pire de tout les élus de l’institution qui s’offusquent pourtant du peu de respect de la population à leur endroit…
Qu’avait-il donc fait pour se mériter autant de mépris et d’intimidation, voir de punition de la part de ses pairs?
Alors que notre premier ministre libéral Jean Charest, son premier ministre et patron, nous l’avait présenté comme l’homme qui ferait le MÉNAGE dans les finances publiques du Québec, pour se faire, entre autres il se posait des questions à l’effet s’il ne serait pas opportun de vérifier les opérations des institutions financières dont les banques évidemment.
C’est alors que tout les RAMBOS des BANQUES sont apparus en choeur, et même s’ils n’étaient pas des syndiqués et de la FTQ ont fait le même genre de travail… Monsieur Séguin, son épouse ses enfants ont reçu des menaces de toutes sortes à tel point qu’ils ont eu peur d’y laisser leur peau. Le premier ministre JEAN CHAREST appuyé d’une manière ou d’une autre par toute la députation c’est retournée sur un dix cents et a fait en sorte que le MÉNAGE ne commence jamais.

Celui qui commencera un vrai ménage, un vrai MÉNAGE, n’est pas à l’horizon, devra être plus blanc que blanc, et donc même pas Jacques Duchesneau et être certain d’avoir l’appui d’un très grand nombre de ses confrères…et ça…on est mieux d’oublier!

Pour faire le MÉNAGE il faudrait que les humains changent leurs habitudes et leurs cultures de CUPIDITÉ!

Et vous, serez-vous celui-là?
Ou au minimum, le premier à donner l’exemple?
Bonne chance!

Le « ménage » serait facile à faire: diminuer la taille de l’État tentaculaire et oppressif et briser les monopoles étatiques.

Comment appelle-t-on un entrepreneur qui offre à un travailleur pour obtenir un poste, de faire toutes sortes de manigances pour mettre plus d’argent dans ses poches, sans avoir à le déclarer aux impôts, comme par exemples:
-lui un donner un chèque pour payer le gîte, les déplacement, la nourriture, lui demander de l’échanger et d’en avoir les charges en conséquence lorsqu’il devra faire ses impôts mais de lui rapporter et remettre ladite somme d’argent;
-lui propose en plus de ne pas lui payer son temps supllémentaire tel que le stipule les ententes et les conventions collectives
-et tout le reste que j’ai entendu à la commission Charbonneau, mais je vais m’arrêter ici?
Ça s’appelle du vol!
Ça s’appelle aussi de l’abus!
Et bien d’autres choses encore mais je me limiterai à cela.

Comment appelle-t-on un employeur qui congédie tout les employés, dont les coûts étaient inclus dans le plan d’affaire…et d’octroi de subventions des gouvernements pour les remplacer par des employés venant d’ailleurs et à bon marché (sans compter les magouilles là aussi et ententes tacites pour que ses nouveaux employés puissent avoir les postes…)?
Même chose!
Ça vient d’arriver il y a quelques jours dans l’ouest du pays.
C’est arrivé au Québec de la part de compagnies minières et de gros donneurs d’ouvrages de l’Hydro-Québec.

Que fait-on?
Que dit-on?
Que font les gouvernements pour récupérer les aides financières accordées à des compagnies qui ne respectent pas les ententes?
Rien!

Faudrait-il donc des centaines voir des milliers de RAMBO?

Si on ne peut faire respecter la loi légitimement, par ceux qui sont supposés avoir en priorité les intérêts de la population, qu’est qui reste?
Que peut-on faire?

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