Les 10 raisons qui font d’Andrew Scheer le prochain premier ministre

Le soir du 21 octobre, qui remportera les élections? Justin Trudeau ou Andrew Scheer? Voici 10 raisons qui pourraient faire pencher la balance vers Andrew Scheer.

(Pour voir les 10 raisons qui plaident pour Justin Trudeau, cliquez ici)

 

 

1. Une base électorale très solide

En Alberta, où le leader conservateur devrait empocher les 34 sièges disponibles, mais aussi un peu partout au pays, l’électorat du PCC est très mobilisé derrière son chef. Très partisane, la base électorale conservatrice n’a qu’un seul objectif : déloger Justin Trudeau du pouvoir. L’impopularité du premier ministre sortant, plus clivant que jamais, pourrait donc valoir à Andrew Scheer quelques appuis supplémentaires.

 

2. Le manque de jugement de Justin Trudeau

Voyage en Inde, SNC-Lavalin, blackface… le manque de jugement de Justin Trudeau a terni durablement son image au pays. De quoi donner des munitions aux partisans d’Andrew Scheer dans une campagne des plus serrées. Rajoutons certains changements de position du chef libéral – sur la question environnementale notamment -, c’est la légèreté parfois de Justin Trudeau qui pourrait lui coûter cher…. et rapporter gros à son homologue conservateur.

 

3. Le Bloc québécois, un allié de poids

De Beloeil-Chambly, la circonscription du chef bloquiste Yves-François Blanchet aujourd’hui aux mains du NPD, à Laurentides-Labelle ou Avignon–La Mitis–Matane–Matapédia, nombreuses sont les circonscriptions qui devaient être acquises au camp libéral. Mais le Bloc, qui tirait de l’arrière, a regagné du terrain et pourrait l’emporter dans près de 35 circonscriptions, devant le PLC et ses 30 ou 31 sièges.

 

4. Le PLC va perdre du terrain dans la grande région de Montréal

Dans la grande région de Montréal, le PLC avait fait un quasi-sans-faute en 2015, ne laissant qu’une poignée de circonscriptions au Bloc et au NPD. En 2019, changement de décor : dans les Basses-Laurentides comme en Montérégie, les libéraux ont perdu du terrain au profit du Bloc qui marche dans les pas de la CAQ.

 

5. La hausse du NPD en Ontario

Dans le grand Toronto, le constat ressemble à celui du grand Montréal, le PLC reculant au profit du NPD en ville (Toronto–Danforth, Parkdale–High Park ou Davenport) et au profit du PCC en périphérie (King–Vaughan, Aurora–Oak Ridges–Richmond Hill ou Vaughan–Woodbridge). Le Parti libéral en sort affaibli et va certainement y laisser sa majorité. Avant peut-être d’y laisser passer la victoire?

 

6. Maxime Bernier ne lui fera pas mal (ou peu)

Même si Maxime Bernier l’emporte en Beauce (ce qui n’est pas encore joué), la nuisance du PPC reste très limitée pour le PCC, le parti populaire n’étant pas en position de gagner d’autres circonscriptions. Dans l’ouest du pays où il est pourtant relativement populaire, le PPC n’est pas en mesure de contrecarrer les plans d’Andrew Scheer.

 

7. Le retour à la rigueur budgétaire rassure

Dans un contexte mondial incertain, et alors que plane l’ombre d’une possible récession économique, le candidat Andrew Scheer promet de la rigueur budgétaire et des économies pour les caisses de l’État. À la différence des libéraux – et sans parler des coûteuses promesses du NPD -, le Parti conservateur pourrait rassurer celles et ceux que le déficit budgétaire et la dette inquiètent.

 

8. Le vertige d’un virage trop à gauche

Parmi les nombreux indécis, l’idée d’une coalition PLC-NPD perçue comme trop à gauche risque d’influencer le vote en faveur des conservateurs. Dans un contexte international incertain, le retour aux valeurs sûres est souvent un réflexe pour les électeurs. Le parti conservateur, à défaut d’être séduisant, rassure plus l’indécis qu’une alliance entre libéraux et néodémocrates.

 

9. Une participation en baisse favorisera le PCC

Comme déjà évoqué au début de cet article, l’électorat conservateur est très mobilisé contre Justin Trudeau et se rendra massivement aux urnes le 21 octobre prochain. Ce qui ne sera pas forcément le cas pour une partie des électeurs libéraux ou progressistes, qui préféreront rester tranquillement à la maison.

 

10. Le monde entier penche à droite

Avec Donald Trump, Boris Johnson, Vladimir Poutine et autres Rodrigo Duterte, c’est un vent de droite qui souffle actuellement sur le monde et il n’est pas hasardeux de penser que le Canada ne dérogera pas à la règle. Et fera donc d’Andrew Scheer son prochain premier ministre.

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