Les 7 chantiers du prochain chef

À deux ans des élections, le départ-surprise de Pierre Karl Péladeau offre une nouvelle occasion au Parti québécois de se réinventer.

(Photo: HEMIS/Alamy Stock Photo)
(Photo: HEMIS/Alamy Stock Photo)

LAT08_APRES_PQ_bandeau1Rajeunir le parti

En mars 2015, le candidat à la direction du PQ Pierre Céré avait suscité un malaise parmi les 350 militants venus assister à un débat des candidats à l’Université Laval. En voyant que le parterre était encore une fois rempli de têtes grises, il n’avait pu se retenir : « Qu’avons-nous fait pour que nos enfants et petits-enfants ne soient pas avec nous aujourd’hui ? » avait-il lancé, avant d’affirmer que les jeunes voient le PQ « comme un vieux parti ». Pierre Céré attribuait entre autres à la charte des valeurs défendue par le gouvernement Marois l’impopularité du parti chez les 18-34 ans.

Quel est l’âge moyen des membres ? Le parti n’a pas de chiffre officiel, mais selon son président, Raymond Archambault, « c’est assez âgé ». « L’année dernière, c’était autour de 60 ans. » Dans les intentions de vote, le PQ domine uniquement chez les baby-boomers.

Les jeunes s’impliquent dans Québec solidaire (QS), Option nationale (ON) ou hors de la politique, notamment dans les groupes communautaires et les ONG. Raymond Archambault espère que le rapprochement que tente le PQ avec QS et ON aidera à rajeunir la base militante. « L’ouverture aux autres partis souverainistes, c’est ça qui peut nous apporter un renouvellement. C’est essentiel pour la cause que défend le Parti québécois et pour la suite des événements », dit-il, ajoutant qu’il constate un mouvement des jeunes d’ON vers le PQ depuis un an.

LAT08_APRES_PQ_bandeau2Clarifier l’échéancier référendaire

Il aura suffi d’un poing levé par PKP et d’une ambiguïté sur la date d’un référendum advenant une victoire du Parti québécois lors des dernières élections, en 2014, pour faire déraper la campagne de Pauline Marois. En 2018, les stratèges péquistes ne veulent pas rejouer dans le même film. « Il faudra être clair. Le chef, quel qu’il soit, devra dire s’il y aura un référendum ou pas », affirme un dirigeant du parti qui a requis l’anonymat, parce qu’il n’est pas un porte-parole officiel.

CHIFFRES_PQLes membres du PQ souhaitent voir naître un pays le plus rapidement possible, mais l’appétit pour un référendum est faible dans la population, selon les plus récents sondages. S’il veut mobiliser ses troupes, le chef doit faire avancer le projet ; mais s’il insiste trop, ses chances de prendre le pouvoir diminuent.

Le dilemme « référendum ou bon gouvernement » tenaille le parti depuis des années, affirme Jean-Herman Guay, politologue à l’Université de Sherbrooke, et ça n’a rien à voir avec le chef. « Le message est plus problématique que le messager », dit-il. Selon sa lecture de l’électorat depuis 15 ans, le prochain chef a davantage de chances de devenir premier ministre s’il ne met pas la souveraineté au centre de sa stratégie électorale. « Il devrait promouvoir une forme de nationalisme à court terme et travailler pour la souveraineté sur le long terme », explique-t-il, conscient que pour bien des membres, cela signifierait de ne pas voir le pays de leur vivant, ce qui pourrait amener des frictions avec un chef qui choisirait cette voie.

Jonathan Valois, ex-député de Joliette et président du PQ de 2009 à 2011, reléguerait carrément à la toute fin du programme l’article 1, qui définit la marche vers la souveraineté. « On ne peut pas embarquer la population vers un référendum si elle n’en veut pas », dit-il, souhaitant que le PQ travaille à faire avancer le projet différemment à court terme, notamment par une assemblée citoyenne qui élaborerait une constitution pour le Québec. « Il faut d’abord mieux définir notre projet. »

LAT08_APRES_PQ_bandeau3S’adapter à la présence de Justin Trudeau

(Photo: J. Wright/PC)
(Photo: J. Wright/PC)

La victoire de Justin Trudeau a modifié le paysage politique, même au Québec, estiment les stratèges péquistes. La prise du pouvoir par un politicien d’une jeune génération semble plaire à l’électorat, qui cherche de nouveaux visages. « Couillard, Pierre Karl et Legault font vieux à côté de Trudeau », observe un organisateur du PQ, qui pense qu’un chef plus jeune pourrait aider le parti à se démarquer. Le clan Cloutier joue d’ailleurs à fond cette carte, comme en témoigne la photo de famille utilisée sur Facebook pour lancer sa campagne.

Le mouvement souverainiste devra aussi s’adapter à la popularité de Trudeau chez les 18-34 ans, qui sont pour une bonne part à l’origine de la victoire de celui-ci. « Pour eux, le Canada de Trudeau, c’est cool, dit Jonathan Valois. Élaborer un argumentaire souverainiste moderne pour lui répondre sera un défi important. » L’ancien président du parti affirme que la bataille s’annonce féroce. « Le PQ devra être inspirant et fier de son option, et pas seulement jouer défensivement », dit-il.

Le danger est réel, selon Jean-Herman Guay. « On le voit depuis une quinzaine d’années, les plus jeunes sont moins souverainistes que leurs parents. Il y a un risque que la prochaine génération soit farouchement fédéraliste. »

LAT08_APRES_PQ_bandeau4Se faire connaître

Pierre Karl Péladeau était un chef polarisant : on l’aimait ou on ne l’aimait pas, mais sa notoriété était indéniable. Il attirait l’attention, première qualité d’un chef qui peut ensuite tenter de faire passer son message. Quel qu’il soit, le prochain chef du PQ ne fera pas partie du star-system québécois. Il devra donc se faire connaître du plus grand nombre. Et même si les élections sont dans un peu plus de deux ans, il s’agit d’un délai relativement court pour faire pénétrer ses idées dans l’opinion publique.

LAT08_APRES_PQ_bandeau5Accélérer la révolution technologique

LAT08_APRES_PQ_CELLULAIRELa modernisation des outils technologiques du parti a été lancée par Péladeau, et le prochain chef devra poursuivre dans cette voie. Depuis un an, des employés du parti se sont rendus à l’étranger, notamment aux États-Unis, pour voir ce qui se fait de mieux comme bases de données et comme logiciels de gestion des membres et des bénévoles. L’entreprise américaine NationBuilder, spécialiste dans ce domaine, participe à la modernisation de Gestion PQ, le cœur du système informatique du parti depuis quelques années.

Les ingénieurs de Facebook ont aussi été consultés pour améliorer les échanges avec les partisans sur les réseaux sociaux. Les électeurs sont aujourd’hui avant tout des consommateurs, qui magasinent leur formation politique. Pour les attirer, les partis doivent cibler leurs messages et, donc, connaître leurs intérêts et leurs passions. « La clé, c’est la bataille technologique. On était en retard, mais ce n’est plus vrai. On s’améliore rapidement », dit une source au sein du parti.

Ces outils vont également faciliter le financement, ce qui aidera le PQ à rembourser sa dette de 1,5 million de dollars. En adaptant le message du parti aux intérêts des militants, il est possible de solliciter de petits dons en fonction de l’actualité politique.

LAT08_APRES_PQ_bandeau6Que faire avec Québec solidaire ?

(Photos: P. Roussel/Agence Québec Presse (haut) et J. Boissinot/PC (bas))
(Photos: P. Roussel/Agence Québec Presse (haut) et J. Boissinot/PC (bas))

Le parti de Françoise David et Amir Khadir est en croissance depuis sa naissance, il y a 10 ans. En 2014, il a récolté 7,6 % des voix — principalement aux dépens du Parti québécois. Dans les plus récents sondages, il oscille entre 10 % et 14 % des intentions de vote. Tous les péquistes interrogés affirment qu’une alliance quelconque doit se matérialiser afin de déloger le gouvernement libéral.

La direction de QS regardera attentivement la course au PQ. « J’ai toujours dit que la présence de M. Péladeau, malgré le respect que je lui dois, nous posait d’importants problèmes, explique Françoise David. Son départ donnera une couleur différente à la discussion. Il faut être capable de réfléchir et de s’adapter à la conjoncture. »

Françoise David ajoute toutefois que QS n’a pas l’intention de se saborder, et qu’il y a des problèmes majeurs qui ne tiennent pas uniquement au chef en poste. « On porte des valeurs différentes et on ne fera pas de compromis sur nos idées », dit-elle, en citant l’ambivalence du PQ à propos de l’exploitation du pétrole, son « obsession » à maintenir l’équilibre budgétaire et la charte des valeurs, notamment.

Par contre, si le PQ se déplaçait vers la gauche pour se rapprocher de QS, cela pourrait ouvrir la voie à la CAQ de François Legault, plus au centre de l’échiquier politique. « Les péquistes sont à gauche à Montréal, mais un peu plus à droite en région », dit un organisateur du PQ.

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(Photo: P.-Y. Carbonneau-Valade/Agence QMI)
(Photo: P.-Y. Carbonneau-Valade/Agence QMI)

Dynamiser le PQ

La précédente course à la direction n’a pas permis de faire le plein de membres. Au déclenchement, ils étaient 60 000. À la ligne d’arrivée, en mai 2015, huit mois plus tard, ils étaient 71 800. Un chiffre qui a légèrement fléchi depuis un an. Les candidats n’ont pas réussi à susciter un enthousiasme au-delà du cercle déjà acquis à la cause. La victoire prévisible de Pierre Karl Péladeau pourrait avoir nui au recrutement, mais ce chiffre demeure tout de même loin des 140 000 membres qui ont voté lors de la course remportée par André Boisclair en 2005.

« Il faut animer le parti, il faut que ce soit attrayant de participer au débat d’idées », affirme Jonathan Valois. Trop souvent, le PQ freine la participation spontanée à cause de sa structure rigide, qui exige des membres de s’impliquer dans leur association de circonscription pour faire cheminer leurs propositions. « Il faut ouvrir les portes et mettre l’individu au centre du parti. Avec les nouvelles technologies, ce doit être plus simple que jamais de s’impliquer », dit Valois.

À la direction du parti, on y travaille déjà, affirment différentes sources. La notion de supporters pourrait voir le jour au prochain congrès du parti, prévu en juin 2017. Sans être membres, ces partisans auraient « un espace », dit-on, pour intervenir plus facilement dans l’élaboration du programme et la vie du parti. Il n’est toutefois pas question, comme au Parti libéral du Canada, de remettre en doute l’existence de la carte de membre.

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41 commentaires
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Il faut « ré-enchanter » nos gens.
Nous leur proposons l’indépendance qui est, il faut l’admettre, une notion bien abstraite.Chaque indépendantiste, chacun de nous, quand nous parlons d’indépendance, plus ou moins consciemment, nous nous formons une idée de ce nouveau pays Québec. Mais cette notion de pays Québec demeure un exercice personnel, individuel. Pourquoi ne pas en faire un projet national ? Pourquoi ne pas demander aux Québécois de définir le pays dont ils rêvent ? Pourquoi ne pas demander à la nation québécoise de créer l’état qu’elle veut pour elle-même ? Pourquoi ne pas lui confier le projet. le grand projet, de son avenir ? Un projet qui touche tout le monde : jeunes et vieux, intellectuels et ouvriers, gauchistes et droitistes, hommes et femmes.
Nous préférons leur parler de « référendum ». Nous avons fait du référendum, qui doit servir lors de l’aboutissement d’un projet, le fer de lance de notre action. Le référendum, de simple outil démocratique, devient le but de notre existence. Plutôt que de demander aux gens de définir le pays dont ils rêvent, nous leur demandons s’il veulent oui ou non d’un référendum et quand ? De là, je pense, le désenchantement que nous constatons tous.,

Et si les gens ne veulent pas répondre à cette question, tout simplement parce que ça ne les intéressent pas du tout !!!!! Les gens ne veulent pas d’ un pays , ils en ont déjà un !!!!!!!! Depuis 1867 l’ Acte de l’ Amérique du Nord Britannique, la confédération ; ça ne vous dit rien le Canada ?

Un pays dont la majorité anglo-saxonne est mal à l’aise à reconnaître notre lanque, notre culture et tout ce qui nous distingue d’elle, bref une anomalie in one great nation coast-to-coast, et qui résiste encore à son assimilation à la majorité. Canada, un pays qui ne nous ressemble pas.

Et vous allez sûrement fêter le 150ième l’an prochain en buvant de la Molson «Canadian», n’est-ce pas?

Un pays dont les Premiers ministres ont été des Québécois au cours de 36 ans sur les derniers 47 ne vous ressemble pas? Quelle sottise.

M’identifier à Pierre Elliot Trudeau et ses valets Jean Chrétien et Marc Lalonde qui ont voulu que le Québec reste bien tranquile dans le carcan fédéral??? JAMAIS!

On se croirait revenu dans les années ’50 ou ’60 tellement ce genre de discours est ringard et désuet.

De grâce, venez nous joindre au XXIe Siècle Claude. Vous verrez, c’est une époque pleine de promesses et où les Canadiens-Français ont su prendre leur place et de belle façon et ce, à l’intérieur de notre beau et grand pays, Le Canada.

Canadiens-Français? Ça, c’est une désignation des années ’50 ou ’60 dont vous faites allusion et il y a belle lurette que les Québécois se sont affranchis d’être les French Canadian pea soup.

Comme je l’ai déjà écrit concernant les fédéralistes québécois, ils sont soit naïfs, soit résignés. Vous pouvez continuer à y réver à votre Canada bilingue. It won’t happen in a million years.

@ Claude Perras le 30 mai 2016 à 14 h 11 min:

« et il y a belle lurette que les Québécois se sont affranchis d’être les French Canadian pea soup… » (sic)

« Pea soup »??? QUOI??? De l’Anglais??? Oh horreur!!!

Anyway, vous venez, juste dans une seule phrase, de nous confirmer que les Québécois (ou Canadiens-Français…) peuvent parfaitement s’épanouir et se développer à l’intérieur de notre beau et grand pays, envié de toute la planète, Le Canada!

Si les habitants de la province de Québec étaient des porteurs d’eau et/ou des subalternes à une certaine époque, ils en sont les principaux responsables. Ils n’accordaient presque pas d’importance à l’éducation et à l’instruction et laissaient à l’Église le soin de leur dicter leur ligne de conduite. Nos frères les Anglais n’y sont pour rien.

Y’en a marre de toujours blâmer les autres pour ses propres déconvenues.

Monsieur Perras, il y a plus de 1.2 millions de franco ontariens, une populace d’un demi million à Winnipeg, 360,000 en Alberta et 110,000, Colombie Britannique sans compter les français du Nouveau Brunswick, comment les appelez vous ceux-ci. Bien entendu la langue française appartient qu’au québécois. Vous être rétrograde et fait partie de cette vieille garde péquoiste qui s’est arrogé du « fait français » au Canada.

À François 1. Je n’ai rien contre les Canadiens-Anglais. J’en compte de nombreux amis et ils ont droit d’avoir un pays eux-aussi.

À Roger Wentworth. La réponse à votre question est qu »il y a des personnes au Canada qu’on désigne Francophones en situation minoritaire et qui occupent une grande partie du travail du Commissaire aux langues officielles (on se demande bien pourquoi) et il y a des Québécois qui constituent la seule masse critique de parlant français en Amérique du Nord.

Vous oubliez « Qu’est-ce qu’on gagnerait à être souverain au lieu d’être Canadien » moi je vois que quelques uns aimeraient avoir le pouvoir, ne pas se forcer à parler l’anglais, y a t il autres choses de profitable pour les Québécois à part que devenir encore plus pauvre?

Il n’est pas question de forcer mais de faire comprendre que la langue anglaise est au centre de plus de 60% des travailleurs au Québec. L’anti-anglo tient ces racines sur des événements survenus au 17e et 18e siècle, les français étant aux prises avec le clergé catholique qui menait la barque et les conservaient dans la plus grande ignorance.

Si la majorité des alophones sont en mesure de parler trois langues lorsque ce n’est pas quatre et que le Québec a la chance d’avoir 350 millions d’anglophones (immersion) pour apprendre la langue anglaise est hors de tout sens commum.

La question d’assimilation, ce n’est que de la foutaise, il y a plus de 320,000 francophones en Alberta et leurs enfants parlent le français en très grande majorité. L’éducation, ça se passe à la maison. Mon père était Britannique mais sa mère était Bretonne, il exigeait que l’on parle en français à la maison parce que nous étions à Ottawa, dans un contexte anglophone. Il en est de même pour tout(e) mes cousins et cousines qui étaient tous en Ontario et aux États-Unis (ma mère était franco Ontarienne dont la famille était de Ottawa et Windsor).

Le fait de rapatrier les impôts du Canada au Québec ne permettra pas au Québec de mieux s’organiser, bien au contraire, toutes les entités fédérales devront être remplacés par des entités québécoises. Le 34% des transferts sous toutes formes (subventions, péréquation, programmes conjoint d’infrastructures etc) provenant du Canada dépasse les 28% que la population du Québec paye au fédéral. C’est une réalité qui est la même depuis 60 ans et plus, en 1976 lors de la prise de pouvoir par le PQ, la proportion était de 29% reçu du fédéral par rapport aux 23% payé au fédéral. En dollars de 2014 cela représente 7.1$ milliards de plus pour le Québec.

Ce ragottage que les autres provinces payent qu’un seul impôt et que tout va au fédéral est le plus grand mensonge mais la presque totalité des québécois la prends comme vérité. Hors s’il n’y a qu’un seul RAPPORT D’IMPOT pour les autres provinces, les rapports de chaque province est différent et un addenda est inclus au rapport du fédéral selon leurs propres termes et conditions. Le fédéral ne fait que recevoir l’argent qu’il remet par la suite aux provinces, sans plus. Le ministère du revenu du Québec a couté plus de 375$ millions en 2014, une dépense carrément inutile.

Que dire de la dette faramineuse du Québec qui est plus de double par citoyen que celle du Canada. Sans les apports du fédéral, le Québec serait encore plus dans la dèche qu’il ne l’est présentement.

Les discours du PQ est strictement basé sur les « émotions » et rien de concret comme l’économie par exemple. La dette sous les gouvernementn du PQ représente 80% de la dette québécoise actuelle en terme de PIB selon Pierre Fortin, professeur émérite de sciences économiques à l’UQAM. http://www.lactualite.com/lactualite-affaires/chronique-de-pierre-fortin/dette-du-quebec-rien-ne-justifie-la-panique/ et ce après les grands travaux d’infrastructures scolaires, hospitaliers, autoroutes. Le projet de la Baie de James au coût de 14$ milliards (en 1970) fut financé par le biais de bons sur 20 et 30 ans à 3.6% et 5.1% respectivement.

» Les discours du PQ est strictement basé sur les « émotions » et rien de concret comme l’économie par exemple. »
Puis-je vous suggérer une lecture sans préjugé à prioris
du livre suivant :
Jacques Parizeau, La souveraineté du Québec, hier, aujourd’hui et demain,

On y parle du plan 0?
De la cage à homards?
Du discours le soir de la grande défaite?
De la traîtrise de Parizeau ( et de beaucoup d’autres députés et ministres péquistes!!!) envers René Lévesque lors de son 2e mandat (du jamais vu dans l’histoire!)?
Des énormes déficits du PQ lors de leurs règnes?

Je ne parle pas d’un seul homme qui est économiste mais bien de l’ensemble des personnes du mouvement séparatiste. De plus combien de copies a t’il vendu.

Vous devriez vous souvenir que ce Parti a changé sa chanson de Parti de la souveraineté pour « un bon gouvernement et ce dès l’élection de 1984 qu’il a perdu d’ailleurs. Leur chantage commencait déjà à perdre des plumes à l’époque, les citoyens ayant vu leurs taux d’imposition augmenté en flèche.

Il est dit en sciences sociales depuis au moins 150 ans que lorsqu’un Parti n’a rien à offrir il se lance dans de grands discours attenant aux émotions que sont l’appartenance, la couleur, la race, la religion et quoi d’autres.

Le discours des années 50 (sous le RIN de monsieur Bourgault) jusqu’aux années présente est strictement un discours radiste. Selon votre âge vous devriez vous souvenir du « les m…. Italiens viennent prendre nos jobs » puis ce fut les Grèques, puis toutes les autres communautés ethniques jusqu’aujourd’hui.

C’est Toronto et Ottawa qui ont vu migrer les citoyens du Québec vers la province d’Ontario. Les migrants ne veulent pas venir au Canada que pour ne parler que le français mais bien apprendre l’anglais qu’ils reconnaissent comme langue incontournable pour les études supérieures et de prospérité économique. Il est clair que les québécois n’ont toujours pas compris. Selon Statistiques Canada Montréal dénombrait que 14% de personne (véritablement) bilingue.

S’il y a un endroit sur cette planète où l’on décrèche le plus la langue française c’est bien au Québec, suivis de la Frannnnce. J’ai vécu 8 années en terre africaine où le français, langue seconde, est parlée impeccablement !

Ne parlent-on pas encore de québécois DE SOUCHE dans le discours de très nombreux citoyens séparatistes. Il faut se regarder dans le mirroir avant ce cracher sur tout ceux qui ne sont pas DE SOUCHE.

Que faudra t’il pour que les escarmouches des années 1600 et 1700 cessent de venir hanter les québécois. Si le Québec était demeuré entre les mains de la Frannnnnce, les québécois serait des américains tout comme ce fut le cas pour la Nouvelle Orléans qui couvrait tout le territoire entre la rivière Mississipi et les Rocheuses. Pensez vous vraiment qu’il y aurait encore un francophone au Québec ?

Pierre Céré fait une bonne lecture du PQ idem pour une bonne majorité de québécois qui abonde dans le même sens. Même discours de mon oncle dans la bouche d’une jeune génération ne fera guère mieux. Le PQ toujours face à ses démons de remettre aux calendes grecques l’autopsie des dernières années face aux virages nombreux de son option sans toutefois leur permettre de gagner du terrain. Il faut aussi la sempiternelle présence de l’establishment du parti qui dicte encore la destinée de celui-ci et qui encore une fois se range derrière un candidat et y met tout son poids dans le but d’éviter une vraie course et enfin s’apprivoiser le programme et la vision de chacun d’entre eux sans se faire dicter la marche à suivre. On a pas fini d’en parler et je crois que le livre de Pierre Céré ne sera pas bienvenu au sein du rang péquiste, à moins que quelqu’un se lève parmi la députation et affirme que plusieurs le pensent mais osent à peine effleurer le sujet. Face à un mur, n’est jamais aussi vrai.

Et si Pierre Céré vait tout faux?.
Le parlementarisme à la britannique ne permet pas à un parti d’être ouvert aux autres partis. À moins de vouloir disparaître. Et je serais prçet à gager que M. Céré le sait bien. Et les membres de QS le savent fort bien Coalition oui alliance, il ne faut pas y penser. Le système ne le permet pas.
M. Céré est-il péquiste? M. Céré est-solidaire? Lui seul le sait.
Et quant à la course, elle ne fait que s’amorcer. Peut-être nous réservera-t-elle des surprises?
Les Cassandre, vous savez….

Le PQ devrait se saborder pour le bien-être de tous les Québécois.

Si, après 50 ans de discussions, t’as pas été capable de convaincre ton entourage de la justesse de tes arguments, peut-être serait-il temps de passer à autre chose?

Qu’on nous laisse la paix avec cette idée dépassée d’indépendance du Québec. Les séparatistes veulent nous avoir à l’usure sans jamais démontrer ce que serait leur Québec devenu pays. Moi je ne ne veux pas vivre leur Grand Soir.

Tiens, vous voilà de retour. Évidemment, il est question d’un parti de l’opposition.
Bien silencieux depuis une semaine alors que les journalistes, que vous admirez tant, dévoilent le laxisme et du gouvernement libéral actuel et de son chef.
Je dit « gouvernement libéral actuel » car pour juger de l’importance d’un parti, il faut tenir compte de son
histoire dans le temps.
On doit au parti libéral de grandes réalisations, débutant avec la révolution tranquille jusqu’aux réalisations de Robert Bourrassa.
Mais, la réciproque est vrai pour le parti Québécois présentement à l’opposition.
D’ailleurs, à travers son histoire, vous devrez reconnaître que souvent les figures marquantes du parti Québécois avaient quitté les rangs des Libéraux.
Nous devons aussi aux gouvernemts péquistes de grandes réalisations qui façonnent le Québec moderne.
Assurance automobile, commissions scolaires liguistiques, caisse de dépôt, défense de la langue française, administration rigoureuse.
Bien sûr, il y a l’option souverainiste que vous avez bien du mal à faire passer entre vos amygdales.

Mais ce dossier, mené à terme ou pas, est un rempart contre une assimilation dans un Canada dont de grandes portions nous regardent de haut.
Même le très libéral Robert Bourassa le comprenait. Souvenez-vous de sa déclaration :
« Le Québec est aujourd’hui et pour toujours une société distincte, libre et capable d’assumer son destin et son développement ».

Assumer son propre développement, certains croient pouvoir le faire au sein du Canada, d’autres en dehors de ce même Canada.
Aucune des deux options est méprisable.

Caisse de Dépôt??? Elle a fêté ses 50 ans en 2015 non???…

Le PQ était donc au pouvoir en 1965? Savais pas… Pourriez-vous SVP nous fournir vos références? Je suis toujours intéressé par l’histoire et à l’affût des correctifs. J’attends de vos nouvelles avec espoir Pierre. car tout ce que je trouve ne correspond pas avec votre interprétation:

« La Caisse de dépôt et placement est appelée à devenir l’instrument financier le plus important et le plus puissant que l’on ait eu jusqu’ici au Québec. […] Les millions, et les milliards à la longue, qu’elle administrera devront aussi servir au développement économique du Québec. »

Jean Lesage, 9 juin 1965

TOUS les partis politiques ont réalisé de belles et grandes choses pour la province de Québec et la liste des réalisations péquistes que vous nous soumettez et dont vous semblez être fier prouve HORS DE TOUT DOUTE que de grandes choses sont parfaitement possibles À L’INÉTRIEUR DU CANADA. Et qui plus est, notre beau et grand pays, Le Canada a PARTICIPÉ fortement à ces réalisations.

Merci Pierre encore une fois d’affermir nos convictions fédéralistes.

Keep-up the good work!

Le Parti péquoiste n’a pas inventé l’assurance automobile, il a tout simplement suivis la tendance de l’époque qui était déjà en place en Ontario et aux États-Unis, i.e. le « no fault ». Défense de la langue française, comment expliquez-vous que plus de 55% d’année en année des étudiants se présentant à l’examen de français pour devenir enseignant ne passent la note de 50%, allo, la terre à monsieur Grégoire.

La création des Commissions scolaires linguistiques n’avait que pour seul but d’écraser le système scolaire anglophone selon le nombre d’étudiants. Hors ce ne fut pas le cas puisque ce n’est pas une façon honnête ni intègre de faire les choses et le PQ s’est fait débouté en Cour suprême pour ses nombreuses frasques (alors que la Cour Suprême de cette époque avait 5 juges sur 9 qui provenaient du Québec).

Le Québec se retrouve aujourd’hui avec un système scolaire français pourri jusqu’à l’os où les bâtiments et les équipements datent de l’ère Romaine et tombent en décripitude avancée alors que sous le régime anglais, les écoles ne manquent de rien, les bâtiments ont été entretenu convenablement.

Il s’agit tout simplement d’une bonne administration et non d’une administration où il faut embaucher le plus de « petits namis » que possible dans un capharnaüm et tour de Babel ou il y a une multitude de petits barons locaux qui font leurs propres lois. Ce n’est pas en faisant des refontes de l’enseignements aux cinq ans que l’on peut s’y retrouver.

Conclusion? Québécois, votre salut est dans l’acceptation du régime anglais au Canada. Regardez tout ce temps perdu depuis le rapport de Lord Durham en 1840. Pourquoi s’acharner à être différents des autres Canadiens alors que la vie serait tellement plus facile if we lived in one country, one nation,one language.

« Régime Anglais du Canada… ».

Si mes souvenirs sont exacts, il y a eu plus de Premiers Ministres Canadiens venant de la province de Québec que n’importe où ailleurs au Canada non?

Monsieur Perras, il ne s’agit aucunement de vivre sous une seule langue mais je ne vois pas la nécessité d’embellir de désastre du PQ depuis 40 ans. 80% de la dette du Québec, ce n’est pas une cueillière de suc mais bien de sel et les maux d’estomac ne sont pas terminés.

Les québécois se sont fait embarqué sous un discours relatant la bataille des plaines d’Abraham, non mais y a t’il plus important à dire que de radotter à ce point.

Vous conviendrez qu’en tant qu’anglophone, je m’exprime bien mieux que la plupart des soi-disant « québécois de souche ». Hors si c’est le cas c’est tout simplement que mon père, britannique qui était le fils d’un britannique et d’une mère provenant de Bretagne en France parlait lui aussi en français et voulais que ses enfants connaissent les deux langues.

Il était interdit de parler anglais dans la maison puisque nous demerions à Ottawa dans un contexte anglo.

Les québécois ne parlent des anglophones que comme s’ils étaient des tas de merde et dire que les anglais font de même est carrément faux, il y en a certes, mais nous les retrouvons en Alberta, aussi séparatiste que le Québec et les vieux de la vieille (j’ai 64 ans, ils sont donc plus vieux que moi).

Il y a plus de citoyens bilingues à Ottawa qu’à Montréal alors que cette dernière dénombre trois fois plus de citoyens.

Il faudra bien que les québécois sortent de ce carcan péquoiste car ils sont entrain de manquer le train depuis plusieurs années. Allez consulter les données sur le nombre de sociétés européennes qui installent leur siège social nord américains à Ottawa et Toronto au lieu de Montréal.

Ce n’est pas une surprise puisqu’ils sont au Canada pour faire des affaires avec les États-Unis et ne peuvent trouver du personnel suffisamment bilingue au Québec pour y parvenir.

J’ai aidé des amis de Toronto à ouvrir une succursale de leur entreprise à Québec, nous avons dû aller chercher du personnel au Nouveau-Brunswick pour combler les postes qui exigeaient les deux langues, du « shipper en passant par les comptes payables et recevables, le département du crédit, le marketing et les ventes et bien d’autres. Ce n’est tout simplement pas normal. Si les québécois n’ont pas encore compris l’importance de la langue anglaise, l’ensemble des européens, eux, l’ont compris depuis quatre décennies. Cela ne les empêchent nullement d’apprendre le français et conserver leur langue native.

Alors que les européens n’ont pas la chance comme les québécois d’être entouré d’une masse anglophone, ils arrivent au Québec avec une bien meilleure connaissance de l’anglais. Ce n’est pas normal, mais c’est dû au PQ dont la Marois a dû cracher le morceau lors de son dernier passage au pouvoir, 40 ans de magouilles sur le dos des étudiants qui se sont fait floués et autres citoyens qui aujourd’hui vivotent au gré des conneries du PQ.

À Wentwort Roger. Le 15 novembre prochain, ce sera le 40ième anniversaire de la prise de pouvoir par le Parti Québécois. Si vous faites le calcul depuis ce moment historique, vous verrez que le Parti Québécois a été au pouvoir pendant un peu moins longtemps que le PLQ, soit 19 années versus 21 années. Depuis 2003, le score est 1,5 année PQ versus 11,5 années PLQ.

Et vous me dites que si le Québec selon vous est dans la dèche, toute la faute revient au PQ? N’y a-t-il pas là exagération?

Concernant les Canadiens-Anglais, je ne les considère pas comme des «tas de …..». Comme je le mentionnais à votre acolyte anti-PQ François 1 dernièrement, j’en compte de nombreux amis et je crois qu’ ils ont droit d’avoir un pays eux aussi.

Vous répétez que les travailleurs québécois devraient pouvoir parler anglais et je répète ma question: sur les 4 millions de travailleurs québécois combien selon vous devraient pouvoir parler anglais?

À mon humble avis Messieurs Castonguay et Lacroix, il n’ y a pas 7 chantiers pour le prochain chef ! En effet , il y en a qu’ un seul , c’ est à dire de faire du Québec un pays !!!! Le reste c’ est de la substance partisanne qui se défend bien lors d’ élections normales ! Faire du Québec un pays ça prend un projet étoffé, un bilan des infrastructures, un budget de l’ an un, une monnaie, ect… Ce qu’ aucun chef de ce parti n’ a réussi à mettre sur la table depuis 50 ans et ce ne sera sans doute pas un jeunnot ou une avocate sans aucune expérience nationale et internationale avec un leadership à peine mesurable qui vont réussir à mobiliser au moins 55% des électeurs !!!

Soyons réalistes un peu messieurs les journalistes; le PQ n’ existe que pour l’ indépendance; alors qu il prenne leur courage à deux mains et qu’ il dirige systématiquement leurs énergies vers cet objectif ou bien qu’ il se sabote tout simplement !!! Si Lévesque, Parizeau, Bouchard et Landry n’ ont pu le faire; alors croyez-vous sincèrement sans rire que Cloutier, Hivon ,Lisée vont réussir !! Fini de jouer du violon et passons à l’ action une fois pour tout !

En plus , on vient d’ apprendre à l’ instant que Martine Ouellet la reine des verts qui devrait être à Québec Solidaire vient d’ embarquer dans la lutte ; si l’ on peut appeler cela une lutte !!!!! Dite-moi est-ce sérieux ?

Oui c’est sérieux et en tant que fédéraliste convaincu, elle trône en tête de mes espoirs tout juste devant l’imbuvable Lisée.

Vous ne suggérez pas de revoir le programme souverainiste, alors que le monde a changé complètement. Il faudrait que l’on cesse de jouer à l’autruche.
Alors que du temps du « Option Québec » de René Lévesque, les pays colonisés d’Afrique et d’Orient accédaient les uns après les autres à l’indépendance dans l’enthousiasme et que certains québécois pouvaient à bon droit se sentir « humiliés » par l’ancien colonisateur britannique, tout cela a disparu. Les relents de la colonisation ne sont plus là, le racisme d’État s’est échoué sur les berges de l’Afrique du Sud, et les canadiens anglais d’origine britannique arrogants et unilingues, ne sont plus qu’un souvenir.
La mondialisation, l’ouverture des marchés, l’internationalisme, le fédéralisme sont devenus des enjeux moraux et politiques centraux, non seulement en Europe mais au Moyen-Orient, en Amérique Latine, en Asie, alors que le nationalisme, la discrimination ethnique, l’État théocratique, le protectionnisme outrance sont devenus des obstacles ou des menaces à la paix et au bon gouvernement.
Au PQ, depuis des décennies, ces questions ne sont pas franchement abordées, et ce n’est pas par quelques exercices d »une « conversation démocratique » médiatisée et animée par quelques amuseurs publics que l’on avancera.

» la discrimination ethnique, l’État théocratique, le protectionnisme outrance sont devenus des obstacles ou des menaces à la paix et au bon gouvernement. »
Mais où diable voyez-vous ça chez les péquistes ?
Surtout quand vous craignez que le Québec devienne » un état théocratique « ,
Si je me souviens bien, c’est la ministre péquiste Pauline Marois qui a mis fins aux commissions scolaires religieuses (ex.: Commission de écoles catholiques de Montréal, la CECM) par les commissions scolaires liguistiques.
Pour ce qui est de l’ouverture sur le monde,
Jacques Parizeau répondant aux inquiétudes des financiers américains tant qu’aux suite dans un Québec indépendant avait très bien résumé » It will be business as usual ».
Curieux cette idée qu’une fois indépendant le Québec se fermera comme une huitre.

Si c’est « business as usual »…pourquoi vouloir se séparer dites-le nous.

Je vous ferai remarquer que l’indépendance des pays africains a débuté avec l’Algérie en 1959 et s’est poursuit durant les années 60. Rien a voir avec le nationalisme québécois.

De plus vous pointez du doigt que les britanniques. Hors la France possédait plus de 50% des terres d’Afriques, qu’en faites vous ?

Alors que les britanniques ont laissé des pays avec des infrastructure, des écoles, des hopîtaux et ont payés pour tous les africains qui voulaient faire des études en Grande Bretagne, les fraaannnçais ont fermé la porte à tout ressortissant de leurs anciennes possession et ont laissé les pays dans un désordre administratif le plus complet, sans infrastructure, sans écoles, sans hôpitaux et quoi d’autre.

Ce n’est que lorsqu’il y eut un manque flagrant de main d’oeuvre en France qu’elle a permi aux citoyens des pays du Magreb (Maroc, Algérie, Tunésie) de s’établir en France avec des « jobs » mal payés et sous des conditions de vie qu’aucun Français n’aurait accepté.

Ce n’est pas sans raison que trente ans plus tard, la générations des jeunes magrébains ont commencé à se révolter et ce n’est qu’un commencement. Vous ne voyez pas ce genre de problème en Angleterre alors que la Grande Bretagne a accueillis trois fois plus de migrants provenant de partout sur la planète.

Si la tendance se maintient JFL va enterrer le PQ en 2018, le ramenant à un insignifiant de parti de centre-gauche.
L’expérience aura duré 50 ans et aura mené nulle part.
En noyant la souveraineté à force de refuser d’en parler, 50 ans de péquisme aura été pire pour notre peuple que la Conquête de 1759

J’opte aussi pour jean-francois Lisee « Il n’a aucune peur de dire les vrais affaires« Je deplore qu’il n’ai aucune appuit de son parti par chance il a des citoyens qui ont comme priorite de se debarrasser du parti liberal…c’a prend pas la tete a papineau.

J’ai entendu parler Martine Ouellet nouvellement lancée dans la course à la chefferie du PQ que ce parti est le plus rassembleur qui soit. J’ai voté à deux référendums soient ceux de 1980 et de 1995. Quand je vois les résultats arrivés presque à égalité, je me demande où est le caractère rassembleur ?
J’ai été témoins de divisions au sein de la masse étudiante alors que j’étais étudiant de CEGEP en 1980. J’ai souvenance de nombreuses pressions exercés à mon endroit afin de me faire prendre position ouvertement soit pour le « oui »,soit pour le « non ». Par la suite,j’ai pu observer des divisions internes au sein du PQ au milieu des années ’80. Plus tard ,avec le référendum de 1995,je n’ai pas oublié la déclaration choc de Jacques Parizeau ,sur l’argent et les votes ethniques. Si le Parti Québécois veut être rassembleur comme il le prétend,il a toute une côte à remonter.

La mondialisation financière de l’économie est une jungle qui prend des proportions de monstre. Seuls les états pourront réguler ce capitalisme financier sauvage. Voilà pourquoi, dans bien des pays, des gens, des partis politiques commencent à se dresser contre cette dictature financière.
Un Québec indépendant pourra participer activement cette oeuvre. Un Québec province devra se contenter d’observer.

Le PQ a endetté la province comme aucun autre Parti. 80% de la dette provient des nombreuses frasques du PQ et cette dette exigera cinq décennies à diminuer d’à peine 50%.

Nommez moi un PAYS qui se dresse contre l’économie mondiale ? Les plus pauvres y trouvent leur compte même si les citoyens sont mal payés, au moins ils ont un salaire.

Les québécois croient à tort que les Chinois sont tous des esclaves. Pouvez vous me dire pourquoi il y a eu près de 100 millions d’automobiles qui ont été vendu en Chine durant l’année 2014 et près de 450,000 en 2015.

Aucune de ces voitures sont d’origine Chinoise mais le montage des voitures étrangères est effectué en Chine.

Les citoyens des pays riches croient qu’ils pourront faire revenir la production chez eux ! Jamais, car les biens manufacturés dans les pays riches où les employés sont surpayés ne permettront pas la vente de produits qui deviendront ainsi beaucoup trop dispendieux.

Prenez l’exemple de la Camaro qui était monté à Ste-Thérèse. GM a fermé son industrie parce que la Camaro coûtait plus que son modèle Corvette, fabriqué aux États-Unis. Les employés dont la rémunération était à l’époque, d’une moyenne de 37$ de l’heure (incluant avantages sociaux) se sont mis en grève parce qu’ils n’en avaient pas assez !

Kenworth qui était fabriqué de l’autre côté de l’autoroute 15 a voulu faire la grève. Kenworth a fermé ses portes car elle ne pouvait plus concurrencer. C’est Pacar qui acheta Kenworth avec un congé de taxe de quinze ans de la Ville de Ste-Thérèse et une diminution des salaires de l’ordre de 23% sur une convention de cinq ans.

C’est bien beau de se taper les bretelles à 37$ de l’heure pour visser des pièces ensemble, mais faut-il trouver des clients qui pourront acheter les bagnoles par la suite.

Les employés de GM se sont tirer dans les pieds commes des milliers d’autres employés d’entreprises en Amérique du Nord et Europe et c’est la seule raison pour laquelle les grandes entreprises ont déplacé depuis 1974 leur production vers des pays où les citoyens ne croient pas qu’ils ont besoin d’une maison de 250,000$ alors qu’ils n’ont pas d’enfants, de changer de bagnole à tous les deux ou trois ans, d’aller en vacance à chaque année, de s’acheter un ski-doo et un bateau avec un VTT et quoi d’autre encore.

Ce qui est le plus cocace réside dans le fait que les Chinois ont plus d’épargne (par citoyen) que les citoyens d’Amérique du nord et d’Europe (en tenant compte du coût de la vie). Un paquet d’échalotte coûte deux cent en Chine et 1.65$ à Ottawa, et je peut vous garantir que le pacquest d’échalotte de la Chine est plus frais et beaucoup plus gros.

QS ne se sabordera pas, au profit du PQ, comme l’ex- PC (Parti progressiste-conservateur du Canada) l’a fait à Ottawa, sous la gouverne de Peter Mackay, au profit du PCC (Parti conservateur du Canada), et au sien propre, lequel n’a rien eu de progressiste pendant les dix dernières années. Faut alors penser stratégie.
Pourquoi QS et le PQ n’envisageraient-ils pas de ne pas se faire la lutte dans un certains nombre de comtés, en évaluant les chances respectives de l’un et l’autre de remporter tel ou tel comté? un comité paritaire pourrait peser, analyser et recommander aux instances décisionnelles de chaque parti. Autrement, nous risquons de souffrir encore longtemps à Québec…