Le Tea Party propose l’épuration historique

Notre rubrique Gag de 15h15 nous provient du Tea Party du Tennessee, qui a réclamé jeudi dernier une réécriture des livres d’histoire enseignés dans cet État affin de nettoyer un peu l’image qu’on y fait des Pères fondateurs de la République.

Le noir dans ce célebrissime portrait de George Washington ? Probablement un touriste...
Le noir dans ce célebrissime portrait de George Washington ? Probablement un touriste...

« Aucune description de l’expérience des minorités dans l’histoire réelle ne devrait obscurcir la contribution des Pères fondateurs, ou de la majorité des citoyens [donc, blancs], incluant ceux qui ont atteint des positions de leadership. »

(en vo:) “No portrayal of minority experience in the history which actually occurred shall obscure the experience or contributions of the Founding Fathers, or the majority of citizens, including those who reached positions of leadership.”

Pourquoi ? C’est simple, répond le responsable du groupe, l’avocat Hal Rounds: Il faut retirer « beaucoup de critiques inventées au sujet, par exemple, des Pères fondateurs qui auraient occupé des territoires indiens ou ayant eu des esclaves ou ayant été des hypocrites d’une façon ou d’une autre ».

L’épuration historique ? Une tradition bien établie, non seulement sous Staline, mais même chez les Pharaons, qui effaçaient sur les monuments les figures de leurs prédécesseurs, ou remplaçaient leurs noms par les leurs.

Alors, qu’on se le dise: George Washington n’avait pas d’esclaves, Thomas Jefferson n’a pas eu un enfant avec une esclave, et tous les Amérindiens de la côte Est étaient très heureux de laisser leurs territoires aux blancs.

Les commentaires sont fermés.

N’est-ce pas ce que certains fédéralistes ou créateur d’une certaine réforme de l’éducation cherchent à faire avec notre histoire ?

Ceux qui ont lu 1984 de George Orwell et qui s’en souviennent, ne seront pas désorientés par cette lubie…

Le Canada et les USA sont les seuls dans les Trois Amériques coupables de génocides envers les Amérindiens
Les Québecois de 1534 à 1763 partageaient les territoires et laissaient naître une Nation métis et tous les pays latinos ont fait comme les Québecois la preuve en est le nombre de 30% à 60% de métis dans tous les pays
Seuls les racistes canadians et US ont placés les amérindiens dans des réserves pour les éliminer par le sang . Pour laisser à peine 1 à 2 % survivre au Canada au Québec et aux USA et servir de chair à canon comme lors de la crise d’Oka et l’echec de Meech Moins Charest en 1990
Et ceci ne doit jamais être oublié

Rappelons que les ancêtres d’Obama n’étaient pas du tout des esclaves mais plutot des esclavagistes!

Un souverainiste qui parle d’épuration historique…

Dans combien de livres d’histoire québécois peut-on lire que les anglais ont amené la liberté en Nouvelle-France ?

À l’époque du régime français, la presse écrite faisait l’objet d’un interdit formel. La France considérait que la diffusion de l’information pouvait engendrer la désobéissance civile. Mais après la conquête, le gouverneur James Murray a favorisé le développement de l’imprimerie et du journalisme. La culture anglo-saxonne considérait qu’une presse libre était vitale pour le bon fonctionnement d’une société.

En Nouvelle-France, la justice était rendue sans le concours d’avocats, ces derniers ayant été interdits. Encore une fois, il a fallu attendre la conquête pour que la profession d’avocat soit reconnue et qu’un véritable système judiciaire prenne forme.

Et là je ne parle même pas de la reconstitution historique de la bataille des Plaines qui a du être annulée.

« Un souverainiste qui parle d’épuration historique… » (David)

Au Québec non seulement les Anglais et les fédéralistes ont épurés l’histoire, mais ils l’ont pervertie et écrite à leur avantage.

@ David :

…et que dire de la DÉMOCRATIE qui nous a été accordée par les gros méchants Anglais alors que sous le régime des Français, nous subissions encore et toujours le joug de la monarchie dictatoriale!

Pas surprenant de la part de créationnistes tealibans qui adaptent les faits à leurs dogmes !

« Dans combien de livres d’histoire québécois peut-on lire que les anglais ont amené la liberté en Nouvelle-France ? »

Faux! La population « française » a perdue beaucoup de droit de parole qu’elle détenait de manière plus ou moins officieuse sous le régime français, n’étant plus que des conquis.
Il y a eu certains gains obtenus, à long terme, par des apports du régime anglais, mais ce n’était pas les intentions originales du nouveau régime.
On pourrait parler de l’incendie du parlement de Montréal, la répression des Patriotes qui exigeaient un gouvernement responsable devant la chambre et moults autres exemples.
Les éléments de liberté apportés par les « Anglais » devaient, à l’origine, servir d’instruments pour nous assimiler (relisez les écrits des dirigeants de l’époque). C’est parce qu’on a, en tant que peuple, appris les règles et jouer le jeu à notre profit qu’ils sont vraiment devenus des instruments de liberté (relative); malgré les changements réguliers de règles lorsqu’on gagnait trop.
(Ex: le parlementarisme ne devait pas voir une majorité francophone; en fait, les premières exigences faites par les « colons » anglais demandaient qu’on applique les lois anglaises (qui interdisaient tout poste dans l’administration publique, incluant députés, aux catholiques), ce qui auraient eu pour effet d’écarter 75 000 francophones au profit d’une poignée de milliers d’anglophones nouvellement arrivés).

Pour ce qui est des avocats, j’hésite un peu à présenter cela comme un gage de liberté (les plus riches sont favorisés dans ce système). D’ailleurs, la raison qu’on retrouve dans les lettres des autorités pour interdire la profession d’avocats en N-F est qu’ils tendent à faire durer des procédures à leur profit, voire à susciter des causes juridiques, créant des chicanes au lieu de favoriser des compromis et des ententes. Le système légal de la Nouvelle-France préférait un système de règlements hors cours plutôt que de longues procédures. Ça a ses défauts, mais aussi ses avantages.
A remarquer aussi que pendant des générations, les procès se tenaient uniquement en anglais (avec des juges très souvent unilingues anglais) et que la majorité francophone a été très largement défavorisée par ce système colonialiste (combien de francophones ont perdu ainsi des procès intentés par des anglophones).

La reconstitution de la bataille des Plaines c’est la meilleure. On allait laisser sévir les Orangistes jusqu’ici !

Pris hors contexte, cet épisode de la reconstitution témoigne d’une volonté de manipuler l’information sans égard aux faits historiques.

David

La Liberté en Nouvelle France ?

Ok cela comprend : La déportation des Acadiens
Les réserves Amérindiennes
La domination du clergé sciemment organisé par les Anglais
L’exil vers les États unis de 500,000 Canadiens Français
La révolte des Métis suivis de la pendaison de Louis Riel

La révolte des patriotes et la pendaison de De Lorimier

L’histoire du Canada est tout sauf belle. Ce pays s’est construit par le magouille et l’hypocrisie.Voilà pourquoi les Québécois n’ont jamais acceptés la conquête et ne se soumettront jamais au Canada.

La principale lacune des fédéralistes est votre manque d’argument,voilà pourquoi votre option est en déroute au Québec.

Quelqu’un a écrit qu’Howard Zinn doit se retourner dans sa tombe.

Puis-je suggérer aux lecteurs de Jean-François Lisée l’excellente «Histoire populaire des États-Unis» ?

Cette brique raconte l’histoire l’histoire à partir du point de vue des opprimés : travailleurs, noirs, femmes, enfant, Amérindiens, noirs…

D’ailleurs, le mouvement républicain est en train de sacraliser d’une manière assez inquiétante le rôle des «founding fathers», que je sache, c’était des hommes, pas des messies.

Que reste-t-il de l’héritage de Martin Luther King (dont le jour férié en son honneur vient d’être célébré) et, dans une moindre mesure, celui de JFK???

Aux USA, sur le plan civique, plus on avance, plus on recule.

C’est Einstein qui disait au sujet des USA que c’était le seul empire à avoir connu un début et une fin sans avoir eu une véritable apogée.

Il avait jamais si bien dit!

@ P. Lagasse

La conquête a donné le droit de paroles au francophones. Sous le régime français la liberté de presse était punissable de mort.

@ Jean François Côté

Le problème c’est que les français étaient pires.

Il me semble que « Canada » et « Québec », c’était pareil, à une époque : les territoires brit’ ne devaient être que quelques colonies supplémentaires d’Amérique du Nord, par exemple que le Vermont « du Nord » deviendrait le territoire de Montréal !… Si on peut faire « le grand dérangement » ( déportation des Acadiens 1755-63 ), on peut « déranger » aussi les noms propres !…
On n’a peut-être pas envie de rappeler que pendant la guerre de 7 ans, George Washington, officier anglais, a fait tirer ( et tuer ) un officier français porteur du drapeau blanc !…

Au fait, une injustice : on ne peut pas comparer avec le martellement des inscriptions qui avait cours dans l’antique civilisation égyptienne : il s’agissait de protester auprès des dieux pour remettre en question les « droits » à l’Eternité des personnes détestées !… Les motivations sociales et les notions fondamentales de l’Existence ont changé du tout au tout !… Ainsi les Aztèques se demanderaient quels dieux effroyables les nazis voulaient apaiser en leur sacrifiant ces populations entières et quelle « vertu » extraordinaire devaient détenir les Juifs pour être à ce point traqués !…

«Sous le régime français la liberté de presse était punissable de mort.» >>David
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Référence historique ?

La liberté dont parle David est les lois qui ont interdites la langue française dans les écoles en Ontario. Aussi dans les grands magasins, l’interdiction pour les employés francophones de parler en français aux clients majoritairement francophones.

C’est ça la grande liberté des libretariens fédéralisses sans savoir pourquoi ils le sont.

Quelques idées de la grandeur de la liberté que nous amenait le régime anglais selon David.

« S’il arrivait que, soit lors d’un accident maritime, soit par résistance de l’ennemi, soit par maladie, soit que nos troupes aient été décimées, nous réalisions que Québec malgré tous nos efforts, a peu de chance de tomber entre nos mains (en persévérant cependant jusqu’au dernier moment), je me propose de l’incendier par nos tirs de boulets, de détruire les récoltes, les maisons et le bétail, tant en aval qu’en amont, d’exiler le plus grand nombre possible en Europe, et de ne laisser derrière moi que famine et désolation; mais nous devons apprendre à ces crapules à faire la guerre d’une manière qui soit plus digne d’un gentilshomme. » (James Wolfe)

Une autre liberté:

« J’aurai plaisir, je l’avoue, à voir la vermine canadienne saccagée, pillée et justement rétribuée de ses cruautés inouïes. » (James Wolfe)

Par la suite:

Les anglais ont commis sous ordre des viols, des tortures, des scalps, des massacres contre des civils francophones.

« Nous avons brûlé tous les champs de blé sur pied et toutes les maisons sur 30 milles de chaque côté du fleuve, ce qui veut dire toutes les terres habitées jusqu’à Québec. » (James Gibson)

C’est donc beau la liberté selon les libertariens.

@ Youlle

LOL.

Les « libertariens » fédéralistes.

Tu me fais bien rire en tentant de faire du mot libertarien une insultes. Si seulement ça existait des libertariens fédéraliste, je serait le premier à m,en réjouir.

Mais soyons sérieux et testons tes capacités de réflexion.

Explique moi comment, un gouvernement qui interdirait l’usage d’une langue, peut être qualifié de libertarien ?

Bonne chance, j’ai hâte de lire ta réponse 😉

@ Raymond Campagna

Si tu me demande la source, alors je dois en déduire que tu ne connais pas ton histoire 🙁

À l’époque du Régime français, la presse écrite fait, en Nouvelle-France, l’objet d’un interdit formel. Le théâtre subit d’ailleurs le même sort: la mère-patrie estime en effet que l’information peut engendrer la désobéissance civile.

Mais la situation change radicalement à la suite de la conquête. Au XVIIIe siècle, les Britanniques préconisent qu’une presse libre assure le maintien de l’ordre social, car ils sont convaincus que les gens « instruits » se tiennent tranquilles. Ainsi, le premier gouverneur anglais, James Murray, imprégné de l’esprit anglo-saxon, encourage vive­ment l’établissement de l’imprimerie et du journalisme. Les conditions propices à l’éclosion de la presse écrite au Québec sont alors en place.

http://www.gestiondesarts.com/index.php?id=537

@David

« la presse écrite faisait l’objet d’un interdit formel »
« Sous le régime français la liberté de presse était punissable de mort »

Source, s’il te plait. À ce que je sache, il n’y avait tout simplement pas d’imprimerie en Nouvelle-France.

@David
« Dans combien de livres d’histoire québécois peut-on lire que les anglais ont amené la liberté en Nouvelle-France? »

Heu c’est vrai ça. En Acadie où ils ont pratiqué le nettoyage ethnique, ils ont libéré les pauvres Acadiens de leurs foyers, de tous leurs biens et même dans la moitié des cas, de tout souci de ce monde d’ici-bas puisque la moitié d’entre eux sont morts dans le Grand Dérangement.

Une conception libertarienne de ce qu’est la liberté, j’imagine.

@ David

« Tu me fais bien rire en tentant de faire du mot libertarien une insultes. »

Le fils de la voisine dirait « t’as pas rap ».

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« Si seulement ça existait des libertariens fédéraliste… »

Mais dites moi donc David, les librtariens sont séparatistes?

Hé ben!

@David

À tant vanter la liberté de presse accordée par le conquérant britannique, on en conclut que vous ne connaissez pas votre Histoire.
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Souligner le 200e anniversaire de la
saisie des presses du journal Le Canadien

M. Gilles Robert

M. Robert: Merci. Le 17 mars 1810, soit il y a 200 ans hier, les autorités britanniques, par le biais du gouverneur Craig, procédèrent à la saisie des presses du journal Le Canadien, qui fut par la suite interdit de publication. Deux jours après cet événement, trois députés du futur Parti patriote et plusieurs personnes associées à la distribution du journal furent arrêtées par les dirigeants coloniaux. Parmi ces gens emprisonnés figurait M. Pierre Bédard, fondateur du journal Le Canadien, dont la devise était Nos institutions, notre langue et nos droits.

Avocat, député, journaliste et juge, Pierre Bédard aura contribué activement à la naissance du nationalisme canadien-français, notamment à titre de chef du Parti canadien, qui allait devenir le Parti patriote. Comme directeur du journal Le Canadien, il fut au coeur d’un épisode de censure qui nous rappelle, 200 ans plus tard, l’importance de la libre circulation de l’information et de la liberté de presse.

La responsabilité ministérielle était au coeur des débats politiques à l’époque, et ce bicentenaire de la saisie du journal Le Canadien vient nous rappeler ce noble combat démocratique que Pierre Bédard et ses principaux collaborateurs ont mené afin d’obtenir un gouvernement responsable et donc vraiment représentatif des citoyens à la Chambre d’assemblée. Merci, M. le Président.

http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/assemblee-nationale/39-1/journal-debats/20100318/13039.html#_Toc256769390

@ Léon Blanc-Sec

Il n’y avait pas d’imprimerie en Nouvelle-France parce que le régime Français les avaient… interdites !

@ Raymond Campagna & Léon Blanc-Sec

Je vous invites à lire « Mythes et réalités dans l’histoire du Québec » écrit par l’historien Marcel Trudel.

En voici des extraits qui détailles les libertés qui ont été gagnés suite à la conquête anglaise:

http://www.leblogueduql.org/leblogueduql/2009/02/les-avantages-de-la-conqu%C3%AAte-de-la-nouvelle-france-par-la-grande-bretagne-selon-marcel-trudel.html

@David

On se demande bien quelle stupidité a poussé les Américains à bouter le britannique anglais dehors !

Tout ce que les USA ont perdu… Snif !

@ Raymond Campagna

Justement, le Français était encore pire que les Britanniques pour ce qui est de la liberté des gens.

Tu as lu l’ouvrage de Marcel Trudel ?

@David

Il y a longtemps que le Québec n’a plus besoin de l’Angleterre.

Tu as lu Trudel ?

L’engouement de David va l’amener à ne plus parler de la bataille des Plaines d’Abraham comme la bataille de la Conquète, mais celle de la Libération !

Notre Histoire revue à la façon teaparteux, quoi !

@ Raymond Campagna

Il ne fait pas de doute que suite à la conquête, les colons ont gagné plus de liberté qu’ils en ont perdue. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Marcel Trudel.

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