Les conservateurs mènent, mais les électeurs l’ignorent

Alors que le parti mené par Erin O’Toole fait le plein de ses électeurs, les Canadiens croient toujours Justin Trudeau en position de force.

La Presse Canadienne / Montage L'actualité

La semaine dernière, les trois maisons de sondage qui enquêtent quotidiennement depuis le début de la campagne (Nanos, Mainstreet et EKOS) ont mesuré une détérioration graduelle des appuis au Parti libéral du Canada (PLC) au profit du Parti conservateur (PCC).

Nous attendions donc avec empressement la nouvelle vague de données des autres firmes tâtant le pouls des Canadiens afin de savoir si les tendances de la deuxième semaine s’étaient poursuivies.

Or, les maisons Angus Reid, Abacus Data, Léger et Ipsos ont publié leurs mises à jour depuis le début de la semaine et, même si les chiffres de chaque sondage varient, elles ont toutes observé le même grand mouvement. Si une élection avait eu lieu cette semaine, le Parti conservateur du Canada remporterait presque assurément le vote populaire et serait le favori pour récolter le plus grand nombre de sièges à la Chambre des communes, même si, soulignons-le, la course demeure serrée.

Toutefois, selon le dernier sondage Léger, l’électorat ne semble pas encore convaincu, ou du moins pas encore au courant, de ce revirement spectaculaire en faveur des troupes d’Erin O’Toole depuis le début de cette course. En effet, dans son plus récent sondage, Léger a soumis la question suivante à son échantillon pancanadien de plus de 2 000 répondants : « Qui, selon vous, gagnera les prochaines élections fédérales et formera le prochain gouvernement ? »

Une pluralité d’électeurs, soit 39 %, est d’avis que le Parti libéral et Justin Trudeau demeureront aux commandes à Ottawa après le 20 septembre prochain, et ce, malgré tous les sondages publiés dans la dernière quinzaine qui indiquent une nette progression du PCC au pays :

Une proportion de 28 % des répondants est plutôt d’avis qu’Erin O’Toole deviendra premier ministre à l’issue de cette élection et 7 % croient qu’il s’agira de Jagmeet Singh.

Lorsque nous divisons les résultats de cette question selon les intentions de vote actuelles, nous remarquons qu’une forte proportion d’électeurs libéraux (72 %) croient que le PLC demeurera au pouvoir et qu’une majorité claire d’électeurs conservateurs (62 %) pensent plutôt qu’Erin O’Toole sortira victorieux. Jusqu’à maintenant, il n’y a pas de surprise.

Toutefois, nous remarquons aussi que bon nombre d’électeurs des autres partis sont d’avis que Justin Trudeau demeurera au pouvoir après les élections. En effet, 40 % des électeurs néo-démocrates, 53 % de bloquistes et 45 % d’électeurs verts croient toujours que le PLC formera le prochain gouvernement, des proportions plus de deux fois plus importantes que ceux qui croient que le PCC sera le vainqueur le 20 septembre.

D’où vient donc cet optimisme envers le PLC (ou ce pessimisme envers le PCC, c’est selon) des électeurs des autres partis ?

Une hypothèse serait que certains électeurs n’ont pas suivi cette campagne estivale avec assiduité jusqu’à maintenant et que, considérant que le PLC était en tête de tous les sondages depuis les 18 derniers mois, ce revirement de situation leur aurait échappé. Une autre hypothèse pourrait simplement être que les électeurs néo-démocrates, bloquistes et verts ont davantage confiance aux habiletés de terrain du premier ministre, alors qu’ils ne connaissent que peu celles d’O’Toole.

Il sera certainement intéressant de suivre la progression de ces chiffres au cours de la campagne, ainsi que la corrélation entre les intentions de vote et la perception de qui, de Trudeau ou d’O’Toole, est le favori pour occuper le poste de premier ministre cet automne.

Erin O’Toole amorce donc cette deuxième moitié de campagne — qui comprend pas moins de trois débats en l’espace de huit jours — comme le favori, mais les électeurs canadiens ne le perçoivent pas (encore) ainsi.

Or, si le PCC devait s’installer confortablement en tête lors de la prochaine semaine, y aurait-il un effet de ressac chez les électeurs progressistes à l’idée d’un potentiel gouvernement conservateur ?

Ou peut-être que la simple idée de voir Justin Trudeau annoncer sa démission le 20 septembre prochain entraînera un engouement mesurable auprès des détracteurs du premier ministre.

Nous continuons de surveiller la progression des chiffres quotidiennement. Vous pouvez consulter la liste complète des sondages fédéraux ici.

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Si nous chevauchons un instant la machine à remonter le temps… « Back to the past », voici environ six ans. Nous nous apercevons que nombre d’éminents analystes estimaient que si Stephen Harper conduisait son parti en élections, le PCC était pratiquement assuré de former le prochain gouvernement.

Bon nombre de Canadiens se disaient que c’était possible.

Le principal opposant d’Harper était Thomas Mulcair, plus d’uns citoyens estimaient en début de campagne que le rêve de Jack Layton était accessible.

Les médias albertains voyaient dans les bourdes du candidat du PLC (Justin Trudeau) et dans sa volonté de produire un déficit public raisonnable, ni plus ni moins qu’un suicide politique.

Pourtant devinez qui se trouvait au terme du scrutin à la tête d’un gouvernement majoritaire ?

Depuis, on a fait éclater le déficit et même Erin O’Toole ne promet pas de retour à l’équilibre budgétaire avant au moins dix ans.

— Que devrait-on conclure ?
C’est qu’il faut toujours prendre avec un grain de sel tout ce qui se dit et tout ce qui passe lors d’une campagne électorale. Il y a toujours un avant et puis un après.

Si les électeurs s’intéressent peu à la politique. Eh bien ils ont tort ! Ils méprisent la démocratie.

Comme le narrait en d’autres temps le père de « La Désobéissance civile », Henry David Thoreau : « Celui qui distingue la vraie saveur de ce qu’il mange ne sera jamais un glouton ; celui qui ne le fait pas ne peut pas être autre chose. »

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Voulons-nous vraiment retourner a l’époque Harper?M.O’Toole a beau dire que lui est pro-choix,mais son parti ne l’est pas.Ni pour modifier la loi de l’aide a mourir.Est aussi pour de nouveaux oléoducs .Aucune garantie qu’il accordera l’augmentation de 10% des pensions promises par les libéraux.etc.etc. Lire leur programme s.v.p.

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Il me semble qu’il y aurait beaucoup d’autres hypothèses à opposer à celles que vous proposez. Ne serait-ce que de retourner le PLC au pouvoir avec un gouvernement minoritaire. Faire connaissance avec le nouveau représentant du PCC nous oblige à retourner dans le passé. La pandémie nous a forcé à revoir nos manières de faire, de voir. je ne crois pas qu’elle nous a laissé la nostalgie de ce qui était. S’entêter à ne pas voir que le monde change, que le climat se détraque et que toute économie fondée sur des ressources non renouvelables et polluantes peut répondre au besoin de déni de certains mais nous nous devons de changer.

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Non seulement le Canada n’a pas de direction forte pour diriger la transition énergétique mais le PCC manque à l’appel, donc absent du combat sur la question de la transition vers les énergies propres, tout ce qu’on lit ou entend d’eux ne sont que des récits déconnectés de la réalité climatique.

La seule personne audible qu’on peut comprendre quand il parle du côté du PLC est Mike Carney mais je ne vois pas son nom sur les prochaines élections. Donc probablement qu’il n’est pas achetable par l’industrie du fossile pcq il ne croit pas aux fausses solutions du fossile.

Peu importe qui sera PM dans les vieux partis ce ne sera que du réchauffé sur le plan énergie et environnement. Alors vaut mieux voter avec nos convictions au lieu de voter stratégique pour celui qui nous fait le moins peur.

La seule qui a compris qu’on ne peut pas négocier avec la nature est Annamie Paul, le parti vert est aligné sur les solutions;
Énergies renouvelables, mobilité électrique, agriculture bio, autonomie alimentaire.

Ne serait-il pas temps de se demander si, une industrie fossile qui se dit si importante pour l’économie, elle a besoin autant de subvention pour survivre à coup de milliards par année?
Ne peut-elle pas tenir sur ses propres jambes?
Si ça ne coûte pas cher à la pompe à fric et que les bagnoles à pollution coûtent moins chères que le VE, c’est bien pcq nos taxes supportent l’industrie de la pollution et du transport polluant.
Souvenons-nous que les énergies renouvelables coûtent une fraction de ce que nous coûtent les pollueurs.

Quel parti peut tenir tête au lobby du fossile?

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Selon moi, même les électeurs politisés sont influencés par ce qu’ils entendent et lisent, depuis l’élection de 2019, et seule la performance des chefs, aux débats des 2, 8 et 9 septembre pourrait les faire changer d’avis. Les médias ont tellement fait état du désintérêt vis-à-vis la course à la direction conservatrice, des difficultés d’Erin O’Toole avec sa base militante niant l’existence des changements climatiques, appuyant massivement l’ex-président Donald Trump et son lobby religieux de droite que l’impression générale était que Justin Trudeau remporterait facilement toute nouvelle élection, d’autant plus qu’il monopolisait les projecteurs depuis les débuts de la pandémie.

Et même chez ceux qui sont au courant de l’égalité statistique présente dans la course n’oublient pas qu’Andrew Scheer, malgré qu’il ait récolté la presque totalité des circonscriptions de l’Alberta et de la Saskatchewan et même obtenu la pluralité des voix, a malgré tout perdu l’élection de 2019 à cause de la plus grande compétitivité des libéraux dans les circonscriptions les plus chaudement disputées.

Enfin, il y a aussi l’apparition du nouveau Maverick Party, dans les 4 provinces de l’Ouest, depuis juin 2020, qui enlève des votes essentiellement aux conservateurs et qui, selon Canada338, jouit d’appuis entre 3,0 et 11,0% dans les circonscriptions où il présente des candidats. Pour l’instant, le PCC mène si allègrement, même dans ces circonscriptions, qu’il n’a pas à craindre de perdre des sièges, mais il risque de perdre la pluralité des voix dans l’ensemble du Canada.

Rappelons que le Maverick Party, le « Bloc de l’Ouest », demande la réouverture de la constitution canadienne pour refléter les revendications de l’Ouest (celles de l’ex-Reform Party, essentiellement) et, à défaut d’obtenir satisfaction, fera des provinces de Colombie-Britannique, de l’Alberta, de la Saskatchewan et du Manitoba un pays souverain.

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Je m’intéresse à la politique pour une raison d’avoir moins d’obstruction de la part du gouvernement avec ma vie Personnelle et Familiale.
Titre : « Les citoyens ignorent le Parti conservateur. » Eh bien ! Qu’en plus de l’embrasement ou devrais-je dire le droit être au-dessus des citoyens ; de plus robustes avec l’argent des contribuables et la promesse de l’étatiste plus de dons. Les médiocre médias fournissent une bonne couverture positive au parti libéral Corporiste de gauche – Le serviteur avec un titre donné par les propriétaires de la nation canadienne ; le titre de premier ministre Justin Trudeau parle de racisme et Stephen Harper comme si Stephen est dans la course ou l’opposition – Il y a au moins cinq autres partis. Il n’y a aucune vision pour le « black-face » nigaud Trudeau. Dans des discours précédents, il a dit des mots qu’il n’a pas donnés plus de temps pour expliquer aux citoyens ou fournir une définition – Je crois que j’ai écrit que les paroles de Justin sont comparables du commentaire éros-excentrique de Nanci Pelosi: « Mais nous devons adopter le projet de loi afin que vous puissiez savoir ce qu’il contient. » une grande réinitialisation ou Construit en arrière mieux, mais ne jamais dire aux propriétaires fonciers quelle est la signification des deux slogans. Les médias complaisants se sont coordonnés pour dire presque rien de positif sur le Parti conservateur Corporiste du Canada et boycotter le Parti populaire du Canada. Les médias se sont assurés de ne pas accueillir Maxime Bernier dans les débats. Néanmoins, le Bloc québécois Corporatiste sera présent même s’il n’y a pas de candidat dans d’autres circonscriptions à l’extérieur du Québec. Tout ce que j’ai vu jusqu’à présent dans les médias marxistes corporatistes, c’est d’assurer que le Canada est un vaste territoire occuper par la Chine terroriste et l’organisation des Nations-Unis.

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Ouch, si c’est ce genre de charabia que nous offre les conservateurs d’O’Toole et de Mad Max, on est pas sorti du bois! «Les médias marxistes corporatistes»… Il a oublié «communisses» mais il vient un temps où ce qui est drôle ne l’est plus.

Les conservateurs respectent la science, mais les électeurs francophones l’ignorent.

On entend souvent dire que les conservateurs ne respectent pas la science du climat. Pourtant, ils suivent en tous points les conseils que leur donnent depuis au moins 15 ans, les plus grandes sommités dans le domaine du climat !

Déjà en 2006, soixante scientifiques de renom écrivaient une lettre ouverte au premier ministre de l’époque, Stephen Harper, lui conseillant de ne pas appliquer le Protocole de Kyoto au Canada. Cette lettre historique paraissait dans le Financial Post du 6 avril 2006. Vous pouvez la trouver intégralement, si ça vous intéresse, sur le site :
https://www.epw.senate.gov/public/index.cfm/press-releases-all?ID=1E639422-7094-4972-83AF-EE40EE302D41

Malheureusement, les électeurs francophones ont été tenus dans l’ignorance complète de cette lettre. Aucun média francophone n’en a parlé à l’époque ! Ce qui explique sans doute les préjugés que ceux-ci ont continué d’entretenir à l’endroit des conservateurs et pourquoi ils les perçoivent opposés à la science. Mais quand on lit bien la lettre de nos soixante scientifiques, on notera que ce sont plutôt les premiers ministres libéraux (Martin et Chrétien) qui se voient accusés d’ignorer l’avis des scientifiques sur le climat. On pourrait encore faire le même reproche aujourd’hui à Justin Trudeau qui semble suivre béatement l’avis de son théologien en chef, Steven Guilbeault, plutôt que celui des scientifiques émérites qui ont signé cette lettre…

Que disait cette lettre ?

J’en cite quelques extraits ci-dessous, tels que traduits par https://translate.google.ca/. Les noms des 60 signataires apparaissent à la fin.

———————————————
Ouvrir Kyoto au débat,
Soixante scientifiques appellent Harper à revisiter la science du réchauffement climatique (The Financial Post)
6 avril 2006
Une lettre ouverte au Premier ministre Stephen Harper :
Cher Premier ministre :
En tant qu’experts accrédités en climat et disciplines scientifiques connexes, nous vous écrivons pour proposer la tenue de séances de consultation publique équilibrées et complètes afin d’examiner le fondement scientifique des plans du gouvernement fédéral sur les changements climatiques. Cela serait tout à fait conforme à votre engagement récent de procéder à un examen du Protocole de Kyoto. Bien que bon nombre d’entre nous aient fait la même suggestion aux premiers ministres de l’époque, Martin et Chrétien, ni l’un ni l’autre n’a répondu et, à ce jour, aucun examen formel et indépendant de la science du climat n’a été mené au Canada. (…)
Les preuves d’observation ne soutiennent pas les modèles climatiques informatiques d’aujourd’hui, il y a donc peu de raisons de faire confiance aux prédictions des modèles du futur. (…)
Alors que les déclarations confiantes de groupes environnementaux scientifiquement non qualifiés peuvent fournir des titres sensationnels, elles ne constituent pas une base pour la formulation de politiques matures. (…)
« Le changement climatique est réel » est une phrase dénuée de sens utilisée à plusieurs reprises par des militants pour convaincre le public qu’une catastrophe climatique se profile et que l’humanité en est la cause. Aucune de ces craintes n’est justifiée. Le climat mondial change tout le temps en raison de causes naturelles et l’impact humain reste toujours impossible à distinguer de ce « bruit » naturel. (…)
Nous croyons que le public canadien et les décideurs gouvernementaux ont besoin et méritent d’entendre toute l’histoire concernant cette question très complexe. Il y a seulement 30 ans, de nombreux alarmistes du réchauffement climatique d’aujourd’hui nous disaient que le monde était au milieu d’une catastrophe de refroidissement planétaire. Mais la science a continué d’évoluer, et continue d’évoluer, même si beaucoup choisissent de l’ignorer lorsqu’elle ne correspond pas à des agendas politiques prédéterminés.
Nous espérons que vous examinerez attentivement notre proposition et nous sommes disposés et capables de vous fournir plus d’informations sur ce sujet d’une importance cruciale.
CC : L’honorable Rona Ambrose, ministre de l’Environnement, et l’honorable Gary Lunn, ministre des Ressources naturelles
Sincèrement,
Dr. Ian D. Clark, professor, isotope hydrogeology and paleoclimatology, Dept. of Earth Sciences, University of Ottawa
Dr. Tad Murty, former senior research scientist, Dept. of Fisheries and Oceans, former director of Australia’s National Tidal Facility and professor of earth sciences, Flinders University, Adelaide; currently adjunct professor, Departments of Civil Engineering and Earth Sciences, University of Ottawa
Dr. R. Timothy Patterson, professor, Dept. of Earth Sciences (paleoclimatology), Carleton University, Ottawa
Dr. Fred Michel, director, Institute of Environmental Science and associate professor, Dept. of Earth Sciences, Carleton University, Ottawa
Dr. Madhav Khandekar, former research scientist, Environment Canada. Member of editorial board of Climate Research and Natural Hazards
Dr. Paul Copper, FRSC, professor emeritus, Dept. of Earth Sciences, Laurentian University, Sudbury, Ont.
Dr. Ross McKitrick, associate professor, Dept. of Economics, University of Guelph, Ont.
Dr. Tim Ball, former professor of climatology, University of Winnipeg; environmental consultant
Dr. Andreas Prokoph, adjunct professor of earth sciences, University of Ottawa; consultant in statistics and geology
Mr. David Nowell, M.Sc. (Meteorology), fellow of the Royal Meteorological Society, Canadian member and past chairman of the NATO Meteorological Group, Ottawa
Dr. Christopher Essex, professor of applied mathematics and associate director of the Program in Theoretical Physics, University of Western Ontario, London, Ont.
Dr. Gordon E. Swaters, professor of applied mathematics, Dept. of Mathematical Sciences, and member, Geophysical Fluid Dynamics Research Group, University of Alberta
Dr. L. Graham Smith, associate professor, Dept. of Geography, University of Western Ontario, London, Ont.
Dr. G. Cornelis van Kooten, professor and Canada Research Chair in environmental studies and climate change, Dept. of Economics, University of Victoria
Dr. Petr Chylek, adjunct professor, Dept. of Physics and Atmospheric Science, Dalhousie University, Halifax
Dr./Cdr. M. R. Morgan, FRMS, climate consultant, former meteorology advisor to the World Meteorological Organization. Previously research scientist in climatology at University of Exeter, U.K.
Dr. Keith D. Hage, climate consultant and professor emeritus of Meteorology, University of Alberta
Dr. David E. Wojick, P.Eng., energy consultant, Star Tannery, Va., and Sioux Lookout, Ont.
Rob Scagel, M.Sc., forest microclimate specialist, principal consultant, Pacific Phytometric Consultants, Surrey, B.C.
Dr. Douglas Leahey, meteorologist and air-quality consultant, Calgary
Paavo Siitam, M.Sc., agronomist, chemist, Cobourg, Ont.
Dr. Chris de Freitas, climate scientist, associate professor, The University of Auckland, N.Z.
Dr. Richard S. Lindzen, Alfred P. Sloan professor of meteorology, Dept. of Earth, Atmospheric and Planetary Sciences, Massachusetts Institute of Technology
Dr. Freeman J. Dyson, emeritus professor of physics, Institute for Advanced Studies, Princeton, N.J.
Mr. George Taylor, Dept. of Meteorology, Oregon State University; Oregon State climatologist; past president, American Association of State Climatologists
Dr. Ian Plimer, professor of geology, School of Earth and Environmental Sciences, University of Adelaide; emeritus professor of earth sciences, University of Melbourne, Australia
Dr. R.M. Carter, professor, Marine Geophysical Laboratory, James Cook University, Townsville, Australia
Mr. William Kininmonth, Australasian Climate Research, former Head National Climate Centre, Australian Bureau of Meteorology; former Australian delegate to World Meteorological Organization Commission for Climatology, Scientific and Technical Review
Dr. Hendrik Tennekes, former director of research, Royal Netherlands Meteorological Institute
Dr. Gerrit J. van der Lingen, geologist/paleoclimatologist, Climate Change Consultant, Geoscience Research and Investigations, New Zealand
Dr. Patrick J. Michaels, professor of environmental sciences, University of Virginia
Dr. Nils-Axel Morner, emeritus professor of paleogeophysics & geodynamics, Stockholm University, Stockholm, Sweden
Dr. Gary D. Sharp, Center for Climate/Ocean Resources Study, Salinas, Calif.
Dr. Roy W. Spencer, principal research scientist, Earth System Science Center, The University of Alabama, Huntsville
Dr. Al Pekarek, associate professor of geology, Earth and Atmospheric Sciences Dept., St. Cloud State University, St. Cloud, Minn.
Dr. Marcel Leroux, professor emeritus of climatology, University of Lyon, France; former director of Laboratory of Climatology, Risks and Environment, CNRS
Dr. Paul Reiter, professor, Institut Pasteur, Unit of Insects and Infectious Diseases, Paris, France. Expert reviewer, IPCC Working group II, chapter 8 (human health)
Dr. Zbigniew Jaworowski, physicist and chairman, Scientific Council of Central Laboratory for Radiological Protection, Warsaw, Poland
Dr. Sonja Boehmer-Christiansen, reader, Dept. of Geography, University of Hull, U.K.; editor, Energy & Environment
Dr. Hans H.J. Labohm, former advisor to the executive board, Clingendael Institute (The Netherlands Institute of International Relations) and an economist who has focused on climate change
Dr. Lee C. Gerhard, senior scientist emeritus, University of Kansas, past director and state geologist, Kansas Geological Survey
Dr. Asmunn Moene, past head of the Forecasting Centre, Meteorological Institute, Norway
Dr. August H. Auer, past professor of atmospheric science, University of Wyoming; previously chief meteorologist, Meteorological Service (MetService) of New Zealand
Dr. Vincent Gray, expert reviewer for the IPCC and author of The Greenhouse Delusion: A Critique of ‘Climate Change 2001,’ Wellington, N.Z.
Dr. Howard Hayden, emeritus professor of physics, University of Connecticut
Dr Benny Peiser, professor of social anthropology, Faculty of Science, Liverpool John Moores University, U.K.
Dr. Jack Barrett, chemist and spectroscopist, formerly with Imperial College London, U.K.
Dr. William J.R. Alexander, professor emeritus, Dept. of Civil and Biosystems Engineering, University of Pretoria, South Africa. Member, United Nations Scientific and Technical Committee on Natural Disasters, 1994-2000
Dr. S. Fred Singer, professor emeritus of environmental sciences, University of Virginia; former director, U.S. Weather Satellite Service
Dr. Harry N.A. Priem, emeritus professor of planetary geology and isotope geophysics, Utrecht University; former director of the Netherlands Institute for Isotope Geosciences; past president of the Royal Netherlands Geological & Mining Society
Dr. Robert H. Essenhigh, E.G. Bailey professor of energy conversion, Dept. of Mechanical Engineering, The Ohio State University
Dr. Sallie Baliunas, astrophysicist and climate researcher, Boston, Mass.
Douglas Hoyt, senior scientist at Raytheon (retired) and co-author of the book The Role of the Sun in Climate Change; previously with NCAR, NOAA, and the World Radiation Center, Davos, Switzerland
Dipl.-Ing. Peter Dietze, independent energy advisor and scientific climate and carbon modeller, official IPCC reviewer, Bavaria, Germany
Dr. Boris Winterhalter, senior marine researcher (retired), Geological Survey of Finland, former professor in marine geology, University of Helsinki, Finland
Dr. Wibjorn Karlen, emeritus professor, Dept. of Physical Geography and Quaternary Geology, Stockholm University, Sweden
Dr. Hugh W. Ellsaesser, physicist/meteorologist, previously with the Lawrence Livermore National Laboratory, Calif.; atmospheric consultant.
Dr. Art Robinson, founder, Oregon Institute of Science and Medicine, Cave Junction, Ore.
Dr. Arthur Rorsch, emeritus professor of molecular genetics, Leiden University, The Netherlands; past board member, Netherlands organization for applied research (TNO) in environmental, food and public health
Dr. Alister McFarquhar, Downing College, Cambridge, U.K.; international economist
Dr. Richard S. Courtney, climate and atmospheric science consultant, IPCC expert reviewer, U.K.

J’ajoute avec plaisir, un 61ème nom à cette liste prestigieuse,
Dr. Alain Bonnier, physicien
Signataire avec plus de 1000 autres scientifiques de la
Déclaration mondiale sur le climat
présentée à l’ONU en septembre 2019
et à la Commission européenne en novembre 2019.

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@ Alain Bonnier,

Vous écivez ceci : « Les conservateurs respectent la science, mais les électeurs francophones l’ignorent. » Vous paraphrasez le titre de cette chronique….

Vous avez découvert trace – sur le site du : Committee on Environment and Public Works (Sénat des États-Unis d’Amérique) – d’une « lettre ouverte » adressée à Stephen Harper, publiée par le Financial Post le 6 avril 2006.

Après vérification dans les archives numériques du Financial Post qui sont mises-à-jour depuis 2001. Il appert que le journal ne tient plus aucun enregistrement de ce document.

Au terme d’une recherche approfondie, on ne peut que constater qu’il n’y plus la moindre trace dans le Canada anglais d’un tel document. Ce qui laisse supposer que cette lettre n’a pas eu à l’époque où elle a été mise en ligne un très grand écho où que ce soit au Canada et dans quelque langage que ce soit. Même la CBC, n’en fait pas mention.

Ce qui cloche selon moi dans vos propos, c’est que vous ciblez tout particulièrement les électeurs francophones que vous prenez pour des ignorants. Alors que cette communication semble avoir été très peu suivie tous langages confondus presque partout au pays.

En revanche le manque de respect pour les scientifiques du gouvernement était patent sous l’administration Harper comme en témoigne cette autre « lettre ouverte » adressée au Premier ministre le 21 octobre 2014, signée par plus de 800 scientifiques de tous pays. Extrait : «  As scientists outside of Canada committed to international cooperation in confronting threats to the planet and human health, we urge you to remove excessive and burdensome restrictions and barriers to scientific communication and collaboration faced by Canadian government scientists. »

Traduction libre : « Comme scientifiques extérieurs au Canada engagés dans le cadre de la coopération internationale, confrontés aux menaces qui planent sur la planète et sur la santé humaine, nous vous enjoignons à retirer le fardeau excessif des restrictions et barrières faites à la communication scientifique et à la collaboration auxquels font face les scientifiques du gouvernement. »

[ Source ] : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/690253/lettre-ouverte-scientifiques-harper-restrictions-canada

L’intégralité de la lettre avec la liste des signataires peut être téléchargée par le lien suivant : https://s3.amazonaws.com/ucs-documents/science-and-democracy/canada-letter-word-by-country.pdf

L’opacité et la culture du secret d’État sont des legs malheureux que nous ont laissé les conservateurs du Canada.

Monsieur Drouginsky,
merci pour votre réplique à ce commentaire insupportable de A.Bonnier, on voit bien que vous réfléchissez avant de répondre, merci aussi pour ces références.

J’avais presqu’oublié le régime de Harper qui a tout fait pour museler les scientifiques canadiens et comme la lettre dit bien; c’était une manoeuvre du PCC (et ses donateurs pollueurs de l’auto et du fossile) pour
« tenter de garantir l’ignorance du public ».

Ceux qui ont lu les livres ‘Marchands de doute’ de Naomi Oreskes et Erik M. Conway
et ‘Climate Cover-up’ de James Hoggan savent très bien que dans la liste de A.Bonnier il y a des scientifiques qui ne savent même pas que leurs noms apparaissent sur cette liste et les autres sont des faux-nez payés par les lobby du fossile.

C’est le genre de tactique utilisée par les charlatans du fossile (qui sont dans le déni des changements climatiques) de créer de fausses listes interminables semblables.

Donc A. Bonnier vos commentaires montrent très bien que vous êtes dans le déni du changement climatique et ne font que répandre l’obscurité.

Proverbe Perse: Vaut mieux avoir mauvaise réputation que d’accepter d’être dans l’obscurité.

@Serge Drouginsky
Au sujet de la « lettre ouverte » adressée au Premier ministre Harper en 2014, signée par plus de 800 scientifiques de tous pays.
Après que j’eusse rapporté la lettre des 60 scientifiques demandant en 2006 au Premier ministre Harper de retirer le Canada du Protocole de Kyoto, vous m’avez beaucoup déçu en me rapportant cette lettre où 800 scientifiques enjoignaient en 2014 le Gouvernement du Canada « à retirer le fardeau excessif des restrictions et barrières faites à la communication scientifique auxquels font face les scientifiques du gouvernement ». Je vous croyais plus perspicace, Monsieur Drouginsky, dans la l’interprétation de ce genre de lettre. Cette dernière ne présente en rien une opinion scientifique sur la science du climat. Elle constitue plutôt une ingérence indue dans la politique de financement de la recherche scientifique au Canada. Il est étonnant, d’ailleurs, qu’aucun scientifique canadien n’ait cru bon la signer. Et je ne vois pas très bien non plus en quoi les 800 scientifiques qui l’ont signée ont quelque compétence que ce soit pour porter un tel jugement sur la politique canadienne. Il suffit pour s’en convaincre de consulter la liste des signataires.
Zoomons sur l’un d’eux, si vous voulez bien. Je tombe par hasard sur la signature d’un certain monsieur Zahidul Haque, M.S. (probablement Master en Science, mais ce n’est pas clair) et qui se présente comme Professeur à l’Université agricole Sher-e-Bangla à Dhaka au Bangladesh. Ce monsieur a crû important, semble-t-il, de signer cette lettre qui « enjoignait le Gouvernement du Canada à retirer le fardeau excessif des restrictions et barrières faites à la communication scientifique auxquels font face les scientifiques du gouvernement ».

Je n’étais pas là quand Monsieur Haque a signé la lettre, mais j’essaye d’imaginer un peu la scène quand il a informé son épouse de sa décision. C’était durant le petit-déjeuner, disons. Celle-ci venait de lui lire les manchettes du jour qui disait selon Amnestie internationale:
https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2021/07/bangladesh-end-crackdown-on-freedom-of-expression-online-2/
« Il faut mettre un terme à la répression de la liberté d’expression en ligne. En juillet, au moins 433 personnes étaient emprisonnées au Bangladesh en vertu de la Loi sur la sécurité numérique ; la plupart étaient accusées de publication en ligne d’informations fausses ou insultantes. Les poursuites engagées par les autorités en vertu de la Loi sur la sécurité numérique montrent combien il est devenu dangereux de parler ouvertement et d’exprimer des points de vue dissidents au Bangladesh aujourd’hui. »

« Zahidul mon chéri, demande sa femme, ne crois-tu pas qu’on serait mieux d’écrire à notre bon gouvernement du Bangladesh pour lui demander de retirer plutôt le fardeau excessif des restrictions et barrières faites à la communication et de libérer ces 433 prisonniers, avant de demander de retirer le fardeau excessif des restrictions et barrières faites à la communication scientifique au Canada ? »
« Pas du tout, répond Zahidul. Oublie ma chérie ces 433 prisonniers politiques qui méritent sans doute le sort qu’on leur inflige, ce qui se passe au Canada est bien pire. Regarde le courriel que je viens de recevoir de Greenpeace Canada. C’est l’avenir même de la planète qui est en jeu avec cette maudite politique canadienne! De même que la santé de l’humanité tout entière! C’est pas des farces! Et pour montrer à quel point ce Harper est un despote répressif, Greenpeace Canada nous apprend, à ses risques et périls sans doute, qu’aucun scientifique canadien n’a osé signer cette lettre par peur de représailles ou pire encore, de torture. Et peut-être même de mise à mort, qui sait? Y a aucun doute, faut absolument que je signe ça au plus vite. »
Voilà, Monsieur Drouginsky comment on lit une telle lettre. Voulez-vous maintenant que je zoome sur les 799 autres signataires pour voir ce qui a bien pu les amener à signer? Ne soyez pas surpris si jamais vous appreniez que Greenpeace Canada est à l’origine de cette missive. Greenpeace et les autres organisations écologistes l’ont fait à chaque rencontre internationale pour dénoncer l’inaction du Gouvernement Harper sur la question du climat.
Alors que le Gouvernement Harper ne faisait pourtant que suivre les bons conseils de scientifiques éminents sur cette question.
Alain Bonnier, docteur en physique

Je ne suis ni statisticien , ni politicologue ni vraiment commentateur politique. J’essais seulement de m’informer du mieux que je peu.Une chose est sur par contre je trouve la situation d’une tristesse inouïe .
Tous, nous offrent du vent seulement que tu vent, très peux de congrès. Tous essais de nous vendre leurs égos démesurés Il n’y pas si longtemps lorsque nous parlions de millions, les gens avaient les yeux tout écarquillés, aujourd’hui c’est comme du menu fretin, Aujourd’hui c’est la valse de milliards!!!! Au fait c’est 502 millions pour le caprice de Trudeau.

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«Or, si le PCC devait s’installer confortablement en tête lors de la prochaine semaine, y aurait-il un effet de ressac chez les électeurs progressistes à l’idée d’un potentiel gouvernement conservateur ?» Dans mon cas, je me suis fait avoir une fois et ce fut une fois de trop. Donc, non, pas de vote stratégique mais un vote selon ma conscience.

Je me souviens trop bien que les libéraux avaient promis le vote proportionnel et qu’ils se vantaient de collaborer avec les autres partis (surtout les dernières années alors qu’il était minoritaire). Or, la raison d’être de cette élection c’est justement que le PM Trudeau et ses libéraux ne veulent plus collaborer avec les autres partis, ils veulent avoir leur majorité pour avoir les «mains libres», genre dictature soft alors que pendant 4 ans ils feraient à leur tête sans chercher le consensus et encore moins la collaboration (là ils respecteraient la loi électorale qui établit les élections aux 4 ans à date fixe, une loi que Trudeau vient de défier ouvertement).

S’il faut que les changements climatiques s’amplifient en raison des politiques conservatrices, parce que les gens ont voté pour ce genre de programme, soit! Mais ils vont apprendre à la dure et l’avenir, s’il y en a un pour les humains, ne sera pas tendre pour ces politiciens.

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@Serge Drouginsky
Au sujet de la lettre ouverte de 60 scientifiques au Premier ministre Harper en 2006
Félicitations pour votre recherche sur l’origine du document que je présentais dans mon premier message. C’est en effet sur le site du Sénat des États-Unis que j’ai trouvé cette copie de la « lettre ouverte », publiée en avril 2006 et dans laquelle 60 scientifiques de réputation internationale, enjoignaient le Premier ministre du Canada Stephen Harper à se RETIRER du Protocole de Kyoto.
Ce Protocole, rappelons-le, avait été proposé à Kyoto en 1997, mais n’est entré en vigueur qu’en 2005. Il demandait essentiellement aux signataires de réduire, entre 2008 et 2012, d’au moins 5 % par rapport au niveau de 1990 leurs émissions de CO¬2.
Cette « lettre ouverte » au Premier ministre Harper lui apportait un appui scientifique inestimable après qu’il eut déclaré en février 2006 que « le Canada considérait que les objectifs de Kyoto étaient irréalistes et inaccessibles et que le gouvernement canadien ne pouvait plus honorer ses engagements de réduction des GES ».
Cinq ans plus tard, le lundi 12 décembre 2011, le Canada devenait effectivement le premier pays à annoncer son retrait du Protocole de Kyoto.
Le fait, Monsieur Drouginsky, que vous ne trouviez plus copie au Canada de cette lettre qui a pourtant un caractère historique et qu’il faille maintenant aller sur le site du Sénat américain pour la trouver est révélateur du climat de censure qui a prévalu chez les médias canadiens depuis 2008. Ce n’est pas un hasard. Parce que c’est justement cette année-là qu’Al Gore — parlant devant l’American Geophysical Union à San Francisco — a déclaré : « Vous avez le devoir de réduire au silence (RÉDUIRE AU SILENCE !) ceux qui s’opposent aux avis du GIEC. » Dès lors, ç’a été le coup d’envoi d’une véritable omerta climatique un peu partout dans le monde. Ici au Québec, après que le journal La Presse eut invité Al Gore en 2008 à Montréal à venir nous faire peur avec sa fameuse courbe de température en forme de « crosse de hockey » — mais qui a été démontrée comme étant frauduleuse par la suite — tous les médias ont scrupuleusement suivi ce mot d’ordre qui s’imposait, a-t-on cru, devant cette noble mission consistant à « sauver la Terre ». Non seulement a-t-on réduit au silence ceux qui s’opposaient pour des raisons scientifiques à l’idéologie du GIEC, mais on a même lancé un véritable autodafé, digne de l’Inquisition espagnole, en effaçant au Canada — comme vous avez pu le constater vous-même — toute trace antérieure d’une quelconque opposition aux avis du GIEC! Mais ce faisant, on a plutôt perdu la science de la Terre. Pour ne pas dire la boule.
Il n’est pas nécessaire d’aller bien loin pour trouver trace de cette censure. Il suffit de fouiller un peu dans les articles que Valérie Borde — cheffe du bureau Science au magazine L’Actualité — nous écrit depuis dix ans. Comme, par exemple, cette chronique datée du 16 avril 2012, au titre on ne peut plus explicite : « Climat : faites taire Jacques Brassard ! »
https://lactualite.com/sante-et-science/climat-faites-taire-jacques-brassard/
(Cet article est une honte et un hymne à la censure. Je remercie, en passant, la Rédaction de l’Actualité de ne pas censurer mon commentaire ici. C’est tout à son honneur!)

Qu’a bien pu dire Jacques Brassard, pourtant ex-ministre québécois de l’Environnement, pour que Madame Borde demande à le faire taire ? Dans sa chronique du 12 avril 2012, il a osé citer une lettre publiée en janvier 2012 dans le New York Times que Madame Borde qualifie de « propagande climatosceptique ». Cette lettre signée par 16 scientifiques de grand renom en physique de l’atmosphère et intitulée « No Need to Panic About Global Warming » s’adressait aux décideurs politiques. Ces scientifiques (dont on trouvera la liste ci-dessous) y présentaient leurs arguments en faveur d’une approche rationnelle modérée face à l’alarmisme qui prévaut souvent à propos du réchauffement climatique. Ils suggéraient que l’énorme financement privé et public de la recherche sur le climat était mal employé présentement et devrait faire l’objet d’une réflexion critique. »

J’ai traduit cette lettre. Vous la trouverez sur mon site à : http://alainbonnier.com/pas-de-quoi-s%C3%A9nerver-avec-le-r%C3%A9chauffement.php

Autre exemple de censure : J’avais soumis cette traduction pour qu’elle soit publiée dans la revue « Le Québec sceptique » en 2012. Mais elle a été refusée. C’était au moment où l’Association des Sceptiques du Québec avait entrepris son virage climatocrédule et avait commencé à censurer mes textes qu’elle jugeait « trop sceptiques » pour une revue sceptique…
Qui sont les 16 scientifiques que Madame Borde qualifiait de « climatosceptiques à proscrire »? Voici la liste :
Claude Allègre, ancien directeur de l’Institut de physique du globe, Université de Paris;
J. Scott Armstrong, cofondateur du Journal of Forecasting et de l’International Journal of Forecasting;
Jan Breslow, directeur du Laboratoire de génétique biochimique et de métabolisme, Université Rockefeller;
Roger Cohen, fellow, de la Société physique américaine;
Edward David, membre de l’Académie nationale de génie et de l’Académie nationale des sciences;
William Happer, professeur de physique, Princeton;
Michael Kelly, professeur de technologie, Université de Cambridge;
William Kininmonth, ancien directeur de la recherche climatique au Bureau de météorologie australien;
Richard Lindzen, professeur de sciences atmosphériques, MIT;
James McGrath, professeur de chimie,Université technique de Virginie;
Rodney Nichols, ancien président et directeur général de l’Académie des sciences de New York;
Burt Rutan, ingénieur en aérospatiale, concepteur de Voyager et de SpaceShipOne;
Harrison H. Schmitt, astronaute à bord d’Apollo XVII et ancien sénateur des États-Unis;
Nir Shaviv, professeur d’astrophysique, Université hébraïque, Jérusalem;
Henk Tennekes, ancien directeur du Service météorologique royal des Pays-Bas;
Antonio Zichichi, président de la Fédération mondiale des scientifiques, Genève.
J’ajoute volontiers mon nom à cette liste prestigieuse…
Alain Bonnier, docteur en physique

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