Les cinq travaux de Marois

L’année qui vient sera chargée pour le gouvernement minoritaire de Pauline Marois. Voici cinq dossiers dans lesquels la nouvelle première ministre devra naviguer avec prudence pour éviter les écueils.

Photo : Jacques Boissinot / PC

Rebâtir la confiance

La commission Charbonneau rappellera au gouvernement que l’éthique est au cœur des préoccupations des électeurs. Nouvelles règles sur le financement des partis politiques, élections à date fixe, augmentation du pouvoir du vérificateur général, plusieurs gestes peuvent être faits pour rebâtir le lien de confiance avec la population.

Asseoir sa crédibilité

Crise de la dette en Europe, ralentissement économique aux États-Unis, faible croissance du PIB au Québec… L’économie mondiale est malade et les finances du Québec risquent d’en souffrir. Or, l’équipe économique du gouvernement Marois n’est pas solide. Elle devra faire ses preuves.

Trouver un juste équilibre

Diriger un gouvernement minoritaire impose un délicat dosage de collaboration et d’affrontement avec les partis d’opposition. S’il veut présenter un bilan positif à la population aux prochaines élections, le Parti québécois devra trouver des alliés pour faire adopter des projets de loi, tout en veillant à ne pas sacrifier son programme.

Affronter Harper

Le gouvernement Marois a beau être minoritaire, il reste souverainiste. Il jouera sur les symboles, tentera de rapatrier à Québec certains pouvoirs d’Ottawa. Les résultats ne sont pas garantis. Il faut s’attendre à des relations houleuses avec le gouvernement Harper.

Respecter son programme

Nouvelle loi 101, charte de la laïcité, citoyenneté québécoise : le gouvernement Marois n’a pas fait une croix sur le volet identitaire de son programme. Un choc est à prévoir avec les partis d’opposition sur certains points, notamment l’interdiction aux adultes fran­cophones de fréquenter les cégeps anglophones.

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