Les 3 questions à se poser au sujet de la dette du Québec

C’est quoi, au juste, un déficit ? À quel point le Québec est-il endetté ? Y a-t-il urgence d’agir ? Les réponses dans cette vidéo.

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Le gouvernement du Québec s’est lancé dans une véritable course au déficit zéro, qu’il voudrait atteindre en 2015-2016.

Mais c’est quoi, au juste, un déficit ? À quel point le Québec est-il endetté ? Y a-t-il urgence d’agir ?

Dans une série de textes publiés dans la dernière année, l’économiste Pierre Fortin s’est penché sur le sujet et a expliqué ses réserves quant au plan de Philippe Couillard. Voici un compte rendu simplifié de ses explications.

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Le problème ce n’est pas l’atteinte de l’équlibre budgétaire. Le problème, c’est comment.

L’austérité pour toi, pour toi, mais pas pour moi… Il est normal que ça ne passe pas!

Ben justement, si ça ne passe pas, on peut se poser la question à savoir si c’est nécessaire…

Et si, sous prétexte de réduction du déficit, le vrai objectif du Gouvernement Couillard était plutôt réformer du tout au tout les façons de faire du Québec, en fait d’aligner le Québec sur les façons du ROC, le faire « entrer dans le rang », ceci en ne se souciant pas des impacts à court et long terme de ces réformes sur l’économie du Québec.

C’est clairement la perception que nous donne le ministre Coiteux et les intentions du premier ministre Couillard d’aligner le Québec sur la fédération est sans équivoque aussi.

À plusieurs reprise le Gouv Couillard s’est fait dire qu’il devrait travailler aussi à faire augmenter les revenus du Québec pas seulement à réduire les dépenses, mais il n’y arrive pas autrement qu’en augmentant les tarifs de différents services.

M.Couillard en tournée économique en France à annoncé là que les chercheurs d’Hydro-Québec avaient découvert une façon de fabriquer des batteries qui révolutionnera le marché (piles plus durables, et de plus grande capacité), mais au lieu de passer au développement de ces batteries là ici au Québec, ce Gouv a décidé de le laisser faire en France. Difficile avec des actions semblables d’espérer faire avancer le Québec.

Et cette volonté de faire ressembler le Québec davantage au reste du Canada (et probablement à l’image qu’ils se font de l’Ontario) n’est rien de nouveau. Ça transpire dans toutes les comparaisons où la moyenne canadienne est utilisé pour montrer les « problèmes du Québec », entre autre le PIB par habitant, la productivité et les frais de scolarité.

Bien sûr tout le monde souhaite que le PIB soit plus élevé, mais l’argument suit toujours une logique du genre « c’est un problème parce qu’on est en-dessous de la moyenne. Et si la moyenne canadienne, disons pour ce qui est du PIB/habitant, était comparable à celle du Liechstenstein ou de la Norvège – serait-ce vraiment un problème que le PIB/hab. du Québec était 10% en-dessous de la moyenne? Non, vraiment pas. Cette comparaison est toujours insuffisante, mais même le Québécois le plus moyen y voit un problème, alors qu’il n’y en a pas forcément un.

La dette n’est pas le mal elle n’en est que le symptôme.

Le vrai mal c’est notre trop faible productivité auquel on palie en augmentant la dette et la taille de l’état.

Le problème c’est que cette magouille ne peut plus fonctionner encore longtemps parce que la dette est rendu trop grosse. Autrement dit on a pratiquement plus de marge pour atténuer les effets de notre faiblesse économique.

C’est très important de comprendre ça. Ça veut dire que même si le gouvernement arrive à force de rationnements et de coupures à contrôler l’augmentation de ses dépenses (parce que c’est bien de ça qu’on parle et non de réelle diminution…) le problème de fond demeure : notre productivité est trop faible pour nous permettre de maintenir notre niveau de vie.

Si on augmente pas très rapidement notre productivité on va collectivement devenir plus pauvres, c’est déjà commencé bien sûr mais ça risque d’aller en s’accélérant. Malheureusement si on considère les rapports de force en place au Québec et le vieillissement rapide de la population je ne vois vraiment pas comment on pourra échapper à ce destin.

Vous n’avez pas tord de cibler la faible croissance de la productivité comme facteur du ralentissement de la croissance de la richesse. Toutefois, ça fait de nombreuses années que les mesures incitatives ont été mises en place et pourtant, la productivité croît toujours à un rythme anémique. Je fais référence ici à l’élimination de la taxe sur le capital, aux réductions des taux d’imposition aux sociétés, sans compter les prêts garantis et autres formes d’aide gouvernementale aux entreprises. Toutes des mesures qui devraient permettre à des projets d’investissements qui n’étaient pas rentables il y a une dizaine d’années de le devenir, du moins selon la théorie financière.

Je vois donc 3 explications possibles :

– Les mesures n’ont pas l’effet escompté. Dans ce cas, pourquoi s’entêter à continuer de baisser l’impôt aux entreprises? Dans sa dernière mise à jour budgétaire, le gouvernement Couillard a annoncé entre des baisses d’impôts, cette fois pour les PME. C’est louable en théorie, mais le taux va être rendu à un niveau si faible (8%) qu’il n’y aura plus de place pour baisser. Du moins, pas sans commencer à subventionner.

– Les mesures ont l’effet escompté, il n’y a simplement pas suffisamment de projets rentables pour augmenter la productivité plus rapidement. Alors la question que l’on devrait se poser c’est pourquoi n’y a-t-il pas de projets plus rentables? Il me semble que ce n’était pas ce qui manquait dans les années ’90 et au début des années 2000. Personnellement je suspecte les changements structurels importants causés par la valeur du CAD entre 2006 et 2014 comme étant une des causes principales, mais ce n’est que spéculation.

– Les investisseurs s’attardent à certains marchés et ignorent les opportunités existantes. On ne se cachera pas que ce sont les ressources naturelles qui ont accaparé le plus clair des investissements en productivité au Canada au cours de la dernière décennie. On pense à l’Alberta (et la Saskatchewan, elle profite également largement du pétrole qui se trouve dans l’Ouest de la province), mais c’est aussi le cas de Terre-Neuve : la province avec la plus haute productivité au Canada en 2013. Plus près de chez nous, c’était l’ambition du Plan nord : d’apporter des investissements massifs dans le Nord du Québec, mais la baloune est dégonflée par les prix des ressources en chute libre.

Bref, ce n’est pas en faisant du neuf avec du vieux que l’on va relancer la productivité au Québec. Il faut commencer à regarder ailleurs que les secteurs primaires et secondaires. Il faut changer ce gouvernement.

Pas de panique s’il vous plait . La carte de crédit est pleine et elle déborde mais ce n’est pas grave. Payez des interêts c’est bien, je prends des millions et je les foute à la poubelle ça c’est merveilleux. Quand allons nous, nous réveiller et prendre au sérieux cette dette qui privera l’avenir des générations futures , Je suis pour l’austérité .

Votre logique est défaillante. Un budget gouvernemental n’a rien à voir avec un budget individuel. Il existe un effet multiplicateur des dépenses publiques sur la taille de son économie. Cet effet peut être réduit (voire même éliminé) par un déficit du compte courant (que le Québec n’a pas), par l’inflation (qui est anémique), la propension marginale à épargner (assez faible chez les Québécois) ou encore l’exode des capitaux (le compte financier, dont je ne connais pas la santé des dernières années).

Ce que je suis en train d’expliquer c’est le fait d’avoir des déficits permet d’augmenter le PIB du Québec, et ce dans une proportion supérieure au montant des déficits. Si le PIB du Québec augmente, il devrait donc y avoir une augmentation des revenus de taxes et impôts…

Évidemment il ya une limite à cet effet multiciplicateur (voir le premier paragraphe), mais il existe. Du coup, l’analogie de la carte de crédit ce n’est rien d’autre que de la désinformation.

http://argent.canoe.ca/nouvelles/des-deficits-persistants-au-quebec-depuis-40-ans-11032015?utm_source=infolettre&utm_medium=email&utm_campaign=Argent-infolettre

Extrait:

« Ce qui inquiète le chercheur de HEC est de constater que la dette brute équivaut à 54,3% de la taille de l’économie, contre 45% en Ontario. Il s’agit de 24 172 $ par habitant ici, contre 23 084 $ chez les voisins.

La dette du Québec est ainsi la plus élevée parmi les provinces canadiennes. D’autre part, seul neuf pays de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) ont une dette plus importante, dont la Grèce, l’Espagne et le Portugal.

«Nous avons regardé tous les angles possibles et le Québec est bon premier pour l’endettement au pays», précise M. Gagné. »

«Plus votre dette grossit, plus vos dépenses augmentent. Ce sont 10 à 12 milliards que nous n’avons pas pour aider les enfants dans les écoles et les malades dans les hôpitaux.»

les agences de notation de crédit abaisseront leurs cotes pour le Québec. La conséquence serait une plus grande austérité. «Un gouvernement ne peut pas faire faillite mais il peut être forcé de prendre des décisions parce qu’il a le couteau sur la gorge.» »

Fin de l’extrait.

Question aux négationnistes: Qu’est-ce que vous ne comprenez pas là-dedans? Hein?

@ François 1
C’est plutôt toi qui comprends pas certains principes d’économie. Comme il est dit dans la vidéo, c’est les actifs mais aussi le POURCENTAGE de la dette qui est important et je vais reprendre cet exemple encore une fois pour l’expliquer. Si tu gagnes 30 000$/an et que tu t’endettes de 500 000$ pour acheter une maison ce n’est pas la même chose que si tu gagnes 1000 000$/an, que tu possèdes un bateau, une roulotte, un chalet et trois autos et que tu t’achètes la même maison. C’est en plein la nuance que les auteurs de l’étude dont tu cites l’extrait ne font pas et probablement volontairement. Il n’y a aucune comparaison avec la Grèce ou d’autres pays de ce genre dont le taux d’endettement était de plus ou moins 120 % de son PIB alors que pour le Québec c’est 54% ce qui est comparable à il y a 10 ans.

Il faudrait, comme plusieurs de ta gang, que vous compreniez qu’il y a une stratégie derrière cette pseudo-urgence de diminuer la dette. Je te laisse faire le travail pour la suite, en cherchant un peu, tu devrais y arriver!

Nous payons actuellement plus de $11 MILLIARDS de beaux $ seulement pour payer les intérêts de notre éléphantesque dette. C’est plus que TOUS les ministères du gouvernement du Québec mis à part la Santé de l’Éducation RÉUNIS!!!

Je répète: RÉUNIS!!!

Combien d’autres malades et combien d’autres enfants nécessiteux pourrions-nous aider avec tout cet argent? Hein?

Il y a urgence et très peu d’économistes de renom sont en désaccord avec cette affirmation. Très peu.

« La dette du Québec est ainsi la plus élevée parmi les provinces canadiennes. D’autre part, seul neuf pays de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) ont une dette plus importante, dont la Grèce, l’Espagne et le Portugal. »

I rest my case.

« Nous payons actuellement plus de $11 MILLIARDS de beaux $ seulement pour payer les intérêts de notre éléphantesque dette. »

Si vous croyez que le PIB, et donc les recettes fiscales du gouvernement, seraient les mêmes si le Québec ne s’était jamais endetté, alors je vous invite à suivre un cours macroéconomie 101.

Personnellement il me semble évident que ces recettes ont augmenté de beaucoup plus que 11G$ annuellement grâce aux dépenses en infrastructures à elles seules.

Seriez-vous prêt à payer 11G$ en intérêts par année si vos revenus augmentent de 12G$? Si vous répondez non, au moins vous serez cohérent avec vos propos.

« Combien d’autres malades et combien d’autres enfants nécessiteux pourrions-nous aider avec tout cet argent? Hein? »

Ah, ceteris paribus vous avez raison, beaucoup d’enfants. Mais évidemment vous ne prenez pas en compte les effets massifs qui seront causés par un remboursement de 200G$ de dette.

Les « recettes » augmentent grâce aux « dépenses… »!?%$/*

On comprend mieux maintenant vos incompréhensibles interventions.

Diplômé en sciences molles pas de maths de l’UQUÀM?

S.-P. Lussier vous a démontré l’effet du multiplicateur, ce qu’on enseigne dans tout cours d’économie (science molle) même à l’UQAM.

En tant que citoyen, mon actif dépasse mon passif. Comme un banquier, j’ai appris à compter. Je tente de vivre selon mes moyens et je n’achète que si j’ai l’argent pour payer un bien de consommation que je convoite. Pourquoi le gouvernement ne peut-il pas faire la même chose ? Parce que nos élus ne savent plus compter quand il s’agit de l’argent du public. Cependant, quand vient le temps de la retraite, nos élus retirent tous les sous qui leur reviennent de droit. Enfin, quand on a une dette, il faut la payer au plus vite. Sinon, on joue le jeu des banquiers…

Nuance importante: la gestion de l’actif et du passif d’un état n’a rien a voir celui d’un particulier. Même le banquier vous le dira 😉

Nous payons en intérêt seulement 10.6 milliards de dollars! Ce qui représente le 3ième poste budgétaire du gouvernement! Nous sommes la province la plus endettée du Canada!

Si on se compare d’ autres pays , il y a la Grèce, l’Espagne et le Portugal qui sont plus endetté que nous dans l’ OCDE! Si on continue a nier ces faits et si on continue d’ ajouter a notre dette l’épicerie; on s’ en va dans le mur carrément! Donc M.Fortin regarde cela avec des lunettes roses! Il est d’ accord avec le déficit zéro mais pas aussi rapidement! Pourquoi ? Par équité pour les travailleurs de la fonction publique! Déja le gouvernement devra verser d’ ici 5 ans 829,000,000$ en congés MALADIE!!! Aux fonctionnaires de l’état et ce n’ est qu’ un exemple de mauvaise gestion!

Continuer d’ essayer de faire accroire aux gens que ce n’ est pas nécessaire le déficit zéro, c’ est irresponsable et disgracieux et c’ est surtout manquer de respect envers les contribuables!! Heureusement que les sondages donnent raison au déficit zéro, donc les vendeurs de rêves ; Taisex-vous!

Les deux flos dans la video n’ ont probablement pas payer d’ impôts encore ou si peut et sans doute n’ ont aucune responsabilités sociales! Mais c’est leur génération des ( Y ) et les autres qui vont devoir se débrouiller et jongler avec les budgets si on s’ enoccupe pas immédiatement!!

Sauf pour la partie ou ils résument les textes de Pierre Fortin(indice: toute le video) J’aimerais vous voir faire les même jugements sur M, Fortin.

Monsieur Sbastien , je n’ ai aucune honte a me comparer @ M.Fortin car j’ ai payé sans l’ ombre d’ un doute autant sinon plus d’ impôt que lui dans ma vie et en tout respect il a droit a son opinion et je le répète ,il est pour déficit zéro mais pas aussi rapidement que le gouvernement veut le faire!

Je disait simplement que le video résument les textes de Pierre Fortin et qu’il n’est pas un jeune sans expérience. Donc on pourrai se passer des commentaires condescendant sur les auteurs. Soit dit en passant c’est bien ce que le video dit, que l’empressement du gouvernement pour le déficit 0 est fondé en parti sur des considérations électoraliste et non pour le bien commun.

Non je ne crois pas que c’est fondé UNIQUEMENT sur des considérations électoraliste puisque les péquistes aussi ont voulu atteindre le déficit zéro! Mais d’ abord et avant tout c’ est la pression venant des médias et des spécialistes de l’ économie qui ont suscité les partis politique a mettre dans leur programme électoral cet obejectif!!

Pour ce qui est de la vidéo c’ est très simpliste et enfantin car il y a urgence en la demeure ! C’ est pas le temps de niaiser et de se faire accroire des des contes de fés qu’ on va avancer! Je regrettte mais je n’ ai pas de poignées dans le dos et je suis réaliste! Il n’ y a pas d’ austérité , mais pas du tout il y a seulement des lobys syndicaux qui voient leur pouvoirs de négociation diminuer parce qu’ ils n’ ont plus la cote de la population! Nos revenus ont diminué considérablement et la capacité de payer du contribuable moyen est saturée.

Au Québec il temps de se mettre a l’ ouvrage et de développer nos ressources naturelles et surtout de CESSER de taxer les taxes et tourner en rond comme on le fait depuis le sempiternel STATU QUO des syndicalistes, des environnementaux, des écologistes qui me semble de plus en plus indigeste!!

Bonjour.

J’ai 34 ans, je paye des impôts (même si je ne vois pas en quoi c’est pertinent ici) et cette vidéo résume les idées d’une homme qui a l’âge d’être mon grand-père. Par ailleurs, Pierre Fortin ne dit pas qu’il ne faut pas s’occuper de la dette et du déficit. Il dit qu’il faut s’en occuper autrement qu’avec le plan actuel.

Bien à vous,
Un des flos dans la vidéo.

@ Mathieu Charlebois.Dans le titre de votre blogue vous intitulez: Les réponses dans cette video! Alors voici ma réponse! Je ne suis absolument pas d’ accord avec la solution Fortin et la video que vous avez faite ne représente pas mais absolument pas la RÉALITÉ! Et si il n’ y a pas de pertinence a payer des impôts qui donne des revenus au gouvernement , je ne comprend pas comment on va payer notre dette!! C’ est bien beau le fond des générations mais si les taux augmentent demain ce ( petit ) pécule va fondre au soleil! N’ est-ce pas? On va sans doute augmenter les taxes ( c’ est écrit dans le ciel!) et avec cela on va encore diminuer le pouvoir d’ achat de la classe moyenne qui est la source principale de revenu du gouvernement actuellement! Je vous le dit mon jeune ami cessex de croire au père Noel et changer votre approche!

« Le gouvernement du Québec veut atteindre l’équilibre budgétaire le plus rapidement possible et on ne sait pas trop pourquoi! ».

L’équilibre budgétaire a été repoussé de deux ans par le précédent gouvernement. Initialement, le plan de contrôle et de dépense 2010-2014 prévoyait l’atteinte de l’équilibre budgétaire en 2013-2014, ce qui permettait de diminuer le ratio dette/PIB avant la diminution du nombre de personnes en âge de travailler.

Le Québec est présentement en retard de deux ans par rapport à son objectif initial. Le report de l’équilibre budgétaire à un exercice financier ultérieur à 2015-2016 impliquerait une baisse de la cote de crédit du Québec (Gérald Bélanger, professeur émérite de l’Université Laval avait écrit un texte à ce sujet) et impliquerait des mesures de réduction encore plus grande qu’à l’heure actuelle.

Par ailleurs, il ne faut pas oublier que l’atteinte de l’équilibre budgétaire est un grand défi en soi. Le maintenir, créer une provision pour la prochaine récession et diminuer les impôts pour favoriser la croissance économique en sera un encore plus grand.

La culture du « pourquoi faire des efforts pour s’améliorer, on est aussi bien de rien changer » est malheureusement très bien ancrée au Québec. Cet aveuglement volontaire est le résultat des succès initiaux du fameux « modèle québécois », modèle qui est cependant devenu complètement déphasé sur son temps. Que le taux d’endettement soit resté plutôt stable à 54% depuis 12 ans, il n’y a pas de quoi se péter les bretelles. Cela signifie qu’au lieu de chercher à colmater cette fuite de 10 milliards par année, le gouvernement a continué d’augmenter les dépenses publiques pour pallier la sous-performance économique et productive chronique du Québec. C’est désolant.

Tiens…courts vidéos simples à comprendre pour nos gauchistes diplômés en sciences molles pas de maths:

http://www.iedm.org/fr/57-compteur-de-la-dette-quebecoise

https://www.youtube.com/watch?v=oVszHNywhvw&feature=player_embedded

Alors? Ça allume quelque chose quelque part?

Contrairement aux États-Unis, le Québec a « la chance » de pouvoir être maintenu en vie artificiellement par l’argent que le fédéral envoie dans « la belle province » permettant ainsi, année après année, au gouvernement d’éviter de faire banqueroute.

Les USA sont le moteur économique de la planète. Le Québec est un boulet économique pour le Canada.

Les Québécois sont les PLUS TAXÉS en Amérique et sont les PLUS ENDETTÉS en Amérique.

Aux USA, si la situation l’exigeait, ils pourraient régler leur dette en quelques années. Ils ont plein d’espace fiscal. Ici, au Québec, l’élastique est déjà pété. Il n’y a plus aucune marge de manœuvre.De plus, l’économie américaine est beaucoup plus diversiviée et énergique que la nôtre qui dépend presque entièrement de l’État déjà surendetté.

Bravo pour votre capsule! C’est très intéressant de voir des positions vulgarisées comme ça.
(Prochaines étapes: rendre le tout dynamique, visuellement attrayant et s’assurer de ne pas laisser de pans importants de votre argumentaire inexpliqués (mettons la part des immobilisations dans le déficit, ça veut dire quoi?))

J’espère bien que vous en ferez d’autres quand même!