Les chercheurs avouent : ils regardent les séries télé

Pour  Planète Terre, le philosophe Daniel Weinstock, la sociologue Valérie Amiraux et le médecin/auteur Marc Zaffran expliquent pourquoi ils adorent les séries télé.

Il sera question entre autres de The Wire, de Men of a Certain Age, des Invincibles, de Minuit, le soir, de Marcus Welby, de HouseTrauma, Law and Order, Taxi, 24, La petite vie, et des séries françaises.

À voir ici.

Pendant les vacances, je vous offre quelques-une de mes entrevues favorites de Planète Terre, au cas où elles vous auraient échappées.

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Et pas de West Wing? C’est une honte pour toute émission politique qui se respecte!

Lymaaan!

Tiens, on a des goûts semblables. J’ai suivi plus de la moitié de ces séries aussi. The Wire, c’est le Citizen Kane de l’histoire de la télévision!

Ce qui est formidable avec la science, c’est qu’elle éclaire les sujets les plus divers et qui semblent à première vue triviaux.

Les grilles d’analyse des divers champs disciplinaires élèvent le regard au dessus des opinions et proposent une lecture enrichie. L’analyse des chercheurs du CÉRIUM scrute les intuitions des scénaristes des séries télé qui présentent dans leurs textes et leurs images la complexité des relations humaines. L’intérêt de la démarche se situe dans l’écart qui existe entre l’opinion des spectateurs et les corpus théoriques des chercheurs.

Aussi on semble se satisfaire d’un Trauma à première vue, mais son écriture résiste-t-elle au scalpel des experts ? À l’évidence non puisque ce que l’on reproche à cette série c’est qu’elle ne colle pas à la réalité de la vraie vie. En somme, on ne se satisfait pas de marionnettes parlantes qui distillent l’imaginaire débridé d’un auteur qui fait dans l’improvisation et l’amateurisme. Alors que l’on salue la profondeur d’une réflexion qui colle aux faits sociaux comme celles des séries Wired et Mad Men.

Pourtant les spectateurs québécois saluent le contenu et la forme de la série Trauma. Les cotes d’écoute en témoignent. Serait-ce qu’on aime la télé dans laquelle on se reconnait ?

La télé comme reflet de société : confuse et brouillonne ?

Très simple les télé-séries décrivent non pas les maladies sociales du passé ou de l’avenir mais celles de ceux qui regardent .
Ils sont des miroirs débilisants on ne peut plus bas de gamme précurseurs des télé-réalités , loin de la littérature des récits des romans et des fictions .
Pour ma part je préfère les faits vécus, les émissions éducatives style César et Big Mamma, toute une histoire et spécialement les procès , les tueurs en série en couple pour constater que la plupart des tueurs en série sont des anciens militaires et les victimes des prostituées ou des fugueuses .
==Bilan : avec l’ADN depuis 20 ans tout le monde se fait prendre

Je serai curieux d’avoir leurs avis sur « Dr Grey. Leçon d’anatomie », l’indéscriptible « Trauma », ainsi que cette leçon de langue de bois qu’est « Mirador ».

Ça fait bien longtemps que la fiction audiovisuelle est analysée sous tous ses angles. C’est à ça que sert la sémiotique. Qualifier cette analyse de « scientifique », par contre, est un attrape-nigauds. En raison de la polysémie inhérente à toute fiction (surtout si elle est réussie), ça peut seulement donner lieu à une idéologie qui se prend pour une science. De la part d’un esprit borné comme Daniel Weinstock, je m’attends à festival d’overinterpretation (voir l’article d’Umberto Eco « Interpretation and Overinterpretation ») et à une herméneutique folichonne voisine de celle des censeurs de la « Femme aux bananes ».

Évidemment, les coupures en recherche dégagent plus de temps pour les loisirs et la farniente!

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