Retour au village des valeurs

En juin 2008, je signais une chronique intitulée «Le village des valeurs». La raison de ce titre?

Un tantinet ironique, il faisait référence à une publicité «pleine page» diffusée dans les journaux par le gouvernement Charest au lendemain de la sortie du rapport Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables.

La déclaration de Jean Charest sur les  «valeurs québécoises», circa 2008.
La déclaration de Jean Charest sur les «valeurs québécoises», circa 2008.

Cette publicité, graciée d’une photo du premier ministre apposant sa signature au bas d’une page qu’on imagine être celle de sa «déclaration» de «valeurs québécoises», était coiffée de l’énoncé suivant en caractères gras :

«Quand on choisit le Québec, on choisit aussi les Québécois et leurs valeurs.»

Et le texte d’énoncer les dites «valeurs québécoises» en question :

«Le Québec est une nation par son histoire, sa langue, sa culture, son territoire et ses institutions. La nation du Québec a des valeurs. L’égalité entre les femmes et les hommes, la primauté du français et la séparation entre l’État et la religion font partie de ces valeurs fondamentales. Elles sont à prendre avec le Québec. Nous n’avons pas tous la même origine, pourtant nous avons la même destinée. Car nous sommes tous Québécois.»

Ça vous rappelle quelque chose?

Eh oui. Cinq ans plus tard, Bernard Drainville – ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne – annonce que son gouvernement troquera son engagement électoral d’une Charte de la laïcité pour une Charte dite des «valeurs québécoises».

Combien on parie que ces «valeurs» rappelleront celles listées par Jean Charest en 2008? Que voulez-vous, on ne réinvente pas la roue à tous les cinq ans. Et combien on parie que ces mêmes «valeurs», hormis la «primauté du français», n’ont rien de «Québécois» en soi, mais sont plutôt des valeurs universelles?

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Valeurs ou balises?

En remettant à l’automne le dépôt de son nouveau projet de Charte des valeurs québécoises, l’objectif premier de l’exercice crève l’écran.

Souhaitant mobiliser une partie de l’électorat autour de cette question éminemment identitaire, le gouvernement minoritaire du Parti québécois – malmené dans les sondages -, se cherche un prochain thème électoral capable de faire oublier les reculs des derniers mois. Le succès de l’ADQ en 2007 en aura sûrement inspiré quelques uns.

Après neuf ans d’un gouvernement Charest fort timide dans ce domaine, la question plus ciblée de la laïcité méritait pourtant une attention spécifique.

Le ministre Drainville a d’ailleurs raison lorsqu’il dit constater «un consensus très fort pour qu’on ait des règles afin d’encadrer des demandes d’accommodement religieux».

Dans ce cas-là, il aurait fallu ne pas abandonner la promesse d’une Charte de la laïcité. Ou encore, ne pas risquer de la diluer dans une grande marmite de «valeurs».

Le jugement surréaliste et contradictoire rendu par la Cour d’Appel permettant à la Ville de Saguenay de continuer à dire une prière avant chaque conseil municipal et de conserver des symboles religieux chrétiens comme la statue du Sacré-Coeur et le crucifix, fait ample démonstration du besoin urgent d’une vraie Charte de la laïcité.

En son absence, pas étonnant que le maire très pratiquant de Saguenay, Jean Tremblay, se réjouisse autant de ce jugement et le qualifie de «victoire historique».

Même si le jugement dit tout et son contraire, le juge se donne tout de même la peine de souligner que sur cette question «délicate et difficile de neutralité religieuse de l’État », le concept est d’autant plus «difficile d’application», qu’il «n’existe pas au Québec une telle chose appelée charte de la laïcité».

Sur ce point, le juge fait mouche.

Un peu plus et il en passait directement la commande au gouvernement Marois.

Sans Charte de la laïcité, difficile en effet de résister, même un peu, à l’expansion que prennent au Canada les droits de nature religieuse. Une telle absence accentue d’autant la soumission des lois québécoises à une Charte canadienne des droits s’ouvrant elle-même sur l’attendu peu connu «que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu et la primauté du droit».

Comment concilier cette «suprématie de Dieu» avec la «primauté du droit» est un mystère aussi impénétrable que celui de l’Immaculée conception!

Sans compter l’effet similaire d’une jurisprudence volumineuse issue d’une Cour suprême portée à une interprétation de plus en plus large des libertés de croyance et de religion.

Alors qu’une Charte des «valeurs québécoises» risquerait de s’éparpiller nettement au-delà de ces questions – déjà fort complexes en soi -, une Charte de la laïcité aurait eu l’avantage de se limiter aux questions d’accommodements religieux et de neutralité de l’État. Ces débats ont d’ailleurs lieu partout, ou presque, en Occident.

Même aux États-Unis – le pays où l’on chante avec fierté le God Bless America et où le pedigree religieux des élus est scruté à la loupe par l’électorat -, une cause similaire à celle de la Ville de Saguenay attend leur Cour suprême dès l’automne. On y posera la question de la séparation de l’Église et de l’État et se penchera sur la constitutionnalité des prières récitées en ouverture de séance des conseils municipaux.

Par contre, le projet d’une Charte des «valeurs québécoises» – dont la plupart, de toute manière, n’ont rien de spécifiquement québécois -, c’est une autre histoire.

Alors que de parler en termes de «valeurs québécoises» fait appel à l’identité avec un grand «I», un projet plus ciblé de Charte de la laïcité, serait sûrement plus risqué électoralement pour le gouvernement.

Pourquoi? Parce qu’une Charte de la laïcité reposerait sur une affirmation concrète de la neutralité religieuse de l’État, de ses institutions, de ses représentants – dont les élus et le parlement. Bref, on parle ici de l’espace «civique», et non pas «public». Une telle affirmation appellerait des balises non seulement concrètes, mais aussi cohérentes entre elles.

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Un «symbole» religieux et politique dont la place est au musée

Or, du moment où péquistes, libéraux et caquistes s’entendent pour refuser de sortir le crucifix de l’Assemblée nationale pour l’exposer dans un lieu plus approprié – disons, un musée -, comment pourraient-ils appuyer en même temps l’idée d’une vraie Charte de la laïcité, laquelle, nécessairement, devrait reposer sur le principe de la neutralité de l’État ?

En lieu et place, on entend plutôt des élus qualifier ce crucifix d’élément majeur de notre «patrimoine» alors qu’il est avant tout un symbole religieux chrétien. Dans son cas bien spécifique, il renvoie aussi au but visé par son installation par le premier ministre ultraconservateur Maurice Duplessis dans les années 1930.

Cette intention, rappelons-le, était d’illustrer au sein même du parlement, l’alliance stratégique scellée entre l’Union nationale et le haut-clergé catholique. Ce pacte ne fut pas sans effets délétères majeurs sur la politique québécoise et la liberté de conscience de nombreux citoyens.

Il assurait en effet à Duplessis le vote captif de nombreux «Canadiens-français» encouragés jusqu’en chaire par les curés à voter «bleu» comme la couleur du ciel. Sans oublier la manière dont le clergé et le Vatican ont traité et traitent encore les femmes comme des citoyennes de seconde zone. Si l’«égalité homme-femme» est vraiment une «valeur» ici, raison de plus pour déménager ce crucifix dans un musée.

Quant à son appui inconditionnel à l’Union nationale et son travail monumental de propagande pro-Duplessis, le haut-clergé en fut amplement récompensé. Entre autres choses, par un pouvoir de contrôle élargi sur les institutions d’instruction et de santé et des avantages fiscaux majeurs.

Comme quoi, rien n’est gratuit. Voilà le prix payé pour la présence du crucifix au Salon bleu.

Comment prétendre à la neutralité de l’État lorsqu’un symbole aussi religieux et rappelant une période aussi peu glorieuse de notre vie politique trône directement au-dessus de la tête du président de l’Assemblée nationale? Une contradiction de taille que je décortiquais ici plus en détails. La neutralité de l’État, une vraie, ne peut être à géométrie variable…

De voir des élus sanctionner en 2013 cette même double symbolique sous prétexte qu’elle ferait partie du «patrimoine» historique québécois, témoigne soit de leur ignorance de l’histoire, oit de leur peur nettement plus probable d’indisposer un certain nombre électeurs aussi attachés à ce crucifix qu’ils se disent horripilés par un quelconque accommodement passager pour une fête juive ou musulmane.

Un sondage non probabiliste Léger Marketing/Le Journal de Montréal mené à la demande du gouvernement Marois, illustre ces mêmes incohérences à la perfection.

Alors que 66% des répondants souhaitent que l’on interdise les accommodements religieux au Québec et qu’un consensus se dégage sur l’interdiction des «signes religieux» dans la fonction publique, on appuie quand même la présence du crucifix à l’Assemblée nationale à hauteur de 58%.

Que les élus n’entreprennent pas un dialogue éclairé sur ce sujet au lieu d’encourager ces mêmes incohérences par souci électoraliste, déçoit.

Retirer le crucifix de l’enceinte même où débattent les élus du peuple rendrait pourtant déjà plus cohérente l’intention de mieux «baliser» les accommodements de type religieux en affirmant clairement la «neutralité» de l’État au sein même du parlement.

Même chose pour les écoles privées à vocation religieuse. Comment parler en termes de laïcité au Québec alors qu’il demeure le seul État du continent à en subventionner autant? Et ce, parfois même jusqu’à 60%.

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L’objectif dévoilé

Non seulement le Parti québécois abandonne son engagement d’une vraie Charte de la laïcité pour une Charte dite des «valeurs québécoises», comme gouvernement minoritaire, même cette dernière risque de finir en queue de poisson. Tout comme son projet de loi 14 supposé renforcer la loi 101 et maintenant repoussé, lui aussi, à l’automne.

Mener des débats aussi complexes que ceux des «valeurs» ou de la laïcité nécessite pourtant au bas mot la solidité d’un gouvernement majoritaire. Quel qu’il soit. Et surtout, d’un gouvernement majoritaire doté d’une vision claire et d’un leadership à l’avenant.

Ce qui nous ramène à l’objectif politique d’une charte des «valeurs québécoises»: tenter de trouver au PQ un thème électoral porteur auprès d’une partie de son électorat traditionnel déçu de sa gouverne.

Difficile d’échapper à ce constat.

D’autant que le ministre Drainville repousse à l’automne son projet déjà altéré en jurant qu’il fera alors appel à la population pour lui donner le «rapport de force» qu’il n’a pas comme membre d’un gouvernement minoritaire.

Traduction : en allant sur le terrain élargi des «valeurs» tout en sachant que le tout a de bonnes chances de ne pas aboutir, cet «appel» lancé à la «population» annoncera fort probablement la remise de la question à la prochaine campagne électorale. L’espoir au PQ étant que d’ici-là, cette question des «valeurs» pourrait l’aider à se gagner quelques votes précieux, dont il aurait grand besoin si les sondages devaient lui être toujours aussi peu cléments.

Le problème est que ce calcul risqué n’en vaut même pas la chandelle. Sur un terrain aussi large et miné, les dangers de dérapage, d’un côté comme de l’autre de l’Assemblée nationale, sont réels.

En optant pour une Charte des «valeurs», dont les principaux piliers sont déjà amplement protégés par la Charte québécoise des droits, on risque de faire l’économie d’un débat essentiel. Un débat dont nous ne devrions pas avoir peur.

Ce débat est celui qui devrait porter, enfin, sur cette incohérence manifeste jusqu’à l’Assemblée nationale voulant qu’une majorité rejette tout accommodement religieux tout en confondant «patrimoine», «histoire», «identité», «accommodement», «espace public et «espace civique». Du moins, dès qu’il est question de la religion catholique.

Or, une neutralité religieuse clairement affirmée de l’État par des mesures concrètes et cohérentes, ne nie aucunement le passé, le patrimoine ou l’identité.

Au Québec, de toute manière, la chose est aussi impensable qu’impossible. Son paysage – son espace public» -, est jalonné de clochers, de crucifix et de croix. Sa toponymie regorge également de noms de saints et de saintes en milieux urbains et ruraux.

Au contraire. La neutralité de l’État permet de dégager l’espace civique de tout référent religieux imposé autant aux croyants de toutes dénominations qu’aux athées et aux laïcs.

Dans nos sociétés de plus en plus diversifiées, la neutralité religieuse de l’État dans l’espace civique renforce en fait l’exercice de la liberté de conscience des citoyens dans l’espace public et l’espace privé. C’est une condition sine qua non de cette liberté.

Quant au rôle de la religion dans l’histoire et le patrimoine québécois – puisque nous semblons avoir oublié son volet protestant, on parle surtout du catholicisme, du clergé et du Vatican -, il appartient justement à la mémoire. La mémoire de ce rôle ne se traduit pas par l’exposition du crucifix au parlement comme symbole de «résistance» de la majorité aux demandes d’accommodements des minorités. Elle s’inscrit plutôt dans l’étude et l’enseignement de l’histoire nationale à tous – Québécois d’origine ou non.

Renforcer son enseignement est un geste nettement plus approprié pour préserver la mémoire et la compréhension de cet aspect central de notre histoire que de continuer à cultiver la confusion ambiante entre patrimoine, histoire, identité, laïcité et neutralité de l’État.

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Savoir choisir ses batailles

Dommage, ce troc d’une Charte de la laïcité pour celle des «valeurs québécoises». Vraiment dommage.

Après l’inaction du gouvernement Charest, les Québécois risquent de rater à nouveau une excellente occasion de creuser ce sujet pourtant de plus en plus incontournable.

Dans la dynamique canadienne et nord-américaine, les «valeurs» et insécurités identitaires d’une nation québécoise de plus en plus minoritaire sont certes légitimes et nécessitent un débat politique de fond.

Or, avec une Charte des «valeurs québécoises», on risque plutôt de continuer à entretenir cette grande confusion où tout se mélange – laïcité, neutralité de l’État, patrimoine, identité, etc..

Le gouvernement refuse d’envisager le retrait du crucifix de l’Assemblée nationale. Selon le ministre Drainville, ce serait parce que, dans la vie, il faut savoir «choisir ses batailles». Peut-être bien… Sauf que personne n’est dupe non plus, du calcul essentiellement électoraliste qui se cache derrière ce choix.

Si tout gouvernement doit choisir ses batailles, il arrive aussi qu’il doive faire montre de courage pour des impératifs moins collés sur ses intérêts immédiats.

 

 

 

 

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Il est écrit ici : « Le gouvernement refuse d’envisager le retrait du crucifix de l’Assemblée nationale. Selon le ministre Drainville, ce serait parce que, dans la vie, il faut savoir «choisir ses batailles »

Le crucifix à notre Assemblée nationale n’est rien à côté de la croix blanche sur fond bleu, sur tous nos drapeaux du Québec, ce qui montre la religiosité de M. Duplessis qui l’a adopté en 1948. Ce fleurdelisé compte aussi 4 fleurs de lys, symbole royal par excellence jusqu’à la décapitation du roi français Louis XVI en 1 793 par les républicains français.

Si nos valeurs québécoises actuelles sont contre la laïcité et en faveur de la royauté, notre fleurdelisé est parfait !

Toujours pris par votre manichéisme M. Bousquet ! C’est blanc ou c’est noir. En fait ce n’est pas du manichéisme, c’est du simplisme intellectuel à outrance que de supposer que le fleurdelisé a une signification anti laïcité et pro royauté.

Le crucifix est-il la représentation de l’instrument de torture utilisé depuis la nuit des temps ? Évidemment non. C’est d’abord le symbole d’une religion. C’est tout. Et comme je ne souhaite pas voir la religion dans nos institutions civiques, le crucifix n’a pas sa place au Parlement, sauf dans un musée, comme artéfact.
«La religion n’est autre chose que l’ombre portée de l’univers sur l’intelligence humaine.»
[Victor Hugo]

Nous jugerons l’arbre à ses fruits. Affirmer tout de go que l’hypothèse d’adopter une charte des valeurs québécoises laissera de côté l’affirmation de la laïcité de l’État est quelque peu excessif car en réalité on n’en sait encore rien.

Ce qu’il faut cependant c’est que les citoyens exigent l’idée qu’au Québec l’appareil étatique soit strictement laïc. Que cette idée, cette valeur soit l’objet exclusif d’un document officiel ou que la laïcité de l’État soit insérée dans un texte plus large me semble l’équivalent de discuter du sexe des anges. En pratique, il est simplement nécessaire que laïcité de l’État soit explicitement décrétée. L’essentiel est que le moment venu, les tribunaux et les instances gouvernementales appropriées, au moment de prendre une décision dans ce domaine, devront le faire selon un texte clair et explicite. Que ce soit à partir d’un document de cinq ou de 100 pages m’importe peu.

Alors plutôt que de se battre sur l’épaisseur du document, nous devons faire en sorte que le Gouvernement comprenne bien que le texte décrétant la laïcité de l’État soit clair, net et précis. Voila où nous devrions mettre notre énergie. On peut faire beaucoup de bruit à défoncer des portes ouvertes mais ça n’ajoute absolument rien en termes d’efficacité.

«La religion est la maladie honteuse de l’humanité. La politique en est le cancer.»
[Henry de Montherlant]

Est-ce que c’est possible pour la majorité d’avoir raison? Les Québécois disent qu’ils veulent interdire les accommodements religieux tout en laissant une place au patrimoine catholique. Ils ne veulent plus entendre d’histoires de personnes qui refusent d’être soignées par une femme ou qui refusent de s’adresser à une policière. Est-ce qu’ils ont le droit de faire ces choix sans devoir mettre le feu aux églises ou bien il faut que ce soit tout ou rien? Je trouve déplorable de voir que vous attaquez le PQ sur un thème dont il est le seul parti à vouloir discuter. Je trouve encore plus déplorable de voir que vous ne voulez pas accepter la volonté de la population du Québec d’y aller à son rythme.

En tant que athée, je me sens exclus de ce pays. J’ai, sur mon exemplaire de la charte, pour me consoler, masqué au liquide correcteur l’allusion à Dieu. C’est Monsieur Diefenbaker qui est en partie responsable de cette allusion à Dieu. Dans la première mouture, M. Trudeau n’avait pas inclus cette idiotie qui insulte l’intelligence. Mais M. Diefenbaker a si remarquablement déchiré sa chemise devant cet » oublie » que M. Trudeau, contre tout bons sens, céda. Et nous voilà maintenant pris avec une charte aussi inamovible que l’est la constitution. On est fait. 🙁

Nos politiciens Québécois, manquant de colonne, ont permis ce jugement qui ouvre la porte à toute sorte d’abus, jusqu’à ce qu’une court supérieure annule ce jugement incroyable.

Il ne faut pas non plus oublier de donner de grands coup de pieds dans le derrière des défenseurs de la laÏcité qui ont refusé un compromis acceptable, raisonnable : une minute de recueillement en silence qui avait la particularité d’être neutre, voir même spirituel potentiellement. Les intégristes ne sont pas tous chez les religieux. Quelle belle occasion ratée.

Quand aux statues, païennes de par leur essence, elle ne devrait pas être tolérées.

Mort aux cons! (les laïcs qui ont refusé le compromis) Qui est-ce qui disait ça déjà?

Ah Seigneur!

L’Assemblée nationale est-elle un lieu de conservation du patrimoine religieux et culturel québécois ? Évidemment non. Alors que signifie le crucifix accroché au dessus de la chaise du président de cette assemblée de législateurs représentant tous/toutes les Québécois(e)s sans distinction de leurs origine, sexe et croyance religieuse ? À tout palier gouvernemental, les institutions publiques, para-publiques et péri-publiques constituant l’espace civique québécois devraient afficher une entière neutralité face à toute obédience religieuse. Ce symbole du christianisme, la Croix, n’a pas plus sa place à une assemblée citoyenne que les symboles du judaïsme et de l’islam tels l’Étoile de David et le Croissant islamique. Pourquoi ne pas profiter du débat sur cet enjeu qu’est la neutralité de État pour créer « Le musée de l’Assemblée nationale québécoise » ?

M. Gascon a bien raison, créons un musée de notre passé avant qu’il ne soit oublié : Nous pourrions y placer des croix, notre drapeau fleurdelisé qui ne reflète plus nos nouvelles valeurs de laïcité afin d’inclure tous les Québécois dans une république démocratique désirée, des ceintures fléchées, des raquettes et tout ce qui ne sert plus ou peu.

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Bernard Drainville a qualifié sa future loi de : « loi 101 des valeurs » quand on sait le sort qu’a connu la loi 101 devant les tribunaux ça s’annonce bien !

Il ajoute « L’État a l’obligation de respecter les religions et les croyances religieuses ou non religieuses de tous les citoyens, et pour ça, il faut que l’État soit neutre. », soit, mais que signifie alors cet autre commentaire : « Le modèle de laïcité qu’on va se donner au Québec sera différent de ce qui se fait ailleurs. Il n’est pas question d’aller dans l’espace public. Je ne ferai pas de mystère non plus sur le fait qu’on va protéger le patrimoine historique. On n’a pas l’intention de remettre en question la croix du mont Royal, les croix de chemin, le crucifix à l’Assemblée, Sainte-Dorothée et Sainte-Thérèse ; ce patrimoine-là, c’est le fruit de notre histoire et il n’est pas question de toucher à ça. ». Est-ce à dire que le crucifix de l’Assemblée Nationale serait moins bien protégé s’il était dans un musée qu’à l’Assemblée Nationale ? Et la neutralité de l’État, elle est où ? Maintenant qu’une cour de justice nous a appris que la prière faisait partie du patrimoine historique que va-t-il arriver de tout cela ? Est-ce une nouvelle « patente à gosse » que nous réserve le ministre ?

Bonjour,

Que ce soit la Charte des Droits et Libertés du Québec dont l’arrivée dans le décor en 1975 soit encore une fois un cadeau du Parti Libéral du Québec ainsi que de Monsieur Robert Boiurassa cet humaniste, que ce soit la grandiose Charte des Droits et Libertés Canadienne à laquelle le flamboyant et grandiloquent homme de gauche qu’était Feu Pierre Elliot Trudeau mit tout son savoir à l’épreuve ; que ce soit Une ou l’Autre des deux Chartes des Droits et Libertés, un des buts premiers de ces deux chartes est : « Protéger les minorités contre » la tyrannie de la majorité » et en l’occurrence ici, la majorité se compose du Pure Laine ». Protéger les minorités contre la tyrannie de la majorité « de ceuzes qui veulent rien sawouère » dans le dialecte de la province de Québec.

Effectivement, y a t’il dans le Monde Entier un endroit avec le » cul » aussi béni que la province de Québec ? Et dire que même pas le seul pays francophone dans les Amériques soit Haïti n’arrive même pas à la cheville de Québec. Et Haïti crève les yeux de par son catholicisme outrancier mais « ICITTE », c’est beaucoup plus hypocrite dans la Grande Tribu des Pure Laine ainsi nommée par notre ami Victor Lévy Beaulieu.

En outre, si nous revenions à la fameuse Commission Bouchard Taylor, ce que nous pouvions avoir l’air de n’importe quoi devant les caméras et devant les médias ? Une vraie honte à l’échelle Planétaire car n’oublions pas que la Commission Bouchard Taylor devait ensuite aller en France pour expliquer comment ici nous nous « accommodons » avec nos Accommodements Raisonnables. Mais le vieux fond intégriste de nos nationalistes à nous Autres reprit son « bâton du pèlerin et de la pèlerine ». En quoi dans les faits quelques signes ostentatoires dans l’Agora tout à fait rétréci du Québec peut empêcher un Pure Laine nationaliste « de son état » de dormir la nuitte dans son langage ?

Par ailleurs, si nous cherchions ensemble ailleurs ? Que ce soit le Front National en France et ses disciples quadrillant les rues en hurlant de leurs cris de gorge : La France aux Français, que ce soit en Belgique avec le Vlaams Blok , avec le Parti du Progrès en Norvège qui prône une famille norvégienne, un société « sans mélange » où l’argent des impôts va à la nation pour le Pure Laine Norvégien, tous ces endroits ont ces partis d’extrême droite ultra nationalistes qui s’acharnent sur les « minorités dites visibles » Et n’ayons pas peur de l’affirmer, ce sont des partis politiques d’extrême droite.

Cependant, avec une autre question ? Car il demeure bien évident que c’est bien le Québec qui a besoin de l’immigration BIEN PLUS que ce soit les immigrants qui ont besoin du Québec. L’immigration est devenu un marché libre avec pour attirer dans « les filets » les meilleurs. Pourquoi le Québec par son Ministère de l’Immigration « DÉPENSE AUTANT DE MILLIONS » sur les campus universitaires des universités européennes ainsi que dans les pays du Maghreb, soit de l’Afrique du Nord ainsi que dans les pays colonisés par la France dans cette Afrique Noire afin de se mettre à genoux pour attirer ces étudiants étrangers avec des diplômes du deuxième cycle ainsi que des Doctorants ? En y mettant toute la gomme pour attirer ces pauvres immigrants dans les filets ? Et que ceux ci en arrivant ici tout en observant la situation Canadienne se dépêchent « de LEVER LE FLY » pour les provinces voisines comme y disent dans le dialecte d’icitte .

En terminant, que nos nationalistes à nous autres commencent par donner l’exemple en enlevant tous les symboles religieux de l’espace public si ceux ci veulent vivre « LEUR INTÉGRISME comme ça leur plaît ». En quoi un turban ou bien un tchador dans cet espace public est une menace pour la ( tyrannie de cette majorite de Pure Laine ). Car dans cette fulgurante saga , les integristes ne sont pas ceux que nous croyons. Tout comme un remède qui en principe doit donner la guerison et qui dans les faits va aggraver la situation tendue. Encore une fois, le nationalisme au Québec fait des siennes de par son manque d’ouverture aux Autres. N’oublions pas qu’avec ses huit millions d’habitants si nous comparons au Canada avec ses 34 millions, le pauvre Québec se RATATINE comme une vieille peau de chagrin avec un solde migratoire très négatif avec des québécois qui se sauvent vers les autres provinces Canadiennes. Va t’on enfin un jour arriver au 21 ème siècle dans ce Québec qui peine depuis toujours à vouloir changer les Autres afin de les assimiler soit disant ? Avec plaisir, John Bull.

John Bull atteint ici les bas fonds de la pensée en tentant une comparaison avec Haïti. En fait il est tellement obnubilé par sa haine de la nation québécoise qu’il tord ainsi que le plus ténébreux paranoïaque le ferait, la réalité et le monde où il vit.

Le voici qu’il affirme avec pathos que «c’est bien le Québec qui a besoin de l’immigration BIEN PLUS que ce soit les immigrants qui ont besoin du Québec.» Comme quoi le ridicule ne tue pas. Comme il na pas la capacité d’y comprendre quelque chose, JB à l’évidence ne comprend absolument rien à la dynamique de la migration, il lui est complètement impossible d’envisager, ne serait-ce qu’une fraction de seconde que quelqu’un de sensé puisse trouver avantage à s’établir au Québec. Or, toutes les personnes moyennement intelligentes le savent, le phénomène de l’immigration est essentiellement alimenté par une réalité gagnant-gagnant.

«La haine rend non seulement aveugle et sourd mais incroyablement bête.»
[Konrad Lorenz]

D’un très long, fastidieux, exigeant mais combien pacificateur périple, j’arrive d’un «Village des valeurs». Oui, un voyage qui a duré plus de 23 ans et dont la fécondation a pris naissance en milieux carcéraux. Endroits possibles, disponibles voire privilégiés pour qui veut bien voyager dans son propre «Village des valeurs».
À la lecture de ce qui précède et qui, fort probablement, suivra, je suis fort loin d’une histoire de crucifix ou de toutes autres légitimes manifestations de quêtes d’auto-réalisation(s), d’auto-affirmation(s).
Je questionne le mot «Valeurs» dans une plus vaste étendue. Ce que j’ai entendu et vu, à date (j’ai arrêté de visionner) des gens ayant défilé devant les membres de La Commission Charbonneau m’y a invité.
Oui, je questionne «valeurs» dans leur possible et disponible moralité tout comme l’a fait, semble-t-il, Monsieur Nicolas de Malebranche (1638-1715) dans son «Traité de morale» en 1684. J’écris «semble-t-il» parce que je n’ai, à date, réussi à mettre la main sur son travail, ; «pièce de musée» qui m’a été dit.
Terrain glissant que celui des valeurs ? J’en conviens d’autant plus que nombre de gens de notre actuelle contemporaine société semblent souffrir(j’ose penser ainsi) de ce qui peut s’appeler «élasticité des valeurs», le tout avec une essentielle complicité d’une élasticité de conscience.
Je m’y connais. J’ai «fait» prison et pénitencier(s) pour m’y faire sensibiliser et ce retour du «Village des valeurs» de se poursuivre. Il en sera ainsi jusqu’à mon derniser souffle. Puisse dame valeur me «garder à l’oeil». Je souris tout comme je lui demande de m’être la plus présente possible.
Mercis Madame Legault pour cette introspective invitation à voyager dans mon propre «village des valeurs».
Mes respects,
Gaston Bourdages

À vrai dire, plus je lis et j’écoute sur ce gouvernement et plus je me désespère. On a de la difficulté à passer de la parole aux actes. Cest franchement exaspérant de voir ce gouvernement tergiverser, supputer et prendre bien peu de décisions sinon que de calculer et regarder les sondages. C,est tellement loin d’un gouvernement du PQ qui, dans l’histoire, nous a donné tant de décisions courageuses.

Je suis d’accord avec vous qu’il faut passer par le rancart de cette croix de l’assemblé nationale au musé. On entretient cette confusion et on entretient la peur d’agir et de s’affirmer. M.Drainville doit certainement recevoir ses instructions du bureau du PM. En cela, il fait le jeu des immobilistes et des regardeux de sondage.

Une charte de la laïcité serait plus simple à écrire et plus simple à défendre. Une charte des valeurs est une boîte de Pandore qu’il ne faut absolument pas ouvrir.

S’il faut choisir ses batailles, choisissons la plus noble : la laïcité.

Mais nos élus au pouvoir sont des pleutres. Comme disait M. Parizeau à TLMEP, Il y beaucoup d’orteils qu’il ne faut pas écraser. Avec ça au programme, on fait du sur place.

En avant toutes! mais lentement. De préférence au neutre. Beaucoup de bruit mais on ne va nulle part.

Quel pays! 🙁

Bonjour,

Péquistes de tout crin et de quelques Ti Poils superflus, réveillez vous tout en cessant d’avoir les deux yeux dans le même trou ?. Bien sûr, il y a toute une différence, un fossé infranchissable entre une soi disant Charte de la Laïcité qui n’est surtout pas près d’advenir au Québec et une Charte des Valeurs québécoises pour vous flatter le « patriote intérieur » en le faisant vibrer.

En effet, le Parti Québécois semble devenir de plus en plus électoraliste. Exit l’Article UN du programme car les québécois en très grande majorité ne semblent pas en vouloir excepté quelques nostalgiques qui ne « savent même pas s’ils viennent ou s’en vont ». Écartés comme ils sont, l’indépendance n’est pas pour demain surtout avec Monsieur Bernard El Latino Landry qui vient de leur ébranler les fragiles colonnes du temple en déclarant après 45 longues années de « JACASSAGE ET DE JACASSERIES » que le mot souverain en substance n’est que « d’la schnoutte » et que désormais nos amis de la gang des péquistes doivent parler d’indépendance. Ce que Monsieur Jean Chrétien doit maintenant se bidonner, ce batailleur de ruelles qui pour faire choquer toute la gang des péquistes traitait ceux ci de « séparatistes » Et nos péquistes hérissés comme de petits coqs répliquaient tous ensemble : ( On n’est pas des séparatistes, on est des souverainistes BON ! ).

En outre, en voulant ¸être « ratoureux » le plus possible, nos péquistes risquent fort bien de frapper sur le clou de la protection de la langue française dans cette Charte des Valeurs Québécoises. En faisant aussi un petit détour en passant par les 36 cordes sensibles des québécoises « et des québécoises » en martelant haut et fort et en appuyant sur » québécoises » car les femmes d’ici dans ce Québec matriarcal portent les culottes et sont beaucoup moins dévorées par le nationalisme que « l’homo quebecus nationalus ». Et si nos amis les péquistes veulent faire un balayage complet dans la province aux prochaines élections, tout en étant fortement démagogues et électoralistes comme l’ADQ en 2007, les péquistes n’ont qu’à mettre dans leur programme électoral qu’icitte, « les binnes se mangent avec du gros lard » et qu’il faut être alertes en tant que nationalistes pour se prémunir contre les « INVASIONS BARBARES » en mettant au pas les nouveaux arrivants « drette là » . Avec ces deux points dans le programme électoral, un balayage du Québec des régions est assuré avec son vieux fond Bleu et Conservateur de toujours.

Par ailleurs, à vous Autres de la gang des nationalistes québécois, pourquoi ne pas être plus positifs que vous êtes avec le « flux migratoire » venant de la francophonie, soit de l’Afrique du Nord ainsi que de l’Afrique Noire. Tous ces endroits colonisés par la France, votre Patrie de mère en jouant avec les mots ou Mère Patrie ! Vous les nationalistes québécois qui vous prétendez, qui vous targuez d’être les « fiers défenseurs de la langue française dans les Amériques », pourquoi ne pas être PLUS POSITIFS avec cette immigration venant du Maghreb soit d’Algérie, du Maroc et de la Tunisie ainsi que différents pays francophones d’Afrique Noire. Le Québec dépense des dizaines et des dizaines de millions pour essayer de faire venir ici ces immigrants « bardés de diplômes universitaires soit des Maîtrises et la plupart des Doctorats, soit des PHD en anglais.

Ces immigrants arrivent ici avec 70,000 à 75,000 mots de vocabulaire dans la langue de Marianne et de Molière. Tout un MUST, tout un plus pour le Québec que d’apprendre et de dialoguer avec de tels citoyens afin de relever fortement le niveau des débats ici. Car, n’oublions jamais que Feu Georges Dor écrivit cet essai : Anna braillé ène shot en plus d’avoir écrit « Ta mé tu là » ainsi que « CHU BEN COMME CHU ». Et dans son essai d’Anna braillé ène shot, Feu Georges Dor fait la démonstration qu’un immense pourcentage des nationalistes québécois meurent avant d’avoir dit JE dans leur vie. Pourquoi juger cette immigration avec une religiosité différente de la Vôtre au lieu der voir des points positifs chez ces Maghrebins et ces Africains qui ont eu « ce goût, cet Amour pour la langue Française dont vous vous prétendez les défenseurs ?

En terminant, nous devons nous plier à cette évidence que pour sonner l’hallali, le Parti Québécois se voudra électoraliste et soyez certains qu’avec nos amis de la gang des péquistes, le Crucifix à l’Assemblée Législative est là pour longtemps. Et que le Parti Québécois risque fort de dériver en jouant à fond la carte identitaire en vue de ratisser très large dans le vieux et omniprésent FOND BLEU et Conservateur du Québec en dehors du cosmopolitisme de Montréal……. Avec plaisir, John Bull.

Si le Québec adopte une charte de la laïcité, il devra changer son drapeau qui porte une croix, signe ultime de la religion catholique, qui plaisait bien à M. Duplessis qui l’a adopté en 1948 (Il ne manquait jamais sa messe et la communion, less matins).

Bonjour,

Tout comme vient de me dire une vieille péquiste au Centre Commercial en prenant les expressos du matin soit : CÉ donc de valeur que ça ARVIRE de même » avec toute la truculence du dialecte régional de ces fiers péquistes, ces fiers bâtisseurs de pays imaginaire par le porte à porte et les assemblées de cuisine. Après 45 longues années d’errances nationales, faut il aujourd’hui en ce jour croire que nos amis de la petite talle de péquistes qui gardent encore le fort vont s’améliorer ?

Et pourquoi pas que ce petit peuple qui a tant mais tant souffert retourne t’il dans ce village des valeurs qui l’ont tant fait souffrir ? La France qui les laissa tomber est tout à fait compréhensible si nous les regardons aller aujourd’hui. La France rejaillit d’orgueil et n’aurait pu endurer un tel marasme dans la culture générale. Pensez vous vraiment vous Autres de la gang des péquistes que les Algériens, les Marocains et les Tunisiens qui arrivent ici vont changer leurs habitudes pour vous faire plaisir à vous autres les nationalistes québécois. En quittant un excellent plat millénaire comme le merveilleux « COUSCOUS » pour essayer de dire que votre poutine dépasse le couscous dans leur tête ? Et comme dans toutes les grandes villes du monde et même les grandes villes du Maghreb ont toutes leur « GAUCHE CAVIAR » , au Québec il y a cette « GAUCHE POUTINE » faute de mieux. Comme me disait une amie musulmane en ironisant : Kossé qui mette dans la poutine pour que nos péquistes soient aussi confus ? Avec plaisir, John Bull.

À vous lire, je me demande plutôt ce qu’on met dans vos trop nombreux espressos matinaux.

Quand on s’établit dans un nouveau pays, la moindre des choses consiste à s’intégrer, ce que de nombreux « multicuculturalistes » de votre triste acabit ne sauraient admettre, car ce serait là un extraordinaire aveu d’échec. Sachez pourtant qu’en Angleterre (pays que vous admirez tant) et en Allemagne (pour ne nommer que ces pays-là), on remet de plus en plus en question le multiculturalisme, car il constitue un obstacle à l’intégration. Je vous invite à lire « Le marché aux illusions » de l’auteur Neil Bissoondath, que vous ne pourrez hélas accuser d’être un pur laine. Vous y gagnerez en cohérence et en pertinence, ce qui n’est pas peu dire.

Pourquoi j’ai ce sentiment que cette charte est une bibitte multi pattes qui est dangereuse d’approcher. Moi, je suis un peu tannée de voir ce gouvernment jouer au sherif sur tout ce qui bouge pour accoucher finalement d’un projet similiaire à celui proposé par le gouvernement précédent en changeant les virgules de place et ajoutant des alinéas pour considér celui-ci comme étant une mouture péquiste. On est encore dans le questionnement de faire plaisir à tout le monde sans toutefois s’aliéner une population votante, ou d’écraser les orteils de certains groupes comme le disait Jacques Parizeau, j’en conclus que nous marchons sur des oeufs. Qu’est-ce que ce gouvernement veut en définitive? Faire l’histoire ou tout simplement légiférer de manière responsable pour le bénéfice de tous, non pas refaire la commission Bouchard-Taylor mais plutôt de s’en inspirer.

«Ces immigrants arrivent ici avec 70,000 à 75,000 mots de vocabulaire dans la langue de Marianne et de Molière.», écrit Jophn Bull. Quelle bêtise ! Le Petit Robert 2013 compte à peine 60,000 mots. (http://www.lerobert.com/dictionnaires-generalistes/le-petit-robert-2013.html).

Attention de tous :

Certes, nous nous devons de respecter l’intellectualisme qui vient d’ailleurs. Tout en ayant le GRAND ROBERT en 6 volumes de 240 pages, je peux affirmer ce qui suit aux intervenants sur ce blogue : Le GRAND ROBERT avec ses 100,000 mots de langue française, avec ses 350,000 sens, ses 25,000 expressions diverses, ses 5,000 remarques, ses 325,000 citations et un peu plus de 2,000 biographies sont tout à fait dans ce Dictionnaire pour érudit. Tout de même, il ne faut pas dire n’importe quoi……. John Bull

La « Charte des valeurs québécoises » est une vraie joke!

C’est une autre façon qu’ont imaginé les séparatistes pour nous faire leur propagande habituelle.

C’est la QUATRIÈME charte a voir le jour!!! Ça leur en prend combien de chartes hein?

Quelqu’un ici a son identité si fragile qu’il a besoin de Pauline Marois et Bernard Drainville pour la sécuriser???

http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/andre-pratte/201305/30/01-4656174-la-quatrieme-charte.php

EXTRAIT:

« Un: ces valeurs ne sont pas «québécoises». Ce sont celles de toutes les sociétés occidentales démocratiques et celles-ci les ont inscrites dans leurs lois. Prétendre qu’elles sont spécifiquement québécoises, c’est se faire croire qu’elles nous caractérisent et que nous les respectons mieux que les autres peuples. C’est de la pure vanité.

Deux: ces principes sont déjà affirmés et protégés par la Charte des droits et libertés de la personne (Québec) et la Charte canadienne des droits et libertés. De très nombreux Québécois ont invoqué ces lois pour faire valoir leurs droits au fil des ans. Combien de chartes (avec la celle de la langue française, nous en avons déjà trois…) faudra-t-il pour que nous soyons rassurés sur le respect de notre identité? »

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