L’élection de tous les dangers?

Ça y est. Les Québécois sont plongés aujourd’hui en pleine campagne électorale.

Et voilà qu’on se retrouve ici, à L’actualité. Avec mes collègues analystes, j’y aurai le plaisir de décortiquer une des campagnes électorales les plus déterminantes des deux dernières décennies. Pour le meilleur ou pour le pire. J’en sais quelque chose, ayant signé mes premières chroniques politiques lors de l’élection de 1994 et du référendum de 1995.

Photo : Jacques Boissinot/PC

Cette année, par contre, ce sera une campagne estivale comme en raffolait à répétition un certain dénommé Maurice Duplessis. Par une autre coïncidence, le chef libéral Jean Charest vise rien de moins qu’un quatrième mandat consécutif – un record uniquement atteint dans l’histoire du Québec par le même Duplessis.

Or, élection estivale ou non, si M. Charest semble compter sur un taux de participation peu élevé dans les circonstances – ce qui tend à favoriser les gouvernements sortants -, son pari est néanmoins risqué.

La raison: les nombreuses manifestations du printemps et les «casseroles» qui se sont multipliées à travers le Québec ont nettement débordé les seuls sujets de la grève étudiante et de la hausse des frais de scolarité décrétée par le gouvernement libéral.

C’est en fait toute la gouvernance de Jean Charest qui s’y trouva critiquée, jugée et rejetée. Soir après soir. Pendant des mois. Autant par des milliers d’étudiants que des citoyens en colère de toutes les générations. Du jamais vu.

Ce retour en force de ce qu’on appelle la «parole citoyenne» n’annonce-t-elle pas plutôt un niveau élevé de participation des électeurs capable d’en étonner plusieurs? La campagne qui s’enclenche et les résultats du 4 septembre prochain sauront bien nous le dire.

Parce que la grève étudiante, tout en polarisant la société québécoise comme à l’époque des référendums, a permis au gouvernement de consolider, voire même d’élargir sa base, compter sur M. Charest pour frapper sur ce clou plus fortement encore.

D’où son message électoral qui, non par hasard, ressemble étrangement à celui qu’il a tenu pendant le conflit étudiant.

Et ce message est très clair: les électeurs font face à un «choix de société». Du côté libéral, il y aurait la «loi et l’ordre», la «stabilité» économique, sociale et constitutionnelle. Sans oublier l’imposition de diverses augmentations de tarifs – ce que M. Charest présente aux contribuables comme étant «payer leur juste part».

Quant à son principal adversaire – le PQ -, les libéraux le présenteront résolument comme le parti du «référendum et de la rue», du «chaos», des «perturbations» économiques et sociales. Bref, l’argument de la peur est de retour.  Un argument que les Québécois entendent surtout en période référendaire mais qui, avec la grève étudiante, a repris du service sous un gouvernement qui l’associe à la «violence, au vandalisme et à l’intimidation».

Et comme la chef péquiste et ses députés ont porté le «carré rouge» pendant des semaines, M. Charest  les associe tout autant à une violence qui, pourtant, fut rarissime.

Quant à la CAQ, Jean Charest tente surtout de convaincre la base libérale que son chef François Legault, un ex-ministre péquiste, serait encore et toujours souverainiste…

Le slogan libéral – «Pour le Québec» – ratisse particulièrement large. Ses deux socles, dixit M. Charest, sont la «responsabilité» et le «leadership».

Une division du vote francophone sans précédent et aux conséquences imprévisibles

Mais attention, les apparences sont trompeuses. Dans les faits, le PLQ a besoin de la CAQ.

Il en a surtout besoin pour maintenir ce qui se dessine comme étant une division sans précédent du vote francophone entre le PLQ, le PQ, la CAQ, Québec solidaire et Option nationale.

Les libéraux pouvant compter sur le vote indéfectible d’une vaste majorité d’anglophones et d’allophones, cette division représente en fait pour eux le seul espoir d’un possible quatrième mandat. Quitte à ce qu’il soit minoritaire.

C’est pourquoi la politique de la polarisation et de la division dont a jouée si habilement le premier ministre pendant la grève étudiante – ce qu’on appelle en anglais le «wedge politics» – devient maintenant le modus operandi de la campagne libérale.

Au point, d’ailleurs, où le choix de la date du déclenchement fait aussi que la campagne se déroulera en partie – quel beau hasard – sur fond d’une rentrée scolaire où, soumise aux effets de la loi 78, les risques de conflits sont réels. Des conflits dont tentera certes de profiter le Parti libéral auprès de sa base traditionnelle.

Jacques Boissinot/PC

Pas en reste, le Parti québécois, lui aussi, s’adressera surtout à sa clientèle. Plus précisément, il tentera de la reconquérir. Pour ce faire, Pauline Marois table en partie sur son équipe de candidats-vedettes «ministrables».

Mais surtout, elle tentera de harnacher le sentiment ambiant de fatigue face à un gouvernement arrivé à sa dixième année de pouvoir et en fin de troisième mandat. Un sentiment se traduisant, aussi, par un taux d’insatisfaction tournant autour des 70% depuis des mois.

«À nous de choisir» – le slogan du PQ résume à lui seul sa principale stratégie. Ce «nous», il est celui, fort ambitieux par ailleurs, de la «nation» québécoise. Mais il est aussi celui du retour des manifestations. Bref, de l’action collective.

Pendant que la commission Charbonneau sur l’industrie de la construction et le financement des partis est elle-même en pause estivale, on entendra aussi beaucoup Mme Marois parler de la «corruption» du régime libéral; de la grande «braderie» des ressources naturelles par le Plan Nord; du recul de la langue française et de la mollesse du gouvernement face à Stephen Harper.

En d’autres termes, les trois axes principaux du discours péquiste sont intégrité, identité et affirmation nationale.

Contrairement à l’élection de 1994, le PQ ne s’engageant pas à tenter de réaliser la souveraineté par voie référendaire s’il est élu, son pari est plutôt de se présenter comme celui capable de remplacer les libéraux au pouvoir.

Pour ce faire, l’axe gauche-droite étant de retour dans le paysage politique, il tentera de convaincre son électorat qu’il aurait renoué avec ses racines social-démocrates et nationalistes. Bref, qu’il offrirait un modèle de gouvernance foncièrement différent de celui du gouvernement Charest. Ce n’est donc pas par hasard que la chef péquiste parlera beaucoup d’enrichissement «collectif».

Or, ce pari, lui aussi, est risqué. D’où l’intention de Mme Marois de présenter le PLQ et la CAQ comme les Dupond et Dupont de la politique québécoise, soit comme deux clônes fédéralistes plus ou moins de droite…

Pour les caquistes et François Legault, le pari est le plus périlleux d’entre tous: incarner le «changement». Son slogan «C’est assez, faut que ça change» s’y accroche bec et ongles.

Or, rien n’est plus classique en politique que le discours du «changement». Il revient à chaque élection comme la neige en hiver. Et tous les partis s’en réclament. À tort ou à raison.

Ce changement, la CAQ ne l’a d’ailleurs toujours pas défini de manière concrète. Qui plus est, même avec la visibilité exceptionnelle de son chef dans les médias depuis plus d’un an déjà, ce parti n’a pas encore réussi à inspirer l’électorat. D’où sa descente dans les sondages des derniers mois. À suivre.

Du côté de Québec solidaire, les objectifs sont tout aussi clairs: demeurer un contrepoids de gauche à l’Assemblée nationale en faisant élire quelques collègues aux côtés d’Amir Khadir, le député de Mercier. À moins que la candidature surprise de Jean Poirier pour le PQ dans Mercier ne vienne diviser le vote au point d’y faciliter l’élection du PLQ. Une lutte à suivre.

Quant au parti Option nationale créé par l’ex-député péquiste Jean-Martin Aussant à qui on prête les qualités d’un jeune Jacques Parizeau, il tentera bien entendu de séduire les souverainistes impatients de retrouver un discours clair sur l’indépendance. C’est d’ailleurs en présence de l’ex-député péquiste Pierre Curzi que M. Aussant fera son lancement officiel de campagne, ce jeudi, 2 août…

Les «jeunes»

Une autre grande inconnue de cette campagne sera le rôle qu’y joueront des 18-34 ans – ces nouveaux acteurs politiques nés de la grève étudiante la plus longue et la plus couverte par les médias internationaux de l’histoire du Québec.

À la dernière élection, en 2008, leur taux de participation était d’à peine 45%. Il faut dire que seulement 57% de l’ensemble des électeurs avaient daigné voter…

Or, les 18-34 ans représentent tout de même un bon 12% de l’électorat. Si la propre campagne qu’annoncent les associations étudiantes devait atteindre son but de faire augmenter considérablement leur taux de participation, le PLQ pourrait écoper en conséquence. Le mot-clé étant «si».

Une boîte à surprises

Bref, cette campagne et ses résultats du 4 septembre seront une véritable boîte à surprises.

Quel sera l’intérêt réel qu’y portera l’électorat? Quel sera le taux final de participation? Jean Charest réussira-t-il à faire oublier son bilan et à s’établir, comme il le souhaite, comme le «bon père» de la famille québécoise?

Pauline Marois pourra-t-elle convaincre suffisamment d’électeurs que le PQ pourrait mieux gouverner? Même si le programme du PQ ne s’engage pas à tenir un référendum, ramènera-t-elle néanmoins au bercail les souverainistes déçus? François Legault saura-t-il présenter des idées différentes de celles de l’ADQ?

Les chefs occupant le centre de l’attention médiatique, qui, au-delà de sa seule base, saura inspirer ce qui manque cruellement en politique québécoise: la confiance envers la politique en tant que véritable outil de changement pour le bien commun?

Comment réagiront les Québécois devant les trois principaux chefs qui, dans les faits, font partie de leurs «meubles» politiques depuis des décennies?

(Petit rappel: la première élection de Jean Charest au fédéral remonte à 1984; celle de Pauline Marois au Québec, à 1981 et celle de François Legault, à 1998.)

Quel rôle joueront les plus jeunes? Se mobiliseront-ils? Et si oui, mobiliseront-ils aussi leurs familles et leurs amis?

Le débat des chefs. Quel sera son impact? On se souviendra qu’en 2003, Jean Charest n’y avait fait qu’une bouchée de Bernard Landry. Ce fut le véritable point tournant de la campagne. En 2012, M. Charest pourra-t-il, saura-t-il, refaire le même coup à Pauline Marois?

Surtout, cette élection marquera-t-elle une véritable avancée pour la société québécoise? Ou sera-t-elle tout simplement une transition en attendant une éventuelle classe politique plus profondément renouvelée?

Et cette liste est loin d’être exhaustive!

La campagne sera dure, très dure…

En ce jour de déclenchement, un sondage Léger Marketing/Agence QMI confirme certaines tendances des derniers mois.

Il confirme la division du vote francophone; l’avance du PQ à 33% au Québec et 39% chez les francophones; un PLQ à 31% et à 24% chez ces derniers; une CAQ bonne troisième à 21% au Québec et 24% chez les francophones.

Il annonce des luttes à trois dans certains régions. À deux ou à deux et demi, dans d’autres!

Tout peut donc arriver. Et tout cela peut changer. Vite. Après tout, la campagne commence à peine.

Été ou non, ses enjeux sont cruciaux. Incluant le fameux dossier de la santé qui, bon an mal an, depuis l’affaiblissement du système public par le déficit-zéro de Lucien Bouchard et le recours accru au privé sous Jean Charest, demeure LA priorité de nombreux électeurs inquiets, avec raison, pour eux-mêmes et leurs proches.

Ce printemps, bien des Québécois ont redécouvert les plaisirs des débats et de la prise de parole, autant individuelle que collective.

L’attention qu’ils porteront à cette campagne estivale nous dira si ce mouvement saura ou non se traduire par un regain réel d’intérêt pour la politique et le politique.

La question centrale de cette campagne, selon moi, est celle-ci: après des années de décrochage politique majeur, combien de Québécois retrouveront le goût de s’occuper du sort de leur propre société?

Bref, ce sera aux citoyens de décider si cette élection sera celle de tous les dangers ou plutôt celle de tous les espoirs. À moins, bien sûr, qu’elle ne soit que partie remise.

Sur ce, bonne campagne!

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En ce moment, l’électorat québécois me fait penser à une nuée d’oiseaux. Il suffit d’un bon discours, d’un bon chef, d’une bonne campagne pour qu’il se regroupe en nuée et qu’il vote en masse pour une solution. Tout comme l’idée d’un balayage du NPD semblait peu réaliste l’an dernier, je n’écarterais pas l’idée d’une forte présence d’Option nationale. Tout cela va se décider durant la fin de semaine de la Fête du travail.

Je suis un «nous» et mon choix est fait. Curieusement et je le dis en toute franchise, je ne «spinne» pas, je rencontre beaucoup de personnes dont je ne connaissait pas les orientations politiques et que je trouve étonnamment déterminés à ne pas se tromper de cible.

La cible, c’est Charest. Les gens n’en peuvent plus de Charest. Et ils savent quoi faire pour mettre fin à cette gabegie perpétuelle.

Et puis je viens d’entendre Pauline Marois à la radio de radio tralala répondre à Charest qui l’acuse d’être dans la rue.

Une bonne ligne de Pauline. J’aime mieux à-t-elle dit à peu de choses près, être avec les gens pacifiquement dans la rue qu’être obligé d’avoir une escorte policière quand je sors dans la rue.

J’aime bien ça. Et moi aussi j’aime mieux voir Pauline dans la rue avec le peuple, plutôt que des ministres libéraux déjeunant avec la mafia…

Heureux de vous retrouver dans l’espace public Josée.Vous manquiez à beaucoup de gens…

comment cet homme M.Charest peut-il encore se représenter sans ce minimum de crédibilité qu’il faudrait à nos représentants politiques. Faire toute une campagne sur le mouvement étudiant me semble un peu court.
Après les 75000 $ de salaire dont on ne toujours pas connait la source, les 100 000 $ de collection de ses ministres, la commission Charbonneau et les soupçons quand à aux interventions du PM dans le choix des juges la commission Bastarache qui fait un arrêt d’été bien utile pour M Charest et ensuite Tomassi et garderies et Courchênes et les installations sportives et les 40 milliards de la caisse de dépôt dont au moins 13 milliards de points d’interrogations sur l’identification des détenteurs de ces actifs toxiques que la caisse a acheté malgré les avertissements de la banque du Canada.
M.Charest va peut-être répondre à quelques questions durant la campagne électorale si les grands médias font leur travail????????????
j’oubliais les gaz de schiste et le vente à l’encan des ressources du nord.
L’économie pour qui M Charest. Discours creux s’il en est un et leadersship de parrain.

Quelle belle mise en situation! J’ose croire que le « printemps érable » aura sonné le réveil des citoyens qui iront voter en très grand nombre. C’est vraiment « à nous de choisir ». Que voulons-nous « pour le Québec »? Réélire un gouvernement qui se présente comme le défenseur de la loi et de l’ordre? Harper s’est fait réélire sous cette bannière. On voit maintenant ce que çà donne. J’ose espérer que les québécois ne seront pas dupes. Cette élection est vraiment cruciale pour notre avenir. Nous payons des milliards en trop en raison de la corruption. On est en train de brader nos ressources naturelles au profit de quelques privilégiés. Il est plus que temps qu’on reprenne en main les rênes de notre destinée.

Mme Legault, je veux d’abord vous dire que c’est un plaisir de vous lire de nouveau. Et vous commencez en lion avec une analyse assez complète du portrait en début de campagne. Pour moi, le taux de participation sera déterminant pour déterminer quel parti sera élu, et si ce sera minoritaire ou majoritaire. Et présentement, c’est réellement un inconnu. Il est plus qu’évident que Charest a choisi une date de vote qui tombe en plein début d’année scolaire à un moment où les étudiants sont en mouvement entre chez leurs parents et le lieu où ils étudient, et donc devront faire des démarches pour être inscrits au bon endroit. C’est faisable, mais faut y penser à temps. J’espère que les campagnes des associations étudiantes porteront fruit.
Bonne campagne, Mme Legault!!

Bien le bonjour Mne.Legault
Je fais confiance à la démocratie et au bon jugement de la population québécoise pour ne pas se laisser remplir une autre fois comme des valises par les belles paroles de Jean Charest, ce charmeur de serpents.
Sauf que mon petit doigt me dit que les innombrables tricheries fédéralistes ne vont pas s’arrêter du jour au lendemain juste parce que nous en sommes en été. Je crains un coup fumant à la dernière minute de la part de Stephen Harper, de la famille Desmarais ou d’une taupe péquiste dormante pour le compte de Gesca. Qui sait ce dont est capable Jean Charest pour conserver la mainmise de nos leviers économiques en nous faisant croire qu’il le fait pour le bien commun alors que c’est tout à fait le contraire.

Heureux de vous lire ici et merci de mettre la table de ce qui sera la campagne des campagnes. Espérons que notre peuple se lève debout car c’est à Nous de choisir ce qui est bon pour le Québec…et soyons sans crainte, ça va changer!

Merci Madame Legault pour ce portrait de la situation.

Pour ma part, malgré mon âge avancé (début cinquantaine), j’éprouve un niveau de stress qui n’a rien à voir avec ce que j’ai déjà vécu, en regard de cette élection générale. J’ai bien sûr vécu de la fébrilité à vingt ans, lors du premier référendum. Déjà à l’époque je votais OUI les yeux entre-fermés, car je ressentais que même les « leaders » en qui j’avais envie de croire ne me disaient pas tout.

C’est bien différent aujourd’hui. Nous savons pertinemment que tous les politiciens se servent de techniques de communication éprouvées pour nous parler de leur message. Je m’y suis habitué à tel point que quand un politicien ou une politicienne semble communiquer sans réelle préparation, j’ai le réflexe de trouver ça faible.

Ceci dit, si j’accorde une telle importance à cette élection, c’est que je considère que c’est une occasion sans précédent de réclamer collectivement, pour peu qu’existe une cohérence collective, de la transparence et un vrai respect pour les gens qui composent notre société.

Il me prend l’envie de crier haut et fort aux gens qui sollicitent notre confiance, d’arrêter d’abuser du fait que nous ne sommes pas tous prêts à filtrer le vrai du faux. Surtout quand les faits nous sont communiqués avec les techniques scientifiques de persuasion. J’ai récemment vu sur les réseaux sociaux, des vidéos qui condamnaient la corruption attribuée au parti Libéral. Le contenu m’intéressait, mais la musique et les images qui accompagnent le propos tiennent plus à une publicité de film d’horreur que de l’information. Message à ceux qui nous proposent un changement: « Changez donc la façon de faire, sur le même voyage ».

J’ai vraiment hâte de participer à une action collective c’est-à-dire d’aller voter. Mon choix reste à faire. Pour L’instant, il n’y a que le PLQ et la CAQ qui se sont disqualifiés pour moi. J’implore donc les autres à se faire assez confiance dans leurs propos pour me les transmettre sans artifice, ni fioriture. Adressez-vous à moi comme si j’étais une vraie personne.

Ma nouvelle orientation de carrière (le mot carrière représente pour moi le nom d’un jeu de société auquel je participais étant jeune), je coordonne une, non deux émissions d’information pour une chaîne de télévision communautaire des Laurentides. À ce titre et parce que c’est important, je ne ferai pas la promotion d’un candidat ni n’encouragerai quiconque à voter d’une façon ou d’une autre. Mais je me réserve le droit de relever et de commenter les agressions à mon intelligence que je percevrai en cours de campagne. Pas toute, bien sûr, elles se comptent par centaines, mais à l’occasion.

Pas très présent sur Facebook: rarbour. Assez souvent sur Twitter: r_arbour

Merci encore Madame Legault et bravo pour votre billet.

Oui, content de vous voir à L’actualité.

Les étudiants se sont fait piéger par M. Charest qui était, avant leur grève, désespéré de se faire réélire pour une quatrième fois en ligne.

M. Charest a joué machiavélique. Il a commencé, pour les faire choquer, par augmenter leurs coûts de 75 % sur 5 ans. Ils se sont enragés, laisser la casse les accompagner, ont bloqué des ponts et la circulation et ils ont passé à la télé avec la casse des casseurs, ce qui a fait pencher la sympathie d’une solide majorité de Québécois du côté du gouvernement qui représentait la loi et l’ordre, faisant augmenter le PLQ dans les sondages, de façon tangible.

Si les étudiants continuent de bloquer l’accès aux Universités et aux Collèges, à la rentrée des classes, dans 2 semaines, bienvenue à la réélection du PLQ de M. Charest, ce que redoutent les étudiants.

Les étudiants se sont piégés dans cette histoire. S’ils s’inclinent et entrent en moutons, M. Charest va crier victoire pour sa solidité et pour sa loi 78 et s’ils barrent la route à ceux qui veulent étudier, les Québécois, en majorité, vont vouloir les contrôler en élisant le PLQ à la poigne solide.

Les étudiants se sont fait piéger comme des enfants par Machiavel Charest, un génie électoral malfaisant mais…compétant..

Salutations à Josée Legault pour ce retour par l’Actualité étant du nombre d’auteurs intervenants de Voix Publique qui a été éliminé brutalement sans en dire plus.

L’élection n’est pas dangereuse, elle est susceptible d’être catastrophique quant à ses résultats. Le Québécois typique semble voter encore comme ses grands parents en attente d’un politicien élu, d’un politicien prophète.
Dans un contexte où le prophète chef de parti n’est pas là, c’est une élection qui risque de permettre une réélection libérale à travers la zizanie des partis dans un système uninominal à un tour.

C’est ainsi que le leadership de P.Marois doit reposer dans son noyau par son équipe de candidats nouveaux lui procurant une sorte de cabinet fantôme dans la tête des gens comme F.Legault doit tenter de faire croire lui qu’il serait le chef prophétique attendu. Or, F.Legault pour l’essentiel s’inscrit dans sa CAQ adéquiste dans la voie de la gestion celle qui dans les partenariats publics privés libéraux ont permis le démantèlement du ministère des transports et la corruption.

Québec solidaire est le parti phare de la division du vote francophone réduit à non plus 82% de la population québécoise mais à 78% de la dite population.

La sensibilité pessimiste est la seule qui puisse empêcher un quatrième mandat libéral. Voir la réalité en face.

Selon moi, la candidature de J.F.Lisée, l’appel du prophète en moi qu’on me pardonne! La candidature de Lisée est un élément plutôt important de l’équipe Marois. J.F.Lisée est plus qu’un communicateur c’est un individu capable de penser la société et les besoins des nations, connaisseur de l’économie aussi.

Un individu très intelligent qui n’a pas sombré dans le néolibéralisme et qui ne nie pas la question de l’avenir du Québec.

J.F.Lisée comme antithèse de J.Charest.

Excellent article! Ce sera, effectivement, LA campagne électorale, presque à saveur de référendum tant les camps gauche / droite se battent avec ferveur ces derniers temps. Je continue de croiser les doigts pour un gouvernement progressiste, de gauche, sans corruption (donc sans Jean Charest), bref, un gouvernement à la hauteur des Québécois.

Toujours un plaisir de lire vos textes, d’une analyse claire. Je crois que la participation au vote risque d’être fort élevée au détriment du PLQ.
Il n’est pas impossible que QS et ON obtiennent des résultats non négligeables. Cele ne se reflètera pas nécessairement en nouveaux députés, mode électoral oblige, mais le PLQ, le PQ et le nouveau parti avec de vieilles idées (CAQ) devront en tenir compte.
Chose certaine, je ne vois pas qui peut prédire aujourd’hui les résultats du 4 septembre.
À suivre.

Heureuse de vous lire de nouveau, madame Legault . Vos analyses toujours justes et pertinentes me redonnent confiance aux changements profonds attendus par beaucoup d’entre nous. Croyez-vous possible que les anglophones et les allophones votent pour la CAQ? Puisqu’ils et elles sont fédéralistes pour la plupart, leur choix est plutôt limité, non?

Pauline Marois en campagne autour de trois thèmes.
Je croyait qu’elle était à Trois-Rivières.

Jean Charest, un « bon père de famille »!?! Tout ce que je peux dire, c’est qu’il me semble qu’à force d’agir comme un « bon (lol) père (lol) de famille (3 X lol!!!), un vendeur d’aspirateurs ou un gardien de prison, il ait oublié de se comporter en chef d’État… Pour ce qui est de Pauline Marois, bien que ne m’étant pas particulièrement sympathique depuis ses manoeuvres électoralistes de l’été dernier, je lui reconnais au moins qu’elle détient LE bon mot de ce début de campagne, lorsqu’elle a dit (en gros) qu’elle n’avait pas besoin d’une escouade policière pour descendre dans la rue, contrairement à Môssieu Charest… Quant à François Legault et la CAQ, ben… M’est avis que si je mettais côte à côte le programme de son parti et celui du PLQ, j’aurais bien du mal à voir la différence! Pour le reste, j’ai bien peur que: oui, ce sera une campagne dure. Je dirais même sale, très sale, où les couteaux vont voler plus bas que ce qu’on aura vu dans l’histoire du Québec. C’est vrai que tout vaut mieux que l’apathie mais quand même…

Bref, bien heureux de vous savoir de retour. On avait vraiment besoin de vos analyses, surtout maintenant!

Nous allons barrer les portes de la majorité silencieuse pour ne pas qu’elle sorte votée. Parce que c’est elle qui votera une autre sempiternelle fois pour Jean Charest, s’il gagne.

La majorité silencieuse ne sait rien de ce qui se passe en politique. Tout ce qu’elle fait, c’est d’aller voter le jour des élections en mettant son X, la plupart du temps, sur le pouvoir déjà en place.

En tous les cas, c’est sur la majorité silencieuse que le gouvernement Charest compte pour avoir une fois de plus le pouvoir.

En passant, Madame Legault, content de vous voir parmi les analystes de L’Actualité.

Vous avez oublié la chose la plus importante qui pourrait influencer le vote en 2012: Les médias sociaux.

Ces outils pourraient grandement brouiller les cartes.

Ce qui est une source d’interpellation, c’est précisément le facteur de la division, tout spécialement avec le système uninominal à un tour dont nous disposons. Difficile en effet d’exercer son droit de vote, conformément à ses idées et en accord avec un programme sans avoir en arrière pensée ; celle de savoir qui au lendemain du 4 septembre se retrouvera avec la responsabilité de l’État.

Bien qu’il s’agisse ici d’élections provinciales, on ne peut oublier le vote des québécois lors de la dernière élection fédérale qui disaient majoritairement non à l’idéologie conservatrice et qui choisirent stratégiquement le seul parti fédéral et le seul homme qui pouvait techniquement mettre en échec les Conservateurs.

– Le résultat final est plutôt masochiste puisque nous devons désormais subir… et non pas jouir.

Doit-on comme ce fut le cas l’an passé, transposé dans notre cadre provincial voter stratégiquement pour ou contre Charest ou bien se devrait-on de voter sur la valeur et la qualité des candidats qui nous sont présentés ?

La Coalition de François Legault a plusieurs bons candidats dans plusieurs circonscriptions. Est-il juste d’un point de vu de la beauté démocratique de les sacrifier pour plaire aux antagonistes ambiants édifiés de toute pièce par notre PM actuel ?

Il serait de bon aloi dans une démocratie qui ait de l’allure de donner aussi l’opportunité à d’autres formations d’entrer elles aussi à l’Assemblée. Pouvons-nous nous offrir ce luxe d’être une société authentiquement démocratique le 4 septembre prochain ?

C’est extrêmement simple, avec la division du vote des francophones, voter pour un autre parti que le PQ, même si cela n’est pas mon premier choix c’est voter pour Charest ! 4 ans de PQ nous permettra d’y voir clair dans les intentions des partis en présence et de fonder si il le faut un vrais parti de centre-gauche si le PQ ne fait pas l’affaire…

Mme Legault disait être certaine que la CAQ ne deviendrait JAMAIS un parti politique. Le voila bien en selle avec une équipe OK et un appui OK. Just watch them.

Une analyse intéressante même si trop peu critique à l’endroit du PQ et de sa chef, qui est, de toute évidence prête à dire et à faire à peu près n’importe pour se faire élire. Comment expliquer le fait que malgré le taux de popularité extrêmement bas du gouvernement Charest, le PQ n’a pas réussi à inspirer les Québécois et à se démarquer dans le intentions de vote ? À mon sens, l’explication est claire : le PQ est un parti de stagnation qui, dans l’interminable recyclage de ses personnalités politiques et de ses idées n’a pas su retenir l’intérêt des électeurs, qui de plus, sont méfiants des manies fratricides de ce parti . Peut être que M. Legault réussira t-il son pari ? ..à suivre…

Une analyse intéressante même si trop peu critique à l’endroit du PQ et de sa chef, qui est, de toute évidence prête à dire et à faire à peu près n’importe quoi pour enfin rassasier sa soif du pouvoir. Comment expliquer le fait que malgré le taux de popularité extrêmement bas du gouvernement Charest, le PQ n’a pas réussi à inspirer les Québécois et à se démarquer dans le intentions de vote ? À mon sens, l’explication est claire : le PQ est un parti de stagnation qui, dans l’interminable recyclage de ses personnalités politiques et de ses idées n’a pas su retenir l’intérêt des électeurs, qui de plus, sont méfiants des tendances fratricides de ce parti . Peut être que M. Legault réussira t-il son pari ? ..à suivre…

Les jeunes iront-ils voter?
La jeunesse qui penche vers la rue pour tenter d’influencer les politiques,ira t-elle voter? Cette jeunesse qui considère souvent les élections comme un traquenard.Si la tendance se maintient, nous ferons affaire à un gouvernement minoritaire formé par Dupont & Dupont qui partagent sensiblement les mêmes intérêts c’est à dire la magouille capitaliste dans toutes ses conjugaisons et à son plus haut niveau.Au diable les vrais redevances minières et autres politiques profitables au peuple.

La campagne électorale vient à peine de débuter sans faire de vagues, Jean Charest navigue paisiblement sur les flots bleus de l’été croyant limiter l’enjeu de l’élection sur le dos des étudiants qu’il ne cesse de provoquer avec son paternalisme répugnant.
Jean-François Lisée pourrait être celui qui ébranlera les colonnes du temple fédéraliste de Jean Charest à condition qu’il pose les vraies questions sur le sujet comme par exemple le refus pour une troisième année consécutive de la part de Stephen Harper de rencontrer les premiers ministres sur l’économie.
http://www.985fm.ca/national/nouvelles/harper-refuse-l-invitation-a-une-rencontre-des-pre-161834.html

Et bien, nous retrouvons avec bonheur cette verve, ce soucis du détail qui explique et qui fait comprendre.

Cette campagne sera, je pense, l’occasion pour Mme Marois de faire la démonstration du comment elle dirigera le Québec.

En premier lieu, comment elle doit remettre M.Charest à sa place en démontrant qu’il est un être démagogique et fonciêrement manipulateur. Elle doit s’imposer immédiatement et sans pitié et surtout clairement faire savoir ques les débats stérils de l’Assemblée Nationale sont terminés. Ensuite elle doit imposer son agenda et marquer le pas.Comment un gouvernement du PQ a déjà dirigé et comment elle compte le faire avec l’équipe qu’elle a.

Pour M.Legault, je suis d’accord avec ceux qui mentionne qu’il a 10 jours pour marquer l’imaginaire. Après cela, s’il ne s’est pas démarqué, nous retrouverons rapidement la dynamique souverainiste-fédéraliste. Je pense qu’il peut être dans l’intérêt du PQ, en ce début de campagne, que le débat porte sur la gouvernance, l’éthique et l’intégrité afin de ne pas laisser ce champs à la CAQ.

Pour M.Charest, outre le plaisir qu’il a de donner le show et de jouer la comédie, je lui souhaite d’être à la hauteur de son potentiel. Peut-être qu’il pourra ensuite s’inscrire, après le 4 septembre, à juste pour rire et continuer à nous distraire, à nous faire peur.

Ceux, qui comme moi ont une rage (non-violente) envers Jean charest et son partie corrompu méprisant les citoyens, passeront un mois d’août bien stressé. En espérant que la division des votes de favorisera pas le maître de la manipulation soit M teflon:Jean Charest.

Pour le Québec: avec le PLQ,dit John Charest, c’est la stabilité, mais il a oublié de préciser « dans la corruption. » En effet, depuis qu’il est au pouvoir, c’est la seule chose qui s’est avérée stable dans ce parti.

C’est un plaisir de vous lire à nouveau, Madame Legault! (J’avoue que je lisais le Voir surtout pour votre chronique)

Madame Josée Legault revenue! Ça c’est une bonne nouvelle! Vraiment heureux de vous lire à nouveau.

Bonjour Mme Legault, il est heureux de vous retrouver sur cette nouvelle plate-forme virtuelle de la revue L’actualité.

Je vous cite: « La question centrale de cette campagne, selon moi, est celle-ci: après des années de décrochage politique majeur, combien de Québécois retrouveront le goût de s’occuper du sort de leur propre société? »

Ce n’est pas le Directeur général des élections qui facilitera aux citoyens de retrouver le goût de s’occuper du sort de leur société. J’ai cette info comme quoi le DGE pratiquerait la censure au profit du PLQ en demandant la fermeture, entre autres sites sur internet, celui de la citoyenne Geneviève L’obstineuse: http://www.liberaux.net/#93.
Il ne lui donne que quelques heures (jusqu’à minuit ce soir) pour exécuter l’ordre de détruire toutes les informations de ce site portant sur le bilan du régime colonial bananier du parrain John James Charest.

Cette campagne électorale s’annonce très agressive, je dirais même hargneuse, et imprégnée de mauvaises et/ou belles surprise. Des pelures de bananes y seront très nombreuses sur lesquelles les trois partis majeurs glisseront. Un cirque jouissif d’itinérants d’envergure inégalée jusqu’à maintenant qui s’annonce pour le mois qui suit, et que jouissif pour certains médias chez lesquels les clowns aussi pullulent. Que le spectacle commence !!!

La citoyenne Legault écrit : « «À nous de choisir» – le slogan du PQ résume à lui seul sa principale stratégie. Ce «nous», il est celui, fort ambitieux par ailleurs, de la «nation» québécoise. »

Eh bien on aura tout vu : l’indépendantiste Josée Legault encadrant enfin le concept de « nation » de prudents guillemets ! Jamais je n’aurais cru voir ça de mon vivant. Mon petit univers vacille sur ses bases. Il ne manquerait plus maintenant que Sheila Copps, exaltée de l’autre nationalisme – et qui fut ‘columnist’, elle aussi, pendant une brève période – ne se mette également à parler de la « nation » canadienne entre guillemets, elle qui tout en ayant le frauduleux toupet de se prétendre antinationaliste, n’a cessé de marteler la « one nation » et le « nation-building » !

À l’échelle du Québec en particulier comme du Canada en général, la sagesse du comte Sforza – acquise à un si terrible prix – s’applique avec une égale force :

« La guerre de 1939 aura montré aux plus aveugles que rien n’est plus insensé et dangereux que de vouloir substituer exclusivement l’idée abstraite de Nation à la réalité de la vie sociale. »

Heureux de pouvoir encore vous lire. C’est une bonne nouvelle.Bravo!

Je lis ce matin que les étudiants envisagent la possibilité d’une trêve pendant la campagne Électorale. S’ils y donnaient suite et suspendaient les hostilités, je crois que ce serait une très sage décision.

Je considère que la priorité nationale des citoyens québécois est de s’assurer de porter au pouvoir un gouvernement intègre et compétent. Or le PLQ de Charest ne peut pas me faire oublier toutes les allégations de collusion et de corruption qui pèsent contre lui. Il ne peut non plus faire oublier que pendant trois ans il a complètement refusé que la lumière soit faite sur le sujet. Jamais je ne pourrai voter pour un homme et un parti politique avec une aussi piètre image d’honnêteté.

Le PLQ veut faire une élection en tentant de faire oublier la puanteur qui l’entoure. Mais on dit que l’odorat est le sens qui ancre le plus la mémoire. C’est bien mon cas. Et jamais je ne voterai en me pinçant le nez.

Il faut nous debarrasser des liberaux apres tout les depenses avec leurs commissions ,plus les bonus que les amis recoivent, il faut rendre compte a la societe ,Debarassons nous au plus vite des Capitalistes.

Heureux de vous lire ! Vos analyses toujours fortes.

Croyez-vous que les parents des etudiants voteront dans la meme tendance que leurs jeunes ?

Comment expliquer que les allophones en majorite votent Liberal ? Quelle a ete leur proportion du scrutin aux dernieres elections ?

Jean Charest a compris le jeu de la division. Apparemment Madame Marois, non… Curzi chez Aussant, c’est un grave danger. Elle ne le voit pas ? GND qui fait une tournée en province, en est un autre….

JC n’a pas de meilleure alliée circonstancielle que Pauline. On dirait que c’est voulu. Mais si on établissait que ce l’est, ce serait pire, bien sûr. Au moins on a un premier ministre astucieux… hélas.

http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/10/110-intolerance-101/

Pierre JC Allard

Moi ce qui m’inquiète c’est l’après 4 septembre, s’il advenait que Jean Charest soit réélu.
Je ne peux imaginer que tous ces milliers de personnes, de citoyennes, citoyens qui ont défilé dans les rues, vont tout simplement retourner chez eux dans leur petit train train. J’ai l’impression que nous n’avons pas finit d’en voir des manifestations. Cet avant campagne, voire cette écoeurantite, a réveillé et conscientisé une grande partie de la population sur les magouilles et les scandales de ce gouvernement. Merci à Jacques Duchesneau et à LIBERAUX.NET. Je vous rappelle qu’en 2008, JC a été élu avec 42 % des votes, ça fait donc beaucoup de gens qui n’ont pas voté pour lui. EXIGEONS DES PROPORTIONNELLES.
Bref, J’ai le sentiment que l’élection de Pauline Marois et de son équipe calmerait les esprits.
Sinon, tous ces gens très insatisfaits vont retourner à la rue. Peut-être que ce sera un mal pour un bien !

Une des priorités de la population est d’aller voter. Même si notre système électoral est perfectible, il n’en demeure pas moins que nous avons plus de chance d’avoir au pouvoir les gens qui sont le reflet de notre volonté collective si nous sommes allés aux urnes à 80 % par exemple. À 57 %, les gens qui sont mécontents et désabusés ne vont pas voter car is croient que ça ne changera rien. Avec l’éveil de la conscience collective de ce printemps(que l’on aime ou non l’enjeu, il n’en demeure pas moins que ça a reveillé le monde), je crois qu’il est temps de se prendre en main. Le gouvernement devrait être au service de la population, ça ne devrait pas être une girouette qui tourne au moindre sondage pour dire à la population ce qu’elle veut entendre et ainsi sauvegarder les programmes de retraite de députés et servir les intérêts de leurs bailleurs de fonds !

Tout à fait d’accord avec M de Sylva. Le pire qui puisse arriver c’est la réélection de Jean Charest.
Car, nous n’avons rien vu en terme de manifestations si cela devait arriver. Surtout avec les révélations à prévoir de la Commission Charbonneau.
Pour cette raison, j’estime que le titre : L’élection de tous les dangers est très approprié.
Et afin, que cela ne se produise pas nous n’avons d’autre choix que de voter stratégique c’est-à-dire pour le PQ. Car un vote divisé ne peut que conduire à la réélection de Jean Charest.

Bonjour Mme Legault,

Je suis content de vous lire à nouveau. Très très content.

La prochaine élection va être un « référendum » sur le premier ministre Charest et le parti libéral du Québec, sur l’arrogance et le mépris envers la majorité silencieuce.

Charest veut que la majorité silencieuse se prononce sur la loi et l’ordre. Mais Charest se foutait pas mal de la majorité silencieuse quand 70% de la population voulait une commission d’enquête sur la construction, le financement occulte et la corruption. Y dit bien ce qu’il veut dire et ce qu’il veut utiliser pour séduire.

Y veut un référendum, on va lui en donner un. Ce ne sera pas un référendum sur la séparation dont il affuble les péquistes, mais un référendum sur la magouille et la corruption de son parti.

J’espère que les libéraux vont avoir une certaine gêne avant de voter libéral, en pensant que leur vote pour le parti libéral est dans les faits un vote pour la corruption de ce gouvernement. Corruption dont ils n’ont pas à être fier et dont leur vote peut être accolé avec ce mot!

C’est aussi un référendum sur le « néolibéralisme » dont ce gouvernement a traduit dans les mots « juste part » de chacun.

J’ai hâte de voir comment les grands groupes de presse vont se positionner et quelles nouvelles y vont sortir de leurs chapeaux de magicien pour influencer le vote. Si ça chauffe trop, y vont sortir des trucs qu’ils ont en banque, soyez certain.

Bravo et merci à l’actualité.

Madame Legault, le seul fait de vous savoir de retour et forte d’une tribune de qualité me soulage et me réjouit, rien de moins…C’est dire comme il y a trop peu de gens informés et avisés capable de nous informer à coups de faits plutôt que d’opinions…

Votre sagacité me manquait, que dis-je, votre sagacité nous manquait…

Le temps me manque aujourd’hui, mais, comptez sur moi pour vous suivre, vous lire, et parfois même commenter vos billets.

Sachez simplement madame Legault à quel point le citoyen, le travailleur et l’électeur que je suis reprends espoir quelque peu.

Bravo encore et à plus…

@ Le citoyen Objecteur conscient écrit : « Madame Legault, le seul fait de vous savoir de retour et forte d’une tribune de qualité me soulage et me réjouit, rien de moins. » Et il n’est pas le seul, sur ce même fil.

Ah mais, toutes ces brosses à reluire, toutes ces fleurs envoyées à la malheureuse Josée Legault – elle championne de la pensée critique – vous allez finir par l’embarrasser, la pauvre !

Aussi m’efforcerai-je de rétablir un certain équilibre. Après les fleurs, le pot. Pourquoi ? Parce que je suis pour l’unité de notre fédération (et pas « nation », comme on dit souvent par erreur) tandis qu’elle est pour l’indépendance de notre patrie (et pas « nation », comme on dit souvent par erreur) ? Vieux disque qui serait trop facile. Je pense à un autre angle d’attaque, bien plus amusant.

La récente polarisation gauche-droite – avec cette aile approximative de la droite qui qualifie de « communisses » jusqu’aux sociaux-démocrates et cette aile approximative de la gauche qui qualifie de « fascisses » jusqu’aux libéraux – m’a rappelé une autre polarisation, celle qui survint au cours des jours, des semaines, des mois et même des années qui ont suivi le référendum de 1995.

Le Non, on le sait, l’emporta d’une très courte tête. Mais ce qu’on sait moins, c’est que la polarisation post-référendaire marqua en revanche la victoire haut la main des négateurs de la polarisation de part et d’autre. « Il n’y a pas polarisation » : voilà une intox qui était exactement la même dans le camp du Oui et du Non.

Dans ce climat malsain d’hystérie militante et de débagoulage patriotard tant canadien que québécois, il était bien amusant de constater que Josée Legault occupait alors une position similaire à celle de… William Johnson !

Comment ça, la même position que William Johnson (alors chroniqueur à The Gazette) !?

Mais si, mais si: c’est que les deux chroniqueurs appliquaient le même trucage rhétorique, fustigeant et dénigrant ardemment les « mous » de leur camp respectif (à l’aide d’un vocabulaire identique, qui plus est : « les moutons » / « the lamb lobby ») tout en niant avec la dernière indignation qu’on puisse y trouver des purs et durs! Ce qui est foncièrement illogique : car s’il y a des mous, donc il y a forcément des durs ; s’il y a des moutons, donc il y a forcément des lamproies.

Si jamais il y a un autre référendum, je vais évidemment prendre fait et cause pour un camp ou pour l’autre, certes, mais tout en m’ingéniant à rappeler avec une dureté égale aux lamproies des deux camps que les moutons peuvent mordre.

Heureux de vous relire chère Madame Legault.
Cette élection est loin de revêtir le caractère historique que vous voulez bien lui attribuer. Elle ne sera pas historique parce qu’elle ne mettra pas en évidence les grandes aspirations traditionnelles du peuple québécois. Elle ne changera rien à la donne idéologique et identitaire. Elle ne présentera pas non plus des choix ardus et déterminants pour la fédération canadienne. Tout est question de dosage lorsqu’on joue avec des principes fondamentaux pour un peuple ou une nation. Jean Charest n’offre rien de plus, sinon 150,000 emplois de plus que la promesse des 100,000 emplois d’un Robert Bourassa. Ce dernier nous présentait le développement de la Baie James, Jean Charest y va avec le Plan nord (Duplessis, lui aussi, dans son temps vendait le Grand Nord à rabais). Au PQ, en 1976, un certain Lévesque faisait campagne en promettant un bon gouvernement honnête (souvenez-vous de la campagne publicitaire avec le balai)et, ensuite un référendum sur la souveraineté. Aujourd’hui, Pauline Marois promet à son tour une administration honnête et situe le référendum dans la zone du « en temps et lieu ». La seule différence d’avec les précédentes campagnes – et il est seulement là l’aspect historique – c’est qu’il y a un François Legault et la CAQ qui proposent un grand ménage dans la bureaucratie et un nettoyage des moeurs politiques. Le reste de son programme est fait de promesses plus ou moins spectaculaires et fort coûteuses. Au chapitre de notre avenir collectif et identitaire la Coalition ressemble, disons-le, à la quête autonomiste de l’Union nationale d’un Maurice Duplessis. Il suffirait que François Legault réclame avec une peu plus de conviction notre butin d’Ottawa et on pourrait parler d’un « copier-coller ».

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