Les funérailles prochaines de l’État providence américain

L’ acteur Craig T. Nelson (notamment de la série de films Poltergeist) a avoué au journaliste de Fox Glenn Beck il y a deux ans avoir déjà eu une période de grande pauvreté. « J’étais sur l’aide sociale et aux Food Stamps», disait-il, faisant référence au programme social américain qui distribue des coupons d’alimentation aux déshérités.

« Est-ce que quelqu’un m’a aidé », a-t-il demandé ? « Non! », a-t-il ajouté, usant de son exemple pour critiquer l’essentiel de l’intervention gouvernementale.

Glenn Beck, n’a évidemment pas relevé que, oui, quelqu’un était venu au secours de l’acteur dans sa grande détresse: l’État américain, en lui donnant des coupons d’alimentation et des chèques d’aide sociale.

L’attitude de l’acteur est l’un de nombreux signes qui pointent dans une direction : nous vivons les dernières années de l’État providence aux États-Unis.

Le phénomène est, disons, phénoménal : 25% de ceux qui touchent ces bons alimentaires ne savent pas qu’ils viennent de l’État, 30% des retraités qui reçoivent des soins de santé couverts par l’État ignorent qu’ils sont payés par… l’État. Mieux, 43% des prestataires d’assurance-emploi ne peuvent identifier la provenance de leur chèque et 44% de ceux qui touchent, chaque mois, leur chèque de pension de retraite de l’État sont également ignorants de l’identité du payeur

Le politologue américain Charles Noble (transparence totale : un ami) a signé récemment, dans la revue en ligne Logos, un texte d’une terrible lucidité intitulé : « Un au revoir ? L’avenir très incertain de l’État providence américain ».

Il y explique pourquoi les programmes sociaux américains sont victimes d’une tempête parfaite. Les moteurs du changement social — les syndicats, le mouvement pour les droits sociaux — sont en perte de vitesse. La proportion d’Américains qui se définissent comme « conservateurs » est deux fois plus importante que celle qui se définissent comme « progressistes » (libéral, dans le sens américain, de centre-gauche).

« Il est difficile de nier, écrit Noble, que beaucoup d’Américains ont au sujet du gouvernement des idées qui sont propices à la montée de la droite et qui remettent en cause toute proposition fondée sur les notions de communauté, de coopération ou d’égalité sociale. »

On a en effet assisté, ces dernières années, à une mise en accusation de Barack Obama parce qu’il avait proposé de « répartir un peu la richesse »; sa réforme de la santé, pourtant totalement fondée sur le secteur privé, est considérée comme du « socialisme » l’idée de taxer les millionnaires au niveau qui était le leur sous Bill Clinton, dans les années 1990, est vue comme un assaut contre « les créateurs d’emplois ».

La tendance américaine à voir le gouvernement comme «le problème», selon Noble, « facilite la tâche des conservateurs qui réussissent à démoniser les programmes sociaux dont dépendent pourtant beaucoup de gens ».

Noble, qui admet être à gauche du parti démocrate, note avec raison que des sujets hier tabous sont aujourd’hui au centre du débat, comme la privatisation du régime public de retraite américain.

Quel que soit le résultat de l’élection présidentielle de 2012, il estime avec plusieurs autres que le compas politique pointera fermement vers la droite, ce qui signifie aujourd’hui à droite de Ronald Reagan et de George W. Bush.

Si, comme c’est fort possible, un Républicain est élu président en novembre 2012, c’en sera fini de la réforme de la santé d’Obama, ce qui retirera à un Américain sur sept toute assurance maladie.

Noble affirme qu’avec le recul du temps, on se rendra compte que « les 30 ans de paix sociale et de croissance économique que le capitalisme a connu depuis la fin de la seconde guerre mondiale » avec, pour corollaire, la construction de l’état providence, « apparaîtra comme une période vertueuse assez brève, simple intermède à l’intérieur d’une époque caractérisée par l’insécurité, l’inégalité et le conflit entre les classes. »

Cela ne sera pas sans conséquence sur les orientations de nos propres conservateurs canadiens et rendra la société québécoise plus distincte, et plus originale, que jamais.

 

 

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De l’époque où j’étais étudiant, un vieux prof nous disait toujours que quand le père confort s’installe quelque part, il est très difficile à déloger. Le père confort c’est aussi les multiples mesures sociales qui ont été créées depuis l’après guerre.

L’exception viendra-t-elle des USA? Je serais aussi porté à le croire. Que voulez-vous, quand un peuple est plus axé sur sa supposée suprématie que de sa répartition des richesses et du bien être de l’ensemble de la communauté, c’est ce qui arrive.

Il se peut qu’au nom de la libre entreprise et d’une idée déphasée du mérite de la richesse que des gens se laissent entrainer dans cette galère mais la faim les gagnera incessamment.

On voit des pays comme l’Italie avoir une économie sousterraine importante. On m’a dit cette fin de semaine que cette économie parallèle pouvait atteindre près de 30% (corrigez moi si je fais erreur). C’est un non sens monumental! Il n’y a plus d’état quand ça arrive, il n’y a plus de pays.

L’anarchie n’est bonne pour l’anarchiste que le temps de son hallucination.

Tant qu’à Greg T. Nelson, il est comme bien des enfants gâtés : il a la reconnaissance du ventre : le meilleur bonbon est encore celui à venir.

Très bonne analyse. Mais, qualifier cela d’État providence? Il n’y a jamais eu d’État providence aux U.S. of A…

L’État nounou tel que songé par les gauchisto-interventionistes étatiques est en fin de parcours.

Partout sur la planète, on commence à en mesurer les ravages. La Grèce est en faillite, l’Espagne est en quasi-faillite et a voté pour la droite à 75%, le Portugal, l’Italie et quantité d’autres états socialistes dont la France sont dans l’expectative de subir le même sort: devenir réalistes et vivre selon leurs moyens.

La cause? l’endettement créé par les attentes irréalistes de la gauche complaisante envers les parasites et les grouopes de pression.

Ici, au Québec, on a la chance d’appartenir au beau et grand Canada qui fait l’envie de la planète et de pouvoir compter sur la débordante générosité des autre canadiens (surtout des Albertains avec leurs sables bitumineux!) pour pouvoir continuer un peu plus longtemps à vivre au-dessus de nos moyens mais la fin approche.

Une chance que l’on a Legault dans la mire!!!

À lire:

http://descoteaux.argent.canoe.ca/general/lettre-a-francois-legault/

Extrait:

« Votre plus grand défi sera de faire comprendre aux citoyens que ce n’est plus une question idéologique — de gauche ou de droite. C’est maintenant mathématique. L’endettement excessif, les promesses de retraite intenables, les déficits cachés… Tout ça nous rattrape aujourd’hui.

l’immeuble brûle. Nous étions au 2e étage il y a peu. Nous aurions pu sauter en bas — on se serait cassé une cheville. Mais nous avons décidé d’attendre. Le feu a grimpé, et nous sommes aujourd’hui au cinquième étage. Quand on va sauter, ça va faire mal. Mais si on attend encore… »

« Il n’y a plus d’état quand ça arrive, il n’y a plus de pays. L’anarchie n’est bonne pour l’anarchiste que le temps de son hallucination. »
Hélas oui.
Comment se nomment ces anarchistes ? Vu de Paris ces destructeurs en fin de compte pourraient s’appeler « agence de notation » à courte vue.

Je suis étonné qu’on prenne au sérieux Craig T. Nelson. Même comme acteur, je le trouve quelconque.

Comme quoi, dans les médias américains (ou même ailleurs), on peut promouvoir n’importe qui n’importe quoi. Et ça marche!

Bonjour,

Lorsque en l’année 2008, la campagne électorale américaine battait son plein, tout en étant un partisan affirmé de l’élection de Monsieur Barack Obama à la présidence même totalement incrédule du potentiel de changement, j’affirmais à tout venant que la pire chose qu’il pouvait arriver au peuple américain, c’était bien l’accession à la présidence de Monsieur Barack Obama.

M’enfin ! Bien sûr, tout en me faisant vilipender de la plus verte des façons par certains rêveurs, toujours les mêmes, j’osais dire tout en étant conscient que Monsieur Barack Obama affirma à l’État d’Israël six mois avant le 4 de Novembre 2008 que la politique extérieure américaine ne changerait pas d’un iota et que ce serait : Business as usual…… Le ver étant déjà dans la pomme pour la politique extérieure, ce ne serait que poudre aux yeux en tout ce qui concerne la politique intérieure des États Unis.

En terminant et pourquoi ? Et bien oui, afin de justifier mes sombres pronostics, suivant la politique américaine depuis des lustres, j’étais fortement convaincu que les contre pouvoirs sont tellement forts dans ce pays belliqueux pour toute gauche que sitôt élu, Monsieur Barack Obama serait aussitôt totalement muselé et se contenterait de faire des shows de boucane tout simplement pour se faire une belle jambe et démontrer que le peuple américain sait évoluer. Le corollaire de tout ceci, c’est que le retour de l’extrême droite aux États Unis sera impitoyable aux prochaines présidentielles, et que Monsieur Barack Obama servira de bouc émissaire pour faire la démonstration que même un Noir avec les meilleures volontés du monde n’a pu faire mieux qu’un BLANC ! Conscient ou pas, Monsieur Barack Obama n’aura été que le NOIR en service commandé pour accomplir ces basses oeuvres……. Au plaisir, John Bull.

« Cela ne sera pas sans conséquence sur les orientations de nos propres conservateurs canadiens et rendra la société québécoise plus distincte, et plus originale, que jamais. »

y’en a un qui monte dans une tour d’ivoire.

Au Québec on tremble à entendre parler le candidat républicain Ron Paul. Élimination du système d’éducation américain, élimination du système de santé, pension etc. Réduction de l’état.

En effet ça fait peur, mais en creusant on se rend compte qu’il souhaite simplement que l’état fédéral se retire de ces champs de compétence. Ça vous dit quelque chose un Québec fort dans un Canada faible? Même chose aux USA, donner plus de place aux États.

En fait si on évacue dans la cour des États les questions qui divisent le Jesusland des United-States of Canada, les états-unis pourront peut-être retrouver une unité plus décente.

Les États-Unis peuvent tirer avantage de toute la diversité qu’ils sont capable avec leur 50 États. On verra les mouvements de population entre les états les plus progressistes et les moins progressistes. On verra quelles politiques fonctionnent le mieux et le moins. Pensons par exemple au Massachusetts qui a un système de santé universel peu couteux.

bonjour m.lisée ,en très grande partie d’accord avec vous jusqua votre dernière phrase,vous semblez confondre anarchisme et libertarisme,l’anarchisme politique dans son sens le plus noble est celui qui devrais nous pousser a quetionner chaque loi ou reglement dans le but précis de justifier ou non son application(chomsky) alors que le libertarisme est simplement et plus bêtement encore contre toute forme de règlementation et limitation de pouvoir des entrprises(maxime:bozo:bernier)de plus ces gentils libertariens sont, autant au canada qu’au U.S.A., les plus grands défenseurs de la loi et l’ordre et de la morale(aussi appeler chappe de plomb a une époque)religieuse,bref moins de loi et contraintes pour les entreprises et plus de loi et de prisons pour les citoyens,c’est l’fun pis c’est surtout très positif pour notre jeunesse ,m’a dire comme kanye west :baby i’ve got a plan ,run away as fast as you can,lol

43% des prestataires d’assurance chomage ne peuvent identifier la provenance de leur chèque,incroyable mais vraie ,y pensent probablement que ça vient de l’au-dela,la vraie droite c’est comme d’autres choses ,tant que tu en a pas vraiment manger tu peux pas savoir vraiment ce que ça goute.lol

Qu’arriverait-il si on laissait à la droite et même à la droite de la droite tout le loisir d’aller au bout des ses rêves, de sa vision de la société américaine ? Si on les laissait démanteler l’État, en lever toutes les mesures d’aide aux citoyens,couper dans la santé et l’éducation, quel tableau aurait-on après 10 ou 15 ans de ce régime ?

Peut-être le Canada devrait-il fermer ses frontières d’avec les USA pour empêcher des fuyards américains de venir chercher au Canada ce que la riche «America» ne veut plus leur donner. Peut-être que les Américains deviendraient NOS Mexicains.

Se pourrait-il que les Américains reviennent à des valeurs plus humanistes si l’État se retirant brutalement de toutes les formes d’aides aux citoyens, on démontre alors que ce sont les plus démunis qui deviennent les nouveaux nègres au service de Wall Street?

«La pensée idéologique est toujours contre quelqu’un. Elle est toujours un instrument de violence. Elle en est imprégnée, empoisonnée.»
[Francesco Alberoni]

Nous vivons une période « formidable »! (faux ami américain: « effrayante »!); tout y est paradoxal: nous assistons à la faillite du rêve américain, qui est celui du « Self Made Man ». Ce rêve qui n’est qu’un mythe sous assistance respiratoire…
En effet, l’idée prédominante aux States, Mecque du libéralisme sauvage, est que chacun reçoit ce qu’il mérite: il suffit de travailler fort et intelligemment pour recevoir beaucoup et ne rien devoir à personne… Ce « self-made man » oublie qu’en dehors du « système », personne ne peut s’enrichir: en plein milieu du désert, avec rien autour, personne ne peut s’enrichir…
Le système est la société elle-même. Or ces « self Made Men » de Wall Street, avec l’aide implicite des gouvernements, pensant ne rien devoir à personne, ont massacré le système: ils se sont couper l’herbe sous les pieds… Ils ont oublié que leur richesse dépend de celles de leurs voisins… En appauvrissant la société davantage, en appauvrissant les citoyens, ils ne font que se tirer dans les pieds, dans la tête…
Un « self Made Man » riche, très riche, trop riche, ne devrait pas séquestrer plus de richesses qu’il ne lui serait nécessaires pour vivre très confortablement: il ne peut manger plus de quatre steaks par jour! Un « riche », qui bénéficie souvent que d’une rente de situation, n’est qu’un vecteur de richesses; certains ne le comprennent qu’à leur retraite, en fin de vie, en créant une fiducie de bien-faisance (sans doute pour se racheter!): que de temps perdu! Que de vies gâchées!

Bonjour,

Les Américains étant ce qu’ils sont dans l’immense majorité, la droite américaine n’a qu’à brandir le drapeau à cette populace nationaliste et patriotique au trognon que tous, même tous ceux qui se prétendent de gauche font de l’aplaventrisme devant le drapeau, ce qui les assomment littéralement en leur faisant VOIR DES ÉTOILES et même plus. Le Canada dans le passé depuis les débuts de la Confédération Canadienne fut longtemps méprisé par les Yankees parce que notre pays s’est élevé comme un rempart contre l’hégémonie américaine en y allant de mesures sociales dignes du Vieux Continent. Le Natural Governing Party, soit le Parti Libéral Canadien a construit le Canada que nous aimions encore plus fort avant le passage des Torys depuis 2006. Car même en tassant le Canada un peu plus à droite au plan judiciaire, les Américains ne pourront jamais soumettre les Canadiens à leurs sombres desseins en coupant le peu de filet social que les voisins du Sud ont pu arracher dans le passé…… Bien à vous, John Bull.

Ces statistiques mettent surtout en exergue les limites effarantes du niveau d’éducation de l’Américain moyen. Plus de 40% ne savent pas d’où vient l’aide qu’ils reçoivent! Faut quand même le faire… surtout que le logo gouvernemental doit être inscrit sur l’enveloppe et le chèque! Il va s’en dire que ces gens-là ne se posent pas beaucoup de questions!

Dans ces circonstances, il n’est pas étonnant que les mouvements d’extrême-droites et leur slogans populistes aient tant de succès! Un peuple est bien mal outillé sans un minimum d’esprit critique. Et ne nous leurrons pas, à voir les réactions devant les propositions choques mais d’une navrante vacuité de la CAQ, nous ne sommes pas beaucoup mieux ici…

citation de ionesco ;vous croyez que l’éducation coute chère ,essayez l’ignorance. réponse de l’amérique du nord;c’est faite.lol

Denis Drouin

Le rêve de la droite économique est de revenir au 19e siècle et de détenir toute les richesses sans aucunes contrainte.

J’ai lu que sur la planète en 2011, qu’une oligarchie de 145 multis-nationales ont le contrôle sur l’économie mondial.

Tout ce qui reste à faire pour ces multis milliardaires est d’avoir le plein contrôle sur les gouvernements donc la démocratie.

Le plus bel exemple est le Québec avec Charest et le PLQ au service et complètement soumis aux multis nationales et en tête de liste celle de Desmarais, Power corp.

Oui le Québec par ses programmes sociaux demeure distinct mais il faut demeurer très vigilants. Parce que la droite existe au Québec avec les Duhaime et Marcotte et certains animateurs de radio à Québec. Pas autant qu’au Ètats mais il y en a qui essaie très fort.

@ Denis Drouin (# 13):

Vous pouvez supputer sur cette hypothèse d’un pays de droite et toutes les réponses sont bonnes. Autant les vôtres que celles que les libertariens pourraient nous proposer (PLUS de liberté, PLUS de choix, PLUS de responsabilité individuelle, MOINS de répression étatique, MOINS d’endettement, MOINS de fonctionnaires gratte-papiers sous-utilisés et surpayés, MOINS de syndicats, etc…) MAIS heureusement, pour la gauche, on n’a pas à se taper le même exercice.

Certains malheureux pays l’ont fait pour nous.

En effet, quelques malchanceux sont allés « au bout du rêve socialiste » (i.e`: l’ex-U.R.S.S. de Staline, la Chine de Mao, Cuba du Che et de Castro, la Corée-du-Nord de Kim Jong-il et de sa famille, le Venezuela de Chavez, etc…tous des exemples de probité et de démocratie!!!) et ces pays ont quelque chose en commun: ils en ont SORTI ou ils en seront sortis dans 5 à 10 ans max.

On se demande bien pourquoi ils ont voulu se libérer du paradis étatique tel que rêvé par nos socialistes gauchisto-interventionistes hein?

D’après moi, vous savez quelque chose qu’ils ignorent…

Pourriez-vous SVP le partager ces informations avec nous et peut-être, après lecture de vos savants propos, voudront-ils retourner dans l’Eldorado promis?

@ Jean François Côté (# 19):

Le Québec, l’endroit le PLUS taxé et le PLUS imposé, l’endroit où il y a le PLUS de fonctionnaires au pouce carré et où il y a le plus de syndiqués en Amérique serait un endroit de droite???

À partir de quel pourcentage d’impôts, de fonctionnaires et de syndicats considérez-vous un endroit comme de gauche Monsieur Côté?

François 1 :
novembre 21, 2011 à 6:10

Une chance que l’on a Legault dans la mire!!!
– – – – – – – – – – – – – –

«Dans la mire» ???

Que sous-entendez-vous ?

@Jean François Côté : novembre 21, 2011 à 14:04

Nous sommes déjà contrôlé par une ploutocratie. Les principaux dirigeants des agences de notations sont presque tous recrutés au sein des directions des grandes banques comme Golden Sach par exemple.

Entre ces deux groupes d’organisations la consanguinité est démontrée depuis longtemps. Les ramifications vont même jusqu’au Trésor Américain. (À ce sujet lisez les œuvres de Joseph Eugene Stiglitz.) Les agences de notations ne visent qu’à conforter les prises de positions financières des grandes banques qui elle prêtent des milliards aux pays. Quand les décisions monétaires et économiques d’un pays donné ne vont pas dans le sens des intérêts des banquiers une bonne décote fait tomber le gouvernement récalcitrant qui est alors remplacé par des personnes plus dociles. La Grèce, l’Italie et bientôt l’Espagne sont de bons exemples. La France a bien failli passer à la moulinette mais sans doute a-t-elle des contre-arguments puissants qui ont transformé une décote en une grossière erreur. Mais personne n’est dupe.

En résumé la situation est relativement simple. Les grandes banques d’affaires contrôles les agences de notation qui imposent alors les conditions faisant l’affaire des dites grandes institutions financières.

Pour briser ce cercle vicieux il faudrait compter sur l’autorité des gouvernements. Mais ces derniers sont également à la botte des grandes organisations financières.

Benoit Carré
Laval

@ Pierre Tremblay

Pourquoi l’élimination du département fédéral de l’éducation comme le propose Ron Paul fait peur ?

Au Canada, il n’y a pas de ministère fédéral de l’éducation, cette compétence est laissé aux provinces.

Pourquoi Ron Paul fait peur en prônant la même chose aux USA ?

La droite québécoise n’a rien pour faire peur, elle souhaite seulement qu’on ait un filet social à la mesure de nos moyens. Souhaitant même cibler davantage ceux qui en on le plus besoin plutôt qu’un système universel. Pourquoi les garderies à 7$ pour les revenus de 100K $ et plus, par exemple ?

François 1

L’institut économique de Montréal ça vous dit quelque chose ?

Je crois que des gens essaient d’imposer la droite. Je n’ai jamais écrit que le Québec est une société de droite.

Beau sophisme. C’est pas parce que le Québec est à gauche du bastion mondial de la droite qu’il est à gauche tout court…

Quand tous ces américains qui ne savent pas d’où viennent les prestations qu’on leur verse et qui seront assez stupides pour voter GOP et se ramasseront dans le dénuement, ils apprendront à leurs dépends d’où venait l’argent qui leur permettait de vivre à peu près dignement.

J’ai toujours un problème avec les imbéciles, prêts à se départir du peu qu’ils ont pour le plus grand bénéfice d’une petite oligarchie de possédants.

Quand on entend un candidat à la présidence faire l’apologie du travail des enfants, on ne peut s’empêcher de penser à Dickens. Prôner un recul de deux siècles et être pris au sérieux, cela m’apparaît comme parfaitement cauchemardesque.

Les américains n’ont pas encore touché le fonds du baril, avec les républicains au pouvoir, cela ne tardera pas.

@Linda Hart

Effectivement, quand on interroge des américains économiquement défavorisés: ils ne veulent pas qu’on socialise le « système », car ils pensent qu’un jour ils trouveront un « truc » pour s’enrichir et profiter, enfin, du « système »…
Même en plein cauchemard, le « rêve américain » subsiste… Le mythe du « self-made man » est mort, mais bouge encore!

Charles Noble: « Un au revoir… État-prov. amér. »…explique pourquoi les programmes sociaux américains sont victimes d’une « tempête parfaite »!

Parlons-nous ici du « brain washing » que nous subissons par les médias concentrés? Le peuple à 50% analphabète prend pour du « cash » les grands titres de feuilles de choux gratuites au snack.

@ inda Hart

« J’ai toujours un problème avec les imbéciles, prêts à se départir du peu qu’ils ont pour le plus grand bénéfice d’une petite oligarchie de possédants. »

Je pense que le mot « imbéciles » devrait être remplacé.

Ces gens sont bornés parce qu’ils ne sont pas instruits ou non cultivés, ce qu’encourage et même force la droite américaine et même canadienne avec l’équipe de notre hardpeur souvent créationniste.

Quand vous dites « Prôner un recul de deux siècles et être pris au sérieux, cela m’apparaît comme parfaitement cauchemardesque. », c’est commencé depuis un bon bout de temps.

Ce sont ces pauvres ignares que vous appelez « imbéciles » qui toucheront le fond en premier. Malheureusement quand ils voudront s’en sortir ils auront juste au dessus d’eux dans le fond du baril, les grosses fesses sales des plus riches dans la face. Ces derniers pourraient êtres qualifiés de stupides crédules profonds qui se seront tirés dans les pieds.

Comme on est toujours loin de quelque part, nous sommes également à droite ou à gauche de quelque chose.

La vraie question me semble être: désirons-nous, comme collectivité, venir en aide à ceux et celles qui sont les plus démunis ?

Souhaitons-nous également aider ceux qui subissent un mauvais coup du sort, maladie, chômage, catastrophe en leur offrant une aide ponctuelle leur permettant de passer à travers un moment difficile sans devoir tout perdre ce qu’ils avaient réussi à construire ?

Si nous répondons non, alors l’affaire est classée et notre réponse signifie qu’un humain n’est pas mieux qu’un animal de boucherie qu’on engraisse uniquement pour sa valeur marchande.

Mais si nous pensons que nous devons nous occuper de nos semblables, alors l’autre question est: comment?

N’oublions pas dans notre réflexion que plusieurs acteurs du monde financier font des fortunes sur le malheur de ceux et celles qui se retrouvent acculés à la faillite. Je pense aux « credit default swaps » (CDS). Beaucoup des ces CDS sont détenus par les mêmes institutions qui détiennent les prêts. Voici ce qu’on peut lire sur le site suivant ( http://www.france.attac.org/archives/spip.php?article11344 ) :
On évoque la Grèce, mais ça pourrait être n’importe quel autre débiteur.
****
«il n’est pas besoin de détenir des titres grecs pour spéculer contre la dette grecque. Il est donc possible, pour les investisseurs qui en ont les moyens, de spéculer à la hausse sur les CDS. Au départ instruments d’assurance, les CDS sont devenus de purs produits spéculatifs aux effets dévastateurs. « On sait ainsi que Goldman Sachs et deux hedge funds dont celui de John Paulson [http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Paulson] ont acquis de grandes quantités de CDS » explique Jean Quatremer. « Un jeu souvent gagnant : si le taux des CDS grimpe, les spéculateurs gagnent de l’argent, si les taux d’intérêt de la dette grimpent, ils gagnent de l’argent, si la Grèce fait défaut, ils gagnent de l’argent.»

«À tous les coups l’on gagne. Le résultat, c’est que le taux des CDS grecs s’est envolé. Certains acteurs de marché assurent qu’il s’agit d’une estimation rationnelle du risque de défaut de paiement. Il s’agit surtout d’une estimation rationnelle de la manière de faire de l’argent facile : les taux grecs atteignent des niveaux trois ou quatre fois plus élevés que les CDS des pays émergents.»

******

Ma conclusion c’est qu’il faut trouver le moyen se débarrasser de ces charognards.

Alors sommes-nous de gauche ou droite quand on dénonce ces pratiques financières qui ne font qu’amplifier le malheur des citoyens mais qui enrichissent les spéculateurs sans âmes ?

«C’est une belle chose d’être honnête, mais il est également important d’avoir raison.» [Winston Churchill]

La culture développée depuis 200 ans d’après révolution américaine teintée de providence divine protestante et d’un individu libre d’agir dans le dessein de Dieu a accouché d’un individualisme social et métaphysique égocentrique illimité et monstrueux.

Secret de la décadence américaine, le coeur de sa fondation!

@ Denis Drouin (# 32):

« Mais si nous pensons que nous devons nous occuper de nos semblables, alors l’autre question est: comment? » (sic)

Comment? De la façon SIMPLE que préconisent les gens qui ont du gros bon sens: DIRECTEMENT!

Au lieu de suivre bêtement la philosophie gauchisto-syndicaliste qui pèse actuellement de tout son poids sur le pauvre Québec, on devrait redonner l’argent aux contribuables (après tout, c’est LEUR argent!!!) et ils pourraient ainsi aider DIRECTEMENT les pauvres sans payer des fonctionnaires qui pillent cet argent.

Le système gauchiste actuel me fait penser aux gros organismes de charité où 80% des fonds servent à payer la bureaucratie inutile et où les victimes ne reçoivent que des miettes.

Au contraire de vous, je crois les Québécois foncièrement charitables et parfaitement capables d’aider DIRECTEMENT leurs frères moins chanceux qu’eux sans qu’un labyrinthe technocratique rempli de ronds-de-cuir surpayés et syndicalisés mur-à-mur ne détourne voracement de sommes à LEUR SEUL profit.

Nous devons êttre plus efficaces dans notre façon de distribuer notre charité et ça passe par l’élimination totale des fon-fons qui ne font qu’embouteiller le système.

Mon commentaire est davantage une question. Sommes-nous aussi au Québec dans une situation similaire où le gouvernement est vu comme « le problème » favorisant ainsi la montée des idées plus à droite (adéquistes, caquistes… et pourquoi pas « les Charistes) et l’engagement tiède du gouvernement dans sa lutte contre la pauvreté ?

@ François 1

–« @ Denis Drouin (# 32):

“Mais si nous pensons que nous devons nous occuper de nos semblables, alors l’autre question est: comment?” (sic)

Comment? De la façon SIMPLE que préconisent les gens qui ont du gros bon sens: DIRECTEMENT! »–

DIRECTEMENT oui! Les dretteux les gens de la droite droite profonde et les libertariens, sont avaricieux. Ils ne veulent pas payer. Pour eux aider les pauvres par le billet de la municipalité est du vol de leur revenu.

Donc pour eux pas de taxes et un petit deux aux pauvres avant Noël pour se déculpabiliser afin de s’emplir la bedaine de farce jusqu’à l’an prochain.

Voilà la vraie raison de la droite, l’aide aux démunis, c’est trop cher pour eux.

@ Youlle

Désolé mais les gens de droites sont moins avaricieux que ceux de gauche.

Question de briser quelques idées reçues, il faut savoir qu’aux États-Unis, à l’intérieur de la même tranche de revenu, les gens qui s’identifient comme « conservateurs » donnent 30% plus d’argent à des oeuvres de charité que les gens qui s’identifient comme « libéraux ». La même tendance est observable chez les donneurs de sang: les « conservateurs » contribuent dans une plus grande proportion que les « libéraux ».

Depuis le début du ralentissement économique, 26% des philanthropes américains donnant au moins 1 million de dollars à des oeuvres caritatives ont augmenté le montant de leurs contributions. Seulement 23% ont décidé de réduire leurs dons aux organismes de bienfaisance. Par mal pour des gens ignorant le sens du mot solidarité.

En 2007, les dons de charités par les individus aux États-Unis ont totalisé 229,3 milliards de dollars, ce qui représente 1,66% de la valeur PIB (don moyen de 761$/personne). En guise de comparaison, les dons de charités par les individus au Québec ont totalisé 0,81 milliard de dollars, ce qui représente 0.27% de la valeur PIB (don moyen de 106$/personne). Par mal pour des gens ignorant le sens du mot solidarité.

Il est complètement idiot d’affirmer que les Américains sont dépourvus de solidarité, ils ont simplement une conception différente de ce mot. Aux États-Unis, la solidarité c’est quelque chose qui vient du coeur; au Québec la solidarité c’est quelque chose qui vient du vol du gouvernement c.-à-d. les impôts.

Et que dire des démagogues et des chiens hargneux qui prétendent que les boomers ont siphonné l’État providence? Serait-ce justice que les jeunes de l’autre côté du fossé générationnel utilisent ce prétexte pour rejeter toute responsabilité envers le troisième âge?

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