Légalisation du cannabis : une ruée vers l’or vert ?

En devenant un haut lieu de la consommation libre, le Canada pourrait stimuler son industrie touristique et sauver les emplois liés à la culture du cannabis.

Photo: Craig F. Walker / The Denver Post
Photo: Craig F. Walker / The Denver Post

La nouvelle (et les images) sont spectaculaires et nous viennent du Colorado, où la vente de cannabis à usage récréatif est permise depuis le 1er janvier.

Celle-ci, montrant la ville de Denver enfumée par le cannabis, est évidemment l’œuvre d’un petit rigolo :

Colorado enfumé

Selon cet article du Washington Post, c’est un ancien Marine, atteint du syndrome post-traumatique après deux séjours en Irak, qui fut le premier acheteur. Pour 50 dollars, Sean Azzariti a obtenu trois grammes et demi de pot, ainsi que des truffes au chocolat et au cannabis.

De nombreux amateurs venus des États voisins en ont profité pour acheter légalement de la drogue douce pour la première fois de leur vie. La nouvelle a fait le tour du monde et cette immense publicité fait saliver l’industrie touristique déjà florissante du Colorado.

De l’autre côté de la frontière, en Colombie-Britannique, l’inquiétude est palpable. Selon les sources, l’industrie du cannabis serait la deuxième ou la troisième en importance dans la province, devancée seulement pas l’industrie forestière et celle de la construction. Elle donnerait du travail à plus de 100 000 personnes.

Selon une étude de l’Institut Fraser (un groupe de réflexion de la droite fiscale qui milite pour la légalisation) publiée en 2004, l’industrie du pot y compterait pour près de 3 % du PIB. Dans la région de la vallée de l’Okanagan, ce serait, et de loin, la plus importante industrie.

Étant donné la nature souterraine de cette économie, les estimations manquent de précision, mais de 65 % à 90 % de la production serait destinée à l’exportation dans les États américains au sud de la Colombie-Britannique. La légalisation au Colorado, mais surtout dans l’État de Washington, juste au sud, aurait déjà fait baisser le prix (du gros) d’une livre de cannabis de moitié, la faisant passer de 2 000 à 1 000 dollars.

Mais le pire est à venir, puisque la vente légale démarre à peine dans l’État de Washington, tandis que l’Oregon et la Californie se tiennent prêts à légaliser l’or vert si l’expérience du Colorado s’avère concluante.

Il va sans dire que si ce lucratif marché d’exportation devait partir en fumée, l’économie de la Colombie-Britannique connaîtrait des difficultés. D’autant que les travailleurs du pot qui perdraient leur emploi ne pourraient réclamer des prestations d’assurance-emploi. Les coffres de la province, qui profitent de cette source importante d’entrée d’argent de l’extérieur, en souffriraient aussi.

Pour venir à la rescousse de l’économie de l’euphorie, la solution la plus prometteuse pour la Colombie-Britannique serait sans doute d’imiter le Colorado, en espérant que le gouvernement fédéral canadien ferme les yeux, comme a décidé de le faire l’administration Obama. En devenant un haut lieu de la consommation libre, la province pourrait en profiter pour stimuler son industrie touristique et, surtout, sauver les emplois liés à la culture du cannabis.

Cela pourrait donner des idées à d’autres  — le Québec, par exemple. Selon divers sondages, autour de 10 % de la population adulte consommerait du cannabis au Canada. L’étude de l’Institut Fraser citée plus tôt estimait à deux milliards de dollars les recettes fiscales supplémentaires en Colombie-Britannique suite à une légalisation. Sur la même base, on peut estimer des recettes fiscales au moins équivalentes au Québec.

Le principal obstacle à la légalisation du cannabis au Canada a longtemps reposé sur la réaction des autorités américaines, pour qui la lutte à la drogue équivalait à une guerre sainte. Au moment du débat sur la décriminalisation au détour des années 2000, l’ambassadeur américain à Ottawa avait même averti que cela poserait de sérieux problèmes entre les deux pays.

Maintenant que des États légalisent le cannabis et qu’une solide majorité d’Américains l’approuvent (58 % pour et 39 % contre), cet obstacle pourrait bientôt être levé.

À partir du moment où une forte majorité des Canadiens et des Québécois appuient la décriminalisation/légalisation du cannabis et que les États-Unis ne constituent plus un obstacle, et sachant que les taxes sur le pot pourraient rapporter des milliards aux gouvernements, il me semble que nous pouvons sans grand risque prévoir une nouvelle ruée vers l’or… vert.

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Alors qu’on tente de décourager les gens à fumer la cigarette, très dommageable pour la santé on légalise une substance toute aussi néfaste pour le cerveau entre autre.

Incroyable.

Il y a bon nombre de substances qui sont légales et qui sont beaucoup plus dommageables pour le corps, comme toutes les substances transformées dans notre alimentation, toutes les émanations industrielles, les cellulaires et les micros-ondes !

@ AudeMartel

« …les cellulaires et les micros-ondes ! »

Pouvez-nous nous faire la preuve que les microondes sont dommageables?

Les microondes sont employées dans la santé, notamment en physiothérapie chez un des peuples des plus en santé au monde.

Les compteurs d’Hydro Québec avec ça?

La légalisation fera que les prix s’effondreront.

C’est déjà commencé au Québec, un des plus important fournisseur de l’Amérique du Nord.

Ce sont des « cultivateurs » qui cultivent le pot. La légalisation fera en sorte que les prix s’effondreront et ces cultivateurs de pot crèveront de faim comme pour toutes autres autres cultutres.

Les mafiosos s’opposeront à la légalisation à grand coup d’argent et finalement devront diversifier leur marché.

Quant aux scrulules pour leur santé les gens gens s’en contre sein cibou è rent.

Au Colorado, l’âge adulte est 21 ans. Au Québec, c’est 18 ans. Je crains que les moins de 18 ans y ait accès par personne interposée. J’imagine que la surveillance se fera comme à la SAQ mais nos jeunes réussissent à s’en faire acheter de l’alcool. Pour le cannabis, comme le cerveau est en formation chez nos ado et jeunes adultes, je crains les effets du cannabis sur le cerveau et c’est prouvé.

Probablement que le cannabis a des effets néfastes sur le cerveau, mais pourrait-on parler de l’alcool qui elle aussi est une DROGUE légal. Effectivement, l’alcool reste une drogue qui a déjà, elle aussi, été prohibé. Si je me fis à votre commentaire, le gouvernement devrait plutôt améliorer la surveillance dans leurs succursales … car l’alcool reste tout aussi néfaste pour les jeunes en développement. De plus, Saviez-vous que l’alcool est une des drogue les plus addictives ? Saviez-vous que l’alcool est une dépendance physique qui se rapproche de l’héroïne ? Saviez-vous qu’aucune mort n’a été répertorié d’overdose de cannabis ? Je ne serais pas prêt à dire la même chose de l’alcool … Je crois personnellement que l’alcool est une drogue beaucoup plus dangereuse et néfaste que le cannabis peut l’être ….

Je suis complètement sidéré par cette article.

L’information sur la légalisation du cannabis chez le voisin du sud ça va…

Mais, comment un magazine qui se dit crédible, comme le votre, peut écrire n’importe quoi sur une industrie ILÉGALE (en Colombie Britannique) et qui ne peuvent d’aucune façon prouver ou corroborer!!! Ce sont des chiffres sortie d’un chapeau? Quand même!

De toute façon, même si le petit canadien va fumer du pot aux USA, il n’est certainement pas assez concombre pour essayé de ramener son pot acheter au USA à la maison?!?!

Vous croyez vraiment que ceci aura une influence sur le marché canadien et les jobs des pauvres petits cueilleurs de pot qui n’ont pas le droits au chômage? Leurs travail n’est pas légal, ils repayent pas d’impôt ou de taxes, j’espère qu’ils n’ont pas accès a l’assurance chômage! De toute façon, c’est le crime organisé qui gère cette culture donc c’est mauvais pour l’économie du crime organisé…

Je crois que votre journaliste et éditorialiste doivent relire ce qu’ils publient!

Il convient d’établir une distinction entre décriminaliser la possession de cannabis pour consommation personnelle et laisser en vente libre ce produit. Les Pays-Bas ont été les premiers si je ne m’abuse à encadrer la vente de la marijuana. Sauf erreur de ma part, les rentrées fiscales ont été assez loin des entrées pratiquement escomptées. D’autre part, on n’a pas endigué le marché parallèle et cela n’a pas empêché non plus le développement de toutes sortes de drogues, notamment les drogues dures et les drogues de synthèses.

Pire, les Pays-Bas avec leur grand port de Rotterdam, sont devenus la principale porte d’entrée en Europe pour toutes sortes de drogues illégales. Les sommes d’argent pour lutter contre le banditisme et la criminalité sont toujours en hausse et considérables quoique toujours insuffisantes.

La lutte contre la drogue n’est ni plus ni moins qu’une guerre des temps modernes qui produit plus de victimes innocentes que nombre de conflits dans le monde et bien plus que la guerre contre le terrorisme.

Ce sont au Canada les provinces de l’Ouest en particulier la Colombie-Britannique qui comptent le plus grand nombre de crimes lorsque les crimes violents, vicieux et les meurtres se multiplient dans la vallée de l’Okanagan. Et donc, le salut du Québec en termes de rentrées fiscales passerait par la légalisation de la drogue, dans un Québec souverain idéalement, un monopôle de préférence contrôlé par une Société des Drogues du Québec (SDQ) qui pourrait ainsi percevoir (pour nous) de généreuses surtaxes….

Quelle magnifique idée pour cette nouvelle année 2014. Pourquoi ne pas recommander l’adoption du deuxième amendement de la Constitution des États-Unis d’Amérique, pendant que nous y sommes ! Après tout, j’estime que je suis en droit de me défendre par tous les moyens appropriés contre toutes ces petites frappes qui risquent bientôt d’avoir pignon sur rue, lesquels pourraient finir par polluer ma vie avec toutes ces vapeurs enivrantes de marie.

« Quelle magnifique idée pour cette nouvelle année 2014. Pourquoi ne pas recommander l’adoption du deuxième amendement de la Constitution des États-Unis d’Amérique, pendant que nous y sommes ! Après tout, j’estime que je suis en droit de me défendre par tous les moyens appropriés contre toutes ces petites frappes qui risquent bientôt d’avoir pignon sur rue, lesquels pourraient finir par polluer ma vie avec toutes ces vapeurs enivrantes de marie. »

Démagogie de l’extrème droite.

@ youlle,

Ce que je trouve formidable avec vous, c’est qu’un jour je suis un gauchiste, un autre jour je fais partie de la petite droite et aujourd’hui : une sorte de démagogue d’extrême droite. Et vous dans quelle mouvance vous trouvez-vous ? Celle probablement des « profiteux » et des opportunistes qui changent d’allégeances comme on change de bobettes.

Prenez donc la vie du bon côté avec un peu plus de légèreté, vous ne vous porterez que mieux !

« Ce que je trouve formidable avec vous, c’est qu’un jour je suis un gauchiste, un autre jour je fais partie de la petite droite et aujourd’hui : »

Je ne vous donne pas tort. Quand vous faites du sarcasme, faites le a minimum sentir.

« Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément. » (Nicolas Boileau)

Dans la mise en marché, la simplicité est de mise et la mise marché (Marketing) est de la communication.

Désolé! Sans rancune.

Quand je lis les commentaires, j’ai de la difficulté à concevoir que certains pensent que la légalisation encouragera les jeunes à consommer. La prohibition n’a jamais persuadé les gens de ne pas consommer. Il y a ici une question de jugement que l’on doit inculquer chez les jeunes. Étant père de jeunes enfants, j’aimerais davantage voir mon jeune consommer de la marijuana qui a été contrôlée et avec une standardisation et tant qu’à y être une traçabilité que de le voir acheter n’importe quoi sur le marché noir (bien entendu ce n’est pas ce que je souhaite, mais on ne peut tout contrôler). De plus, les revenus pour l’État seraient considérables. Que ce soit légal ou non, il y aura toujours des consommateurs, aussi bien en faire profiter tout le monde.

Ce qui me fascine le plus c’est que lorsque la boisson était contrôlée par d’autres organismes que l’État, c’était hors-la-loi (prohibition).

Idem pour les jeux de hasard.

MAIS aussitôt que l’État s’est substituée au crime organisé et s’est approprié ces vices pour les dominer exclusivement à l’aide de lois implacables et inflexibles, allez hop, c’est devenu un mode de vie parfaitement acceptable…

Voyez-vous l’invraisemblance? Des politiciens (ceux-là mêmes que nous considérons tous comme aussi crédibles que des vendeurs de chars de seconde main!!!) votent une loi et ce qui était hier encore atroce devient tout à coup correct et présentable. Mais il y a pire: ces politiciens nous ont vendu leur salade en nous faisant croire que le contrôle de ces vices ferait en sorte que l’argent de la mafia serait ainsi récupéré à des fins « utiles »… Combien d’entre-vous ot vu leur compte de taxes baisser depuis la SAQ? Loto-Québec? Hein?

La même chose se passera avec la mari, hier encore criminelle mais demain parfaitement légitime, voire innocente.

Vous en faites une maladie, une psychose, de l’étatisation.

Personne n’a parlé d’étatiser le pot.

Un libertarien contre la légalisation du pot et des drogues. Avez-vous des cousins mafiosos?

Pour les ti-culs conservateurs pas instruits donc ne connaissent pas l’histoire:

« C’est en 1898 que le gouvernement du Canada tient un référendum sur la prohibition de l’alcool. Le «oui» l’emporte dans toutes les provinces canadiennes, sauf au Québec, où plus de 80 % de la population ayant voté (44 %) dit « non » au projet fédéral. Au début des années 1920, le gouvernement du Canada adopte la Loi sur l’importation des boissons enivrantes. Cette loi accordait à chacune des provinces le pouvoir exclusif d’importer, de transporter et de vendre des boissons alcooliques sur son territoire, et interdisait le transport de ces produits d’une province à une autre.

En 1918, le gouvernement du Québec adopte une loi sur la prohibition totale qui devait entrer en vigueur l’année suivante. En 1919, il tient un référendum sur l’exclusion de la bière, du vin et du cidre de la loi sur la prohibiton. Le oui l’emporte à 78,62 % des voix exprimées. Il n’en demeure pas moins que certaines villes, surtout dans des régions rurales, adoptent une règlement de prohibition de l’alcool qui sera appliqué tant qu’il n’aura pas été révoqué.

En 1921, le gouvernement LIBÉRAL de Louis-Alexandre Taschereau fait adopter la Loi sur les boissons alcooliques et crée la Commission des liqueurs de Québec. »

Alors quand un libertarien conservateur demande demande qui a vu baisser les depuis la SAQ c’est-à-dire Commission des liqueurs de Québec en 1921, la réponse est personne puisque ça fait 93 ans.

Il y en a qui ont le tour de se rendre ridicules.

@ Stéphane Gobeil

Les agriculteurs Québécois sont en mesure de fournir une grande partie de la planète en pot à un prix ridicule de même que plusieurs états de USA. Imaginez du pot à 500$ la tonne, 50 cennes le kilo, comprenant aussi en surplus tout ce qu’il faut pour la production du hashish.

Le résultat est les mafiosi n’auraient aucun intérêts à le commercer faisant tomber les pushers qui font d’énormes pressions au près de la population pour qu’ils en consomment.

Il n’y a pas de différence avec la prohibition des USA. À la fin de la prohibition, le Ku-Klux-Klan avait perdu du pouvoir, les Genna et Al Capone aussi et Eliot Ness à presque perdu son job et la criminalité due à l’alcool est tombée.

Est-ce que les Américains prennent plus un coup depuis? Je pense que non.

Vouloir criminiser la drogue c’est conservateur républicain et scrépuleux et ça coûte cher se police qui battent le petit monde qui en consomment de sont pissous devant les criminels de la drogue.