L’économie sociale: l’antivirus du capitalisme?

La grande dame de l’économie sociale au Québec, Nancy Neamtam, explique dans le dernier Planète Terre l’état de l’économie sociale québécoise, son essor actuel et sa capacité de devenir un modèle alternatif au capitalisme classique.

Aussi à l’émission, Michel Juneau-Katsuya explique le fonctionnement des services secrets chinois au Canada et la dynamique du cyber-espionnnage.

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19 commentaires
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Bonsoir,
Ayoye ! Quoi dire si ce n’est que d’être aujourd’hui partagé entre le dégoût de ces mesures et si on peut dire, l’acquiescement de ces mesures qui m’horripilaient royalement lors de leur mise en oeuvre en 1994 par le Parti Québécois de mémoire ! En y voyant de l’exploitation pure et simple de la misère humaine moyennant je crois, %120.00 dollars de plus par mois sur le chèque de l’Aide Sociale en faisant travailler les démunis pour des peccadilles et dont les employeurs sont friands n’ayant qu’à débourser que $ 120.00 par mois pour 20 heures de travail par semaine, je crois. Mais l’envers de la médaille serait peut-être une forme de réinsertion sociale dont certains sont contents de s’accommoder avec un peu plus sur leur chèque mensuel.
Finalement, de triste mémoire, je me rappelle un homme d’affaires de la Beauce il y a une quinzaine d’années qui fit déboiser de St Georges de Beauce jusqu’à Québec un tronçon de voie ferrée inactive depuis des lustres sur le bras de l’économie sociale… Débroussailler une voie ferrée inactive depuis des lustres afin d’accommoder un homme d’affaires qui acheta le tronçon du Canadien National pour des peanuts, faut le faire car cela se nomme du cheap labor . Au plaisir, John Bull.

Je vous remercie, monsieur Lisée, pour cette très intéressante, instructive et enrichissante entrevue sur l’économie sociale avec Nancy Neamtam.

Je souhaite, comme vous le faite déjà exceptionnellement bien, que vous continuyez de mettre vos beaux talents d’animateur, de communicateur, de rassembleur et autres au service de la société en général à l’exclusion de toute cause politique quelle qu’elle soit.

Je trouve que vous gaspillez vos talents en en mettant une importante partie au service de cette véritable putain qu’est la politique (même péquiste), peu importe la noblesse de la cause qu’elle prétend vouloir servir.

On a le droit de rêver n’est-ce pas ?

La robustesse d’une économie tient d’abord et avant tout à sa diversité. Non seulement dans ses champs d’action, mais aussi dans ces modes opérationnels.

La structure traditionnelle nous éculque que les risques sont pris par le détenteur du capital, et qu’il faille accepter un salaire moindre que les bénéfices pour cette raison.

Ici, on renverse cette idée. Les travailleurs assument les risques et les bénéfices ensemble.

Les principales critiques tiennent au fait que nombre de ces entreprises d’économie sociale dépendent d’un appui gouvernemental. C’est vrai mais en partie; mais voyons comment cet investissement rapporte.

Il s’agit d’un fait commun avec les PME (tout autant subventionnées). Les coopératives (à l’exception de Desjardins) sont pour la plupart des employeurs d’une dizaine d’employés.

Ces entreprises sont particulièrement productives, adaptables au marché et connectées à la demande directe de leur clientèle.

Elles forment de plus des foyers d’innovation qui ne sont pas négligeables: elles réussissent à concilier des impératif sociaux avec la création d’emploi, tout en étant dynamique dans leurs communautés. Le gain n’est pas uniquement économique: il demeure substantiel toutefois puisqu’il permet d’intervenir dans une population donnée en réduisant les besoins sociaux. Entendez ici toutes les sommes qu’un État peut investir à la lutte à la pauvreté, aux crises économiques, en chômage, à l’isolement social et j’en passe.

Le fait qu’elles soient solides dans des périodes de crises permet une plus grande résilience lors de coups durs dans une communauté: les employés amortissent ensemble les pertes, en plus de continuer à alimenter l’économie d’achat.

Curieusement, ces économies sociales se rapprochent du modèle libertarien: les employés négocient leur contrat de travail, ont contrôle sur ce dernier et ont un salaire lié à leur productivité et leur succès. En plus, comme je l’ai dit, elles permettent des économies importantes pour l’État qui se sauve d’un appui monétaire dans des situations de pauvreté et de chômage, s’épargnant du même coup toutes les conséquences liés à ces drames (criminalité, décrochage, problèmes de santé, mauvaise alimentation etc.)

La logique étatique, si elle fait des erreurs, n’est pas bête: ces entreprises sociales font de l’économie collective des sociétés plus robustes, permettent des économies à long terme, revitalisent les marchés locaux qui profitent ultimement aux entrepreneurs qui ont un bassin plus grand de consommateurs.

La véritable bêtise serait de s’en passer: à la moindre crise les gens perdent leur emplois, qui n’achètent plus rien, menant à leur tour à d’autres pertes d’emplois, exigeant de l’État qu’il corrige la situation dans un moment où justement où il a le moins d’entrées d’impôt des particuliers. Cela crée des déficits et des dettes. Et lorsque la pauvreté s’installe, il faut plus de prisons et de policiers, il y a moins d’individus qui terminent l’école, plus de gens malades, moins de construction, ainsi de suite alouette.

Le Québec, sans les emplois de qualité qu’offrent Desjardins, Hydro-québec, Québec Inc., ne serait qu’une foire de cheap labor, soumise aux aléas du marché, sans colonne vertébrale économique.

@ David:

De vos liens, je retiens cette phrase qui résume à elle seule tout sur l’économie « sôôôôôôciale:

« On nous dit que « les entreprises de l’économie sociale produisent des biens et des services socialement utiles ». Si ces biens et services sont tellement utiles, tellement en demande, il devrait être relativement aisé de trouver du financement pour ces entreprises. »

Voilà! Tout est dit sur ces parasites sociaux…

Je suis curieux: Martin Masse a-t-il écrit sur les plus grands parasites sociaux qui existent ? Je parle de ceux qui ont des tarifs d’électricité privilégiés défiant toute concurrence, qui ne paient presque pas d’impôt et qui peuvent se permettre de ne pas payer pendant des années les maigres impôts (ou redevances) demandés, qui achètent des permis d’exploration et d’exploitation de nos hydro-carbures à 10¢ l’hectare (prix de 1879 non ajustés au marché), qui peuvent fonder des compagnies à numéro pour gérer des CHSLD en PPP après que l’état ait assumer les coûts de construction, signer un bail de 20 ans et garantit l’hypothèque de l’entreprise (PPP = partage des risques?), de ceux qui reçoivent des « retours sur investissement » lorsqu’ils font des contributions à certains partis politiques, etc.
En bref, ceux qui sont les « assistés sociaux de luxe » (bénéficiant de millions de dollars, sinon plus des « largesses » de l’état).

S’il a écrit sur le sujet, j’aimerais bien lire ce qu’il en pense.

@P Lagassé

Il suffit de savoir qui signe le chèque de paie de M. Martin Masse pour savoir pour qui il travaille.

Je doute qu’il dénonce les parasites qui lui amène le beurre sur la table!

@François 1

C’est à se demander pourquoi l’État finance la police, les écoles, les pompiers, les prisons, les routes…

Pas très étoffé, votre argumentaire.

David est rendu tellement intoxiqué à son idéologie simpliste qu’il ne fait même plus la différence entre « socialement utile » et « économiquement rentable ». C’est sans doute pour cette raison que son paradis libertarien d’avant-hier (Singapour) offre des logements subventionnés par l’État à environ 80% de ses habitants.

Je regrette qu’on mettent tout dans le même sac. Quand on parle de coopératives on parle d’entreprises qui donne autant de responsabilités et dimportance aux travailleurs de tous les niveaux. Pas toujours facile le fonctionnement mais on devrait avoir divers type de membres, des travailleurs, des bénévoles, des gestionnaires et des investisseurs. Ça serait bien utile d’en avoir dans tous les domaines:éducation, habitation, industriel, mines, agricole, transport collectif, développement régional etc. Les fonds de développement d’économie social sont englouti par des entreprises syndiquées qui selon moi comportent un partenaire qui se fou pas mal des besoins des clients, du marché et des travailleurs de manière réaliste. Ils veulent toujours des augmentations salariales pour remplir leurs caisse et ce peut importe la réalité du marché, les conditions des la concurence et les risques et responsabilités réels relié aux emplois. Un concierge d’école, un chauffeur d’autobus public, un monteur de ligne ou un distributeur de contraventions de stationnement etc etc etc sont payé de manière irréaliste et contibue a appauvrir nos caisses sociales qui n’ont déjà plus les moyens d’emprunter pour assumer ces dépenses folles et exagérées. Alors ceux qui veulent investir dans des entreprises qui profitt la profiteront aux gens et au développement de nos régions en étant assuré que celle-ci seront opérationelles, durables et resteront la propriété des gens de chez-nous doivent se tourner vers quoi? Ça prend quoi pour qu’on arrête ces folies syndicales? La vente et le démantèlement de tous nos fleurons? Le bs pour tout le monde, la fin de nos institutions publics? Faut-tu commencer a distribuer des pamflets aux portes, réveillons-nous.

@ P. Lagassé & Benton:

Vous n’avez qu’à demander vous-mêmes à Martin Masse. Il vous répondra sûrement. Il n’a pas l’habitude de se défiler…

Voici l’adresse de son blogue:

http://www.leblogueduql.org/

Il y a un lien pour un fil de discussion de Novembre où vous pouvez aborder le sujet de votre choix. Allez-y les boys…un peu de courage!!!

@ Mediamaniaque:

Les emplois que vous décrivez n’ont rien à voir avec l’économie sociale proprement dite; par contre, je suis pour la privatisation partielle ou totale de certains de ces emplois. Pas tous.

Par exemple, je crois que les forces policières gagneraient à être scindées et à être privatisées en partie, comme l’aspect directement relié aux contraventions qui n’ont rien à voir avec le travail véritable du policier. D’ailleurs, certaines villes ont déjà commencé à le faire pour les billets de stationnement qui sont généreusement distribués par un autre organisme (malheureusement public…) ou par des caméras de surveillance.

L’économie sociale dont il est question ici est autre chose et vous le savez très bien.

D’ailleurs, tant qu’à être sur ce sujet, je vous invite à visionner ce petit bijou très révélateur et qui traite de la droite VS la gauche au Québec:

http://martineau.blogue.canoe.ca/2010/11/02/gauche_droite

@François 1

Pas besoin de lui demander, seulement lire sa bio suffit.

En passant, lorsqu’on donne dans la démagogie, il n’est pas nécessaire de se défiler puisqu’il suffit d’avoir la foi!

Pour la privatisation des forces policières, effectivement, BCIA est un bonne exemple!

@François 1

Inutile d’être de mauvaise foi avec moi, je ne demande qu’à débattre honnêtement. Vous répliquez sur mon billet #10 – qui exprime mes doutes sur votre volonté réelle à débattre. J’aimerais que vous lisiez attentivement mon commentaire #6, qui porte sur l’économie sociale. Peut-être l’avez-vous lu. Je suis persuadé que vous êtes capable d’argumenter intelligemment sans des phrases de type «pensée-magique».

J’ai écouté avec attention et lassitude le vidéo du blogue de Martineau. C’est un ensemble redondant de dinosaures et de déjà-vu.

Ce qui m’intéresse, ce sont les arguments. «Le gouvernement est trop gros», «On paie pour nos parents», «Le privé fait mieux», et tout autre assertion vide de sens ne sont que des jugement de valeur sans réelle réflexion (et conséquemment sans valeur).

Alors, Qu’avez-vous-à-dire? De grâce, ne m’envoyez pas encore un lien ridicule d’économie-spectacle de niveau taverne (Duhaime et Parent ont sûrement mieux à dire dans d’autres médiums)et répliquez dans vos mots votre avis sur mon commentaire portant sur l’économie sociale. Parce que je peux aussi vous renvoyer à des interviews ennuyeux de gauche: vous n’aimeriez pas ça, je vous le promet.

Parce que votre vidéo ne portait pas sur l’économie sociale. Il portait sur une catégorie d’individus frustrés par la situation économique, tannés de payer des taxes, de ne pas avoir d’emplois de qualité… Pas sur une réflexion de notre société ou de notre économie. Ce n’est que du fiel (et je parle aussi de Parent).

Alors, faisons cette entente: répliquez honnêtement à mon commentaire #6 et je vous garantis que nous y gagnerons tous les deux.

Mediamaniaque

@ Benton:

« En passant, lorsqu’on donne dans la démagogie, il n’est pas nécessaire de se défiler… »

Je me demande lequel se défile devant Monsieur Masse…

Je suis allé sur le site du Québécois Libre et toujours aucun signe de vos récriminations…

La peur vous tétanise?

L’économie sociale: un échec dans le secteur des services de santé et sociaux

L’économie sociale dans le secteur des services sociaux ou de santé est tout simplement un échec lamentable qui, en plus de maintenir les travailleuses dans la précarité (salaire minimum) a permis un désengagement, ou au moins un sous-investissement,de l’État.

À lire absolument: L’économie sociale et solidaire n’existe pas, de Matthieu Hély. http://www.laviedesidees.fr/L-economie-sociale-et-solidaire-n.html