L’échec de la réforme Barrette

Si les interventions du ministre Barrette donnent l’impression qu’enfin quelqu’un «fait quelque chose», un examen plus attentif montre que la direction prise est inquiétante.

Photo: Jacques Boissinot/La Presse Canadienne
Photo: Jacques Boissinot / La Presse Canadienne

Gaétan Barrette est en train de profondément bouleverser le système de santé et de services sociaux du Québec. Si ses interventions tous azimuts peuvent donner l’impression qu’enfin quelqu’un «fait quelque chose», un examen plus attentif montre que la direction dans laquelle nous nous dirigeons est inquiétante à plusieurs égards.

Après deux ans au pouvoir, le ministre Barrette a une feuille de route qui permet de constater trois tendances lourdes.

La première est un recentrage fort des services de santé vers le secteur médical seulement. Jamais dans l’histoire de notre système de santé nous n’avons autant et aussi vite effectué des compressions dans les budgets d’établissement, dans les soins à domicile, dans les services de CLSC, dans la santé publique… Enfin, dans tout ce qui n’est pas purement médical.

Un seul point accapare tous les budgets: la rémunération des médecins. Non seulement le ministre donne l’argent aux médecins, mais, par le biais des ententes de suspension de la loi 20, il a aussi donné aux deux fédérations qui les représentent le mandat de gouverner elles-mêmes la pratique médicale.


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Sur le terrain, cette appropriation du système par le secteur médical bloque systématiquement des initiatives qui permettraient un réel travail interprofessionnel. Les professionnels non-médecins — pharmaciens, infirmiers, intervenants communautaires, etc. — sont cantonnés à des modèles de subordination où ils sont vus comme de simples outils pour améliorer la productivité des médecins. Ce n’est pas dans cette voie que l’accessibilité, la qualité ou la pertinence des soins seront améliorées.

Deuxième tendance lourde, conséquence directe de la première: une vision du système de santé qui accorde beaucoup trop d’importance aux soins spécialisés et curatifs. Par exemple, le ministre veut transformer le mode de financement des établissements du réseau. Une réforme qui ne fait que drainer les ressources des établissements vers les secteurs de la chirurgie et de l’imagerie au détriment de toutes autres activités.

Nous sommes en train de laminer la prévention pour nourrir des secteurs de pointe peu susceptibles d’améliorer la santé de la population. Plus largement, l’austérité qu’impose le gouvernement libéral en éducation, dans la petite enfance ou dans le communautaire va aussi augmenter et faire croître les inégalités en santé. Toutes les preuves scientifiques montrent qu’il faut investir dans des soins primaires de proximité, en prévention et dans la collectivité. Or, l’inverse est en train de se produire.

Troisième et dernière caractéristique du programme du ministre Barrette: un parti pris clair pour le secteur privé. Démantèlement des CLSC pour offrir des ressources aux groupes de médecine familiale (qui sont des cliniques privées dans leur écrasante majorité), financement public pour aider trois cliniques privées de la région montréalaise à s’emparer d’une portion importante des opérations électives chez les patients les mieux portants, légalisation des frais afférents pour favoriser la rentabilité des cliniques privées… La liste est trop longue pour croire à un hasard. Ce chemin à sens unique va entraîner une hausse des dépenses de santé, un accroissement des inégalités d’accès aux soins et une détérioration des conditions de travail dans le secteur de la santé.

Dès son entrée en fonction, le ministre Barrette a décapité toute forme de dissension au sein du réseau de la santé. Les gestionnaires sont muselés, les données sont inaccessibles et les voix indépendantes, comme celle l’Association québécoise d’établissements de santé et de services sociaux (AQESSS), ont été réduites au silence. On entend quelques critiques à la pièce du programme du ministre Barrette, mais il y a peu de débats structurés sur la direction d’ensemble.

Au moment où le gouvernement libéral va déposer un nouveau budget, il serait temps de s’interroger sur les sommes investies, mais surtout sur la manière dont l’argent est dépensé et sur les effets que ces choix auront à moyen et à long terme sur le réseau de la santé et sur la santé de la population.

Damien Contandriopoulos est professeur titulaire à la Faculté des sciences infirmières de l’Institut de recherche en santé publique de l’Université de Montréal (IRSPUM)

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63 commentaires
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Attendez, vous êtes en train de nous dire que ce gouvernement est incompétent? Tell me something I don’t know…

Réforme Barette vous résumé mes impression sur le terrain. J’ai tellement l’impression de m’entendre. J’appuyais mes dires sur mon expérience mais là je constate qu’elle sont réelles. Nos gestionnaires n’ont pas le choix de suivre la parade si ils veulent sauver leur job et continuer à faire rouler la machine mais plusieurs vivent de la réelle détresse car ils se mettent une poker face à longueur de journée devant leur employés révoltés…
La centralisation autour de la médecine est palpable. La privatisation aussi. Merci et bravo pour votre article. À quand les gestionnaires qui se révoltent et même les médecins svp.

C’est Mintzberg, je crois, qui affirmait dans les années 70 que gérer un système de santé était plus complexe que d’envoyer un homme dans l’espace. L’ancien leader des médecins spécialistes impose une vision technocratique vétuste au détriment d’une vision écosystémique reflétant la réalité complexe d’un réseau (encore public) de santé.S’arrogeant des pouvoirs dignes de directeur national des services professionnels, notre radiologiste en chef de la santé aurait eu intérêt à suivre vos cours plutôt que de défier les données probantes que vous avez présentées en commission parlementaire pour PL10 à l’automne 2014.

Dans le chaos organisationnel depuis 12 mois, les 250 000 employés du réseau cherchent encore le sens de sa réforme. Pour rajouter l’insulte à l’injure, parions que le ministre n’oubliera pas de faire inscrire les 220 millions d’économie promises dans sa réforme aux livres de son ministère. Tout en accordant 5 milliards de rémunération en 2018 pour quelques 20 000 médecins.

Le favoritisme du Dr.Barrette en faveur des médecins ne surprend personne ; cependant son attitude belliqueuse et même odieuse envers tous ceux qui osent questionner ses décisions démontre son désir d’imiter un autre médecin devenu Premier Ministre ,lui aussi intolérant à tous ceux qui le critiquent ! Pauvres Tartuffe !!!

La Mafia médicale, excusez le Collège des Médecins, a réussi à infiltrer le gouvernement et à s’en servir pour assouvir leurs aspirations. Il ne faut pas se surprendre après quatre ministres médecins et même un premier ministre nous voyons que c.est le loup qui garde la bergerie. De plus en plus d’argent dans les poches des médecins et de moins en moins d’accès. Une très belle équation. N’oubliez surtout pas de voter libéral à la prochaine élection bande de cabochons. Nous avons quand même le gouvernement que l’on mérite n’est-ce pas bande de caves.

1) Jouer au Premier Ministre: Rien de plus facile. Tu passes le problème au ministre.
2) Jouer au Ministre. Facile; tu passes le problème aux Député
3) Jouer au Député. Faut être bon menteur,( il y en a plein.) Dossier placer en attente.
4) Jouer au docteur; tu apprends à mentir, a être cachotier et, tu entres en politique; pour apprendre le
reste des conneries qui te serviront à te sortir de la marde. Non j’ai bien écrit: MARDE.
5) Dehors les docteurs-politiciens. Votons nous de bons et honnête politiciens.

Un médecin est supposé soigner les malades. Là, ils ( Couillard et Barette ) rendent toute la population malade en voulant faire de l’administration.

Complètement en accord! Moi, ce qui me trouble profondément dans tout ça, c’est que seul une fin de mandat peut arrêter cette machine dénuée de «gros bon sens» et que les gens voteront encore et encore pour ce maudit gouvernement libéral… Une réforme de la politique est-ce possible ça? Une sorte de police des décideurs en temps réel? On regarde le massacre, on le critique, mais nous regardons tous le spectacle dans l’impuissance collective! Les gens votent sur des idées, des paroles, des idéologies, mais dans les faits, le gouvernement élu et MAJORITAIRE est bien libre d’y faire ce qu’il veut!!! C’est à vomir… Et en passant, à tous ceux qui mettent tous les médecins dans ce même panier de profiteur de la société, je trouve ça d’une extrême tristesse… S.V.P. Dosez vos généralités!

Il prépare son retour à sa pratique et un retour en gloire. Il n’est pas là pour le peuple québecois mais pour lui-même et ses confrères qui vont le glorifier. Les Québécois vous-autres, payez et taisez-vous et de plus croyez tout ce que je dis car, je suis tellement plus brillant que vous tous….

Tant et aussi longtemps que nos médecins seront considéré comme des travailleurs autonomes dans une service public, ÇA NE FONCTIONNERA PAS. Que le gouvernement passe un sondage à l’interne sur la facilité et la collaboration des médecins à ce que le système soit optimal, le collège des médecins va être gêné… Anecdote: Une travailleuse sociale demande à un médecin de le rencontrer pour discuter d’un patient. Il répond, j’ai pas de temps, sauf si tu présentes ta carte RAMQ! Les médecins devrait être des employés salariés point à la ligne. Ah il vont menacer de quitter le QC, Ils ne quitteront pas tous. Au Gouvernement de mettre ses culottes.

Mais les québecois ont mis des médecins au pouvoir….comme gouvernement ils n’ont pas intérêt à mettre leur culotte et à régler le problème en favorisant les patients

intéressant, mais pas étonnant quand on donne le pouvoir aux médecins….Couillard, Bolduc, Barrette et co »!

Je pense qu’un médecin n’est peut-être pas la meilleure personne pour être ministre de la santé. Il n’a pas l’objectivité nécessaire pour voir les problèmes et les solutions dans leurs ensembles. Il a toujours un parti pris
Une infirmière aurait été 100 fois meilleure que lui. C’est vraiment décourageant! Des jours, j’aurais envie de sortir dans la rue avec ma casserole.

Le ministre Barrette n’y va pas de main morte! Il prend des moyens radicaux pour faire fondre les services en santé aux citoyens. Les médecins s’engraissent tandis que les services fondent à vue d’œil, comme lui d’ailleurs. On pourrait croire que c’est naturel mais ça ressemble davantage à une méthode draconienne, comme si, pour obtenir un poids plus santé, il fallait avoir recours à une chirurgie bariatrique, un anneau gastrique ou à un bypass gastrique. Trop radical pour le système de santé et ça comporte des risques.

Ces médecins se préparent pour un retour au travail bien rémunéré pour le « après politique »… Ils ont mit la table pour avoir un travail bien payant et sans problème… Et ensuite nous on sera pris avec toute les coupures….

LA solution? Privatiser une partie de la Santé comme ça se fait partout dans le monde civilisé.

Nous sommes les seuls au monde, à part la Corée-du-Nord et Cuba à nous entêter à monopoliser la Santé…

Il n’y a aucun pays qui ont un système privé, si ce n’est que les États-Unis, où le débat est de plus en plus vérulent.

En fait, seul les États Unis sur notre planète compte sur le système privé pour se départir de ses obligations envers ses citoyens. C’est d’ailleurs un énorme problème qui revient sans cesse sur les discours à la présidence de tous les présidents depuis la seconde guerre mondiale.

Depuis les 70 dernières années, les démocrates ont réussi à mettre en place des modules d’aide tel que pour les assistés sociaux, les personnes âgées, les enfants jusqu’à l’âge de 18 ans etc. Il demeure environ 40 millions d’américains (12.5%) sans aucune couverture médicale mais peuvent se rendre dans les grands centres hospitaliers des États Unis qui sont bondés depuis belle lurette.

Le but des politiciens des États Unis est de plaire au différents lobbies de la santé, dont les médecins, les pharmaceutiques, les associations d’hôpitaux privés qui en retour leurs remplient les poches à coup de centaines de millions pour leur candidature à la présidence.

Les politiciens se demandent pourquoi les citoyens grondent de plus en plus. Bienvenu au pays des aveugles volontaires.

La réforme Barette est trop centralisante mais le but à la base est de se débarrasser du lourd poids de tous ces soit disant “fonctionnaires de la santé” qui se sont établi notamment dans les C.L.S.C. mais aussi les hôpitaux.

Les archives des hôpitaux ne conservent plus que les dix dernières années des dossiers des citoyens laissant l’historique médical dans les poubelles depuis près de 20 ans.

J’ai subit une chirurgie à la colonne vertébrale pour une tumeur qui s’y était installé, il y a 10 ans. Lorsque j’ai rencontré mon chirurgien trois mois après la chirurgie il avait en main le dossier concernant la chirurgie, il s’agissait d’un dossier d’environ 8 pouces en épaisseur.

Lorsque je consulte un C.L.S.C. je suis toujours stupéfait du nombre de formulaires que seule la personne de la réception met dans le dossier et le nombre qui s’ajoute pour une seule consultation, c’est incompréhensible dans un monde aussi informatisé que celui de la santé.

C’est tout à fait différent dans la clinique où mon médecin de famille travaille. C’est une clinique privé et communautaire que je consulte depuis 15 ans et mon dossier n’a pas tellement épaissi depuis tout ce temps.

Les réformes actuelles me font penser aux répercussions de deux rapports émanant du Vérificateur général dont le premier touchait les O.S.B.L. concernant les personnes atteintes de santé mentale, la deuxième concernait l’ensemble des O.S.B.L. qui concernait le domaine de la santé.

Le Vérificateur dénotait notamment le nombre effarant d’O.S.B.L. situé dans un même quartier qui effectuait le même travail. Il y eut une réforme pour faire disparaître au moins le tiers des 64,000 O.S.B.L. en 2003. Ceci représentait un O.S.B.L. pour chaque tranche de 100 citoyens au Québec.

Il eut un programme pour aider les O.S.B.L. à se consulter et se regrouper mais personne n’est venu sonner à la porte. Tous les petits barrons locaux qui étaient à la tête de ses organismes ne voulaient rien entendre. Quatre années par la suite, le gouvernement a exigé le rassemblement et pu mettre la hache dans plus de 35% des organismes en les regroupant.

Le budget octroyé par Québec pour faire vivre les O.S.B.L. avant la réforme dépassait le budget de l’Aide sociale, sans compter l’argent provenant du fédéral et de l’argent provenant des citoyens.

Vous avez du vous apercevoir qu’il y a beaucoup moins de “quêteux” (sic) dans les pharmacies, les épiceries ainsi que dans les centres d’achat. Il était grand temps que le ménage soit fait et croit que c’est exactement la même chose pour le système de santé, tel qu’il est présentement.

Lisez-moi bien: J’ai écrit « Privatiser UNE PARTIE de la Santé comme ça se fait partout dans le monde civilisé. » (sic)

J’insinuais un système MIXTE privé/public. Comme ça se fait partout dans le monde civilisé.

L’Allemagne, l’Angleterre, le Danemark, la France, l’Italie, et j’en passe, ont tous un système de santé universel.

Privatiser comme les U.S.A?
Les U.S.A sont à la 46e position pour l’efficacité de leur système de santé. Le Canada est 17e.
Le coût de leur système de santé y atteint 8 608 dollars par habitant. Le plus cher au monde juste après la Suisse.
Pas beaucoup d’économie de ce côté, François.

http://www.journaldunet.com/economie/sante/systemes-de-sante-les-plus-efficaces.shtml

FAUX!!!

J’ai bien écrit: privatiser UNE PARTIE de la Santé et les pays que vous me citez ont TOUS un système MIXTE privé/public en santé. Même les pays scandinaves, pourtant fétiches de notre gogoche de salon ont un système mixte.

Mis à part Cuba et la Corée-du-Nord, nous sommes le seul pays à s’entêter dans un système de santé uniquement public et qui est défaillant de partout.

Cest sans doute trop te demander d’arrêter d’écrire des niaiseries mais arrange toi au moins pour que tes sottises aient un semblant de vérité. Je ne te demande pas de connaître ton sujet et/ou les statistiques de l’OCDE mais une simple recherche sur le sujet t’aurais permis de tomber sur ce billet d’Alain Dubuc (probablement un militant de gauche qui milite pour un état tentaculaire)

« Le premier problème vient du fait que la plupart des gens ont l’impression que nous avons un système de santé entièrement public. Ce n’est pas le cas. Au Canada, 30,3% des dépenses de santé étaient privées en 2012, au Québec, 30,7%. Ce poids du privé est plus important que celui que l’on retrouve dans la plupart des pays auxquels on se compare: 23,0% en France, 23,2% en Allemagne, 16,8% au Royaume-Uni, 14,9% au Danemark. »
http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/alain-dubuc/201404/07/01-4755104-le-prive-en-sante.php

Dubuc inclut les pharmacies, oculistes, dentistes, etc…dans son analyse. Pas moi.

De plus, la conclusion de cet article est on ne peut plus en faveur de la privatisation d’une partie de la Santé au Québec:

« Le fait de déplacer vers l’extérieur des activités associées à l’hôpital est perçu comme une hérésie. Même si la technologie le permet et que cela s’inscrit dans la nouvelle architecture que l’on veut donner au réseau de la santé. Cette conception traditionnelle de l’hôpital jouit d’un énorme soutien, des administrations hospitalières, de la bureaucratie de la santé et du monde syndical.

Mais c’est l’exemple même de débat qui meurt de sa belle mort si on pose une question toute simple: qu’est-ce qui est mieux pour le patient? »

Et VLAN!!!

@ Francois,

Je comprends donc que tu n’acceptes pas les données de la Banque mondiale relatives au montant des dépenses privées en santé et que tu voudrais des « statistiques maison » pour appuyer ton propos. Désolé mais les données sont les donnes et les dépenses sont les dépenses.

Tu affirmes des choses sans apporter de preuves. Tes propos perdent toute crédibilité avec la référence avec Cuba et la Corée du Nord alors que le Canada est le pays de l’OCDE qui présente la part la plus grande les dépenses privées en santé à l’exception de la Suisse, du Mexique et des USA. Et vois-tu francois, comme on compare des pommes avec des pommes, ton commentaire est particulièrement ridicule. Que les soins dentaires en Suède soient couverts par l’assurance médicale publique t’apparaît sans doute le symptôme d’un état tentaculaire mais en ce qui me concerne, c’est une avancé majeure pour la santé publique du pays. C’est quoi qui est mieux pour le patient mon francois. Payer
3 000 $ chez le dentiste pour une réparation ou être suédois ?

En terminant francois,

Tu ne trouves pas étrange d’affirmer que les problèmes du système de santé québécois sont dus au fait que » nous sommes les seuls à part Cuba et la Corée du Nord a avoir un système de santé uniquement public » quand les statistiques de la Banque mondiale et de l’OCDE affirment que nous sommes les dépenses privées en santé sont les plus importantes.

Si je faisais comme toi et que je racontais n’importe quoi, je pourrais affirmer que les problèmes du réseau viennent justement du fait que les depenses privées sont excessives. Je n’aurais bien sur pas démontré la corrélation mais mon hypothèse reposerait au moins sur des données exactes. Alors que toi tu n’as rien. Du vent. Une niaiserie. Une de plus.

Vous oubliez dans votre texte de mentionner que les pays Européens ont des cliniques privées qui sont obligés de prendre une majorité des patients payé par le système de santé (assurance maladie) des pays correspondants. Le système de santé de l’Angleterre surveille de près le nombre de patients dit « publics » que les cliniques dites « privées » desservent, veuillez vous rapporter sur le site du ministère de la santé de l’Angleterre, vous y retrouverez facilement que les rapports trimestriels sur le sujet démontrent que les cliniques dites « privées » desservent 82% de clients du système publique à l’intérieur de leur clinique.

Allemange, l’Angleterre, la France, la Suisse, n’ont pas un système publique comme le notre, mais ils sont loin d’avoir un système complètement privé. Ils on souvent des règlements concernant les assurances maladies (prix contrôle par le gouvernement, par exemple). Simplement privatiser la santé est loin d’être une bonne solution. Une privatisation peut fonctionner, mais seulement si on mets en place des mesures pour toute la population peut avoir accès des soins médicaux, pas seulement ceux qui peuvent payer. Personnellement, et je crois que beaucoup de Québécois sont du même avis, je ne veut pas d’un système de santé au ceux qui peuvent payer ont des soins rapides dans de belles cliniques et les autres ont le minimum nécessaire.

Et pourtant l’espérence de vie est plus grande à Cuba qu’aux États-Unis, pays jusqu’à tout récemment pour la libre entreprise totale en soins de santé! Il y a en apparence aucun modèle parfait.
Jacques Tremblay
Sainte-Luce, Qc

« Et pourtant l’espérence de vie est plus grande à Cuba qu’aux États-Unis » (sic)

LA question qui tue: Dans quelle direction vont les radeaux???

La subtilité de mon message-question vous a sans doute échappée…comme d’habitude.

Pourquoi devrais-je quitter. Je peux me payer les soins que je veux mais ce sont les moins nantis pour lequels je m’inquiète.

SVP relisez mon commentaire…

Je pose ici le même diagnostic que celui que j’ai fait à koldo.

Puisqu’on m’appelle …

Je dirais que Francois n’a probablement pas compris… Comme d’habitude .
Affirmation de Francois: « La question qui tue… »
Réponse : « En effet le ridicule tue … »
Conclusion: la question est ridicule.

Mais est-ce juste la question ?

Les citoyens de Cuba ne mangent pas de « mal bouffe » comme les nord amméricains. Ils vont au marché deux à trois fois par semaine et ils vivent tout nous le faisions dans les années 50, avec des boulanger et des boucheries de coin de rue. La viande et le pain est donc beaucoup plus santé.

Les nord américains préfèrent la mal bouffe que je considère être de la m….. par parresse car ils préfèrent s’assoeir sur le derrière pour écouter le OK avec une bierre d’un côté et une pizza de l’autre.

Ces deux pays ne se comparent pas du tout.

Pour votre information: Cuba a un de meilleurs systèmes de santé AU MONDE! Compte tenu du faible niveau de richesse de ce petit pays, le système Cubain l’emporte haut la main sur tout ce qui se fait dans les pays du G7.

Ya right… Pourquoi diable tiennent-ils tant à se « rapprocher des gros méchants américains capitalistes » alors???

Une analyse très exacte, pertinente, mais aussi très inquiétante pour le futur des soins en santé pour toute la population.

et l’Allemagne aussi a un réseau d’hôpitaux privés… https://www.justlanded.com/francais/Allemagne/Guide-Allemagne/Sante/Les-hopitaux

Non mais, savez vous lire ? Il est clairement écrit que les Allemands paieront « une petite somme » pour les 14 premiers jours d’hospitalisation. Ma mère était Allemande et mes parents vivant en Allemagne n’ont jamais manqué de soin et lorsqu’il y a des frais, ils sont ridiculement très bas.

Ces frais sont comparables aux « ticket modérateur » dont nous parlions il y a dix ans, soit un frais de base pour rencontrer tout médecins que se soit dans un hôpital (public ou privé) ou dans une clinique. Exactement comme les frais exigé pour les médicaments au Québec depuis 20 ans.

Le fameux modèle québecois! En santé il y a eu des réformes tentées par les péquistes avec Lucien Bouchard ( le virage ambulatoire) et dernièrement la réforme Barrette avec les libéraux ! Tant et aussi longtemps que l’ on va protéger le modèle québecois de la sociale démocratie et de la gratuité sociale ; les seuls qui profitent de ce système sont les syndiqués de la santé et les associations de professionnels de la santé ! Les malades eux et le service médical passe en deuxième ! Regardez le budget du ministère de la santé et enlevez les salaires et avantages marginaux multiples et regardez ce qui reste aux malades !!!

C’ est le système de santé au complet et le fameux modèle québecois qu’ il faut guérir au plus sacrant!

Bref, plus de prévention, plus d’infirmières, et plus d’étudiants à la Faculté.

Ce ministre n’a que l’argent en tête. Prendre l’argent public et l’utiliser pour nourrir le privé. Incroyable qu’il soit confortable dans un mot que je n’ose dire!
Il acquiescé au bonheur de faire de médecins généralistes des bureaucrates (ils n’ont plus intérêt à sortir de leur bureau) aux services des compagnies pharmaceutiques.
Il est temps de lui donner sa prime de séparation avant qu’il nous coûte une pension de ministre en plus.

Le ministre Barrette et de façon plus générale, le gouvernement Libéralo-Conservateur, sont les plus dangereux qui soient jamais passés au gouvernement du Québec et au poste de ministre de la santé! Il sont en train de semer des graines dont les fruits empoisonnés nous rendront malades, physiquement et financièrement pour des décennies. Il faut ABSOLUMENT réagir! Partageons ce texte sur Facebook.

Le pire ministre de la santé jamais eu au Québec. Pourtant l’ opposition dort dure.
Il est d’une évidence que tout ce que ce gars là fait est de détourner l’argent du public vers le privé.

SVP faite donc votre travail messieux de l’oppsition

Quel exutoire! On peut s’exprimer ici et laisser le gouvernement foudre le bordel. Ça fait du bien!

Plus de phrases d’interprétation que d’explication. Pis, après ça viens nous dire qu’on est intentionnellement mal informés. Quel mauvais article.

Il prépare son retour à sa pratique médicale avec des applaudissements par ses confrères. Retour en gloire et au diable la population du Québec. Payez et taisez-vous. De plus croyez tout ce que je dis étant donné que je suis plus brillant que vous tous.