Les conseils d’André Pratte aux souverainistes

Vous connaissez André Pratte. L’homme qui, presque à lui seul, de son poste d’éditorialiste en chef de La Presse, tente de doter les fédéralistes québécois d’une pensée, d’une stratégie, d’une relève. Et qui, généralement, trouve le temps très, très long.

Les souverainistes, vus par un l'intello-fédéraliste. Instructif.

Une de ses tâches ces dernières années fut d’avertir ses amis fédéralistes endormis que la menace séparatiste était bien réelle. Dès 2005 il écrivait: « le Canada est toujours à une crise près de l’indépendance du Québec ».

Attentif même aux mouvements de personnel, il écrivait en février 2010:

comme ils l’ont toujours fait, les souverainistes bougent. Ils bougent de façon convaincue, intelligente et habile, ils bougent avec l’aide d’une relève impressionnante.

Relève ? Il élaborait:

Certains estiment que l’indépendance est une idée dépassée qui n’intéresse plus les jeunes. On a dit que les départs de François Legault et de Camil Bouchard étaient des coups durs pour la chef du Parti québécois, Pauline Marois.

Peu des gens ont remarqué que le PQ est en train de s’enrichir d’une relève très forte. M. (Alexandre) Cloutier, par exemple, a 32 ans et est bardé de diplômes en droit constitutionnel. Le député de Nicolet-Yamaska, Jean-Martin Aussant, 39 ans, a lui aussi un bagage académique et professionnel impressionnant en économie et en placement. La candidate en vue de l’élection complémentaire dans Vachon, Martine Ouellet, 40 ans, est ingénieure à Hydro-Québec et militante écologiste. Où trouve-t-on l’équivalent au PLQ, au PLC, au PC?

Bon, Aussant est parti, mais il aurait pu nommer aussi Hivon, St-Arnaud, Rebello, Girard et plusieurs autres. Et il concluait que ses amis fédéralistes échouaient à la tâche d’ériger une stratégie et une équipe suffisamment forte pour contenir cette menace:

Et pendant ce temps, que font les Québécois qui croient au Canada? Les politiciens disent la même chose que leurs adversaires souverainistes (sur les querelles Québec/Canada). Les autres, confortés par les sondages, vaquent à leurs occupations professionnelles. Ils vivent dans l’illusion que le scénario de 1995 ne peut pas se reproduire. Grave erreur.

Tout est-il donc perdu pour le PQ et la souveraineté. Le vélo péquiste est-il cassé ? André Pratte n’en est pas convaincu. Dans un texte publié samedi dernier sur le site du Globe and Mail, il a expliqué aux lecteurs du Canada anglais pourquoi, malgré la propension des péquistes à se tirer dans le pied, l’avenir n’est pas nécessairement rose pour l’unité canadienne, notamment dans la relève. Il vaut la peine de le lire au complet. Voici mes extraits choisis:

Les jeunes séparatistes ont confiance en eux et ne craignent pas la séparation. Ils voyagent autour du monde pour étudier, travailler et faire du tourisme mais n’ont jamais trouvé de bonne raison d’aller à Toronto ou à Vancouver, encore moins Saint-Jean ou Régina. Pour eux, le reste du Canada est un pays étranger, avec des valeurs et une culture différente. Ils voient l’élection d’un gouvernement Harper majoritaire et le vote massif des Québécois pour le NPD comme la dernière démonstration en date du gouffre infranchissable entre le Québec et le Canada anglais […]

Les jeunes québécois entendent rarement des arguments intelligents et passionnés en faveur du fédéralisme et de l’expérience canadienne. L’essentiel de ce qu’ils perçoivent du Canada anglais est, au mieux, de l’indifférence envers le Québec et le français (voir la cérémonie d’ouverture des jeux de Vancouver). […] Pendant ce temps, la séparation est promue par leurs professeurs, par les artistes qu’ils admirent et par des politiciens brillants, jeunes et vieux. […] Pour les Québécois de moins de 40 ans, la souveraineté semble à la fois logique et naturelle, bonne pour le Canada et pour le Québec, comme Gilles Duceppe l’a souvent dit.

Alors, quoiqu’il arrive à Pauline Marois et au Parti Québécois, un très grand nombre de Québécois vont continuer à appuyer la séparation. De manière croissante, ce choix ne sera pas basé sur ce qu’ils ont appris dans les livres d’histoire mais sur ce qu’ils perçoivent comme un fait accompli: le Québec et le Canada marchent déjà sur des chemins divergents.

C’est pourquoi l’autopeluredebananisation dont des membres importants du Parti québécois sont à la fois des acteurs et des victimes depuis deux semaines le laisse perplexe. Dans son édito en ligne de ce vendredi, il conclut:

La meilleure chance des souverainistes, à court terme, c’est que survienne une crise majeure entre le Québec et le reste du pays. Alors pourrait se recréer la ferveur indépendantiste qu’on a vue après l’échec de l’Accord du lac Meech. C’est le fondement de la «gouvernance souverainiste» mise de l’avant par Mme Marois. Les fédéralistes, dont je suis, voient d’un très mauvais oeil cette stratégie d’affrontements systématiques. J’ai toutefois du mal à comprendre pourquoi certains militants péquistes s’y opposent.

Pauline Marois pourrait lire cet extrait lors de la prochaine conférence téléphonique de ses présidents de comté, et ensuite on pourrait en écouter la bande, coulée aux médias, sur le site de Cyberpresse. La boucle serait bouclée…

 

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Le seul message des fédéralistes se trouve dans « Référendum volé » de Robin Philpot et historiquement dans la série « le livre noir du Canada anglais » de Normand Lester.

M. André Pratte a fait sa marque comme défenseur du fédéralisme. S’il fallait que le mouvement indépendantiste disparaisse, du coup, il perdrait sa raison d’être.

Comme quoi, M. Pratte a réellement besoin des indépendantiste pour se donner une raison de vivre professionnelle.

Pensez-y…

Heureux de pouvoir vous lire et de plus ça me rassure pour l’avenir. Pour moi, le seul rapport que j’ai avec le Canada, ce sont les taxes et impôts qu’ils me prennent pour les gaspiller. Comme le milliard a Toronto.

Comment se fait-il qu’on ne les entende pas ces jeunes souverainistes ? Ils pourraient surement convaincre bien des québécois qu’il est possible qu’on puisse enfin se donner un pays.

André Pratte fait bien d’avoir peur.

Pourtant, s’il est si fier d’être fédéraliste, qu’il me le vende son Canada; moi, j’ai mes arguments pour un Québec souverain :
– langue différente
– institutions différentes
– écoles différentes
– Option Canada illégale en 1995
– Les commandites
– Les F-35 pendant que les transferts aux provinces manquent…

Et j’en passe et des meilleures! Et lui? Quels sont les arguments pro-Canada? Depuis le temps que je les demande, je vais peut-être finir par les lire!

J’aimerais tellement que vous reveniez comme conseillé pour Mme Marois,il y a risque d’élection à l’automne.Ce n’est pas le temps de tout bousiller,Elle a grandement besoin de vous,S.V.P

On croit à tort que l’échec de Meech a provoqué une hausse de l’appui à la souveraineté. En fait, une analyse des sondages de l’époque montre que l’appui à la souveraineté a monté avant l’échec de Meech, en anticipation de cet échec. Après, tout est revenu « à la normale » très rapidement.

Au plaisir

Je crois ce que M. Pratte avance. En plus, si Mme Marois réussit à faire avance ses dossiers, après avoir fait élire un gouvernement péquiste, comme le renforcement de la loi 101, l’adoption d’une constitution québécoise et le rapatriement de pouvoirs d’Ottawa, ça va rendre le QUÉBEC encore plus confortable dans le Canada, rendant la séparation moins attrayante. Vouloir demeurer avec ce qui va mieux est humain.

Si, au contraire, le ROC s’arque boute et ferme la porte au Québec à double tour, il pourrait bien créer les conditions favorables à la séparation de sa province francophone, revendicatrice.

S’il faut maintenant se fier aux conseils d’André Pratte pour savoir comment faire la souveraineté, les carottes sont cuites!

Je serais tentée de faire exactement le contraire de ce qu’il préconise.

Monsieur Lisée,

J’apprécie plus souvent qu’autrement lire vos billets et les extraits et citations qui les accompagnent.

Sans en faire une religion, ma préférence pour le fédéralisme,

du moins jusqu’à ce que le Québec ait payé sa dette, touvé le moyen d’éliminer ses déficits récurrents, se doit doté d’une bonne constitution, d’une loi stipulant l’égalité absolue des sexes dans les domaines privés et publics, d’une bonne charte de la citoyenneté, d’une excellente charte de la langue française, d’une bonne charte des droits, devoirs et libertés, d’une charte de la laïcité à 100% dans le domaine public et de règles et conditions d’accueil non négociables des nouveaux immigrants,

m’incite à lire vos billets, à les commenter, selon le sujet, et à répondre aux commentaires de ceux et celles, habituellement des souverainistes/indépendantistes, qui commentent mes commentaires.

Merci pour vos billets et merci pour cette tribune qui permet à un bon nombre de québécois, et même de non-québécois parfois, d’exprimer leurs points de vue quels qu’ils soient, dans le respect de chaque commentateur et de chaque commentatrice.

Correction à mon commentaire précédent :

»… dans les domaines privés et publics … » devrait se lire … dans les domaines privé et public (sans s à privé ni à public)).

Cette situation est comic, le reste du canada dort en effet aux gaz, les seuls qui semble un peut plus réveillé sont les progressiste et encore certain on une position candide que si on en parle pas, le status quo va resté.

C’est vrai que c’est réconfortant. Je ne savais pas que nous étions aussi solides, aussi forts, quasiment stratégiques, en tout cas, décidés. C’est bon à savoir. Je mets ça dans ma pipe, et je fume ;-)!

C’est parce que la stratégie du PQMarois est une stratégie minimum qui ne va nulle part et qui ne sera pas prise au sérieux.

Quand on veut un pays, on le met sur la table.Franchement, directement et sans entourloupettes. J’ai toujours détesté les manipulateurs et les ratoureux. Ils me font vomir.

Tu veux tu pays? Mets-le sur la table. Point final.

Pierre Cloutier

Monsieur Pratte a au moins le courage et l’honnêteté de reconnaître les qualités de ceux qui ne partagent pas nécessairement ses idées. Est-ce à dire qu’il n’y a pas de fédéralistes de calibre au moins équivalent? Est-ce à dire que le message fédéraliste est dépassé? Ceux qui le pensent auraient avantage à lire le collectif « Reconquérir le Canada » sous la direction du même André Pratte, où les Mathieu Laberge, Benoît Pelletier, François Pratte, Marie Bernard-Meunier et autres Jean Leclair démontrent le contraire.

Daniel Fortin

Le calibre peut exister mais le contenu est inexistant.

L’histoire de cette fédération démontre que l’on ne peut faire confiance aux anglos (orangistes) pour la survie de notre nation en Amérique.

André Pratte ne nous apprend rien, M. Lisée, quand il dit que les souverainistes bougent de façon convaincu, intelligente et habile.

Je crois me souvenir qu’une étude avait déjà démontré que le niveau de scolarité était plus élevé chez les souverainistes que chez les fédéralistes.

J’ai déjà écrit à M. Pratte pour lui dire qu’à mon avis, les souverainistes défendaient en priorité une culture, alors que les fédéralistes défendaient en priorité des actifs.

Ce qui me surprend, c’est sa question: « Et pendant ce temps, que font les Québécois qui croient au Canada? » De toute évidence, M. Pratte envoie mes lettres à la déchiqueteuse sans les lire.

Eh bien, M. Lisée, je vous saurais gré de lui transmettre la réponse à notre Don Quichotte fédéraliste: pendant ce temps, ceux qui croient au Canada font de l’argent. Il y en a même qui font énormément d’argent.

Salutations cordiales

Les lettres de M. Pratte dans le Globe and Mail sont très justes. Je les préfère d’ailleurs à ceux qu’ils publie en français dans la Presse…

Il faut également aller lire les commentaires qui sont écrits sur ses lettres par les lecteurs. Le « Quebec-bashing » y est omniprésent, et couvrant tous les angles possibles: province de quêteux, ingrats, chialeux, etc. De quoi convaincre tout souverainiste mou ou fédéraliste branleux de voter OUI la prochaine fois. Il est également intéressant comme québécois d’aller participer aux discussions, question de remettre certains faits à leur place tout en se procurant une certaine satisfaction.

C’est inévitable. Au cours des prochaines années, l’appui à la souveraineté va augmenter.

Comme le fait si bien remarquer M. Pratte, pour les moins de 40 ans, l’indépendance du Québec va de soi.

C’est plate à dire, mais d’ici 10 ans les personnes les plus âgées vont nous quitter et c’est eux qui sont contre la souveraineté du Québec.

De plus, il faut se faire des illusions de croire que l’option souverainiste peut perdre de la vigueur parce que les jeunes ne s’intéressent pas à la politique.

Les jeunes ne se sentent pas Canadiens. Ils n’ont aucun lien d’appartenance envers ce pays. Pour la plupart, leurs parents sont souverainistes et ça fait parti de leur éducation.

À un éventuelle référendum, tout le monde sera au rendez-vous, même les jeunes et ils ne voteront pas NON.

Un Québec indépendant, c’est dans pas long.

Foi de géographe et foi de géographe spécialisé
en géopolitique, (étude systématique des États
comme tels), le Canada est un CONTINENT à part
au nord des Amérique et l’État canadien est
un État post-impérial, arbitraire, unitaire
et artificiel.

Le pouvoir est complètement dans ses communications et dans l’espace continental
canadien, les communications suivent une ligne
ténue, entrecoupée de quelques espaces oekoumènes
peu habités et très distancés mais qui s’articulent peu à peu.

Si ce n’est pas le Québec,trop pusillanime,
qui mettra la clé dans la porte d’Ottawa,
d’autres viendront, du Canada anglais, et le
feront.

Ce n’est pas une question de « feelings
and emotions » mais de principes, en fait
les principes pratico pratiques qui gouvernent
forcément toute stratégie d’État. Il y en
a treize et ils sont connus depuis les temps
les plus reculés, sauf au Québec, province
d’empire transitoirement inféodée à l’État
post-impérial unitaire.

Une mentalité provinciale et une mentalité d’État ne sont pas la même chose. Dans le premier cas, c’est l’habitude de l’inféodation et de la soumission servile qui gouverne le jugement critique; dans le second, c’est l’habitude de la détermination consciente.

Ni géopolitique ni les principes de stratégie
d’État sont enseignés au Québec. Les arguments
statutaires en faveur de l’État du Québec sont
également inconnus. Pour l’apprendre,il faut
aller ailleurs, notamment en Angleterre.

Parti Québécois ou pas, ce qui doit arriver, la
fin de l’État centralisateur arbitraire et
unitaire d’Ottawa, arrivera, comme elle est arrivée en Scandinavie avec la dissolution graduelle de l’Union Kalmar.

Ce sont des choses qui prennent du temps.

Le parti québécois possède l’équipe la plus prête à assumer les fonctions de l’état. C’est un parti qui s’est formidablement renouvelé. Curieusement, il n’arrive pas à se défaire d’une image négative de vieux parti. Pourtant, le changement, il est là, préparé et tout prêt à assumer le pouvoir.
Se pourrait-il que derrière ce désir de changement exprimé par la population du Québec, tel qu’on l’a vu aux dernières élections fédérales, se cache en fait une stratégie pour que rien ne change justement ?
Par ailleurs, il est désolant de voir le PQ ainsi se déchirer sur la place publique. J’ai beaucoup de respect pour M Parizeau, mais je trouve tout à fait triste de le voir mettre des bâtons dans les roues de l’actuelle direction de PQ. Il a eu sa chance, il a eu son tour. Aux autres maintenant de travailler à leur manière. Il faut d’ailleurs éviter les stratégies ouverte du passé. On a pas à exposer notre jeux à l’avance. La gouvernance souverainiste est une stratégie redoutable, et moi aussi je n’arrive pas à comprendre ceux qui ne la comprennent pas.
Enfin !

L’indépendance du Québec ou la création de la République démocratique du Québec appartient ni au PQ, ni à QS,mais à tous les Québécois. C’est à chacun de nous de travailler à améliorer la vie autant individuelle que collective. Croire dans l’indépendance, c’est avoir la certitude que l’on se développera davantage comme nation en choisissant d’être assez responsable pour nous gouverner nous-même. L’indépendance, c’est une structure qui se doit d’améliorer le sort de ceux qui la choisissent. Une chose est certaine dans un monde moderne l’indépendance ne peut s’obtenir que par un référendum (voie démocratique) ou la révolution (les armes). Or, la principale caractéristique des Québécois c’est je crois la non-violence, la liberté (même si ceux qui mènent l’oublient- je pense à l’UNEQ). Donc, il s’agit de rendre le projet d’indépendance tellement attirant que tous voudront y mettre la main. Chacun son chemin , nous y arriverons bien, disait la chanson. Malheureusement, il faut reconnaître que les interventions d’ottawa spécialement dans le domaine de la langue et de la culture cherchent toujours à écraser la fierté des Québécois, de les empêcher de s’assurer que le Québec est et sera un état francophone. Si Ottawa a donné quoique ce soit au Québec sur le plan économique, c’est que les fédérastes avaient peur que la population suivent ceux qui préconisent l’indépendance du Québec. Il faut aussi lire un peu de son histoire . Cette connaissance nous prouve hors de tout doute raisonnable que plus ça ira moins nous serons chez nous dans le Canada. Bientôt notre poids sera amoindri avec les lois de M. Harper. Tout pourra fonctionner sans nous.

Je fus en 95 un jeune militant convaincu et bénévole pour la cause souverainiste. Mais cette option ne me rejoint plus du tout aujourd’hui. On présentait le reste du Canada comme une bande de Québec-haters méprisant et n’attendant que le bon moment pour refaire de nous des esclave. la réalité était toute autre. À vrai dire, la plupart des canadians se foutent du Québec comme nous de la Saskatchewan. Ils sont simplement blasés de nous voir toujours en empêcheurs de tourner en rond. C’est du moins ce que la plupart des anglais du ROC avec qui je me suis fait ami depuis m’ont confié autour d’une bonne bière.

Je suis parfaitement conscient du fossé (le mot gouffre est certainement exagéré) culturel qui nous sépare. Je suis aussi conscient que l’énorme dette du Québec en effraie plus d’un (dont moi), surtout avec le vieillissement de la population qui s’accentue. On aimerait savoir nos finances en meilleur état avant de se lancer dans le vide pour ne pas revenir en rampant à la porte du Canada. Les souverainistes passent leur temps à s’entre-déchirer sur la couleur avec laquelle repeindre le Titanic. On a aussi découvert qu’on peut maintenant arriver à s’exploiter nous-mêmes sans l’aide des anglais… On trouve la culture musicale Québécoise souvent bien mince et aussi souvent terne et surévaluée alors qu’on sent qu’on veut nous l’enfoncer de force dans la gorge à coup de quotas radiophoniques qui ne font que brûler les quelques succès dignes de mention.
Pendant ce temps, on regarde Montréal NOTRE métropole s’enfoncer dans la dèche et s’empêtrer dans le cauchemars administratif des villes défusionnées et l’on se dit que c’est bien peu prometteur pour l’avenir de la dite nation.
Au même moment, la droite semble de plus en plus séduisante en région et surtout à Québec où elle fait la pluie et le beau temps depuis près de 10 ans et ça nous fait froid dans le dos. On sait que le fédéralisme et l’affairisme vont de pair et ne savent mesurer leurs convictions politiques qu’en dollars, mais vous croyez qu’à la vue de Montréal, le reste du Québec s’enthousiasme en rêvant d’indépendance? On n’appâte pas des mouches avec du vinaigre…

Moi je me dis que séparé ou pas, maintenant c’est du pareil au même.

Et puis c’est quoi maintenant être québécois à l’heure de la dérive culturelle sous les flots migratoire?
Est-ce qu’être québécois ce n’est plus que de se placer en opposition à l’identité canadian?
Et est-ce qu’être canadien ce n’est plus que de se placer en opposition à l’identité américaine alors qu’en fin de compte, on partage très souvent la même [recette de] galette?
Du genre «je veux être québécois simplement parce que je ne veux surtout pas être canadian/american»?

Je suis un souverainiste déçu, et la déconfiture du PQ ne fait que nourrir mon cynisme.

Commentaire 11, Claude Pelletier.

Cher monsieur.

Si pour avoir un pays il ne faut pas avoir de dette…très peu de pays existeraient… à commencer par votre Canada, les USA…et combien d’autres.
Évidemment qu’il est préférable d’avoir payer ses dettes, mais cela n’en fait pas une condition sine qua none à la naissance d’un pays.
Bien à vous!

À Alexandre Bilodeau # 25,

Je comprends fort bien votre point de vue.

Je suis moi aussi un ancien souverainiste dans l’âme, des débuts cependant, depuis la création des États Généraux du Canada français, en 64, jusqu’en juin 85; qui a cependant déchanté au fur et à mesure que L’INTÉRÊT PERSONNEL ET LA PARTISANNERIE détournaient et dénaturaient tout ce qu’elles touchaient.

J’ai sérieusement commencé à décrocher en assistant, comme toute la population politiquement branchée du Québec d’alors, à la malheureuse et très attristante période de lynchage de René Lévesque, par son entourage politique rapproché;

lynchage amorcé peu après le rapatriement de la Constitution canadienne sans le consentement du Québec au printemps 82,

et fini de consommer par la démission de René Lévesque le 20 juin 1985.

Les requins de son équipe ministérielle étaient parvenus à le tuer.

J’ai été finalement complètement écoeuré par les manoeuvres hypocrites et de basse partisannerie du PQ et de son chef, Jacques Parizeau, dans le torpillage de l’Accord du Lac Meech,

j’ai alors complètement décroché et réalisé que je préférais nettement vivre dans une FÉDÉRATION CANADIENNE DE RAISON PLUTÔT QUE DANS UN QUÉBEC de politicailleurs et de manipulateurs intéressés de l’âme des gens.

Un obstacle que je vois avec la gouvernance souverainiste de Pauline Marois, c’est qu’elle est téléguidée. On sait le but visé, les fédéralistes aussi. Le PLQ appuiera-t-il une demande qui fait consensus dans la nation Québécoise? Il refusera en disant que ça « prépare la séparation » et ce cachera derrière cet argument pour justifier l’immobilisme et l’opposition à tout prix qui est la marque de commerce de ce parti.
Remarquez, malgré cet obstacle, je vois mal quelle autre stratégie pourrait faire avancer la souveraineté dans un avenir proche. Faut cependant être conscient de ses limitations: seul un consensus incontestable pourra prendre les fédéralistes de court. Et des consensus incontestables, il n’y en a pas beaucoup.
Il faudra bien choisir ses batailles, et le PQ, justement, a un gros problème de ce côté-là.

Monsieur René Marcel Sauvé,

Quand vous écrivez un commentaire de ce genre, vous devriez donner le lien vers votre article « L’État Optimal » et donner un lien vers un article expliquant les treize principes.

Patrice

Il me semble que les évènements actuels révèlent encore une fois qu’être souverainiste ne veut pas dire la même chose pour chacun d’entre nous.

Il y aurait peut-être lieu que chacun de nous, justement, se demande pourquoi il est souverainiste, quelles sont ses motivations.

Je vais donc commencer par le faire moi-même.

Si je suis devenu souverainiste c’est surtout parce que j’ai été complètement insulté, humilié quand j’ai pris connaissance des résultats des études faites dans les années 60, études qui ont révélé de profondes inégalités entre les « francophones » et les « anglophones » au Québec même, c’est-à-dire entre les Canadiens français et les Canadiens anglais habitant au Québec.

Comme j’étais déjà sensible au problème des inégalités au sein des différentes sociétés étant donné que je m’étais intéressé à la question des inégalités face à l’école, ce fut donc parce que je me suis dit qu’il fallait réduire ces inégalités que je suis devenu souverainiste.

La souveraineté m’est apparu comme la solution par excellence à ce problème.Tout le reste en dépendait à mes yeux.

Je le suis demeuré depuis et je pense bien le rester toute ma vie, quoi qu’il arrive.

Mais, rêver d’avoir un pays complet à nous comme on rêve d’avoir sa maison pour se sentir chez soi,ça ne me laisse pas indifférent bien sûr mais ce n’est pas ce qui compte surtout.

Ce qui compte surtout c’est d’appuyer des mesures qui sont susceptibles de réduire les inégalités et de remédier le plus possible aux injustices.

Et ce combat-là je le poursuivrai même une fois le Québec devenu indépendant, si jamais cela se produit avnt que je disparaisse de la circulation.

Mais je ne suis pas partisan pour autant de Québec Solidaire parce que je les trouve trop doctrinaires. Ils me donnent l’impression de souhaiter appliquer leur doctrine comme on suit une recette de cuisine.Et cela ça me fait peur.

Je ne suis pas un fou de l’indépendance non plus parce que je vois la souveraineté comme un projet qui doit rallier la majorité de la population et non pas comme un moyen de régler nos comptes avec nos adversaires fédéralistes.

Si ce n’est pas nous qui la faisons l’indépendance, il faut au moins mettre en place les conditions pour que les générations à venir puissent poursuivre le combat.

Il n’y pas de quoi grimper dans les rideaux et partir en peur comme certains le font.

En fait je déplore profondément ces attitudes. Elles ne font, d’après moi, que nuire à la cause.

Les évènements actuels me désolent. J’aimerais bien que tout le monde retrouve son calme et sa tête.

À Alexandre Bilodeau,

Je crois bien vous étiez souverainistes pour les mauvaises raisons. Et je crois bien que vous ne l’êtes plus pour d’autres mauvaises raisons.

Patrice

Bonjour,
Ce que Monsieur André Pratte qui, en passant est un excellent communicateur et un vulgarisateur hors pair peut y aller avec une humilité désarmante au lieu de pavoiser ! Les nationalistes québécois afin de se valoriser un tant soit peu ont toujours su se bomber le torse comme de jeunes coqs en présence de poules. Afin de se donner un peu de tonus, s’inventer des lubies comme celle que les intellectuels et les personnes instruites étaient des nationalistes. Foutaises !
Alors que partout sur la Planète, les intellectuels de tout horizon s’indignent des affres et des misères du nationalisme comme émotion dévorante qui obnubile la raison. Bien vrai qu’ici, nous vivons dans une société qui se croit distincte.
Finalement, Monsieur André Pratte fait un excellent travail de terrain en ne heurtant pas trop de front les susceptibilités nationalistes toujours à fleur de peau. Le reste du Canada dans son intelligence a appris sur le tas qu’il faut souvent laisser braire avec nos amis les nationalistes québécois qui aiment bien en très grande majorité penser par les RACINES. Ce qui tue toute réflexion en la noyant dans les émotions. Nous savons bien en tant que Canadiens Fédéralistes que, pour se faire une tête et savoir réfléchir, il faut prendre ses distances des émotions dévorantes afin d’être objectif et être capable d’avoir de la perspective, ce qui fait cruellement défaut chez la gente nationaliste au trognon…… Bien à vous, John Bull.

Jacques Faille

Entièrement d’accord c’est très payant d’être fédéraliste. On peut devenir riche et célèbre avec un minimum de talent. On pourrait un jour faire le palmarès des grands fédéralistes avec le talent qu’ils avaient à offrir vs leurs poches à remplir.

Je crois que ça pourrait être intéressant.Nous pourrions aussi débusquer la prochaine génération ceux qui devront tenter à n’importe quel prix prix($$$) de sauver cette fédération.

Mais c’est quand même étonnant,depuis 95, qu’avec tout le discours »Canada »Les millions de feuille d’érable collées sur les camions,édifices,boîtes de céréales,hockey(rds),olympiques,les nouvelles pan canadiennes à r.c.que ça ne lève pas…

Ce qui est aussi fascinant est de constater que le PQ n’est plus le seul parti porteur de la souveraineté. Et ce mouvement se constitue de façon naturel par le peuple.

@ Alain Frigon,
« Curieusement, il n’arrive pas à se défaire d’une image négative de vieux parti. Pourtant, le changement, il est là, préparé et tout prêt à assumer le pouvoir. »

Le terme de « vieux parti » accolé au PQ est une tactique très vilaine, injustifiée mais très efficace du PLQ, tenant compte que le PLQ est encore plus vieux que le PQ, son apparition sur la scène politique remontant à 1867 !!!

Par contre, quand Mme Marois – je ne parle pas de la relève au PQ – fait du clientélisme en voulant appuyé le stupide règlement protégeant la ville de Québec dans son entente inconstitutionnelle avec PKP sur la construction de l’amphithéâtre, là, le PQ sombre dans l’image de « vieux parti ».

Évidemment, la « modernité », selon M. Charest et ses amis, est associée aux PPP et au néo-libéralisme, autre dérapage sémantique qui lave efficacement les cerveaux des citoyens.

Dommage.

Les raisons de voter néodémocrate aux élections fédérales étaient différentes selon plusieurs groupes. En ce qui concerne les jeunes ça n,est pas la question constitutionnelle qui les a motivé. Ce sont les postions des conservateurs et celles des néodémocrates (libéraux et bloc n’étant pas considérées comme des options valables et ce pour la très grande majorité des canadiens pour d’autres raisons) par rapport a l’environnement, l’armée, l’avortement. Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier et attibuer les raisons des uns aux autres. Ça peut bien sembler logique mais ça ne représente pas la réalité. Comme toujours on interprête les données pour leurs faire dire ce qu’on veut parce que c’est ce qu’on veut faire croire pour influencer l’électorat dans le sens souhaiter. Pour les uns c,est faire croire qu’ils sont plus nombreux a croire en un idéal (déchu) pour d’autres pour faire impliquer davantage les gens dans l’action en leur faisant miroiter un spectre de terreur. La question divise les québécois mais dans tout les groupes d’âge. Les jeunes ont une concience plus globale des intérêts et sont encore par manque d’expérience de vie et c,est bien compréhensible moins sensible aux différences de statut politique(état souverain, état indépendant dans une fédération, état intégré dans une fédération). Ils ne se sont pas encore questionner sur les implications que ça aurait sur leur vie économique, politique et sociale. Plusieurs personnes tout âge confondus ont tendance a ne pas trop se poser de questions sur ce qui semble loin de leur réalité (donc peut de probabilités que ce soit envisageable). Posez la question pour voir quels seraient selon les impacts probables de la séparation du Québec en état souverain ou d’un état indépendant au sein de la fédération canadienne. Pour ceux qui ont vécu des référendum il devrait y avoir eu un certain questionnement mais pour les autres? Alors de présumer sur la position que prendrait les jeunes sur un référendum est très hypothétique car si maintenant ils n’ont pas de réponse claire à donner dans un tel processus ils devraient investiguer la question et les réponses qu’ils trouveraient à ce moment là et la position qu’ils prendraient est modulé vous le savez non pas juste par des arguements logiques mais aussi sur le pouls de la majorité. Car au Québec plus qu’ailleurs peut-être on veut faire parti de la majorité SI il y en a une.

Faut-il rappeler qu’André Pratte a voté OUI au dernier référendum! Comme quoi même lui avait compris la question…

Question coquetterie et look, je soupçonne André Pratte d’imiter le plus possible le look de l’auteur français de romans populaires Marc Lévy !

Voila tout l’intérêt que je porte à cette version Bon Chic Bon Genre d’Elvis Gratton !

Quand on lis un article outre la valeur de l’arguementaire (selon le niveau de recherche et la qualité des données) on se pose toujours la question pourquoi? dans l’intérêt de quoi? et plus souvent de qui? est-ce que l’auteur avance ces conclusions. On sait bien qu’il n’y a pas que la lutte, les débats et les concours qui sont arrangés et pas juste aux états-unis (on connait leur esprit de compétition, leur besoin de gagner, d’être les no1 et les entourloupettes qu’ils sont prêts a faire pour y arriver pas juste aux olympiques, dans les sports professionnels, les appels d’offres et la politique internationnale, ça ce fait ici aussi). Quand la télé-réalité est fictive, la réalité elle est-elle aussi réelle qu’elle en a l’air? Et je ne parle plus de show de télé. Et vous(tout le monde)? Promettez-vous de dire juste la vérité, rien que la vérité y compris et surtout à vous même?

Pour avoir parlé avec mes jeunes d’un quart de siècle:
-S’ils sont intéressés par l’indépendance, c’est de la leur dont ils parlent!…Leur auto, leur portable, leur cellulaire, leur appart, leurs voyages, leurs loisirs, etc…
-S’ils ne voyagent pas plus au Canada, c’est que le prix des voyages y est plus important que pour partir ailleurs: pour le sud pension comprise, par exemple… Faites l’expérience: pour le prix d’un billet a/r pour MTL-Vancouver, vous pouvez passer une semaine « tout-compris » à Cuba!… Essayez Yellowstone, Kuujjuak ou même Baie-Comeau!…
-Si l’on veut faire du Canada un pays, il faut rendre les déplacements, moins chers, plus rapides, plus simples…Avec un accueil abordable et chaleureux, sur place!…
-Je ne comprends pas que l’on parle encore de l’indépendance du Québec: il me semble que cela a été réglé en 1995! Non?… Compte tenu de l’influence des States (l’Empire), ça ne peut que s’empironner…

Pratte est fort conscient de la force tranquille qui soutient le mouvement souverainiste. Et les conflits actuels, majeurs fussent-ils, n’y changeront rien : c’est que le projet de pays existe en dehors du PQ…

John bull, vous faites la démonstration à chaque message de votre émotivité submergeante. Tout votre charabia n’est qu’émotif. Et vous reprochez au nationalisme de n’être qu’un ramassis d’émotifs incapables de raison.

Vous êtes drôle, mais comme vous ne le savez pas, je mets un miroir. On ne sait jamais, une lueur de lucidité pourrait vous effleurer.

M. Terrail,

La question a été réglée en 1995? Pas vraiment, c’était pas mal 50-50. Et on a voté pour les conservateurs en 1867. La question était réglée, on tient pourtant des élections aux quatres ans quand même.

Favoriser les voyage au Canada pour favoriser l’unité canadienne? Oui, bonne idée, déjà essayée d’ailleurs, c’était l’idée derrière les échanges étudiants organisés alors que j’étais au secondaire. Et c’est lors des ces échanges que j’ai réalisé concrètement que j’étais québécois et non canadien. Ironique.

Ça crève les yeux et les oreilles depuis toujours ce que André Pratte relève de différences entre les souverainistes et les fédéralistes. Il aurait pu terminer son article ainsi: BREF, LE CANADA SE VEUT ÊTRE UN PEUPLE ET LES QUÉBÉCOIS VEULENT UN PAYS.

rod

Beaucoup de difficulté à croire que André Pratte ait voté oui en 95.

C’est l’argument hyper facile des fédés pour dire »que l’on est rendu ailleurs ».

@Jean Lapointe

À mon tour de répondre.

Étant trop jeune pour voter en 95, je suis d’abord devenu souverainiste en étudiant l’histoire du québec.

En vieillissant, je suis devenu bilingue et j’ai voyagé un peu partout dans le monde. J’ai donc compris ce que signifiait concrètement « les deux solitudes » et à quel point le Québec se démarque sur la scène mondiale.

Je n’ai rien contre les voisins canadiens. Par contre, je déteste l’état canadien en tant que tel. C’est un système inefficace, coûteux et qui date d’une autre époque. En étant minoritaires, les québécois seront toujours dirigés par la volonté du ROC. C’est pourquoi je crois que nous devons bâtir notre pays. Au lieu d’être une famille dysfonctionnelle, nous pourrons être de bons voisins.

Bonjour,
Et dire que nous les Canadiens pourrions disserter longuement et s’épivarder sur la brillance, l’intelligence des supposés intellectuels qui formèrent le Parti Québécois. D’après un vieux sage, l’Intelligence est la faculté de s’adapter à une situation inattendue et nouvelle et d’en tirer des leçons. Monsieur André Pratte, tant qu’à y être, devrait à tout le moins faire un étalage de ce qu’il reste de l’intelligence dans le Parti Québécois et du nationalisme québécois en général. Une chose est certaine, si les nationalistes québécois ont pu faire mentir l’Histoire assez souvent, ils n’ont pu faire mentir leur propre histoire.
De plus, n’étant surtout pas de ceux qui inventèrent le bouton à quatre trous, nos amis les péquistes, nationalistes mous en jouant quelquefois aux durs n’ont jamais appris de leurs erreurs, un bon signe d’intelligence sûrement. Toujours dans la chicane ignorant cette vieille maxime de qui a vécu par l’épée périra par l’épée, cela va de soi.
Et pour terminer, le Parti Québécois naquit d’une grosse chicane noire entre les Purs, les vrais indépendantistes de Monsieur Pierre Bourgault qui saborda le RIN pour plaire à toute la grosse bande de Mous, soit les mollassons de l’ambiguïté, de la tergiversation de la nébuleuse souveraineté-association avec un beau gros trait d’union, s’il vous plait ! Yes Sir ! En conclusion, le Parti Québécois naquit dans la chicane, s’étiola années après années dans de grosses chicanes et est en train d’agoniser encore dans la chicane avec de tristes convulsions devant l’oeil des caméras et partout dans l’Agora. Et le plus ironique dans cette histoire de péquistes souvent cabochons, le coup de grâce est venu de la part de quelques durs qui se croient purs contre tous les impurs formant le Mou actuel de la Cause moribonde. C’est ce qu’on appelle se faire morigéner de l’intérieur sous les applaudissements des spectateurs Canadiens, il en est ainsi…… Bien à vous, John Bull.

@ Patrice,

« Favoriser les voyage au Canada pour favoriser l’unité canadienne? Oui, bonne idée, déjà essayée d’ailleurs, c’était l’idée derrière les échanges étudiants organisés alors que j’étais au secondaire. Et c’est lors des ces échanges que j’ai réalisé concrètement que j’étais québécois et non canadien. Ironique. »

Cette mesure-là est aussi discutable, sachant que le Québécois de passage – en quasi-touriste – est bcp mieux traité (il dépense de l’argent sur place) qu’un autre qui s’installe pour y vivre et essayer de le faire en français. Là, dans ce genre de condition, le Québécois va vite découvrir à quel point son identité culturel ne vaut rien, sinon pire.

Quand je vois des Libéraux québécois lever le poing en l’air pour célébrer le Canada, je me demande toujours si seulement l’un d’entre eux a vraiment séjourné dans le ROC, pas juste comme touriste!!! S’ils le savaient, de toute manière, cela ne changerait rien à leur approche, car un colon le reste dans sa tête, quoi qu’il advienne.

Suite à mon commentaire # 27,

Entendons-nous bien, MALGRÉ LES REPROCHES QUE JE LUI AI ADRESSÉ dans mon commentaire # 27,

J’AIME BEAUCOUP LA PERSONNE TRÈS HUMAINE ET TRÈS POSITIVEMENT PROLIFIQUE QU’EST JACQUES PARIZEAU

et je suis très reconnaissant à ce grand serviteur de l’État d’avoir contribué au premier plan à doter le Québec des instruments nécessaires à la création d’un État social-démocrate moderne qui n’a riren à envier à aucune autre société de la planète sur pratiquement tous les plans,

dont la Nationalisation de l’Électricité, la création de la SGF, de la Caisse de Dépôt, de la Régie des Rentes et de plusieurs autres Sociétés d’État qui ont joué un grand rôle, et continuent,

(pour celles qui n’ont pas encore été vidées de leur contenu par le gouvernement de Jean Charest depuis 2003, à l’instigation de destructeurs systématiques du Québec comme Claude Garcia de l’ADQ et autres extrêmes droitistes de son acabit),

à jouer un grand rôle dans la préparation et le développement du Québec moderne que nous connaissons aujourd’hui.

@ Madeleine Francoeur # 5,

Si vous êtes Madeleine Francoeur de Candiac, dites bonjour à Jacques de ma part.

Claude Pelletier
Montréal, Rosemont

@Caligula

André Pratte prétend qu’il a voté OUI au dernier référendum dans l’espoir, disait-il, que ça permette de « négocier un nouvel arrangement avec le Canada ». Il a même, si ma mémoire est bonne, failli perdre son emploi à La Presse à cause de ça.

Les mauvaises langues pourraient dire que depuis, il fait immensément plaisir à ses patrons…

@ Alain Frigon # 23,

C’est justrement le silence et la non-publication, je dirais la non-diffusion suffisante, des documents réalisés par le PQ, dont son programme, entre autres, qui fait que la population ne s’enthousiasme pas par rapport au PQ et à sa chef.

N’oubliez pas que, malgré les risques de récupération par d’autres, LA QUALITÉ ET LA PUBLICATION DE L’INFORMATION SONT LA CLÉ DE TOUT ENCLANCHEMENT D’INTÉRÊT, c’est la matière de base de toute l’interaction nécessaire au soutien de l’action.

Encore faut-il que l’information soit soutenue et bien présentée.

Les acteurs publics doivent obligatoirement faire connaître leur action et les raisons de leur action, et vérifier régulièrement s’ils sont en symbiose et en synchronisme avec les besoins et volontés de leurs électeurs. Sinon, ils doivent rectifier le tir rapidement et même immédiatement autant que possible

Dans le temps de René Lévesque, tous savaient où il s’en allait, il était spontané et transparent, c’était en bonne partie pour ça que presque tout le monde l’aimait et que ses adversaires le respectait, quoiqu’il mette de l’avcant, IL ÉTAIT LUCIDE, LIMPIDE (clair et transparent) ET FRANC.

Depuis, et surtout maintenant, presque qu’aucun politicien n’est spontané, ni vraiment transparent. Tous essaient de jouer de leur petites stratégies du moment et plus personne ne s’y retrouvent. C’est pour ça que la population doit se rabattre sur les médias d’information pour tenter de savoir ce qui se passe, qui fait quoi, quel en est le contenu véritable, qui s’en va où, etc.

Laissés dans le gris, pas ou peu informés, les gens décrochent et tous sont perdants,

à l’exception des manipulateurs qui ont le champ libre pour manipuler l’opinion à leur guise,

comme le fait si bien le gouvernement Charest par exemple, et c’est pour ça qu’il est élu et réélu malgré son immobilisme chronique et ses bourdes répétées.

Parce qu’il a accompli et continu d’accomplir un travail formidable, le PQ n’a pas besoin de campagnes de marketing comme le PLQ (Parti Libéral du Québec) ou encore le PCC (Parti Conservateur du Canada).

Mais le PQ doit faire connaître ce qu’il a fait et ce qu’il fait présentement s’il veut faire de la population ses heureux complices.

LA MEILLEURE FAÇON DE NE PAS SE FAIRE ENLEVER la paternité ou la maternité de ce qu’on a fait et de ce qu’on fait présentement EST DE LE PUBLIER LARGEMENT ET RÉGULIÈREMENT, ceci pour créer et conserver un intérêt soutenu des électeurs.

@ Jean Lapointe # 31,

Merci pour cet intéressant et sage commentaire monsieur Lapointe. J’espère que plusieurs le liront et en tireront profit.

@Caligula

Faux. Pratte a voté OUI en 1995. Mais c’est lui qui le premier le lendemain a chargé contre Parizeau sur le vote ethnique.
Mais il a bel et bien voté OUI.

Ajout à mon commentaire précédent à Alain Frigon # 23,

Mais il faut toujours laisser au ou à la chef de parti, l’opportunité EXCLUSIVE de choisir la ou les stratégies qu’il ou qu’elle veut adopter.

@ Marjorie #54,

Merci pour votre référence au programme du PQ.

Il devrait, selon moi, être largement publicisé et aurait dû l’être par tous les moyens possibles depuis son adoption.

Je crois fermement que la grande majorité de la population ne l’a jamais lu et n’en a conséquemment aucune idée.

Les instances de communication du PQ ont grandement manqué sur ce point vital qu’est la publicisation, sur toutes les tribunes, du programme du parti.

Merci encore Marjorie. Votre geste a été utile et est grandement apprécié.

Faussement convaincu que le PQ n’était pas prêt à faire connaître son programme, je ne m’étais même pas donné la peine de le chercher. Et Dieu sait si j’en ai fait des recherches sur l’internet depuis plus de 15 ans, une quantité quasi-industrielle

En cinquante ans (50 ANS!!!), les séparatistes ne sont pas parvenus à réaliser leur grand soir et à faire voter « oui » à un peuple qui veut voter « non » et ce, malgré toutes les astuces et toutes les malhonnêtetés auxquelles ils nous ont fait assister.

Peut-être serait-il temps que vous preniez note des choix du peuple québécois et que vous vous sabordiez? De toute façon, les fédéralistes n’ont RIEN à faire car vous parvenez très bien à vous ridiculisez vous-mêmes sans qu’aucune autre force politique adverse n’y mette son grain de sel. Quand on pense que vous avez failli « diriger un pays ». Ça donne froid dans le dos!

Comparé à Lisée, Pratte est un génie! Plus mesuré et plus sensible aux idées de ses adversaires. Lisée a encore les pieds accrochés dans les Plaines d »Abraham et ne semble pas pressé d’en sortir pour rejoindre le reste du Québec dans le XXIe siècle.

Le référendum supposément « volé », la constitution que le Québec n’a pas « signée » mais à laquelle il fait souvent appel, etc. ça n’intéresse qu’un petit groupe de fanatiques irréductibles. Il y a des années que le reste du peuple est passé à autre chose.

Bonjour,
D’après certains nationalistes québécois, une crise majeure ou bien un affront fait au Québec par certains Canadiens relancerait la Cause Nationale en y apportant les raisins de la colère requis pour ce faire. Et bien, cela ne risque pas de se produire car les Canadiens savent tirer des leçons et de plus en plus apprennent comment gérer par un damage control efficace les émotions vives des quelques nationalistes qui peuvent s’offusquer.
Finalement, Monsieur André Pratte essaie par ses interventions modérées dans le Globe and Mail d’aviser le reste du Canada de ne point baisser la garde. Une prudence de Sioux ! Faudra bien que dans un jour pas si lointain, les nationalistes québécois restants qui carburent encore à la pseudo souveraineté du Québec en fasse leur deuil car ceux ci seront aigris et malheureux tout le reste de leur vie. Revenir les deux pieds sur terre est la clef car ce rêve ne fut qu’un mirage alimenté par les appuis à une souveraineté-association qui dès le départ faussait la donne. La très grande majorité des nationalistes québécois appuyaient un Québec fort dans un Canada Uni, quoi que l’on en dise. La Loi sur la Clarté est venue en quelque sorte mettre un frein à la démagogie de l’oxymore requis pour se gonfler les appuis, soit la souveraineté-association et puis la souveraineté-partenariat…..Beaucoup de nationalistes ont aujourd’hui réalisé qu’ils s’étaient fait avoir comme des gamins par toutes ces patentes dans cette société qui se croit distincte à cause de ses patenteux. L’exemple de la patente venait aussi des leaders nationalistes qui sont les patenteux en chef. Et pourquoi faire simple quand nous pouvons faire compliqué afin de gagner des voix au chapitre et dans l’urne ? Bien à vous, John Bull.

Pourquoi aurions-nous besoin d’un fédéraliste pour encore une fois venir nous dire quoi faire ou quoi penser ?? J’y vois là encore et encore un fond de colonisation qui nous habite et ce manque de confiance en nous qui perdure. Faire reconnaître nos artistes par d’autres pays avant de nous-mêmes les apprécier… Faire reconnaître par d’autres pays la France entre autre notre droit à l’indépendance avant de nous-même amorcer le combat… Cette invitation à aller voir, lire ou écouter ce que d’autres pensent de nous… est malsaine. Si nous ne savons pas encore ce que nous valons et sommes capable de faire…Ça va mal chez nous…!!!!

@Jean-François Lisée

J’ai lu, sur ce blogue, beaucoup de commentaires portant sur toute la palette des opinions sur la société québécoise et ses orientations politiques.

André Pratte est sans doute un des fédéralistes les mieux payés par le clan fédéraliste pour défendre leur point de vue. Mais il le fait généralement avec intelligence et dans le respect des opinions de ceux qui ne partagent pas son point de vue.

Par contre, qui est John Bull, ce mystérieux correspondant qui ne cesse de mépriser et insulter la société québécoise ?

Ce John Bull est tout le contraire de M. Pratte. Il prend un malin plaisir à insulter, à ridiculiser. Mais il le fait toujours négativement sans jamais offrir un point de vue positif à ses propres options. En fait ses brulots ne cherchent qu’à détruire. Je ne comprends pas qu’il ne soulève pas plus de réprobation au sein de la communauté des utilisateurs de ce blog.

Comme je l’ai déjà écrit il y a quelques mois, c’est comme si les gestionnaires de ce blog avaient oublié qu’ils doivent veiller au respect de la netiquette qui est sensée s’appliquer sur ce blogue. Or j’estime que par ses attaques haineuses continuelles sur un seul groupe de citoyens, les souverainistes, les propos de ce John Bull s’apparentent beaucoup à un racisme haineux.

Salutations,

André Labelle

Bonjour tout le monde et spécialement à M. Lisée.

Je suis vraiment écœuré de lire sur ce site les grossières attaques de John Bull contre tout ce qui s’appelle Québécois. La liberté d’expression doit-elle s’abaisser au point d’accepter les insultes ?

Mais au delà de ce commentaire, je dois admettre que les réflexions de M. Pratte défendant le fédéralisme canadien sont généralement intelligentes et respectueuses. Ce qu’on ne peut pas dire de certaines autres personnes tout autant fédéralistes.

J’aimerais avoir la source qui confirme que Pratt a voté Oui en 95. Je suis sceptique.

Les événements récents démontrent une fois de plus comment le peuple du Québec est névrosé. On aime bien Duceppe et les bloquistes – mais on leur inflige une volée de bois vert sans précédant; On souhaite majoritairement voir l’autonomie et les pouvoirs du Québec augmentés – mais on s’obstine à voter contre l’indépendance à chaque rendez-vous référendaire; on continue d’espérer en une reconaissance tangible de la spécificité du Québec – tout en sachant très bien que les Canadiens nient notre identité…

Il faut cesser de s’enliser dans des débats byzantins sur la rentabilité économique de l’indépendance. Ce qui est en jeu n’est rien de moins que la survie de notre peuple! Et je parle ici de l’ethnie canadienne-française. Car c’est bien là le coeur du projet souverainiste: créer un état-nation pour nous, controllé par nous. Il n’y a aucune raison de s’infliger les sacrifices d’une telle transition, et il y en aura, s’il ne s’agit que de recréer une autre judiriction administrative sans âme. Et voilà l’argument massue des fédéralistes. A ceci de prêt, évidemment, que demeurer au sein de la fédération canadienne nous condamne à une mort lente, une sorte d’euthanasie collective où le multiculturalisme officiel et l’immigration croissante dilue un peu plus, année après année, la cohésion de notre nation et, par conséquent, la pertinence du projet indépendantiste. Les anglophones sont bien entendus attaché au Canada et les immigrants, dont beaucoup nous arrive de régions sous-développées, n’ont aucun intérêt à risquer la stabilité et la prospérité relative nouvellement acquises. Le discours souverainiste doit donc revenir à l’essentiel et cibler la majorité canadienne-française; il doit dire aux Québécois qu’ils peuvent être fiers d’être différents et que c’est précisément pour protéger cette différence que l’indépendance est nécessaire. Et non pas pour des questions de réfection routière!

A l’opposé, tout ce que les mercenaires du statu-quo ont à offrir est la résignation, l’acceptation du statut de minorité et l’abandon de notre identité propre. On pourrait croire qu’il serait facile de contrer un tel message d’impuissance… Et pourtant tout ce qu’on entend ce sont les échos pathétiques des plus récentes ‘péquisteries’. Tout ceci pendant que le gouvernement Charest poursuit son travail de sappe.

Il règne sur le Québec un odeur de fin de régime, avec ces effluves de corruption, cet immobilisme des privilèges acquis et la sclérose propre aux élites devenues inutiles, voire nuisibles. J’imagine que c’était là l’air du temps à la mort de Duplessis. Ce peuple a besoin de leaders et non de gestionnaires. C’est pourquoi Legault et son collectif d’affairistes n’est pas non plus la solution. Le Parti Québécois a rempli son objectif: il a normalisé l’idée de l’indépendance. Mais comme Robert Bourassa l’a prédit, ce n’est pas le PQ qui la fera. Il faut donc qu’il disparaisse pour faire place à de nouvelles voix, à une nouvelle vision.

Martin Gagné, Mtl

@ Martin Gagné # 64,

Suite à vos propos à la recherche d’un écho, je vous recommande la lecture attentive de l’article fort bien documenté d’Éric Bédard, historien et professeur à la TÉLUQ, publié le 29 septembre 2008, mais toujours d’une grande actualité, dans la revue L’ACTION NATIONALE (revue mensuelle au coeur des débats nationaux du Québec sepuis près d’un siècle) :

http://www.action-nationale.qc.ca/index.php?option=com_content&task=view&id=721&Itemid=99999999

Correction à mon commentaire précédent,

@ Martin Gagné # 65 et non 64, à moins que la numérotation ne change.

@François 1

Votre agressivité envers les souverainistes me dépasse. À vous lire, les fédéralistes n’ont jamais commis d’impairs, n’ont jamais été à l’origine de scandales non plus. Peut-être devriez-vous revisiter les pages d’histoire et vous mettre à jour. Avant l’apparition du PQ et du Bloc, le Canada n’était pas sans tache. Loin s’en faut.

Vous êtes prompt à dénigrer ceux qui ne pensent pas comme vous. Évidemment c’est de bonne guerre. Mais que répondez-vous à la question suivante : sur quelle base refuser à une nation donnée ce que vous revendiquez pour vous-même ?

Je vous ferai remarquer que les souverainistes font aussi parti du peuple que les fédéralistes. Les uns comme les autres ont droit d’exprimer leurs choix quand bon leur semble.

Otez vos œillères et sortez de vos ornières peut-être découvrirez vous une réalité différente que celle qui berce votre petite vie.

Nous verrons dans les prochaines années la relève si véritablement convaincue des souverainistes.
Le portrait des candidats du parti Legault puis de QS et encore du PQ surtout avec un changement de chef.

@Claude Pelletier

Effectivement il s’agit là d’un article fort pertinent. Cependant je doute que quiconque à la direction du PQ ait la lucidité et l’abnégation d’y donner suite. Le Parti Québécois fait partie intégrante de l’establishment sclérosé que j’évoquais plus bas. Il faudra donc se résoudre à attendre de le voir s’effondrer sous le poids de ses propres contradictions, avant de voir poindre quelque chose de neuf.

Le projet national n’appartient pas au PQ, pas plus qu’aux ‘boomers’ d’ailleurs…

MG

À regarder les manchettes du week-end sur le congrès du NPD, nouvelle opposition officielle. Les suites du 2 mai se font voir partout. Fin apparente des souverainistes.

Parler de relève des leaders souverainistes est une façon de rappeler que les problèmes ne se régleront pas. Montréal ne continuera pas de montrer un visage français dans l’affichage longtemps à travers l’anglicisation actuelle, la représentation québécoise aux communes ne s’améliora pas non plus avec l’ajout de nouveaux comptés dans l’Ouest.

Le 2 mai n’a rien réglé. Disparition officielle ou complète du BQ et PQ ne réglerait rien.

Bonsoir,
Le dernier éditorial de Monsieur André Pratte qui concerne le nationalisme québécois remonte au 17 de Juin 2011. Nul doute que cet éditorialiste chevronné saura dans les jours qui viennent laisser une chance aux nationalistes québécois afin de ne pas trop tourner le fer dans les plaies vives de certains qui voient venir à grand pas leur fête nationale du 24 de Juin. Nous devons avoir de la compassion pour plusieurs d’entre eux qui auront le vin triste ou la bière dans cette fête qui sera plus une journée de deuil que de festivités. Nos amis les nationalistes devraient à tout le moins faire une trêve dans les chicanes le jour de leur fête. En consultant les articles et les blogues de Vigile.net et du Voir, deux repaires de nationalistes, le feu est vraiment pogné dans la cabane entre les purs et les durs et ceux qui forment le Mou traditionnel du Parti Québécois. Si nos amis les nationalistes pouvaient au moins comprendre que Madame Pauline Marois n’a pas du tout le choix que de parler que de gouvernance et que le Parti Québécois n’est plus référendiste. Car si Madame Pauline Marois osait parler d’un possible référendum à venir dans son mandat, le Parti Québécois serait rayé illico de la carte dans une baisse dans les sondages qui frôlerait les abysses. Ce serait fini avant l’élection pour son parti, autant parler de gouvernance et d’un bon gouvernement, soit de ménager sa chèvre, son choux et d’éviter la Terre Brûlée……. Bien à vous, John Bull.

@ Martin Gagné # 69,

Vous avez probablement raison, Je suis enclin à le penser moi aussi.

J’aimerais cependant, que grâce à la grande détermination que continue de démontrer madame Marois, le PQ réussisse malgré tout à être élu majoritaire pour qu’il puisse mettre son excellent programme, maintenant publié, en application.

@ André Labelle,

« Ce John Bull est tout le contraire de M. Pratte. Il prend un malin plaisir à insulter, à ridiculiser. Mais il le fait toujours négativement sans jamais offrir un point de vue positif à ses propres options. En fait ses brulots ne cherchent qu’à détruire. Je ne comprends pas qu’il ne soulève pas plus de réprobation au sein de la communauté des utilisateurs de ce blog. »

Vous ne comprenez pas? Parce que fort probablement presque plus personne ne le lit sur ce blogue.

@ Denis Drouin (# 67):

« Mais que répondez-vous à la question suivante : sur quelle base refuser à une nation donnée ce que vous revendiquez pour vous-même ? » (sic)

JE ne refuse RIEN!

Les Québécois ont REFUSÉ eux-mêmes, à DEUX reprises d’entrer dans votre cage à homards suite à DEUX référendums avec des questions choisies par VOUS, à des dates choisies par VOUS, avec des règles choisies par VOUS, etc…!!!

Les fédéraliste souffre d’un sérieux problème de recrutement.

Est-ce parce que l’idée du fédéralisme canadien est ringarde et désuète?

Est-ce parce que le fédéralisme canadien est une coquille vide de sens?

Est-ce parce que le Canada exige des québécois la compromission plutôt que des compromis?

Continuez à garder la tête dans le sable chers amis fédéralistes, c’est bon pour la cause adverse.

Et dire que personne ne veut ouvrir le dossier constitutionnel de peur que les québécois ne se réveillent brutalement d’un quatrième camouflet en trois décennies qui leur sera servi sans aucune gêne par le RduC…

Après mûre réflexion, le départ des vieux au PQ fait de la place aux jeunes et c’est tant mieux! Qui de ces derniers et de leurs aînés disposent du temps et de l’énergie nécessaires à la réalisation de l’indépendance? Ajoutons à ça la familiarité avec les nouveaux canaux de communication et le recul sur les tentatives ratées de leurs prédécesseurs…

Franchement, si ce que vous dites est vrai, j’ai deux constats:

1) La direction Marois (et non Jacques Parizeau) ne mets pas ces jeunes de l’avant.

2) S’ils sont si brillants, ces jeunes semblent pourtant dénuer d’esprit critique particulièrement face à la ligne dure de cette même direction.

Ces jeunes souverainistes feraient peut-être de bons ministres. Mais Le/La « Barack Obama » qui fera la souverainité ou même qui les mènera avec enthousiasme au gourvernement ne se pointe pas à l’horizon. Pauline Marois a trop peu de charisme pour y arriver.

François 1

La question du premier référendum, ainsi que toute la stratégie référendaire de 1980 a été élaborée par Claude Morin, un gars qui travaillait pour la GRC!

Le deuxième référendum a été gagné par le Non sur la base de fausses promesses (Renouvellement du fédéralisme qui ne s’est jamais concrétisé).

Et comme la question constitutionnelle n’est toujours pas réglée, il serait tout à fait légitime de convier les Québécois à un 3e référendum.

@François 1

Alors expliquez-moi votre mépris et votre hargne envers ceux et celles qui pensent qu’il serait normal que le Québec exerce tous les pouvoirs d’un État souverain.

Je suis bien conscient que tous les Québécois n’ont pas choisi le Québec. Mais tous n’ont pas choisi le Canada non plus.

D’où vous vient cette agressivité envers ceux et celles qui continuent à vouloir faire du Québec un État souverain ? Pourquoi tenez-vous tant à présenter des réflexions qui ne s’appuient que sur des jugements de valeurs faussés par vos propres perceptions de ce qui est bon ou mauvais.

Vous ne cessez de décrier les aspirations souverainistes d’une partie importante des Québécois. Mais en contre partie, vous ne présentez rien de substantiel qui pourrait alimenter les échanges et les réflexions.

À inukshuk #74

@ André Labelle,
“Ce John Bull est tout le contraire de M. Pratte. Il prend un malin plaisir à insulter, à ridiculiser. Mais il le fait toujours négativement sans jamais offrir un point de vue positif à ses propres options. … »

« Vous ne comprenez pas? Parce que fort probablement presque plus personne ne le lit sur ce blogue. » (inukshuk)

Certainement que vous avez raison. Je passe droit 90% du temps comme bien d’autres.

Ce genre de personnage à pour but avec le temps de décourager les troupes qui ont un but commun et de diviser.

À Kevin # 21
juin 17, 2011 à 22:24

« C’est inévitable. Au cours des prochaines années, l’appui à la souveraineté va augmenter.
Comme le fait si bien remarquer M. Pratte, pour les moins de 40 ans, l’indépendance du Québec va de soi.
C’est plate à dire, mais d’ici 10 ans les personnes les plus âgées vont nous quitter et c’est eux qui sont contre la souveraineté du Québec. »

C’est bien plate Kevin mais sa fait 25 ans que je l’entends celle-là.

Sa fait combien d’années que Bernard Landry faisant scandale l’a déclaré? Quel âge il a aujourd’hui?

Je connais bien des souverainistes qui aujourd’hui, sont pour le statu quo à cause de leurs petit bas de laine de huards. La souveraineté était pour eux une mode de vie, une façon de contester, plutôt que le désir d’avoir un pays.

Trois de mes tantes elles, sont convaincues de vouloir avoir un pays. Elles ont 87 ans, 89 ans et une autre 93 ans.
Les peureux de 50 ans du référendum de 80 ont aujourd’hui 82 ans. Une grande majorité d’entre eux sont aujourd’hui décédés ou sur le point de l’être.

Pourtant le problème reste, c’est-à-dire que la peur faite par les fédéralistes qui ne savent même pas pourquoi ils le sont, fait toujours sont effet.

Devient-on peureux en vieillissant?

À François 1 #58
juin 19, 2011 à 5:49

« En cinquante ans (50 ANS!!!), les séparatistes ne sont pas parvenus à réaliser leur grand soir… »

Et depuis 144 ans les fédéralistes comme vous ne sont pas parvenus à unir le plus beau pays de montagnes rocheuses, même que selon André Pratte ils reculent de tout évidence.

À Youlle (83),
Très juste constat. Je n’ai d’ailleurs jamais vraiment compris que des gens votent parfois souverainistes parfois fédéralistes…Parce que c’est ce qui se produit pour que le PLQ et le PQ s’échangent constamment le pouvoir. C’est peut-être finalement la tranche la moins politisée du peuple qui décide de qui dirigera…C’est donc ces électeurs sans convictions qui votent pour un changement aux deux mandats qui aussi maintiennent l’ambivalence constitutionnelle.
Combien de temps tournerons-nous ainsi en rond? Y’a de quoi s’étourdir…

@Ghislain Pelchat: « C’est donc ces électeurs sans convictions qui votent pour un changement aux deux mandats qui aussi maintiennent l’ambivalence constitutionnelle. »

C’est une analyse réductrice. Il s’agit des électeurs sans conviction « constitutionnelle ». Ces électeurs, dont je fais partie, doutent que le choix entre indépendance et fédéralisme soit central aux enjeux pour lesquels ils ont beaucoup de conviction, qu’ils soient environnementaux, économiques, sociaux, etc.

à John Bull #46

Mon cher John Bull, loin de moi l’idée de t’accorder une attention particulière, mais j’aimerais bien que tu m’explique exactement en quoi « les nationalistes québécois ont pu faire mentir l’Histoire assez souvent… »?

À Ghislain Pelchat

« Je n’ai d’ailleurs jamais vraiment compris que des gens votent parfois souverainistes parfois fédéralistes… »

C’est très simple. Ils ne votent pas pour avoir un pays, ils votent pour contester.

Les Anglais ont imposé pendant plus de deux cent ans la loi de la discorde pour les francophones. Ces derniers ont été tellement bien dressés qu’ils continuent à le faire par eux même envers eux même.

Un jour séparatiste, et le lendemain fédéraliste parce qu’un souverainiste n’as pas dit ce qu’il voulait entendre. Les fédéralistes sont exactement pareils.

Les commentaires de ce journaliste fédéraliste sont assez étonnants. Ils détonnent avec les commentaires habituels de ces fédéralistes qui ont depuis toujours profité des divisions et des discussions virils chez leurs adversaires souverainistes pour répéter, ad nauseam, l’un de leurs mantras préférés, le Parti Québécois est un parti de chicanes! Le Parti Québécois n’est pas un parti de chicanes, il est profondément et fondamentalement un parti démocratique…!

Le problème c’est que ces gens, bien que fédéralistes par intérêt personnel, sentent très bien qu’il se passe quelque chose en ce moment au Québec. Ces fédéralistes ne sont pas fous, ils sentent très bien la menace. Ils la sentent d’autant plus que tout autre québécois, qu’ils en sont les premiers à être toucher par cette vague de fonds. En effet, le Canada qu’ils ont toujours défendu est en train de changer. Et, il change de façon radicale et à la vitesse grand « V ».

Avec l’arrivée du gouvernement conservateur de Stephen Harper, un nouveau Canada est en train de se définir comme société. Il ne sera plus jamais le même. En effet, il change au niveau des valeurs fondamentales que défend ce pays. On va enfin parler des vraies affaires!

Quoi que l’on veuille, quoi que l’on fasse…, les valeurs fondamentales des deux sociétés distinctes qui composent ce « pays », que l’on nomme le Canada, sont diamétralement opposées. Le Québec est une société fondamentalement sociale-démocrate alors que le reste du Canada est une société fondamentalement de droite. Là est toute la distinction entre nos deux nations et la raison de toutes les divisions de ce « pays ». C’est aussi la raison fondamentale pour laquelle la société distincte du Québec n’est pas soluble et ne l’a jamais été dans la société canadienne, et vice et versa. C’est aussi pour cette raison qu’il ne peut y avoir que deux solutions possibles pour l’avenir de ce « pays » : soit l’assimilation du Québec, soit l’indépendance du Québec.

L’Histoire est en marche comme un train que l’on ne peut arrêter ou la lame de fond d’un tsunami, essayer de l’empêcher ne fera que la précipiter les évènements et les fédéralistes le savent très bien!

@ Youlle (# 83):

« Et depuis 144 ans les fédéralistes comme vous ne sont pas parvenus à unir le plus beau pays de montagnes rocheuses, même que selon André Pratte ils reculent de tout évidence. » (sic)

Visez un peu ceci:

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201106/22/01-4411829-un-nouveau-parti-mene-par-francois-legault-balaierait-le-quebec.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS1

Et VLAN!!!

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