Les effets secondaires de la commission Charbonneau

Il y a un peu plus d’une semaine, j’écrivais dans un billet que le témoignage de Lino Zambito à la commission Charbonneau était en train de jouer le rôle que Jean Brault a joué à la commission Gomery.

Et de fait, ça cogne dur.

Le mandat de la commission Charbonneau est de trouver et décortiquer le système frauduleux d’octroi des contrats publics et de découvrir s’il y a un lien avec le financement des partis politiques. Un cocktail qui devient rapidement explosif à la moindre déclaration choc.

Il y a les répercussions directes — jusqu’à présent, on peut dire que la mafia, le maire Gérald Tremblay, les villes de Montréal et de Laval, le maire Gilles Vaillancourt et le PLQ y ont goûté…

Et il y a les effets secondaires des travaux de l’enquête publique. Déjà, il y en a. Et il y en aura d’autres…

En voici:

Au Parti libéral du Québec

– La soupe pourrait devenir chaude pour les candidats dans la course au leadership du Parti libéral du Québec. Certaines des personnes nommées par Lino Zambito (et il y aura d’autres témoins) travaillent dans les équipes des trois candidats au leadership. Mon collègue Vincent Marissal, de La Presse, en a nommé quelques-uns dans sa chronique, en prenant bien soin de dire, avec raison, qu’il faut éviter la culpabilité par association et attendre de voir la suite des travaux de la commission. N’empêche, pour éviter de prêter flanc aux critiques et être éclaboussé, les candidats au leadership devront bien gérer et trier leurs équipes d’organisateurs et de collecteurs de fonds. Ça s’annonce délicat.

– Pour les Couillard, Bachand et Moreau, il faudra maîtriser l’art de se dissocier de l’ancien gouvernement Charest — où ils étaient des figures importantes à différentes époques — sans donner l’impression de tout renier. À chaque réforme éthique qu’ils proposeront, certains vont demander pourquoi ils ne l’ont pas mise en place lorsqu’ils étaient au gouvernement.

AJOUT: Dimanche 14 oct., Philippe Couillard a proposé de plafonner les dons reçus pendant sa course au leadership à 500 $ (plutôt que les 1000 $ permis par la loi), pour tenter de démontrer sa volonté de resserrer les normes éthiques. Une position qui n’aurait pas vu le jour sans la commission Charbonneau.

– La direction du PLQ et Jean-Marc Fournier n’auront peut-être pas d’autres choix que d’appuyer un nouveau tour de vis aux règles de financement des partis politiques, même si les coffres du PLQ risquent d’en souffrir.

Au Parti québécois

– Bernard Drainville a lancé la pierre aux libéraux cette semaine, affirmant que le PLQ est rongé par le financement occulte. C’est de bonne guerre, mais il y a un risque. Qui sait si le PQ n’habite pas dans une maison de verre? Le mandat de la commission Charbonneau stipule que son enquête peut couvrir les 15 dernières années, donc les années où le PQ a été au pouvoir. Il reste encore beaucoup de temps à la commission et elle n’a pas abordé encore le rôle des firmes de génie-conseil et le financement des partis politiques.

À l’Assemblée nationale

– La défaite des libéraux le 4 septembre va apaiser les tensions à l’Assemblée nationale, qui auraient été autrement plus vives avec un gouvernement Charest sur la défensive à mesure que les travaux de la commission Charbonneau progressent. En espérant un ton plus constructif à la période des questions lors du retour en chambre, le 30 octobre.

– C’est vraisemblablement le bon moment pour déposer un projet de loi afin de resserrer encore les règles entourant le financement des partis politiques. Si le gouvernement péquiste veut mettre à exécution sa promesse d’abaisser les dons des particuliers de 1000 à 100 $ par année, il trouvera une oreille attentive auprès de la Coalition avenir Québec. Et de la population. Compenser la perte des partis en abolissant les crédits d’impôt réservés aux dons politiques (6,5 millions $ environ par année) et en augmentant d’autant les versements en fonction du nombre de vote reçu est une bonne idée, en autant qu’un mécanisme permet à de nouveaux partis qui n’ont pas encore franchi le test des urnes (donc obtenu des votes) de ne pas être trop désavantagés.

– On doit travailler en aval, mais aussi en amont. Pour assainir le financement politique, il faut freiner l’appétit — donc les besoins — des partis pour l’argent. Si on rend le financement plus strict, plus difficile, tout en conservant un plafond élevé de dépenses électorales à 11 millions de dollars, la tentation de contourner les nouvelles règles sera forte. Tout le monde est pour la vertu, mais il faut aussi s’ancrer dans la réalité. On ne veut pas davantage d’enveloppes brunes bourrées d’argent, on en veut moins.

À combien devrait-on mettre le plafond des dépenses électorales? Ça peut certainement faire l’objet d’une négociation entre les partis. Il faut garder en tête que le Québec est un grand territoire à parcourir, qu’il y a l’achat de publicité pour faire connaître ses positions et qu’il faut une équipe compétente pour développer les idées à mettre dans la plate-forme électorale… Tout en restant raisonnable dans l’imposition d’un plafond de dépenses, il y a néanmoins une grande marge de manoeuvre. La limite actuelle de 11 millions de dollars est trop élevée.

À titre indicatif, lors de la campagne de 2008, le PLQ a dépensé un peu plus de 8 millions de dollars. Le Parti québécois, 7 millions de dollars. On n’a pas encore les chiffres pour celle de 2012, mais la CAQ aurait dépensé environ 3 millions de dollars. Évidemment, QS et ON, beaucoup moins.

On peut certainement ramener le plafond des dépenses électorales quelque part entre 4 et 6 millions de dollars.

Éliminer complètement les fraudeurs, les bandits et les profiteurs du système est impossible. Aucune règle ne contrôle la nature humaine. Mais on peut faire un effort pour leur compliquer la vie en diminuant les besoins des partis et l’attrait de l’argent.

Les effets secondaires de la commission Charbonneau pourraient donc être difficiles à avaler pour certains, surtout à court terme, mais déboucher à plus long terme sur des réformes utiles. C’est à souhaiter.

 

* Si vous voulez quelques chiffres en vrac sur la commission Charbonneau, notamment son budget, le nombre de participants ou les salaires du procureur en chef et de la commissaire, c’est par ici.

 

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Impossible, je ne sais pas, mais si on avait des lois avec des dents peut-être qu’ils auraient peur. Une loi appelé Trahison contre le peuple Canadien. pour tous ces fraudeurs avec un sentence minimun de 20 ans, mais ce n’est qu’un rêve

Réduire le financement occulte?

Relativement facile: réduisez la taille des tentacules de l’État et cessez de vouloir créer des lois que les magouilleurs contourneront en un tour de main.

En ayant moins de pouvoir, l’État deviendra automatiquement moins attrayant pour ceux qui financent les partis politiques.

Éthique, intégrité, transparence sont des mots vidés de leur sens en politique, maintenant. Gouverner pour la population, est devenu une chimère.

L’image la plus forte de l’enquête Charbonneau fût sans contredit lorsque le témoin Lino Zambito a afffirmé que Vito Rizzuto a joué au médiateur dans un conflit l’opposant à Tony Accurso. Le contrat en litige concernait le rond-point L’Acadie, à Montréal.

La course à la chefferie libérale avec ses masques de cire hypocrites arborés par Raymond Bachand ou Philippe Couillard devrait normalement tournée à la catastrophe dans un pays qui se respecte mais voila, il nous échappe.

Les Sentinelles de L’air

http://www.youtube.com/watch?v=3j9I

Je veux croire qu’il y a la nature humaine et que la tentation de profiter existera toujours.
Souate, mais ne pourrions nous pas prévoir des conditions strictes à l’exercise du pouvoir où l’élu gouverne les mains libres?

Je ne crois que de limiter la contribution à 100$ suffira. Il s’agira encore d’être inventif et de former une banque de noms de donateurs fictifs.

Pourquoi ne ferions nous pas le calcul de combien nous coûte tout ce système électoral, autant provincial que municipal versus ce que nous coûte un excédent de 10% sur tous les contrats donnés?
Sérieusement, je pense qu’il vaudrait la peine de faire le calcul et certainement que nous sauverions plusieurs centaines de millions.

Imaginez aussi, si nous avions un financement totalement public, quel impact aurait ce choix sur l’image du politicien. Il gouvernerait pour le peuple, sans attache et sans retour d’ascenseur.

Déclencher des élections à 2 mois d’avis oblige certainement les partis politiques à mettre des sommes énormes pour exécuter des blitz de communication pour faire passer leurs messages auprès de la population. Ainsi, en plus de mettre l’accent sur des phrases toutes faites, donc des cassettes sans profondeurs, les partis doivent engager des sommes importantes pour y arriver.

Sur un autre plan, si la loi restreignait drastiquement les dépenses électorales admissibles les besoins financiers pour se faire élire devraient diminuer d’autant. Ce faisant, les partis politiques n’auraient aucun besoin de ramasser 7, 8 ou 10 millions de dollars.

Donc, si d’un côté nous avions des élections à date fixe, les partis politiques pourraient planifier à moyen terme (6 à 12 mois) leurs campagnes électorales. Les sommes impliquées pourraient être réduites car les campagnes de communications mieux planifiées. En plus, les messages pourraient être beaucoup moins superficiels et les électeurs auraient plus de temps pour écouter les arguments et faire leur choix. Peu-être que le niveau intellectuel des échanges et des arguments pourrait accroître. Ce qui ne serait pas si mal.

Et de l’autre côté s’il y avait une importante et réelle diminution des dépenses électorales autorisées, la pression pour recueillir des dons serait beaucoup moins forte sur les partis politiques. Il ne faut pas seulement diminuer les dons admissibles mais il faut aussi mettre des règles pour réduire les dépenses électorales.

Ces deux mesures, mais seulement celles-là, seraient de nature à assainir les mœurs électorales des partis politiques.

«J’aurai toujours les yeux plein d’eau mais je les aurai toujours ouverts.»
[Paul Piché]

Le vrai débat qui ne se fait pas, la raison de fond du scandale des commandites ou Charbonneau, est le maintien du Québec dans la Confédération.Les choix occultent pour combattre le reférendum de 1995 ( Jean Pelletier dixit: En temps de querre on ne demande pas qui paie les munitions)donc Jean Charest chef du NON avec Bastarache et Brandone qui paie les munitions. Par après on pousse Jean Charest chef du PLQ et il continue le travail tel que demandé avec les mêmes alliés pour tuer la fierté et reculer le Québec. Et Gesca et Québécor en collusion avec les « libéros »

La connaissance,c’est le pouvoir

Je vous rejoins M. Grenier, la commission Charbonneau est en train de mettre en place les morceaux du puzzle de la collusion / corruption / copinage entre politiciens et leurs fournisseurs de fonds au Québec, la commission Gomery a fait l’équivalent au niveau fédéral et lorsqu’on rapproche les deux puzzles, lorsqu’on regarde bien au-dessus de tout ça, qu’on sort de la forêt, on ne peut manquer de voir, entre autre chose, une continuité dans les moyens utilisés par J.Charest pour financer sa guerre contre le Québec, ce grand chevalier fédéraliste et organisateur du comité du NON en 1995 qui a été introduit (cheval de Troie) au Québec pour continuer sa guerre avec les résultats qu’on connait.

La mafiosos et autres parasites du genre en ont rien à foutre de ces batailles entre fédéralistes et souverainistes, ils exploitent simplement ce qu’ils voient comme des opportunités des faire des $$$ et comme vous le dites les politiciens qui acceptent les $$$ de ces parasites (des $$$ en fait soutirés de façon frauduleuse aux payeurs de taxes que nous sommes).

Ce qui est très désolant c’est de voir que le bras droit d’un premier ministre comme Jean Pelletier lancer » qu’à la guerre on ne demande pas qui paie les minutions ! » il n’en faut pas plus pour « allumer » les collecteurs de fonds, pour leur donner tacitement le signal d’aller de l’avant peu importe les moyens.

Pour boucler la boucle avec J.Charest le Canadian Club de Toronto devrait normalement l’inviter pour lui rendre hommage et le féliciter pour avoir réussi sa mission face au Québec.

François 1 semble bien prôner là le retour à la loi de la jungle. J’imagine qu’il souhaiterait que nous nous alignions sur ce que font les USA en cette matière : pas de limite quant à l’argent pour acheter les votes ni quant à sa provenance. Une multinationale chinoise ayant une succursale américaine sur le territoire américain peut verser des milliards de dollars pour faire élire un président de son choix qui donnerait ensuite à la Chine toutes les opportunités d’influencer l’adoption des lois la favorisant.

Belle démocratie !

«Si tu vois le lâche, attends-toi à voir son double, et qui est son double ? La trahison !»
[Massa Makan Diabaté]

Qui ne dit mot consent
La question que je me pose encore aujourd’hui et que j’ai posé durant la campagne électorale sur différents blogues sans obtenir de réponses : depuis quand Jean Charest n’exige plus que ses ministres aillent récoltés 100,000$ annuellement pour la caisse du parti libéral l’avouant lui-même lors d’un point de presse sans créer la moindre stupéfaction.
Aujourd’hui, lors de son témoignage à la Commission Charbonneau, Zambito s’est offusqué de cette pratique opérée par l’intermédaire des collecteurs de fonds.
Alors, que se soit Chantal Hébert, André Pratte ou autres, c’est bien beau participer à des panels en livrant ses états d’âme sur la splendeur des politiciens fédéralistes mais ne venez pas me faire croire qu’ils ignoraient les pratiques douteuses connues de tous pour se maintenir au pouvoir frauduleusement.

Les québécois, nous sommes un peu pas mal amnésiques et les parasites qu’ils soient politiciens ou autres catégories de magouilleurs en profitent, ça fait des années que quelques journalistes tenaces nous rapportent plein d’exemples et le Gouv Charest en a mis autant à retenir l’enquête qui était absument nécessaire pour permettre de découvrir les stratagèmes utilisés par nos parasites sans quoi on peut bien laisser la police prendre quelques petits ou gros poissons on peut difficilement mettre de l’avant les actions qui vont redresser la situation.

Je ne me fais pas d’illusion, la justice pourra difficilement démontrer hors de tout doute que les politiciens déjà ciblés étaient personnellement dans le coup, ces derniers sont derrière des paravents s’ils sont le moindrement intelligents, probablement que d’autres se feront prendre à leur place malheureusement.

Avec tout ce qu’on entend dire sur les « non actions » de la S.Q ou ses retards à agir ça me suggère qu’un des effets secondaires de la Commission Charbonneau devrait aller jusqu’à questionner les façons de faire de la S.Q dans ce genr de dossiers, la S.Q est-elle vraiment impartiale ?

@ Denis Drouin (# 8):

« pas de limite quant à l’argent pour acheter les votes ni quant à sa provenance. » (sic)

Donc, le vote des Québécois est à vendre au plus offrant? Comme celui des USA?

Et moi qui nous croyait si « différents »…

Pourriez-vous SVP nous donner plus de détails sur notre vote national québécois qui serait devenu l’objet d’un vil marchandage plutôt qu’un vote basé sur nos convictions politiques, sur nos idéologiques et sur nos valeurs?

Le commentaire # 8 est remarquable. Il laisse à penser que je prône et défend le « bar ouvert » en matière de dépenses électorales et leur financement. Or, c’est exactement le contraire que j’ai écrit.

Ou l’auteur du commentaire # 3 A)ne sait pas lire; B) ne sait pas donné la peine de lire mon commentaire au complet; C) est profondément malhonnête ou C) les trois hypothèses en même temps.

En passant, j’ai entendu ce matin à R-C des commentaires très intéressants sur les remarquables caractéristiques du financement des dépenses électorales illimitées au USA. Un des invités soumettait que peut-être dans quelques années nous reconnaîtrons que les USA est la société la plus corrompue quant à ses mœurs électorales. C’est mon avis. Est-ce l’avis de l’auteur du commentaire # 8 ? À lui de nous le dire.

«Les chiens aboient. La caravane passe.»
[Dicton populaire]

Correction

J’aurais dû écrire : Le commentaire # 11 [ alors que j’ai écrit : » 8 « ] est remarquable. Cette correction est nécessaire pour une bonne compréhension. Merci !

«L’erreur ne devient pas vérité parce qu’elle se propage et se multiplie ; la vérité ne devient pas erreur parce que nul ne la voit.»
[Gandhi]

😉

Toute la population québécoise a su à un moment donné que les ministres libéraux avaient l’obligation d’amasser 100’000$/ an en dons pour la caisse libérale.
Je pose ici la même question restée sans réponse :
A partir de quand et pourquoi Jean Charest a t’il cessé de faire appliquer cette pratique ?
Comme je l’ai déjà dit, c’est lors d’un point de presse pendant la dernière campagne électorale en réponse à un journaliste que Jean Charest a dit que cette pratique n’existait plus, sans que personne depuis ce temps n’ait soulevé la moindre intérrogation sur ce sujet qui est à l’avant-scène de la Commission Charbonneau présentement.
Les libéraux devaient sentir la soupe chaude à odeur de scandale mais voila, cette page de notre histoire semble avoir été reléguée aux oubliettes dans un consensus général.
A moins que quelqu’un ici pourrait éclairer nos lanternes

100 000 $ par année par ministre

Jean Charest a probablement exigé vers 2009-2010 que ses ministres cessent d’amasser 100,000$/an ; l’enquête Marteau et les révélations de l’émission Enquête de Radio-Canada qui recevait Lino Zambito a réduit les ardeurs des bailleurs de fonds libéraux.

Dons récoltés par le parti libéral du Québec

2003 8 369 876$
2004 8 848 021$
2005 8 203 464$
2006 8 351 270$
2007 7 168 880$
2008 9 269 112$
2009 7 176 851$
2010 4 916 788$
2011 3 765 469$

M. Mario Goyette aux # 15 et 16 pose une excellente question.

À la lecture du tableau de M. Goyette (admettons qu’il est véridique) nous devons admettre que la coïncidence est troublante concernant la corrélation entre le début des enquêtes policières et la baisse des revenus du PLQ.

Mon premier réflexe est de remarquer que ce sont les enquêtes journalistiques qui ont forcé la main à Charest pour mettre en place Marteau. Si nous nous étions fiés uniquement sur nos ministres et sur le PM, il n’y aurait sûrement rien de changer sous le soleil.

Concernant le financement des partis politiques, je soumets que le point important n’est pas tant de plafonner les dons aux partis que de plafonner les dépenses admissibles en période électorales. Si les partis politiques ne pouvaient pas dépenser plus qu’un certain seuil significativement abaissé, à quoi leur servirait de recevoir plus que ce qu’ils ont besoin ?

Autre question maintenant. Les partis politiques sont des agents incontournables de la vie démocratique de notre société. Sur cette base et en tenant compte des scandales liés au financement des partis politiques, je considérerais tout à fait pertinent et souhaitable que le DGE puisse avoir accès à volonté à toute la comptabilité des partis politiques, des candidats et des élus de chaque parti.

On s’aperçoit que les collusions et le financement illégal des partis politiques nous aura coûté avec les années sûrement alentour du milliard de dollars accaparés par la mafia. Il y a sûrement moyen de trouver une autre façon de faire qui nous coûterait moins cher et qui nous profiterait mieux et plus.

J’ai de plus en plus l’impression que la pourriture est tellement répandue que cela nous prendra un remède de cheval juste pour prendre le dessus.

«Être informé de tout et condamné ainsi à ne rien comprendre, tel est le sort des imbéciles.»
[Georges Bernanos]

Je ne veux pas être cet imbécile !

@ M.Denis Drouin
Source du tableau » Dons récoltés par le parti libéral du Québec »
Journal de Québec Mardi 16 octobre 2012
Corruption Commission Charbonneau
Line Beauchamp éclaboussée.
Charles Lecavalier- Bureau parlementaire

@ Denis Drouin (# 14):

Ce que vous insinuez clairement Monsieur Drouin en vous offusquant des dépenses électorales de certains partis politiques, c’est que nos votes nationalo-québécois sont à vendre au plus offrant.

Voilà VOTRE notion!

Bref, dans votre monde parrallèle, le vote québécois est une marchandise offerte à l’encan des partis politiques qui dépensent le plus. C’est clair dans vos commentaires.

On peut dire que vous avez une belle opinion de l’intelligence politique des Québécois…

Vous voteriez pour Justin Trudeau s’il dépensait plus qu’un bloquiste vous? Eh ben…

Pour ma part, je ne m’offusque nullement des dépenses des partis politiques (ils ont bien le droit de faire ce qu’ils veulent de LEUR argent!) et je me fie plutôt au sens des valeurs des Québécois.

@ Denis Drouin (# 17):

Le « remède de cheval » est pourtant simple denis: laisser les partis politiques dépenser LEUR argent comme ils l’entendent.

Ce sont les ÉLECTEURS qui élisent un parti politique. Pas ceux qui contribuent à leurs caisses électorales.

Je répète ce que j’ai écrit plus tôt: voteriez-vous pour Justin Trudeau seulement parce qu’il dépense plus pour son élection qu’un bloquiste?

Contrairement à ce que vous affirmez indirectement, le vote des gens n’est PAS à vendre et Jean Charest (ou tout autre Premier ministre) doit ses élections aux ÉLECTEURS et non aux contributeurs à la caisse électorale.

Je pose une question bien simple à François 1 : si les dépenses n’ont pas d’impact sur le vote des citoyens alors expliquez-nous pourquoi des millions (des milliards $$ aux USA) sont recueillis et dépensés à chaque élection ? Qui serait assez stupide pour donner à des partis politiques des sommes importantes qui ne serviront à rien ?

À l’évidence François 1 est un adepte de l’aveuglement volontaire. Je pense que les organisateurs politiques sont tous des personnes très intelligentes. Ils savent le rôle vital que joue l’argent dans l’organisation d’une élection. Ils connaissent la force de l’impact du matraquage publicitaire et il l’utilise au maximum.

Je ne sais pas sur quelle planète vivent ceux qui affirment que l’argent n’a pas de rôle à jouer dans l’élection d’un gouvernement.

Et si c’était vrai que l’argent n’est pas si important que cela, alors où serait le problème à réduire drastiquement les dépenses électorales qui peuvent être engagées par les partis politiques ? Un peu de logique ne nuirait pas.

François 1 dans son commentaire # 19 attribue malhonnêtement à mes propos un sens complètement à l’opposée de leur signification réelle. Son sophisme vicieux me fait penser à ceux qui se disait quand j’avais 12 ans du genre : les murs de l’asile sont jaunes, les Chinois sont des jaunes, donc les Chinois sont mûrs pour l’asile.

Voila un bel exemple de subtilité et d’intégrité intellectuelle !

«La différence essentielle entre un jeune con et un vieux con réside dans le temps qu’il leur reste à être cons.»
[Jean Dion]

Pourquoi est-ce au Québec que l’on est toujours tout croches ? C’est dans notre ADN d’êtrevdes losers ?

@ Denis Drouin (# 21):

Donc votre vote est à vendre au plus offrant Denis?

Z’avez voté pour Jean Charest car il dépensait plus que les autres?

Eh ben…

On n’aurait pas pensé ça de vous…m’enfin!

@François 1 # 23

Là, je m’excuse auprès du modérateur de ce blogue et auprès de tous les lecteurs (si jamais ce commentaire est publié) mais je dois vous dire cher François 1 que vous frôlez la stupidité.

Je suis abasourdi par votre volonté de ne rien comprendre et par la malhonnêteté que vous montrez à interprétez avec insistance mes propos pour ne leur faire dire que ce que vous voulez.

J’ai déjà trop pris de temps à précisez avec vous ma pensée sur le sujet de ce billet.

J’arrête donc cet échange ridicule.

«Il y a souvent plus de stupidité que de courage dans une constance apparente.»
[Jean-Jacques Rousseau]

@ Denis Drouin (# 24):

Calmez-vous le ponpon denis…

Vous faites un lien DIRECT entre les dépenses électorales plus ou moins honnêtes et le parti politique au pouvoir.

En suivant VOTRE raisonnement, on peut conclure que le Parti québécois, actuellement au pouvoir, aurait utilisé de l’argent « sale » pour se faire élire.

Ce que MOI je dis, c’est qu’il n’existe AUCUN lien entre l’argent dépensé et le parti au pouvoir. SEULS les ÉLECTEURS élisent un parti. Pas les contributeurs.

Je concède que des élections, ça coûte cher et également que certaines gens espèrent recevoir des faveurs lorsqu’ils contribuent à la caisse d’un parti politique mais JAMAIS vous me ferez admettre, contrairement à ce que vous insinuez, que ce sont les contributeurs qui élisent un gouvernement.

Tiens…allez lire cet article histoire de vous éclairer un brin:

http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/vincent-marissal/201210/17/01-4584412-beurk-de-largent.php

Extrait:

« Trop frileux? Chose certaine, nous sommes en train de diaboliser l’argent en politique, nous faisons souvent des liens faciles et erronés et, surtout, nous sommes en train de passer à côté d’un débat aussi urgent que nécessaire sur le financement des partis politiques à cause de positions dogmatiques ou politiquement correcte.

Plus de 43 000 personnes ont fait un don à des partis politiques l’an dernier au Québec. Ce ne sont pas tous des prête-noms, des mafieux, des entrepreneurs véreux ou des magouilleurs à la petite semaine! »

Fin de l’extrait.

Pour M. Tom Voeckler,

Non il n’y a pas qu’ici que c’est tout croche….
C’est pire en Europe et dans le Canada Anglais il y en a aussi. En Ontario c’est plus caché et la loi du silence est de rigueur. Ici on parle plus.
Juste dans l’alimentation il y en a des choses croche en Ontario c’est plus subtile et fait intelligemment.

Présentement nous assistons à la façon de faire Italienne…..On a parlé un peu de la Mafia avec des preuves..et on sali les autres tant qu’à tout perdre.

On a pas parler encore des syndicats…..La construction pour eux est une mine d’or….
Pensez-y

re Bernard # 26

Le commentaire de Bernard est très intéressant. En le lisant je n’ai pu faire autrement que de réaliser qu’avec la très grande importance des entreprises de T. Accurso, et ses excellents liens avec les dirigeants syndicaux, il n’est peut-être pas surprenant qu’une longue paix syndicale dans le domaine de la construction s’observe au Québec. Devrait-on y voir là un lien?

Poser la question est sans trouver la réponse …

«Quand tu vois la lumière au bout du tunnel, attention ! C’est peut-être le train.»
[Anonyme]

@ Bernard (# 26):

C’est pire en Europe et en Ontario? Z’avez des preuves ou des liens?

Ici, dans certaines villes et villages du Québec, ça fait plus de 20 ans que ça dure…et c’est bien resté caché. À part, bien sûr, la Commission Moisan qui a repéré de la corruption au Parti québécois.

Pour ce qui est des grosses centrales syndicales, alliées naturelles du Parti québécois, j’ai bien peur que vous ayez raison de craindre le pire.