Le test de réalité

C’était écrit dans le ciel.

Le gouvernement Marois étant minoritaire avec à peine 54 députés, sa marge de manœuvre dans plusieurs dossiers sera aussi mince qu’un post-it de Chantal Landry.

Résultat : comme je l’écrivais au lendemain de l’élection, il aura les deux mains attachées derrière le dos. Pas toujours, bien sûr. Pas dans tous les dossiers, bien entendu. Mais souvent.

À ce compte, ça risque d’être difficile pour le PQ de se démarquer suffisamment des autres partis à temps pour les prochaines élections, lesquelles pourraient avoir lieu aussi tôt qu’en 2013. Le problème politique pour les péquistes est donc réel.

En fait, son statut minoritaire le forcera bientôt à reculer, entre autres choses, sur ses projets d’une loi 101 renforcée, d’une charte de la laïcité, d’une citoyenneté et d’une constitution québécoises.

Quant à sa «gouvernance souverainiste» qui, dans les faits, est plutôt une politique autonomiste visant à rapatrier certains pouvoirs provinciaux d’Ottawa, elle a déjà eu droit à une dilution considérable.

En effet, ce mercredi, alors que la première ministre s’apprête à partir pour le sommet de la Francophonie de Kinshasa, Le Devoir nous apprenait qu’Alexandre Cloutier, son ministre délégué aux Affaires gouvernementales et à la Gouvernance souverainiste, reporte à plus tard tout projet de rapatriement de pouvoirs.

À sa place, on se dit capable de rapatrier des sommes d’argent considérables du fédéral. Bonne chance…

Traduction : bonjour les calendes grecques pour la «gouvernance souverainiste».

Disant prendre acte du statut minoritaire du gouvernement Marois, le ministre Cloutier lance même que «le minimum, c’est certainement de protéger la souveraineté qu’on est censé avoir à l’heure actuelle».

Puis de laisser tomber ceci : «Ce que ça va vouloir dire de la part du gouvernement fédéral, c’est une lecture un peu plus pointue de la Constitution de 1867. »

La Constitution de 1867? Le gouvernement Marois a beau être minoritaire, ça ne fait pas très sérieux, tout ça.

Selon La Presse Canadienne, le ministre Cloutier affirme aussi maintenant que «les nouveaux objectifs de Québec sont si modestes qu’il espère même trouver un terrain d’entente avec Stephen Harper dans certains domaines».

Bref, le recul est clair.

Attention, ce gouvernement recule fréquemment

Ce mercredi, le second recul de la journée – et non le moindre -, était celui, tout aussi attendu, sur la «taxe santé» du gouvernement Charest – une taxe annuelle de 200$ par contribuable et de 400$ par famille.

Une mesure particulièrement régressive annoncée par le gouvernement libéral lors de son budget 2010-11.

L’objectif était d’amasser près d’un milliard de dollars par année.

Quant au Parti québécois, il avait promis que s’il était élu, il abolirait la taxe santé – question, disait Madame Marois, de «donner de l’oxygène» à la classe moyenne.

Pour compenser le manque à gagner, la plateforme électorale du PQ s’engageait à :

introduire deux nouveaux paliers d’imposition pour les salariés gagnant plus de 130 000 dollars et plus de 250 000 dollars; réviser la fiscalité applicable à certains gains en capitaux (en excluant la résidence principale) et réduire les crédits d’impôt sur les dividendes.

On connaît la suite de l’histoire…

Une fois élus,  la première ministre et son ministre des Finances Nicolas Marceau annonçaient que cette révision de la fiscalité serait rétroactive. Donc, qu’elle remonterait à janvier 2012.

Or, personne au PQ n’en avait soufflé mot publiquement pendant la campagne électorale. Personne.

Ce qui, pourtant, n’a pas empêché M. Marceau de répéter sur toutes les tribunes que le PQ avait toujours été «très clair» sur cette question.

Et donc, ce qui devait arriver arriva.  La combinaison de ces éléments a provoqué une levée de boucliers. Et pas seulement dans le milieu des affaires.

Mais c’est décidément ce dernier – choqué quant à lui qu’on touche aux gains en capitaux et aux dividendes -, qui aura pris toute la place côté réactions publiques. Déchirant sa chemise en sortant la menace d’un «exode» des «riches», la décision même d’abolir une taxe santé régressive s’est tout à coup perdue dans tout ce bruit.

Bref, le nouveau gouvernement est en bonne partie l’artisan de son propre malheur.

En improvisant l’aspect «rétroactif» de l’augmentation des impôts pour les mieux nantis tout en affirmant, faussement, qu’il en avait fait la promesse bien avant, il aura réussi à  noyer son propre poisson.

L’erreur n’était donc pas qu’au simple plan de la «communication». Elle dénotait aussi dans ce dossier un manque de transparence et de jugement politique étonnant.

Résultat : après avoir trop attendu avant de clarifier le tout – et donc, laissé le champ du discours public au milieu des affaires -, la taxe santé de 200$ restera en place pour 2012.

À partir de 2013, la taxe sera plus progressive puisqu’elle sera modulée en fonction des revenus. Ce qui, par contre, repousse le tout aux rapports d’impôts de 2014.

Donc, à partir de 2013, ceux dont les revenus annuels seront de 18 000 $ à 20 000 $ paieront entre 1 et 99$.

De 20 000 à 40 000 $ par année, ce sera 100$. De 40 000 à 42 000$, le coût oscillera entre 101 et 199$. De 42 000 à 130 000 $, ce sera 200$ pour tous.

Quant à ceux qui gagneront plus de 130 000$, leur taxe santé se situera entre les 200 et 1 000$.

Le gouvernement espère ainsi voir les mieux nantis contribuer pour 400 millions de dollars.

S’il est vrai que ces derniers contribueront plus et le feront à la hauteur de leurs moyens, pour les 42 000$ à 130 000$ de revenus, le même montant de 200$ sera imposé. Bref, pour ces contribuables, l’aspect «régressif» de la taxe santé demeure.

Comme «oxygène» à la classe moyenne, c’est également très, très peu dans les faits.

Pour ceux dont les revenus sont de 18 000 à 42 000$, le «soulagement» dont parle le ministre des Finances tournera autour des 4 dollars par semaine pour les plus «chanceux» – et frôlera un beau, gros dollar par année, pour les moins chanceux!

Cela tient nettement plus du patinage artistique que du compromis.

Dès 2013, le gouvernement Marois ajoutera également un palier d’imposition pour les revenus de plus de 100 000$, mais abandonne en même temps son engagement d’augmenter l’impôt sur les gains en capitaux et les revenus de dividende.

Tout ça pour ça?

Si l’opération globale apporte un élément de progressivité à la taxe de santé et au régime fiscal, cet élément est loin de l’engagement électoral du PQ.  En cela, l’opération prend des allures de coup d’épée dans l’eau.

Face au PLQ, à la CAQ et le milieu des affaires, le gouvernement minoritaire de Pauline Marois n’adopte qu’une petite partie d’un aspect pourtant important de sa plateforme.

Ce recul, pourtant, s’explique moins bien qu’on ne le pense.

Dans la mesure, tout au moins, où le gouvernement sait fort bien que dans les faits, ni la CAQ, ni le PLQ, n’aurait pu ou voulu le faire tomber sur cette promesse aussi près de la dernière ‘élection. D’autant plus que les libéraux n’ont même pas encore choisi leur chef.

Serait-ce donc surtout les pressions du milieu des affaires qui, en bout de piste, auraient eu raison de son engagement?

Une impression commence à se dégager à l’effet que son «statut minoritaire» est peut-être en voie de devenir le prétexte privilégié du gouvernement Marois lorsqu’il veut – et voudra –  éviter d’agir sur des fronts, disons, moins «consensuels»…

Pendant ce temps

Malheureusement, pendant ce temps, le Québec échappe encore une fois à une réflexion nettement plus large sur sa fiscalité.

On entend beaucoup dire que la fiscalité québécoise est très «progressive».

Et pourtant, comme dans plusieurs États occidentaux, l’évasion fiscale prive les services publics de milliards de dollars et la part payée en impôts et taxes par les entreprises à l’assiette fiscale globale ne cesse de diminuer en même temps que celle de la classe moyenne ne cesse d’augmenter.

Le gouvernement Marois semble aussi refuser de se défaire de cet objectif d’atteindre le «déficit-zéro» à tout prix – devenu au Québec un véritable dogme depuis Lucien Bouchard.

Cette «obligation» ne se justifie pourtant pas de manière aussi absolue dans plusieurs États avancés. Et encore moins en période de difficultés ou de ralentissement économiques.

Une lecture à leur suggérer serait peut-être ce rapport fraîchement sorti de l’Institut Broadbent : «Vers un Canada plus juste. Un rapport sur l’inégalité économique et sociale au Canada».

Une lecture, en effet, très éclairante.

Dans ce rapport de 23 pages, on retrouve une réflexion de fond visant une fiscalité véritablement équitable.

La combinaison proposée y est celle d’une «expansion des services publics» grâce à l’instauration d’un «régime fiscal équitable» apte à assurer une «prospérité commune» et à «protéger le bien commun».

En cela, il rappelle que les réductions d’impôts successives des dernières années, à tous les paliers de gouvernement, pour les plus hauts revenus et les entreprises, n’ont fait qu’accroître l’inégalité sociale et économique en frappant de plein fouet la capacité de payer des États pour des services publics universels de qualité.

Ce qui – la nature abhorrant le vide – en augmente la privatisation et donc, un accès inégal aux mêmes services.

Sans compter que de plus en plus de grandes entreprises ne paient pas leur «juste part» de l’assiette fiscale au Canada.

Quelques éléments parmi d’autres de la fiscalité équitable proposée dans ce rapport de l’Institut Broadbent sont:

– assurer une égalité de traitement entre une imposition personnelle progressive et les revenus d’investissement;

– des taux d’imposition plus élevés pour les salariés à revenus très élevés;

– éliminer les échappatoires fiscales dispendieuses;

– imposer les très grands héritages;

– revoir certaines réductions d’impôts pour les entreprises;

– un impôt sur les transactions financières;

– des mesures sévères pour contrer les paradis fiscaux;

– envisager des écotaxes;

– améliorer les programmes de soutien du revenu».

Sa conclusion :

Une plus grande égalité peut aussi favoriser une meilleure performance économique» (…) ce qui nécessitera «des modifications à notre système fiscal» (…) D’autres pays nous ont prouvé que de tels choix sont possibles, et les nouveaux mouvements sociaux nous forcent à réfléchir à notre orientation future.

Des pistes de réflexion intéressantes. Et ce, tout autant pour le Québec…

 

 

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Certains postes de députés libéraux vont peut-être se libérer :)…

Je suis ravie que le projet de loi 101 renforcée ne passe pas. Encore de l’improvisation… à renvoyer à la planche à dessin…

Évidemment c’est très décevant tout ça. Mais je ne crois que le gouvernement Marois aurait duré bien longtemps s’il n’avait pas reculé.

J’aimerais que les ministres, dont M. Marceau, disent clairement aux citoyens que ceux qui les empêchent d’agir ce sont concrètement les 2 partis de l’opposition. Évidemment on leur donne alors beaucoup de glace. Conséquemment il faut plus que jamais que le gouvernement Marois ait une stratégie subtile et efficace pour amener ses adversaires à jouer son jeu, sur sa glace.

Même s’ils détiennent la balance du pouvoir le PLQ et la CAQ ne pourront pas toujours être contre la vertu. C’est donc au PQ, le parti au pouvoir à écrire l’ordre du jour des prochains mois.

Mme Marois devrait peut-être envoyer Lisée en mission secrète à Ottawa pour demander conseil à Harper. Il s’en est plutôt bien sorti en allant chercher une majorité il y a pas si longtemps. Mais justement, ne doit-elle le rencontrer prochainement lors d’un voyage … ?

«Confronté à une épreuve, l’homme ne dispose que de trois choix : 1) combattre; 2) ne rien faire; 3) fuir.»
[Henri Laborit]

Le PQ ne respecte pas ce qu’ils ont promis…quelle honte. La rue leur a fait perdre plusieurs millions de dollars qu’ils cherchent à remplacer. Mauvais choix, mauvais administrateurs, incompétants en finances.

M. Marceau devrait retourner comme prof. Il n’est pas du tout fait pour la politique. Pas du tout. Le PQ est perdu. C’est aussi simple que ça! Finito!

L’article que vous avez écrit exprime clairement ma pensée! J’aurais aimé que le PQ prenne la chance de maintenir leurs promesses. J’ai maintenant l’impression qu’ils se sont écrasés devant les gens d’affaires et je me pose la question: Qui gouverne réellement? Ma confiance au PQ en a pris un dur coup!

Les électeurs québécois ont voté à 60 % FÉDÉRALISTE le 4 septembre dernier.

Les fédéralistes ont fait élire une majorité de députés en considérant que le CAQ est fédéraliste puisque que son chef, M. Legault, a déclaré clairement qu’il voterait actuellement NON à la souveraineté du Québec.

Ce 60 % de fédéralistes est environ le même pourcentage de Québécois qui se déclarent fédéralistes dans les sondages.

Fait que, oublions une bonne partie de la gouvernance souverainiste, parce que la souveraineté simple sans association, la séparation du Québec du Canada, l’indépendance, ne lève pas, elle a tendance, au contraire, à vouloir s’écraser dernièrement.

Que faire alors ? Chercher et trouver une autre solution constitutionnelle qui pourrait rallier environ 60 % de Québécois qui se disent fédéralistes et souverainistes.

Une solution innovante entre la séparation et le fédéralisme actuel ou prendre le meilleur de la fédération actuelle en résistant à l’anglicisation et au multiculturalisme auxquels il faudrait quand même résister, même séparé du Canada, à cause notre situation en Amérique.

Faut pas oublier que les riches sont mobiles “eux et leurs capitaux”. Les pays sont en compétition pour se les arracher. comme les Irving au Nouveau-Brunswick où ils y font travailler plusieurs Canadiens tout en s’arrangeant pour s’y évader fiscalement.

Les capitalistes vont où ils de meilleures conditions tout en faisant chanter les pays où ils sont en les menaçant de déménager si on les presse trop, se percevant comme des citrons.

Méchant problème, principalement pour Mme Marois, de centre-gauche, et pour tous les autres partis politiques, en général.

Madame Marois ne passait déjà pas…elle est passée.Cette promesse spectaculaire anticipera sa seconde retraite et affaiblira considérablement le PQ au profit de QS et de ON.

Le PQ a bien fait de s’ajuster aux circonstances, ça démontre qu’il est assez flexible sans être trop dogmatique.

Le PQ traine son option séparatiste comme un boulet au pied. L’ON qui en fait une priorité de la simple souveraineté, l’indépendance du Québec « de la séparation du Québec du Canada » n’a même pas obtenu 2 % des votes pendant que Québec solidaire colle au fonds.

Plus ça change, plus c’est pareil. Mme Marois fait partie de cette vieille garde de politiciens qui n’ose pas essayer de régler de vieux problèmes avec des solutions novatrices. Lors de la dernière campagne électorale, seuls ON et QS nous ont proposé quelque chose de vraiment différent. Les Québécois, qui n’ont pas osé tenter le coup, récoltent aujourd’hui ce qu’ils ont semé.

Quel cafouillage. Une véritable improvisation. On voulait certainement au départ, avec cet élément rétroactif, crée un impact, un effet qui permet de camper les différentes positions et comprendre les dynamiques et, au bout du compte, tirer son épingle du jeu. Au lieu de ça, on craque, on cède à la panique. Et en plus on recule sur des engagements de la parole donnée comme le clamait Mme Marois après le résultat électoral.

Une absence de vision et la confirmation que ce gouvernement n’a pas de plan précis et qu’ il voguera au gré des tempêtes. Nous sommes loin de la social démocratie. On se rapproche plutôt du clientélisme.

Pour ma part comme citoyen qui a appuyé et milité pour le PQ, je digère assez difficilement cette volte face.

Je pense que ce à quoi nous assistons est avant tout A) un rapport gauche/droite et B) une simple lutte pour le pouvoir.

Les partis de l’opposition accusent le PQ de ne pas tenir ses promesses. Mais ils admettent également que si Mme Marois les avait tenues, ils auraient voté contre, défait le gouvernement et précipité le Québec dans des élections hâtives.

Je crois que le PQ doit tout faire pour éviter des élections trop hâtives. Mais en même temps, si cela se produisait, nous devrions bien examiner qui en serait responsable.

Ceci étant dit, aujourd’hui j’ai l’impression que le PQ s’est écrasé très rapidement devant l’opposition et n’a pas eu l’intelligence politique d’éviter de se placer dans la très inconfortable position qu’il vit présentement. Je suis très déçu. Mais je remarque que jusqu’à maintenant les partis de l’opposition ont beau jeu pour se comporter en vautours.

«En politique, on succède à des imbéciles et on est remplacé par des incapables.»
[Georges Clemenceau]

Bien oui M. Laplante, si Québec solidaire avait pris le pouvoir il aurait doublé les allocations aux BS et aurait fait fuir tout ce qui est investisseur et si l’On avait pris le pouvoir, il aurait tenu un référendum rapide sur la séparation du Québec du Canada, qu’il aurait perdu solidement.

Fait que,consolons nous avec le PQ qui tente de surnager, malgré sa condition minoritaire, après avoir débarqué le pire gouvernement de notre histoire. Le prochain pourrait bien être la CAQ, pas Québec solidaire ni l’ON qui ne touchent, à tort ou à raison, qu’une faible minorité de Québécois.

M. Bousquet, je peux vous assurer que ON aurait obtenu plus de 2% (et que JMA ce serait fait élire) si les médias traditionnels ne l’avaient pas délibérément exclu. La preuve est QS avec Françcoise David qui a obtenu son siège et 60% plus de vote qu’au dernière élection (mais qui colle au fond selon vous).

Je trouve que 6% des votes est impressionant pour un parti qui était peu connu par la majorité de la population avant le débat et ce parti aurait plus que 2 sièges sur 125 si l’on était dans un système « démocratique » moins arriéré.

Ah et puis les riches sont mobiles et menaces de quitter le navire. Qu’ils le fassent, nous avons à la fois l’expertise humaine et les ressources naturelles pour les remplacer. Je préférerais rester pauvre avec des gens qui ont vraiment l’intention de créer des projets de société juste et équitable que de rester avec gens qui nous font leur possible pour nous transformer en mouton pour mieux nous exploiter en grugeant toujours de plus en plus de laine sur notre dos…

Il n’y a rien à faire vraiment. Le PQ mal menée partout, journaux, journalistes, économistes, partis d’opposition et même partis pour la souveraineté, vraiment trop. Moi-même j’aurais claqué la porte il y a déjà 2 semaines et laisser les québécois se tuer entre eux. On accepte corruption, collusion etc. etc. mais on n’accepte pas pour aider les autres. Oui c’est facile de dire « Tient parole et tiens toi débout!! Mais qui est derrière toi? Personne!!! Donc, on se mérite ce que nous avons!! Où étaient les économistes avec le PLQ? Qu’est-ce que dit la CAQ oui pas taxe santé et 2 minutes plus tard, pas question! Donc, ce n’est pas sérieux!! Vous même, allez sortir à la rue pour défendre vos valeurs? Personne!! On parle, on propose, et on continue de parler!! C’est plat! Avancer? Reculer? Statut quo? N’importe quoi, le PQ ne pourrait rien faire! Il y a un abus de l’information « recommandée » selon quelques journalistes c’est A, selon d’autres c’est B et on ne finit plus. On se compare avec le Canada quand sa fait leur affaire, idem avec Usa et d’autres pays. On n’est pas sérieux. On regarde une côté de la monnaie quand ça nous convient, finalement, on s’est habitué à n’importe quoi et on continue de pire en pire. Et qui serons les futurs PM Bachand? Couillard? Légault? Sauvez-qui peut!! Pas mieux pantout!

Selon la fameuse étude l’OCDE sur l’écart entre les riches et pauvre, on peut voir que des pays qui ont réussi à réduire cet écart. Quels sont ces pays? La Grèce, l’Espagne, le Portugal et la France. Trois pays virtuellement en faillite et le quatrième qui fait beaucoup d’effort pour y arriver. Quand on analyse les données de l’OCDE, on ne peut pas dégager un modèle économique performant. En bref, cet indice d’écart est une supercherie intellectuelle. Posons-nous la question: où voulons-nous vivre? À Cuba où l’écart entre les riches et les pauvres est très très faible ou au Canada? Ah oui! Merci!

Je ne regrette pas avoir voté pour QS. Non que je soutienne de façon inconditionnelle son programme, mais le PQ démontre trop facilement le comportement de l’anguille.

Au lieu de prendre tout le blâme pour l’erreur de calcul en fiscalité créative et irréelle, on blâme les autres qui sont parfaitement innocents de cette erreur de jugement.

Je commence à penser que les gens qui ne voulaient pas de Mme Marois comme chef l’avaient bien saisie.

On peut se consoler en pensant que son règne sera éphémère.

Où allons-nous?

Tous ces louvoiments et ces faux-pas en moins d’un mois… FIASCO TOTAL!

Imaginez 4 ans de ce genre de bordel!

Pire: imaginez une seule seconde, UNE SEULE si ces ignares, ces incompétents avaient été majoritaires.

Quelle erreur ce fut de les laisser prendre le puvoir, quoique 68% des Québécois et des Québécoises avaient suffisemment de clairvoyance et d’intelligence pour voter contre ces ineptes.

Où est la Marois???

À lire:

http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/lysiane-gagnon/201210/10/01-4582056-fiasco-fiscal.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_lysiane-gagnon_3265_section_POS1

extrait:

« L’été dernier, le PQ laissait fièrement savoir que la transition était en bonne voie, sous la houlette, notamment, de Martine Tremblay, l’ancienne chef de cabinet de M. Lévesque, qui connaît par coeur les rouages de l’appareil étatique. Qui aurait cru que ses premiers jours au pouvoir seraient aussi calamiteux?

On a beau dire que certaines décisions ont pour objectif de grignoter le vote de Québec solidaire, cela n’explique rien, car on peut être de gauche et compétent.

Les annonces en forme de coups de tête se sont accumulées: un jour c’est la ministre des Ressources naturelles qui condamne sans appel et sans consultation tant l’exploitation éventuelle du gaz de schiste que le Plan Nord.

Ou c’est une simple fonctionnaire politique qui lance comme si de rien n’était une bombe ahurissante: les mesures fiscales seront rétroactives!

Ou c’est le ministre Marceau, seul au front, qui s’obstine à prétendre que la rétroactivité avait été annoncée durant la campagne électorale, avant de finalement battre en retraite sur toute la ligne comme on l’a vu hier. Les milieux d’affaires, avec lesquels les gouvernements péquistes précédents entretenaient d’assez bonnes relations, sont aux abois, et personne ne leur répond.

Ou c’est Daniel Breton, un militant professionnel que Mme Marois a placé à l’Environnement, qui joue les gros bras en congédiant cavalièrement le président du BAPE.

Ou c’est le ministre de l’Enseignement supérieur qui, reprenant la thèse démagogique des leaders étudiants, se demande si les universités sont vraiment sous-financées.

Pendant ce temps, où est la première ministre? Y a-t-il un leader dans la salle? Mis à part quelques interviews, elle est invisible et inaudible depuis près d’un mois, et le restera jusqu’à son retour de Paris. »

Avant le 4 septembre, on savait déjà que les souverainistes ne connaîtraient pas la souveraineté, même avec un gouvernement Marois majoritaire. Depuis 40 ans, on attend ce grand jour! Et plus déçus aujourd’hui sont celles et ceux qui croyaient de bonne foi que le gouvernement Marois amorcerait une réelle réforme fiscale, accompagnée de réformes en profondeur! Ne reste que la promesse d’un sommet sur l’éducation! En bout de ligne, le vote stratégique pour le PQ n’aura servi qu’à déloger le chef des libéraux, Charest! Et, avant même que ne s’ouvre la session parlementaire, on assiste au triste spectacle médiatisé d’un gouvernement qui s’écrase devant la minorité des riches et de la classe possédante du Québec qui déchire sa chemise et menace de partir investir ailleurs!!!

Comme toujours, depuis les Bouchard et Landry, le gouvernement PQ tourne le dos à sa base électorale…. En revenant aux orientations néolibérales de ses prédécesseurs et en capitulant avant même de livrer la bataille, est-ce que Madame Marois s’imagine devenir un gouvernement majoritaire au prochain rendez-vous électoral de 2013-2014? C’est à voir!

On a dit que sous les libéraux, la taxe santé s’adressait à partir du seuil des 15,000 dollars, le gouvernement Marois le fait à partir maintenant des 18,000 dollars, la taxe est plus progressive aussi pour les 20,000 à 40,000 par années.

L’offre du gouvernement par cette taxation progressive n’est pas nulle mais après le cafouillage sur la rétroactivité et la quasi paralysie du gouvernement devant un trou de 1 milliard et plus, il apparaît que le PQ manque d’imagination pour faire face aux lobbys d’affaires et à la machine budgétaire et au coût de la santé publique. Le nouveau gouvernement aurait pu améliorer encore la progressivité de la taxe santé de 70 millions envers les plus riches.

Le gouvernement est minoritaire mais semble avoir écouté le lobby de F.Bertrand relativement tout ce qui faut pour donner du carburant à QS. Ce n’est pas le premier manque du gouvernement Marois après que le OK intégral ait été donné au traité de libre échange en négociation entre l’Europe et le Canada. Les dommages collatéraux du libre échange sont pourtant réels et comment ne pas le penser pour le Québec devant toute l’Union européenne et ses entreprises qui auraient accès au marché québécois.

Les spécialistes sont au gouvernement péquiste en principe malheureusement les premières semaines de ce gouvernement sont tièdes. Que la taxe santé soit plus progressive c’est la moindre des choses pour ce gouvernement qui commence mal son mandat.

Un gouvernement minoritaire ne peut s’ouvrir indéfiniment face à l’opposition. Il doit défendre ses positions et profiter d’être un jeune gouvernement minoritaire pour pouvoir sérieusement faire passer ses propositions et ses lois. L’ouverture à répétition du gouvernement face à l’opposition de droite libéralo-caquiste pourrait être fatale au PQ non seulement comme gouvernement mais aussi comme parti puisque la CAQ et QS existent pour lui ravir l’électorat francophone même si le PLQ devait subir le trauma des commandites 2013 par la commission Charbonneau.

Un caucus des 54 députés du gouvernement s’impose après le retour de Mme Marois du sommet de la francophonie.

Après le départ de Jean Charest très salutaire pour l’avenir du Québec et considérant que son successeur aura autant de sex appeal qu’un cadavre revenant d’une station balnéaire (scandales de l’enquête Charbonneau aidant), je ne vois pas pourquoi autant de pessimisme ici à moins qu’on ne concède déjà la victoire sur un plateau d’argent au racleux de fonds de tiroirs François Legault de la CAC à la prochaine élection.

Le PQ fait ce qu’il fait depuis toujours. Il fait campagne a gauche et administre a droite.

Si l’occasion se presente, il nous feront une belle petite loi spéciale avec ca.

Un gros merci a Quebec solidaire pour avoir ete plus invisible que jamais et avoir fait de la petite politique … la politique du pire …

Remerciement tout special a Amir qu’on aurait pu penser disparu et devoir mettre sa photo sur une pinte de lait lui qui trouve toujours un micro ou un lutrin pour s’exprimer et le temps d’aller meme devant des marchand de chaussure … semble-t-il que la fermeture d’une centrale nucleaire et la justice fiscale etait pas des enjeux suffisament important.

Merci encore pour son timide appuie dans un tweet au club des ex …

Merci a Francoise David pour avoir montrer que lorsqu’elle disait que Quebec solidaire serait plus present que jamais c’etait pas de la frime …

Et en dernier lieu merci a tous ces chroniqueurs, blogueurs et autres qui disent avoir a coeur le Quebec, la redistribution de la richesse, la souverainete et une vision sociale democrate …

Vous vous etes fait entendre comme jamais …
On a vu que vous etiez de vrai amis …

Comme on dit … on peut toujours compter sur nos ennemis.

Et en dernier lieu je vous souhaite dans le fond du fond du coeur un gouvernement liberal. Je pense sincerement que vous seriez tous bien plus heureux.

J’ai de la difficulté à comprendre votre raisonnement Monsieur! Vous tirez sur les députés Amir et Françoise de Québec Solidaire…. Vous auriez aimé que QS intervienne pour appuyer les oscillements et la dérive du caucus du nouveau gouvernement? Si j’ai compris les positions de QS durant la campagne électorale c’est qu’il appuyerait les réformes progressistes du gouvernement, non ses louvoiements et son manque d’audace pour affronter la classe possédante qui déchire ses chemises et qui se lamente sur la place publique! Bon nombre des partisans du PQ rougissent devant la faiblesse et les maladresse de leurs élus…. et vous voudriez que Amir et Françoise avec l’appui de QS défendent des positions et des propositions qui varient de jours en jours selon les rumeurs par les medias interposés?

Bref ! Que de la politique et toujours pas d’actions efficaces!…Tous les insurgés du monde, de Grèce, d’Espagne ou de wall street , entre autres, n’arrivent à rien !… Il ne reste que la révolution totale et simultanée contre tout ce qui est financier partout dans le monde !…. Chacun choisi : les banques ou l’Etat !… Par exemple,, l’Islande, très touchée, voit déjà une croissance de près de 3%. Pour arriver à cela, elle n’a pas recapitalisé ses banques!… Elle a joué sur la croissance. Mais ils ne sont que 250000habitants.ne expérience à analyser…

Nous les envoyons dans la jungle politique les deux mains attachées dans le dos et nous leur demandons de révolutionner la gouvernance québécoise!?

Êtes-vous sérieux, sérieuses?!

La moindre des choses serait que nous leur accordions au moins le temps nécessaire pour s’adapter à l’exercice du pouvoir, ne croyez-vous pas?

On ne répare pas dix ans de gouvernance dévastatrice en quelques jours, bon sang…soyons réalistes.

À mon avis, pour le moment, c’est de notre appui indéfectible dont ils et elles ont le plus besoin.

Nous avons une excellente équipe, jeune, dynamique. Quelques vétérans pour la profondeur. Tout ce qui leur manque présentement, c’est notre appui et le temps nécessaire pour s’adapter.

Pour le reste, ils sont les seuls en qui j’ai vraiment confiance. Il ne suffira pas ici de peser sur un bouton pour que tout se règle en même temps. En politique, ça ne fonctionne pas de cette façon, surtout quand on est « minoritaires… ».

Nos divisions font le bonheur de nos adversaires! À bon entendeur, salut!

Instaurer plus de justice dans un régime fiscal est une tâche herculéenne et seuls les vrais braves s’y attellent.
La première version, avec quelques amendements concernant les gains de capitaux et dividendes, était la bonne.
Un contribuable qui gagne aujourd’hui 150 000 $ peut compter sur au moins 10 000 $ de plus dans ses poches qu’il y a 12 ans, révélait récemment les calculs du professeur fiscaliste Luc Godbout de l’Université de Sherbrooke. La hausse d’impôts annoncée lui aurait laissé 600 $ de moins dans son portefeuille l’an prochain.
Mais Mme Marois entend bien imposer ses vues oligarchiques à sa députation. Elle a fait reculer sa ministre Martine Ouellet sur les gaz de schiste; elle fait reculer Nicolas Marceau sur les impôts et elle impose un moratoire constitutionnel à Alexandre Cloutier.
Des gestes de gouvernement frileux plus soucieux de se forger une image attrayante que de gouverner efficacement pour le plus grand nombre. Il est bien évident qu’elle a cédé aux pressions des médias qui sont la propriété des mieux nantis.
Car, il ne faut pas se raconter d’histoires, ce n’est pas le PLQ qui serait prêt à retourner en campagne électorale.

Ce ne sont pas les plus riches qui vont nous enrichir.
Selon Statistique Canada, les baisses d’impôts accordés aux entreprises canadiennes par Harper leur a permis de dégager en 2011 un surplus de profit de 2,85 milliards. Ces sommes sont déposées dans leur réserve de liquidités qui atteint maintenant la somme de 583 milliards. En 2007, le taux d’imposition fédéral des entreprises était de 22,1 %. En 2011, il était de 15 %.
De plus, rien n’indique que ces baisses se sont traduites par une hausse de l’investissement au pays. Selon Statistique Canada, le taux d’investissement en pourcentage du PIB n’a pas augmenté depuis dix ans, même si le taux d’imposition des entreprises diminue depuis cette date.
Finalement, selon Investissement Québec, notre province est l’endroit en Amérique du Nord où les entreprises paient le moins d’impôts. Il ne faut pas chercher bien loin les causes de notre appauvrissement collectif.
Car, à tout prendre, n’en déplaise à M. Bousquet, les riches ont l’heur de dépenser leur argent un peu partout dans ce vaste monde tandis que les plus pauvres le dépensent chez eux.

M. Jasmin Robert écrit : « Ah et puis les riches sont mobiles et menaces de quitter le navire. Qu’ils le fassent, nous avons à la fois l’expertise humaine et les ressources naturelles pour les remplacer »

Bien oui, les communistes ont tenté la chose en Russie et se sont cassé les dents en économie en envoyant, en prime, leurs intellectuels en Sibérie.

Permettez-moi de citer M. Noel de Vigile.net
Alors que le prof Marceau se casse le ciboulot pour trouver le milliard de la taxe-santé à Bachand, le prof Lauzon nous apprend que 14 grandes cies canadiennes n’ont pas payé une cenne noire d’impot entre 2009 et 2011. Et pas les moindres

Le Canadien Pacific a fait 2 199,000,000 $ de profits nets en 3 ans. Non seulement le CP n’a pas payé une cenne d’impots mais il a eu droit a un remboursement de 103 millions !

Molson a fait 2,420,700,000$ de profits nets (de l’eau avec des céréales, c’est payant en maudit !). Non seulement la Mol n’a pas pas payé une cenne d’impots mais elle a eu droit à un remboursement de 46,600,000$.

Canada Oil Sands a fait 2,762,000$ de profits nets en 3 ans. Elle a beau nagé dans le pétrole elle n’a pas payé une cenne d’impots.

En tout, 14 des 99 plus grosses cies canadiennes, qui ont fait des profits de 12,315,900,000$ entre 2009 et 2011, ont non seulement pas payé une cenne d’impots mais elles ont reçu des remboursements totalisant 240 millions !! On les paie, avec nos taxes, pour faire des profits !!!

Selon l’étude, basée sur les rapports des cies, 70 des 99 cies n’ont pas payé d’impots ou ont payé moins que le taux effectif qui est de 26,1% (fed et provincial combiné).

Les banques, qui nagent dans les profits, paient des taux ridicules d’impôts.

L’argent est là M. Marceau.

Avec tous les épouvantables cafouillages des péquistes depuis qu’ils sont au pouvoir (3 semaines seulement…imaginez 4 LONGUES années!!!), on se surprend à regretter Jean Charest.

Peut-être que ceux et celles qui regrettent Charest sont-ils navrés d’avoir perdu leur pourvoyeur de fond. N’en doutons pas une seule seconde il y aura des montréalais, des lavallois et des mascouchois qui nous casserons éventuellement les oreilles en essayant de nous faire croire que c’était mieux avec leurs anciens maires fourbes, menteurs et crapuleux.

Je n’en reviens pas de constater qu’il existe des citoyens qui nous apparaissent à prime abord tout à fait normaux mais qui sont prêts à passer sous silence l’absence complète de moralité et d’éthique chez des dirigeants s’ils partagent leur même idéologie ou leur même conviction politique. Pour ces bizarres de personnes, la moralité, l’intégrité, la droiture ne sont que des mots qui ne véhiculent aucune valeur.

«Qu’il soit noir, juif ou arabe, un type bien est un type bien et un enfoiré sera toujours un enfoiré.»
[Guy Bedos]

@ François Ricard #27

Pas étonnant, si vous avez vu le reportage d’Enquête hier soir, la réponse est dans les abris fiscaux, et tout cela avec l’approbation de nos gouvernements!

Depuis la prise du pouvoir par les péquistes, il n’y a qu’un petit mois, les larbins n’ont de cesse de crier leurs angoisses sur toutes les tribunes médiatiques appuyant les mieux nantis et affairistes jappant contre les décisions du gouvernement Marois, contre son « flou artistique » à l’intendance coloniale de la Province of Kwibek.

Quelle désolation de voir ce nouveau gouvernement sans épine dorsale, de le voir tergiverser et improviser son recul en le reniement de son propre programme politique et en la trahison de ses promesses faites il y a seulement que quelques semaines de cela.

Ce gouvernement minoritaire, en maintenant sa décision d’abolir la « taxe santé » de 200$, avait la possibilité de faire porter l’odieux d’une nouvelle élection hâtive provoquée par le PLQ-CAQADQ dès les premiers jours des travaux de l’AN en novembre prochain.

Pouvons-nous espérer un peu de tonus de la part d’un gouvernement formé par un parti qui n’a pas le courage de ses « convictions » ? Poser la question est y répondre.

Je vote PQ depuis toujours et j’ai encore voté pour le PQ cette été . En fait j’ai voté pour le PQ dirigé par Pauline Marois malgré mon opinion très négative envers cette femme qui n’a pas et n’aura jamais ce qu’ il faut pour être une PM efficace .

Je croyais que l’équipe entourant la madame serait a elle seule suffisante pour pallier aux lacunes évidentes de la chef du PQ . Hélas , ce n’est pas l’équipe qui » influence » la PM mais plutôt celle-ci qui imprègne sa personnalité sur ce gouvernement péquiste .

Voila pourquoi nous assistons à des débuts de gouvernance aussi pénible . Le cafouillage , l’improvisation et l’anxiété de performance sont à l’image même de la personnalité de Pauline Marois et ces lacunes sont très présentes dans l’exercice du pouvoir de ce nouveau gouvernement .

Je continue a croire que l’équipe derrière la madame est une bonne équipe mais il va falloir que cette équipe se mette a jouer en équipe . Bien sûr je préfère le gouvernement péquiste actuel à celui de la corruption et de l’incompétence crasse de l’ex gouvernement Charest mais si les débuts de Pauline Marois représente le » style » Marois je vais probablement voter pour l’ON ou QS dans quelques mois car ce gouvernement se fera sortir assez rapidement !

La ministre Maltais compte abolir le placement syndical dans l’industrie de la construction.

C’est le programme du parti libéral en toutes lettres; abolir le placement syndical pour le remplacer par une bureaucratie de fonctionnaires incapables de faire la différence entre un plombier et un soudeur.
Quel beau gâchis en pespective après l’affaire des impôts rétroactifs pour les riches!

Le PLQ a fait du chemin avec ça pour faire diversion de la corruption dans la construction qui est beaucoup plus grave monétairement que le placement syndical.
La Commission Charbonneau démontre clairement aujourd’hui que la collusion entre les entrepreneurs coûte des millions aux payeurs d’impôt. Je maintiens que les fonctionnaires vont foutre le bordel dans le placement syndical et c’est l’ancien Ministre du travail libéral Jean Cournoyer qu’il l’a maintenu à plusieurs occasions.
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2012/10/13/003-placement-syndical-agnes-maltais.shtml

@ François Ricard (# 26):

On a ici un disciple du prof Lauzon à ce que je vois…

Expliquez-nous une chose François; si le Québec est le paradis fiscal pour les entreprises comme vous le laissez sous-entendre, pourquoi diable doit-il subventionner ces mêmes compagnies plus que TOUTES LES AUTRES PROVINCES RÉUNIES pour réussir à les attirer ici et à les conserver?

Bonjour,

Tout comme disait un vrai indépendantiste de l’Option Nationale, la réalité frappera de plein fouette la talle de péquistes. Quel beau glissement dans le Conservatisme ambiant s’annonce alors que Notre Dame de Béton s’entendait si bien avec Monsieur Stephen Harper…… Est ce que ces mamours iront aussi loin que le grand amour qui unissait Messieurs René Lévesque et Brian Mulroney, ces deux protagonistes du Libre Échange avec leurs amis les Yankees. D’autres petites mesures de droite avec tout ça ? Le PQ gouverna toujours plus à droite que le Parti Libéral du Québec au plan social. Au plaisir, John Bull.

François 1 écrit que le Québec subventionne les compagnies «plus que TOUTES LES AUTRES PROVINCES RÉUNIES». Cette assertion évidemment est sans fondement. Elle fait partie des mythes que beaucoup de fédéralistes entretiennent faussement pour soutenir leur thèse. Où sont les chiffres ? Jamais on ne les présente.

Mais il est un fait cependant c’est que plusieurs entreprises se servent de la peur, de la crainte de leur départ du Québec uniquement pour faire du chantage et obtenir des avantages indus. N’oublions pas que si Coke menaçait de se retirer du Québec parce qu’il n’aurait pas eu sa subvention, nous pouvons être absolument certains que c’est Pepsi qui s’en frotterait les mains. La nature a horreur du vide …

Nos dirigeants sont trop frileux et nous ne devrions pas hésiter à sanctionner des entreprises qui sont trop exigeantes.

Nous devons également cesser de prendre au sérieux des arguments comme celui évoqué plus haut. Le coup de la Brinks c’est du passé.

«Si tu te fais ver de terre, ne te surprend pas si l’on t’écrase d’un pied»
[Emmanuel Kant]

Pour François Ricard qui écrit que « Le Canadien Pacific a fait 2 199,000,000 $ de profits nets en 3 ans. Non seulement le CP n’a pas payé une cenne d’impots mais il a eu droit a un remboursement de 103 millions !… entre autres exemples….

Je voudrais tout simplement vous faire remarquer qu’on ne peut à la fois ne pas payer un cenne d’impôt et obtenir un remboursement. Pour obtenir un remboursement il faut au préalable avoir payé des impôts.

Pour savoir ce qu’il en est vraiment il faut examiner attentivement, individuellement, les états financiers de ces compagnies publiques.

Quant à votre directive à M. Marceau (L’argent est là), ces compagnies que vous donnez en exemple ne sont pas domiciliées au Québec…

« Cette assertion évidemment est sans fondement. »

Subventions aux entreprises:

Québec: 6 milliards
Ontario:2 milliards
Alberta: 1 milliard

Il semble que l’Europe soit de plus en plus ouverte à une taxe Tobin.

http://www.google.ca/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=newssearch&cd=5&cad=rja&ved=0CDQQqQIoADAE&url=http%3A%2F%2Fwww.boursier.com%2Factualites%2Freuters%2Fla-taxe-tobin-approuvee-par-onze-etats-membres-de-la-zone-euro-120798.html&ei=4MR8UMrRHKX00gHpyoGACg&usg=AFQjCNGQMCsbx_Ad9EM14mvyRiNMLUCYCg

Peut être le cancer de la spéculation pourrait être enfin un peu plus contrôlé. Et à la clé quelques milliards de plus pour les États qu’ils pourraient affecter à l’environnement, la santé ou l’éducation par exemple.

Mais ici, en Amérique du Nord, je pense que nous sommes beaucoup trop trouillards pour juste commencer à y penser.

« Entre le riche et le pauvre, entre le fort et le faible, c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit »
[Lacordaire]

@ Denis Drouin (# 43):

Bon…sur la spéculation maintenant.

Un spéculateur prends des risques avec SON argent. Pas avec celui d’un pays.

Parfois il gagne, et parfois il perd mais dans tous les cas, il met en évidence les forces ou les faiblesses d’une société ou d’une monnaie.

Allez lire ce petit bijou sur le sujet:

http://www.iedm.org/2221-speculateurs-protegez-nous-?print=yes

Extrait:

« Les politiciens grecs, bon nombre d’entre eux des irresponsables qui ont endetté leur pays jusqu’au bord de la faillite, blâment aujourd’hui les spéculateurs pour leurs problèmes. Mais les spéculateurs ne provoquent pas les crises. Ils les exposent au grand jour. Et forcent les responsables à corriger leurs problèmes sans tarder. En faisant chuter une devise ou une action en bourse, ils préviennent les autres investisseurs – comme vous et moi – qu’il vaut mieux déguerpir. Que les choses sentent mauvais dans telle entreprise ou tel pays. Ce sont les entreprises comme Enron, Lehman Brothers et les gouvernements qui provoquent les crises. Les spéculateurs donnent seulement l’heure juste sur la situation d’une entreprise ou d’un pays. Comme le veut l’adage: si votre visage est laid, ne blâmez pas le miroir. »

@ François 1

Il n’y a que l’IEDM pour nous sortir pareilles niaiseries. « De ce fait, les spéculateurs peuvent jouer sur le défaut d’un Etat vis-à-vis duquel ils ne sont pas exposés. Et ils peuvent le faire en utilisant des procédés très puissants, avec des sommes très réduites. ” C’est comme si quelqu’un prenait une assurance-incendie sur la maison de son voisin. Il aurait alors tout intérêt à y mettre le feu pour toucher l’assurance » résume Papandréou. Et c’est bien sûr ce qui advint. La spéculation sur la dette grecque (relayée par et appuyée sur les notes toujours plus dégradées des agences de notation
a battu son plein. […] Le plus piquant de l’histoire est que tout indique qu’un des principaux spéculateurs ayant provoqué la hausse des taux d’intérêt sur la dette grecque (et donc sur les primes versées au titre des CDS) est : … la Banque américaine Goldman Sachs, celle-là même qui ayant ” préparé ” les comptes grecs pour l’UE savait fort bien et longtemps à l’avance qu’il y avait quelque chose – et beaucoup d’argent – à faire sur les CDS !… » L’imbroglio grec, La dette souveraine grecque prise au piège de la zone euro. Benjamin Coriat, Christopher Lantenois.

« Pourraient-ils, ces spéculateurs, tenter de créer un sentiment négatif envers l’entreprise ou le pays, disséminer toute information négative, » planter » des reportages négatifs dans certains média? Quoiqu’il en soit, les profits gigantesques et les risques modérés de ces opérations les rendent irrésistibles. Le dommage infligé aux pays et aux entreprises est bien réel puisque le coût d’un dérivé de crédit devient la prime minimale que devra payer un pays pour sa dette (au dessus de l’intérêt payé par les pays a faible risque). » Plaidoyer pour un nouveau capitalisme, Yvan Allaire et Mihaela Firsirotu