Les conservateurs favoris, mais rien n’est joué

À deux semaines du vote, les libéraux sont parvenus à freiner l’hémorragie, mais ils n’ont pas repris le terrain perdu. 

La Presse Canadienne / Montage L'actualité

La troisième semaine de campagne qui se termine fut marquée par le Face-à-face de TVA, axé principalement sur les enjeux chers à plusieurs Québécois. Selon les chiffres publiés depuis, il pourrait n’avoir eu qu’un effet marginal dans cette course. Toutefois, de nombreuses maisons de sondage se trouvent sur le terrain au cours de cette longue fin de semaine, alors nous verrons sous peu si ce débat aura fait bouger l’aiguille, particulièrement au Québec.

Alors que les deux premières semaines de la campagne furent marquées par une glissade constante du Parti libéral du Canada (PLC) dans les intentions de vote au profit du Parti conservateur du Canada (PCC), les chiffres se sont stabilisés au cours de la dernière semaine. Néanmoins, si les libéraux sont parvenus à freiner l’hémorragie, ils n’ont pas encore repris le terrain perdu au PCC, particulièrement en Ontario et en Colombie-Britannique. De plus, la domination du PLC sur les circonscriptions des provinces de l’Atlantique depuis 2015 semble s’effriter quelque peu et plusieurs sièges de cette région pourraient potentiellement être en jeu.

Pas moins de 11 maisons de sondage ont publié des mises à jour au cours de la dernière semaine (voir la liste complète ici). Voici la projection du vote du modèle fédéral Qc125, basée sur les données de ces sondages.

Le Parti conservateur conserve la tête avec une moyenne de 35 % d’appuis au pays. Il s’agit d’un gain net moyen de cinq points depuis le lancement de la campagne. Le PCC continue sa domination de l’Ouest canadien, se trouve maintenant à égalité statistique avec le PLC en Ontario et semble en progression dans les provinces de l’Atlantique.

Les libéraux de Justin Trudeau obtiennent une moyenne de 31 %, une chute moyenne de 4 points depuis le début de la campagne. Comme nous le verrons plus bas, le PLC jouit d’un vote plus efficace que les conservateurs au pays grâce à ses appuis plus régionalement répartis, particulièrement au Québec et en Ontario. Notons toutefois qu’un sondage Léger publié juste avant le débat TVA indiquait que les appuis du PLC au Québec semblaient plus fragiles qu’au début de la campagne. Il faudra surveiller ces chiffres au cours de la semaine.

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) se maintient près de la barre des 20 % au pays. Le Parti populaire du Canada (PPC) de Maxime Bernier et le Parti vert du Canada (PVC) se trouvent maintenant à égalité statistique à 4 % et 3 %, respectivement. Considérant que le PPC présente des candidats dans 311 circonscriptions contre seulement 252 pour le Parti vert, il est tout à fait plausible que le PPC se hisse devant le PVC au vote populaire.

Nous prenons ces chiffres du vote, ainsi que les découpages par région, et calculons la projection de sièges suivante :


Comment interpréter ces résultats ? Au moment d’écrire ces lignes, le Parti conservateur se situe à une moyenne de 144 sièges au pays, contre 131 sièges pour le Parti libéral. Le PCC serait donc favori pour remporter le plus grand nombre de sièges si une élection avait lieu aujourd’hui. Toutefois, cet écart moyen de 13 sièges entre les deux partis est bien inférieur aux intervalles de confiance de cette projection.

Nous pouvons visualiser ce chevauchement des projections de sièges en traçant les courbes de densités de probabilités de sièges pour les deux partis. Chaque courbe est en forme de cloche centrée autour de la moyenne de chaque parti.

En gros, ces courbes nous indiquent tous les scénarios possibles dans l’intervalle de confiance de 95 % (le fameux 19 fois sur 20). Les barres plus élevées (et foncées) près du milieu représentent les scénarios les plus probables ; plus on s’éloigne du centre, moins les totaux de sièges sont plausibles. Or, même si la moyenne du PCC est 13 sièges plus élevée que celle du PLC, nous remarquons que les courbes se croisent considérablement (d’où la presque égalité statistique entre les deux partis).

Au Québec, le PLC est toujours en tête, mais parviendra-t-il à prendre autant de nouveaux comtés que ce qui lui était projeté au début de la campagne ? Plusieurs sondages publiés à la fin de la semaine semblent indiquer une modeste progression des conservateurs dans la province, ce qui pourrait brouiller les cartes dans plusieurs circonscriptions serrées. D’ailleurs, un sondage de la maison Abacus Data publié ce matin indique que le PCC est le seul parti qui aurait augmenté ses appuis au Québec depuis le débat de TVA, de 16 % avant le débat à 20 % après. Cependant, une telle fluctuation frise les limites de la marge d’erreur du sous-échantillon de ce sondage, alors la prudence est de mise.

Voici la projection de sièges au Québec. Le PLC remporte 37 sièges en moyenne au Québec, contre 26 pour le Bloc et 13 pour le PCC. Du côté du NPD, il n’est présentement favori que dans Rosemont-La-Petite-Patrie (Alexandre Boulerice), mais une légère montée de ses appuis dans la province pourrait potentiellement ouvrir la porte à certains gains. Nous surveillons particulièrement Berthier-Maskinongé (où Ruth Ellen Brosseau est de retour) et Sherbrooke.

Comme tous les scénarios sont encore possibles, les deux dernières semaines de cette campagne seront cruciales pour Justin Trudeau et Erin O’Toole, en particulier les débats de la Commission fédérale qui auront lieu ce mercredi 8 septembre en français et ce jeudi 9 septembre en anglais. Car même si un gouvernement majoritaire semble fort peu probable à ce point-ci de la course (peu importe sa couleur), le modèle Qc125 dénombre présentement pas moins de 52 circonscriptions « pivots » au pays. C’est donc dire que quelques points de plus ou de moins pour les principaux partis pourraient encore faire complètement chavirer cette projection.

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Pour tous les détails de cette projection fédérale, consultez la page de Qc125 Canada. Pour trouver votre comté, consultez la liste complète des circonscriptions fédérales ici ou utilisez les pages régionales suivantes :

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Les pollueurs-pétroleux ont encore de beaux jours devant eux avec PCC et PLC en tête.

C’est très troublant de voir autant de canadiens prêt à mettre notre avenir entre les griffes de ces pollueurs bien cravatés, qui vont nous faire les poches pendant un autre 4 ans.

Chantons en choeur avec les Saltimbanques :

‘ Niquons la planète … 50 degrés en plein hiver, les ours polaires à quoi ça sert?

Pourquoi la vie sur terre est moins importante que l’industrie du fossile?
https://www.nationalobserver.com/2021/08/26/opinion/why-life-earth-still-distant-second-fossil-fuel-companies?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=aug26

Tout en regardant ce triste carambolage de bagnoles à pollution au ralenti,

souvenons-nous,
qu’entre 2 déversements de mazout, entre 2 marées noires, entre 2 explosions, entre 2 guerres de pipelines, entre 2 tueries d’êtres humains qui ne réclament que de pouvoir vivre normalement dans une biosphère qui permet de vivre…
le mieux qui puisse nous arriver en continuant avec le pétrole est un retour au moyen-âge
et le pire et bien que nous devenions de la poussière cosmique,

il y a des solutions qui n’inspirent aucunement de retourner au Moyen-âge.
Allez voir;

https://www.irena.org

https://www.tesla.com/fr_ca/energy?redirect=no

https://www.alsetehomeintl.com

Un déversement d’énergie solaire ça s’appel une belle journée et c’est plein de vitamine D.

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