Les 10 raisons qui font de Justin Trudeau le prochain premier ministre

Le soir du 21 octobre, qui remportera les élections? Justin Trudeau ou Andrew Scheer? Voici 10 raisons qui pourraient faire pencher la balance vers Justin Trudeau.

(Pour voir les 10 raisons qui plaident pour Andrew Scheer, cliquez ici)

 

 

1. Qui dit majoritaire dit deuxième mandat

Dans l’histoire du Canada, rares sont les premiers ministres à ne pas avoir été reconduits à l’issue d’un premier mandat. Depuis 1935, ceux qui ont été élus avec une majorité aux Communes ont obtenu au moins deux mandats. Le conservateur Richard Bennet, élu de 1930 à 1935, est le dernier premier ministre majoritaire à ne pas avoir obtenu la confiance des électeurs une deuxième fois.

 

2. Les conservateurs ne progressent pas

Si la perspective de voir Andrew Scheer devenir premier ministre existe clairement depuis la fin de semaine dernière, ce n’est pas parce que les conservateurs gagnent peu à peu du terrain. Dans les provinces importantes en nombre de sièges, le parti d’Andrew Scheer fait plutôt du surplace. Selon Qc125, au soir du dernier débat le 10 octobre, le PCC pouvait gagner 128 sièges le 21 octobre. Six jours plus tard, la mesure se situe à 132. Pas un gain terrible.

 

3. Un cadeau venu d’Ontario

Dire de Doug Ford qu’il est impopulaire en Ontario est un euphémisme. Il devient donc une cible privilégiée pour le camp libéral soucieux de ternir la réputation du camp adverse. Scheer a pourtant fait tout son possible pendant la campagne pour ne pas s’afficher au côté de Doug Ford – misant plutôt sur l’Albertain Jason Kenney -, Trudeau n’a eu de cesse d’associer Ford et Scheer dans la même phrase. Comme plusieurs fois pendant le débat.

 

4. Les années Harper encore en mémoire

Comme Doug Ford en Ontario, le spectre de l’ancien premier ministre est une carte facile à abattre. D’autant plus que les images fortes ne manquent pas : rigueur budgétaire, austérité, sables bitumineux, isolement sur la scène internationale, etc. Tout comme les comparaisons.

 

5. Maxime Bernier va voler des voix à Scheer

Parmi les six chefs fédéraux qui ont participé au débat du 10 octobre, Maxime Bernier, malgré quelques prises de position discutables, est peut-être celui qui a le mieux réussi son exercice. Il a réussi à donner quelques lignes de son programme. Et il a marqué des points. Des points qui pourraient se traduire par des voix dérobées à Andrew Scheer. En Beauce en premier lieu.

 

6. Le bilan libéral globalement positif

Allocation canadienne aux enfants, meilleure égalité fiscale, légalisation du cannabis, renégociation de l’ALENA… les réussites du gouvernement libéral sortant sont bien réelles et semblent en phase avec l’opinion publique canadienne. Selon le Polimètre de l’Université Laval, ce sont près de 93% des promesses qui ont été tenues ou qui sont en passe de l’être.

 

7. Merci le vote stratégique

Tandis que le PLC a récemment perdu des plumes dans les sondages, le vote stratégique pourrait favoriser une adhésion, même tardive, au camp de Justin Trudeau. Par peur de voir le NPD et le Bloc favoriser le camp de Scheer, les indécis risquent bien de miser sur le parti libéral. Raison de plus si leur vote est progressiste.

 

8. Trudeau s’est mis au vert

En matière d’environnement, Justin Trudeau et le parti libéral sont plus enclins que le PCC à répondre aux préoccupations des électeurs – et elles sont grandes en la matière! Raison de plus chez les jeunes électeurs.

 

9. Les candidats vedettes du PLC

De Adam van Koeverden dans de Milton à Lyne Bessette dans Brome–Missisquoi, le PLC possède davantage de candidats connus, avec les membres de son ancien conseil des ministres et les nouvelles recrues vedettes. De quoi lui donner un avantage dans certaines courses serrées.

 

10. Andrew Scheer n’est pas le plus charismatique

Certaines mauvaises langues diront que le plus bel atout de Justin Trudeau, c’est Andrew Scheer. Il est vrai que la personnalité du chef conservateur, lisse et dépassionnée, peine à faire décoller sa campagne. Dans un monde où de nombreuses figures populistes ont accédé au pouvoir (Trump, Johnson, Salvini, Bolsonaro… la liste est longue), Andrew Scheer ne joue pas cette carte-là, préférant incarner une droite traditionnelle, un peu déconnectée de son époque (cf. l’absence de Scheer à la marche pour le climat).

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2 commentaires
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Notre PM pour être + ferme ( au moins dans 2 dossiers) mais en cas de doute, la continuité a bien meilleur goût.

Son parti a aussi de « vrais » gars du Qc qui peuvent agir

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En lisant ce commentaire je me demandais si c’était une farce ou s’il était sarcastique mais quand j’ai eu fini, je me suis rendu compte qu’il était sérieux ! Trudeau aurait rempli plus de 90% de ses promesses ? Euh, on a pas lu le même programme… Ils comptent peut-être des promesses que personne avait vues… Mais les grosses promesses alors là, c’est pas fort. La promesse de réforme électorale que M. Trudeau a finalement avoué n’avoir jamais voulu tenir est un gros morceau à avaler (c’est d’ailleurs l’art de se tirer dans le pied car il aurait bénéficié de la proportionnelle).

La réconciliation avec les peuples autochtones ? Gros échec; il n’a réussi à convaincre que Perry Bellegarde, le chef national de l’APN qui est, soi-dit en passant, subventionnée par le fédéral… faudrait tout de même ne pas mordre la main qui nous nourrit mais si vous allez dans les collectivités autochtones, vous verrez que c’est un échec lamentable, surtout là où il n’y a pas d’eau potable. Sans parler de la demande de révision judiciaire du jugement en faveur des enfants autochtones… Quelle mouche a bien pu le piquer ?

Le plus drôle c’est là où l’auteur parle de l’environnement… sans mentionner l’éléphant dans la pièce, l’agrandissement de l’oléoduc Trans Mountain à coup de plus de 4,5 milliards $ de nos taxes et ça c’est juste pour acheter le vieil oléoduc, il faut ajouter la construction du nouveau… Tout un champion de l’environnement qu’on a là. Il a même eu le toupet de mettre en rogne un groupe très important de Premières Nations qui ont contesté le projet devant les tribunaux (qui leur ont donné raison) et qui le contestent encore. Trans Mountian c’est comme Mirabel, l’éléphant blanc de son père PET ! En plus, il a réussi à mettre en rogne la population du Lower Mainland (Vancouver) qui avait voté pour les libéraux aux dernières élections… je doute fort que ça se reproduise cette année. Pas fort les stratèges du PLC.

Va-t-il être réélu ? C’est possible mais c’est loin d’être certain et je doute fort que les électeurs lui donnent encore le vote dit « stratégique » car plusieurs de ceux qui l’ont fait en 2015 ne commettront pas cette erreur une seconde fois.

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