Les Français souhaitent la gauche et aiment Le Pen

Ceux qui suivent l’actualité française ont été un peu sonnés d’apprendre que la nouvelle chef du Front National, Marine Le Pen, pourrait répéter l’exploit de son père Jean-Marie en étant, lors de l’élection présidentielle de l’an prochain, une des deux gagnantes du premier tour de l’élection.

Le père et la fille. Vers le second tour ?
Le père et la fille. Vers le second tour ?

Mais, pour l’instant, contrairement au scénario de 2002 qui avait écarté le candidat de gauche (Lionel Jospin) pour ne laisser que Le Pen et Jacques Chirac au second tour, les sondages actuels indiquent la possibilité que le président actuel, Nicolas Sarkozy, soit éjecté au premier tour et que le combat décisif se fasse, au second tour, entre Marine Le Pen et le candidat de la gauche, quel qu’il soit.

Je dis « la possibilité » car, comme nous l’explique la sociologue spécialiste des sondages Claire Durand dans l’entrevue que j’insère plus bas, Marine Le Pen n’est pas statistiquement en avance, mais seulement à égalité avec Sarko et le candidat de gauche. C’est cependant déjà une information importante.

Mais cette popularité de la nouvelle porte-parole de la droite extrême masque une autre réalité, plus importante: Les Français souhaitent le retour de la gauche au pouvoir.

C’est Paris-Match, pas exactement un hebdo de gauche, qui vient d’en refaire la démonstration en faisant poser par la firme Ifop la questi0n clé:

Pour la prochaine présidentielle, au fond de vous-même, souhaitez-vous plutôt la victoire de la gauche ou plutôt la victoire de la droite ?

De la gauche: 56%
De la droite: 35%
Ne savent pas:  5%

Match pose la question depuis septembre et l’écart favorable à la gauche n’est jamais de moins de 5%. Pas étonnant, dans ce contexte, qu’un combat au second tour de Marine Le Pen contre le candidat de la gauche se solderait par une victoire de la gauche.

74% contre 24% si le candidat de la gauche était Dominique Strauss-Kahn
71% contre 27% si le candidat de la gauche était François Hollande
66% contre 31% si le candidat de la gauche était Martine Aubry

Notons qu’en 2002, Le Pen père n’avait attiré que 18% des voix, la totalité de la gauche se reportant sur Chirac pour lui donner les 82% restants.

Maintenant que je vous ai donné tous ces chiffres, voici pourquoi vous en méfier, selon Claire Durand:

Laisser un commentaire

Certes, les Français souhaitent la gauche parce que c’est la seule autre option dont ils disposent. Mais de quelle gauche parle-t-on exactement? Il y a tellement de pagaille chez les tenants de ce courant (notamment au PS)qu’il faut se demander s’ils veulent vraiment reprendre le pouvoir ou si certains d’entre eux ne roulent pas pour l’UMP.

En même temps la droite est au pouvoir, normal que la gauche soit plus populaire…
Si c’est pas pile, c’est face.
Les français choisissent la gauche simplement par rejet du pouvoir en place…rien de plus

Bonjour,
Tout en précisant d’emblée que j’adore les fines analyses socio-politiques de Madame Claire Durand et la justesse de ses projections. Monsieur Nicolas Sarkosy en ayant excité à fond la caisse la fibre nationaliste des électeurs de l’Hexagone en jouant dans le terreau de l’extrême-droite en cassant du sucre sur le dos de l’immigration a probablement forcée sa chance car les électeurs français nationalistes qui votaient pour le Front National avaient été récupéré par son parti aux dernières présidentielles. Monsieur Nicolas Sarkosy dont ses positions de droite sont évidentes en jouant avec la fibre nationaliste des Français poussera ceux ci dans leur élément naturel de l’extrême droite soit le Front National. Les français ont souvent cette vertu cardinale de voter stratégique, une vertu inconnue dans la belle province.
Finalement, tout en étant d’extrême droite par son nationalisme étroit, le second tour pourrait fort bien se jouer entre Madame Martine Aubry qui passe beaucoup mieux la rampe que Madame Ségolène Royal qui s’est tournée au ridicule en appuyant du bout des lèvres le nationalisme québécois face à la gauche française très dogmatique. Cette bourde lui a coûté bien des appuis. Tout en espérant un second souffle pour la gauche française fortement démobilisée. Dans un second tour, les français nationalistes peuvent tout à fait se moucher dans le drapeau concernant la xénophobie ambiante et voter pour la gauche simplement pour conserver des acquis sociaux. Avec plaisir, John Bull.

Les Français n`ont pas les moyens d`être à gauche.Même si le parti socialiste est élu,il va appliquer des politiques de droite comme le parti socialiste applique en Grèce.Et pour Marine Le Pen,tant que les immigrants s`intègreront pas et tant que les Français se sentiront menacer de perdre leur pays,de perdre leur culture,elle aura le vend dans les voiles et ça risque d`aller en progressant.

Ces résultats en France, malgré leur incertitude statistique, reflètent probablement une polarisation entre les moins nantis qui votent à droite en raison du populisme du Front National, d’une part, et les «gâtés» bénéficiant de la social-démocratie qui votent à gauche, surtout depuis que Sarko leur a enlevé certains «privilèges». Je ne dis pas cela en sympathie au Front, mais dans une perspective réaliste qui nous fait observer des phénomènes semblables ailleurs (Grande Bretagne, USA-Tea Party et Wisconsin, Allemagne il y a quelques années). Attention au Canada avec les prochaines élections fédérales et peut-être au Québec où certaines tendances de ras le bol des «payeux» se font jour.

Je n’ai rien à foutre de la gauche, de la droite et du centre. Ça c’est du patinage de fantaisie.

je ne me suis jamais demandé si les Lesage, Johnson, Bourassa, Lévesque, Bouchard ou Charest étaient dans un de ces moules.

Les questions que je me pose sont d’un autre ordre. Je préfère savoir si nos leaders sont intelligents ou opportunistes ou des singes de cirques ou les marionnettes d’une quelconque main invisible.

Nous vivons dans un monde de plus en plus instruit. Il sera de plus en plus difficile de juger de la valeur d’une intelligence à cause de la formation de certains acteurs. Le danger est donc de plus en plus grand d’avoir à accepter des résultats de plus en plus dramatiques.

salutations cordiales

Le grand rêve, ce serait Marine Le Pen en France, Harper majoritaire au Canada, Charest (for ever)au Québec, Sarkozy plus fort et plus outrecuidant que jamais et Berlusconi libérant enfin les humains et les Italiens de tous les tabous sexuels qui empêchent les «vrais mecs» de vivre pleinement et à leur gré leur sexualité débridée et libertarienne.

Nous devrons suivre assidument cette Marine prometteuse. La gauche, c’est fini. Enfin!

JSB, sociologue des médias

Le Pen c’est la gauche !!!

La bonne vielle gauche national-socialiste (nationalisme et socialisme).

« À chaque fois qu’un secteur est transféré du public vers le privé, cela se traduit par une régression de l’égalité et par une explosion des coûts. Je suis donc pour un service public des transports, de l’éducation, de la santé, des banques et des personnes âgées. Et je suis également pour l’intervention de l’État dans des secteurs stratégiques : énergie, communications, télécommunications et médias. Je réfléchis par ailleurs à une révolution fiscale qui rétablirait notamment l’équilibre entre le capital et le travail. »
-Marine Le Pen

Que Marine Le Pen et le Front National ne soit qu’à égalité dans les sondages avec le Parti Socialiste et l’UMP est un évènement politique majeur…

Compte tenu que les candidats intéressés (DSK, Martine et Ségolène) à devenir le représentant du Parti Socialiste à la présidentielle de 2012 s’entredéchireront très probablement avec un grand acharnement, et qu’il y a de plus plusieurs autres partis de gauche (communistes, verts, etc…)la gauche française ne sera guère unie au premier tour de l’élection de 2012.

Du côté de la droite « classique », ce ne sera guère mieux car Dominique de Villepin a juré de se présenter contre son « ami » Nicolas, François mettra encore son costume de Modem, et il risque fort d’y avoir d’avoir au moins un autre candidat qui voudra sans doute créer « son » nouveau parti de droite. L’UMP (Union de la Majorité Présidentielle) n’aura donc plus du tout l’apparence et la substance d’une véritable union de la droite, en particulier si Nicola Sarkosy est encore son repésentant à la présidentielle de 2012… Nicolas « Bling Bling » a certes été malchanceux avec la conjoncture économique mondiale mais il a trop promis et si peu fait, en particulier pour ce qui a trait au problème très « titillant » pour « l’électeur français moyen de souche » de l’immigration et de la montée de l’Islam en France…

Face à cette division majeure de la gauche et de la droite « classique », Marine Le Pen (dont l’image et le sens politique sont beaucoup plus raffinés que ceux de son père) aura beau jeu de faire valoir aux électeurs que ni la gauche ni la droite « classique » n’a réussi au cours des 30 dernières années à régler des problèmes qui sont devenus aujourd’hui majeurs aux yeux du Français moyen de souche.

Compte tenu de la popularité très faible de Nicolas Sarkozy, il est tout à fait possible que Marine Le Pen soit première ou deuxième au premier tour de l’élection présidentielle française de 2012. Cela peut certes se jouer sur un timbre poste mais on ne peut ignorer le résultat de l’élection présidentielle de 2002 alors que Jean-Marie Le Pen avait une image politique beaucoup moins « soft » et crédible que celle de sa fille Marine.

Dans un second tour entre Marine le Pen et un candidat socialiste, il est LOIN d’être certain que l’électorat français de droite acceptera de reporter son vote sur le candidat du Parti socialiste pour bloquer l’élection de Marine Le Pen à la présidence de la France.

L’électorat français de droite sait que le Parti socialiste bénéficie du vote immigrant et que ce parti ne peut pas adopter des mesures trop « contraingnantes » face à son électorat naturel. Le Français moyen de souche et de droite sera donc fortement tenté de « donner sa chance à Marine », en particulier compte tenu de l’ampleur « du problème » qu’il perçoit lequel ne peut que s’amplifier d’ici 2012 à la suite des évènements récents d’Afrique du Nord.

L’élection de Marine Le Pen à la présidence de l’État français et le contrôle d’une majorité par le Front National à l’Assemblée Nationale française signifiera probablement la fin de la zone Euro, de la Communauté europénne et un retour potentiel à une situation géopolitique où l’Allemagne sera entièrement déliée des « chaînes » que l’Histoire post-1945 lui a imposées.

Dans un contexte global où les ressources stratégiques de la planète se font rares, en particulier au niveau des hydrocarbures, une telle désintégration de l’Union Européenne et une réémergence de plein pied de l’Allemagne sur la scène géopolitique mondiale ne contribuerait qu’à accroître la tension générale…

Sur quoi vous appuyez-vous, M. Lisée, pour dire que le FN est dans la catégorie “droite-extrême” ? Serais-ce les médias français ?

Bon.

Maintenant je vais avoir la chanson »Cochez Oui Cochez Non » toute la journée dans la tête.

Je ne sais pas si je devrais vous en remercier.

Bonjour,
La situation actuelle en France est diamétralement différente de celle de 2002. Alors que la France sortait d’une crise économique en 2002, aujourd’hui, cela va plutôt mal. Et les chefs politiques en place sont largement différents avec une conjoncture dans l’Hexagone qui a fait souffler un vent de droite et même d’extrême droite. Madame Marine Le Pen passe beaucoup mieux la rampe que son breton de père Monsieur Jean Marie Le Pen. Tandis qu’à gauche, Madame Martine Aubry incarne beaucoup mieux la gauche française que cette Madame Ségolène Royal grimpée sur des Gucci et vêtue par les grands couturiers dont Dior et Versace. Suite à sa rupture d’avec Monsieur François Holland, la télévision française montrait le château du couple dans toute sa splendeur. Madame Ségolène Royal était un vrai prototype de la gauche caviar alors que Madame Martine Aubry est beaucoup plus dogmatique.
En effet, lors de l’élection précédente, Monsieur Nicolas Sarkosy avait courtisé l’extrême droite nationaliste du Front National en se campant résolument à droite. Beaucoup de français qui votaient pour le Front National y ont vu une ultime chance de se permettre une vraie droite, non pas comme Monsieur Jacques Chirac. En jouant à fond les dernières années le repli identitaire, la xénophobie ambiante en ostracisant l’immigration comme jamais auparavant, Monsieur Nicolas Sarkosy a joué grossièrement sur les cordes sensibles du nationalisme français en excitant l’extrême droite, ce qui pourrait lui jouer un vilain tour en poussant les nationalistes français à retrouver leur niche du Front National.
Par ailleurs, comme dirait cet autre, on n’a plus les socialistes qu’on avait en France alors que Monsieur François Mitterand était secrétaire du Parti Socialiste. Qui ne se souvient pas de cette invraisemblance à la québécoise au début des années 1980 alors que dans une assemblée houleuse du Parti Québécois, un bon nombre de militants de Montréal Centre avait proposé que la Parti Québécois adhère à l’Internationale Socialiste. Big Joke en effet ! Car la rebuffade de l’Internationale Socialiste fut sans équivoque. Tous les partis politiques membres ont refusé à l’unanimité l’adhésion du Parti Québécois en soulignant que son vernis social démocrate était beaucoup trop mince, et ce au début des années 1980. Et même Monsieur François Mitterand avait voté à deux mains contre cette adhésion invraisemblable. Bien sûr, Madame Louise Beaudoin s’indigna vertement de ce verdict alors qu’elle était déléguée du Gouvernement Québécois à Paris. En protestant vivement auprès de l’Internationale Socialiste et à Monsieur François Mitterand qui avait poussé l’odieux de rejeter la candidature du Parti Québécois. La réplique de Tonton fut cinglante ! Au journaliste de Radio Canada en poste à Paris, celui ci demanda à Monsieur François Mitterand : Qu’avez vous à dire à Madame Beaudoin ? Et Tonton d’un air grave en regardant la caméra répliqua : Madame Beaudoin, le nationalisme et le socialisme sont aux deux ANTIPODES SUR L’ÉCHIQUIER POLITIQUE ! Et VLAN !
Finalement, dans le contexte actuel, avec le nationalisme exacerbé depuis quelques années par les envolées dithyrambiques de Monsieur Nicolas Sarkosy en ciblant l’immigration maghrébine, Madame Marine Le Pen a de fortes chances d’en récolter les fruits avec le Front National au 1er tour. Tandis que le second tour risque fort d’être différent si jamais Madame Martine Aubry et Madame Marine Le Pen s’affronte. Car les français peuvent être assez roublards même en étant de droite et d’extrême droite avec le nationalisme exacerbé de la sorte de voter quant même pour Madame Martine Aubry par défaut, de peur de perdre tous les acquis et les généreux avantages sociaux de l’Hexagone. Au plaisir, John Bull.

La droite pour contrer l’envahissement des religions barbares et leurs manifestations grandissantes actuelles et éventuelles et leurs accommodements plus ou moins raisonnables, comme par ici, et la gauche pour une retraite douce séculière étatique avec son panier de services. Choix difficile pour les Français de France.

Le « phénomène » Le Pen n’est probablement que l’illustration de l’attrait de la nouveauté dans un monde politique terne.
Le phénomène est connu: c’est la fameuse « lune de miel » envers tous les nouveaux chefs de parti (pensons à Ignatieff cet « Obama canadien », à André Boisclair (qui a pourtant dirigée la pire défaite subie par le PQ: une troisième place), etc.).

Nous avons aussi connu le « phénomène » Dumont: une fois les sondages le donnait premier, six mois plus tard, il était retombé à son taux d’intention de vote habituel; et que dire de l’élection de 2007: il a passé à deux doigts d’être premier ministre (minoritaire), pour, un an plus tard, dégringoler dans les dixièmes dessous.
De même que Legault, qui ramasse 38% des intentions de vote, sans avoir de programme bien défini, sans parti, sans organisation, etc.

Il suffit pour cela d’être « nouveau », de bien parler et d’être relativement photogénique. Un brin de populisme (slogans simples allant dans le sens des préjugés à la mode) ne nuit pas non plus. S’il n’y a pas de substance, ou si le « programme » repose sur des raccourcis, ça ne dure souvent pas longtemps.

Décidément M. Lisée, les francophones catholiques « dit de souche » du Québec, ne sont pas étrangers à leurs ancêtres venus de France ou si vous préférez à leurs cousins français, car ici, pour paraphraser notre icône de l’humour M. Yvon Deschamps, les québécois souhaitent vivre dans « un Québec indépendant à l’intérieur d’un Canada uni ».

C’est plutôt ironique, non?

@ P.Lagassé

Quelle mauvaise lecture de la politique en France.Lier Marine Le Pen à un phénomène de nouveauté dans un monde politique terne.

Les Français connaissent le Front National,il n`est pas là depuis hier.Ils savent que le Front National est un parti qui défend les français de souches,la culture française,l`identité judéo-chrétienne de la France.Et face à la montée de l`Islam en France,plusieurs Français pensent que le Front National est le parti qui va les représenter le mieux.

On ne peut désirer ce qu’on ne connaît pas.
Voltaire.
Quand les sauvages veulent avoir un fruit, ils coupent l’arbre au pied et cueillent le fruit. Voilà le gouvernement despotique.
Montesquieu.

Et de même pour les lepenistes de ce monde.

@ François 1

Quand un éléphant de la gauche socialiste est en même temps à la tête du FMI, oui,la question se pose!!

Le phénomène qui se produit actuellement en France sur la soudaine popularité de madame Le Pen ne me surprend guère car j’ai l’impression que nous pourrions assister prochainement à quelque chose de semblable et je ne crois pas que ce soit une histoire de gauche ou de droite. Il s’agit plutôt une histoire de gros bon sens, ce que je pense que la population silencieuse veut acheter à la condition bien sûr d’avoir un leader qui veut appliquer ce gros bon sens. J’ai écouté récemment une entrevue de madame Le Pen et contrairement à son père, ses propos étaient basés beaucoup plus sur le gros bon sens. De là, je crois sa popularité actuelle et si au Québec, nous avions un de nos leaders qui nous proposerait des programmes de gros bon sens, il connaîtrait aussi un epopularité certaine.

Droite, gauche, droite, gauche en alternance de préférence…… C’est encore la meilleure façon d’avancer ! Tout à droite, on tourne en rond (paradoxalement vers la gauche). Tout à gauche ? Vous avez la réponse.

Sarko ou un autre, la France est un pays en déclin…

Son économie en déroute le démontre aisément…

Une remarque : Si Marine Le Pen souhaitait vraiment se démarquer des thèses du Front National que personnifie son père, que n’a t-elle créé un parti nouveau fondé sur les postulats qu’elle défend aujourd’hui ?

Marine Le Pen est une opportuniste. Elle a compris que nous subissions un projet européen qui dans ses grandes lignes nous a été imposé, que ce projet nous a appauvris au profit des multinationales et d’un actionnariat parasitaire, que la mondialisation, dont il est le vecteur, a cassé nos perspectives, a créé du chômage de masse, a précarisé l’emploi, n’a rien résolu du problème grave de l’insertion des jeunes -problème irrésolu depuis les années 70, le système français, bureaucratie soviétiforme, étant plus à même d’exclure que d’intégrer- et considérablement creusé les inégalités dans notre pays, au point que le ressenti est celui d’une régression. Elle a compris en outre que, nous Français attachés à la laïcité, ne supportions pas le communautarisme en envisagions l’Islam et ses parures comme une menace culturelle.

Marine Le Pen creuse sa popularité sur l’impéritie d’une classe politique usée car en place depuis trop longtemps et dépourvue d’autre projet que le pouvoir pour le pouvoir, une classe politique vérolée par d’incessants scandales et qui bénéficie de la mansuétude d’une Justice complice, une classe politique qui s’auto-perpétue, où trop d’élus à vie cumulent trop de fonctions, gagnent trop d’argent.

La France est un petit pays, comparé au vôtre, cousins du Québec. Ne trouvez-vous pas curieux que ce petit pays compte 6000 élus ? Que la moindre bourgade de cent âmes ait son maire ? Qu’il y ait tellement de degrés d’exécutif (communautés de communes, mairies, conseil général, conseil régional, préfectures, députés, sénateurs, députés européens et j’en passe) qu’on ne sait jamais qui fait quoi, et pourquoi au long d’une vie de citoyen, on voit toujours les mêmes têtes, les mêmes familles, se repasser les postes-clé ?

En France, le parti majoritaire est celui des abstentionnistes. Pas seulement les non-votants, que l’on peut comptabiliser, mais aussi les non-inscrits, ceux qui ne vont plus se faire inscrire sur les listes électorales, qui choisissent de rester en-dehors du champ politique, en gros parce qu’ils ne croient plus en la démocratie élective, et qui ne veulent peut-être plus se rendre complices d’une classe politique assimilée désormais à une association de malfaiteurs.

Pour les libertariens comme David , Harper est un « closet socialist » et même le Front national est à gauche. C’est tout dire.

Bref, si je comprends bien (et puisque le parti libertarien de Denis Young a récolté en 2008, 7382 voix – moins que le parti marxiste-léniniste avec ses 8753 voix), 99,9% des électeurs canadiens votent à gauche. C’est bien. Ce ne pas nécessairement parce qu’on rit que c’est drôle mais c’est une possibilité.

Mon pauvre François,

Considérant le lien que tu as mis en référence il n’y aura pas d’autres commentaires.

Comment dire: la preuve pas 4, ça doit être ça.

Les plus populaires