Les controverses de Michael Ignatieff

Irak

Irak
En janvier 2003, dans un texte d’appui à l’invasion de l’Irak par les Américains, publié dans le New York Times, il affirme que les États-Unis représentent un « impérialisme doux », qui fait la promotion « du libre marché, des droits de la personne et de la démocratie », grâce à un pouvoir militaire extraordinaire. En août 2007, il soutient que le politicien Ignatieff n’aurait pas pris la même décision : « À l’université, une idée fausse est simplement fausse. En politique, une idée fausse peut gâcher la vie de millions de personnes. »

Torture
En 2004, dans son essai The Lesser Evil : Political Ethics in an Age of Terror (Princeton University Press), Ignatieff laisse entendre que le recours aux techniques musclées pour interroger de présumés terroristes, notamment la privation de sommeil et la désinformation, peut être justifié. « Il y a une différence entre la torture et les interrogatoires musclés, dit-il aujourd’hui. Je n’appuie pas la torture. Il faut respecter la loi. C’est aussi pour ça que les démocraties gagnent. On garde notre légitimité. »

Référendum au Québec
Pendant la course au leadership de 2006, il affirme que la loi sur la clarté pourrait empêcher le Québec de sombrer dans une « guerre civile » si un référendum sur la souveraineté n’obtenait qu’une faible majorité. Il est rabroué par les souverainistes, mais aussi par le premier ministre du Québec, Jean Charest.

Loi 101 et minorité au Québec
En 1995, il dénonce la loi 101 dans le collectif Le déchirement des nations (Seuil). Selon lui, cette loi empiète de façon excessive sur les droits individuels des anglophones du Québec. En 2001, il corrige le tir. Dans La révolution des droits (Boréal), il écrit que la loi 101 est « essentielle à la survie du groupe » francophone, minoritaire en Amérique du Nord.

Guerre contre le Hezbollah
En 2006, pendant la guerre qu’Israël livre contre le Hezbollah au Liban, il affirme d’abord que les bombardements de l’État hébreu ne « l’empêchent pas de dormir ». Puis que l’attaque israélienne qui tue de nombreux enfants dans un immeuble de Cana est un « crime de guerre ». Une volte-face qui lui coûte l’appui de nombre de membres de la communauté juive canadienne. En décembre dernier, quand le conflit éclate dans la bande de Gaza, il se range derrière Israël.

Les plus populaires