L’erreur électrique au carré

Vous avez vu le film « Rien sur Robert » ? C’est savoureux, je vous le recommande. D’abord, il n’y a pas de Robert. Donc en effet on n’en saura rien.

Rien sur l'électricité.
Rien sur l'électricité.

Fabrice Luchini tient le rôle d’un écrivain parisien qui vient de se faire connaître pour avoir critiqué avec verve et aplomb un film bosniaque qu’il n’avait pas vu. Certains trouvent cela génial. D’autres, moins.

Ce film m’est venu en tête en lisant le billet de ce mardi de mon ami et collègue blogueur Pierre Duhamel qui répète l’exploit de Luchini. Il est donc en bonne compagnie.

Il critique le film « Chercher le courant », ou du moins sa thèse, sur la foi de la bande annonce et du billet que je lui ai consacré hier.  C’est un exercice périlleux, car on risque de manquer l’essentiel.

Ainsi, Pierre affirme que le Québec a besoin de La Romaine car ses besoins en électricité augmentent (c’est vrai) et qu’il faudra remplacer, en 2041, l’énergie provenant de Churchill Falls (c’est possible). Donc: il faut construire La Romaine.

De toutes façons, écrit Pierre, les auteurs du film ont un biais idéologique détestable:

Dans la bande-annonce du film auquel fait référence Jean-François Lisée,  le vaillant Roy Dupuis nous dit qu’il va falloir redéfinir ce que ça veut dire être riche. C’est en effet un choix de société. Pour Roy et ses amis, tout développement est suspect et jamais « nécessaire ». Nous avons suffisamment de biens et d’argent,  stoppons la roue du progrès avant qu’elle ne tapisse de béton les dernières rivières non souillées qu’il nous reste. C’est tout juste si on ne nous propose pas de retourner aux temps héroïques de la nature vierge et des économies de subsistance.

Le personnage joué par Luchini n’aurait pas mieux dit, au sujet du film bosniaque. Or la force de « Chercher le courant » tient justement à sa volonté de s’insérer, pour l’essentiel, dans la logique de croissance et de production d’énergie. Ils vont même — je suis sûr que cela leur a fendu le coeur — jusqu’à citer une étude de l’Institut économique de Montréal.

Produire l’énergie de La Romaine, autrement, à moindre coût

En fait, pour adopter la logique de Pierre, ce n’est pas de La Romaine dont on a besoin. C’est de l’énergie qu’elle produira. « Chercher le courant » offre au moins trois façons de produire ou de rendre disponible autant d’énergie à moindre coût.

Je ne suis pas un spécialiste de la génération électrique, Pierre non plus. Je suis preneur de contre arguments solides. Mais prenons l’éolien. N’ayant pas vu le film, Pierre pense qu’il s’agit de saupoudrer le territoire des éoliennes dont l’implantation est de plus en plus contestée.

Il n’en est rien. Il s’agit du projet d’un seul parc éolien de 2200 Mw (contre les 1550 du projet Romaine) placé non loin de la Romaine mais dans un territoire inhabité et à fort potentiel éolien. Les variations de production éolienne peuvent être compensées par le stockage dans les autres réservoirs d’Hydro-Québec, ce qui est déjà le cas pour la production actuelle. (Louis-Gilles Francoeur, du Devoir, nous rappelle ici que la multinationale Siemens avait aussi proposé un grand parc éolien à 6 cents le kwh, plutôt que les 10 cents de La Romaine.)

Le film propose également des façons de générer au moins l’énergie prévue de La Romaine en économies d’énergie, à moindre coût, et en générant davantage d’emplois mieux répartis sur le territoire que le projet actuel. Une électricité rendue disponible, donc, pour nos besoins croissants.

Il me semble qu’il s’agit là d’arguments qui méritent qu’on s’y arrête, même si on déteste la nature et les petits oiseaux (ce qui n’est pas le cas de Pierre, je tiens à le préciser). Ce sont des arguments de pure rentabilité économique — le respect de l’écologie en prime, pour ceux que ça pourrait intéresser.

Peut-être les auteurs du film ont-ils tort. Hydro-Québec, dont des représentants ont vu le film, n’a pas réussi à répondre de façon convaincante à ces arguments. Peut-être y arriveront-ils en s’appliquant un peu mieux.

Un anti-virus contre la facilité

Mais j’ai appris qu’il était périlleux de ne pas prendre au sérieux les arguments des gens qui travaillent correctement leur sujet. Il faut évidemment toujours faire le tri et écarter les a priori idéologiques. Mais il arrive rarement qu’il faille rejeter d’un revers de main les arguments avancés par les entrepreneurs, les syndicats, les scientifiques, les écologistes, le gouvernement ou l’opposition. Et il est arrivé assez souvent que, la situation évoluant, de grandes décisions prises par l’État méritent une réévaluation.

Les écolos ont eu hier raison sur les émission polluantes des voitures, qu’on a réduites; sur les pluies acides, qu’on a freinées; sur le Suroît, qu’on n’a pas construit; sur l’industrie des gaz de schiste, dont le gouvernement admet aujourd’hui qu’elle est sujette à caution.  Ils méritent, au moins, la politesse d’être écoutés avant d’être contredits.

Lorsque j’étais à Washington, je me souviens de la note qu’avait collée devant son poste de travail un collègue journaliste torontois. Il y avait trois phrases: 1. Va à l’événement; 2. Lis le document; 3. Parle aux intervenants.

Il l’avait mis là comme un anti-virus contre la facilité. Tant il est vrai qu’un correspondant à Washington est à ce point inondé d’information qu’il peut feindre de couvrir la réalité en restant dans son bureau, branché sur CNN et les fils de presse.

Je suis toujours surpris lorsque, de temps à autre, des professionnels de l’information critiquent une position sans avoir pris la peine de la connaître.  Il y a un an, par exemple, je reprenais sur ce blogue les résultats d’une étude, disponible en ligne, démontrant que la hausse de la production d’hydrocarbures au Canada, essentiellement albertaine, était responsable de 54% des pertes d’emplois manufacturiers au pays en cinq ans seulement (en augmentant le prix du dollar). Rapportant ce chiffre sur le Québec, j’estimais que cela signifiait une perte de 55 000 de nos emplois manufacturiers.

Deux collègues commentateurs économiques ont, comme c’est leur droit, critiqué mon propos. Mais chacun m’a avoué en privé n’avoir pas pris la peine de lire l’étude des trois économistes, qui pourtant répondait à plusieurs de leurs contre-arguments. Je n’avais pas considéré que le débat public avait été bien servi par cette attitude. Vous ?

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M. Duhamel a raison d’être critique envers Roy Dupuis et ses accolytes, et ce, même s’il n’a pas vu le documentaire. Les thèses (voire dogmes) des « Amis des rivières » sont bien connus. Pour Dupuis, Piché et Séguin, toutes les rivières doivent être protégées. Même des projets d’éco-développement comme celui de la rivière Ouiatchouan au Lac-Saint-Jean ont soulevés des critiques de la part des « Amis des rivières ». Ce genre de documentaire (même si je ne l’ai pas vu) adopte un point de vue initial et tente ensuite de le démontrer en 90 minutes. Ce n’est pas là une démarche scientifique. Je préfère encore le BAPE pour m’informer concernant les projets d’Hydro-Québec. Il faut faire confiance à nos institutions indépendantes, sinon, ça devient la victoire du populisme ou le n’importe quoi !

Au Québec actuellement la facilité prime sur la qualité, et les amis dabord, c,est parfois désespérant, heureusement que les réseaux sociaux existes ! ( encore pour l’instant.)

C’est ce qui se nomme, je crois, la rigueur intellectuelle, ou encore, la rigueur tout simplement.

Un concept simple à comprendre, mais dont l’application exige de la bonne foi, du recul, un peu de temps et de l’effort. Bref, des éléments de base qui semblent parfois faire défaut à certains participants du débat public (ceci dit en tout repect).

Et vlan! Alors monsieur Duhamel, qu’avez-vous à dire pour votre défense? Vous avez été pris les culottes à terre! Défendez-vous ou rétractez-vous.

Je vous prie, Monsieur Lisée, de considérer ces points. L’énergie nette produite par les éoliennes: elles ont une durée de vie de 20 à 25 ans contre 50 à 100 ans pour les barrages hydroélectriques au Québec. Dans un monde qui s’affranchit progressivement du pétrole, cette notion de l’énergie nette, ou rendement énergétique, est fondamentale.
La fragilité. Les éoliennes sont les machines ancrées au sol les plus complexes que l’humain ait créé. Cet aspect n’est pas mineur au regard de la quantité d’éoliennes qu’il faudra implanter au lieu de barrages hydroélectriques.
Puis, la justification de l’hydroélectricité se passe très bien de l’adhésion idéologique au modèle de la croissance économique et énergétique perpétuelle. Au GREB, nous considérons indispensable, pour parvenir au Québec à l’indépendance au pétrole d’ici 2030, le recours à l’énergie hydroélectrique, en plus de l’éolienne, tout en réduisant de 13% notre consommation globale d’énergie en chiffres absolus par rapport à 2005, ce qui serait du jamais vu dans le monde. En d’autres termes, le dernier point fondamental que je vous exhorte à tenir compte consiste à tenir compte des ordres de grandeur en présence lorsqu’il est questions d’énergie.
Je me permets de vous suggérer les études de notre chercheur principal au GREB, Patrick Déry: .

Mea culpa.

Moi aussi j’ai critiqué Funkytown et son franglais de colonisé sur la seule base de vos propos dans ce blogue. Sans l’avoir vu…

😉

Ce que vous relatez ne démontre qu’une chose, tant à gauche qu’à droite les opinions économiques sont basées sur des théories et de l’idéologie.

Hier j’ai vu un reportage sur Angkor Vat, ce qui me fît penser à votre discussion sur la dichotomie gauche droite car même dans la culture hindouiste les « bon » sont à droite et les démon sont à gauche comme c’est illustré dans Le barattage de l’océan de lait qui y est illustré dans un bas relief.

La science demeure l’outil d’analyse des questions que se pose l’humain face à son développement. Il est vrai qu’elle évolue. Qu’elle n’est pas infaillible. Qu’elle est faite par des hommes et qu’elle se voit soumise à des impératifs qui n’ont rien à voir avec ses protocoles. Mais elle demeure la moins pire des approches. Et dans la hiérarchie des pires, on compte la politique et les idéologies. Ensuite viennent les superstitions… Et la procrastination. Quoique cette dernière attitude permette parfois de remettre une mauvaise décision à demain…

Et en ce qui regarde le développement de l’énergie, mieux vaut ne pas consommer que de développer des énergies superflues. Mais comment savoir à l’avance s’il est préférable d’attendre ? se demandent les divers groupes d’intérêt. Plus les technologies et la science évoluent et plus il est difficile de prévoir l’avenir du développement. Il en est ainsi. Aussi, dans le dossier automobile, on en est actuellement à tenter d’électrifier les voitures alors qu’il serait peut-être souhaitable de développer les transports en commun. Mais comme on le sait, le plus difficile à changer, ce sont les habitudes des consommateurs.

Même si la science dispose de l’épistémologie, qui a pour objet d’étude la science et son développement, on réalise que le facteur humain reste dominant dans les choix des sociétés. Le nouveau paradigme scientifique prend en compte ce facteur et tente de limiter les dégâts des décisions humaines en exerceant un lobby constant sur les décideurs.

C’est ce jeu de va et vient entre les possibles et les structures décisionnelles qui donne la vitesse de croisière des sociétés modernes.

En matière de développement, nous en serions encore à choisir entre l’activisme et l’immobilisme protectionniste. Alors que la science propose déjà le moins pire des scénarios.

Le titre «Rien sur Robert» fait référence au spectacle «le point sur robert». Spectacle solo de Luchini , Robert c’est son vrai nom. Ce spectacle a été présenté à Montréal et Québec.

Ce que vous décrivez si bien dans votre dernier paragraphe est le problème de la majorité des gens: pas le temps de réfléchir! Et en plus, c’est beaucoup plus facile intellectuellement de se conforter dans nos choix idéologiques plutôt que de les remettre en question. C’est pour ça que les faits scientifiques vérifiables sont toujours supérieurs aux opinions (même celles des illustres chroniqueurs!). Mais c’est loin d’être divertissant un article scientifique écrit avec rigueur… La paresse intellectuelle est en voie de devenir le mal du 21e siècle!

Avis aux écolos: dans le Nord-Ouest du Nouveau Brunswick, une ferme d’éoliennes étendues sur 25 km et d’une valeur de $ 200 millions sont en état d’arrêt depuis quelques semaines parce que de la glace couvre les pales.

Avis donc aux écolos: il y a de la neige et de la glace en hiver par ici. Cela se fixe sur les ailes d’avions et d’éoliennes… mais ne dérange pas l’eau dans les barrages.

Il faut savoir réfléchir au-delà du bout de son nez. L’éolien n’est pas aussi simple d’application que vous le croyez.

Source: The Gazette, p. A13, aujourd’hui le 15 Février 2011.

Et vous M. Lisée, l’étude à laquelle vous faites référence à la fin de votre billet, l’aviez-vous lu?

Si oui, et comme le montre de belle façon le blogueur Minarchiste dans un commentaire, vous aviez drôlement mal interprété ses résultats!

De mon point de vue, si vous jugez pertinent de dénoncer le manque de rigueur de ceux qui critiquent vos idées sans avoir lu l’étude recensée, il faudrait faire cette même dénonciation à ceux qui, comme vous dans cet exemple, déforment les conclusions d’autres études pour servir leur propos.

Votre façon de faire est ni rigoureuse, ni scientifique; elle relève de l’idéologie. Ce n’est pas un mal en soi; il faudrait simplement avoir l’honnêteté de l’admettre.

Donc si je vous comprends bien M. Lisée, un projet éolien de 2200 MW installé par le privé dans la zone de plus fort verglas au Québec et où la température descend sous les -30°C est supérieur à un projet hydroélectrique de 1550 MW construit par l’État au même endroit.

En toute humilité, je vois un problème à votre argument central. Il est fréquent dans la population en général de considérer que l’hydro et l’éolien sont deux sources d’énergie renouvelable qui sont équivalentes. Or, comme le rappelle le professeur Pineau dans son commentaire à votre premier billet (#18), l’hydro et l’éolien ne sont pas des substituts parfaits.

Analysons froidement chacune des deux propositions. Les deux appels d’offre éoliens (2845 MW de puissance installée) produiront 9 TWh en 2016 (http://internet.regie-energie.qc.ca/Depot/Projets/86/Documents/R-3748-2010-B-0004-DEMANDE-PIECE-2010_11_09.pdf, tableau 3-1-1, page 23). On s’attend à ce que leur contribution en puissance atteigne 30% (http://www.regie-energie.qc.ca/audiences/EtatApproHQD/Rapport_Contribution%20en%20puissance%20.pdf). Des estimations de 2500 $/kW sont fréquemment citées, ce qui nous donne un total d’environ 7 G$ pour une série d’installations dont la durée de vie estimée est de 25 ans.

De l’autre côté, on a quatre centrales hydroélectriques avec une puissance de 1550 MW et une production de 8,5 TWh qu’on construira pour 6,5 G$ et qui devraient durer entre 75 et 100 ans.

La grande différence entre les deux options, c’est la contribution en puissance de ces deux scénarios. Et au Québec, la puissance de pointe c’est quelque chose d’important lorsque la température descend à -28°C, comme le 24 janvier dernier entre 7h30 et 8h du matin, où nous avons collectivement demandé 38 289 MW au réseau. Nos radiateurs électriques nécessitent 11 000 MW au moment des pointes et les chauffe-eau ajoutent au-delà de 2000 MW. Qui plus est, la demande en puissance (les MW) à la pointe augmente plus rapidement que notre demande d’énergie (les kWh).

La vraie question à se poser les la suivante: laquelle des deux options sera plus adaptée afin de répondre à la demande de pointe? Éolien: 30% de 2845 MW (853 MW) ou hydro: 100% de 1550 MW?

Il n’y a pas de comparaison possible. Construire des projets hydroélectriques c’est vraiment de faire du développement durable (dans tous les sens du terme) au meilleur coût.

@ Pierre Gilbert

Whoo là, une minute M. Gilbert.

Ma première formation est celle de mécanicien.

Les éoliennes: »…elles ont une durée de vie de 20 à 25 ans »( Pierre Gilbert)

« Les éoliennes sont les machines ancrées au sol les plus complexes que l’humain ait créé. » ( Pierre Gilbert)

Permettez-moi d’être sceptique M. Pierre Gilbert.

Essayez-vous de me faire croire que le poteau qui tient la génératrice et les pales, ce qui est le plus dispendieux, à une durée de 25 ans?

Les poteaux seront certainement encore là le jour où nous n’auront plus besoin des éoliennes. Au fait M. Gilbert, quel est l’âge de la tour Effel? Cette tour a été construite au temps où l’homme ne connaissait pas grand-chose à l’acier comparé à aujourd’hui et il en est de même pour la mécanique de structure.

Quel est l’âge du pont Jacques Cartier? Quel est l’âge du pont de Québec?
Il est à remarquer que ces poteaux ne sont pas ou faiblement exposés à la corrosion

Pour ce qui est des pales je ne m’y connais pas. Mais je vous pose cette question : Quelle est la durée de vie des pales des 13 000 appareils DC3, conception d’avant-guerre dont plus de 400 sont encore aujourd’hui en service commercial après 70 ans?

Tout cela pour vous dire qu’une éolienne est certainement plus durable qu’un avion.

Maintenant pour la génératrice : Évidemment un jour où l’autre il faudra changer les « bearings » (roulements).

Saviez-vous que les roulements archaïques des génératrices de la centrale de Shawinigan, encore en service aujourd’hui et encore pour longtemps, ont été changés 100 ans plus tard?

Les seules choses en mouvement sur les éoliennes sont les roulements.

En connaissez-vous le prix main d’œuvre incluse?

A honorable # 11

« Il faut savoir réfléchir au-delà du bout de son nez. »

Vous avez bien raison.

Il est grossier et incompétent de comparer les éoliennes du N.B. dans un climat des plus humides et du nord du Québec où le climat est extrêmement sec.

Maintenant, regardez en avant de votre nez M.honorable

Attention, une des raisons qu’on peut avoir de ne pas lire toutes les études économiques en détails est le simple fait qu’elles se base sur des principes parfois douteux ! Mais vous avez raison,il faut juste lire suffisamment pour en comprendre le sens.

D’autre part, vous faites erreur quand vous affirmé que les pluies acides ont diminuées. Au contraire les opérations d’épandages massif d’aérosols se sont multipliés. C’est un canular de croire que les principaux responsables sont les industries, ce sont des épandages faits par l’armée et le privé de façon quazi quotidienne pour l’expérimentation à nos dépands. Hydro Québec en sait quelque chose. Les machines à pluies se sont modernisées et servent à bien plus diabolique aujourd’hui. Les arbres perdent leurs écorces et les animaux tombent du ciel quand ce n’est que les gens sont malades ou perdent connaissance. Nous ignorons l’expérience collective d’un lent génocide.

Honorable, la science est plus large que ce qui se passe dans un endroit circoscrit. Il faut prendre en compte l’ensemble. Et il en va de même pour les autres sources d’énergie.

L’autre jour, des avions sont restés cloués au sol parce que leurs ailes étaient couvertes de glace.

Il faut savoir réfléchir au-delà du bout de ton nez…

Tous les moyens sont bons, il s’agit de décider ceux que nous allons privilégier compte tenu de l’état de notre planète bleue.

Le vent et le soleil ne coûtent rien, suffit d’en profiter. Et puis il y a la panacée, l’économie d’énergie. Mais est-ce que « l’Hydro » veut vraiment que nous réduisions notre consommation?…

La géothermie, le solaire, les marées motrices, l’eau comme régulateur de température, la biomasse, l’hydrogène, les hydroliennes, l’énergie fabriquée à partir de l’eau « Hho », etc.

Des éoliennes, il peut y en avoir de toutes les grosseurs. Des panneaux solaires peuvent être installés à maints endroits.

Oui ça coûte cher, mais choisir de ne pas le faire, nous coûtera immensément plus cher! Est-ce que nous réalisons cela?

Les énergies fossiles nous conduiront à la catastrophe, réalisons-nous cela?

Nous devons absolument donner un coup de barre, il est minuit moins une.

Ici, chez nous, au Québec, nous avons TOUT pour aller de l’avant, qu’attendons-nous?

Pas après les oligarques j’espère!…

Les éoliennes sont faites pour tourner et les avoins sont faits pour voler, lorsque les conditions météorologiques le permettent.

Quand il fait mauvais, ce ne sont pas tous les avions qui restent au sol!

S’il vous plaît!

@Stéphane Laporte

Le film « Rien sur Robert » est sorti en sale en février 1999 alors que « Tout sur ma mère » est sorti plus tard en avril.

Le spectacle de Luchini (Le point sur Robert) a été présenté la première fois en 2006. Je l’ai vue au Grand Théâtre il y a un an environ.

Donc, il n’y a probablement pas de lien entre le titre du film, le spectacle et le film d’Almodovar.

M. Lisée vous avez entièrement raison. La filière éolienne est chère, inefficace et sans aucune fiabilité. Ce manque de fiabilité la rend d’ailleurs d’une utilité à peu près nulle contre les émissions de gaz à effet de serre dans les pays où l’électricité est produite principalement par des usines thermiques au charbon ou au gaz. Puisque ces mécaniques géantes ne fonctionnent – en moyenne – que 20% du temps, il faut pouvoir rapidement suppléer à leur défaillance le cas échéant. Puisque les centrales thermiques sont très longues à remettre en service une fois éteintes, on les laisse tourner au ralenti au cas où. Elles tournent et elles émettent des gaz à effet de serre sans produire d’électricité. Où est le gain? Ici, la situation est différente, car Hydro-Québec est en mesure, grâce à ses barrages, de stocker de l’énergie. Si elle installait des centrales éoliennes à côté de ses barrages, elle pourrait turbiner de l’air lorsqu’il vente et stocker de l’eau derrière ses barrages. Inversement, en temps de calme plat, elle pourrait turbiner de l’eau. C’est un mariage idéal qui profiterait à toute la population et non pas seulement à des multinationales étrangères, qui préserverait la démocratie si malmenée par la politique éolienne actuelle et qui ne détruirait pas nos meilleures terres agricoles. J’espère de tout cœur que vous serez entendu.

@honorable

Sachez que les éoliennes étaient arrêtées depuis 2 jours lorsque la nouvelle est parue (pas quelques semaines). Si elles sont encore arrêtées, ce serait maintenant 4 jours.

Au total, selon l’article, les éoliennes n’ont pas fonctionné pendant 20 jours cet hiver. La cause évoquée est la température anormalement pluvieuse cet hiver au Nouveau Brunswick.

L’operateur avait déjà budgété l’arrêt des éoliennes pour de telles raisons mais il semble que l’hiver en cours soit plus difficile que la normale.

De plus, une éolienne n’est pas conçue pour remplacer un barrage. L’éolienne fonctionne pour donner du temps au barrage de se remplir. Les deux sont complémentaires.

Si on peut faire la démonstration que l’éolienne est plus rentable que la construction de barrage et que les réservoirs suffisent à palier le manque de vent, les problèmes de glace… je ne vois pas pourquoi ont devrait écarter cette solution. De plus, je suis certain qu’au Québec il y a des régions propice ou l’humidité est moins problématique qu’au Nouveau Brunswick.

Comme vous le dite si bien, « Il faut savoir réfléchir au-delà du bout de son nez »

Ref : http://www.cbc.ca/canada/new-brunswick/story/2010/02/18/nb-wind-farm-ice-problems-531.html

http://www.nationalpost.com/news/Northern+Brunswick+wind+turbines+frozen+solid/4287063/story.html

Chronique intéressante monsieur Lisée, et plusieurs bons commentaires suivent.

Pour poursuivre sur la lancé du commentaire de Pierre Couture, l’intermittence de la source d’énergie n’est pas un détail.

Le défit de tout réseaux électrique c’est pouvoir fournir l’énergie nécessaire lors des demandes de pointes. Bien sûr ici on peut coupler les éoliennes a des barrages qui ont la capacité de capter l’énergie lorsqu’elle se présente pour la redistribué a l’heure de la demande. Mais dans un tel scénario votre source fiable, celle qui seras là a la pointe, c’est le barrage, et pas du tout l’éolien. Particulièrement que nos pointes sont au matin et au soir a des heures spécifiquement a faible vent.

Bien sûr l’éolien peut améliorer les performances des barrages en permettant le maintient d’un niveau d’eau plus élevé. Ici il faut préciser qu’un niveau d’eau moyen de 1% plus élevé va donner, pour une même quantité d’eau turbinée, 1% de plus d’électricité. La chose vaut évidement si l’on n’est pas en surplus.

Reste que l’éolien n’est pas une source d’électricité, c’est un apport d’électricité. Et en ce sens l’éolien est un doublement d’infrastructure pour une même quantité d’énergie disponible au besoin, ce qui en fait un équipement extrêmes couteux en regard de ce qu’il livre.

Et pour la duré de vie des barrages j’espère bien qu’elle est plus grande que les 60-75 ans évoquées ici puisqu’Hydro vient de faire passer de 50 a 100 ans la duré de leur amortissement comptable…, histoire de donner l’impression de dégager plus de profit !

Parmi les actions qui pourraient être menées pour optimiser la production d’électricité, devrait être mis en chantier en priorité le renouvellement des lignes de haute tension existantes qui entraînent actuellement une déperdition énorme de l’énergie obtenue par les barrages. Des études scientifiques ont prouvé qu’on réaliserait ainsi une économie qui serait plus productive que la construction des 4 barrages sur la rivière Romaine. C’est ce que dit une des personnes interviewées dans la vidéo « Mille rivières » qui sera montrée en mars prochain au Festival des Films sur l’Art de Montréal.

Michèle Waquant

Il y a un principe de base dans l’industrie de l’énergie. Les multinationales veulent garder leur marché et vendre pour faire le plus de profit possible. Pour cela il faut éliminer la concurrence. La concurrence c’est bien sûr les énergies alternatives qui ne font pas partie des investissements des dieux-roi.(pas officiellement) Par exemple le chanvre qui peut pousser n’importe ou peut produire une énergie tres abordable, pour cette raison on a éliminé dans ‘la guerre du pétrole’ cette agriculture presqu’entièrement en certain endroits au début du siècle.

La vie ne se passe pas en circuit fermé, la réalité est tout autre que ce qu’on nous présente, des raisons majeures et de l’argent sont en cause. Raison, chercher pouvoir. Et les tours gwen, est-ce comme ca qu’on veut controler 6 milliards de personnes sur la terre ?

Bonjour,
Si nous nous donnions la peine de faire un tant soit peu du révisionnisme historique, nous pourrions comprendre collectivement pourquoi les québécois portent cette stigmate en étant des PORTEURS D’EAU, soit d’être affublé de cette étiquette. La raison serait-elle que, par nationalisme étroit, ceux ci de l’engeance nationaliste préféraient donner leur âme aux Yankees plutôt que de faire des affaires avec le reste du Canada, ceux ci étant les ennemis pour justifier la Cause et les Yankees les amis du Québec ?
En effet, cela est toute l’Histoire du nationalisme québécois qui a toujours préféré vendre son âme et ses ressources naturelles au voisin du Sud afin d’éviter de s’associer avec le reste du Canada.
Par ailleurs, n’est ce pas ce cher Monsieur Philippe Séguin, celui dont les nationalistes se sont servis lors du référendum de 1995 en le qualifiant d’ami des souverainistes québécois en s’en servant comme d’un faire valoir ? Avant de passer l’arme à gauche, Feu Philippe Séguin écrivit ce suave bouquin : Plus Français que moi, tu meurs ! Dans ce bouquin où il apostrophe les nationalistes québécois, il dit carrément : Ne me traitez surtout pas de souverainiste , c’est la pire insulte que vous pouvez me faire ! Et aussi, il affirme tout de go aux nationalistes québécois ce qui suit : A force de vous allier aux américains comme vous faites contre le reste du Canada, vous allez vous BRÛLER LES DOIGTS !
Finalement, dans l’Histoire du Québec, les nationalistes se coiffent de ce titre de PORTEURS D’EAU ! Et de Feu Maurice Duplessis tout en passant par Monsieur Robert Bourassa et maintenant Monsieur Jean Charest qui comme Monsieur Bourassa essaie d’être encore plus nationaliste que nos péquistes en jouant à ce jeu enfantin : Mon père est plus nationaliste que le tien, OK là ! Jouer la carte du nationalisme est devenu un passage obligé pour les libéraux du Québec s’ils veulent espérer avec quelques votes. Triste constat ! L’évidence même de la fermeture et de l’aveuglement national du petit peuple en étant jours après jours obligés de faire une profession de foi nationaliste, cela pue au nez et devient une insulte à l’intelligence. En conclusion, n’oubliez jamais, vous les nationalistes québécois que Wall Street a financé au complet tous les travaux de construction de la Baie James afin d’avoir l’électricité requise pour leurs besoins énergivores à bas prix, pour des PINOTTES comme nous disons dans le joual qui nous distingue ! En se vautrant à genoux devant Wall Street, que ce soit Feu Robert Bourassa et Monsieur Jacques Parizeau après 1976, nous méritons collectivement le titre de porteurs d’eau pour les Yankees. Ainsi, en faisant prendre le virage nationaliste au libéraux du Québec en se dissociant des Grands Frères d’Ottawa qui n’étaient surtout pas amis des Yankees Feu Robert Bourassa s’est attiré les foudres de ce brillant intellectuel que fut Monsieur Pierre Elliot Trudeau qui, dans une métaphore dans le joual québécois le traita méchamment mais subtilement de : Ti Pit, mangeux de hot dogs ! En conclusion, lui dire qu’en prenant le virage nationaliste, il avait vendu son âme aux Américains tout comme les nationalistes québécois porteurs d’eau pour ceux ci…… Vous avez voulu faire affaire avec les Yankees, et bien dansez maintenant une petite danse nationale et si le chapeau vous fait, coiffez vous avec ! Au plaisir, John Bull.

@John Bull

Un peu d’étude de l’histoire vous permettrait d’éviter de dire des bêtises. Se vendre aux États-Uniens pour ne pas faire affaire avec le Canada ? Sérieusement ? Alors que jusqu’à la Révolution Tranquille pratiquement toutes les grosses et moyennes entreprises étaient entre les mains de ceux qu’on appelaient les « anglos » ? Et que même la plupart des contre-maîtres étaient aussi anglophones ?
Qui prenaient, d’après-vous, les décisions d’affaires ?
Avant la Révolution Tranquille, nou sétions des « porteurs d’eau », non pas parce qu’on préféraient « faire affaire » avec les États-Unis qu’avec le Canada, mais bien parce que nous n’avions, collectivement, rien à dire sur le sujet. Nous étions encore un peuple colonisé et soumis (et, malgré nos réalisations, nous avons encore de la difficulté à se libérer de cette attitude, semble-t-il).

On peut se demander comment fonctionneraient
les éoliennes dans un verglas aussi important que
ce que l’on a connu à Montréal il y a quelques
années,

D’ailleurs ces lignes de transport venant du
Nord sont vulnérables. On l’a vu.

C’est donc pourquoi je préférerais un programme
de construction de centrales nucléaires à proximité du Saint-Laurent (et même, j’ose : des centrales au gaz). Ces lignes de transport sont
par trop vulnérables, et pas seulement aux éléments naturels.

Ce que vous décrivez ressemble à un manque de professionnalisme, voire de l’incompétence.

Les centrales nucléaires et les centrales au gaz ont BEAUCOUP plus de répercussions négatives (coût élevés, conséquences environnementales, déchets toxiques, fuites possibles, vulnérabilité contre le sabotage/attaques, etc) qu’un parc éolien. Ça ne se compare même pas. Il est vrai que le climat rigoureux de la Côte-Nord pourrait apporter quelques défis, mais considérant 1) que des équipes de recherche ont développé un produit contre le gel à mettre sur les pales d’éoliennes afin qu’elles supportent nos hivers (d’autres recherches sont évidemment en cours afin de toujours améliorer la rentabilité des éoliennes) ; 2) que de toute façon, l’électricité à produire ne serait pas pour nous mais pour le Vermont (donc notre système d’électricité ne serait pas plus en mal en cas de verglas); que 3) l’éolien peut être couplé avec d’autres sources d’électricité (géothermie, biogaz, énergie solaire) en plus des barrages hydro-électrique déjà existants et 4) qu’il nous reste pratiquement plus de rivière sauvage à haut-débit car on les a toute détournées à des fin d’exploitation, le choix est clair… Je choisis le parc éolien! D’autant plus que c’est le seul choix viable si on désir assurer la pérennité des générations à venir.

La Romaine, une des multiples erreurs comptables et énergétiques de plus au détriment du bien collectif. Comment comprendre qu’on est train de bétonner une des dernières grandes rivières naturelles de la planète dans un territoire représentant le plus important capital éolien de l’Amérique? et ce dans un mouvement sans précédent de dilapidation tous azimuts de nos ressources naturelles au profit d’intérêts privés et de déresponsabilisation gouvernementale face à leur devoir de gestion du bien public dans l’intérêt de toute la collectivité.

Pour moi, toute la question du développement durable est dans cette question posée dans le film : qu’est-ce qu’on va faire quand il n’y aura plus de rivières à harnacher, qu’on ne sait pas déjà faire aujourd’hui ?
Je pense que l’argument « caché » pour La Romaine est que c’est un projet qui sert à alimenter les intérêts en place (complexe hydro-industriel constitué des firmes d’ingénieurs, fournisseurs spécialisés, grands entrepreneurs, etc.) et créer des jobs sur la Côte Nord. C’est une fuite en avant, une politique de l’autruche qui ne fait que reporter à plus tard le problème de la croissance énergétique. Pendant ce temps, on détruit un milieu naturel de classe mondiale. S’il faut dire aux gens de la Côte Nord « désolé boys, on ferme le robinet, allez vous trouver des jobs en ville » ou « on va travailler avec vous à trouver de nouvelles manières de faire du développement durable pour que vous puissiez continuer à vivre chez vous », eh bien, qu’on le fasse tout de suite plutôt que d’attendre dans 20 ans et qu’un trésor inestimable et de plus en plus rare à l’échelle planétaire soit détruit.

J’observe depuis une vingtaine d’années l’évolution des différents chantiers hydroélectriques. Mêmes fournisseurs, mêmes entrepreneurs, mêmes gestionnaires et souvent mêmes travailleurs spécialisés. Les chantiers sont planifiés les uns après les autres. Quand un chantier est terminé, on passe au suivant. On est passé de l’abitibi, à la Côte-Nord (Toulnustouc) et maintenant à la Romaine sur la basse Côte-Nord. Cette organisation qui fonctionne ne souhaiterait pas se retrouver dans 10 ans sans chantier hydroélectrique… Il faut bien rentabiliser ce qu’on a mis en place!

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