Legault, évolutionnaire

Il manque une consonne à l’annonce faite ce lundi par le couple François Legault/Charles Sirois. Je dirais qu’il manque un « R ». Pour Révolutionnaire.

L'avenir. Êtes-vous pour ?
L'avenir. Êtes-vous pour ?

Car le document que lui et sa douzaine de cosignataires ont publié est un agréable assemblage de bonnes intentions, ce qui est bien, mais qui ne va pas au delà des bonnes intentions, ce qui est un peu court.

Ce parti-pris pour l’eau-de-vaisselle politique s’incarne même dans le nom du groupe: la Coalition pour l’avenir du Québec (CAQ). Humm. Cela n’écarte pas beaucoup de monde. La plupart des gens que j’ai rencontrés dans ma vie étaient plutôt favorables à l’avenir. Aurait-il été trop engageant de se prononcer également contre la lèpre et les feux de forêts ?

Ce lundi matin, j’écoutais sur les ondes Mario Dumont, qui a l’expérience des propositions innovantes. Lorsqu’on n’en est qu’à l’étape du groupe de réflexion, affirmait-il, et qu’on n’ose pas avancer des propositions qui dérangent « qu’est-ce que ce sera lorsqu’ils seront à la veille de l’élection ? »

L’équipe Legault nous demande d’être patients. D’ici décembre, quatre documents plus mordants seront publiés. On verra alors vraiment de quel bois ils se chauffent.

On ne pourra donc juger de cette stratégie qu’au point d’arrivée. Mais il semble clair que MM Legault, Sirois et cie ont décidé de ne pas effrayer les électeurs en leur disant tout de suite qu’ils veulent augmenter leurs tarifs d’électricité ou l’ensemble de la tarification (ils affirment au contraire que ce n’est pas leur intention) ni en leur disant comment ils veulent rétablir l’équilibre des finances publiques autrement qu’en réformant l’État. (Une exception est faite pour les étudiants: leurs frais de scolarité vont augmenter.)

Il n’est pas impossible de penser qu’il est en effet plus sage de profiter de l’effet d’annonce d’aujourd’hui en offrant de grands thèmes rassembleurs, sans brusquer le citoyen, puis de faire augmenter la température de l’effort demandé petit à petit. C’est l’approche évolutionnaire.

Une question qui dérange

Admettons d’abord que François Legault a gagné un de ses paris: se présenter avec des alliés provenant du cheptel fédéraliste. Charles Sirois, ci-devant ancien recruteur de candidats pour Jean Charest, a une main sur le volant. Même s’il affirme ne pas vouloir s’engager dans le combat politique — il ne sera pas candidat — et ne participer que de façon épisodique à la tournée qui s’amorce. L’ex-recteur et candidat libéral fédéral Bruno-Marie Béchard Marinier (qui gagnerait du temps à se faire appeler BMBM) est également une excellente recrue.

En fait, de toute l’équipée, la personne dont on peut le plus se demander ce qu’elle fait là est François Legault. Les politiques manageriales qu’il propose pour réformer l’Éducation et la Santé ? Il en avait appliqué les premiers éléments lorsqu’il était ministre de l’éducation et de la santé, sans qu’il rencontre la moindre résistance significative chez ses collègues péquistes.

Les mesures de nationalisme économique qu’il avance sont largement partagées par ses ex-collègues du parti de René Lévesque, Parizeau, Landry et Marois. On en retrouve de fortes traces dans l’actuel projet de programme péquiste. Sans parler, évidemment, du couplet favorable à la langue et à la culture française que le groupe entonne. Du copier-coller péquiste, légèrement édulcoré, tout simplement.

Bref, à cette lecture, on est en droit de se demander pourquoi François Legault croit bon de faire tout ce détour de création d’un mouvement et d’un parti, plutôt que d’avoir pris le contrôle du PQ à la faveur de — je dis ça au hasard — une course à la direction? Et ce n’est pas seulement pour tourner le fer dans la plaie que j’ajoute que la personne qui a remporté une des courses à la direction dont François fut absent, André Boisclair, a précisément fait de l’éducation la priorité de sa campagne.

Ses ambitions étaient moins précises que celles avancées aujourd’hui par le co-président de la CAQ, mais rien ne l’aurait empêché, s’il avait concouru et avait gagné, d’imposer ses propres thèmes.

Demain, c’est l’avenir

Mais cessons de vivre dans le passé. Le couple Legault-Sirois a décidé de commencer par surfer. Surfer sur la volonté populaire de la nouveauté et du changement.

Ils n’ont pas beaucoup de mérite, je le dis sans méchanceté. Parmi les personnes qui ont voulu surfer sur leurs lunes de miel dans l’électorat québécois, on compte notamment Jean Charest (défait à l’élection de 1998), Paul Martin (en chute libre peu après) et le meilleur des meilleurs: l’alors nouveau chef du Parti libéral du Canada, Stéphane Dion.

Oui, oui. Même Stéphane Dion a eu sa lune de miel, de plusieurs mois, au Québec.

Puis il y a l’ADQ, qui a successivement représenté le changement, puis l’a tellement incarné, un peu gauchement, qu’il a fait fuir l’électeur centriste.

On trouve sans doute là l’exemple-repoussoir utilisé par la CAQ. Comment introduire, une à une, des propositions de changement sans faire éclater la bulle que constitue l’attrait de la nouveauté ?

Comment passer d’évolutionnaire à révolutionnaire en gardant derrière soi un électorat qui aime le changement mais répugne à passer à la caisse ? Comment, donc, faire une omelette sans casser d’œufs ?

Voilà ce qu’on saura, chers internautes, pendant les prochains épisodes de l’avenir du Québec.

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Avec l’aventure CAQ, j’ai l’impression de revivre l’expérience ADQ en phase II. Même approche nationaliste frileuse – il ne faut pas effrayer l’électeur – visant à « rénover » l’État québécois – le dégraisser pour ainsi dire (le décentraliser que Legault dira!) – sans passer par l’indépendance, au pire à l’autonomie (qui n’a jamais été définie…).

Le CAQ n’aurait peut-être jamais vu le jour si M. Legault avait fait preuve d’un véritable leadership quand il y a eu campagne à la direction au PQ. Ou capable d’une réelle loyauté en se rangeant définitivement dans un camp avant de faire campagne.

On aura retenu que c’est une personne indécise dans les situations corsées. Comme quoi les bons hommes d’affaires ne font pas nécessairement de bons leaders politiques.

Pour en revenir au message voulant qu’il importe de « remettre le Québec sur les rails avant de faire l’indépendance », je dois dire que j’ai entendu cela un milliard de fois après chaque référendum perdu, à discuter entre deux coups de cuiller à pot. Je me rappelle d’une boutade en réplique à ce genre de proposition convenu, comme quoi il y a plein d’urgences à régler avant l’indépendance, même l’existence du Mur de Berlin.

Eh ben, le Mur de Berlin a été rasé…

Bien, moi je leur souhaite un beau voyage de noce dans un paradis fiscal à ces deux-là. Aux Bahamas, Sirois pourrais offrir à Legault un Pina Colada, gracieuseté de la Banque LODH à Genève pour tout l’argent que Sirois a caché en Suisse. Bon, Legault a sûrement ses amis là-bas dans le Valais, à Neuchâtele et Fribourg et pourrait lui offrir un beau fromage troué en retour…

Trèes bonne analyse et je crois que le temps pourra nous éclairer plus, cependant ces voeux pieux sont partagés énormément mais rien ne nous indique les moyens envisagée pour les réaliser.

Merci

Révolutionnaire, vous dites?

Le projet serait plus intéressant s’il s’appelait la CRAQ?!?!

Coalition Révolutionnaire pour l’Avenir du Québec….

Lorsqu’il était ministre de l’Éducation, François Legault voulait fermer les départements universitaires qui ne conduisent pas directement au marché du travail. Guy Rocher avait écrit, dans les pages du journal Le Devoir « Non à l’Université Legault ». François Legault veut poursuivre encore plus le naufrage de l’université si bien décrit par Michel Freitag. Lorsque je lis un journal, j’aime bien avoir le point de vue de quelqu’un qui a une formation en Histoire, de celui qui a une formation en Sociologie, en Économie politique, etc. L’idéal de François Legault, c’est une société qui offre aux entreprises, une main d’oeuvre, clés en main, jetable après usage. Ça donne froid dans le dos.

La différence entre Legault et Marois, c’est qu’en prenant le contrôle d’un parti vierge, il peut se soustraire au référendum obligatoire et jouer une vraie « game » de nationaliste à la Bourassa.

Au fait M.Lysée, vous questionnez pourquoi M.Legault n’a pas essayé de prendre la tête du PQ. Pourtant, vous savez autant que moi qui est responsable du départ de M.Landry n’est-ce pas? Et vous savez aussi que Landry a juré que ce responsable ne réussirais jamais à prendre les commandes du PQ non?

Chose certaine, le congrès du PQ auquel on se prépare va en être tout un! Peut-être qu’on ouvrira finalement la porte à un politicien qui pourrait une fois pout toutes parler aux gens avec franchise et honnêteté intellectuelle. Ceci dit, je ne crois pas que Legault ait ce qu’il faut non plus pour être chef.

Bof, ce n’est qu’une tempête dans un verre d’eau et le Québécois veut toujours le beurre et l’argent du beurre.

Les Québécois veulent du changement, en ont assez des « vieux partis », mais ils ne connaissent même pas la moitié du quart des programmes électoraux. Alors ils sont tannés de quoi; je vous le demande.

Attendons de voir la suite.

J’aime-J’aime-J’aime ce texte.
J’ajoute »angélique »- »assurance sans risque »-
»détour pour se positionner …pour une chefferie »- »deux gars qui font une lecture des québécois-ses »faut pas brusquer »de toutes les manières.
Vive le nationalisme et la nouvelle définition d’un souverainiste » une personne qui travaille à la création de l’événement, du moment du prochain événement souverainiste ».
AH oui!

Je ne sais pourquoi, mais il m’apparaît de plus en plus difficile de m’exciter devant ce genre d’annonce. Tout en saluant l’effort de vouloir offrir, faute de mettre en oeuvre pour le moment, une vision rafraîchie de notre feuilleton politique québécois, la mise en scène de MM Legault et Sirois semble avoir accouchée d’une souris. Le reportage de Pierre Duchesne à la SRC évoquait l’immobilisme politique au Québec, je ne crois pas que cette nouvelle approche marque véritablement le changement dont la province et plus encore notre société à tant besoin.

Ironiquement, en lisant l’article, on peut penser que la réaction de l’auteur est toute aussi prudente que les formulations larges du manifeste du CAQ.La confirmation de la mise au rencart de la question nationale passe comme ça comme un automatisme? Quelques remarques guère critiques sur le management dans la gouvernance. Article dont le message essentiel consiste à dire que le mouvement risque de se casser les dents sur les augmentations de tarifs.

M.Lisée de centre droit pas si éloigné que ça de la pensée de droite centriste de M.Legault est probablement mal à l’aise pour discuter de ces positions qui le rendent disons susceptible face à une notion étrange comme celle de -gauche efficace-. Puisqu’il réfléchit sur cette notion pour le meilleur comme pour le pire!

Ce qu’on peut voir au minimum strict dans le mouvement Legault c’est une sorte de tentative de restauration d’un Québec provincial assumé dont l’alternance peut se faire entre un premier parti libéral et un second parti libéral. Dans ce Québec idéal selon F.Legault, nous pourrions choisir entre le bonnet rouge et rouge bonnet. Au maximum strict, cette démarche ressemble à un écrasement dans le fédéralisme pire à une capitulation masquée dans la gouvernance mondiale du marché total.

La CAQ?

Un plaisantin ajoutera un A aux affiches. Avec une affiche du PQ à côté, l’effet sera, avouons-le, cocasse.

Je me permets cette plaisanterie pour dire que même l’acronyme n’est pas gagnant…

Le constat peut se faire qu’il y a une promotion de la droite conservatrice sur le plan économique, constitutionnel au Québec après 8 ans de gouvernement libéral provincial!!

Quelqu’un d’intelligent qui peut être de gauche nationaliste, orientation que plusieurs de nos jours veulent faire disparaître au Québec sait qu’il y a de la bureaucratie en santé et en éducation sait aussi par contre par l’élargissement du raisonnement que le dégraissage en santé et en éducation est souvent synonyme d’inégalités accrues, d’accroissement de l’assistance sociale, des soupes populaires, des sans abris et de l’incarcération pénitentiaire ce qui à été largement vérifié aux É.U d’autant plus que l’individualisme dans le monde occidental est radical seulement atténué par les blogues et autres réseaux sociaux comme Twitter à condition d’avoir un ordinateur chez soi. L’individualisme ainsi sans le maintien de la protection sociale c’est la condition d’un monde qui en manque de points de repères, dépourvu d’un encrage social consistant peut justement paradoxalement faire basculer des milliers de vies individuelles dans de graves problèmes et parfois des drames.

Rue Frontenac a présenté un reportage, il y a trois semaines sur un nombre d’individus croissant par plus d’une centaine par années qui sont trouvés morts seuls dans leur domicile et dont le corps pour les funérailles ne sont réclamés par personne! Cela se passe au Québec, à chaque année, des gens disparaissent dans l’indifférence particulièrement dans les deux plus grosses villes de Québec et Montréal. Ce phénomène est redevable surtout à l’individualisme sans doute que la bureaucratie des institutions procure une assistance réelle qui manque de chaleur humaine ce n’est toutefois pas la médecine publique qui a contribué à la dégradation des liens sociaux concrets dans les sociétés occidentales comme le Québec.

Or, la démarche Legault ou pire une entreprise comme celle de Réseau liberté Québec de type libertarien, ces voies de droite ne vont qu’accroître l’égotisme social, la loi du plus fort faisant de la capacité à détenir plusieurs cartes de crédit, la faculté d’avoir accès à des réseaux de relation mondains et à des cliniques de santé privé, la voie royale du dit accomplissement individuel.

L’Europe de l’Ouest donc la France résiste aussi aux actions de la droite libérale ou conservatrice qui gruge le système de la protection sociale lentement mais sûrement afin de créer une civilisation d’un paradis parodique ou seul les plus riches, les plus dominants pourraient profiter de la vie.

Les ambitions personnelles de F.Legault, son instinct libéral de faire de la société québécoise un marché responsable de la compétition dans tout mais marché tout de même ça n’a rien de très progressif dans le sens fort du mot. Le jeune Mathieu Bock Côté dans cette mouvance de droite aura beau noircir les souverainistes de gauche comme étant des idéologues bureaucrates, de les définir comme des technocrates de l’affirmation nationale. De tenter de définir une sorte de grande noirceur qui serait issue de la révolution tranquille c’est beaucoup plus compliqué que ça. La révolution tranquille connaît certes ces ratés, ces impasses de là de soutenir une droite d’ici qui part en lutte contre le social bureaucratisme dont le PQ serait le centre historique. C’est trop facile, c’est faire fi du néolibéralisme qui depuis Reagan fait de la mondialisation un monstre aveugle, c’est faire fi d’un individualisme tout aussi aveugle qui au mieux dirige la communication humaine vers la mise en orbite du dialogue par le biais des cellulaires et portables informatiques.

La droite veut imposer ses valeurs en usant des grands médias qu’elle possède en se trouvant même ses nouveaux intellectuels dynamiques afin de nous vendre de nouveaux faux paradigmes, de (nouvelles conditions de la vie et de la pensée) en société. La part de mort et de souffrance qu’on y trouve dans ce -libéralisme conservateur idéal- doit déclencher les réflexes de la résistance dans nos âmes, nos esprits.

Le parti de M. Legault, c’est n’importe quoi. S’il se présente, ça va divisier encore plus les votes et Charest va en profiter.

Et le fait qu’il mentionne qu’on doit mettre fin aux chicanes, de reconcilier le peuple qui est divisé, c’est encore n’importe quoi. Pourquoi ne pas choisir l’option du pays et dire à l’autre moitié de se ralier.

En plus, la baisse d’impôt aux entreprises encore une fois….J’ai bien hâte de voir le tout. Legault veut avoir le pouvoir et le dernier sondage affirmait que s’il se lançait dans la mêlée, il était en arrière du PQ s’il ne s’associait pas à l’ADQ. Et je pense qu’on est bien loin de la fusion entre les peureux constitutionnels. Robert Bourassa avait au moins le mérite de faire des demanes. Aujourd’hui, les Fédéralismes ne bougent plus et ils ont peut car ils savent très bien que le Canada Anglais vont nous dire encore une fois NON »

@ M.Lisée,
re: « Les mesures de nationalisme économique qu’il avance sont largement partagées par ses ex-collègues du parti de René Lévesque, Parizeau, Landry et Marois. On en retrouve de forte traces dans l’actuel projet de programme péquiste. Sans parler, évidemment, du couplet favorable à la langue et à la culture française que le groupe entonne. Du copier-coller péquiste, légèrement édulcoré, tout simplement. »

Comment dire, cette douCHE Froide c’est la réplique de ‘chef de parti’, n’est-ce pas?

PS: le montant de cette pub dans l’Actualité, ce speeCH Efficace, devrait être débité de vos dépenses allouées à la prochaine campagne …

Ça me semble évident que ce groupe est mal nommé. Il devrait plutôt s’appeler :

La Coalition pour l’avenir de François Legault

Les nouveaux mouvements qui fonctionnent s’articulent généralement autour d’une idée forte, à un moment charnière de l’histoire. Ils sont menés par une personnalité forte et charismatique capable de faire rêver un peuple et de l’amener là où ça semblait pourtant impossible.

La seule idée centrale à la CAQ, c’est la personne de François Legault. Je n’ai rien contre lui en particulier, mais il faut bien admettre qu’on ne parle pas ici d’un homme doté d’un grand charisme. Et le pire, c’est que plutôt que de nous faire rêver, il nous propose de se résigner et de renoncer à nos rêves. Il se propose pour accompagner le Québec là où il voudra bien aller, plutôt que de nous guider avec une idée forte, originale et ambitieuse.

Ça me semble évident que ce mouvement est voué à l’échec.

Quelle sécheresse! Ça devient institutionnel dans cette société politique.
Pour faire des économies d’État, on réinvente la »réingénierie » de l’État, un thème qui a connu le sort que l’on sait.
Pour refaire l’économie, on fait croire que le Québec, à partir de ce qu’il est, peut en arriver à rejoindre le niveau de richesse moyen en Amérique du Nord, voire à le dépasser et atteindre des sommets, rien de moins. C’est quoi ici l’objectif »économique »? Devenir les champions du consumérisme?
Quoi qu’il en soit, il manque des »comment? » au hasard de ce laïus.
Un laïus qui n’est pas, lui, un fruit du hasard.

Moi aussi je suis pour l’avenir du Québec. On a trop peu de passé pour se priver d’avenir! Mais contrairement à vous monsieur Lisée je crois que messieurs Legault et Sirois ont raison d’être prudent et éviter de se prononcer de façon précipiter contre la lèpre et les feux de forêts. Bon disons pour la lèpre qu’ils pourraient être contre sans trop de dommage mais il en est autrement pour les feux de forêts. Beaucoup sont d’avis que les feux favorisent le développement de la culture du bleuet et qu’en se prononçant contre le groupe pour l’avenir ait une vision agricole passéiste. À mon avis ils devraient consulter au moins une sommité jeannoise avant de se prononcer sur cet épineux problème.

Vous devriez arriver avec de nouvelles idées,
vous répetter les memes promesses que les QÉBÉCOIS
entendent depuis des lunes:santée,économi,éducation, déficite, et…
Rien de très clair.
J’ai 41 ans et le système me laisse tomber car
je suis malade depuis 2 ans (le B.S.)entre autre.
Soyez donc pertinant et réaliste dans vos promesses électorales avant de vous présater
comme candidat.

Pour M. Legault, millionnaire, ce nouveau parti n’est qu’un violon d’Ingres qu’il veut se donner.
Pendant des années, M. Legault a été au gouvernement avec le PQ. Il a été ministre. Ministre de l’éducation entre autre. Qu’a-t-il fait de si remarquable? Qu’a-t-il proposé de si exceptionnel?
Il n’a pas même été capable de devancer ni Boisclair ni Marois comme chef.
De plus, vouloir ignorer la question nationale est complètement aberrant. Dans tous les domaines, Ottawa a son mot à dire. Par exemple, le gaz de schiste. Si nous voulons en vendre aux USA, il faut passer par Ottawa. Si nous voulons établir des alliances avec l’EU, il faut passer par Ottawa. Si Ottawa dépense 35 milliards pour des avions de chasse, il nous faut payer. Si Ottawa décide de prolonger le séjour des troupes en Afghanistan, nous nous devons d’accepter. Alors dire que l’on va ignorer la question nationale, c’est déjà berner la population à des fins purement électoralistes…comme le fait le gouvernement Charest.
A-t-on vraiment besoin de cela?

Oubliez le programme une minute, la question fondamentale qui se pose présenetement c’est celle de la défense des intérêts suprérieur de l’État du Québec, présentement pillé par le réseau affairiste libéral. A cet égard M Legault a il la crédibilité voulue, lui qui fraie dans le même réseau affairiste. Voici pourquoi j’en doute:

http://www.vigile.net/La-question-qui-tue,35379

Les Québécois savent que les sondages ont un bogue. Entre 2 nouvelles publicitaires pour mousser les interventions médicales, voilà qu’un pétard mouillé est lancé et il y en aura d’autres. Les paris sont ouvert, tous vont avoir une solution pour profiter du vide évident d’autorité morale.

Il est évident que Legault s’ennuie de la politique.

Si son mouvement conduit à la création d’un parti politique, les libéraux(Sirois fut, naguère, recruteur de candidats du PLQ) vont être super contents. En divisant le vote d’opposition, Legault pourrait faciliter la réaction du PLQ….

Legault et son manifeste et sa gang n’est que la parade des libéraux pour évincer Jean Charest élégamment. Le nationalisme de Legault est le même que celui de Robert Bourassa..et les libéraux en étaient fiers. Legault est le prochain de la liste des (ex-) péquiste que les libéraux ont récupérer.

Avec Legault à la tête du PLQ, le PQ risque de perdre la prochaine élection. Je pense que Legault aime suffisamment le pourvoir (comme d’autre aiment l’argent) qu’il acceptera l’offre des libéraux.

Coalition pour l’Avenir du Québec, donc CAQ, ce qui nous amène à Caquet. Haut pour le moment, qui pourrait finir plus bas. comme dans caquet bas…

C’est curieux, on demande à monsieur Legault s’il est encore souverainiste et il répond je suis nationaliste. Frileux le monsieur. À côté de lui le sieur Sirois qui est présenté et se définit comme fédéraliste.

Monsieur Legault est-il contre une autorité des marchés unique, la dernière patente concoctée à Toronto pour vider notamment l’autorité du Québec en cette matière, ce qui irait à l’encontre de la Constitution canadienne. Selon les analystes monsieur Legault est contre. Monsieur Sirois devient hésitant. Oups il n’a pas réfléchi à la question… Hé ben, ça commence avec des bémols on dirait. C’est pas un sujet mineur ça.

Quel est exactement l’avenir pour lequel on puisse être pour ou contre. On est tous pour l’avenir. Mais encore faut-il si on a quelque chose à en penser ou à dire, un avenir qui nous convient.

Il reste, comme disait le poète que «L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive;
Il coule, et nous passons…»(Lamartine) Le temps, coule, l’avenir avec lui. Peut-être que monsieur Legault va finir par réclamer du temps :

«Ô temps! Suspends ton vol,

et vous, heures propices!

Suspendez votre cours :

Laissez-nous savourer les rapides délices

Des plus beaux de nos jours!»

Avant qu’on se retrouve la caquet bas et le bec à l’eau.

Bonjour,
Sans contredit, le terme évolutionnaire est l’exactitude afin de nommer la nouvelle coalition qui voit le jour sans faire de vagues car, l’expérience aidant, Monsieur François Legault et ses acolytes ont compris que pour gagner une élection au Québec, le parti politique concerné se doit de jouer au centre de l’échiquier politique, erreur qui fut fatale à l’Action Démocratique du Québec à ses touts débuts où celle ci fut vite peinturée dans le coin de l’extrême droite. Nous apprenons de nos erreurs en politique, excepté bien sûr nos amis du Parti Québécois qui eux, n’apprendront jamais.
Effectivement que le mot évolutif se veut dans la mouvance évolutive de Monsieur François Legault qui en quittant le Parti Québécois admit subtilement qu’il était en réflexion, tout comme bien d’autres avant lui qui eurent ces mots polis de circonstance. Comme dit si bien le vieil adage, quand le navire coule, les rats quittent le navire et c’est peu dire. L’automne dernier, Monsieur Joseph Facal devant les intégristes de la Cause Nationale au Lion d’Or cette flopée de vieux nationalistes de l’Action Nationale afin de se sortir élégamment et poliment d’une pièce dans laquelle il s’était peinturé dans le coin avait dit exactement la même chose avec la RÉFLEXION qui commença à l’habiter.
En outre, une légion de nationalistes québécois tannés de pelleter des nuages pour enfin passer au réalisme et à la raison ont eu cette belle démarche sur la pointe des pieds de la réflexion. Car un nationaliste québécois qui se dit en réflexion après avoir toute sa vie durant pensé par et avec les RACINES signifie qu’il a vu enfin une lumière au bout d’un long tunnel. Et le tout est à sens unique car un nationaliste qui a pris un temps pour réfléchir est déjà ailleurs depuis longtemps, tanné de ce pelletage de nuages.
Finalement, nous entendons tous de petits cris d’orfraie qui tire à boulets rouges sur cette nouvelle coalition et ce sont des péquistes en très grande majorité….. Allez savoir pourquoi ? Au plaisir, John Bull.

Legault et Sirois ont démontrés hier qu’ils ne comprennent pas l’électorat francophone et anglophone du Québec. Ils n’auront pas plus le vote anglophone que l’ADQ ne l’a. Ils n’auront pas le vote des souverainistes. L’électeur de droite risque de choisir les positions claires de l’ADQ au lieu de celles ambiguës du CAQ.

Finalement ceux qui ont peur de la Droite auront automatiquement peur de deux hommes-entrepreneurs à la tête d’une coalition même si celle-ci tente d’apparaître à gauche.

J’ai même l’impression que leurs rencontres furent assez enfantines du genre: Les souverainistes vont voter pour nous car on va leur dire qu’on prépare le terrain, les anglos aussi car ils sont tannés des scandales de Charest et ils seront rassurés de voir des entrepreneurs, la gauche ne veut plus des matantes du PQ et la droite a perdu espoir dans l’ADQ. Tout le monde va voter pour nous.

Très amateur à mon avis.

Je ne sais pas si le CAQ sera un succès ou s’il fondra comme neige au soleil mais ils ont surement trouvé le réseau pour faire leur promotion.

Pour l’ineffable Paul Laroque aux nouvelles TVA hier soir l’affaire semble dans le sac. Tous les gens à qui il en a parlé semblent enthousiastes et lui-même dégouline de bonheur.

On dirait presque que ce gateau Legault-Sirois qui traine sur les tablettes depuis six mois et dégage déja une odeur de moisi, sort du grand four médiatique de Québecor et de son patron PKP.

On attend l’entrevue de « Youppi » Laroque avec un ponte de l’Institut Économique de Montréal qui viendra nous dire prochainement tout le bien qu’il pense de ce parti et la boucle sera complète!

C’est mal barré. Et c’est tant mieux. La vision productiviste et quantitative de l’éducation et de la santé relève de l’ancien paradigme du time study et du fordisme. Ce qui manque au Québec c’est un leader charismatique et porteur d’un véritable changement à l’égard des contraintes politiques qui étouffent le développement du Québec. Est-ce nécessaire de poursuivre ?

Legault et Sirois s’inscrivent dans la continuité à la soupe Campbell.

En plus de toute cette eau de vaisselle inodore et incolore à part l’augmentation des salaires des profs « des électeurs », il aurait été intéressant que ce tandem propose une solution constitutionnelle rassembleuse, à la place de placer le sujet sur la glace ou dire comme l’ADQ : Le fruit n’est pas mûr. Faut s’atteler à le faire mûrir à moins que le fruit ne leur tente plus comme le disait M. Legault : Je suis nationaliste mais je ne suis plus souverainiste pendant que son co-président Sirois est full-fédéraliste.

Cette coalition me semble réunir le lion Sirois au mouton Legault. Il y en a un des deux qui risque d’être mangé.

Sirois et Legault: « On s’installe chez nous, les pieds dans le pouf et on jouit de la vie. » C’est de leur propre témoignage ce qu’ils pourraient se dire mais ils ont la grandeur d’âme de vouloir sauver le Québec. Généreux. Alors on va éplucher les chiffres et donner dans les grandes tendances, plaire à tous sans trancher franchement. En quoi sont-ils près des besoins citoyens ? Y a=t-il autre chose que des riches parvenus (sans vouloir être péjoratif) dans ce groupe ?

Ni de droite, ni de gauche… Bon, à la limite, ça dépend des cas et la gauche a besoin d’une certaine droite pour survivre. Quoique la droite semble avoir tendance à se foutre complètement de la gauche. Tant que les leaders y trouvent leur compte, la classe moyenne n’a qu’à pédaler. Notre projet de révolution tranquille en était pourtant un collectif. J’ai du mal à le sentir dans cette proposition.

Ni lucide, ni solidaire. On peut donc espérer un peu des deux ?… Ou alors rien du tout ni de l’un ni de l’autre ? On paie davantage les profs, mais on ampute l’accès aux études. Revoir les modèles d’organisation, redonner le pouvoir aux écoles. On ne peut être contre ça. Mais dans tous ces mois de consultation, il n’y a aucune piste sur le comment. Moins de bureaucratie, plus de pouvoirs à la base. Il me semble que c’était la volonté de bien des ministres Éducation-Santé avant de se casser les dents et avoir peu d’impact que des réformes sans trop de saveur. Laissons une chance au coureur… mais nous savons déjà que Hydro-Qc augmentera ses tarifs, de quoi alléger la survie des pauvres (sic!)

Ni fédéraliste, ni souverainiste. Là ça fait plutôt mal. On tombe au sommet de la mièvrerie. La position autonomiste Mario Dumontienne. Oui mais. Il est certain que si nous obtenions une réelle autonomie sur tout ce qui importe, le Canada se transformerait en plusieurs États indépendants. Ce qui implique une éventuelle lutte pour la souveraineté. N’est-ce pas la stratégie actuelle du PQ ? Le seul problème pour moi, c’est que le PQ ne s’appuiera pas sur des référendums à la pièce, donc sur la volonté légitimée du peuple pour réclamer ces pouvoirs (langue, culture, immigration, etc.). De l’autre côté, si on n’est pas fédéraliste, c’est donc qu’on ne tient pas à rester au Canada, mais qu’en même temps on veut profiter de ses avantages. Ce qui me pousse à conclure que le Statut Quo convient ? Quand on en veut plus, les autres provinces aussi réclament (ce qui est légitime.) Le Canada fait tout sauf décentraliser et ce depuis trop longtemps. C’est normal, c’est leur « business ». Qui laisserait affiablir son entreprise pour 25 % de ses membres. Accepter le Canada d’aujourd’hui, c’est reculer constamment dans notre affirmation et notre pouvoir d’avenir. Le Québec sera-t-il un éternel adolescent ?

Et puis là, on termine par les piorités de langue et d’allégements fiscaux pour les entreprises. Mais il faut surtout mieux enseigner l’anglais. Et puis, visiblement, les entreprises sont favorisées et au bout du compte, c’est nous, les simples contribuables consommateurs qui semblent devoir payer la note pour ces beaux idéaux.

Laissons une chance au coureur, mais je reste tiède. Tout comme vos propositions jusqu’à maintenant.

Mouvement Québec Renouveau.

Un cadre de référence ça ne change pas. Tout le monde veut du changement, mais on est « pogné ».

Si on veut du changement ça veut dire qu’il faille changer nous-mêmes….Ah oui?…et oui.

Changer cette vie où on s’est endormi tranquillement avec des pillules ou pas, cette vie bâtie ou à bâtir et qui tourne toujours avec de l’argent.

Legault a eu sa chance avec le PQ. Il n’a rien changé ….il n’a pas eu de leadership pour apporter des changements de l’intérieur….alors.

Pis Sirois …..lui il a choisi ou plutôt aidé à choisir les candidats du parti libéral sous JJ Charest…hey bin on a tous vu ce que cela a donné….ouais alloooooo conseiller.

Il y a eu les lucides où l’on nous a dit que l’on ne travaillait pas assez…..c’était juste avant la crise et beaucoup de travailleurs se sont retrouvés au chômage…..pis il y a eu Vandal qui a distribué les profits de l’Hydro à des écoles privées, la Courchesne qui a donné une subvention de 250,000$ au Canadien de Montréal ….eille le canadien un club de hockey sous prétexte d’une page web parce qu’il était un collègue de collège, puis tous les mafieux de la construction dont le travail est à recommencer continuellement parce qu’il sauve sur les matériaux et qu’ils chargent plus cher que partout ailleurs….pis là l’aréna de Québec des centaines de millions, les coûts de dépassement du chum, du métro et des autres construction……

Bin là on a à peu près ce qui ne marche pas. On aura compris que on a un assez bon système (tout n’est pas parfait)mais que les hommes qui gèrent ou femmes (J’ai pas parlé de la Normandeau tellement pathétique pour ne pas dire niaiseuse ou pire), juste pour les dépassements de coûts, les gaspillages éhontés, les voyages inutiles, bref gaspillage, gaspillage et gaspillage a-t-on jamais fait le calcul du gaspillage parce que de la malhonnêteté, de l’incompétence, depuis des lunes et voilà on s’élève au-dessus de la mêlée pour dire au peuple qu’il faille se retrousser les manches après qu’eux nous aient détroussé.

On dira ce que l’on voudra, mais 200,000 millions pour un aréna alors que l’on me dit qu’il faille me serrer la ceinture et que l’on me « prêche » que la dette est …..(dans le fond on le sait plus)….et bien ça ne fait pas de sens leurs déclarations.

Non la terreur financière que l’on me répète chaque jour j’ai débarqué et que ça aille en failitte la province m’importe peu…car je sais que le peuple a été exploité et manipulé…..heille un peuple qui a été floué de 40 milliards avec la crise et que le dirigeant a eu une compensation de plusieurs millions de dollars et puis embauché par Gesca tout de suite après comme conseiller….wow moi ça passe pas.

Y’en a toujours un ou deux qui arrive comme un cheveu sur la soupe pour s’imposer en sauveur, et un sauveur ça n’existe pas (oui il y en a qui attendre un parce qu’ils croient à un sauveur)….alors tout ça pour dire que Legault et Sirois pas pour moi.

C’est facile de flinguer ceux qui prennent des initiatives. C’est facile de débusquer les petites erreurs de ponctuation dans un manifeste… Mais il me semble que devant la situation d’un Québec enlisé par un leadership libéral médiocre, le seul autre parti viable politiquement est incapable de canaliser le mécontentement. Est-ce blanc bonnet ou bonnet blanc?
On ne peut faire l’économie d’une marmite à idées. Laissons une chance au coureur.

Dans La Presse, on nomme les membres du
CAQ les « caquistes », je dirais plutôt que ce sont des « caqueteux »

*****Une troisième voie ou de nouvelles voies et voix?*****

Face à la troisième voie (voix?), éthérée et désinfectée, proposée par Legault et ses acolytes anonymes, je ne cesse de penser et de me dire que dans l’état actuel des choses le Québec a plutôt besoin de fraîcheur et de panache. Cela fait longtemps que l’ADQ propose une prétendue et insipide troisième voie. Qu’en est-il, somme toute, de ce mythe de la troisième voie, probablement celle du «juste milieu», de l’extrême centre, de la sagesse et, appelons un chat un chat, de la «lucidité»? Si beaucoup de travail et de «politisation» n’avaient pas permis à Amir Khadir de se faire élire, l’actuelle Assemblée nationale serait d’une médiocrité sans bornes (ce qui ne signifie pas que tous les députés sont des nuls et des médiocres).

En fait, la donne serait aujourd’hui fort différente si on avait eu plus d’instinct démocratique et la décence de donner suite aux recommandations du rapport Béland. Un certain scrutin proportionnel n’est pas la panacée qui réglerait tout. Mais il y a au sein de la société québécoise des mouvances et des perspectives qui n’arrivent pas à vraiment percer sur la scène électorale et politique (et parfois sur la scène médiatique). L’apparente dépolitisation de nombreux citoyens est en partie liée à ce blocage mis en place par les vieux partis pour interdire toute nouveauté, tout rafraîchissement. De nombreuses personnes ne votent pas parce qu’elles sont surpolitisées et clairvoyantes (lucides?).

Le Québec ne se réduit pas à l’émission «Le club des ex», émission qui a le mérite de susciter certains débats entre des personnes issues de partis politiques différents, émission qui a le «démérite» de faire comme si les perspectives de l’ensemble de la population étaient entièrement assumées et représentées par quatre anciens députés (j’inclus ici Benoît Bouchard).

En fait la sociologie profonde du Québec fait en sorte que le bipartisme ou le tripartisme ne correspondent pas aux mentalités ouvertes de nombreux citoyens.

JSB, sociologue des médias

Bien vu ou lu , M Lisée, comme souvent votre analyse est juste.

Ce qui me scie c’est d’ors et déjà l’appui de 30% des Québécois alors qu’on ne sait même pas ce qu’ils proposent. Tout nouveau , tout beau?
En tous cas, ça sent un parfum de déjà vu, entre l’ADQ et Liberté Québec. Coalition et parti uni pour bientôt c’est sûr, ils aiment trop le pouvoir et ça leur sera très agréable de saborder Mme Marois (pas ma tasse de thé non plus, mais quand même…)
On n’est pas à un traître à la nation près, dans notre pauvre douce province ….Hélas!.

L’option au Québec qui ne va nul part et qui est à la dérive et qui ne tient à la limite que par l’argent et la corruption est le fédéralisme.Pourtant personne ne remet en question cette illusion de pays qu’est le Canada.C’est plus facile de dire que la question nationale du Québec est dans l’impasse plutôt que de continuer à lutter pour l’indépendance. De plus on y apprend que Sirois est un collecteut de fonds du plq et aurait bénéficié des f.i.e.r lui un archi millionaire…. Voyez c’est ça le fédéralisme c’est payant…et il faut que ça le demeure.

@Marilène Pilon :
« le beurre et l’argent du beurre » : Bien dit!

@François1
« Ça sent la fin pour matante Pauline et le parti québécois!!! » : D’accord pour matante Pauline et ça sent plutôt une autre campagne à la chefferie et possiblement la veille de la fin du PQ. Surveillons ce blogue pour plus d’instructions.

Il me semble, Jean-François, que dans ton commentaire sur le nom « banal » du nouveau mouvement lancé lundi, tu n’insistes pas sur le seul terme important. Il n’y a, de fait, pas grand idée vraiment nouvelle dans le manifeste Legault-Sirois, très proche de la plateforme du PQ, et pas si loin de celle des libéreaux. Le seul terme important à leurs yeux est « coalition ». Ils l’ont dit en conférence de presse. Ils veulent sortir la classe politique du clivage « fédéraliste-souverainiste ». Ils auraient aussi bien pu se donner le non de « La Coalition ». Le reste n’avait pas d’importance à leurs yeux.

C’est le fédéralisme qui est dans l’impasse, pas la question nationale.

@Jocelyne Gadbois vous venez d,éteindre mon envie de contribuer a ce plan. Je n’ai pas envie de faire quoi que ce soit pour faire avancer la cause séparatisssssse.
Moi j’avais le gout de m’impliquer dans un plan de développement de société durable, il avait été mis en question qu’on mettait les intérêts politiques de côté, mais si la finalité de ce plan c’est de faire contribuer tout les québécois au projet de sépation. Moi je débarque tout de suite, après ça quoi, la réunion de se groupe avec liberté québec, le parti vert et le parti québécois pour réaliser la séparation. Non ça sera sans moi et si vous atteingner cet objectif malgré que je suis chez-moi ici autant que ceux qui veulent déchirer mon pays, le mettre dans la grande gueule des amaricains vorace et de tout les intérêts étrangers.
NON MERCI. J’en veux pas de l’EXTRA

Dans deux mois, le regroupement de Legault (le Bloc Légo) va être retourné dans l,oubli.

C’est bien plus important le Colisée de Québec et les séries que les voeux pieux d’un millionnaire qui s’ennuie du vedettariat.

Facile d’être vu comme un messie par les badauds de la droite. On n’a qu’à leur faire croire qu’ils vont en avoir plus avec moins !

J’ai souvent plus de plaisir à lire les commentaires que le texte principal; encore une fois, on remarque les oppositions prévisibles entre les nationalistes-souverainistes et les fédéralistes pour qui l’idée de la nation qui se définit par elle-même relève de l’utopie comme « pelleter des nuages »! peu importe l’emballage.
mais une question se pose: qui sont ces 30% d’appui? quand on lit les commentaires, on a à peine 10% de réponses positives.
on pourra dire ce que l’on veut mais le groupe legault-sirrois sait comment vendre une idée (même quand il y en a pas!) et peu importe les analyses sur les analyses, il reste qu’ils savent vendre le message; ne les enterrer pas trop tôt surtout que même chez les grands analystes de ces texte de m. lisée il y en a plusieurs qui ont entendu depuis longtemps le chant des sirènes (et qui de toute façon seront toujours contre une nation québécoises autonome… peur de changer? peur de se prendre en main? ou peur de perdre ses privilèges!); alors l’idée de « créer » un avenir nouveau sans dans le statu quo quoi de plus plaisant?

Un nouveau parti enfin.

Oui enfin: Du NOUVEAU avec LEGAULT.

La politique ne sera jamais plus la même au Québec. Fini les vieux partis et leur platitude prévisible.

Marois et son PQ n’auront qu’à faire leurs devoirs.
Visionnez vous-même ce changement, oui une vraie révolution enfin.

http://www.youtube.com/watch?v=y5ERL5r0h1Y

Howowowo

J’ai oublié de vous dire que Charest doit être soulagé par la naissance de ce nouveau parti.
Bien entendu il y a très longtemps qu’il le savait.

« Ce qui me scie c’est d’ors et déjà l’appui de 30% des Québécois alors qu’on ne sait même pas ce qu’ils proposent. Tout nouveau , tout beau? »

Très bien dit Anny Schneider.

Les Québécois veulent du nouveau?

Qu’on leur en serve.

Le PQ doit se faire un devoir de servir les Québécois.

La séparation? Une révolution? Un changement?

Plus souvent qu’autrement ce qui fait la différence révolutionnaire d’une recette à l’autre ne sont que les assaisonnements.

Encore une fois j’oubliais.

Il faudra que François Legault , un changement. Son charisme est le même que celui de Pauline Marois.

Et si Legault reluquait la direction du parti libéral? Il affirme ne plus être souverainiste,ne veut pas parler de fédéralisme renouvelé, il dit croire au français (wow!), veut rendre le Québec performant et sa priorité est l’éducation. Charest dit tout cela, sauf que sa priorité est la santé!!!

Deux éléments me font penser que cette hypothèse n’est pas farfelue. 1- La présence de Charles Sirois à ses côtés, qui agit un peu comme son sherpa; 2- Sa réponse à une question de Claude Bernatchez (Radio-Canada Québec) lui demandant s’il pouvait se retrouver au PLQ au terme de sa tournée: je n’exclut rien, dit-il.

Ce qui est exaspérant dans ce nouvel épisode politique québécois est la résignation au statut quo constitutionnel, une acceptation avouée du statut politique colonial du Québec. L’essence même de l’engagement et de l’action politique est la réalisation des changements nécessaires à un meilleur avenir pour la collectivité. François Legault nous propose un « retour vers le futur » dans le repli provincialiste et la réalité nationale imaginaire rocannadian jusqu’à à ce que la magie, un de ces quatre jeudis, vienne solutionner la problématique constitutionnelle perdurant depuis plus de 50 ans au Québec. Pathétique ce nouvel épisode de La petite vie (Serge Meunier).

« L’unique maire Stéphane Gendron »(un scab du JMtl)
fait des chaudes gorges de Legault. En effet, il rappelle que ce dernier fut l’auteur du budget de l’An 1 dans un éventuel Québec souverain.

Comment se fait-il que ce document ne soit plus valable?

Un Manifeste de huit malheureuses bien pauvres petites pages…

Voilà tout ce qu’a été capable de présenter François Legault et sa maigre coalition hier après presque un an de réflexion fondamentale sur l’avenir du Québec!

Cela en dit long sur la faiblesse de l’effort, du groupe et malheureusement de son chef qui s’est tout simplement discrédité complètement. On disait de lui que c’était un « choker » (il n’a pas osé se présenter contre Pauline Marois à la course à la direction du Parti Québécois et a par la suite démissionné comme député). Il invoquait alors des problèmes familiaux qui étrangement se seraient maintenant résorbés…

J’avais un certain respect pour François Legault à l’époque où il fut ministre mais je n’en ai plus.

Est-il assez bête pour penser que sa Coalition ou un futur parti politique portant le nom ira chercher un vote au sein de l’électorat anglophone ou allophone du Québec! Tout ce qu’il peut réussir à faire c’est donc de diviser encore un peu plus le vote francophone et permettre au Parti libéral de John James Charest de rester au pouvoir en dépit d’un taux d’insatisfaction record (73%)… Tout ce qu’il peut vraiment faire c’est d’empêcher le Parti Québécois (le seul parti souverainiste encore capable de théoriquement prendre le pouvoir et de d’amener le Québec au statut de pays reconnu) de se faire élire avec un gouvernement majoritaire.

Voilà la vérité! En haut lieu (Paul Desmarais et al) on s’inquiète car l’ADQ est moribonde et John James Charest, par son manque total de moralité politique, a sérieusement affaibli le Parti Libéral. Québec Solidaire a un député dont le jupon anti-sémite est maintenant trop apparent. Quant aux Verts, ils trouvent encore le moyen de tirer dans le dos d’Hydro Québec alors qu’il s’agit du seul moyen que le Québec possède de plein droit pour atteindre son indépendance énergétique face aux très polluants et déclinants hydrocarbures…

Tout cela pour dire, que les hautes instances occultes de la politique québécoise s’inquiètent beaucoup depuis l’effondrement intellectuel de l’ADQ et ont décidé (François aurait-il discrètement rencontré Paul?) qu’il faillait tenter de diviser encore plus le vote francophone pour empêcher à tout prix le Parti Québécois de prendre le pouvoir dans deux ans et d’ainsi être en position d’avancer la seule vraie solution à beaucoup de problèmes fondamentaux du Québec i.e. LA SOUVERAINETÉ. C’est-à-dire la capacité de PRENDRE SEUL NOS DÉCISIONS et d’être seul MAÎTRE CHEZ NOUS.

Pauvre François… Encore un qui a trouvé le moyen de vendre son âme pour un moment, ô combien éphémère, de gloire médiatique.

François! Réveilles-toi!

RZ

A voir ce grand Québécois ( Sirois ) à côté de Legault,je ne vois pas là un grand effet d’entrainement.
Tout le monde sait que Legault veut être chef,de n’importe quoi,mais chef.Pour le devenir,il est prêt à s’unir à n’importe qui,même aux plus dur des fédéralistes.
La preuve de ce désir,est qu’il est prêt à renier ses convictions et oublier ses anciennes déclarations souverainistes.
Il n’y a que les colonisés fédéralistes pour se réjouir de cette démarche.
Comment peut on mettre de côté que plus de 40% de Québécois soient toujours en faveur de la souveraineté et plus de 60% de francophones.
Je ne comprend pas que l’on puisse évacuer cette évidence qui fait que le Québec se frappe toujours au même mur qui se trouve à Ottawa ou se trouve un gouvernement étranger qui se fout du Québec.

Diviser pour mieux régner! Le milieu des affaires a trouvé un nouveau poulin pour continuer à brader le Québec et s’en mettre plein les poches.

Je n’accepterai jamais une réforme des programmes sociaux tant que l’on donnera nos ressources naturelles à l’entreprise privée.

Ce qui me frappe, au delà du contenu du message de ce groupe de réflexion, c’est la forme du message.Juste assez pour allumer mais pas trop.Comme un courtisane qui te fait un clien d’oeil mais qui se sauve.
Le groupe, autour de M.Legault, nous proposent des thèmes enlevants qui rejoignent le bon peuple.Mieux gérer sans augmenter les impôts.Couper dans le gras mais donner tous les services.Être nationaliste sans faire de bruit.Le monde parfait quoi..
Le premier cheval qu’il endosse touche à la crédibilité de nos élus.Que recommande-t-il pour que nous puissions y croire? Mieux gérer c’est tout.Un peu court quand on sait que derrière lui,il semble y avoir des gens fortunés, très fortunés.Et le financement des partis politiques? Me semble que voilà par où il faudrait commencer.
Pourquoi n’a-t-il pas fait campagne à la tête du PQ? Vous le saver fort bien, M.Lisé, qu’il n’avait pas les appuis nécessaire.En plus des syndicats qui lui aurait donner beaucoup de misère..
Enfin, je me souhaite que M.Legault poursuivre sa démarche car je crois dans l’homme et sa conviction de faire bouger.Il est un homme d’action et de conviction.Lorsqu’il était ministre,on n’avait l’impression qu’il gérait son ministère plutôt que d’être gérer par celui-ci.

Le label libéral est foutu, ça prend une autre étiquette pour nous vendre le même produit « amélioré ».

Mononc Paul change de minoune et prépare la sortie de son chauffard, en lui retirant le volant.

Oyez-Oyez braves gens, une nouvelle étoile brille au firmament de la politique-spectacle!

Ils sont encore en train d’essayer de nous en passer une vite!…

Allons-nous, encore une fois, nous faire avoir?

Nous avons déjà joué dans ce film-là et deux fois plutôt qu’une si « je me souviens ».

Le « go » vire-capot, fait mention du rapport de force pour le Québec, versus ce que moi j’appelle le pouvoir dominateur-centralisateur d’Ottawa. Eh bien! justement, un gouvernement majoritaire du parti québécois à l’assemblée nationale du Québec, couplé à une forte délégation de députés/es bloquistes à la chambre des communes d’Ottawa, ça signifie l’avénement du gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple. C’est-à-dire, la volonté souveraine du peuple du Québec clairement exprimée qui appelle haut et fort, le véritable changement, nécessaire et indispensable.

Toujours au chapitre du rapport de force, n’avons-nous pas été à même de constater le pouvoir invincible de la volonté souveraine clairement et résolument exprimée. Rien ni personne ne saurait résister à cette force qui prend ses racines dans l’âme de tout un peuple.

C’est de cela que celles et ceux qui nous méprisent ont vraiment peur. Car ils savent parfaitement bien ce que cela aura comme impact.

Pauline Marois, son équipe et le peuple avec eux, ne doivent absolument pas prendre le pouvoir, car ce serait le début de la fin des exploiteurs, des profiteurs et des mafieux qui règnent présentement en maîtres dans la maison québécoise et canadienne.

Si la CAQ devient un jour un parti politique et qu’elle prend le pouvoir, voulez-vous bien me dire c’est qui qui va s’occuper du présent du Québec? Ce qu’on a le plus besoin c’est d’un gouvernement qui se préoccupe davantage du présent du Québec. L’avenir du Québec ça regarde davantage Madame Minou que nous. Si personne ne s’occupe de notre présent, si peu reluisant sous la gouverne de Jean Charest, il se peut bien qu’il n’y ait plus d’avenir possible pour le Québec une fois que Jean Charest aura fini de détruire notre pays. Pour que le Québec ait réellement une possibilité d’avenir il faudrait d’abord qu’il devienne souverain.

Monsieur L’égo n’a rien de neuf à vendre. En plus il n’a aucun charisme, un ingrédient indispensable, même pour vendre un produit génial. Imaginez quand on n’a rien d’intéressant à vendre et aucun talent particulier pour le vendre.

Dans quelques mois la CAQ récoltera moins de 10% des intentions de votes dans les sondages. Ce sera 10% de moins pour l’ADQ, à moins que les deux partis fusionnent sous l’étiquette de la CANADAQ (Coalition de l’Action Nationaliste et de l’Action Démocratique pour l’Avenir du Québec). Il faudrait toutefois que ce nouveau parti de droite trouve un chef charismatique, ce qui relèguerait, au mieux, François L’égo à un autre rôle de deuxième violon jusqu’à ce qu’il aille fonder un autre parti.

Bonjour M.Lisée, sans vouloir tirer sur le messager, je vais y aller avec quelques questions.
1. La décentralisation de la gestion des services d’éducation et des services de santé. Les deux secteurs ou la croissance des coûts est la plus importante, comment on finance ça en décentralisant, vieux truc dans la gestion des services publics quand c’est devenu impossible de rencontrer la croissance des coûts on décentralise. Je crois qu’une telle vision d’avenir serait plus crédible dans un Québec pays complet avec la mise en place d’administrations régionales bien structurées et comprenant un nombre optimal de services publiques avec aussi un potentiel de réaménagement de services municipaux. La reddition de compte d’un directeur d’école dans une région près des autorités serait plus directe.
2 On va augmenter le salaire des enseignants mais en contrepartie ils vont devoir livrer des résultats. M. Legault devrait vérifier quelques études en gestion des ressources humaines. Il constaterait qu’à un certain niveau de revenu du travailleur il y a peu de lien entre les résultats et la rémunération. Je ne suis pas contre une augmentation du salaire des enseignants, qui ne voudrait pas augmenter son salaire? mais la question des résultats scolaires est plus complexe et multi factorielle.
Augmenter les tarifs d’électricité pour payer la croissance des salaires des enseignants. Quel est le lien? et Ms Charest Bachand ne sont -t-ils pas en train de puiser de ce côté.
Quand à la question nationale je vais me permettre un comnentaire,
la nature a horreur du vide.

Sociologiquement, la majeure partie des gens de droite sont généralement pour le statu quo, un statu quo ouvert aux grands ensembles économiques qui permettent le libre échange hors frontière propice à l’expansion illimité d’entreprises privées qui deviennent transnationales. On sait que L’union Européenne est une confédération de pays souverains marqué par la tentation du fédéralisme contre ses peuples parce que la première fonction de l’U.E c’est l’économie, la seconde c’est l’économie…

Un chroniqueur français comme É.Zemmour dans Pas Couché à TV5 élabore semaine après semaine, la trahison de la classe politique française envers la souveraineté nationale. Le Parti Socialiste français pouvant être considéré comme un parti de centre, centre droit plutôt que centre gauche lorsqu’on considère qu’un D.Strauss Khan, directeur du FMI pourrait se déclarer candidat à l’élection présidentielle française!

Et il est vrai ici que l’histoire du PQ est marqué négativement par l’offensive fédéraliste libérale depuis 40 ans comme quoi la souveraineté serait contre la modernité contre la stabilité politique nécessaire à l’économie. Le PLQ actuel est toujours dans le sillage de ce chantage comme la CAQ de Legault ne fait que reprendre l’idéologie économiste du PLQ de Charest en l’éloignant du centre en intensifiant encore l’idéologie de la performance dans les milieux du travail. Thématique de droite s’il en est.

François Legault comme itinéraire c’est celui d’un homme d’affaire qui a rejoint le PQ au pouvoir sous L.Bouchard, premier ministre, ancien conservateur sous B.Mulroney dont notre naïveté nous à fait croire qu’il se situait plus au centre. F.Legault, son premier centre d’intérêt n’a jamais été que celui du libéralisme économique pur, il a passé 10, 11 ans au Parti Québécois sans être à l’aise, incapable même se présenter candidat pour la chefferie.

Legault c’est l’exemple d’homme d’affaire qui s’est égaré dans le PQ qui en est devenu membre par une sorte d’opportunité, celle du pouvoir dans les années 90. Jacques Parizeau, comme bourgeois et économiste a toujours été l’exception dans le milieu indépendantiste et de centre gauche pendant qu’un Robert Bourassa économiste également et libéral a permis la mise en scène du camion de la Brin’k en 1970 afin de faire peur à un peuple beaucoup moins instruit qu’aujourd’hui pendant l’élection québécoise.

Michel Chartrand a (dit de mémoire) que les capitalistes -y ont pas de pays eux autres, y connaissent pas ça!-

Un parallèle sur la troisième voie est historiquement intéressant à faire, les partis fascisants au milieu du 20ème se sont présentés effectivement en tant que partis de troisième voie ni libéral ni socialiste identifiant la souveraineté populaire dans un cadre national totalitaire. Partis nationaux fascistes en Italie et en Allemagne qui ont réprimés les partis socialistes et communistes tout en créant une alliance acceptée avec les milieux d’affaires capitalistes locaux.

Dans le contexte québécois du 22 février 2011, la CAQ a de commun avec ces précédents aucune tentation pour le fascisme évidemment! Ce qui ne veut pas dire que la CAQ n’emprunte pas à ce scénario fumiste de la troisième voie comme l’ADQ l’a fait précédemment. Cette troisième voie idéale sur papier qui dans la réalité est une aberration parce qu’un parti en formation qui prétend emprunter explicitement ou plutôt implicitement à la fois au PLQ et au PQ ça n’existe pas.

La CAQ de Legault ne peut pas faire croire à tout et à son contraire dans la réalité un parti politique ne peut pas jouer sur tous les tableaux. Un petit peu de nationalisme économique selon la CAQ mais certainement pas dans le cadre de la nationalisation. Pourquoi, parce que la CAQ dont le (logo en passant est une horreur de copiage de l’ancien logo du PQ) est un mouvement-parti dont l’essence néolibérale manifeste par l’augmentation de tarifs et les contrats de performance est incompatible essentiellement à la propriété publique d’entreprises tout comme pour le PLQ de Charest.

Sur le plan national, en se déclarant nationaliste, de facto, F.Legault se déclare favorable au statu quo, contre la souveraineté donc, contre une gouvernance souverainiste, contre une rénovation constitutionnelle. Pour le statu quo, F.Legault ne maintiendrait si premier ministre que la propriété publique existante quoique suffisamment néolibéral, il pourrait qui sait privatiser 30% d’Hydro Québec afin de diminuer le poids de la dette. C’est à peu près le genre de choses qu’il faut s’attendre du CAQ, une gestion économiste du Québec dans l’accommodement complaisant envers le statu quo politique.

Une sorte de rappel que la dite démocratie libérale est moyenne comme tout ce qui est platement moyen. La représentation de toutes les sensibilités, l’Occident ne la tolère que dans le cadre de la libre expression point. Le parlement lui dans le système britannique lié à la ligne de parti est redevable du caractère monarchique, omnipotent du pouvoir exécutif et surtout du pouvoir pesant du premier ministre. Avec en plus au Québec, un lieutenant gouverneur qui représentant de la reine symbolise à sa façon pourquoi le pouvoir des premiers ministres dans le parlementarisme britannique est si grand!

Le fabuliste avait déjà prévu le coup !

« La Montagne qui accouche »

Une Montagne en mal d’enfant
Jetait une clameur si haute,
Que chacun au bruit accourant
Crut qu’elle accoucherait, sans faute,
D’une Cité plus grosse que Paris :
Elle accoucha d’une Souris.

Quand je songe à cette Fable
Dont le récit est menteur
Et le sens est véritable,
Je me figure un Auteur
Qui dit : Je chanterai la guerre
Que firent les Titans au Maître du tonnerre.
C’est promettre beaucoup : mais qu’en sort-il souvent ?
Du vent.

LaFontaine

Il n’y a pas grand monde dans cette «coalition pour l’avenir». Et, en effet, cette expression ne veut rien dire du tout. Pourquoi pas une «Coalition pour la tarte aux pommes»?
OU aux pommes de terre, puisque de toute évidence cette coalition va faire patate.

Les sauveurs au pouvoir! François Legault, on s’en souvient, a déjà pratiqué dans l’équipe du pouvoir et il n’a vraiment rien inventé. Charles Sirois, pour sa part, a déjà trouvé des candidats dits de prestige pour l’équipe de Jean Charest. On voit ce que cela a donné, le meilleur et le pire. Maintenant, il faudrait faire confiance à ces deux hommes d’affaires qui ont pris un seul engagement véritable. Celui de faire la tournée du Québec pour entendre les demandes et respecter les voeux exprimés par les Québécoises et les Québécois. Le reste de leur discours, c’est du pareil au même. Bien sûr que l’Éducation, la Santé et le développement de notre économie sont des priorités. En cela, on ne voit pas où la Coalition se démarque des libéraux, des péquistes ou des adéquistes. Dites-nous comment vous aller vous y prendre pour redresser la situation et payer vos projets. On veut connaître le prix à payer avant de nous laisser séduire.

Peut-être que Legault sait que, au fond, les québécois ne votent pas pour des idées mais «contre quelqu’un».

Actuellement tout le monde est «contre» Charest, c’est même bon chic bon genre. En plus, on arrive pas à être « pour » le PQ (on a déjà essayé… et il ne sait pas comment vendre son option) ou l’ADQ (pas très crédible).

Reste Legault qui tâte le terrain pour voir s’il peut arriver à se glisser entre ces partis et ramasser le vote des «contre»…

L’histoire nous le dira…

=

Le Québec souffre du syndrome de la pensée unique (rouge pour certain, bleue pour d’autre). M.Legault jette un pavé dans la mare québécoise et la boue remonte semble-t-il à lire les commentaires contre lui.
Rien que pour cela, j’espère qu’il fondera un parti et divisera le vote, qu’il le morcellera. Nos 2 antiquités poussièreuses que sont PQ et PLQ finiront par admettre qu’il faut évoler.

Plus je lis les commentaires de séparatos-gauchistes et plus je me rends compte de la terreur que leur inspire cet ex-séparatiste qui a pris le parti de cesser de s’enfouir la tête dans le sable et plutôt de faire preuve de lucidité en de disant les choses telles qu’elles sont. Il a sagement rejoint le lot grandissant des ex-séparatistes désillusionnés tel que Lucien Bouchard, Joseph Facal, Pierre Brassard, etc.

BRAVO à Legault!!!

@ Pierre Bouchard (# 65):

François Legault s’est « égaré » (sic) au Parti québécois?

Et Lucien Bouchard? Et Pierre Brassard? Et Joseph Facal? Et Diane Lemieux?

Tous des « égarés »???

Pas facile de faire face à la réalité…sauf que certains ont le COURAGE d’admettre l’évidence pendant que d’autres fossiles continuent leur « combat » d’arrière-garde à l’aide d’un discours déphasé d’un temps depuis belle lurette révolu.

Allez…baladez-vous à l’extérieur des Plaines d’Abraham!!! Le monde a changé vous savez…

À la question « pourquoi François Legault croit bon de faire tout ce détour de création d’un mouvement et d’un parti, plutôt que d’avoir pris le contrôle du PQ à la faveur de — je dis ça au hasard — une course à la direction? »
Très simple : il ne veut plus qu’on parle de souveraineté… et le PQ en est obsedé ce qui, selon moi, mais un sérieux bâton dans les roues du Québec.

Moi ce que je comprends c’est que l’establishment de l’Ontario a décidé qu’il fallait empêcher Marois de prendre le pouvoir. Leur homme : Charles Sirois, membre du conseil d’administration de la CIBC qui a des points de service partout au Canada. Sirois a identifié Legault comme un bon candidat pour mettre les bâtons dans les roues du PQ.

En fait, Legault est prêt à tout pour devenir premier ministre du Québec même à renier ses convictions profondes. Quoi de mieux pour le ROC?

Un Pquiste qui revire sa chemise de bord. Un nationaliste qui a « compris » qu’il ne sert à rien de se battre contre le ROC. Le candidat parfait pour les Québécois. Lorsqu’il y a une difficulté, on s’adapte. Legault c’est l’image des québécois.

Faire confiance à une personne qui se fait acheter pour arriver à ses ambitions personnelles soit de devenir premier ministre? Non merci. On a eu Jean Charest dans le genre. On n’a pas besoin d’un autre sans conviction qui travaille pour lui et pour le ROC.

On commence par la fin alors qu’on tous utiliser le premier levier soit la souveraineté. Quand on ne contrôle pas ses ressources, ses décisions, comment faire évoluer le Québec. Nous sommes à la merci du fédéral et les autres provinces ne comprennent pas la nôtre.

Tant qu’on ne comprendra pas ce principe, on a beau faire de beaux projets, nous devrons toujours quémander à Ottawa. Heureusement que le Bloc est là pour rappeler qu’on existe.

On peut se dire lucide mais l’histoire nous prouve que le Québec est différent des autres provinces et que nous devons nous séparer si on veut avancer.

Bonjour,

Je suis un peu sceptique quant à la position de M. Legault. 2 choses: d’abord il dit que sa coalition en est une de souverainistes et de fédéralistes, sauf qu’il refuse de se faire étiqueté comme souverainiste … il est un ex-souverainiste alors que Charles Sirois s’affiche clairement comme fédéraliste, ce n’est donc pas une coalition entre disons les deux tendances nationales au Québec. Deuxièmement, lorsque M. Legault dit qu’avant de parler de la question nationale, il faut remettre le Québec sur les rails, cela veut-il dire qu’une fois cela fait il redeviendrait souverainiste? … il est souverainiste depuis 37 ans comme il le disait si bien à Christiane Charette. Et pense-t-il que les fédéralistes avec lesquels il se lie actuellement vont accepter de le supporter en regard d’un tel objectif? J’en doute.

Gilles Millette

En écoutant Legault, cette citation de Jean Anouilh me vient à l’esprit:
‘Qu’est-ce que gouverner le monde … sinon faire croire à des imbéciles qu’ils pensent d’eux-mêmes, ce que nous leur faisons penser?’
TRISTE tout ça …