L’envie de quitter le Québec

«J’ai rencontré plusieurs Québécois à New York qui avaient fait le choix de quitter le Québec de manière définitive. Ils avaient trouvé dans cet exil la porte de sortie d’un Québec qui leur paraissait fatalement trop petit, peureux, monochrome et consanguin.» Un récit du blogueur Jérôme Lussier.

Photo: Keith Binns
Photo: Keith Binns

Il y a un peu plus de dix ans, à l’automne 2003, j’ai quitté le Québec pour New York.

Je connaissais déjà la ville pour y avoir passé un an comme étudiant, quelques années plus tôt, et trois mois à l’été 2002, quand les gens se remettaient encore du 11 septembre.

L’occasion de retourner à New York était apparue de manière inattendue au cours de ma deuxième année de droit. Des cabinets new-yorkais recrutaient à McGill. Je n’étais pas au courant. À vrai dire, j’avais entrepris mes études avec la conviction que je ne pratiquerais jamais comme avocat. Je pensais revenir au journalisme plus tôt que tard.

Mais voilà que se présentait une occasion en or de reprendre la route de Manhattan pour quelques années. J’aimais New York. J’avais déjà des amis là-bas. Le défi professionnel paraissait stimulant. Les salaires étaient bons et les offres étaient convoitées. J’ai soumis ma candidature et elle a été retenue, comme celles d’une quinzaine de mes camarades de classe.

New York est une ville d’immigrants. Un grand nombre de ses habitants sont de passage pour quelques mois ou quelques années. Il semble que ce soit comme ça depuis toujours. Des étudiants, des artistes, des travailleurs et des professionnels de tous les domaines qui plongent dans le tourbillon pour un temps et en ressortent pour faire autre chose ou aller ailleurs.

En 2003-04, mon coloc à Brooklyn était un Iranien d’origine, né à Londres, qui avait grandi à Vancouver et étudié à Montréal. Un type drôle, presque insupportablement charismatique, qui pilotait des avions, faisait des meubles et passait sans effort du monde académique au droit des affaires, en passant par l’aide humanitaire. Il travaille en Chine depuis cinq ans.

Comme étudiant, en 1998-99, mon meilleur ami était Nigérian, musulman, fils aîné d’une famille polygame, grand fan de Ryszard Kapuscinski et de Fela Kuti. Un garçon d’origine modeste, mais parmi les plus brillants étudiants de notre programme. Ses frais de scolarité et de logement avaient été entièrement assumés par l’université et la résidence. Il est retourné au Nigéria à la fin de l’année, revenu aux États-Unis comme fellow à Harvard quelques années plus tard (avec sa femme, chrétienne, journaliste), puis retourné en Afrique.

J’ai aussi rencontré plusieurs Québécois à New York. Des anglos et des francos. Des actuaires, des urbanistes, des banquiers, des avocats, des journalistes, des comédiens.

Certains avaient fait le choix de quitter le Québec de manière définitive. Ils avaient trouvé dans cet exil la porte de sortie d’un Québec qui leur paraissait fatalement trop petit, peureux, monochrome et consanguin.

Pour eux, New York représentait la rampe de lancement d’une vie enfin libérée de la mentalité d’assiégé, un endroit où le talent et l’ambition pouvaient enfin s’épanouir sans complexe et sans camisole de force nationale. Ceux-là comptaient vivre et terminer leur vie ailleurs — à New York, Londres, Toronto, Amsterdam, Genève ou Hong Kong, peu importe — pourvu qu’ils n’aient plus à s’excuser d’être bilingues et de rêver en dehors du vase clos québécois.

Ce n’était pas mon cas. J’étais bien à New York, mais j’avais toujours prévu rentrer à Montréal après quelques années. C’était là que se trouvaient ma famille et la majorité de mes amis, incluant certains qui avaient vécu à l’étranger et qui étaient rentrés au Québec eux aussi. Après des années, la frénésie de Manhattan finit par épuiser. Et je ne m’imaginais pas avoir d’enfants à New York.

Il y avait aussi des raisons sociopolitiques. En particulier un désir encore imprécis de contribuer à l’avancement du Québec. J’avais beau être loin et trouver notre Belle Province bien petite et insignifiante par moments, je ne partageais pas la politique de non-retour de mes compatriotes trop heureux d’avoir fui pour de bon. À tort ou à raison, j’avais l’impression qu’il aurait été irresponsable de quitter le Québec sans avoir davantage mis l’épaule à la roue.

La forme exacte de cet engagement n’était pas claire, mais l’objectif se précisait depuis des années. Il s’agirait de travailler, avec d’autres, à la construction d’une société plus confiante, ambitieuse, moderne et ouverte — un Québec enfin débarrassé du petit pain monoculturel, du nivellement suffocant, de la nostalgie revancharde et du nombrilisme autocongratulant. Un Québec libéré de son ressentiment envers l’anglais et de sa méfiance envers l’immigrant. Un Québec affranchi de la Nouvelle-France, qui joue le jeu de l’Amérique et de la mondialisation. Un Québec qui élargit les horizons de ses habitants plutôt que de s’acharner à les enchaîner à un moule «identitaire» fixe et toujours plus étroit.

Je suis revenu à Montréal en 2007. Je ne l’ai pas regretté. Montréal permettait d’avoir une vie plus équilibrée, en particulier pour quiconque veut des enfants. Le filet social québécois et canadien adoucit l’âpreté et les extrêmes de la vie made in USA. Je retrouvais des gens dont j’étais proche. J’habitais un quartier qui comptait des Italiens, des Grecs, des Juifs orthodoxes, des francos et des anglos. La vie était moins chère et le rythme moins effréné. Je me sentais davantage chez moi.

Le climat politique de l’époque me laissait plutôt indifférent, même si on sentait les choses bouger un peu. Lucien Bouchard et ses Lucides avaient publié leur manifeste deux ans plus tôt. Les Solidaires avaient répliqué deux semaines plus tard. L’axe gauche-droite était en train de naître au Québec. L’automne précédent avait vu éclore la ridicule crise des accommodements raisonnables, qui aboutirait au rapport Bouchard-Taylor, qui aboutirait sur les tablettes.

Les années suivantes ont été largement accaparées par la question de la corruption. La désinfection du système — du financement politique à l’attribution des contrats publics, en passant par l’intimidation syndicale — était devenue la principale priorité. Tous les partis d’opposition talonnaient le gouvernement Charest à ce sujet, avec raison. Ce n’était pas un enjeu très stimulant au plan intellectuel, mais il était évidemment incontournable.

Puis vint l’élection de 2012, fortement teintée par ce ras-le-bol face à la corruption et par les relents de la grève étudiante. Le Parti québécois obtint un mandat minoritaire.

Puis vint le projet de loi 14, qui visait entre autres à retirer le statut bilingue de certaines municipalités, à étendre les restrictions de la loi 101 aux petites entreprises, et à limiter le bilinguisme autant que possible.

Puis vint la Charte des valeurs, qui excluait de facto, et sans justification crédible, les minorités religieuses visibles de la fonction publique et parapublique.

Puis vint, sans surprise, un sondage qui indiquait que la moitié des anglophones et des allophones avaient songé à quitter le Québec au cours de la dernière année.

Puis me revint le souvenir de ces collègues et connaissances qui, eux, avaient fait le choix de quitter le Québec pour ne plus y revenir.

Je ne regrette toujours pas d’être rentré à Montréal il y a sept ans.

Mais depuis quelques mois, à la veille d’une élection qui pourrait bien voir la peur étroite et la démagogie monoculturaliste assumer le pouvoir de manière majoritaire, il m’arrive de plus en plus souvent de comprendre ceux qui ont jeté la serviette.

Dans la même catégorie
Boutique Voir & L'actualité

Obtenez jusqu’à 40% de plus pour votre prochaine sortie

75 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Moi aussi, j’ai choisi de revenir vivre au Québec auprès des « miens » après plusieurs années passées à l’étranger et même dans des pays à l’une ou l’autre des multiples versions de la religion musulmane. Ma famille (épouse et quatre enfants) y ont vécu harmonieusement. Pourquoi je reviens au Québec où les impôts à payer pour moi sont plus élevés? Parce que je veux faire profiter les citoyens et citoyennes du Québec des revenus de pension que j’ai accumulés hors Québec. Mais il me répugne de voir un gouvernement qui cherche à ostraciser une partie de ses contribuables qu’il a fait venir parce que le Québec en a besoin et dont on brime sans justification acceptable des droits fondamentaux tels que l’égalité des sexes, la langue et la religion.
Jacques.

Si vous n’êtes pas bien dans la société Québécoise…en effet vous êtes libre de partir..sinon…arrêter du vous plaindre à la Jérôme Lussier et de gratter votre bobo…le mépris de soi=même à ses limites.

En effet Jérôme devrait VOTER contre les VALEURS qui ne sont pas les siens.. D’autres alors pourront faire de meme…ou partir…:-)

Certains croient que l’égalité des sexes passent par la soumission des femmes à des dogmes misogynes et paternalistes. D’autres pensent qu’il est préférable de mettre la raison au dessus de toutes les religions.

» Mettre la raison » au dessus de toutes les religions, ça ne devrait pas être d’ouvertement permettre la discrimination, et par le fait même favoriser la marginalisation et l’exclusion sociale de certaines minorités pour se faire du capital politique, en plus de dévaluer leur culture et leurs valeurs. » Mettre la raison » au dessus de toutes les religions c’est vivre, et laisser vivre. C’est d’être tolérant envers autruit, l’écouter, comprendre son raisonnement et faire en sorte qu’il comprenne le notre pour mieux coexister, au lieu de décider que ses croyances ne sont pas valides. C’est d’encourager le respect de la LIBERTÉ de croyances de chacun tant que cela n’interfère pas avec les notres. C’est de réaliser qu’avant d’être athé, chrétient, musulman, bouddhiste, juif, on est avant tout humain. Ça devrait être suffisant pour dicter notre code de conduite les uns avec les autres, pas besoin d’une charte de la xénophobie, non merci.

« ouvertement permettre la discrimination »

Toute les grandes religions discriminent ouvertement. À commencer par la discrimination contre les femmes.

Discriminer sur la base de la raison c’est discriminer seulement parce qu’il le faut, parce que certains abusent de leurs droits sur d’autres, sinon.

La raison c’est la justice.

J’ai quitté la France pour le Québec, voici un peu plus de 20 ans. Je trouvais la vie là-bas petite, mièvre, hypocrite, étriquée et c’est peut-être vrai qu’une partie de la France soit comme ça ! J’avais le goût de plus de vérité et de grands espaces. Au chapitre de la vérité, je dois dire que j’ai été parfaitement bien servi à force de débusquer le mensonge en tout, pour tout et dans tout !

Au lendemain du referendum de 1995, alors que je cherchais un job, j’avais pour m’amuser prospecté le marché des États-Unis, au terme de l’exercice, j’avais reçu le genre d’offre d’emploi qu’on ne peut pas refuser et qui usuellement ne se représente pas deux fois.

Je devais pour se faire m’expatrier encore, cette fois en Californie, j’y suis allé et j’ai refusé. Je voulais vivre au Canada, vivre en français au Québec et obtenir ma nationalité canadienne. Rester français aux USA avec une « carte verte » cela me semblait pas une option.

— Je pensais que mon choix était une profession de foi, un acte d’amour ; affirmer que j’aimais et que je préférais envers et contre tout le Québec ! Cela allait bien avec mon romantisme.

En 2013, je suis mystérieusement tombé malade. C’était la première fois que cela m’arrivait comme cela. J’ai bien cru que j’allais y passer. Depuis, très honnêtement, je rêve d’autres cieux et d’autres horizons et pour moi vivre ailleurs que dans cette province est de moins en moins une option.

Combien d’américains aujourd’hui sont d’origine franco-canadienne ? — Cette envie de quitter habite bien des gens du pays. — Combien actuellement choisissent de s’expatrier dans une autre province pour ne s’en trouver en toute fin pas plus mal ? — Combien vivent quand ils le peuvent à mi ou à tiers temps au Québec ? — Pourquoi, puisque nous sommes apparemment « si » et « tellement » choyés, cette province n’est-elle pas capable de conserver et de donner une existence décente à tous ses habitants ? — Pourquoi tant de difficultés pour les nouveaux arrivants pour s’assimiler ? — Pourquoi tellement de méfiance y compris de la part du gouvernement ? — Pourquoi vilipender le multiculturalisme lorsque l’inter-culturalisme à la québécoise, cela ne marche pas ?

J’ai eu quelquefois le loisir de séjourner à New-York, j’ai trouvé la plupart des gens très sympas. Je n’ai pas eu de difficulté à me faire des amis. C’est à peine si je n’ai pas eu à certains moments quelquefois l’impression d’être enfin retourné à la maison parmi les miens !

Malade, je ne rêverais JAMAIS d’aller aux E-U. S’il y a un pays qui ostracise, c’est bien celui-là. Vous êtes bien tant que vous êtes riche.
Plutôt retourner en France où le système de santé est excellent.

Je vis au Texas et je ne vois pas d’ostracisme … sauf que mes enfants ne sont pas admis dans des programmes universitaires même si leur notes et qualifications sont meilleures que d’autre qui sont admis. Chaque université et entreprise doit engager un minimum de noirs, hispaniques, et natifs. Les lois sont très très inclusives.

Jas06 est victime de la propagande anti-américaine.

Monsieur Lussier, vous avez le début d’un commencement de réponse au NOUS de Lisée…

La forme exacte de cet engagement n’était pas claire, mais l’objectif se précisait depuis des années. Il s’agirait de travailler, avec d’autres, à la construction d’une société plus confiante, ambitieuse, moderne et ouverte — un Québec enfin débarrassé du petit pain monoculturel, du nivellement suffocant, de la nostalgie revancharde et du nombrilisme autocongratulant. Un Québec libéré de son ressentiment envers l’anglais et de sa méfiance envers l’immigrant. Un Québec affranchi de la Nouvelle-France, qui joue le jeu de l’Amérique et de la mondialisation. Un Québec qui élargit les horizons de ses habitants plutôt que de s’acharner à les enchaîner à un moule «identitaire» fixe et toujours plus étroit.

Et si on disait plus simplement que vous pensiez que le gazon était plus vert chez le voisin. Vous êtes allez voir et vous êtes revenus, « la queue entre les deux jambes », pour retrouver vos proches et amis. Vous n’êtes pas revenus pour « sauvez » le Québec de sa médiocrité mais bien dans votre intérêt personnel et pour votre propre équilibre. Vous étiez un jeune adulte qui voulait changer le monde…comme nous tous. et puis vous avez vieilli, gagné en maturité…(même si vous avez encore à gagner à ce chapitre…mais le bon vin vieillit bien et ce sera votre cas). vous vous êtes simplement aperçu qu’on vit très bien au Québec malgré nos travers. Nous sommes une société ouverte (eh oui, même avec le projet de Charte, nous demeurons une société accueillante), plus égalitaire que nos voisins, différent par notre langue (et pas gêné d’en parler une seconde, malgré vous semblez en dire), cultivé…et nous avons un beau pays…je parle toujours du Québec.

Nous avons quitté le Québec il y a déjà presque dix ans. Des regrets ? Très peu. L’est de l’Ontario est plus français que Montréal et les impôts plus bas représentent une mensualité de location d’une Mercedès. Les chartes, les petitesses et les débats insignifiants font place à l’entraide, la bonne humeur et les défis d’affaires. Les Québécois affluent le samedi chez LCBO, le magasin d’alcools de notre petite municipalité. Ainsi, ils peuvent éviter les prix astronomiques de la SAQ, laquelle finance probablement les garderies à sept ou huit dollars. Les Québécois font le plein de boissons, telles les vins, puis retournent à Laval, Lachute et Montréal. Leurs coffres de voiture bien remplis de bouteilles, ils s’imaginent ainsi qu’ils échappent momentanément au fisc québécois. Et comme nous reprenons les bouteilles de vin vides, ils reviennent pendant la semaine cueillir les vingt cents (cennes !) que le gouvernement de l’Ontario leur offre par bouteille. C’est quand même drôle, non ? Ouf, je n’en reviens tout juste pas. Un message vient de paraître à l’écran, m’incitant à taper moins vite, s’il vous plaît ! Il y a peut-être là une autre loi québécoise qui m’échappe…

Les Pineault-Caron sont garantis de rester au Québec. Heureusement qu’ils ne sont pas colons!

Votre réaction idiote et mesquine tend à démontrer la justesse du propos de Jérôme Lussier. La profondeur de votre pensée vous honore. Vivement une Charte pour la consolider.

Pas gentil…Plusieurs de ceux qui se gargarisent de defendre le francais ils s s’epatent quand leurs enfants et petits enfants soient…PARFAITSbilingues…pour avoir une bonne job….au Quenec.

Effectivement le gouv. du Qc a adopté un règlementi pour à toutes fins utilesi interdire l’importation des vins achetés dans les autres provinces mais il est inapplicable.

Avec les garderies à 7$ (bientôt 9$) et les meilleurs universités du Canada à une prix raisonnable, on peut se payer la Mercedes pareil…et les bouteilles aussi, avec taxes. je suis au Québec parce que j’aime les choix de société qu’y sont faits. Mes valeurs ne sont pas l’alcool et les autos: c’est l’éducation de mes enfants et des enfants en général, la santé et le partage avec les secteurs de la société moins favorisés.

« Et je ne m’imaginais pas avoir d’enfants à New York »

Normal, le Québec est le paradis de la famille.

A NY, votre femme va accoucher ca va couter 5000$. Icite, c’est gratos.
Votre petit a des problèmes de santé? il peut vous ruiner. Icite, c’est gratos
Votre petit va aller à la garderie: 35$ par jour. Icite, c’est 7 piasses
Votre petit va avoir 100$ par mois d’allocations d’Ottawa et le triple de Québec. A NY?
Votre petit va aller dans des écoles qui sont parmi les meilleures au monde selon PISA. A NY, bonne chance s’il va au public
L’Université va l’endetter pour des années. Icite, avec les prêts et bourses, il va tout régler deux-trois ans après son diplome

Le Québec est le paradis de la famille. Mais faut voyager pour le savoir

« A NY, votre femme va accoucher ca va couter 5000$. Icite, c’est gratos. » Gratos? GRATOS? Et bien M. Jack2, vous ne devez pas payer beaucoup d’impôt (ce qui expliquerait beaucoup de chose), car moi je regarde mon talon de paie et je constate que ce n’est pas GRATOS! Je paie mon essence plus cher qu’ailleurs et je me rend compte que ce n’est pas GRATOS! Je paie une des taxes de vente les plus élevées en Amérique du Nord et je me rend compye que ce n’est pas GRATOS! Mais au fond, vous avez raison, au Québec, ce n’est pas l’hôpital qui peut vous ruiner, c’est notre gouvernement!

Les états-uniens paient deux fois plus que nous en frais médicaux pour le pire bilan de santé publique de tout la monde civilise. Et vive l’entreprise privée ..

« …je constate que ce n’est pas GRATOS! » (les graderies, la santé etc)

Au moins une chance que vous vous en êtes aperçu.

Moi je l’ai toujours su.

Malgré l’apparente ouverture d’esprit de l’auteur, le texte ne fait pas la part des choses. Il y a des Québécois qui ont quitté le Québec et qui n’y reviendront pas mais ce n’est pas du tout pour fuir. Il arrive qu’on quitte le Québec pour d’autres raisons que la fuite! Il arrive qu’on trouve des occasions d’emploi intéressantes ailleurs ou encore un climat ou un niveau de vie qui nous convient mieux. On dirait que parce qu’on quitte la «tribu» on est comme un réfugié ailleurs et qu’il n’y a pas vraiment de légitimité à partir sauf pour fuir.

Hé bien, sachez qu’il existe d’autres raisons pour aller vivre ailleurs et qu’il y a d’autres endroits dans le monde où il fait bon vivre, pas seulement au Québec. C’est un choix individuel ou familial et qui demeure tout à fait légitime. Pour ma part, je suis parti vivre ailleurs pour améliorer ma situation et vivre dans un endroit où la nature prévaut et où les sports motorisés sont sévèrement réglementés ce qui me permet à moi et à ma famille d’avoir une qualité de vie extraordinaire dans un environnement naturel exceptionnel mais je respecte les choix politiques et autres des Québécois car c’est à eux qu’il incombe de décider de leur avenir.

Jérôme Lussier : « »New York est une ville d’immigrants. » » .. « »Certains avaient fait le choix de quitter .. un Québec qui leur paraissait fatalement trop petit, peureux, monochrome et consanguin. « »

Intéressant ; New-york est peuplé d’immigrant mais, selon Jérôme Lussier, ce seraient seulement ceux provenant du Québec qui auraient fui une soi-disant médiocrité congénitale.

.

Jérôme Lussier : « »une vie enfin libérée de la mentalité d’assiégé, un endroit où le talent et l’ambition pouvaient enfin s’épanouir sans complexe et sans camisole de force nationale .. plus à s’excuser d’être bilingues et de rêver en dehors du vase clos québécois. « »

Voyons ça; Après avoir consacré plusieurs paragraphes à valoriser des lieux et cultures étrangères et étaler sa supposée ouverture au monde, Jérôme Lussier s’applique à dénigrer le Québec et les Québécois. Son ouverture et sa tolérance sont vite disparues.

Quand quelqu’un met autant d’énergie à valoriser les autres qu’il en met à dénigrer son propre peuple, c’est n’est pas de l’ouverture mais bien de la haine qui s’inscrit dans la mentalité de colonisé.

.

Jérôme Lussier : « »à la veille d’une élection qui pourrait bien voir la peur étroite et la démagogie monoculturaliste assumer le pouvoir de manière majoritaire, il m’arrive de plus en plus souvent de comprendre ceux qui ont jeté la serviette. » »

Voilà donc ce qui motive ce billet. Jérôme Lussier : la peur de perdre ses élections. Cette éventualité l’enrage tellement qu’il écrit un long texte pour dénigre son peuple tout entier et le menace de le quitter si il vote pour le mauvais parti politique.

Monsieur Lussier ferait mieux de se taire et de partir. Ce serait moins hypocrite. Son départ sera une bonne chose pour lui ainsi que pour le Québec.

« ntéressant ; New-york est peuplé d’immigrant mais, selon Jérôme Lussier, ce seraient seulement ceux provenant du Québec qui auraient fui une soi-disant médiocrité congénitale. »

Elle est bonne! Je ne l’avais pas vu celle-la!
Comme si les Philippins, les Iraniens, les Grecs, les Irlandais, les Chinois, les Russes et tant d’autres immigrants ne fuyaient pas eux aussi une soi-disante médiocrité congénitale?
C’est vrai que son propos fait terriblement colonisé. Colonisé chic. Colonisé Plateau comme le dernier candidat du PQ qu’on nous annonce ce matin dans La Presse.
http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201403/04/01-4744382-le-candidat-pierre-cere-a-deja-denonce-les-positions-identitaires-du-pq.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_politique_2275309_section_POS2

« Quand quelqu’un met autant d’énergie à valoriser les autres qu’il en met à dénigrer son propre peuple, c’est n’est pas de l’ouverture mais bien de la haine qui s’inscrit dans la mentalité de colonisé. »

Rejdrouin, magnifique phrase.

Je vous seconde.

Je pense que tout ceux qui ne se sentent pas bien au Québec ont le devoir de partir; quand on est mal à un endroit on va ailleurs (dans la mesure du possible bien sûr). Et l’inverse est vrai, que tout ceux qui ont envie de venir au Québec y viennent. Au final je crois que le Québec va y gagner.

Yves.

M. Lussier, je ne relève pas tout de votre texte même s’il y avait lieu de le faire. Voici quand même quelques réflexions que je voudrais bien vous soumettre. Je vous cite et je réagis spontanément en ce matin frisquet de ce 4 mars 2014.

1) « Certains avaient fait le choix de quitter le Québec de manière définitive. Ils avaient trouvé dans cet exil la porte de sortie d’un Québec qui leur paraissait fatalement trop petit, peureux, monochrome et consanguin. »

DG: – Un Québec monochrome et consanguin, alors qu’on brille dans le monde pour le contraire! Nous sommes couleurs et variétés. Vous connaissez le Cirque du Soleil? Je trouve cela très irrespectueux. Je n’ai aucune consanguinité et il n’y en a pas dans ma famille. Il y en a au Québec, et il y en a partout sur terre… Ce discours anti-Québec est véhiculé dans la communauté anglophone-allophone-montréalaise depuis des décennies afin de diminuer les « de souches ». Étant formé à McGill, il ne faut pas s’étonner que vous en fûtes contaminé. C’est le but de ces institutions.

2) » …pourvu qu’ils n’aient plus à s’excuser d’être bilingues et de rêver en dehors du vase clos québécois. »

DG – Je suis bilingue, mes enfants aussi, ma femme est trilingue, etc. Et je ne connais personne qui a à s’excuser à cet égard. Ce n’est pas le cas à New York, ni au Canada, ni ailleurs!!! Respecter le français et en faire la langue commune au Québec, c’est très légitime. En plus l’anglais est aussi légal comme langue des affaires. Quelle est donc la langue commune, et la seule légale des affaires aux É.U.? Ne sommes-nous pas, et de loin, en avance sur eux?

3) » …un Québec enfin débarrassé du petit pain monoculturel, du nivellement suffocant, de la nostalgie revancharde et du nombrilisme autocongratulant. Un Québec libéré de son ressentiment envers l’anglais et de sa méfiance envers l’immigrant. Un Québec affranchi de la Nouvelle-France, qui joue le jeu de l’Amérique et de la mondialisation. Un Québec qui élargit les horizons de ses habitants plutôt que de s’acharner à les enchaîner à un moule «identitaire» fixe et toujours plus étroit. »

DG: S’il y a un pays et une ville où l’identitaire est fort, c’est bien aux É.-U. et à New York. Vous avez vu la grandeur de leur drapeau? Leurs engagements dans des guerres de toutes sortes? Etc. « Monoculturel » Pauvre idiotie, on ne voit que ce qu’on veut voir! Nous avons des écoles et des hôpitaux financés dans plusieurs langues et des dizaines de festivals culturels de toutes sortes. Aux É.-U., on passe des lois contre l’invasion de l’espagnol… Pour « l’anglais », on refuse de quitter notre culture au profit exclusif de l’anglais. Est-ce légitime cela? Ne faisons-nous pas comme les Anglais, les Allemands, les Espagnols, les Portugais, les Russes, les Ukrainiens et toutes les autres cultures et pays du monde qui se respectent. Pourquoi n’aurions-nous pas le même réflexe humain? Non pour vous M. Lussier, il faut s’agenouiller! Pas moi merci. Le seul ressentiment que j’ai personnellement envers certains immigrants, c’est quand ils m’apportent les deux choses suivantes: l’anglicisation et l’islamisation du Québec. Pour le reste, cela va. Moi et plusieurs membres de ma famille sommes mariés à des immigrants et immigrantes!!! Qui peut en dire autant ?

4) « L’automne précédent avait vu éclore la ridicule crise des accommodements raisonnables, qui aboutirait au rapport Bouchard-Taylor, qui aboutirait sur les tablettes. »

DG: Pourquoi « ridicule crise des accommodements raisonnables « ? Pourquoi est-ce ridicule de voir un petit peuple en voie de disparition s’inquiéter? Qu’il est grand le vide identitaire de cet homme et quelle est grande sa haine de lui-même et des siens pour penser ainsi. On dirait que vous M. Lussier, vous vous désensibilisez à vous même afin d’être mieux chez les autres! Le drame est bien plus en vous que chez les Québécois qui défendent leur identité. Je crains comme la peste l’islamisation du Québec et du monde. Demandez donc aux New-Yorkais d’après le 11 septembre 2001 ce qu’ils en pensent…

5) » Puis vint le projet de loi 14, qui visait entre autres à retirer le statut bilingue de certaines municipalités, à étendre les restrictions de la loi 101 aux petites entreprises, et à limiter le bilinguisme autant que possible. »

DG: Ce projet de loi 14 n’a pas pu voir le jour. Il a été bloqué par l’opposition à genoux devant ses électeurs anglophones et allophones à toutes fins utiles, anglophones eux –même aussi. Il visait à faire appliquer l’esprit de l’article de la loi 101 qui précise qu’une municipalité doit avoir au moins 50% de ses résidents anglophones pour respecter son statut de municipalité bilingue !!! Plusieurs ne respectent plus ce critère. Que faire alors? Et qui en assume les coûts? Quant aux petites entreprises, pourquoi ne devraient-elles pas se franciser? Pourquoi? Quant à limiter le bilinguisme, ceci est un mythe et M. Lussier vous n’êtes pas très honnête ici. Jamais la loi 14 n’a eu un tel objectif. Tout un chacun et chacune peut bien être bilingues, surtout sur le plan individuel. Sur le plan collectif, le français doit être la langue commune de tous les Québécois et Québécoises. Tellement simple. Qu’en est-il donc à New York et aux É.-U. à cet égard, M. Lusssier? L’honnêteté intellectuelle est une denrée si rare quand l’esprit de colonisé nous envahit.

6) « Puis vint la Charte des valeurs, qui excluait de facto, et sans justification crédible, les minorités religieuses visibles de la fonction publique et parapublique. »

DG: M. Lussier voua avez donc vu et lu une charte non encore écrite et votée officiellement!!! Quel visionnaire. Pourquoi écrire » sans justification crédible ». Tout le Québec est d’accord avec 95% du projet présenté dans son état actuel. Donc justifié. Quant aux signes religieux ostentatoires, nous sommes une majorité de Québécois et de Québécoises, toutes langues, cultures et religions confondues, qui croient qu’ils doivent être absents chez les fonctionnaires. La fonction publique du Québec doit être neutre, et en fait, et en apparence, sur les plans politique et religieux, en plus de défendre et de promouvoir l’égalité homme femme et le patrimoine historique québécois. Ceci est un avancé extraordinaire de l’Humanité. M. Lussier ne devriez-vous pas être fier de ce choix majoritaire d’une société » … fatalement trop petite, peureuse, monochrome et consanguine. » Quelle image du soi collectif vous avez!

7) « Puis vint, sans surprise, un sondage qui indiquait que la moitié des anglophones et des allophones avaient songé à quitter le Québec au cours de la dernière année. »

DG: Moi, je respecte ce désir chez ces insatisfaits et j’encourage ces gens à quitter le Québec avant qu’ils ne deviennent de tristes maîtres chanteurs détestés et honnis à leur tour. Partez et foutez-nous la paix une fois pour toutes si vous ne pouvez vivre et devenir partie ce grand NOUS qu’il faut développer ensemble. Nous en avons assez de vous tenir la main et d’essuyer vos larmes. Nous construirons alors un Québec plus fort et plus prospère, avec des gens qui l’aiment, le protègent et le développent par choix et fierté, davantage disposer à se battre pour lui que contre lui. À New York, tous et toutes sont New-yorkais et New-Yorkaises. Et vous admirez cela. Pourquoi le détester ici? Parce que le Québec n’est pas un pays, mais une province sous la tutelle du Canada? Alors, aidez-nous à le faire ce pays, il vous changera.

8) « Je ne regrette toujours pas d’être rentré à Montréal il y a sept ans. »

DG: Nous sommes chanceux! Qu’est-ce que vous auriez écrit alors ?! Maintenant, au lieu de « ne pas regretter » d’être rentré à Montréal, pouvez-vous apprendre à apprécier, sinon aimer ce Québec en évolution, ouvert sur le monde et en respect de lui-même en même temps ?

9) « … à la veille d’une élection qui pourrait bien voir la peur étroite et la démagogie monoculturaliste assumer le pouvoir de manière majoritaire ».

DG: Qu’est-ce que c’est que cette perception de « démagogie monoculturaliste ». Le Québec est la société la plus polyculturelle de la terre, car elle ne l’est pas seulement au niveau des individus, elle l’est aussi au niveau de ses institutions. Ce n’est pas le cas à Toronto, à Vancouver, à New York, etc. Qui va aussi loin que le Québec aux États-Unis à cet égard? En Angleterre? En Espagne? Au Brésil? Etc.

Je vous invite aussi, M. Lussier, à découvrir une réalité politique importante ici. Si le peuple québécois se donne un gouvernement majoritaire en fonction de ses intérêts actuels, vous allez devoir respecter cela. On appelle ça la DÉMOCRATIE. Participez à ce projet, et si la supériorité de vos lumières en vaut la peine, le peuple vous suivra. En attendant, un peu de respect du « petit monde … consanguin » serait un bon début. Montrez-nous les intérêts humains à nous hausser à votre si noble hauteur et peut-être nous écouterons-vous.

@ Dengo :

— Vous écrivez ceci : « Le seul ressentiment que j’ai personnellement envers certains immigrants, c’est quand ils m’apportent les deux choses suivantes: l’anglicisation et l’islamisation du Québec » (sic)

En d’autres termes vous êtes pire que le gouvernement : vous êtes ouvertement islamophobe et aussi contre les personnes de culture anglophone ; mais vous n’irez pas dire que vous êtes aussi contre les homosexuels par exemple, car là… Ce serait politiquement non correct et vous allez vous faire ostraciser.

Quand une personne établit des listes de catégories de gens pour lesquels elle éprouve du ressentiment, c’est une personne qui dans la vraie vie n’aime pas les gens, qui n’aime que soi-même ou celles et ceux qui leur donne du profit. Pitoyable !

— Vous ajoutez : « Je crains comme la peste l’islamisation du Québec et du monde » (sic)

Est-ce que vous êtes sérieux dans ce que vous écrivez ? Savez-vous ce que c’est que la peste et savez-vous comment elle se propage ? Vous confondez allègrement la peste et le choléra autant dire que tous les pratiquants de l’Islam sont des rats !

Vous évaluez à combien de personnes ces « pestiférés » qui au Québec iraient chaque vendredi prier à la mosquée ? Vous n’irez pas dire la même chose des juifs, simplement parce que vous vous refoulez, parce que ici encore ce ne serait pas politiquement correct. Mais je suis sûr que dans les faits c’est ce que vous pensez !

— Encore vous dites : « Ce projet de loi 14 n’a pas pu voir le jour. Il a été bloqué par l’opposition à genoux devant ses électeurs anglophones et allophones » (sic)

Donc vous n’aimez pas les anglophones, ça on le savait déjà, mais vous n’appréciez pas non plus les allophones et les libéraux sont à genou devant ce type d’électeur tandis que seul le PQ serait capable de se tenir debout ! Pour moi le PQ se tiendra debout lorsqu’il sera capable de faire du Québec un État indépendant. Dans ce cas ce parti n’est pas à genou, il rampe devant sa clientèle nationaliste qui n’a que cure de faire du Québec un état indépendant, puisqu’elle fait justement ses choux gras avec votre ressentiment !

— Vous en remettez : « M. Lussier vous n’êtes pas très honnête ici » (…) « L’honnêteté intellectuelle est une denrée si rare quand l’esprit de colonisé nous envahit » (sic)

Si nous vous comprenons bien, il faut craindre l’Islam comme la peste, les libéraux sont à genou — en prière sans doute — devant les anglophones et les allophones qui mènent en somme le bal. Et « last but not least » l’esprit de colonisés est en train de nous envahir en plus de l’Islam. — Et vous cher monsieur Dengo, est-ce l’honnêteté, vous la respirez ? Donc, si on vous comprend bien les heures du Québec nous sont d’ores et déjà comptées ! Et tous les caribous sont rendus pour tomber dans le fossé.

— Encore vos mots : « M. Lussier voua avez donc vu et lu une charte non encore écrite et votée officiellement » (sic)

Monsieur Dengo, le projet de loi 60 est écrit, bel et bien écrit et il existe bien. Cela signifie que vous parlez d’une Charte dont vous ignorez tout et que vous n’avez pas lue. Personnellement, j’ai lu le texte législatif et je l’ai relu. Êtes-vous certain que vous soyez qualifié pour enseigner la morale aux autres ou à qui que ce soit ?

— Vous en remettez encore : « Quant aux signes religieux ostentatoires, nous sommes une majorité de Québécois et de Québécoises, toutes langues, cultures et religions confondues, qui croient qu’ils doivent être absents chez les fonctionnaires. » (sic)

Hormis le fait que le projet de loi 60 ne fait état d’aucun signe religieux ostentatoire en particulier (lisez-le !), je dois en déduire que je fais partie du 5% de québécois qui se « sacrent » complètement de savoir comment se vêtent ou ne se vêtent pas nos fonctionnaires. Personnellement, c’est au pied du mur que je reconnais le maçon et si le mur tient debout, je me contre fiche de savoir s’il a été édifié avec ou bien sans burqa pour autant que le béton soit bon ! Donc en somme 95% des québécois veulent un Québec souverain sans anglos, sans allophones, sans musulmans, bref un Québec indépendant qui nous ressemble en tous points !

Mais qu’attend madame Marois pour organiser sur le champ un referendum gagnant, puisque la Charte et la Souveraineté, c’est comme du pareil au même ?

— Vous ajoutez en septième point : « Moi, je respecte ce désir chez ces insatisfaits et j’encourage ces gens à quitter le Québec avant qu’ils ne deviennent de tristes maîtres chanteurs détestés et honnis à leur tour. » (sic)

Donc si je vous comprends toujours, vous m’encouragez à quitter le Québec. Sur ce point je vous suis complètement, en effet je ne me reconnais pas du tout dans « votre » Québec. Mais cela dit devenir « maître chanteur » et pour cela être honni, c’est une avenue à laquelle je n’avais pas pensée, merci pour la suggestion ! — Cela me donne une excellente raison pour rester, le plaisir de vous faire souffrir le martyre est intéressant !

Personnellement, je ne ressens pas cette « tutelle du Canada », dont vous faites état. Mais si vous ressentez cela pour vrai, vous devriez demander l’asile à un autres pays, car si ce que vous dites est vrai, le Québec serait un territoire sans nul doute opprimé. Il faut en informer la communauté internationale ! C’est urgent !

— Enfin : « Qu’est-ce que c’est que cette perception de « démagogie monoculturaliste » (sic)

Ici monsieur Dengo, poser la question, c’est effectivement y répondre. L’ensemble de vos mots reflètent à la perfection cette image dépassée d’un mono culturalisme québécois qu’ad nauseam vous nous projetez. — Ne pensez-vous pas qu’il est temps avec bonheur pour vous de voir toutes ces choses autrement ?

M. Drouginsky, ce n’est pas digne de vous… Vous semblez faire un procès d’intention à Dengo. Vous lui mettez des écrits qu’il n’a pas fait. Vous répétez des insultes à d’autres groupes, presque avec un malin plaisir… ( goûtez à votre médecine…)

Est-ce la « vulgaire partisanerie » qui vous rabaisse à ce comportement qui semble loin de l’honnêteté intellectuelle qui nous était chère, il me semble…

On peut ne pas être d’accord, mais il me semble que vous proniez le civisme et le respect de l’autre… Même si il est québécois, comme nous tous… Cela aussi c’est INCLUSIF !!!!

@ Cher monsieur Reflecteur,

Avec toute l’amabilité et le respect que j’ai pour votre personne, j’aimerais tout de même vous faire remarquer que monsieur « Dengo » a expurgé des textes de monsieur Lussier pour le critiquer vertement et je pense parfois de manière caricaturale pour faire usage d’un langage poli. Pour moi ses critiques n’étaient ni fondées, ni justifiées et c’est pour cette raison que j’ai réagi.

Lorsque vous écrivez : « Vous lui mettez des écrits qu’il n’a pas fait. » ; vous me voyez dans l’obligation de réfuter clairement et intelligible votre argumentation, car les citations que j’ai reproduites de monsieur Dengo, je les ai faites absolument fidèlement.

Commandes :
— Sélection de texte
— Copier [ctrl + c]
— Coller [ctrl + v]

Aussi je vous mets au défi de prouver, hors de tout doute, que les textes que j’ai reproduit de la part de monsieur Dengo ne sont pas la copie exacte de ce qu’il a écrit !

J’en conclus que compte-tenu de la longueur de son texte, vous n’auriez pas pris le temps de lire aussi attentivement que moi ce qu’il aurait écrit et j’en déduis que vous m’accusez à tort de « procès d’intention » lorsque c’est vous qui précisément êtes en train de m’en faire un.

Quant à mes propos, je ne crois pas qu’ils aient été en quelque façon que ce soit irrespectueux de monsieur Dengo et je n’y suis pour rien si ce qu’il a bel et bien écrit est inacceptable en l’état. J’aimerais bien que vous m’expliquiez en quoi ses propos à lui seraient inclusifs lorsque pas les miens. Et accessoirement en quoi le fait que parce que mon patronyme ne soit pas en tout point québécois vous vous montreriez par la nature de vos propos plus inclusif que moi ?

Vous devriez, en toute franchise et en toute probité m’appuyer dans mes propos, plutôt que d’écrire à mon sujet : « vous rabaisse à ce comportement qui semble loin de l’honnêteté intellectuelle » (sic)

Et ce que je reproduis de vous ci-dessous, vous ne l’auriez aussi probablement pas écrit ! — Bin voyons don’ !

« En d’autres termes vous êtes pire que le gouvernement : vous êtes ouvertement islamophobe… » (Serge Drouginsky à Dengo)

M. Serge Drouginsky, Dengo n’a jamais dit qu’il était islamophobe et le gouvernement n’est pas islamophobe.

Vous fabulez.

M. Drouginsky,

S.V.P. Ne jouez pas sur les mots, c’est une perte de temps et d’énergie… Ce n’est pas ce que vous avez cité entre guillemets mais les intentions ou l’interprétations de ses écrits qui sont malhonnête intélectuellement: VOUS ÉCRIVEZ : (autant dire que tous les pratiquants de l’Islam sont des rats ! SIC ) ; (Mais je suis sûr que dans les faits c’est ce que vous pensez ! SIC).

De plus, vous semblez PROJETER sur Dengo l’intention de penser : ( Donc en somme 95% des québécois veulent un Québec souverain sans anglos, sans allophones, sans musulmans, bref un Québec indépendant qui nous ressemble en tous points ! SIC)

Pensez-vous vraiment faire parti d’une élite imaginaire de 5% qui seraient les seuls à être ouvert ? et réduire le reste des Québecois à des racistes!!! …

C’EST QUOI ÇA ???? (Et accessoirement en quoi le fait que parce que mon patronyme ne soit pas en tout point québécois vous vous montreriez par la nature de vos propos plus inclusif que moi ? SIC) A quel endroit pouvez-vous avoir perçu ne serait-ce qu’une simple allusion à votre patronyme???

Ici peut-être… ( mais il me semble que vous proniez le civisme et le respect de l’autre… Même si il est québécois, comme nous tous…) Ici, Je fais simplement allusion au fait Qu’être inclusif signifie AUSSI être inclusifif à L’AUTRE MÊME S’IL EST QUÉBECOIS mëme s’il est politiquement correct de salir ceux qui nous ressemble ( Blanc, francophone, non visible ect….)

Je ne vous suis pas. Vous faites l’éloge de l’ouverture sur l’Amérique. Pour moi, la loi 14 et la Charte sont en droite ligne de ce que l’on connaît des ÉU. À moins que vous ne limitiez les ÉU à New-York … Vous ne parlez pas d’un pays à adopter mais d’un milieu de vie très circonscrit dans une grande ville.

New York c’est une bulle, ce n’est surtoût pas les États-Unis. NY est une ville palpitante dans la vingtaine, quand on est riche. Mais je remarque que quand M.Lussier a considéré fonder une famille, il s’est retourné vers le Québec avec nos maisons abordables, notre système de santé, nos garderies à 7$, et nos écoles publiques abordables.

Le Québec et les Québécois ne pourront s’épanouir pleinement que quand le Québec sera un pays. Ce n’est pas en laissant Ottawa fixer des règles (comme déterminer de quel genre de pont on a besoin) qui viennent trop souvent contrecarrer les politiques québécoises que le peuple sera fier et aura confiance en lui. Le fédéralisme étouffe le Québec et crée un sentiment de menace qui se traduit par un repli sur soi. Un pays, aussi petit soit-il, a tout a gagner en obtenant son indépendance.

Par ailleurs, la plupart des Québécois qui quittent le Québec le font pour le travail, pas pour fuir le Québec. Si c’était une fuite, ils iraient à Toronto ou à Ottawa, pas en Alberta ou aux États-Unis. New York a plus à offrir que Montréal? Évidemment, mais New York n’offre-t-elle pas plus qu’a peu près toutes les villes de la planète? Ce que votre texte ne dit pas par contre, c’est comment le Québec prend soin des plus démunis. J’ai entendu dire que dans certains quartiers de New York, c’était moins rose que ce que vous décrivez… Évidemment, ça devient plus difficile d’être solidaires au Québec quand les plus instruits, les plus riches et les plus talentueux s’en vont ailleurs pour faire plus d’argent.

« (comme déterminer de quel genre de pont on a besoin) » (sic)

C’est la raison la plus stupide et la plus imbécile que j’aie lue sur les raisons de se séparer du beau et grand Canada.

Pour construire « notre » pont…

Eh misère…Pauline n’est pas sortie du bois avec des comme vous.

« Je suis revenu à Montréal en 2007. […] L’axe gauche-droite était en train de naître au Québec. »
M. Lussier, manifestement vous n’étiez pas là dans les années 70-80 et vous ne vous êtes pas documenté sur cette période récente de notre histoire. Le monde n’a pas surgi du néant en 2000.

Vous qualifiez de « surprise » le sondage de CBC/Radio-Canada. Est-ce vraiment une surprise de la part de Radio-Canada dans le contexte actuel? On a déjà vu neiger. Voici ce qu’écrivait Antoine Robitaille à ce sujet: « Compte tenu du fait qu’un départ massif de la communauté anglophone a eu lieu dans les années 1970, où 200 000 d’entre eux ont quitté le Québec, on interroge de manière récurrente les anglophones sur leur volonté de continuer ou non d’y vivre. (Le Devoir, 28 février)

Est-ce que CBC a déjà commandé des sondages sur le taux d’immigrants hors Québec qui ont déjà songé quitter leur province, qui ont déjà songé quitter le Canada? CBC a-t-il déjà commandé des sondages sur le taux de francophones qui ont déjà songé quitter l’Ontario, le Nouveau Brunswick, l’Alberta? Si ces données existent, il serait intéressant de les connaitre. Si elles n’existent pas, il serait intéressant de savoir popurquoi.

Je suis profondément triste de constater que pour certaines personnes le fait de vouloir donner des balises justes et raisonnables a nos nouveaux arrivants au Québec , que de vouloir faire le ménage dans la corruption au Québec, que de vouloir protéger notre langue et nos coutumes au Québec , que de vouloir se protéger de l`intégriste au Québec puisse donner l`envie de quitter le Québec . Pour ma part je puis vous confirmer que je désire d`aucune façon que nous perdions des Québécois et si oui , peut être vous manquer de courage , de détermination pour changer les choses et c`est cela que le Québec a besoin. Le Québec fait preuve de courage et l`AVENIR va nous le confirmer. En passant je suis en train d `apprendre l Anglais essentiel a tous les Québécois mais cela n`exclus pas mon histoire. SERGE

Eh bien moi, j’ai envie de rentrer. Cela fera bientôt 10 ans que j’ai quitté le Québec.

C’est en partie le hasard qui a déterminé les grandes lignes de mon parcours mais je retrouve à 31 ans avec 3 maîtrises (la première en France, la seconde au Mexique et la troisième en Italie) et un doctorat en cours. Tout comme certains intervenants dans ce forum, j’ai envie de rentrer et de DONNER, de TRANSMETTRE le savoir que j’ai eu la chance d’acquérir au fil des voyages et des années.

Je crois que le Québec a besoin de « jeunes ». Non seulement de jeunes personnes mais, surtout, de jeunes esprits (et cela n’a rien à voir avec l’âge); ouverts et emphatiques. Le potentiel créatif du Québec est tellement impressionnant! Il ne doit cependant pas être mis au profit de la seule industrie culturelle mais bien au service de la logistique sociale, celle qui nous permet de formuler un cadre de vie garantissant l’inclusion et la dignité de tous et chacun.

C’est un peu pour cela que je veux rentrer, pour mettre la main à la pâte et participer au « cogito national »! Comment? Je viens de faire une demande de stage à l’Assemblée nationale, j’accepterais volontiers un poste de professeure au CÉGEP, serais ravie de travailler pour Radio-Canada, par exemple, etc. Bref, je cherche du boulot. J’ose espérer que la situation sera moins épineuse qu’ici, en Europe, où de tragiques mesures d’austérité ont un effet dévastateur sur les orientions sociales en général (pensez à la montée en flèche de l’extrême-droite, par exemple) et la vie des gens en particulier, avec un taux de chômage chez les jeunes qui rejoint les 25% au sein de l’Union Européenne…

La situation nest probablement pas comparable à celle du Québec mais, lorsque je regarde ces statistiques, je pense à celles concernant le décrochage scolaire chez nous. Ici, en Europe, on parle de « générations perdues »… Le Québec a besoin de stimulation intellectuelle! Des idées et du sens… Je compte bientôt m’affairer à la tâche, si on me donne l’occasion, si on se donne l’occasion.

Et vous?

Marie

[email protected]

mariemarie,

Pour le décochage, les Québécois racrochent. Le Québec a un des plus haut taux d’études post-secondaires au Canada et en Amérique.

Pour ce qui est de revenir, il y a un piège: les enfants.

Une partie de ma famille est déménagé aux USA dans la vingtaine au début des années 1970 et se sont fait une conjointe. Plusieurs seraient revenus, mais il y a les enfants et aujourd’hui les petits enfants qui sont américains. Ils sont déchirés souvent malheureux, mais la plupart n’ont pas le moyen de rester aux deux places.

Pendant la crise plusieurs ont été obligés de vendre leur seconde maison au Québec et n’ont plus le moyen de voyager.

Beaucoup de gens quittent le Québec, c’est un fait et ce n’est pas nouveau. Ce qui est nouveau est que nous entrons dans la phase la plus critique du vieillissement, celle où le bassin de main d’oeuvre active diminue. Ce que ça change est que chaque départ de personnes productives fait plus mal qu’avant!

Dans ces conditions il est clair que les politiques divisives (et liberticides) du PQ sont bien malvenues. Pour des raisons purement électoralistes elles jettent de l’huile sur un feu dont il faudrait à tout prix se passer.

Je crains que le pire soit à venir, plus des gens partent plus l’économie en arrache, plus les taxes et impôt augmentent, plus les services deviennent rationnés et déficients et en fin de compte plus de gens voudront partir. Bref un cercle vicieux très difficile à contrer.

« …plus des gens partent plus l’économie en arrache… »

Fabulation! Invention de votre part.

Le bilan est à peu près nul.

Il suffit de lire quelques commentaires pour savoir que les commentaires ont été redigiés par des québécois d’un certain âge. Bien sûr que pour vous le Quebec est un belle endroit pour vivre et ce même en payant 50% d’impôts. Vous n’aurez pas à payer la facture de tout ses dépenses ridicules et injustifiables qui ne créent aucune richesse ni valeur. Il est pourtant très simple de dire que le Québec actuel est malade. Pourquoi ne pas reconnaître qu’un changement majeure s’impose. Ce changement ne se fera pas seulement par l’élection d’un bon gouvernement. Il faut que les québécois sortent de leur petit confort individuel et décident de s’unir tant anglo que franco pour faire rayonner le potentiel unique dispose le Quebec. Notre appartenance au Québec est très limité. Je ne veux pas me lancer des débats sur la langue ou la politique qui ne mène à rien de mieux au final. Tous les commentaires pour ou contre la charte n’ont aucun valeur. Le point à retenir c’est que le Québec n’est pas en position de consacrer des efforts pour ce genre de projet alors que nous arrivons pas à financer les opérations courantes de la province.

Bref, il est dur de choisir entre s’investir pour tenter de créer ce changement primordial ou tout simplement quitter cette province qui dort sur une mine d’or.

Un mot sur ceux qui reviennent au pays après avoir travaillé quelques années (et vraisemblablement prospérés) aux USA.

Aux USA le programme Medicare offre l’assurance médicale gratuite au gens de 65 ans et plus, c’est un incitatif très important à rester au travail pour bénéficier le plus longtemps possible de l’assurance médicale fournie par son employeur.

Intéressant donc pour tout ces canadiens travaillant aux USA qui désirent prendre une retraite plus hâtive, ils peuvent simplement revenir au pays pour vivre sur leur magot amassé aux USA sans avoir à débourser pour une assurance médicale.

Nul doute que nombre de Canadiens et Québécois en viennent à la même conclusion, pourquoi se fair suer à payer 50% de ce qu’on gagne au gouvenement quand on peut se la couler douce tout en bénéficiant de services gratuits?

Ce n’est pas moi qui compte m’en priver en tout cas. Voila une autre façon de « quitter le Québec »!

J’ai juste une chose a toute les personnes qui partage les arguments mentionnés dans l’article pour quitter le Québec (surtout pour l’ontario). Je vous dis tout simplement « bebye » et j’espère ne jamais plus vous revoir. Surtout lors d’un hypothétique référendum sur la souveraineté du Québec: aller en Ontario le soleil est plus beau, la culture aussi et même les gens. Vous croyez qu’il est fondamental pour vous de ne pas avoir d’identité ou d’attachement culturel pour mieux vous fondre dans votre non-identité comme « citoyen » du monde. Avec ce qui ce passe en ce moment en Ukraine on remarque que c’est pas vraiment important d’être souverain. Je vous en supplie,quitter le pays sur le champs, la vie de tout le monde s’en portera mieux.

Qu’ils partent ces anglos! Alors comme à l’époque que l’on sait, le prix des maison dans l’Ouest de Montréal va baisser et les ‘ »nôtres » pourront en bénéficier!…Incidemment qu’en est-il des autres, ces immigrants d’origine récente, une communauté de plus en plus insécure. Ne songent-ils pas aussi à partir. Pourquoi ne pas faire cette distinction et en tenir compte. Ce qui donne l’impression qu’ils sont assimilés à la communauté anglophone et qu’eux aussi n’ont qu’à partir. Claude Poulin Québec

Il y a environ 250,000 personnes qui quittent chaque année l’Ontario: je n’ai jamais entendu dire qu’ils se sentaient à l’étroit ou qu’il trouvait leur province monoculturelle. Pour ma part, j’ai vécu 6 années dans l’ouest canadien. Je suis revenu au Québec car c’est un privilège de vivre substantiellement en français en Amérique du Nord ( 330M vs. 7.5M). Les gens ne se rendent pas compte que 94% des canadiens à l’extérieur du Québec ne parlent pas français ( langue officielle en passant) et que même 60% des anglophones/allophones au Québec, d’après Statistique Canada, ne parlent pas français, n’ont pas l’intention de l’apprendre et ne voit aucune utilité à le parler ! Bienvenu au mono……

«démagogie monoculturaliste»… Franchement, charriez, mais charriez égal! On ne parle pas d’interdire les saris indiens et les boubous africains, ni la diversité religieuse : on parle de demander aux employés de l’état de ne pas afficher leur religion, c’est tout! Qui est démagogique ici?

Magnifique témoignage de nos frères anglophones du Québec:

«Nous sommes ici depuis des siècles. En 1832, reconnaissant notre contribution à la vie publique d’alors, le Patriote Louis-Joseph Papineau a accordé aux Juifs les pleins droits démocratiques. Une première dans tout l’Empire britannique.»

«D’autres sont venus plus tard, réfugiés ou simples immigrants à la recherche d’une vie meilleure pour nos enfants. Plusieurs sont arrivés “avec pour tout bagage, leurs enfants”, paroles tirées d’une chanson écrite par Eddie Marnay, parolier de Piaf et de Céline, pour une des nôtres, Sonia Benezra.»

«Nos enfants sont devenus artistes, médecins, avocats, syndicalistes, travailleurs sociaux, ministres, juges en chef, commerçants, écrivains, chercheurs, entrepreneurs, plombiers, policiers. Nous avons fondé et soutenons des institutions québécoises ouvertes à tous. Trente-et-un d’entre nous ont reçu l’Ordre national du Québec et quatre, le prix Nobel.»

«En 1976, ceux qui ne voulaient pas d’un Québec français sont partis. Mais nous sommes restés, parce qu’ici, c’est chez nous. Ceux qui ne parlaient pas le français – autrefois, nous étions obligés d’aller à l’école anglaise – l’ont appris. Nous sommes majoritairement bilingues. Mais aujourd’hui, nous apprenons que dire “bonjour-hi!” c’est mal.»

«Quoi que nous fassions, nous avons l’impression que ce n’est jamais assez. Qu’il y a toujours une nouvelle frontière à franchir pour appartenir et être reconnus. Nous sommes intégrés: faudrait-il s’assimiler ?» Ce qui est, avouons-le, l’opposé de la reconnaissance.

«Nous ignorons peut-être qui est Marie Mai, mais un des nôtres, de très vieille souche québécoise puisque son ancêtre s’est installé à Trois-Rivières en 1763, a quand même bien épousé une certaine Julie Masse. Pour l’amour, arrêtez de paniquer, personne ne veut prendre le contrôle. Comme tous les êtres humains, nous voulons appartenir et être reconnus, tels que nous sommes. Est-ce trop demander ?»

C’est vraiment manquer de classe que dénigrer le Québec et les Québécois juste parce qu’on a peur de perdre ses élections. C’est n’avoir aucun respect pour les gens, zéro ouverture et zéro tolérance.

Doit-on voir là la nature profondes des fédéralistes et un signe certain de la panique qui les habite ?

…Bravo pour votre article…je partage entièrement votre point de vue… J’ai aussi habité plusieurs années à l’extérieur du Québec sachant toujours que j’allais revenir dans la région de Québec (ma place et mon endroit préféré).

Je suis née au Québec, j’ai toujours grandi au sein des communautés francophones mais je suis aussi très métissé (Européen, Américain, anglo-québécois…). J’adore l’Amérique du nord parce que je me sens libéré d’une identité et du « stéréotypage » imposée par la couleur d’un drapeau, d’un seul peuple, d’une seule race ou religion. Je ne recherche pas le besoin identitaire basé sur une nation ou un historique… J’adore plutôt l’identité évolutive inclusive et collaboratrice, une culture basé sur le présent et le future.

l’Amérique me donne la possibilité de me regrouper et de faire équipe avec des gens de toutes origines sur un même pieds, sans être au-dessus ni en dessous de qui que ce soi….Puisque je suis métissé suis-je moins heureux, moins reconnu? Quel est ma culture? En Amérique du nord ai-je peur de perdre un niveau social, suis-je une minorité face à ceux et celles qui sont différents de moi?

En ce moment je me sens Québécois à part égale…mais les dernières discussions au Québec sur les valeurs, la langue, le bilinguisme, l’enseignement etc. me font sentir comme une minorité au sein de ma province… Je ne suis pas un franco de souche… Si le Québec doit « s’identifier » comme étant une « Nation-francophone=Catholique », alors je suppose que le drapeau du Québec ne me représentera plus…

L’Amérique « regroupe » les différences…je m’identifie à ça.

En effet, le Québec redevient monochrome, catholique identitaire (baptême, enterrement) et ennuyeux (pas ennuyant). J’ai peur de ce qu’est devenu le PQ. Je m’ennuie de l’esprit de René Lévesque, du raffinement de Jacques Parizeau.

J’ai quitté le QC il y a déjà 9 ans, beaucoup pour avoir la chance d’aller voir le monde ailleurs, autrement que dans la lunette du Québec. Il me semblait alors que malgré toute la valorisation nationaliste, on était encore « nés pour une p’tit pain », je veux dire, « y a rien de mieux

Monochrome et consanguin vous dites?

Craint-on de parler en français à Montréal? J’étais assis sur un banc de parc au pied du mont Royal, par un superbe samedi après-midi. Une jeune femme avec un bébé d’à peine deux mois s’approcha de moi et me demanda, dans un français un peu hésitant et avec un fort accent: «Est-ce que je peux m’asseoir avec vous?» Je lui répondis un peu à la blague: «Avec plaisir, Madame. Vous savez, à mon âge, ce n’est pas tous les jours qu’on se fait « accoster » par une belle jeune femme dans un parc!» Elle sourit discrètement en s’assoyant.

Je suis Américaine, me dit-elle, j’ai vécu toute ma vie dans le sud de la Californie et j’immigre tout juste ici à Montréal, au Québec, pour y vivre en permanence avec mon mari et ma fille. Je suis ici depuis quelques jours seulement. Bienvenue au Québec, Madame, et je vous dis ça sincèrement. On a besoin de belles jeunes personnes ici. Avez-vous déjà vu de la neige? Parce que vous savez que vous ne perdez rien pour attendre, ici! Non, je n’ai jamais vu de neige, mais on m’a prévenue, et j’ai très hâte, qu’elle me dit en souriant. Deux ou trois mois au maximum, Madame, et vous allez être bien servie. Croyez moi!

Elle me regarda droit dans les yeux et je vis qu’elle était un peu émue.

— Merci de me parler si simplement et si franchement en français, Monsieur.

— Rien de plus normal, Madame. C’est ma langue. Je parle le français.

— Oui, mais personne ne semble vouloir me parler en français ici. Tous mes voisins semblent être anglophones, et tous les francophones que je rencontre semblent refuser de me parler en français. C’est un peu comme s’ils refusaient de m’intégrer à leur langue, c’est un peu comme si je n’étais pas assez bonne pour eux. Un peu comme s’ils pensaient que je ne serai jamais capable d’apprendre leur langue. Voyez-vous, Monsieur, je suis médecin. Je me donne environ 18 mois pour rester avec ma fille, apprendre parfaitement le français, et après commencer à travailler. Je suis un peu découragée de cette situation et pour tout vous dire, ça me fait de la peine.

— Les gens qui refusent de vous parler en français ici, Madame, le font pour plusieurs raisons, mais ce ne sont pas les raisons que vous évoquez. Vous arrivez d’un pays, Madame, comme vous le savez sans doute, qui n’est pas parfait, loin de là, mais qui a l’avantage de traiter ses citoyens en adultes. Ici, c’est un peu le contraire. C’est un pays très socialisant. Il y a une mentalité profondément ancrée chez nous suivant laquelle les gouvernements doivent tout régler, et le rôle et l’importance des agissements individuels sont minimisés.

Presque tous les francophones qui, vous le dites, refusent de vous parler en français, sont sans doute fanatiquement pour des mesures de protection de la langue française, des mesures d’intégration des immigrants à la langue française, mesures venant des gouvernements. Mais, par ricochet, ces mêmes gens minimisent dramatiquement l’importance de l’effort de chaque individu à la cause du français. C’est assez paradoxal, mais c’est comme ça! En plus, probablement inconsciemment, ces francophones, ne voulant pas être associés aux radicales mesures de protection de la langue française, essaient de la jouer cool en parlant anglais à quelqu’un qui semble avoir l’anglais comme langue première, ou qui semble parler mieux l’anglais que le français.

Il y a d’autres raisons que j’appellerais secondaires: mauvaise habitude, réflexe de colonisé, un peu de paresse; pourquoi parler français à quelqu’un qui semble avoir de la difficulté à parler français quand on peut simplement se parler en anglais?

Évidemment, ceci amène beaucoup d’insatisfaction dans la communauté anglophone et chez plusieurs immigrés. Ces gens sont forcés par les autorités à s’intégrer à la langue française et cette intégration ne correspond pas à une réalité sur le terrain. Cela s’avère souvent inutile! Ils sont en «beau maudit», et ils ont raison.

— Il y aurait une belle thèse de sociologie à faire là-dessus, qu’elle me dit. En effet, Madame, en effet.

— Si vous voulez que l’on vous parle en français ici à Montréal, Madame, vous n’avez qu’à faire comme Ean Higgins. Vous connaissez son histoire?

— Non, je ne la connais pas.

— Ean Higgins a vécu 30 ans en Australie. Il a un diplôme universitaire de haut niveau en littérature française. Il parle le français avec l’accent d’une vache espagnole. Un peu comme vous, Ean était totalement incapable de se faire parler en français ici à Montréal. Il avait beau dire aux gens qu’il était une autorité de la langue française, rien à faire.

De guerre lasse, il décida un jour de dire aux gens qu’il venait de Saint-Pierre-et-Miquelon. Connaissez-vous Saint-Pierre-et-Miquelon? Ce sont deux petites îles de possession française situées ici, dans le golfe du Saint-Laurent. Higgins s’est mis à dire aux gens qu’il ne parlait que très peu l’anglais et que l’accent qu’il avait était l’accent de Saint-Pierre-et-Miquelon, c’est-à-dire un mélange de français de France, de français de l’Acadie, de français du Québec et de l’anglais de Terre-Neuve. Et il paraît que ça marche. Les gens lui parlent en français. Vous pourrez essayer ça. Vous pourrez dire aux gens que vous venez de Saint-Pierre-et-Miquelon. (Elle rit de bon coeur.)

— Sur ce, Madame, j’ai rendez-vous, et je dois vous quitter.

— Merci Monsieur, vous avez été si gentil.

— Tout le plaisir était pour moi Madame. Je vous réitère mes souhaits de bienvenue ici, au Québec, à vous et à votre famille. Vous allez voir avec le temps que tout compte fait, le Québec est le plus beau pays au monde.

***

Jacques Lafond, Montréal

BRAVO… Superbe texte, N’hésitez pas à le reproduire chaque fois qu’il devient pertinent… Personnellement il m’a touché, beaucoup…

Qui n’a pas souhaité, à un moment ou l’autre être ailleurs ? J’aimerais bien connaître les résultats d’un tel sondage. Je me souviens du coup de la Brinks.

Si une vague de départs se faisaient aujourd’hui à cause d’un projet de loi de nature sociale serait peut-être une légère baisse de quelques centièmes de % du taux de chômage. Soyons sérieux, le plus grand ennemie de Coke ce n’est certainement pas un projet de loi à portée sociale. C’est Pepsi Cola.

Mais ce sondage en dit long sur la société anglo et allo du Québec. Particulièrement les anglos sont sans doute la minorité la mieux traitée au monde, certainement au Canada du moins. Le proverbe québécois dit : «Donne à manger à un cochon, il va venir chier sur ton perron.» Un anglo peut vivre à Montréal toute sa vie sans jamais dire un traître mot de français. J’en ai entendu plusieurs s’en vanter.

Conséquemment, je suis convaincu qu’on devrait cesser de se préoccuper de ceux qui DISENT vouloir partir. Je me souviens d’une supposée vague de départ d’anglos aux premières heures du premier gouvernement péquiste. le seul réel impact fut celui d’une pression à la baisse des maisons des ghettos anglos de l’île de Montréal. Ce fut un bon moment pour acquérir de belles demeures à bon prix. les seuls qui l’ont regretté furent ceux qui sont partis.

«Si tu te fais ver de terre, ne te surprend pas si l’on t’écrase d’un pied»
[Emmanuel Kant]

NYC est un cas unique au monde et même pas aucune autre ville des États-Unis ne présente pas ses caractéristiques spécifiques. Alors, NYC (8,5 millions d’habitants) et Montréal (1,6 million) ne sont pas comparables. Tout comme les États-Unis et le Canada ne sont pas comparables non plus.

Néanmoins, Montréal se défend assez bien tout en étant une petite ville et les données parlent de tout sauf d’une ville mono-culturelle, provinciale et fermée:

1) Avec 11 établissements universitaires et 170 000 étudiants, Montréal est plus grand centre universitaire du Canada et c’est à Montréal que nous avons les deux meilleures universités du Canada en langue anglaise et en langue française;

2) Le Grand Montréal attire 15 000 étudiants étrangers, le plus grand nombre d’étudiants étrangers universitaires au Canada;

3) le Grand Montréal compte la plus imposante population bilingue au Canada avec deux millions de personnes qui s’expriment aisément dans les deux langues officielles du pays (le français et l’anglais). Alors, elle est la plus bilingue mais aussi la plus trilingue, avec près de 20% de la population qui maîtrise un minimum de trois langues.

Selon la logique Lussier, les Grecs devraient quitter la Grèce car trop monoculturelle, monolingue et consanguine. De même les Italiens, les Espagnols, les Danois, les Japonais… et le 99% des habitants de tous le pays du monde. la logique de M. Lussier me semble totalement bidon.

Le réel problème, c’est qu’on a des parties politiques pourri. Ça fait 9ans que je vis à l’extérieur du Québec. Clairement en moi l’envie de revenir, mais pas sous le règne d’un parti politique comme ça, que ce soit le PQ ou le PLQ… C’est le temps de batir un parti qui soit d’avenir, qui veut bâtir un pays économiquement fort… Si y’a des intéressés, je serais ravie d’échanger des idées. écrivez à xarn (at ) yahoo . com

Je ne sais pas comment répliquer avec un texte remplit d’amalgame. J’aurais besoin d’écrire un texte trois fois plus long que ce texte.

Disons que les gens les plus éclairés que j’ai connu étaient des indépendantistes, qui connaissent l’histoire et des gens laïques au sens de la charte des valeurs (que je déteste le nom choisi). Certains d’autres eux, ont des néo-Québécoises comme conjointes ou des néo-Québécois comme conjoints. Ils ne sont pas racistes, ils ont ouvert sur le monde et rarement porte sur la religion.

À l’autre extrême, ce sont les peureux. Ils ont peur d’avoir l’air raciste, peur que le Québec devienne indépendant et peur de leur ombre. Sinon, il y a ceux qui partent en guerre contre les gens de Montréal ou autres divisions stupides.

Okay, je ne veux pas faire d’amalgame de mon bord. L’important, c’est de côtoyer les gens qui nous entourent et non se faire une idée par rapport à la perception qu’on se fait à partir des médias. Les médias opposent des groupes de gens contres d’autres groupes de gens et créent des caricatures grossières de la réalité.

On n’a jamais vu Bernard Drainville ostraciser un quelconque groupe ethnique. Loin de là! Mais ce que certains médias en ont fait, c’est un monstre.

Je doute sérieusement que les Étatsuniens sont plus ouverts que nous, à part de certains milieux dont l’auteur a fait partie. Ils n’ont pas à être ouverts parce qu’ils sont le monde, avec leur domination économique, culturelle et militaire.

J’ai quitté le Québec en 1994 pour la France surtout, mais aussi l’Angleterre et le Danemark. Je vous passe les chocs culturels successifs. J’ai surtout appris à être plus critique, à apprécier le débat, à écouter pour me faire une meilleure idée. Je suis rentrée au Québec après plus 12 ans. Le Québec est un endroit magnifique. Mais nous devons apprendre à être critique. C’est seulement ainsi que nous pourrons viser nos idéaux. Combien de fois, lors de soupers amicaux ou familiaux avez-vous vu des gens se fâcher, incapables d’argumenter. C’est un peu ce qui se passe ici et sur tous les espaces de « discussion ». Les insultes ne font rien avancer. Chacun a droit à son opinion. Cependant, si on la présente, il faut être prêt au débat. Mais pas au pugilat. M. Lussier a connu une expérience qui lui a ouvert des horizons. Il espère que le Québec, son Québec puisse évoluer d’une certaine manière. Personnellement, mon expérience européenne m’a fait connaître des idéaux qui ne sont pas que monétaires et individuels. J’aimerais que notre société poursuive dans cette voie sociale qui fait partie de nos traditions. Quand j’entend des politiciens ne s’adresser qu’aux portefeuilles des québécois, je me dis que, collectivement, nous avons de sérieux problèmes.

Selon moi, tout ce débat sur « l’envie de quitter le Québec » est littéralement un faux débat. Tout d’abord, qui sont les personnes qui quittent le Québec? Ce n’est pas le gérant du Mcdo de Drummondville, ni la prof au primaire à Matane ou le garagiste de Laval. Ce sont l’élite des actuaires, urbanistes, banquiers, avocats, journalistes et artistes qui quittent pour New York, Hong Kong, Zurich, Londres, etc. Et qui dit élite, dit infime minorité.

Cette élite ne quitte pas le Québec à cause que celui-ci est « petit, frileux, peureux, monochrome et consanguin » mais bien parce que Montréal est une métropole de second ordre et que cette élite a les aptitudes et l’ambition pour relever de grands défis professionnels offerts dans les grandes métropoles que sont New York, Hong Kong, Zurich, Londres, etc.

L’élite originaire du Québec quitterait le Québec pour être enfin libérée de la mentalité d’assiégé et de la camisole de force nationale. C’est certain, ça revient à dire que l’élite albertaine quitterait cette province pour enfin se libérer de la mode du port du chapeau de cowboy et de la pollution des sables bitumineux. Et bien non, les meilleurs actuaires, urbanistes, banquiers, avocats, journalistes et artistes de l’Alberta quittent pour New York et Londres car Calgary est une métropole de second ordre et que cette élite doit quitter l’Alberta pour assouvir leur ambition.

Bref, je prétends qu’il est faux de prétendre que l’élite québécoise quitte parce que le Québec est ci et pas assez ça et bla bla. C’est juste un phénomène normal qui se passe partout. Certains, comme Monsieur Lussier, reviennent, d’autres non, mais ça doit être pareil en Alberta ou ailleurs aussi.

Monoculturel le Québec ? «Assumer le pouvoir de manière majoritaire» Où êtes-vous été chercher ça ? Je pense que vous avez un problème de la personnalité M. Lussier. Votre psychose vous montre des réalités qui n’appartiennent qu’à vous. Vous prenez vos problèmes personnels et vous les fondez dans ce que vous croyez voir autour de vous. Vous transformer la réalité afin de pouvoir projeter sur elle vos propres démons. En réalité c’est vous qui avez peur de perdre le masque que vous vous construisez depuis des années et qui vous sert d’armure. S’il venait qu’à se rompre et à tomber, vous seriez obligé de vous regarder dans le miroir tel que vous êtes. Vous craignez ce que vous pourriez découvrir. En fait vous êtes exactement comme le jeune bambin qui craint de regarder sous son lit car il croit que le monstre qui vit en lui-même se réfugie sous son lit.

«Je me croyais libre. Sur un fil d’acier. Quand tout équilibre. Vient du balancier.»
[Jean Ferrat]

Je suis originaire du West Island, fils d’une mère Canadienne-Francaise et d’un père Americain. Etre capable de parler Francais et Anglais a toujours ete un objectif important dans mon developpement personnel. Je crois qu’on ne peut se cacher que le Quebec est pauvre…le plus pauvre des 64 états ou provinces de l’Amerique du Nord (source: CBC). La creation de richesse se trouve a etre de plus en plus difficile, nous assistons a des pertes d’emplois a gros revenus et donc gros impots alors que les emplois qui se creent sont des emplois a faible revenus. Nous devons trouver un moyen d’attirer plus de capitaux etrangers en sol quebecois, redistribuer l’argent des quebecois de quelque maniere que ce soit n’est pas un exercice createur de valeur. Pour ma part, j’ai demenage en Colombie-Britannique il y a deca 6 ans pour des raisons professioinnelles. Je suis 100% federaliste, mais je n’ai aucune haine envers le Quebec et refuse de me voiler le visage en affirmant que le Quebec est dans un etats economique favorable. La charte des droits et valeurs quebecoises est une honte, tout comme l est la loi 101 et contribuera a encourager les gens le plus eduques a quitter pour des territoires plus tolerants….J espere sincerement que cette situation va se resorber et que nous aurons droit a un gouvernement liberal aux elections afin de faire en sorte de sortir le quebec de son ideologie de gauche et separatiste.

Bonne journee,

R. S.

Quand je lis des commentaires comme le votre, je pense à l’Italie, la Suède, le Danemark, etc. On y parle l’italien, le suédois, le danois, etc. Sont-ils plus tolérants que le Québec ? Je ne crois pas. Vous avez la mentalité des anciens Rhodésiens. Vous êtes incapables de réaliser que le Québec a le droit d’exister comme il l’entend sans demander de permissions à personne. Expliquez-moi où est la honte dans l’hypothétique charte. L’intolérance est officielle dans le reste du Canada qui refuse que les lois soient bilingues.

Le Canada est présentement et ce depuis des générations tourné vers l’Ouest. Tout ce qui est à l’est de Toronto ce n’est que du pipi de chat. C’est pour cela que sans le Canada, le Québec ne s’en porterait que mieux.

«Ce qu’exige tôt ou tard le plus fort, ce n’est pas qu’on soit à ses côtés mais dessous.»
[Georges Bernanos]

Je suis parti aussi pour de raisons différentes, mais je comprends très bien le commentaire de Bravo. Ta demande de liberté est abolument légitime. Denis, n’a pas de raison de t’appeler Rodhésien. La charte est un honte car elle brime des libertés fondamentales. Il y a un problème particulier: les musulmans radicaux et on restreint les libertés de tous.

Le Canadiens sont tournés vers le success comme n’importe qui d’autre. L’Ontario est mieux géré et la province d’Alberta est chanceuse.

Quel mépris envers la race de ton père! As-tu déjà pensé qu’aux États-Unis, on impose aussi une langue, qu’on promeut une unique nationalité , l’Américaine, à laquelle tous les immigrants rêvent d’adhérer, car elle représente le grand rêve américain. Le grand leurre américain, plutôt, oui!

Je suis encore outrée par tes propos. Ce sont les « consanguins » qui ont fait en sorte que tu puisses fréquenter l’école, puis l’université à un prix qui permet à tout le monde d’y accéder. C’est la société « monochrome » qui t’as donné l’opportunité de connaître ton Africain, qui ont créé le Festival des Nuits d’Afrique, des Films du Monde, le Mondial des Cultures, qui font en sorte que tu puisses manger de l’indien, du libanais, du marocain, du cambodgien,du grec, du chinois, du créole, du brésilien, de l’italien etc. Les arguments que tu évoques sont des arguments qu’on t’a mis dans la tête, des arguments souvent utilisés par les anglophones francophobes. Ils sont les premiers à nous voler nos idées pour les implanter à Toronto, jadis une ville morte qui grâce à nos bonnes idées se targue d’être maintenant une ville « in » . Juste le fait qu’on veuille se séparer tout en tendant la main à notre oppresseur prouve qu’on est une société très évoluée. Relis ton histoire et cesse de cracher dans la soupe ! Prends conscience que la Révolution Tranquille à laquelle tes « consanguins » ont participé a fait en sorte que tu puisses être l’homme que tu es, que tu puisses parler ouvertement, exprimé tes idées. Tous les peuples sont fiers d’être ce qu’ils sont sauf toi, pauvre colonisé.

Je suis parti en 1998 durant le boom des télécoms. Le paye la moitié moins d’impôt . Je ne paye pas de taxe au Texas, seulement au Fédéral. Les gens sont sympatiques et dévoués. Les églises sont pleines. Dans ma paroisse, nous avons construit une nouvelle église Catholique.

Vous allez rire, mais je m’ennuie aussi de la neige. Ici, l’hiver est froid, mais sans neige. C’est platte. Alors je suis aller faire du ski de fond au Québec cet hiver. Ce qui me manque le plus c’est d’avoir une discussion intense dans un café. Malheureusement, peu de peuples sur la planête aiment autant parler que les Québécois.

J’ai de la misère à croire que des gens déménagent pour des raisons politiques.

« L’homme n’a pas de racines, il a des pieds. » Salman Rushdie.

Par ailleurs… On ne déménagerait pas pour des raisons politiques?
Si on peut quitter un pays régi par une dictature, il me semble que ce serait une excellente motivation, question de survie aussi.

On ne déménagerait pas pour des raisons économiques?
Combien de personnes émigrent parce qu’elles ne trouvent pas d’emploi? Donc, pas de revenu, dans économiquement parlant, ce ne sont pas tout à fait ce qu’on appellerait des conditions idéales.

Enfin… ce sont là juste des exemples.
Quoiqu’il en soit, nous avons la chance dans certains pays de pouvoir les quitter quelles que soient les raisons qui nous mènent à faire ce choix (politiques, économiques, par amour, par conviction ou juste comme ça parce que ça nous tente d’aller voir ailleurs). On quitte, temporairement ou définitivement, on ne le sait pas forcément en partant si c’est un aller sans retour ou pas. Se sentir chez soi n’importe où, pourvu que l’on soit entouré de gens qu’on aime, que les conditions de vie nous conviennent. Et les conditions de vie, elles sont forcément en fonction de la polique et de l’économie.

Il m’arrive souvent de perdre mes élections. Il m’arrive parfois de savoir à l’avance que je vais perdre. Mais il ne m’arrive jamais de dénigrer haineusement mon peuple en public à cause de cela.

Alez-vous en, ce sera un bon débarras.

Whooo la… un instant monsieur…
Puis vint la Charte des valeurs, qui excluait de facto, et sans justification crédible, les minorités religieuses visibles de la fonction publique et parapublique.
Non mais c’est tellement simpliste et erronné ce que vous ecrivez que ca en est ridicule…
Est-ce que la charte mentionne l’exclusion? Non et vous le savez tres bien.
C’est une charte demandant l’abolition des signes religieux ostentatoires… si vous etes contre, je n’ai pas de problemes avec ca mais svp n’ecrivez pas de texte mensongers… cela mine non seulement la credibilite de votre texte mais aussi du journal au grand complet. C’est propagandiste et archi faux.