Le (très bref) moment fédéraliste

Mes amis fédéraliste québécois n’ont pas la tâche facile. D’habitude, après une élection fédérale, ils broient du noir.

Un sondage Léger révèle que l'élection du 2 mai ne traduit en rien une hausse du soutien au fédéralisme. Désolé.

Avec Harper et Charest et Ignatieff comme champions de leur cause, on les comprend.

Mais voilà que, lundi le 2 mai, un cadeau inespéré leur est tombé du ciel. Un parti fédéraliste sans racines au Québec a pris un extraordinaire envol.

Je ne les blâme donc pas d’avoir immédiatement pris leur carte du Club optimiste.

Dans La Presse de ce lundi, mon collègue et ami Jocelyn Coulon, néanmoins membre de l’exécutif du très discret groupe « l’idée fédérale », faisait exploser une joie trop longtemps brimée.

Dans un texte intitulé « le moment fédéraliste », il disait entre autre ceci:

Mon ami Jocelyn Coulon pendant un de ses "moments fédéralistes".

Ce n’est pas seulement la formation bloquiste qui a perdu, mais bien le projet indépendantiste. […]Une victoire est donc une victoire, et les fédéralistes ne doivent ressentir aucune honte à la célébrer.

Ne faire que cela serait toutefois une erreur. Le vrai travail commence, car la dynamique vient de changer pour les fédéralistes au Québec.

Après une longue traversée du désert, leur moment est arrivé, et ils doivent rapidement partir à la reconquête des coeurs et des esprits. […]

Les Québécois savent qu’ils sont différents, mais combien semblables aux autres Canadiens. Ils veulent joindre les autres afin de faire face aux questions communes et non donner une nouvelle chance au fédéralisme.

Ne souhaitant pas jouer le rôle de rabat-joie, je conviendrai avec Jocelyn que la popularité d’un chef fédéraliste comme Jack Layton au Québec présente une opportunité pour le fédéralisme québécois, tout comme l’élection de 58 députés NPD dont on nous assure que la majorité est fédéraliste, du moins en ce moment.

L’avenir est donc ouvert même si, il faut bien le reconnaître aussi, 83% des Québécois ont voté contre le gouvernement majoritaire que le Canada s’est donné.

Mais voilà qu’un autre fédéraliste québécois, Jack Jedwab, ci-devant président de l’Association des études canadiennes, s’est mis en tête de vérifier, par sondage, ce qu’ont vraiment voulu dire les Québécois par leur vote du 2 mai.

Les chiffres révélés ce mardi par Jedwab et Léger Marketing tombent comme une forte averse sur les bourgeons encore fragiles du « moment fédéraliste ».

59%/61%/67%

 

59% est la proportion de tous les Québécois qui, au lendemain de l’élection, sont en désaccord avec l’affirmation voulant que « le Québec est traité avec le respect qu’il se doit au Canada« . 61% est la proportion d’électeurs québécois du NPD qui pensent la même chose. 67% est la proportion de francophones québécois qui pensent de même.

La pente est donc raide pour le « moment fédéraliste ». C’est une chose de refuser, comme l’écrit Jocelyn, « l’exacerbation des petites différences, l’exploitation des querelles oiseuses » (comme le fait de s’être fait imposer une constitution — un détail). Mais renverser cette perception d’irrespect appellerait toute une correction de trajectoire.

Il serait bon de savoir si ce résultat, très mauvais, pour le fédéralisme dénote au moins une amélioration. Eh bien non. En août 1999, donc il y a 12 ans, le très regretté Conseil pour l’unité canadienne avait réalisé un sondage posant la même question aux Québécois. Résultat ? 57% des Québécois jugeaient ne pas être « traités avec le respect qu’ils méritent ». Il n’y a donc aucun progrès fédéral dans les têtes, malgré le temps qui nous sépare du dernier référendum.

Pour juger l’avant et l’après élection fédérale, cette autre donnée est encore plus instructive :

40%/40%

 

Voilà le pourcentage de Québécois francophones qui se disent, cumulativement, peu ou pas du tout attachés au Canada. Concentrez-vous bien: le premier des deux chiffres indique le pourcentage tel qu’il s’exprimait en décembre 2010, alors que le Bloc québécois était au zénith. Le second pourcentage révèle le sentiment d’attachement tel qu’il se présente après la défaite historique du Bloc.

Cherchez vous-mêmes dans le tableau, il n’y a aucun changement statistiquement significatif dans l’avant et l’après élection. Zilch. On a vu des « moments fédéralistes » plus significatifs.

54%/57%

 

Une majorité de Québécois croient que « Les résultats de l’élection fédérale vont diminuer l’influence du Québec sur les décisions fédérales« . C’est vrai pour 54% de tous les Québécois et pour 57% des francophones. Cela augure mal.

Le sondage enchaîne ensuite sur une question à mon avis fort mal rédigée (Jack, applique toi) qui se lit comme suit:

« Avec l’élection de 58 députés du NPD au Québec, je m’attends à ce que l’influence des Québécois dans le Gouvernement du Canada au cours des quatre prochaines années…augmente, diminue, reste le même »

C’est comme si les députés NPD étaient… dans le gouvernement conservateur !! Les répondants, alors, vont dans tous les sens: plus d’électeurs québécois s’attendent à ce que leur influence augmente (43%) plutôt qu’elle diminue (30%) ou reste la même (26%).

Lueur d’espoir pour le « moment fédéraliste »? Si on est jovialiste, peut-être. M’est cependant d’avis que si des Québécois croient que les 58 députés néo-démocrates vont amadouer le gouvernement Harper, ils se préparent une grave désillusion.

Assez pour provoquer un « moment souverainiste » ? Je m’arrête là. Je ne veux pas davantage assombrir l’humeur des membres de l’Idée fédérale. Pour une fois qu’ils sourient…

 

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Et bien, je souhaite que la flamme souverainiste se répandra encore plus vite que si elle suivait une longue trace d’essence.

Le Québec a fait un vote de protestation le 2 mai et ce n’est pas vrai que c’était le NPD par conviction (ils ne connaissaient même pas les candidats!?)

Alors je vais dire on se crache dans les mains et on recommence!!! 🙂

Pas étonnant que M. Coulon ait perdu son élection. Avec une analyse et un raisonnement pareils, on souhaite qu’il fasse autre chose que de la politique.

Monsieur Lisée, vous êtes un phare. Quand est-ce que vous vous présentez à la présidence?

Ce sondage, quoique très intéressant ne me surprend pas. Toutefois l’opinion de M. Coulombe que je croyais être une personne capable de faire des analyses stratégiques objectives me surprend beaucoup. Il a dû souffrir beaucoup et longtemps de la présence du Bloc à Ottawa pour ainsi se ridiculiser en jubilant ainsi du sort qu’a subit le Bloc. Pour sa propre image, il aurait dû se garder une petite gène le bon monsieur Coulombe.

J’ai bien hâte de voir ce que sera l’opinion des Québécois quand le bon Jack devra choisir entre les intérêts du Québec et la volonté du ROC. Un bon test sera demander à ce bon Jack que le gouvernement fédéral abroge la fameuse loi sur la clarté. Là nous verrons bien ce qu’il a dans le ventre et s’il a toujours ses couilles le bon Jack. Et nous ne sommes que 8 jours après les élections … et la lune de miel semble déjà avoir du plomb dans l’aile.

«Si haut qu’on monte, on finit toujours par des cendres.» [Henri Rochefort]

Bonjour monsieur Lisée,

Quoi que vous disiez et quoi que vous fassiez, vous et vos émules ne réussiront pas à lobotomiser ni à programmer une majorité suffisante de québécois au point d’en faire de parfaits petits ZOMBIS prêts à soutenir VOTRE projet d’indépendance du Québec.

Si une grande majorité de québécois décident, à court ou moyen terme, d’appeler, de supporter et d’oeuvrer activement à la réalisation du projet d’indépendance du PQ, ce sera de leur propre chef et parce qu’ils constateront, à l’évidence, que le gouvernement Harper et ses supporteurs s’évertuent au cours de leur mandat à AMÉRICANISER LE CANADA, c’est-à-dire à détruire notre société, ses lois et ses institutions sociales-démocrates.

L’indépendance du Québec ne se fera pas parce que vous ne cessez de la promouvoir, mais si et si seulement les québécois en décident ainsi, à leur moment.

N’allez pas croire que les gens sont des imbéciles susceptibles d’être influencés par les meilleurs propagandistes.

Non, la population n’est pas aussi lobotomisable ni aussi programmable que vous ou que les propagandistes de l’entourage de Harper pouvez le penser.

Laissons les acteurs politiques agir, au fédéral comme au provincial, et l’on verra bien comment la population les jugera.

D’ici là, de grâce, pouvons-nous demander aux Parizeau, Michaud, Larose et cie de ne plus intervenir publiquement, pour ne pas desservir leur cause et celle de centaines de milliers, sinon de millions d’autres.

Les gens de toute origine et de toute ethnie, incluant les de souche, n’apprécient vraiment pas qu’on tente de les influencer avec des messages de désespoir, surtout par les supposés cris du coeur de personnages qui ne sont plus impliqués directement en politique.

Lorsque je suis revenue à Montréal voilà 25 ans, j’ai remarqué que beaucoup de Québecois étaient des « victimes éternelles » qui chialaient toujours et amaient la discorde. Je trouvais qu’ils se regardaient le nombril un peu trop, se pensaient plus fins que les autres! J’observais qu’en général, sans préjugé…ces personnes n’étaient pas fédralistes. Et rien n’a changé, nous marchons sur place et même de reculons, notre economie continue à être boiteuse, car nous passons notre temps(30 ans)à discuter vitam eternam… de pays, de langue, de constitution.

Je suis fédéraliste et je n’ai sauté pas de joie, peût être que j’ai fait une petite sautette, mais tant que l’éducation de la politique et de l’économie est inexistance avec la plupart des Qcois, les fédéralistes n’ont rien pour se réjouir. La plus grande richesse c’est l’éducation… et malheureusement au Québec c’est manquant sur plusieurs sujets. Triste, mais je trouve une certaine naivité que les élus ont bien su exploiter.

De tout les séparatistes que j’ai renconté, il n’y en a pas « un seul » qui sait que le Qc est une province pauvre. Imaginez lorsqu’ils seront informés…qu’arrivera t’il à ceux qui ont menti par omission?!

Cette haine du Canada et des anglais, je ne l’a comprendrai jamais! Certains Qcois resteront imprévisibles malheureusement pour une autre décennie et continueront de sauter d’une vision à l’autre sans rationale durant les élections.

Le jour ou les Milliards du Canada ($8.6 Milliards) arrêteront de pleuvoir sur le Québec, les gens se réveilleront.

La Québec a tout pour être une grande nation mais tant qu’il y aura ce manque d’éducation et cette discorde entre nous Qcois et Canadiens, ce sera presqu’impossible!

Il nous faut tous travailler ensemble pas un contre l’autre.

Nos jeunes avec l’Internet changeront tout… car en étant mieux informés et en se comparant avec les autres, ils deviendont éventuellement des Citoyens du Monde et non régional d’esprit.

J’espère que je serai encore de ce monde, si jamais le Qc arrête d’être contre tout pour que je puisse sauter de joie.

Ajout à la dernière ligne de l’avant-dernier paragraphe de mon commentaire précédent :

»… leur cause et celle de centaines de milliers, sinon de millions d’autres »… de leurs concitoyens de toutes origines.

M. Lisée se console et console ses amis avec ce qu’il peut. Encore deux années de sondages d’ici les élections au Québec et deux autres années avant les élections à Ottawa, afin de se demander ce que veulent vraiment les Québécois, avant les élections et pour dire, après les élections qu’ils ne savent pas ce qu’ils veulent.

Personne ne se souvient, bien sûr, que les Québécois, jusqu’à l’apparition de l’illusion souverainiste-associative, votaient rouge à Ottawa et bleu à Québec, et quelque fois l’inverse. Maintenant que l’illusion indépendantiste-souveariniste-associative s’affadit avec l’âge, les Québécois ne trouvent plus les même raison de voter séparatiste à Québec et séparatiste à Ottawa. C’est comme s’ils avaient repris leur liberté, au moins au niveau électorale.

@ G Labelle (# 3):

Monsieur Lisée un phare?

Il a PERDU la plupart des plébiscites auxquels il a activement participé.

Il est plutôt un « phare » qui dirige ses navires tout droit sur des écueils et des récifs provoquant du même coup des naufrages épouvantables, dont celui tout frais du Bloc québécois n’est que le dernier des exemples.

Monsieur Lisée est inconsolable depuis sa dernière déculottée et il tente gauchement de se donner une certaine contenance. Pas facile d’être un éternel vaincu! D’où probablement sa propension à vouloir entraîner tout le Québec avec lui dans son processus de victimisation et d’éternel persécuté.

Comme si nous étions tous des proies faciles et des souffre-douleur du reste de l’humanité.

Monsieur Lisée n’a pas encore remarqué que les Québécois ont changé depuis les années soixante et ils ne sont plus les misérables porteurs d’eau qu’il voudrait bien qu’ils aient demeuré. Ils ont pris leur vie bien en main et ils sont parfaitement capables de s’assumer avec ou sans lui.

Bonjour,
Le Québec me tue ! Ce fulgurant essai publié en 1994 sous la plume d’Hélène Jutras, cet essai qui mit au monde les éditions Les Intouchables de même que son mentor Michel Brûlé est plus que jamais actuel de nos jours !
Que serait ce pauvre Québec sans son pain et ses jeux ? Que serait ce pauvre Québec sans son pain noir et le politique ? Du pain et des jeux et du pain et de la politique relèvent de la même engeance soit d’étourdir la plèbe en deux périodes électorales afin que le Québec entier replié sur lui même, recroquevillé dans son vide abyssal ne verse pas dans l’abîme qui l’attend et le guette ! Si une pléthore de chroniqueurs, de faux analystes politiques et de véreux politiciens n’en ferait pas leur PAIN ET LEUR BEURRE, la pseudo souveraineté du Québec serait morte et enterrée depuis des lustres.
Beaucoup d’opportunistes entretiennent la flamme vaille que vaille entre deux périodes électorales afin d’exciter le ressentiment des nationalistes québécois afin d’être des héros dans la chapelle nationale en disant au restant de nationalistes ce qu’ils veulent bien entendre afin que continue de rêver ce petit peuple qui en a bien besoin, faute de mieux.
En effet, le tout peut se résumer à ceci ! Dis moi ce que tu manges et je te dirai qui tu es ! Dis moi ce que tu lis et regarde et je te dirai qui tu es ! Tout cela, Monsieur Pierre Péladeau l’avait bien compris dans les années 1960 en fondant le Journal de Montréal. En s’affichant nationaliste pour récupérer la plèbe, en envoyant au front Monsieur René Lévesque comme chroniqueur à la page 6 et une femme nue à la page 7, en leur donnant en plein ce que les nationalistes québécois voulaient, en nivelant à outrance par le bas avec sa méthode KISS, soit Keep it simple, stupid !, le lectorat de son navet a gonflé d’une façon exponentielle le temps de le dire. Le nationalisme québécois s’abreuvait à cette feuille de choux ainsi qu’à Québec Presse et Le Jour qui tombèrent vite en faillite face à l’emprise du Journal de Montréal qui hypnotisait littéralement les nationalistes québécois. Le Pain et le Beurre de Monsieur Pierre Péladeau jusqu’au début des années 2000.
En outre, comme dit si bien Monsieur Jocelyn Coulon, le job des chroniqueurs patentés entre deux élections est l’exacerbation des petites différences et l’exploitation des querelles oiseuses jusqu’à plus soif. Le tout servi par la convergence de Québécor avec sa technique des trois S soit : du sang, du sexe et du sport ! Le tout jusqu’à récemment il y a seulement peu de temps.
Finalement, nous pouvons regarder collectivement par différentes fenêtres qui offrent une perspective tout à fait différente. L’élection du 2 de Mai 2011 consacre effectivement la victoire du fédéralisme Canadien. Les nationalistes québécois restants vont très vite s’en rendre compte d’ici 4 ans avec la job de bras entreprise par Québécor et avec sa chaîne des journaux Sun Média. Ce travail de sape porte fruit et le nationalisme québécois ne sera plus jamais le même, soyez en assurés, ceux des nationalistes restants. Afin que le Québec ne vous tue pas trop, parler de pain et de politique entre deux scrutins ne peut que vous distraire en vous faisant rêver, mais sitôt l’élection arrivée, vous retomberez d’autant plus haut que vous avez plané. Le Journal de Montréal et le Journal de Québec partout dans le Québec profond saura bien vous ballotter…… Bien à vous, John Bull.

Vous faites ressortir les quelques points positifs de ces sondages Leger Marketing, mais je me désole devant tant d’incohérence!
26/22
Pourcentage de Bloquiste:étant attaché au Canada!!/trouvant le gouvernement fédéral pertinent!!
14/27/29
Pourcentage d’électeurs ayant voté:
NPD qui sont de droite!/PC ne sachant pas si ils sont de droite ou de gauche/NPD ne sachant pas si ils sont de droite ou de gauche
34/7
Pourcentage d’électeurs NPD:
qui voulaient bloquer une majorité conservatrice/qui souhaitaient voir une coalition

Il y a un sérieux effort de politisation à effectuer…

À Renée Houde,
Je vous invite cordialement à taper ABCD de la souveraineté dans Google et vous pourrez écoutez sur Youtube, un énoncé économique d’un expert (Jean-Martin Aussant), qui met fin au genre de mythes que vous véhiculez, à savoir que le Québec est une province pauvre. Sincèrement on en a assez de vos discours de peur non fondés (les fédéralistes, j’entend)!
Le Québec, avec la moitié de ses leviers économiques (l’autre moitié étant envoyée à Ottawa), s’il était un pays, se classerait parmi les 20 premiers rangs des pays les plus riches de l’OCDE. Imaginez si nous conservions tous nos impôts! Faites preuve de bonne foi au moins, allez écouter ce vidéo, il est question de plusieurs questions économiques et tout est appuyé de FAITS, pas de peurs!
Vivement l’indépendance!

@claude pelletier

Pourquoi parlez-vous de «lobotomiser»? Est-ce seulement votre opinion qui doit prévaloir ? Quant ce n’est pas votre point de vue qui est présenté ou défendu ça devient une lobotomie ?

Je crois que contrairement à plusieurs qui en définitive ne font appel qu’à des arguments d’autorité aboutissant à une forme d’excommunication comme vous le faites ici, M. Lisée fait appel à l’intelligence et au sens critique des gens. Rien de plus. Si ça vous cause un problème, alors, c’est bien le votre.

«L’intégrisme est une nostalgie du passé qui se prend pour une référence à l’éternel.»
[Etienne Borne]

@rené houde

«De tout les séparatistes que j’ai renconté, il n’y en a pas “un seul” qui sait que le Qc est une province pauvre»

Je fais effectivement parti de ceux-ci.
Prenez le chômage par exemple: le Québec a le 4e plus bas taux au Canada. Un taux inférieur à l’Ontario. Un taux inférieur aux deux-tiers des États américains.

Prenez le PIB. Avec une piasse à une et quatre, le Québec a un PIB supérieur aux deux-tiers des États américains

La péréquation? Vous voulez rire? Le Québec recoit à peine 15% des 21 milliards que Harper dépense pour ses guerres (son Canada est dans deux guerres), 9% des 7 milliards pour les Autochtones, 11% des 4 milliards pour les pêcheries, 11% des 7 milliards pour l’agriculture (le transport des grains de l’Ouest est financé à l’os)

Comme d’habitude, les observateurs interprètent la réalité selon leurs priorités. M. Coulon ne fait pas exception à la règle. Comme quoi un fédéraliste verra l’arrivée du printemps comme un progrès fédéraliste! Et ainsi de suite… Avez-vous déjà vu un fédéraliste changer tout à coup de vision? Ça n’existe pas. C’est une sorte de maladie franchement incurable.

Quant à moi, même si je n’ai pas fait de sondage, je continue de croire qu’individuellement, chaque Québécois a voulu voter contre un gouvernement Harper majoritaire, ne soupçonnant pas que leur voisin immédiat pensait la même chose, de sorte que voulant s’aligner « momentanément » avec le reste de l’opposition anglo-canadienne, il a négligé le BQ pour choisir temporairement le NPD.

Il m’arrive de me demander si Jack Layton n’est pas gêné d’avoir toute cette députation québécoise, n’ayant qu’une idée vague de la manière de traiter des affaires québécoises, à moins qu’il ne se contente que d’une vision globale et systématiquement canadienne, ce qui ne serait nullement surprenant. Au prochain mandat, s’il joue cette dernière carte, il passera à la trappe.

@Renee Houde

Je suis souverainiste et je dois vous dire que l’image et l,opinion que vous avez des Québécois est beaucoup plus négative que celle que j’ai des Canadians.

Je n’ai jamais pensé que le Canada n’était pas un grand pays et qu’il n’était pas habité par des gens bien. Le fond du problème c’est que le Canada n’est pas mon pays, pas plus que les USA ou la France ne le sont.

Quand le ROC avec à sa tête PET a décidé de rapatrier la constitution canadienne en coupant les liens formels avec l’Empire britannique et la couronne anglaise, ce ne fut pas fait en déblatérant sur eux. De la même manière, le gouvernement britannique n’a pas ridiculisé ni insulté les Canadiens. Mais ceux-ci n’ont pas
hésité à trahir le Québec dans le processus.

Pourquoi sentez-vous l’obligation de rabaisser et de ridiculiser les Québécois qui, d’une certaine façon, recherchent ce que le ROC a obtenu de l’Angleterre ?

En terminant, si le Québec est aussi pauvre que le dites, il est plutôt surprenant de constater toute la hargne des fédéralistes à vouloir conserver ce loqueteux à l’intérieur de leur pays. Expliquez-moi pourquoi.

«L’ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit.»
[Aristote]

Renée Houde

Nous ne sommes pas pauvre et nous envoyons toujours $60,000,000,000 par année à Tatawa…

Toujours la désagréable impression que les fédéralistes ne carburent qu’à l’argent. Un pays,une vraie nation ce n’est pas juste une question de dollars.

Moi aussi surpris de la réaction de Coulon .Pourtant ce gars est d’une limpidité absolue pour les questions internationales.

Cependant il est vrai que l’idée fédérale est pas mal brouillonne. Il doit se situer là la manque de rigueur.

En toute sincérité, je ne crois pas que le vote néo-démocrate était purement un vote de protestation. Il est réducteur de voir le vote ainsi. C’est une combinaison de six éléments très clairs:

– la popularité de Jack Layton
– l’essoufflement du Bloc
– la peur d’un gouvernement conservateur majoritaire
– les valeurs progressistes véhiculées par le NPD (puisque bon nombre de Québécois et de Québécoises se sont reconnues dans les valeurs et idées exprimées par Jack Layton tout au long de la campagne)
– l’envie de converger (pour les fédéralistes et les souverainistes) vers un parti fédéraliste qui se montre respectueux de l’option souverainiste
– l’appui manifesté dans les sondages qui ont incité la vague à prendre de l’ampleur et de confirmer qu’un vote pour le NPD n’est pas un vote perdu

Même Bourassa, fédéraliste jusqu’à la fibre, a déclaré(dans un moment de lucidité ou de grande duperie): «Quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse, le Québec est aujourd’hui et pour toujours, une société distincte, libre et capable d’assumer son destin et son développement.»

Il suffit donc que nous prenions acte de cet état de fait, en dépit de tous les contradicteurs défaitistes, pour nous donner notre pays.

Alors, nous n’aurons plus que nous à applaudir ou à blâmer pour nos succès et nos échecs. Soyons adultes, enfin!

« De tout les séparatistes que j’ai renconté, il n’y en a pas “un seul” qui sait que le Qc est une province pauvre. »

Définir « pauvreté » SVP. Et surtout donnez-nous les raisons de cette « pauvreté », autre que les éternels « les Québécois sont minables », « on n’a pas le sens des affaires », « on est une gang de chialeux », etc.

Par exemple, pouvez-vous expliquez pourquoi Montréal, qui était la métropole du Canada (après avoir été celle de la Nouvelle-France), a été détrônée au profit de Toronto pendant le règne de Trudeau (et regardez les efforts et les investissements fait par ce gouvernement et les précédents pour en arrivez-là).
Pourquoi le dit gouvernement a mis autant d’énergie pour transférer l’industrie aéronautique de Montréal (où elle était concentrée) vers Winnipeg.
Quelle proportion du budget de recherche est alloué aux universités québécoises ? Et sur cette proportion (moins de 20%) quelle proportion va aux trois universités anglophones ?
Et j’en passe.

« Le jour ou les Milliards du Canada ($8.6 Milliards) arrêteront de pleuvoir sur le Québec, les gens se réveilleront. »

Encore cette ânerie, inventez par Harper pour nous faire avaler les sables bitumineux (qui soit-disant finance presque entièrement la péréquation (ce qui est évidemment faux)).

1) c’est méconnaître l’ensemble des données. Nos impôts et taxes financent aussi: l’industrie automobile ontarienne, les pétrolières (3,4 milliards par an), les dépenses militaires (contrats sans appel d’offre), un lac artificiel pour le G8, le milliard pour la « sécurité » au G20/B20 (en plus des autres dépenses), la publicité « vive le Canada », etc.

2) Si vraiment nous étions un fardeau économique, le Canada (pas seulement le gouvernement canadien mais aussi les divers gouvernements provinciaux) ne mettraient pas autant d’énergie et ne dépenseraient pas autant pour nous convaincre de « rester ». A moins de croire qu’ils « nous aiment » à ce point (ce dont le peut douter en lisant tout ce qui s’écrit à notre sujet dans les journaux « anglo » depuis pratiquement la Conquête (je vous invite à lire un les journaux et écouter les émissions télés et radios du RoC quand il est question du Québec, vous verrez que si vous pensez que les « séparatistes » sont « haineux » envers le Canada, ce n’est vraiment rien en comparaison).

3) Si vraiment nous sommes des assistés du Canada, il serait temps qu’on se botte le derrière et qu’on prenne nos responsabilités: Devenons indépendants, cela nous obligera à s’occuper de nos affaires et nous libérerions le Canada du « fardeau » que nous sommes, parait-il. Sinon, nous allons restez un peuple « d’assistés-sociaux » (si l’hypothèse qu’on vive au crochet du Canada est fondée). Est-ce cela que prônent les fédéralistes (dépendantistes) ?

Ce qu’il y a de bien avec le NPD c’est que Desmarais n’y a aucune influence (voir l’article du journal le Devoir 11 mai), alors, finalement, les fédéralistes doivent être bien embêtés ! Ils ne sont pas dupes, ils savent fort bien que la situation est loin d’être rose : Le Québec a voté très majoritairement à l’opposé du reste du Canada, même s’ils tentent de nous faire passer cela pour un vote fédéraliste, ils le savent mieux que nous que c’est loin d’être le cas… d’autant plus qu’il y a des députés du NPD qui avant les élections étaient membres soit de Québec Solidaire, soit du Bloc, soit des deux à la fois… on a déjà vu plus grands fédéralistes que cela ! J’étais triste de la mort du Bloc mais maintenant, je commence à trouver la situation passionnante…

J’ai tellement peur que Pauline Marois fasse la souveraineté, j’en dors pas la nuit.. 😉

Les milliards de péréquation ne seront pas perdus lors de l’indépendance, mais récupérés avec les avantages qu’ils ne serviront plus à payer des postes budgétaires communs à la fédération.

Citoyens du monde les Québécois ? Mais certainement. Et cela fait de nous que nous attendons d’être traités à égalité par le Roc, comme nous le faisons en revendiquant ce qui nous revient de droit : le respect de notre langue, de notre culture et l’égalité en matière de droits.

La constitution est à la base de cette égalité.

Le respect des sociétés distinctes est la marque d’un monde ouvert et respectueux des autres…

Non seulement le projet d’indépendance n’est pas mort, il se cultive à chaque jour et paradoxalement, la dernière élection aura été un bon coup vers son accélération.

Il faut convenir qu’il n’était pas facile pour l’électeur québécois de mesurer l’impact du vote NPD dans l’isoloir. Et au lendemain des résultats, les gens ont réalisé qu’ils n’ont pas ajouté au Bloc les forces supposées du NPD, ce qui était pourtant leur intention (du changement à Ottawa en bloquant de toutes les façons la majorité de Harper).

Aussi, aux prochaines élections, verrons-nous revenir le Bloc et fondre l’appui au NPD qui, croyons-nous, perdra son si massif appui puisqu’il ne saurait demeurer crédible auprès du Roc en ménageant la chèvre et le chou.

Et il s’en trouvent qui voudraient museler des gens qui pensent et agissent d’une certaine façon ! Vous savez comment se nomme cette tendance ? Et ensuite vous traitez les indépendantistes d’étroitesse d’esprit !

La démocratie n’est pas un élastique, c’est une règle qui assure l’application des droits.

@Renee Houde
Nos jeunes avec l’Internet changeront tout… car en étant mieux informés et en se comparant avec les autres, ils deviendont éventuellement des Citoyens du Monde et non régional d’esprit.
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Ah ouais..? Pourtant je suis un jeune, bien informé et souverainiste (et je suis pas le seul de ma gang). Je me considère comme un citoyen du monde (je voyage beaucoup), mais avec des assises bien ancrées au Québec. Pourquoi l’un n’irait pas avec l’autre? Je considère que le Québec a son mot à dire sur le plan international au même titre que le Canada. Si c’est « régional » de penser de la sorte selon vous, moi je considère que c’est simplement l’aboutissement de l’émancipation d’un peuple.

La réalité c’est que la plupart des jeunes ne sont pas aussi polarisés dans l’axe souverainiste/fédéraliste que votre génération. La preuve : on peut voter NPD au fédéral et PQ ou QS au provincial. Autant le discours souverainiste a de la difficulté à rejoindre une vaste majorité de Québécois, on en a aussi marre des fédéralistes, comme vous, qui démonisent la cause souverainiste et de ceux qui y croient en leur affublant tous les maux de la société. De laisser sous-entendre que les souverainistes sont justes des chialeux et des ignorants, c’est mon père/grand-père/frères/sœurs que vous insultez. Pis à ce que je sache, ça fait 10 ans que le PLQ (parti fédéraliste) est au pouvoir à Québec. Si le système d’éducation est en si piètre état, c’est de la faute à qui vous pensez..???

Léger n’a pas posé les bonnes questions. Il aurait fallu demander aux gens pour qui ils ont voté le 2 mai, puis poser la question suivante à ceux qui disent avoir voté NDP :

« Connaissant le résultat du vote : gouvernement majoritaire conservateur, NDP opposition officielle jouissant de moins de pouvoir qu’avec un gouvernement minoritaire, revoteriez-vous pour le NDP ? »

Je suis assuré que la cote du NDP chuterait considérablement.

En fait, les Québécois ont voté pour un parti qui devait former le gouvernement dans une coalition NDP-PLC et qui, par conséquent, aurait donné plus de pouvoir au Québec.

« Moi aussi surpris de la réaction de Coulon .Pourtant ce gars est d’une limpidité absolue pour les questions internationales. »

@ Jean-François Côté,

Très bonne observation.

Il arrive souvent que dans nos médias, il y ait d’excellentes analyses impartiales sur les affaires internationales, pendant que pour les affaires nationales, régionales et locales on fasse preuve d’une négligence surprenante.

Comme quoi, on voit bien la paille dans l’oeil du voisin mais mal la poutre dans le nôtre. Quelque chose comme ça, dirait l’ancien coach Perron. 😉

Les grands esprits se rassemblent!!!

Gardons-nous de faire dire aux Québécois ce qu’ils n’ont pas dit

Bernard Brainville, député de Marie-Victorin
http://bernarddrainville.org/drainville/2011/05/11/gardons-nous-de-faire-dire-aux-quebecois-ce-qu’ils-n’ont-pas-dit/

Le Bloc est d’ailleurs le seul parti qui n’as pas voté la constitution qui nous exclut et qui n’a pas voté l’infâme loi Dion contre le droit du Québec à disposer de lui-même, loi conçue et votée par le parti pour lequel M. Coulon a été candidat.

Néanmoins, lorsque que les députés fédéraux du Québec seront du côté des intérêts des Québécois, lorsqu’ils défendront les consensus de l’Assemblée nationale, ils nous trouveront à leurs côtés; Pauline Marois, moi et tout le Parti Québécois. C’est une responsabilité que nous comptons assumer pleinement, quoiqu’en disent ceux qui se réjouissent de l’affaiblissement du Québec.

Étrange schizophrénie que celle de fédéralistes québécois remettant en cause les règles fédéralistes de la péréquation, alors qu’en même temps, ils refusent que le Québec devienne un état indépendant pour se soustraire à ces mêmes règles qu’ils abhorrent
parce qu’elles « avantagent » le Québec, selon leur esprit écartelé.

Du ben drole de monde…

n ayez pas peur de dormir, les éternels anti-souverainistes…car pauline marois ne fera pas la souverainté d elle-meme…et puis vous pourriez y participer vous aussi en vous impliquant à rendre notre québec meilleur de entièrement adulte de lui-même…n a t on pas assez grandi avec le canada pour pouvoir faire vivre la vie du québec en adulte…ce serait la fin…des québécois resté ados…dans le canada…!!! et puis…le npd…n en ont ils pas payé le prix pour ainsi …débarquer le bloc q.!!! A la prochaine…!!!!

@ Samuel Olivier, votre commentaire # 18 :

Je trouve que votre analyse est très juste.

J’appuie entièrement votre commentaire.

Comme le dit Mme De Bellefeuille, la situation devient passionnante. On constate en effet combien certains mercenaires du fédéralisme ont rapidement pavoisé devant la dégelée administrée au Bloc. Tout comme Coulon, leurs analyses erronées les poussent à des conclusions qu’ils pourraient regretter longtemps.

Donc, de plus en plus dans le ROC, les prises de position montreront clairement que le Québec n’est à leurs yeux, au mieux qu’une province comme les autres. Le ROC est en train de se convaincre que l’option souverainiste est morte le 2 mai 2011 au Québec. La pression que Bloc exerçait à Ottawa ayant disparue, les fédéralistes se laisseront aller et leur arrogance, endiguée depuis toutes ces années, pourra enfin s’exprimer et les Québécois n’y restera pas indifférents, c’est certain.

Le cocus du Bloc est en réflexion aujourd’hui à Laval. J’espère que les participants réfléchiront avant de décider de la façon que réagira le Bloc face à son avenir.

Il est évident que le Bloc, à cause des compétences qui y furent développées, des connaissances dont il est le détenteur, est un actif de très haute valeur pour la cause de la souveraineté du Québec. La vrai question est de savoir comment le mieux utiliser cet actif.

N’oublions pas que Harper, maintenant majoritaire, devrait faire adopter la loi coupant toutes subventions aux partis politiques. L’objectif, on le connait : réduire au maximum la force des partis politiques adversaires du PCC. Si la disparition du Bloc, privé des fonds publiques est prévisible aux yeux du ROC, rien ne les arrêtera.

Dans ce contexte, le Bloc doit-il persister à vivoter à Ottawa ou devrait-on rapatrier tout cet actif et le concentrer au Québec, là ou la souveraineté peut se faire ? Loin de se saborder et disparaître, le bloc devrait peut-être se transformer.

Je ne saurais répondre à cette question. Mais j’estime qu’elle est suffisamment importante pour en discuter honnêtement.

«Le doute est l’école de la vérité.»
[Francis Bacon]

Outre une passion pour la politique, que peuvent bien avoir en commun les Jocelyn Coulon, Éric Duhaime, Claude Charron, Yvon Vallières et Rhéal Ménard?

@ Mme Renée Houde #6

Vous semblez, peut être bien malgré vous, devenir la vedette de la présente chronique. Mais vous devrez avouer que vous faites peut-être un peu exprès.

En tout respect avec votre opinion, je pense que vous négligez le fait que le Québec représente grosso modo 23% de la population canadienne (2e province la plus populeuse) et que Montréal est la 2e plus grande agglomération au pays possédant une bonne part des sièges sociaux du pays.

Avec le 4e plus bas taux de chômage au pays, il doit bien y avoir quelques versements en impôt des particuliers et des sociétés ayant leur siège social au Québec qui se rendent dans les coffres de l’État canadien? Avec le 4e plus bas taux de chômage au pays, ce 23% de canadiens doit bien dépenser une partie de son pécule en biens et services et devraient donc expédier sa juste part de TPS à l’État canadien?

À vous lire, l’on serait porté à croire que le Québec ne fait que recevoir de l’argent d’Ottawa et des autres provinces canadiennes sans y contribuer d’aucune façon.

En tout cas, pour ma part, je produis une déclaration d’impôt sur le revenu au fédéral et l’État canadien perçoit une bonne part de mon salaire depuis que je suis sur le marché de l’emploi. Je me procure également des biens et des services à tous les jours et je paie, comme tous les autres canadien, mon 5% de TPS.

Les taux d’imposition fédéral et de TPS sont les mêmes pour l’ensemble des contribuables canadiens, peut importe leur province d’origine.

Je ne sais pas si depuis que vous êtes au Québec vous bénéficiez d’une exemption de fournir votre juste part à l’État canadien, mais moi pas!

Si pour vous, le Québec reçoit 8,6 milliards de dollars par année de plus qu’il y contribue, d’où proviendrait tout ce surplus? Des contribuables de quelle province moins populeuse que le Québec?

Ça tient pas debout! Vous lisez trop de fiction fédérative de propagande provenant du RduC…

En réaction directe à la chronique, je vous dirais M. Lisée, que mon expérience de vie me dit que peu importe vos analyses, plus ça va changer, plus ça va demeurer pareil.

Donc, pour ma part, aucun espoir dans une éventuelle réintégration du Québec au sein de la fédération canadienne. Ça fait 40 ans que les québécois se rivent le nez sur la même porte.

Ça va être une « third strike » et un retour à la case départ, ne passez pas par GO et ne réclamer pas 200$.

On finira peut être par en tirer une conclusion collective…

Si on présume que sans référendum dans un horizon proche l’appui à la souveraineté demeure autour de 40% que doit-on comprendre des souverainistes qui ont voulu éradiquer le rapport de force politique que constituait le Bloc québécois à Ottawa le 2 mai dernier ?

@jean bon
J’ai bien aimé vos commentaires. J’avais l’impression que c’était un de mes enfants qui l’avait écrit…
Aux fédéralistes: ce n’est pas vrai que les jeunes Québécois ne sont plus souverainistes mais qu’ils préfèrent « le monde » (i.e. la planète. Sur mes quatre enfants maintenant adultes), au moins trois le sont, dont la « p’tite » dernière est une citoyenne du monde, pour qui la planète est un terrain de jeu. Elle habite ici quelques mois par année, et le reste du temps ailleurs. Pour elle, il est doux de revenir au pays, c’est à dire au Québec. C’est ici qu’elle a ses racines, ce qui ne l’a pas empêché de parler très bien trois langues, dont son français, évidemment! Ce qui ne l’a pas empêché non plus d’enseigner l’anglais en Amérique du Sud. Bref, des jeunes curieux, allumés, intéressés à la chose politique, dont plusieurs sont souverainistes.

Les chiffres, ah les chiffres, ça peut détruire les plus beaux sourires 🙂

Mais dites donc, c’est quand même quelque chose être votre ami, on passe au batte !

Enfin, je n’ai plus a me préoccuper de vos chicanes séparatiste / Fédéraliste. Maintenant installé en Ontario, sans pour autant perdre quoi que se soit (en fait, j’ai un peu plus d’argent dans mes poches. C’est faux de dire que c’est plus cher en ON) Je peux vous regarder débattre de la question sans me sentir concerné.

Bon papier ! Nous semblons être en communion d’idée sur le sujet. Voir la réponse à Jocelyn Coulon que j’ai publiée sur mon site : http://goo.gl/EZup7

Bonne journée !

Avec le gouvernement Belge « neutralisé » par l’arrivée au pouvoir d’un parti sécessionniste, il y a un an. (J’aime rappeler ironiquement la devise de la Belgique « L’union fait la force »)

Avec la Catalogne qui a voter à forte proportion (90%) « POUR » l’indépendance dans un référendum consultatif.

L’idée de la souveraineté du Québec prendra du temps à mourir car elle est ancrée dans un principe important, simple, vital et partagé ailleurs dans le monde:
L’importance d’un peuple à se doter d’un pays qui le représente.

Si c’est valable pour la République Tchèque ou la Slovénie… Ça doit être valable pour le Québec.
On est pas plus fin, ni plus « débile » que n’importe quel autre peuple sur Terre.

Le vote de la dernière élection confirme plusieurs tendances , la sottise politique de plus en plus prononcée des électeurs d’origine francophone du Québec ,eux , capable de voter ultra conservateur (adq), le lendemain, voter à gauche (npd). les influencés par quelques sondages douteux , genre impression sur internet et publié en première page de la presse ,le vent courant »il parait que… » , l’intelligence des anglophones du Québec qui eux , votent statégiquement , sentant la vague , espérant se débarasser des méchants »séparatisssssss »,se pinçant le nez décident de voter autre chose que libéral . Le triomphe de la compagnie Gesca pour moi est là: les employés de la Presse peuvent respirer en paix , ils ont encore réussi à influencer l’électorat francophone avec la mise en valeur de sondages douteux et indirectement , justifier , les pertes financières de la Presse ,somme toute dérisoire pour un empire comme Desmarais , ils peuvent encore , influencer , le cours des événements , mettre le Npd au Québec pour se débarrasser du Bloc , pour remettre le Québec dans un parti »fédéraliste », Le »war room » de Gesca ayant décidé de larguer les libéraux fédéraux maintenant invendables au Québec , eux aussi , se pinçant le nez ,pour donner une victoire fédéraliste à tout prix , quitte à influer le vote en faveur du NPD, même si ce n’est pas le premier choix de Gesca. Je trouve que c’est prémonitoire de ce qui va se passer au Canada en entier , la médiocrité intellectuelle des Québécois, influencés par des sondages douteux , les vents contraires ect . , le »zapping » électoral suivra aussi sûrement chez nos amis anglos des autres provinces , »Big BROTHER » watching is you

M. Lisée,

Comme LA PRESSE n’a pas publié ma réponse à Jocelyn Coulon, je l’utilise pour me joindre à votre forum.
D’autre part, avez-vous remarqué que le lendemain du papier de M. Coulon, mardi, André Pratte et Lysiane Gagnon de La presse, semblaient eux aussi, à côté de leurs pompes, embarrassés par le vote québécois, voire un peu méprisants, sans doute bien au fait de la farce que cela au Canada-anglais? Je trouve finalement la réaction fédéraliste québécoise au vote, au moins aussi intéressante que le résultat lui-même.
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Réponse à l’opinion de Jocelyn Coulon:

Même en sachant que Jocelyn Coulon a jadis porté les couleurs d’un parti fédéraliste, on s’étonne de la vindicte dont il fait preuve dans son plaidoyer fédéraliste de lundi. Le procès d’intentions qu’il fait au Bloc québécois et aux souverainistes de tout genre, laisse pantois.

Une semaine après une élection dont tous soupèsent encore le sens, M. Coulon a bien le droit de voir dans les résultats de lundi dernier, une défaite des souverainistes. Mais dans un texte oü il appelle à la créativité des fédéralistes pour profiter de la nouvelle dynamique, il est assez étonnant de le voir prendre le temps de dénoncer à posteriori le chantage des indépendantistes, les astuces de cage à homards, les lobotomisations appréhendées, les bricolages intellectuels et l’exploitation de querelles oiseuses.

On s’attendrait à moins de hargne de la part d’un politologue. Le séparatisme est-il la chimère d’une élite malicieuse qui abuse depuis 40 ans de la crédulité du brave peuple? C’était le crédo du CITE LIBRE des années juste avant le 2e référendum. C’était aussi la vision de Mordecai Richler et d’une certaine intelligentsia torontoise. De Jocelyn Coulon, on attendait au moins une reconnaissance de la légitimité de cette inlassable mouvance souverainiste.

Peut-être que le moment triomphaliste passé, monsieur Coulon pourra nous expliquer calmement, en opposition aux « bricolages intellectuels » péquistes, de quels échafaudages solides a accouché son groupe de l’Idée fédérale, depuis 10 ans. Pour l’instant, le directeur d’un centre de recherche de l’Université de Montréal montre le même esprit revanchard qu’on trouve parfois chez les souverainistes. Vraisemblablement, le fédéralisme n’est pas beaucoup plus serein que le souverainisme…

Si jamais, peut-être en relisant Le savant et le politique de Max Weber, Jocelyn Coulon retrouve certain détachement intellectuel, il pourrait utiliser l’énorme banque de données de la boussole électorale de Radio-Canada, pour montrer que les Québécois sont « combien semblables aux autres Canadiens », comme il écrit. Mais que dira le membre de L’idée fédérale si la boussole des Canadiens ne confirme pas ses voeux?

N.C.

Cette élection n’a pas été nuisible à la souveraineté du Québec, elle a juste confirmé que les séparatistes solides, il n’y en a qu’environ 25 %, ce qui était le « score » du PQ en 1970.

Les tenants du fédérâlisme voudrait donner un sens à une élection qui n’en a pas eu. J’entendais tantôt Gérard Deltell sur une station radio de Québec qui disait que ce n’était pas un vote de la gauche contre la droite que ce vote mais bien un vote contre la souveraineté du Québec.

Ben v’la-t-y pas qu’on était en élection référendaire pis parsonne nous l’avait dit!

Si on proposait que la prochaine élection provinciale au Québec en soit une référendaire, j’pense bien que Deltell, Charest et compaires hurleraient au vol de la démocratie.

@ Pierre McCoy:

Heureusement que la majorité des Québécois ont des racines plus profondes et plus solides que les vôtres! Votre individualisme à outrance vous honore-t-il?

Élie,
voiçi qui est bien dit: j’ai toujours pensé que les motifs que vous évoquez sont les plus importants dans la recherche de notre indépendance,quasi à l’excetion de tout autre.
ET ça, ça s’appelle LA FIERTÉ D’UN PEUPLE!

Ce que les sondages de Léger marketing confirment, c’est que la plus grande partie du vote québécois était un vote d’humeur et non la marque d’un changement d’orientation politique. Si les québécois avaient souhaité affirmer un nouvel engouement pour le fédéralisme, ils auraient choisi des Conservateurs dans certaines circonscriptions, des Libéraux dans d’autres, des NPD ailleurs et la répartition provinciale serait tout autre : plus équilibrée. Ce qui veut dire en somme qu’il y aurait eu des gains pour tous et des pertes pour le Bloc mais en moindre importance.

Cela aurait dû se vérifier dans la répartition des sièges partout au Canada où les Conservateurs auraient dû rester minoritaires ou faiblement majoritaires. Évidemment les humeurs des uns et des autres seraient bien différentes et tout le monde gagnerait certainement en maturité. Cela montre pour moi simplement une chose : c’est que les gens ne votent pas en vertu de principes objectifs. Ne choisissent pas leurs élus avec intelligence. Que les gens sont essentiellement gouvernés dans l’ensemble de leurs actions par l’irrationnel et qu’ils ne sont majoritairement pas gouvernés par la raison lorsqu’ils votent ; ainsi cela fait de nous des objets manipulables à souhait. Cet irrationalité patente est un obstacle majeur à un développement d’une personnalité adulte, c’est un obstacle au développement d’une société vraiment démocratique. Cela met en péril nos libertés, toutes nos libertés. Cela n’augure pas de changements profonds avant très longtemps (ce qui veut dire en gros 3 ou 4 générations).

2o P. Lagassé
Merci pour votre commentaire fort documenté…vous résumez de façon exhaustive, ce que plusieurs pensent dans mon entourage…
et vlan dans les dents.
Merci!

@ Denis Drouin :

La vérité choque n’est-ce pas monsieur Drouin ? Autrement pourquoi vous ébranlerait-elle à ce point ?

Comme tout militant inconditionnel, il semble que vous ayez un parti pris quasi compulsif pour l’indépendance à tout prix, et ne pouvez en conséquence supporter d’opinions contraires pouvant mettre en cause votre option.

Demandez-vous si vous ne vous êtes pas trop identifié à votre option, au point de percevoir toute opinion contraire comme une atteinte aux fondements mêmes de votre personne ?

@ claude pelletier (# 49):

Et VLAN!!! Dans les gencives.

Drouin ne s’en remettra pas…

KO!!!

“le Québec est traité avec le respect qu’il se doit au Canada^
Et si l’on posait la même question dans les autres provinces, les réponses seraient sensiblement les mêmes. Le Canada est un fédération de provinces. L’identité locale est très forte partout. Il faut donc sortir du Québec pour le constater, ce que peu de gens se donne la peine de faire. Nous avons beaucoup plus en commun avec les autres canadiens aileurs au pays que qu’om nous laisse croire. Chacun veut sa part du gâteau, un gâteau plus grand que nature.

Complément de réponse à Denis Drouin :

Si vous ne croyez pas que les indépendantistes purs et durs collaborent à une entreprise de lessivage, si vous n’aimez pas le mot lobotomisation, et de programmation du cerveau de leurs concitoyens en faveur de l’indépendance du Québec à tout prix,

alors, pourquoi ne se contentent-ils pas de promouvoir rationnellement leur option en respectant VRAIMENT celle des autres, sans développer d’animosité envers ceux qui ne pensent pas comme eux, sans les invectiver (les injurier) ni les diminuer et sans essayer par tous les moyens de les convertir sous prétexte qu’ils se pensent en guerre.

Les québécois fédéralistes ont beaucoup plus de coeur au ventre que les indépendantistes semblent le penser; ils opteront massivement pour l’indépendance, j’en suis convaincu, s’ils constatent qu’un parti politique et ses supporteurs, soit-il conservateur ou autre, s’évertue à AMÉRICANISER (RÉPUBLICANISER ou »Teapartyser ») le Canada, c’est-à-dire à détruire notre société, ses valeurs, sa philosophie de partage, ses lois et ses institutions sociales-démocrates.

D’ici là, laissons chaque personne choisir librement dans quel type de société elle désire vivre, sans dénier à toute faction – fédéraliste ou indépendantiste – le droit le plus strict de s’organiser et de promouvoir son option, dans le respect de chacun.

Je pense que les Québécois ont conclus que le Bloc ne faisait plus avancer le projet de pays.

« Demandez-vous si vous ne vous êtes pas trop identifié à votre option, au point de percevoir toute opinion contraire comme une atteinte aux fondements mêmes de votre personne ? »

Ça se peut-ti que votre belle phrase (no. 49)puisse aussi s’appliquer à vous M. Pelletier?

2 C. Perron :

Ce serait peut-être le cas si j’en accusais monsieur Drouin, mais je ne fais que lui poser la question en lui donnant l’opportunité de se questionner et de faire connaître sa réponse s’il le désire.

Pour ma part, je ne tente que de défendre honnêtement mon point de vue en respectant le sien.

@ François 1, votre commentaire # 50 :

Je sens le besoin de souligner ici que mes commentaires ne sont soumis que dans une optique de sain échange de points de vues, sans aucune recherche de satisfaction d’égo. Du moins c’est ce que je m’efforce de faire. Et si d’aventure je me fais avoir, je ne tarderai pas à m’en excuser dès que je m’en apercevrai, peu m’importe si le fait de m’excuser peut être perçu par certains comme une faiblesse. Ce n’est pas ainsi que je le perçois, bien au contraire.

Et, sachant par expérience que mon égo n’est jamais loin, je fais – depuis un certain nombre d’années – l’effort, à chacun de mes commentaires, de ne pas tenter de l’emporter sur quiconque sous prétexte de défendre mon point de vue; je m’applique à ne défendre que mon point de vue, en me laissant toujours l’opportunité de changer d’idée ou d’option lorsque la constatation de faits nouveaux le justifie à mes yeux.

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