Les «dérives» d’un certain féminisme, vraiment ?

Les féministes, on les tolère quand elles demandent gentiment quelques accommodements, pour soulager leurs malaises proprement féminins. Un billet d’Aurélie Lanctôt.

Photo : Newzulu
Photo : Toma Iczkovits/Newzulu

PolitiqueMercredi, dans ce blogue, le professeur et auteur Frédéric Bastien publiait un texte déplorant le choix des revendications mises de l’avant par certains groupes féministes, à l’occasion de la Journée internationale des femmes.

Les causes épousées par un certain type de féministes, écrivait-il, «donnent l’impression qu’après avoir gagné de grandes batailles au cours des dernières décennies, une partie de celles et ceux qui disent lutter pour l’égalité homme-femme manquent désormais d’ennemis.»

Selon Frédéric Bastien, la Fédération des femmes du Québec (FFQ) serait l’incarnation de ce féminisme prétendument à la dérive. C’est ainsi que le 8 mars dernier, la FFQ aurait erré en plaçant sa marche à l’occasion de la 4e action internationale de la Marche mondiale des femmes sous la bannière de la lutte contre l’exploitation des sables bitumineux.

Ce qu’on comprend, c’est que Frédéric Bastien a bien du mal à saisir pourquoi les féministes — et, notons, pas seulement celles de la FFQ — déploient autant d’efforts pour conjuguer leurs revendications avec des enjeux sociaux plus vastes.

Qu’ont-elles, ces féministes, à mettre leur nez dans la question écologique ? Que peuvent-elles bien avoir à dire sur le développement économique ? Et la guerre ? Laissez les messieurs s’en occuper ; lorsque toutes ces choses seront réglées, on pourra mieux s’occuper de vos problèmes de femmes…

Frédéric Bastien prend même soin de nous offrir quelques suggestions pour bien nous occuper, en attendant. Au lieu de s’entêter à parler d’austérité ou des ravages sociaux et environnementaux de l’industrie pétrolière, pourquoi ne pas lutter contre les mariages forcés, les crimes d’honneur, les avortements sélectifs — bref, contre ces pratiques venues de cet «ailleurs» obscurantiste qu’il est de bon ton de craindre, comme s’il s’agissait de la seule menace pour l’égalité entre les hommes et les femmes, au Québec, en 2015 ?

Cette attitude témoigne non seulement d’une méconnaissance du mouvement féministe et de ses luttes, mais il en dit long sur une propension persistante à tenir les femmes et leurs préoccupations spécifiques à l’écart du débat politique.

Il est certain qu’on préfère les féministes lorsqu’elles se tiennent en marge de la chose politique, avec leurs demandes bien circonscrites au périmètre des «affaires féminines». Ainsi, il est beaucoup plus facile de laisser leurs doléances flotter en périphérie du débat public.

Les féministes, on les tolère quand elles demandent gentiment quelques accommodements, pour soulager leurs malaises proprement féminins. Mais lorsque vient le temps d’intégrer leurs analyses aux réflexions collectives plus larges, soudainement, elles se seraient aventurées au-delà de la limite de ce qui les concerne.

Bien pire que du paternalisme, ce genre de raisonnement est précisément ce qui met un frein à l’atteinte de l’égalité entre les hommes et les femmes, dans bon nombre de sociétés dites «évoluées» et «humanistes».

Lorsque les féministes arriment leurs revendications aux enjeux plus vastes auxquels nous faisons face collectivement, ce n’est pas parce qu’elles manquent de causes à porter. C’est tout le contraire. Elles travaillent plutôt à ce qu’il soit enfin reconnu que l’égalité entre les hommes et femmes ne sera pas atteinte tant que l’analyse spécifique du sort réservé aux femmes ne sera pas systématiquement intégrée à nos grands débats de société.

C’est précisément ce qu’essaient de faire de nombreux «groupes» et de nombreuses féministes, dont la Fédération des femmes du Québec.

On peut être d’accord ou non avec leurs conclusions. Ça, c’est une chose. D’ailleurs, les débats sont nombreux au sein des organisations féministes. Les idées se confrontent quant à la meilleure manière de penser une société plus égalitaire. Le débat est souvent animé, parfois virulent. Mais, chose certaine : ce ne sont pas les causes à porter qui manquent.

La prochaine fois que M. Bastien voudra parler des «dérives» d’un «certain féminisme», je l’invite à s’intéresser plus que 18 secondes, un dimanche après-midi, aux revendications que les féministes portent à bout de bras, avec sérieux et dévouement. Car n’en déplaise à ceux qui préfèrent penser que les femmes engagées dans la lutte pour l’égalité des sexes font leurs petites affaires dans leur coin, en se complaisant dans un «entre-soi» qui ne parle pas beaucoup au commun des mortels : ça nous concerne tous. Et le périmètre de réflexion est beaucoup plus vaste qu’on pourrait le croire.

Aurélie Lanctôt est étudiante en droit à l’Université McGill et diplômée en journalisme de l’Université du Québec à Montréal. Elle chronique sur les enjeux féministes pour Ricochet et La Gazette des femmes, ainsi qu’à ICI Première. 

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22 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Bravo,

Je ne peux pas être plus d’accord avec vous…. La position de M. Bastien revient à dire que l’on peut facilement se passer des lumières de 50% des citoyens de notre société dans les enjeux qui, pourtant, nous concernent tous….

Il réagit le nez collé dans le pare-brise et avec une vision très réduite sur les réels enjeux de notre civilisation… En prenant un certain recul, on aperçoit de plus en plus des positions réactionnaires de nos dirigeants politiques et économiques. Une tendance autoritaire et une radicalisation pour des méthodes répressives face aux revendications écologistes et sociales.

POURQUOI …. Et bien, il me semble, tout comme vous, que devant une évidence de plus en plus grande d’un désastre environnemental éminent, les HUMAINS prendront consciences que SEUL une réduction des inégalités des conditions de vie, un changement majeur des méthodes industrielles de production et un abandon progressif (mais urgent) des énergies non-renouvelables soient la solution efficace et indispensable…pour la survie PACIFIQUE de l’humanité.

On voit déjà poindre les réticences de nos élites dominantes… Bientôt, et c’est déjà en cours chez la droite radicale, le populationnisme ( Malthus et cie) reviendra sévir… Le militaro-industriel reprendra du galon pour empêcher le terrorisme écologique autant que migratoire….

Nous aurons peur dans nos chaumières et nous supplirons nos gouvernements de protéger un mode de vie dont on nous aura (facilement) convaincu d’etre menacé par tous les PAUVRES de ce monde…

Un capitalisme à humaniser… Le pourrons-nous sans que les grandes Corporations ne s’y opposent ????

A lire: Une planète trop peuplée ? Le mythe populationniste, l’immigration et la crise écologique. Par Ian Angus et Simon Butler.

«La position de M. Bastien revient à dire que l’on peut facilement se passer des lumières de 50% des citoyens de notre société dans les enjeux qui, pourtant, nous concernent tous….»

Bastien parlait des féministes (en fait de certaines associations féministes), pas des femmes. Problème de lecture?

En fait, c’est vous qui dites aux hommes (50% des citoyens) qu’ils devraient accepter servilement ce que les féministes disent. C’est quand même un comble car ces mêmes féministes ne se gênent pas pour ramasser la gueule aux hommes. C’est ça l’égalité à la sauce féministe? Exactement ce pourquoi j’ai décroché…

Bien sûr, c’est une façon de voir. Augmenter son prestige en s’occupant d’enjeux plus vastes est certe édifiant surtout lorsque ce sont des femmes qui s’en préoccupent mais pendant ce temps on trouve de moins en moins affligeant qu’une femme porte le voile, normal que l’on sépare les hommes des femmes dans les mosqués, normal aussi qu’une femme policière ne s’adresse pas à un homme juif, normal, qu’une femme obéisse à son mari, normal.

Dans leur tour d’ivoire , la FFQ se contentera de vivre et de discuter parmi l’élite et se fermera les yeux devant le refus de ll’accès scolaire aux femmes.

J’exagère si peu…dans 30 ou 50 ans ce sera un bien triste constat!

merci pourr votre texte à expédier aussi à Éric Duhaime qui est allé encore pkus loin en affirmant que devant les propos des féministes c’était bien la preuve que nous n’avions plus besoin du 8 mars. Mare de ces mecs qui çroient piuvoir aussi jous dicter nos choix de luttes!

Je vois que vous ne faites pas la distinction entre la critique et le dictat. Ensuite ce sera de la faute des hommes si l’égalité homme-femme ne progresse pas…

Bonjour Aurélie,

à la lecture du texte de Frédéric et le vôtre, je trouve que certains enjeux liés au féminisme méritent d’être soulevés:

1. Est-ce que, en adoptant un discours majoritairement de gauche, les organismes féminismes dérivent de leur mission ? Ne devraient-ils pas plutôt encourager la participation citoyenne de toutes les femmes, selon leurs intérêts, opinions et choix politiques ? N’est-ce pas justement infantiliser les femmes que de choisir pour eux quels positions choisir et défendre dans les grands enjeux sociaux ?

Contrairement à ce que vous soulevez, dans ce qui ressemble à une réponse de mauvaise foi, Frédéric ne s’interrogeait pas à l’idée que des femmes se prononcent sur des enjeux sociaux. C’était plutôt que des organismes supposés représenter toutes les femmes adoptent des prises de positions ne représentant pas l’opinion de toutes les femmes. Je pense que les organismes devraient être neutre à titre d’institution, tout en encourageant la participation individuelle de toutes les femmes aux débats sociaux, peut importe leurs opinions politiques.

2. Est-ce qu’en cherchant à lier le féminisme à tout tout tout, on dilue le message ?

Les femmes qui souhaitent s’impliquer dans les organismes féministes en reviennent souvent déçues. Elles ont l’impression d’avoir été en contact avec un milieu déconnecté, qui dévalorise la maternité/féminité et valorise l’adoption d’un mode de vie masculin. Et quand elles s’expriment sur les enjeux féministes qui les interpellent, mais qui n’est pas en adéquation avec les discours dominants, c’est étonnant de constater que leurs opinions n’est pas prise au sérieux (quel paradoxe!).

Les organismes féminismes ont encore leur raison d’être, mais une importante remise en question de l’utilisation des ressources et des priorités d’action, ainsi que la détermination d’objectifs rassembleurs et inclusifs (dans une perspective de neutralité politique afin de représenter toutes les femmes), serait la bienvenue.

Tout à fait d’accord avec votre commentaire.
J’ajouterais qu’il est important pour toutes et tous de s’occuper des grands enjeux sociaux, politiques, économiques, et environnementaux ENSEMBLE. Là se situe l’égalité. Trop de »leaders » d’associations utilisent leur position pour se donner le droit de parler au nom de toutes ou de tous à titre de représentant pour une cause extérieure au mandat pour lequel ils ont été »élus », sélectionnés.

Bravo à Mme Lanctôt pour cette excellente mise au point.

Moi aussi j’ai eu l’Impression que M. Bastien semblait vouloir dire que la place de l’opinion des femmes ne devaitt pas sortir des créneaux classiques. À la limite, on pourrait comprendre qu’il leur disait de s’occuper de leur cuisine, des enfants et des causes classiques comme celle de l’égalité femme-homme.
On dirait que pour lui, les causes « plus sérieuses » doivent être traité par des gens plus sérieux que les femmes, disons des gens comme lui.

M. Bastien dit que le 8 mars dernier, certains groupes de femmes «n’ont trouvé rien de mieux que de défiler contre l’exploitation des sables bitumineux et le bellicisme du gouvernement fédéral.»
Pour M. Bastien, il semble que pour les groupes féministes, «faire preuve d’une «conscience sociale citoyenne», n’est pas très sérieux !
M. Bastien semble réprouver Alexa Conradi qui dit que «la politique militariste du gouvernement Harper qui pense «régler les problèmes avec la militarisation et la guerre» relève d’une culture de domination qui s’accompagne d’une augmentation de la violence faite aux femmes.»
Visiblement, M. Bastien devrait peut-être suivre le cours de dommage collatéral 101 pour comprendre qu’en temps de guerre, la femme est souvent considérée comme encore moins importante que la chair à canon, mais souvent comme simple chair de récompense.
Il dit qu’il est en droit de se demander en quoi l’action du gouvernement conservateur nuit aux femmes !!!

M. Bastien nous parle des barbaries du fameux EIIL, il devrait plutôt nous décrire les gains des femmes afghanes qui vivent dans un Pays libéré des Talibans et occupé, entre autres, par notre armée depuis 13 ans.
Elles sont toujours confinées dans leur cage de tissus et sont toujours considérées comme des animaux de compagnie.

Pour M. Bastien dénoncer la guerre c’est être d’«extrême» gauche et ce n’est pas le rôle des femmes.
Selon lui, les femmes devraient plutôt trouver le moyen de réduire le taux élevé d’avortements.
Comme pour beaucoup de gens purs de la droite, tuer des Êtres Humains bien vivants est moins grave que d’empêcher la naissance d’un fœtus que la femme n’est pas prête à mettre au monde.

N’en déplaise à M. Bastien, je crois que la société a un grand besoin de la pensée politique de la femme, et ce, absolument à tous les niveaux.

Serge Charbonneau
Québec
Membre PDF-Québec

Pas de gain pour les femmes en Afghanistan ? Faites moi rire.. ce n’est pas l’eldorado, on s’entend, mais de dire qu’il n’y a eu aucun gain pour les femmes c’est faire preuve de mauvaise foi. Aussi, je ne pense pas que M Bastien peste contre les femmes qui s’impliquent dans des discours écologique ou militaire, mais plutôt qu’une association sensé défendre toute les femmes décident de leur orientation politique. Comme les hommes, elles ont le droit d’être de gauche ou de droite, conservatrice ou libérale…

« À la limite, on pourrait comprendre qu’il leur disait de s’occuper de leur cuisine, des enfants et des causes classiques comme celle de l’égalité femme-homme. »

Non, je ne vois pas comment on pourrait comprendre ça quand il a passé la moitié de son texte à donner des exemples concrets d’atteintes à l’égalité homme-femme. Comprendre que Bastien disait aux femmes de s’occuper de leur cuisine ne serait rien de moins que de l’aveuglement volontaire.

« On dirait que pour lui, les causes « plus sérieuses » doivent être traité par des gens plus sérieux que les femmes, disons des gens comme lui. »

C’est exactement le contraire du propos qui est tenu. Il dit justement que les féministes devraient plutôt ce préoccuper de ce genre de problème qui touchent directement les femmes. Certes, en réalité elles sont libres de faire ce qu’elles veulent, tout comme Bastien a le droit de penser qu’elles se trompent de cible, mais de votre côté vous détournez complètement ce qu’il écrit.

Merci, Aurélie. Il faut éviter de faire des catégories qui nous confinent et garder à l’esprit le bien être général

« Ce qu’on comprend, c’est que Frédéric Bastien a bien du mal à saisir pourquoi les féministes — et, notons, pas seulement celles de la FFQ — déploient autant d’efforts pour conjuguer leurs revendications avec des enjeux sociaux plus vastes.

Qu’ont-elles, ces féministes, à mettre leur nez dans la question écologique ? Que peuvent-elles bien avoir à dire sur le développement économique ? Et la guerre ? Laissez les messieurs s’en occuper ; lorsque toutes ces choses seront réglées, on pourra mieux s’occuper de vos problèmes de femmes… »

Si c’est ce que vous retenez de ce que M. Bastien a écrit, alors il y a quelques subtilités (pas si subtiles en fait) que vous n’avez pas compris. Pour commencer, il ne met pas toutes les féministes dans le même bateau. Deusio, il ne s’en prend pas non plus aux choix individuels de ces personnes, ou même aux choix de lutte effectué par d’autres groupes féministes.

Il critique le choix de la FFQ, point, contrairement à ce que vous avancez. Si vous ne faites pas la différence entre la FFQ et « des féministes en général », je ne vois pas comment vous pouvez avoir une analyse du texte dans son ensemble qui ne soit pas biaisé.

À titre d’information, Fort McMurray où se déroule l’expoitation des sables bitumineux est dans la ville de Wood Buffalo qui est administré par… une mairesse. Les albertins n’ont pas attendus l’intervention des féiministes québécoises pour accorder des postes électrifs à des femmes. En passant, Margaret Tatcher a-t-elle fait avancé ou reculé les droits des femmes?

Personnellement, je trouve ça aussi curieux qu’une association féministe sorte de sa vocation première pour faire de la politique. C’est comme si une équipe de hockey décidait demain d’aller manifester contre le réchauffement climatique. Ou qu’une association religieuse décide de manifester contre la fluoration de l’eau. Ce n’est pas nécessairement mauvais, mais c’est assez inattendu.

Surtout dans le contexte actuel ou on parle beaucoup de la condition des femmes dans l’Islam. Me semble que ce sujet devrait faire partie des préoccupations majeures des mouvements féministes. Des marches devant les mosquées pour manifester contre la ségrégation entre les hommes et les femmes seraient plus du ressort des mouvements féministes, et elles auraient plus d’impact et porteraient moins à la violence que si elles étaient faites par des groupes mixtes.

Moi aussi, je trouve que le FFQ manque sa cible. Si le FFQ veut devenir un mouvement politique et abandonner le féminisme, c’est autre chose. Mais un changement majeur de ce genre ne sera probablement pas accepté par la majorité de ses membres. S’il l’est, le FFQ devra en faire part aux médias.

Ce n’est pas que je veuille renvoyer les femmes à leurs préoccupations de femmes, loin de moi cette idée. C’est juste qu’une association féministe, reconnu comme telle par ses membres, doit d’abord, par définition, s’occuper des problèmes des femmes. Alors quel est le lien avec les sables bitumineux? Je ne le vois pas.

Si j’étais une femme, membre de ce mouvement, je serais tenté de demander un changement de conseil d’administration.

Je viens de lire le billet de Mr Bastien. Je le trouve excellent. Que la FFQ détourne de l’argent reçu du gouvernement pour faire de la politique partisane en-dehors de son mandat, qui est de défendre l’égalité homme-femme, est tout à fait inacceptable.

Ces subventions devraient cesser immédiatement.

Je vois….

Harper, aussi, a coupé les subventions des mauvais scientifiques qui n’étaient pas utiles à l’industrie bitumineuse… Il a aussi coupé les subventions aux organismes d’aide internationale un peu trop favorable à la cause palestinienne…

Que de belles économies pour faire plaisir à sa BASE ÉVANGILISTE et CRÉATIONNISTE … Nous pourrions même recevoir un petit chèque, juste avant les élections de cet automne.

Il est, en plus contre le nikab… cette arme de destruction massive contre Israël.

C’est-ti pas beau ÇA !!! Moi en tout cas, il aura mon vote, c’est sûr…

C’est le retour à la NOIRCEUR Duplessisse et le Maire Tremblay pourra terminer sa prière, à l’hotel de ville, par la célèbre propagande….

Rappelez-vous mes frères : Le CIEL est BLEU, mais l’ENFER est ROUGE !!!

La « noirceur » de Duplessis???

Je vous rappelle que cette personne importante dans le monde politique québécois nous a donné notre drapeau national le 21 janvier 1948, journée d’ailleurs qui devrait être décrétée officiellement comme LA journée de notre Fête Nationale au lieu du 24 juin où rien, ABSOLUMENT RIEN ne justifie qu’elle le soit devenu.

De plus, les révisionnistes séparatistes de notre histoire ont sciemment noirci le tableau de notre passé sous Duplessis histoire de se bien faire paraître. Les révolutionnaires tranquilles ont sculpté sur mesure le mythe de la Grande Noirceur. D’ailleurs, Maurice Duplessis est le père de la Révolution Tranquille. Sans les acquis des années 1940 et 1950, il n’y aurait jamais eu de Révolution tranquille. C’est une évidence.

En plus du drapeau, il a créé (j’en suis attristé mais c’est un FAIT!) NOTRE IMPÔT sur le revenu.

En insultant la mémoire de Duplessis, vous insultez également les choix démocratiques de tous nos pères et ancêtres québécois qui l’ont choisi et élu à multe reprises.

Étaient-ils tous des tarés?

Bon…. C’est simple.. N’est-ce pas Belley…. Chacun son métier, et les vaches seront bien gardée…. Ça c’est du progrès….

Les sables bitumineux ne dérangent absolument pas 50 % de la population…. Qui sont les femmes…

L’environnement ne doit pas les préoccuper non plus… Et en plus, Ce serait faire démonstration de partisannerie que de s’exprimer sur ce sujet en tant que représentantes des femmes !!!!

Et selon Vous, puisque les hommes ont LEURS cibles dédiées (????) alors les femmes devraient avoir les leurs….????

Les hommes ne devraient pas s’indigner ou militer en rapport avec la condition des femmes dans l’Islam ??? Car ce ne doit pas être leur créneau….

OK…. » Ce n’est pas nécessairement mauvais, mais c’est assez inattendu. » Donc, Vous n’aimez pas être surpris ???

Et Ceux et Celles qui tentent d’avoir une nouvelle VISION et une nouvelle RESPONSABILITÉ de citoyens-citoyennes ne devraient pas être les bienvenus ???

N’est pas là, devenir RÉACTIONNAIRE devant les besoins CRIANTS de notre civilisation. Un comportement qui voudrait conserver un statu-quo, pourtant intenable…

Vous ne m’avez pas compris du tout. Une association a habituellement un but, une mission, et les membres de cette association veulent que l’argent qu’ils donnent à cette association soit utilisée dans ce but. Les exemptions gouvernementales servent aussi tant et aussi longtemps que l’association ne change pas sa mission.

Que penseriez-vous si demain La croix Rouge faisait de la promotion pour le parti québécois? Je suis sûr que plusieurs de ses membres ne serait pas d’accord. De plus, ils perdraient leurs déduction pour dons de charité, à cause de leur implication politique, et ce, peu importe quel est le parti en place. Une organisation à but non lucratif qui donne des reçus de charité ne peut pas s’impliquer en politique.

Allez voir le site de la FFQ. Vous verrez quelle est sa mission. C’est d’abord la défense des femmes. Alors, quel est le rapport avec les sables bitumineux? Je pourrais facilement soutenir qu’on devrait diminuer la quantité d’argent versé à l’Arabie Saoudite, un pays qui soutient une forte discrimination envers les femmes. Pour se faire, on devrait utiliser notre pétrole et arrêter d’acheter le leur. Donc, on devrait soutenir l’exploitation des sables de l’Alberta pour favoriser l’égalité des hommes et des femmes.

S.v.p. Pas d’amalgames fallacieux….

Militer pour une cause semblable à une des multiples causes d’un ou de plusieurs partis politiques, N’EST PAS faire de la politique partisanne !!!!

Un mouvement qui représente les femmes se doit de se positionner sur des enjeux qui touchent les Humains…. Et pas exclusivement les femmes…

Si une majorité d’entre elles ne sont pas d’accord… Elles éliront un autre conseil de direction. Ces femmes n’ont certainement pas besoin de votre accord paternaliste…

Malheureusement, votre lentille partisanne ou idéologique vous empêche d’evaluer leur action citoyenne à sa JUSTE valeur…

Contentez-vous d’exprimer votre désaccord SANS tenter de faire TAIRE… Malgré Harper et ses evangilistes, nous encore en démocratie…

Il y a un problème majeur avec la FFQ. Ils se battent pour l’égalité homme-femme, mais ils sont extrêmement sexistes eux-mêmes. Un homme ne peut pas devenir membre, à moins de changer de sexe.

Maudit bel exemple de promotion de l’égalité.

Sur le site internet de la FFQ: »En devenant membre vous adhérez à la Déclaration de principes de la FFQ »

« La Fédération des femmes du Québec affirme son orientation féministe, dans une perspective plurielle et pluraliste. La Fédération est un lieu de militantisme et d’action, d’analyse et de réflexion, de débat, de formation et de concertation ouvert à toutes les femmes, sans distinction de couleur, d’orientation sexuelle, d’état civil, de religion, de convictions politiques, de langue, d’origine ethnique ou de nationalité, de condition sociale, d’âge, de condition physique et mentale. À l’intérieur du mouvement des femmes, la FFQ s’inscrit dans le courant qui s’attaque aux systèmes d’oppression ou de domination que sont le patriarcat, le capitalisme, le racisme, l’impérialisme et l’hétérosexisme qui marginalisent et exploitent les femmes aux plans social, économique, culturel, politique et religieux, à l’échelle québécoise, canadienne et internationale. La FFQ lutte pour l’émancipation des femmes et affirme leur droit à une participation intégrale et libre à la vie sociale, culturelle, politique et économique. » – extrait de la Déclaration de principes