Les électeurs à Harper: « Coalition broche-à-foin? D’accord! »

Plus votre argument politique est coupant, plus vous risquez de vous blesser. Depuis des mois Stephen Harper a déterminé l’enjeu électoral: un gouvernement conservateur majoritaire ou une « coalition broche à foin ».

Les sondages nous annoncent le choix des Canadiens: donner une majorité, oui, mais à la « coalition broche à foin ». En sont-ils conscients ? La firme Ekos a eu la bonne idée, dans son sondage publié ce mercredi, de poser directement la question:

Après l’élection du 2 mai, si le parti vainqueur est immédiatement renversé par un vote de non-confiance, comment le Gouverneur général devrait-il réagir ?

Même réponse des Québécois: 46% vs 14%  (Cliquez pour agrandir)
Même réponse des Québécois: 46% vs 14%

Bref, les électeurs ont parfaitement bien compris le premier ministre (sortant?). À moins que les conservateurs sachent quelque chose que nous ignorons (leur machine électorale aurait correctement ciblé une majorité de circonscriptions), ils se retrouveront le soir du deux mai à nouveau en minorité, donc en perte de légitimité.

Ils devront représenter leur budget, mais l’opposition aura beau jeu de le refuser, avec ou sans des améliorations de dernière minute. « La majorité des électeurs ont rejeté votre approche », tonneront-ils.

Le chef de l’opposition, qu’il soit Layton ou Ignatieff, s’offrira comme gouvernement de rechange. Un chef de parti fédéral démissionnera immédiatement. Ses initiales seront SH.

(PS: Vous ne pourrez pas dire qu’on ne vous avais pas avertis.
Voir ici la dernière section du billet du deux février dernier,
Coalition: glaive et talon d’achille
.)

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Je suis bien d’accord, mais je l’étais aussi en 2008, quand les « experts en constitution » nous ont dit que Michaëlle Jean n’avait pas le choix d’accepter sa demande de prorogation.

Qu’est-ce qui a changé depuis?

Y’en a p’têtre un autre qui devra démissionner. Ces initiales sont GD…. mais la différence c’est que ce dernier est attendu a la maison. il devra revenir au bercail pour aider a ce qu’on fasse ce qu’on dois faire en tant que nation composée de gens de diverses tendances politiques. Former une vraie coalition souverainiste multi partidaire et arreter de niaiser avec la puck! Enweye Enweye go HABITANTS! On le fait pour vrai la!

Ce qui m’intéresse c’est le Québec dans ce Canada broche à foin. Le BQ malgré ses difficultés prévues par les sondages pourrait-il bénéficier tout au moins d’une balance du pouvoir en rapport avec un gouvernement minoritaire sans coalition de préférence? Un gouvernement minoritaire de coalition NPD-LIB ou LIB-NPD faut t-il le rappeler ne représenterait que 50 à 55% de suffrages c’est beaucoup c’est tout aussi peu sans l’électorat québécois du Bloc sans celui des Verts et bien sûr des conservateurs.

Le Canada sans le Québec est un pays unitaire. Avec le Québec, le Canada est un pays régional dévoré par ses fissures et sa crevasse québécoise.

Avec 35%, les conservateurs par le vent NPD peuvent former un gouvernement majoritaire c’est cela qui importe.

Aujourd’hui, j’ai convaincu deux personnes de voter Bloc en discutant avec eux. Le vote du NPD est fragile, si toutes les personnes réussisent à convaincre(comme Jacques Parizeau l’avait demandé en 1995), on va être capable de sauver la face. Un petit effort et de bons arguments. il ne faut pas lâcher car plusieurs suivent la vague sans savoir la raison.

Le problème avec les textes de Jean-François Lisée, c’est que dès que vous en avez lu un au complet et que vous avez formulé une certaine réplique, le bon Messieur est déjà passé à autre chose avec un nouveau texte. Comme un chien qui court après sa queue, en somme.

»Plus votre argument politique est coupant, plus vous risquez de vous blesser…PS: Vous ne pourrez pas dire qu’on ne vous avais pas avertis » et si vous aviez tord M.Lisée?
Et si vos prédictions s’avéraient fausses? Après la fin du monde, les fantômes, ce sont les boules de cristales?
Vous faites de plus en plus dans l’ésotérique et dire que vous êtes justement celui qui a si vertement critiqué la candidate conservatrice pour ses croyances que vous estimiez … ah!oui vous l’aviez qualifié de Miss Univers… pour reprendre vos termes…
http://www.youtube.com/watch?v=21VbKgOM0gg

Usuellement, c’est avec un couteau mal aiguisé que l’on se coupe!

D’accord avec vous que SH joue avec le feu en usant de sa rhétorique de gouvernement majoritaire ou de… (tel une poupée sur laquelle l’on tire une ficelle et qui répète toujours la même sempiternelle rengaine). Mais qui voyez-vous poindre dans ce parti de béotiens pour le remplacer?

Noubliez jamais que dans notre démocratie constitutionnelle de type Britannique, il n’y a pas seulement que la loi qui s’applique. Au fil du temps, une multitude de conventions constitutionnelles se sont incrustées. Le Gouverneur Général actuel est un éminant professeur de droit et il saura où loger lorsque viendra le temps de prendre ce genre de décision, qui ne se prend pas à la légère soi dit en passant.

Vous devez également garder en tête que les pouvoirs du Gouverneur Général, bien que titulaire de tous les pouvoirs exécutifs et chef des armés de sa majesté La Reine du chef de la Couronne du Canada (Loi constitutionnelle de 1867 articles 9 à 16), sont tous en désuétude ou en voie d’y tomber.

Le Gouverneur Général représente un des résidus du pouvoir non élu au Canada, et à ce titre, sa marge de manoeuvre est bien mince. Aucun précédent ne lui est plus permis depuis des lustres.

Avant de célébrer une éventuelle victoire d’un éventuel premier gouvernement de coalition de l’histoire du Canada, attendons donc que le verdict populaire nous soit révélé le soir du 2 mai prochain…

Nos politologues et historiens sont bien discrets, par les temps qui courent, pour élaborer sur les rôles possibles du Gouverneur Général.Concernant surtout la question d’une sorte d' »Impeachment » pour cause d’outrage à la démocratie parlementaire. Sans mentionner ici les autres actes commis sous le règne de ce parti par les membres élus plus ou moins Honorables.

Je crois que la seule solution au Canada actuellement, en attendant la souveraineté du Québec, est d’avoir à Ottawa un gouvernement de coalition où le Bloc aura son mot à dire et où on ne pourra pas cross(…) le Québec comme les gouvernements majoritaires libéraux et conservateurs l’ont fait dans le passé.

Un gouvernement minoritaire ou une coalition, ce n’est pas un cancer ni une maladie honteuse. C’est tout simplement le reflet de la démocratie et le rejet de la pensée unique. Il faudra apprendre à vivre avec autre chose que le bi-partisme, et appliquer un vrai parlementarisme.

Le bi-partisme est dépassé. Il n’est pas gage de démocratie. Il nie la vraie nature du parlementarisme. Le parlement canadien devra donc apprendre à vivre avec la collaboration entre les différents partis, avec les compromis, et avec les coalitions.

Avec le bi-partisme, c’est le plus gros et le plus fort qui mène et règne en roi et maître comme dans les sociétés animales où il y a un mâle dominant qui a droit de vie ou de mort sur ses congénères. La direction d’un groupe animal par le plus fort d’entre eux est voulue par la nature essentiellement pour la protection et la survie du groupe ou de l’espèce. C’est la notion de troupeau.

Dans le cas des sociétés humaines développées, la vraie démocratie s’éloigne quelque peu de ce paradigme de troupeau. Oui, dans une société humaine développée il y a un chef et des dirigeants, mais il y a aussi des citoyens intelligents qui conservent leur capacité personnelle d’agir et de penser par eux-mêmes.

Le bi-partisme n’est pas démocratique, car un parti peut être au pouvoir alors que la majorité des gens est contre eux. On devra avoir de plus en plus de gouvernements de coalition. C’est cela qui serait la vraie démocratie.

On veut plus de collégialité dans les gouvernements. Que les gouvernements minoritaires apprennent à gouverner en collégialité ou en coalition avec l’opposition, ce serait cela la véritable démocratie. Depuis très longtemps, on est gouvernés par des gouvernements qui représentent seulement entre 35 et 40% des gens.

Et d’ailleurs, pourquoi doit-il y avoir une “opposition officielle”? Il s’agit là d’une formule britannique qui a peu à voir avec la véritable démocratie.

Une »coalition broche-à-foin » correspond parfaitement à un pays broche-à-foin.
C’est bête, mais vachement démocratique. D’où la difficulté de M. Harper de se plier aux règles de l’étable.

Mathieu: En 2008, Harper avait augmenté ses députés. En plus, les deux partis d’opposition aspirant avaient besoin du bloc pour obtenir une majorité à la chambre.

Si le résultat, le deux mai, fait que le parti conservateur perd des voix, le message des électeurs ne sera pas du tout le même. C’est un recul, un désaveux pour Harper.

Si en plus, les libéraux et les néo-démocrates ont ensemble la majorité sans l’aide du Bloc, les conservateurs perdent leur principal épouvantail au Canada anglais.

Le GG a comme devoir de protéger l’ordre public et la stabilité. La prorogation à l’époque pouvait se justifier ainsi. Dion devait partir de toute façon. Et comme de fait il s’est tassé et le projet a été avorté. Mais si Harper perd des sièges cette année, que les chefs d’opposition restent en place, etc. la situation n’est plus la même, et rien ne justifierait une prorogation.

jivre

Je crois que le gouvernement minoritaire sera celui du parti libéral et Ignatieff ferait un bon premier ministre moins dangeureux que Harper qui cache ses projets dans cette campagne électorale.

Harper qui joue aux cartes, au ping pong, à la crème glacée et évite de parler aux journalistes, choisit les participants à ses assemblées ne mérite pas notre confiance. Larose a dit ce que bien des gens pensent…

J’irai voter car c’est un devoir de citoyen mais pour la première fois, je n’en ai pas le goût…
Mon votre ira à Duceppe car il le mérite ainsi que son équipe.

La prédiction du vieux Rod:

-Les Conservateurs vont obtenir 140 sièges, les Npédistes 81, les Libéraux 60 et le Bloc 28.
-Les Conservateurs vont présenter leur budget qui va être défait par la Chambre.
-Harper va être forcé de démissionner. Le GG (c’est quoi son nom déjà?) va demander à Jack de former le nouveau gouvernement en coalition avec Ignacieff
-Le Bloc, bien qu’affaibli, va se retrouver avec la balance du pouvoir.

Reste à savoir comment réagira le PLC. Ils semblaient s’être fait à l’idée de devoir partager le pouvoir avec les néo-démocrates (ie laisser des ministres néo-démocrates dans leur gouvernement).
Mais ce vieux parti de pouvoir, qui a appuyé Harper presque sans discontinuer jusqu’à ce que celui-ci décide d’aller en élection plutôt que faire cette coalition, sera-t-il prêt à laisser un néo-démocrate devenir premier ministre et accepter le rôle de second violon dans un gouvernement NPD (même si celui-ci leur laisse des ministères) ?

Se pourrait-il que le PLC, ravalé au rang de seconde opposition décide, finalement, de laisser Harper au pouvoir pour ne pas laisser leurs rivaux néo-démocrates s’enraciner ?
Il faudrait que les représentants du PLC (je ne dis pas Ignatieff, parce qu’ils vont probablement le mettre dehors et pouvoir ensuite ne pas se sentir lier par ce qu’il aurait dit) se prononcent. Et clairement.

Et qu’est-ce qu’on fait de la Chambre Haute (toujours sous le contrôle du PCC) dans ce scénario de coalition improbable?

Peu importe les scénarios, si le PCC demeure minoritaire – ce qui n’est pas totalement exclu avec les distorsions offertes par notre mode de scrutin électoral – nous allons vivre une période de chaos encore plus indescriptible que celle provoquer par le Bloc dans l’opposition officielle…. ou une victoire du OUI lors d’un référendum au Québec.

Bref, certains vont s’ennuyer de l’argument séparatiste, suite aux résultats du 2 mai, pour expliquer pourquoi le « Canada Uni » de Stephen Harper demeure une pure vue de l’esprit…

Un gouvernement conservateur même minoritaire aurait au moins le bon sens de ne PAS augmenter le fardeau fiscal des entreprises Canadiennes, contrairement à ce que veulent faire les libéraux et le NPD (le Bloc est sûrement d’accord).

Juste à cause de ça le PCC mérite d’être élu.

Si l’opposition décidait de défaire le budget et remplaçait le gouvernement par une coalition qui taxerait davantage les entreprises, je suis convaincu que dans un tel cas les taux d’intérêt grimperaient, les entreprises réagiraient en fuyant et la réputation du Canada comme terre d’investissement écoperait. Au final l’économie du Canada serait affectée (elle est déjà très fragile à cause du sur endettement des Canadiens et de la faible productivité des entreprises) et la situation fiscale de l’état ne serait même pas améliorée.

Et tout ça sous une coalition à la légitimité pour le moins douteuse.

Bref si vous souhaitez une coalition de gauche votre bonheur risque d’être de courte durée.

Ahhhh…la fameuse « coalition » Libéraux/Néo-démocrates/Bloquistes… Quelle plaisanterie.

Vous pensez vraiment qu’elle est possible après toutes les insultes et les grossièretés que les bloquistes ont proféré depuis une semaine à l’endroit des néo-démocrates?

Ces mêmes gros méchants néo-démocrates d’ailleurs avec lesquels Duceppe voulait S’ASSOCIER il y a peu de temps, mais, qui sont depuis tombés en disgrâce tout simplement parce qu’ils sont bien « plus meilleurs » et bien plus sécurisants que les bloquistes.

Continez les bloquistes…ça va bien!

Après celles de Parizeau et de Larose, à quand une sortie de Landry pour « appuyer » Duceppe?

Le changement complet s’accomplit d’une façon paradoxale : un microchangement entraîne la chute d’un barrage par une petite fissure. Et on la voit à l’oeil : c’est l’intention de bloquer Harper au niveau national et la démission prévisible du dinosaure conservateur.

Aux échecs on dit : échec au Roi !

Il ne reste qu’aux fous à faire la démonstration qu’ils ne peuvent manoeuvrer autrement que par l’oblique…

L’échiquier politique actuel est le résultat de l’excellent travail du Bloc Qc.

Les dés roulent !

Jeudi le 28 avril 2011
Les élections sont pour dans 5 jours !!!
LE QUÉBEC VOTE!

Commençons par nous réjouir que cette élection-ci soit si intéressante et qu’elle mobilise, apparemment, tant d’électeurs. C’est excellent pour la démocratie participative. Les journaux et les blogues débordent de commentaires. Tout cela constitue le point fort de cette élection qui s’annonçait plutôt terne.
Maintenant que les jeux sont loin d’être faits, et que chacun se situe soit dans les inconditionnels de tel ou tel parti, soit dans cette masse énorme et mouvante des indécis, des contestataires, des incompris qui veulent prendre leur revanche, faites attention à ce que vous allez faire.
Foutre la pagaille le temps d’un soir d’élection, ce n’est pas gouverner. Si vous reprochez à vos députés, à vos politiciens, d’êtres déconnectés des réalités, d’être corrompus, et que vous décidez massivement de voter n’importe comment sur la foi des sondages, vous n’êtes guère plus sages que vos politiciens et vous en paierez le prix pendant de longues années.
Cette élection, à laquelle on a fait le reproche idiot et fort injuste d’être trop coûteuse (comme si la démocratie pouvait couter trop cher) représente maintenant un choix en or pour l’électeur éclairé. Le pouvoir chers amis c’est maintenant chacun de vous qui l’a.
Qu’allez-vous en faire ?
Au lendemain du 2 mai, tout indique que ce sont les Conservateurs qui vont gouverner. Ceux de Stephen Harper.
Majoritairement ? Pas évident, ou si peu que ce sera fragile.
Minoritairement ? C’est plus probable ! Auquel cas il faut miser, mais miser juste. Il n’y a pas de vague NPD ailleurs au Canada et (mettons) 30 députés inexpérimentés du NPD acquis au Québec le temps d’une grogne, alors qu’il restera 45 autres députés ici partagés entre le Bloc Québécois qui en aura encore au moins 30 lui aussi, que les Libéraux et les Conservateurs seront réduits à la part congrue, vont faire du Québec à Ottawa un poulailler criard et impuissant.
Par contre si le Québec dans l’éventualité d’un autre gouvernement Conservateur fort affaibli se présente avec (disons pour faire image) 60 députés Québécois bien identifiés comme tels, il sera la force dominante de ce palais de revendicateurs instables. Ce n’est pas rien.
Depuis qu’il existe, jamais le Bloc Québécois n’a été compromis dans quelque scandale que ce soit, hormis comme tous les autres d’avoir eu ici et là quelques nonos qui parfois disent des âneries. Mais dans l’ensemble le Bloc Québécois est fait de politiciens honnêtes et aguerris. Des gens qui connaissent leurs dossiers mieux que quiconque au Canada.
À date quelques 7% des gens au Canada ont voté par anticipation. Rien pour changer la nature profonde du vote du 2 mai. C’est alors qu’il faudra faire preuve de lucidité comme on dit. Vous êtes Québécois ?! Vous n’avez que 75 députés sur 308 à envoyer à Ottawa !
Quoique vous fassiez vous avez intérêt à y être puissants dans l’éventualité, fort probable, où les autres provinces seront toutes divisées en trois partis qui vont se faire la guerre. Exception faite de l’Alberta qui est et sera conservatrice.
Un Bloc Québécois avec entre 58 et 62 députés parlerait haut et fort et arbitrerait tous les conflits. Pensez-y avant de commettre une sottise dont vous allez vous mordre les doigts pour 4 longues années si vous déraillez. Faire les fous c’est l’fun le temps d’une soirée, après quoi il faut vivre avec les conséquences. Les Canadiens sont éliminés, donnez-vous ces derniers jours pour réfléchir et soyez prudents.
Bon courage à tous!
Clément Sauriol
Montréal

Intéressant et réjouissant. Finalement, l’opération conservatrice visant à saper la légitimité de l’option coalition aurait-elle eu plutôt un effet, certainement non attendu, d’éducation politique des électeurs?

Le message de Harper (ou sa cassette) est que le pays et l’économie sera plus stable qu’avec des coalitions et des élections aux deux ans. Il n’a pas raison là-dessus, c’est une affirmation farfelue?

Le journaliste Norman Spector dans son éditorial de journal Le Devoir ce matin y va de cette observation ma foi fort pertinente :
» Les 41es élections fédérales ont pris leur envol sur une simple question de gouvernance, mais elles se sont vite transformées en débat sur notre système parlementaire. Le résultat du scrutin pourrait nous mener à des changements d’une magnitude qui normalement n’émane que d’une réforme constitutionnelle. »

Pour cela, nous devons remercier Stephen Harper.

En effet en faisant de la « coalition broche à foin » un enjeu de cette campagne ,il devra reconnaître les deux tiers des Canadiens qui auront refusé de lui donner un gouvernement majoritaire et préfèrent cette forme de gouvernance à celle de son gouvernement conservateur.

Vive la coalition « broche à foin » qui nous délivrera du W.Bush Canadian!

http://www.ledevoir.com/politique/elections-2011/322032/equilibre-compromis

Plus un argument est partisan et plus on risque de se retrouver seul s’il n’est pas partagé avec la majorité. Ça fait maintenant des années que ça dure. Les gens ressentent une stagnation qui provoque la baisse de votation et le manque d’intérêt pour la chose politique… peu être parce qu’on ne leur parle pas de ce qui les intéressent vraiment. D’ailleur avez vous remarqué que plus on parle d’économie et plus les prix à la consommation augmentent? Blague à part, depuis des années, on subit des scandales qui s’enchainent à un rythme délirant sans que personne ne soit vraiment imputable «directement», mais dont tout le monde paye le prix «indirectement» que ce soit au provincial comme au fédéral. J’ai l’impression que ça va «brasser» le 2 mai….

Bonne journée d’élection à tous!

Après l’élection du 2 mai, si le parti vainqueur est IMMÉDIATEMENT renversé par un vote de non-confiance, comment le Gouverneur général devrait-il réagir ?

La tradition parlementaire britannique prévoit que si le gouvernement n’a JAMAIS eu la confiance de la chambre, il ne peut pas la perdre… par conséquent, la GG devrait offrir à l’opposition officielle de former le gouvernement… Ce n’est jamais arrivé au Canada.

Bonjour,
Une coalition des Libéraux et du Nouveau Parti Démocratique serait dans l’ordre naturel de la gouvernance Canadienne en étant deux partis plus centralisateurs, ce qui est une vertu de la gauche. Un État Central fort ! Mais que fera le chien dans le jeu de quilles, soit le Bloc Québécois dans cette dynamique ? Avec la colonne vertébrale mal en point, en marchant sur 3 pattes et plus une maudite dent dans la gueule, que fera le Bloc Québécois sinon d’être encore une fois une source de dérision ? Bien à vous, John Bull.

Les libéraux n’auront pas assez de sièges pour compter dans la balance. Ils sont out. Les gens qui se sont abstenu les autres fois sont sorti pour voter NPD, et ceux qui ont vôté libéraux la dernière fois sont en train de changer d’option. Alors soit àa sera avec une faible majorité mais ça se jouera entre les conservateurs et les néodémocrates.
N.B.
Soyons stratégique si l’option que vous favorisez n’a pas de représentant dans votre compté votez indépendant pour qu’il puisse se joindre au gagnant. On veut des députés au pouvoir. Plus de députés au pouvoir, plus de projets qui avancent.

Concernant le rôle du Bloc, le scénario de Rod (13) me semble plus réaliste que celui de notre ineffable et coloré John Bull (26). Dans une situation de gouvernement minoritaire (coalition NPD/libéral ou même conservateur), la balance du pouvoir peut devenir une denrée éminemment désirable et, de ce fait, négociable.

D’un autre côté, un gouvernement conservateur majoritaire peut devenir l’élément catalyseur d’une reconfiguration des forces progressistes (certains diraient de gauche) au niveau fédéral et à une remobilisation des nationalistes et des souverainistes québécois.

Peu importe l’issue de l’élection du 2 mai, la suite risque d’être intéressante. Il faut se rappeler qu’en politique, rien n’est tout à fait perdu ni tout à fait gagné de manière irrémédiable.

Je vois la proximité de l’expression : broche à foin, utilisée par Harper et son idéal de vie commune.

La broche pîquante des camps et autres suaves avenirs pour les détenus que défendent certains. Allez savoir pourquoi ?

« Une coalition des Libéraux et du Nouveau Parti Démocratique serait dans l’ordre naturel de la gouvernance Canadienne en étant deux partis plus centralisateurs, ce qui est une vertu de la gauche. » (John Bull)

Et voilà que vous appuyez la gauche, cela même que celle du Bloc Québécois.

Décidément le mystère de la philosophie des intellectuels fédéralistes est mpossible à pénétrer pour leur confrères suiveux.

Le fédéralisme canadien est en train de s’effondrer sur ses structures pourries.

Le tout aura commencé en 1993: l’opposition officielle, avec 56 sièges, étant le Bloc et la deuxième opposition, le Reform Party, avec 54 sièges. Deux partis régionalistes: Québec pour un, Alberta et prairies pour l’autre.

C’est deux partis sont nés d’un vote de protestation. Le Bloc étant contre le RoC, le Reform se voulait une solution de rechange face aux autres partis trop près de l’Ontario et surtout du Québec. Le Reform est né d’une protestation contre les institutions fédérales trop présentes et puissantes, et surtout trop à gauche. Tout comme le Bloc, le Reform trouvait Ottawa trop puissants.

Le Québec et l’Ouest en votant Bloc et Reform ont été un véritable tremblements de terre pour le fédéralisme. Ce sont deux symptômes du fédéralisme pourri.

Ces deux partis émergents ont permis aux Libéraux de garder le pouvoir pendant 13 ans, ce qui a détruit ce parti qui a sombré dans la corruption, corruption jugé nécessaire afin de garder en vie le Canada qui se mourraient.

Pendant ce temps, le symptôme Reform party, a pris de l’expansion jusqu’à prendre le pouvoir. Aujourd’hui, le vote est segmenté en quatre, en faveur du Reform party, renommé Parti conservateur.

Aujourd’hui,nous parlons soit de Parti conservateurs majoritaires qui provoqueraient la hausse du nationalisme québécois, soit on parle de coalition qui enlèverait le pouvoir à un parti mis au pouvoir par la totalité des circonscriptions de l’Alberta. Pire, cette coalition aurait le Bloc en sont sein. Et encore pire, cette décision devra être prise par le représentant de la Reine.

Au mois de mai, nous verrons le Canada tomber en miette. Soit l’Ouest canadien se révolte face à une coalition appuyé par des indépendantistes, crachant au passage sur les Québécois, provoquant une montée du nationalisme québécois. Une coalition possiblement dirigé par le NPD et ses députés poteaux. Soit les Conservateurs sont majoritaires, ce qui provoquera inévitablement une montée du nationalisme québécois.

C’est beaucoup moins spectaculaire (et surtout plus minable) qu’un référendum sur la souveraineté du Québec, mais c’est beaucoup plus révélateur de la défaillance de notre fédéralisme monarchique composé de deux peuples.

@ Youlle (# 30):

J’ai lu et re-relu le texte de John Bull (# 26) et nulle part je n’y ai noté son « appui à la gauche, cela même que celle du Bloc Québécois. » (sic)

Pourriez-vous SVP nous expliquer ce qui soutient votre affirmation?

« Pourriez-vous SVP nous expliquer ce qui soutient votre affirmation? »

Non!

C’est peut être un peut trop compliqué dans certains cas.