Les 48 heures qui ont mené au reconfinement du Québec 

Imposer un couvre-feu, repousser partiellement la réouverture des écoles, prolonger la fermeture des commerces : les décisions prises pour casser la deuxième vague ont fait l’objet de discussions tendues au sein de la cellule de crise du gouvernement Legault. 

La Presse Canadienne / Montage L’actualité

Le lundi soir 4 janvier, la Direction générale de la santé publique sonne l’alarme. La pandémie est redevenue impossible à endiguer au Québec, et il faut mettre en place de toute urgence de nouvelles mesures qui frapperont fort. Un branle-bas soudain qui étonne le premier ministre et son entourage.

À peine deux jours plus tôt, le samedi 2 janvier, le Dr Horacio Arruda et ses conseillers spéciaux, les Drs Richard Massé et Éric Litvak, ont pourtant envoyé le message au gouvernement que la situation était maîtrisée et que le Québec avait atteint un plateau de 2 500 cas durant le temps des Fêtes. Aucune nouvelle mesure n’était dans l’air.

Le premier ministre François Legault et ses proches, notamment son chef de cabinet, Martin Koskinen, et son conseiller spécial, Stéphane Gobeil, étaient toutefois sceptiques devant leurs affirmations. À peine plus de 20 000 tests par jour étaient effectués, en raison des Fêtes. En remontant à plus de 30 000 tests, comme d’habitude, la barre des 3 000 cas allait probablement être franchie, se disait l’entourage de Legault. C’était donc un faux plateau.

Au bureau du premier ministre, les préoccupations étaient palpables depuis plusieurs jours. Dès le 29 décembre en matinée, lors de la réunion qui servait à préparer le point de presse du ministre de la Santé, Christian Dubé, et du directeur national de la santé publique, Horacio Arruda, François Legault, inquiet, avait questionné les bonzes de la santé publique, qui ne semblaient pas alarmés du fait que la barre des 2 500 nouveaux cas avait été franchie pour la première fois. Les chiffres allaient se stabiliser, puis redescendre avec la fermeture récente des écoles et des commerces non essentiels, expliquaient les Drs Arruda et Massé. François Legault n’était pas convaincu.

Même son de cloche rassurant des autorités de la santé publique lors des réunions du 31 décembre à 14 h 30 et du 2 janvier à 16 h. La situation est précaire, mais maîtrisée, affirme alors Horacio Arruda. Martin Koskinen et Stéphane Gobeil sortent néanmoins préoccupés de cette dernière rencontre : les hospitalisations continuent de grimper et, visiblement, les rassemblements illégaux des Fêtes ont été nombreux, puisque le nombre de nouveaux cas ne fléchit pas.

Le lundi 4 janvier, tôt le matin, dans un échange de courriels, François Legault, Stéphane Gobeil et Martin Koskinen, qui suivent de près la situation ailleurs dans le monde, évoquent différentes possibilités si le gouvernement doit de nouveau serrer la vis. Le couvre-feu en fait partie. C’est toutefois une idée parmi d’autres. Ils attendent la rencontre prévue avec la Direction générale de la santé publique, en soirée, pour prendre connaissance des recommandations et décider de la suite des choses.

La cellule de crise du gouvernement se réunit par visioconférence, à 17 h, le lundi 4 janvier. En deux jours, le discours de la Direction générale de la santé publique a changé complètement. Le Québec n’est plus sur un plateau de nouveaux cas et la situation n’est pas suffisamment maîtrisée. Les scientifiques ont potassé les chiffres, mis à jour leurs projections, puis en sont venus à la conclusion que des mesures supplémentaires étaient nécessaires.

À la surprise générale, le Dr Éric Litvak, conseiller médical stratégique adjoint à la Direction générale de la santé publique, prend la parole et propose d’instaurer un couvre-feu à la grandeur du Québec pour freiner la propagation de la COVID-19.

« Comme en France et en Angleterre ? » demande, médusé, Guillaume Simard-Leduc, directeur des communications du premier ministre. Absolument, réplique le Dr Litvak, qui a l’appui d’Horacio Arruda. Christian Dubé et son équipe, pourtant en constante communication avec les autorités de la santé publique, sont estomaqués. C’est la première fois que l’idée d’un couvre-feu est évoquée par l’équipe d’Horacio Arruda.

« On ne l’avait pas vu venir », raconte une source présente à la réunion.

Le premier ministre et ses conseillers sont à la fois soulagés et mécontents. Soulagés parce que la santé publique propose de nouvelles actions pour contrer la hausse des cas, mais mécontents parce que le fait de proposer une série de mesures aussi importantes que prolonger le confinement, ajouter un couvre-feu et repousser la rentrée scolaire d’hiver au primaire et au secondaire, la veille au soir de la conférence de presse prévue par le premier ministre pour s’adresser aux citoyens, témoigne d’un manque de planification et de sens politique qui ne plait pas dans les hautes sphères du gouvernement.

Depuis le début de la crise, les experts de la santé publique ne semblent pas avoir toujours conscience de la gymnastique concrète et délicate que nécessite la mise en place de leurs recommandations. Par exemple, suggérer un couvre-feu dès 20 h pour les citoyens est une chose, mais mettre en œuvre la mesure en est une autre. Comment le faire respecter ? Quelles seront les amendes ? Qui en sera exempté et pour quelles raisons ?

François Legault et ses conseillers se rangent rapidement à l’idée d’une prolongation du confinement et de l’instauration d’un couvre-feu pour « casser la vague pour de bon », « marquer l’imaginaire », et « donner un dernier coup » en attendant que la vaccination progresse suffisamment. Il faut toutefois repousser la conférence de presse du mardi pour mieux ficeler l’importante annonce.

Le traitement-choc

Après avoir frappé sur plusieurs clous depuis le 1er octobre dernier, François Legault troque le marteau contre la massue. Les restrictions sanitaires actuelles ne fonctionnent pas suffisamment pour maîtriser la COVID-19, qui menace de submerger le fragile système de santé québécois. Simplement attendre que le nombre de nouveaux cas diminue relève de la pensée magique. L’heure n’est plus aux ajustements, mais au changement de tactique, juge-t-on au gouvernement.

C’est mathématique : les 2 500 nouveaux cas chaque jour provoqueront de 100 à 200 nouvelles hospitalisations de 10 à 14 jours plus tard. Sans cesse. Chaque jour. Ça s’accumule. Or, le réseau de la santé est saturé. L’élastique est étiré au maximum. À ce rythme, dans deux semaines, il sera trop tard.

En mars, le choc de la première vague avait semé la peur et amené les Québécois à suivre spontanément les consignes sanitaires. Ce n’est plus aussi net. L’équipe de François Legault, sondages en main, évalue que de 20 % à 30 % des Québécois ne respectent plus les consignes. Soupers chez des amis, petits rassemblements en douce, allers-retours au bureau alors que le télétravail est possible…

Le gouvernement vise un traitement-choc, mais temporaire, pour reprendre la situation en main, le temps que la vaccination accélère.

Le couvre-feu est l’arme de dissuasion massive : la police n’a plus besoin de chercher les rassemblements illégaux. Le fait d’être dehors sans raison valable est interdit et entraîne une contravention automatique. Ça cogne dur.

Les bars, restaurants et salles de spectacles étant fermés, l’entourage du premier ministre juge qu’il n’y a plus d’excuses pour être dehors après 20 h, sauf pour ceux qui transgressent les règles. La vaste majorité de la population comprendra, croit-on. C’est possible. Le 10 novembre dernier, un sondage Léger-La Presse canadienne démontrait que 63 % des Québécois étaient favorables à un couvre-feu si la situation sanitaire empirait (la moyenne canadienne était de 67 %). Environ 30 % étaient contre et 7 % ne se prononçaient pas.

Mais cette compréhension n’aura peut-être pas cours partout…

Une application « mur à mur »

Dans les 18 directions régionales de santé publique (DRSP) de la province, on a été surpris par l’idée d’imposer un couvre-feu. Cette possibilité, rare dans l’histoire du Québec, avait été vaguement évoquée lors d’un rendez-vous téléphonique entre les DRSP et Horacio Arruda le lundi 4 janvier en après-midi, mais n’avait pas été présentée comme une recommandation qui serait faite au gouvernement. « Ce n’était pas une réunion influente où on prend des décisions », précise une source bien au fait des discussions ce jour-là.

Les directeurs régionaux de santé publique ont appris le mardi matin, en lisant Denis Lessard dans La Presse, qu’un couvre-feu serait vraisemblablement mis en vigueur.

Certaines directions régionales étaient d’accord avec l’idée, mais d’autres ont mal digéré cette décision unilatérale de l’équipe d’Horacio Arruda. Dans les régions qui ne sont pas aux prises avec une pandémie non maîtrisée, comme le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie, l’Outaouais ou l’Abitibi-Témiscamingue, le choc est brutal : la mesure s’appliquera à tout le monde, peu importe la situation épidémiologique.

Horacio Arruda et son équipe estiment qu’il ne faut pas « finasser » en imposant un couvre-feu à géométrie variable qui atténuerait le message que l’heure est grave. Tout le monde doit y passer, par solidarité, le temps que la situation se calme dans les hôpitaux.

François Legault et ses conseillers ont été tout aussi étonnés de cette proposition « mur à mur », puisque celui qui a proposé le couvre-feu, Éric Litvak, est également l’auteur des paliers d’alerte de couleur (vert, jaune, orange et rouge) élaborés à la fin de l’été afin de mieux calibrer les mesures sanitaires du gouvernement sur le territoire. Mais voilà, la Direction générale de la santé publique juge que l’invention des paliers de couleur n’a pas donné de bons résultats, le message étant trop confus pour modifier efficacement le comportement des citoyens dans les différentes régions. Il vaut mieux revenir à un message unique.

« Le couvre-feu pour tous, partout, provoque de l’injustice, c’est clair », affirme une source au sein du gouvernement, qui estime que « la grogne sera forte par endroits » et que le prochain mois pourrait plomber la popularité du gouvernement dans certaines régions.

Jusqu’au 1er ou au 8 février ?

Le lundi 4 janvier, la Direction générale de la santé publique propose au gouvernement de prolonger la fermeture des commerces et services non essentiels jusqu’au 1er février, soit trois semaines de plus que prévu. Cette date forcerait toutefois le gouvernement à faire le point avec les citoyens en conférence de presse dès le 25 ou le 26 janvier. Est-ce que toutes les données seront alors connues pour décréter la levée du confinement le 1er février ? Est-ce que l’effet des mesures plus sévères sera limpide ? « Il faut arrêter de jouer avec le calendrier. On ne peut pas se tromper », explique une source au bureau du premier ministre.

Pour diminuer l’incertitude et mettre toutes les chances de son côté, François Legault décrète que le confinement se terminera plutôt le 8 février.

Cela accorde également une semaine de plus à la vaccination. À ce moment, le gouvernement anticipe qu’il aura vacciné tous les résidants et employés des CHSLD, en plus des travailleurs de la santé de première ligne, et qu’il commencera la vaccination des personnes âgées dans les résidences privées pour aînés, ce qui devrait contribuer à soulager le système de santé.

Frictions sur la réouverture des écoles

Le couvre-feu et la date du déconfinement réglés, il restait le plus compliqué à trancher : la date de réouverture des écoles primaires et secondaires — il était clair dès le début que les garderies, qui ont été aux prises avec très peu d’éclosions, allaient demeurer ouvertes.

Le 15 décembre, en conférence de presse, François Legault avait promis aux enfants qu’ils seraient de retour sur les bancs d’école le 11 janvier.

Mais lors de la réunion du lundi soir 4 janvier, le Dr Horacio Arruda propose que les écoles soient soumises au même régime que les entreprises non essentielles, soit un retour à la normale le 1er février. Ce n’est toutefois pas une recommandation formelle. Il passe la parole aux Drs Richard Massé et Éric Litvak, qui évoquent deux autres scénarios possibles : la réouverture des écoles le 25 janvier, ou encore une modulation différente pour le primaire, où la propagation est moins sévère. La discussion s’enclenche dans la cellule de crise. « Repousser l’ouverture des écoles me fendrait le cœur », déclare Éric Litvak au cours de l’échange. Le groupe se quitte le lundi soir sans avoir tranché la question.

Le mardi, le ministre de la Santé, Christian Dubé discute des scénarios avec certains directeurs régionaux de santé publique, pour se faire une tête avant la réunion avec le premier ministre. Alain Poirier, en Estrie, et Mylène Drouin, à Montréal, affirment au ministre que repousser l’ouverture des écoles n’est pas leur premier choix. Son de cloche similaire un peu plus tard à la DRSP de la Capitale-Nationale. Au primaire, notamment, les éclosions sont rapidement maîtrisées. Et les enfants ont besoin d’être en classe pour apprendre efficacement. Maintenir les dates de réouverture prévues serait même possible, disent-ils, si le reste de la société est au ralenti.

Au gouvernement et à la Direction générale de la santé publique, tout le monde souhaite le retour en classe des jeunes le plus tôt possible, sans toutefois compromettre les efforts pour ralentir l’épidémie de SRAS-CoV-2. Comment y arriver ?

Il y a des tensions dans la cellule de crise entre ceux qui souhaitent y aller avec la ligne dure pour cet ultime effort et ceux qui pensent que les écoles primaires doivent rouvrir comme prévu le 11 janvier. Des conseillers du premier ministre affirment qu’il vaut mieux prolonger les fermetures maintenant, plutôt que d’avoir à le faire dans un mois si la situation se détériore. D’autres proches de Legault estiment au contraire que le bien des enfants commande un retour en classe le plus tôt possible.

Cette tension, qui n’est pas anormale lors des décisions déchirantes en temps de crise, a été présentée comme « de bonnes discussions, intenses et importantes » par une source au gouvernement. Appelé à commenter ces frictions, le directeur des communications avec les médias du premier ministre, Manuel Dionne, souligne que ces débats permettent de confronter les idées de chacun et de trouver, à la fin, « un équilibre, une position raisonnable », bien qu’imparfaite.

Le mardi en fin de journée, les dates du 18 janvier pour le retour des enfants au primaire et du 25 janvier pour les élèves du secondaire est le scénario le plus probable, mais le premier ministre décide de « dormir là-dessus » et d’en rediscuter le lendemain matin, mercredi, avec son équipe et les experts de la santé publique.

Finalement, après une ultime ronde de consultations, François Legault tranche : le primaire reprendra comme prévu le 11 janvier, et le secondaire, le 18 janvier. « Les écoles, c’est ma priorité », répète-t-il aux participants à la cellule de crise.

L’apprentissage à distance est difficile au primaire, et l’école représente un filet de sécurité pour les enfants vulnérables, notamment ceux qui grandissent dans des milieux instables, violents, ou qui sont mal nourris.

En revanche, des mesures sanitaires supplémentaires feront leur apparition à l’école, comme le port du masque de procédure au secondaire, plutôt qu’un couvre-visage en tissu, alors qu’au primaire, le couvre-visage sera obligatoire dans les classes de 5e et 6e année (les masques de procédure sont trop grands pour les jeunes enfants) et lors des déplacements dans l’école pour tous les élèves, sauf ceux de la maternelle.

En 48 heures à peine, le gouvernement aura choisi la voie exceptionnelle du couvre-feu, décidé de prolonger le confinement de quatre semaines, statué sur le sort des écoles, augmenté et ajusté les mesures sanitaires au primaire et au secondaire, modifié sa stratégie de vaccination… Reste à voir si ces mesures donneront les résultats espérés, et à croiser les doigts pour que ce tour de vis soit le dernier.

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Le premier ministre et la sante publique on perdu le contrôle et la raison!!!Le gouvernement est depuis plusieurs décennie un très mauvais gestionnaire. Peut-être que la société du futur devra changer son orientation et ne plus donner au élu le pouvoir de décision final. Et que dire des experts de la sante publique!!!La commission Charbonneau sera de la petite histoire a cote du prochain scandale publique pharmaco-médicale au Québec.

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Pcq toi, tu es un spécialiste dans le domaine j’imagine? Présente-toi aux prochaines élections, je voterai sûrement pour toi….

L’instauration d’un couvre-feu fouette effectivement les esprits, mais… pour se faire, il requière un renforcement drastique de la répression, la mobilisation des forces policières, idéalement de la GRC et des forces armées pour pouvoir procéder aux contrôles pendant le couvre-feu, ce à la grandeur de la province.

Des autorisations administratives doivent être impérativement émises pour ceux qui y ont droit. L’usage de la force pour les récalcitrants ne devrait pas être une option, cela doit être conféré aux forces qui sont investies à exercer l’autorité. — Ce qui veut dire qu’il faut accepter qu’il y ait mort d’hommes pour fin d’appliquer la loi.

Si le Québec était un État souverain (voici une bonne raison qui devrait plaire aux nationalistes), le « Prince-président » de la République n’aurait qu’un mot à dire pour faire appliquer la loi. Sauf que nous ne sommes qu’une province ; nous ne pouvons rien faire sans l’aval d’Ottawa pour mettre en branle ce dispositif séant.

Si nous n’instaurons pas un couvre-feu féroce, implacable, dépourvu de modération, pour fin de mettre au pas la population. Alors, c’est très simple, ces nouvelles mesures instaurées par le gouvernement sont vouées à l’échec ; nous allons pour encore plusieurs mois continuer de compter les décès de la Covid quotidiennement.

Il est possible que les infections reprennent de la « vigueur » dans des CHSLD, que nous paierons le prix collectivement tant au niveau de l’économie, de la santé globalement pour finalement tout le reste de l’année. N’oublions pas l’ensemble des dommages collatéraux.

Ce que démontre avec brio Alec Castonguay, c’est bien que nous jouissons d’un gouvernement champion dans l’art du patinage et digne des meilleures ligues d’improvisation. Nous sommes toujours dans la réaction plutôt que de travailler en concertation avec l’ensemble des partenaires, dans le respect de la discipline et par la planification. Une planification bien faite permettrait de déterminer les cibles, les activités et les secteurs touchés plus efficacement.

Cela aurait à tout le moins le mérite de donner à la population l’image que le gouvernement est réellement en contrôle de la situation.

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Bon au moins on a des preuves qu’ils gèrent ça au pif.

N’importe quoi.

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Monsieur Jonathan ,
Discuter longuement , faire valoir ses opinions , faire consensus et par la suite prendre une ou des décisions , bien qu’elle soit imparfaite mais nécessaire. Cette façon de procéder et surement plus que de la gestion au PIF ou du n’importe quoi .

Le Québec, comme bien d’autres pays ¨développés¨ est entré dans le monde binaire du ¨Confinement et Vaccin¨. Il ne voit que ça, tout comme la France, et l’Europe en général.
Il (le Québec) a mis de côté les moyens fondamentaux que sont les ¨Prises en charge des positifs¨, des ¨Soins¨ et des ¨Traitements¨, les trois piliers de la médecine de base.
Bien des médicaments actuels ont démontré et démontrent leur efficacité dans leur capacité de diminuer les effets délétères des virus, dont le sras.cov-2 (Covid19). Faisant en sorte de diminuer considérablement le nombre de victimes et ainsi donner le temps à la découverte, si vraiment nécessaire, d’un vaccin véritablement efficace et sans danger.
Qu’on laisse donc les médecins faire de la médecine au lieu de les en empêcher en leur enlevant les outils dont ils ont besoin pour faire leur job, (comprendre ici les conflits d’intérêts pharmaceutiques).
Les politiciens ne sont pas (pas tous en tout cas) des chercheurs et encore moins des médecins; à chacun son métier et les vaches ….. !

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La « cellule grise » manque justement de cellules grises. Pas un seul virologue ou épidémiologiste ne fait officiellement partie de cette « cellule grise », constituée d’un clown, d’un comptable(!) et d’un chef paternaliste au ton mielleux.

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Ce n’est pas facile de gouverner en temps de crise mais il ne faut jamais oublier que les politiciens ont choisi ce métier et que les responsabilités qui leur sont confiées sont considérables. Quand des quidams gouvernent, c’est là où le bât blesse. Ici, nous avons des gouvernements d’une naïveté sans bornes qui procrastinent jusqu’à ce qu’il soit trop tard. Est-ce que c’est culturel ? J’en doute car on trouve la même naïveté autant dans le ROC qu’au Québec.

Nos chers politiciens ont réagi en éléphants dans un magasin de porcelaine. J’ai plusieurs exemples en tête. D’abord, on encourage les gens à aller dans les magasins avant Noël pour faire marcher les affaires sans se préoccuper que cela posait des risques sérieux à la santé publique, si sérieux que dès le jour de Noël nous entrions en confinement et les magasins étaient fermés… Il fallait acheter les cadeaux de Noël pour des réunions de famille qui ne devaient même pas avoir lieu!

On interdit les réunions du temps des fêtes dans les familles alors qu’une telle interdiction est impossible à mettre en œuvre, c’est comme un vœu pieux que bien des gens n’ont pas respecté. On se fiait sur la « docilité » des Québécois… Allô la terre, les Québécois ne sont pas plus dociles que les autres, ni plus ni moins.

On « recommande » aux gens de ne pas faire de voyages non essentiels alors qu’en même temps les agences de voyage et les compagnies aériennes se démènent pour faire voyager les gens dans les tout-compris du sud en leur offrant des rabais considérables et une assurance anti-covid incluse dans le billet d’avion. Ce n’est pas tout, on se réveille à la onzième heure pour exiger un test de covid à ces voyageurs qui reviennent de l’étranger, la mesure entrant en vigueur APRÈS que la plupart des vacanciers soient revenus au pays! Ensuite on compte sur leur « docilité » pour qu’ils se mettent en quarantaine et on se fait prendre les culottes baissées car ces voyageurs auraient droit à 1 000$ du fédéral pour se mettre en quarantaine chez eux, mesure qu’on tente d’annuler. Puis on nous fait croire qu’on va les surveiller chez eux! Ils nous prennent vraiment pour des valises; pensons-y, combien d’agents seraient nécessaire pour surveiller la quarantaine de ces milliers de voyageurs? Est-ce que ces agents ne seraient pas plus utiles ailleurs?

L’autre impetie c’est la question des vaccins. M. Legault en a contre son sidekick Trudeau à Ottawa qui ne lui fournit pas assez de vaccins dit-il. Or, Québec n’a même pas été capable d’utiliser plus de la moitié des stocks qu’on a déjà reçus ! À la vitesse où Québec fonctionne pour la vaccination, les aînés seront finalement vaccinés vers le mois d’août ou septembre… Quant au reste de la population, ne retenez surtout pas votre souffle. C’est particulièrement humiliant quand on voit nos snowbirds qui sont en Floride se faire vacciner au moment où j’écris ces lignes.

Enfin, on sort le canon du couvre-feu. C’est beaucoup plus un canon à eau et ça ne sert que d’écran de fumée à un gouvernement qui ne sait plus quoi faire et qui perd les pédales. Chez nous, ça fait plusieurs mois que nous ne sommes pas sortis le soir et avec les bars, restos, théatres etc fermés, c’est une mesure qui n’aura aucun impact sur la propagation du virus.

C’est vrai qu’on joue aux gérants d’estrade mais quand on voit le désastre se dérouler sous nos yeux, alors que nous ne sommes même pas des professionnels de ce type de questions et qu’on voit bien qu’ils ont échappé la balle, on ne peut passer ça sous silence et donner aux politiciens l’absolution. Il y a des familles qui perdent un ou plusieurs êtres chers et l’ineptitude n’est pas une excuse. Si ces gens géraient une entreprise privée, ils auraient probablement été congédiés.

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Très bons commentaires que j’approuve dans leur intégralité. Rien de plus à ajouter.

Je partage le contenu de vos commentaires, et j’ajoute que le couvre-feu se situe en dehors des heures de contact de la population, donc risques de contagion quasi-nulle. Un autre fait cocasse, c’est que les dépanneurs avec station-essence peuvent rester ouverts alors que les gens ne sont pas supposés être dehors entre 20H et 6H.
Pour votre conclusion, comme vous dites, c’est facile d’être gérant d’estrade; mais selon moi, il ne faut pas jeter la première pierre. Nos dirigeants inexpérimentés dans le cas de pandémie ne font pas mieux ni pire que tous les dirigeants du monde entier. Selon moi, l’erreur de tous ces dirigeants est peut être de ne pas regarder ailleurs que dans le girond de certains intérêts financiers au lieu de regarder aussi ce qui se fait dans le monde médical ¨parallèle¨ qui obtient des résultats plus que respectables, mais dont on n’entend pas parler… pour différentes raisons plus ou moins valables.

Le couvre-feu, mesure ultime, escalade extrêmement majeure et limitant l’exercice d’un droit constitutionnel fondamental se doit d’être justifié d’une manière qui ne laisse place à absolument aucune alternative. Le Québec est « en prison » de 20h00 à 05h00 et il a le droit de savoir pourquoi et on doit lui démontrer « hors de tout doute » que c’est la seule solution possible. Or en consultant l’article de M. Castonguay, en épluchant les statistiques de l’INSPQ, en écoutant les entrevues de différents spécialistes dans les médias et le discours de nos élus, la démonstration actuelle, pour moi, n’obtient pas la note de passage. Aveux d’échec d’un ciblage adéquat, le couvre-feu devient alors une chimiothérapie généralisée, géographiquement massive et aux multiples effets secondaires. On aura complètement rasé le champ pour éliminer quelques mauvaises herbes or, aucune herbe ne subsistera pour dire que, finalement, c’était peut-être un peu trop.
La crédibilité du gouvernement Legault sera probablement le prix à payer et l’augmentation de la délinquance, la conséquence la plus probable. Avec le couvre-feu, il y a fort à craindre qu’un point de rupture ne soit atteint si le gouvernement ne parvient pas à démontrer qu’il a le contrôle de la situation et force est d’admettre que, l’article de M. Castonguay, tend à démontrer qu’il ne l’a pas.

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Papier tout à fait passionnant sur les coulisses de la décision!

Contrairement aux commentaires exprimés par certains, je n’y vois pas là un signe de désorganisation au sein du cabinet du premier ministre, mais plutôt un signe de compétence. Mettre en place des mesures et des annonces d’une telle importance si rapidement, c’est – en soi – un exploit. Le cabinet du premier ministre agit sur la base des recommandations de la Santé publique. Dans la mesure où le message de celle-ci au début janvier était: « Tout est beau! », on ne peut quand même pas reprocher au cabinet du premier ministre son inaction… Je suis convaincue que la Santé publique a été questionnée fermement par le cabinet du premier ministre quant à cette affirmation selon laquelle la situation était stable. Convaincue aussi que c’est pour cela que le cabinet du premier ministre n’a pas apprécié le volte-face de la Santé publique. Autrement, nous n’aurions pas eu droit à ce papier provenant manifestement d’une source bien au fait des discussions de la cellule de crise!

Comme tout le monde, je ne suis pas 100% en accord avec toutes les mesures ayant été annoncées ces derniers mois en lien avec la COVID. Mais il y a probablement autant d’avis sur la question qu’il y a de Québécois! Je n’ose même pas imaginer le nombre de représentations contradictoires qui doivent être faites auprès du gouvernement depuis le début de la pandémie. Tel groupe estime qu’il est inacceptable de fermer les écoles. Tel autre groupe estime plutôt qu’il est inacceptable – dans les circonstances – de laisser les écoles ouvertes. Tel expert estime qu’il faut donner les deux doses du vaccin en respectant le calendrier proposé. Tel autre expert estime qu’il faut plutôt donner une seule dose du vaccin pour le moment, de façon à vacciner plus largement. Ce qu’on lit dans les journaux ne représente probablement même pas 1% des représentations faites auprès du gouvernement.

C’est dans ce contexte que le cabinet du premier ministre doit gouverner actuellement. S’il y a des discussions, c’est parce que la situation est complexe et que, non, il n’y en a pas de solution parfaite. Il y a certes une multitude de solutions possibles, mais chacune présente des avantages et des inconvénients… pour des tranches différentes de la population. Dans le contexte, ça me rassure de savoir qu’il y a des discussions animées au cabinet du premier ministre. Ça prouve qu’ils sont conscients des conséquences de leurs décisions.

Et personnellement, j’aime bien le fait que les décisions soient tranchées par quelqu’un qui agit, justement, en « bon père de famille », dans l’intérêt collectif.

Bref, je n’ai absolument AUCUN doute quant à la volonté du gouvernement d’agir dans le meilleur intérêt des citoyens du Québec.

Et honnêtement, dans les circonstances, je les trouve exceptionnellement bon. (Quelqu’un qui n’a jamais travaillé au sein du gros bateau de la fonction publique ne peut probablement pas comprendre la complexité liée à la prise de décision et à la mise en œuvre de nouvelles mesures. Et ça dépasse la question de la lourdeur liée à la bureaucratie. Toute mesure a toujours mille et une conséquences insoupçonnées nécessitant des ajustements et de la coordination. C’est pourquoi, dans l’urgence, il est facile d’échapper des trucs.) Ceci dit, dans les derniers mois, je suis toujours étonnée que tout soit si bien ficelé au moment des annonces (avec des outils de communication impeccables en prime!). Ce n’est pas parfait, mais vu les circonstances, c’est extraordinaire.

Et il ne faudrait pas oublier que le cabinet du premier ministre n’est pas responsable de la pandémie, ni des rassemblements illégaux pendant les Fêtes, ni de la distribution possiblement insuffisante de « tickets » (le premier ministre a lancé un message clair aux corps de police avant les Fêtes, mais il ne va quand même pas se mettre à distribuer lui-même des tickets…).

Je n’ai jamais voté pour la CAQ. Mais la lecture de certains commentaires m’a vivement choquée, car j’estime que la cellule de crise fait un travail honorable dans les circonstances. Pas parfait, évidemment. Ce sont des humains, comme nous tous. Mais je trouve que les compromis proposés – qui doivent tenir compte d’un nombre de variables que la plupart n’imagine même pas – sont éclairés.

@ Amélie Latreille,

Votre texte pose une question fondamentale : À quoi et en quoi reconnaît-on les compétences ? Sur quelles bases d’évaluations ? En principe la compétence requière une connaissance approfondie. Est-ce le cas ?

De la même façon vous posez la question de la perception. Comment est-ce que je perçois ou comment est-ce que nous percevons la performance du gouvernement dans un situation de crise comme celle-ci ?

Je vous rejoins effectivement sur le fait qu’il y a autant de perceptions qu’il y a de gens.

Néanmoins, nous pouvons relever des faits objectifs qui devraient nous inciter à regarder si les décisions prises relèvent bien de la compétence ou bien de la précipitation.

La simple observation des courbes de la pandémie, celles partout au Canada, celles à l’international, tout comme les recommandations de l’OMS devraient en principe être des guides utiles en matière de décision. Tout comme les recommandations émises par Santé Canada.

De la même façon une consultation plus tenue entre les intervenants économiques, les personnels œuvrant en matière de santé, en éducation, etc. Tout cela revêtirait un caractère rassurant qui n’est pas présent actuellement. Ce long travail de concertation aurait dû être construit dès le début de la pandémie (c’est-à-dire dès février ou mars derniers) pour obtenir de meilleurs résultats.

Le relâchement estival, l’incapacité des gens de suivre à la lettre les instructions ont été des facteurs importants de la propagation communautaire. Preuve que la population ne perçoit pas les messages envoyés par l’exécutif. Une preuve selon moi, contrairement à ce que vous dites, que la communication est mal faite.

Pourquoi est-ce que dans d’autres provinces les gens suivent les instructions de la santé publique sans avoir systématiquement à se référer aux tenants du gouvernement ? Et pourquoi ces dits gouvernements sans remettent plutôt volontiers à ces instructions qu’à eux-mêmes ?

Pourquoi à-t-on adopté ici le principe de la centralisation et non celui de la délégation fondée sur la responsabilité individuelle ?

J’aimerais attirer votre attention, qu’en entrevue en fin d’année, monsieur Legault déclarait lui-même qu’il s’était inspiré de l’Allemagne pour soutenir son action. Ne serait-ce que sur le plan de la vaccination, l’Allemagne fait autrement mieux que le Québec et les autorités provinciales (Länder) travaillent de concert avec les autorités fédérales à fin d’optimiser tous les résultats.

Jusqu’à présent, je n’ai pas observé grand-chose au Québec qui ressemble à cela. Serait-ce-là, une assertion absolue de mon aveuglement ou bien l’affirmation d’une quelconque hostilité face à notre gouvernement ?

@Serge Drouginsky

Votre commentaire soulève d’excellentes questions! Comment savoir, en effet, si le gouvernement élu fait preuve de compétence?!

Vaste question, à laquelle je ne m’aventurerai pas à répondre ici! Ceci dit, je ne nie pas que les courbes au Québec font peur (même s’il faudra attendre plusieurs mois avant de pouvoir véritablement comparer les statistiques des provinces ou des pays entre eux, dans la mesure où les façons de comptabiliser les cas et les décès varient d’un État à l’autre).

À la relecture de mon commentaire, je concède qu’il peut donner à penser que je trouve que le Québec fait bonne figure. Ce qui n’est évidemment pas le cas. Ce que je souhaitais dire, c’est plutôt que les élus actuellement en place au Québec ne peuvent, selon moi, être mis au pilori pour ce qui se passe en ce moment.

La réalité, c’est que le Québec a débuté cette pandémie alors qu’il était déjà en fort mauvaise posture. La gouvernance des réseaux de la Santé et de l’Éducation au Québec, on va se le dire, c’est de la bouette. Bien malin celui qui prétendrait avoir la solution miracle pour les « réparer »: plusieurs ministres de plusieurs gouvernements successifs s’y sont essayés, sans succès.

Et vous savez quoi? Je pense que le gouvernement actuel en est très très conscient. Pour revenir à votre question sur la compétence d’un gouvernement, je dirais que pour moi, si le gouvernement de la CAQ réussit à améliorer significativement la gouvernance de ces deux réseaux (dans le cadre d’un prochain mandat, car ce n’est pas quelque chose qui se fait en criant ciseaux…), eh bien il sera, à mes yeux, un gouvernement compétent!

Je sais que les gens ont parfois l’impression que le premier ministre et ses ministres sont tout-puissants, mais en réalité, j’ai vu bon nombre de nouveaux ministres surpris de constater que non, il ne suffit pas qu’un ministre ordonne pour obtenir tout ce qu’il veut (parlez-en au premier ministre qui, en situation d’urgence, n’arrivait même pas à obtenir des statistiques en temps utile au printemps dernier…). Conséquence: les ministres et le premier ministre ne font pas toujours ce qu’ils veulent, mais plutôt ce qu’ils peuvent, dans les circonstances. (Mais évidemment, ils ne peuvent pas présenter cela comme ça.)

Pour ce que j’en ai vu, les ministres sont habituellement bien informés. Et peu importe le gouvernement, on retrouve habituellement – au cabinet du premier ministre – des gens extrêmement compétents. Alors les diagnostics, ils les font habituellement très rapidement (ils ont généralement un vaste réseau d’informateurs très bien informés, à l’intérieur et à l’extérieur de la machine). Par conséquent, je ne crois pas pour ma part que les décisions prises dans le cadre de la crise de la COVID résultent d’un manque d’information. Elle résulte selon moi de la pondération d’une multitude de variables. Et il ne faut pas oublier qu’une bonne solution en politique n’est pas toujours la meilleure solution. Le gouvernement aurait évidemment pu appliquer des mesures drastiques beaucoup plus tôt. On aurait gagné en efficacité, mais la population québécoise aurait-elle suivi? Le Québec est une Nation distincte, pour le meilleur et pour le pire! Nous sommes la seule province à avoir voté contre la conscription en 1942 et contre la prohibition de l’alcool en 1898. À l’ère de la COVID, je ne serais pas surprise qu’on arrive éventuellement à démontrer que les Québécois respectent moins les règles qu’ailleurs au Canada (quiconque a déjà tenté de traverser la rue à un passage piéton au Québec et ailleurs au Canada aura la même intuition!).

Bref, merci d’avoir partagé vos réflexions. Je vais continuer d’y réfléchir! On en a vraisemblablement encore pour des mois! On s’en reparle dans quelques semaines: on verra si le Québec fait si mauvaise figure que cela en matière de vaccination! Bonne journée!

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Merci pour votre réponse assez longue et détaillée qui démontre de votre part une aisance certaine pour l’écrit. Je remarque que vous vous efforcez de regarder la situation de manière positive.

Je ne vous cacherai pas que j’éprouve quelques doutes quant à cette « pondération d’une multitude de variables. » à laquelle vous vous référez. En situation d’urgence ce qui compte c’est essentiellement la rapidité à prendre les bonnes décisions, ce qui veut dire : poser l’acte qui sauve. Lorsque j’ai suivi mon cours de secourisme, notre formateur principal répétait tel un mantra : « Se hâter lentement ». En d’autres termes, pour sauver des vies, il faut faire peu de choses, mais autant que possible à la perfection.

Les données dont nous disposons actuellement prouvent plutôt selon moi, une valse d’hésitations. Laquelle n’est pas comme vous le dites vous-même due à un manque d’informations.

Je respecte néanmoins votre opinion ; j’espère que nous aurons le plaisir de vous lire sur d’autres sujets, car je trouve vos commentaires vraiment intéressants et une très bonne qualité de communication.