Les idées de droite montent-elles dans les têtes des Québécois?

Y a-t-il illusion d’optique ? Les thèmes de droite sont-ils vraiment en progression dans la pensée politique des Québécois ? Nous avons vu dans le précédent billet que la droite dispose aujourd’hui de davantage de porte-voix médiatiques qu’il y a, disons, cinq ans, mais que cela ne se traduit nullement par une montée des intentions de vote de droite, au contraire.

Infographie Le Devoir.  Beaucoup d'indécis, beaucoup de centristes, pas de repère historique. (Cliquez pour agrandir)
Infographie Le Devoir. Beaucoup d'indécis, beaucoup de centristes, pas de repère historique. (Cliquez pour agrandir)

Depuis quelques semaines, des coups de sonde impressionnistes sont venus alimenter le débat. On apprenait par exemple ce samedi dans Le Devoir que 31% des Québécois s’auto-identifiaient de gauche, 27% de droite et 35% ne le savaient pas.

C’est une photographie — avec une pluralité à gauche, une concentration massive au centre,  un tiers d’indécis — mais ce n’est pas un film. Cela ne nous dit absolument rien sur la « montée » de quoi que ce soit.

Et avec 31% d’autoidentification à gauche, nous sommes à risque de nous faire expulser du continent par le Tea Party, si son égérie Sarah Palin devenait présidente.

Testant des thèmes de droite et de gauche, le sondage nous apprend que les Québécois mettent en tête des choix effectués (44% de mention) la réduction de la taille de l’État. Indubitablement de droite. La distribution des autres réponses rend cependant perplexe. 29% veulent davantage de privé en santé (une position présente dans l’opinion depuis au moins 10 ans), 23% en veulent moins.

Un vrai recul: le respect pour l’entreprise privée

Ce qui est plus notable est la régression apparente de la confiance envers l’entreprise privée. 23% veulent réduire la latitude de l’entreprise dans le domaine des ressources naturelles (donc, avoir plus d’État) et seulement 5% épousent la position de droite de leur laisser davantage de latitude.

Lorsqu’on mesure l’évolution de l’opinion sur une plus longue période, on est d’ailleurs frappé par le désenchantement québécois envers le patronat. Un autre sondage de l’automne (Léger, septembre ici en pdf) sur la perception des professions a montré que les « gens d’affaires » n’avaient plus la confiance que de 36% des Québécois.

On est loin de la fierté que nous inspirait la garde montante dans les années 1980 et 1990. Nos concitoyens ont davantage confiance aux enseignants (syndiqués) 85%, aux facteurs, aux artistes, aux plombiers et même aux chiropraticiens qu’à ceux qui constituent, pour la droite, les véritables créateurs de toutes les richesses. Les syndicalistes, il est vrai, ne sont qu’à 19% – mais en surprenante hausse de 6 points depuis l’année précédente ! Ils sont donc, eux, en montée, mais partent de très bas !

Une amirkhadirisation du Québec?

(Affiche: Québec Solidaire)
Qui est le préféré des Québécois, Maxime Bernier ou Amir Khadir ?

Dans un billet du mois dernier, Les Québécois en rogne contre l’entreprise privée?, mon collègue blogueur, Pierre Duhamel, de droite classique, parle d’amirkhadirisation du Québec, pas de montée de la droite. Et ce n’est pas pour s’en féliciter.

Il est d’ailleurs étonnant qu’on puisse diagnostiquer une montée des idées de droite dans une nation qui choisit l’ex-syndicaliste des artistes Pierre Curzi et le député socialisant Amir Khadir comme les deux figures politiques les plus populaires de l’heure.

Vous avez dit montée ? En décembre 2009, 42% des Québécois avaient une « bonne opinion » d’Amir. Cinq mois plus tard, en juin 2010 (dernière mesure disponible), il avait pris 8 points, à 50%, contre seulement 17% de mauvaise opinion!

Lire l’opinion des Québécois avec des lunettes de droite

L’Institut économique de Montréal a commandé son propre sondage le mois dernier sur l’équilibre budgétaire et la taille de l’État. Concluant ce sondage ? Oui, selon le JdeM qui titre « Des contribuables Lucides ». Et oui, selon le vice-président de l’Institut, Jasmin Guénette, sautant sur la majorité de 51% qui dit souhaiter un retour à l’équilibre budgétaire dès l’an prochain, plutôt qu’en 2013, comme le prévoit Québec. Il affirme: « Ça montre que les gens veulent avoir des finances saines et le plus rapidement possible. L’échéancier fixé par le gouvernement est donc trop long ».

Mon collègue Duhamel a été moins tendre envers la lucidité présumée des Québécois:

Selon ce sondage, nous serions une majorité à souhaiter un retour à l’équilibre budgétaire dès 2011. Comment effacer ce déficit tout de même prévu de [4,5] milliards de dollars ? Rien ne serait plus simple. Il suffit de réduire les dépenses, répondent 81 % des répondants. Je trouve ça vraiment bête que le gouvernement n’y ait pas pensé avant.

Comment réduire ses dépenses ? Pas en coupant les salaires dans la fonction publique car il y a 50% des répondants qui trouvent acceptables les hausses de salaires de 7 % sur cinq ans accordées aux employés de l’État […]  Il faudrait par contre diminuer les impôts, disent souhaiter 48 % des répondants. Les réductions d’impôts ont de grandes vertus, mais pas de réduire à court terme les déficits de l’État.

Pire, un groupe aussi nombreux (45 % des Québécois) veulent de nouveaux investissements publics pour créer de l’emploi. […]

Récapitulons. Il faut couper [4,5] milliards de dépenses en un an. Tout en augmentant les salaires des employés de l’État et en réduisant les impôts ou en augmentant les dépenses publiques pour stimuler l’économie. Ce n’est pas d’un ministre des Finances que le Québec a besoin, mais d’un magicien ! Alain Choquette, où êtes-vous ?

J’ajouterais: idées de droite, où êtes-vous ?

Une indication plus concrète

Mais puisque l’opinion nous envoie des signaux si contradictoires (comme les manifestants de la ville de Québec, manifestant un temps pour le rapetissement de l’État puis peu après pour l’investissement public dans un amphithéâtre), y aurait-il une autre façon de tester concrètement un changement de comportement québécois pour saisir une dérive vers la droite?

S’il y a un clou sur lequel toute la droite tape, c’est bien celui du syndicalisme. Rien ne lui est épargné, et avec les Cols bleus de Montréal et la FTQ-Construction, le mouvement syndical contribue lui-même à sa publicité négative.

Si ce message perce, on devrait pouvoir observer une baisse de la syndicalisation au Québec au cours de la dernière décennie. Voici ce que ça donne:

Une stabilité de roc. (Cliquez pour agrandir)
Une stabilité de roc. (Cliquez pour agrandir)

Cette remarquable stabilité du taux, très élevé, de syndicalisme au Québec est d’autant remarquable qu’il se déroule alors que baisse l’emploi manufacturier — très  syndiqué — et que monte dans le privé le secteur des services, qui l’est beaucoup moins, et alors qu’augmente le taux d’activité, donc le nombre d’individus qu’il faut syndiquer pour maintenir le taux de syndicalisation.

Cela signifie que les Québécois choisissent de demeurer syndiqués et de le devenir dans le redéploiement que connaît l’économie, et à contre-courant des signaux anti-syndicaux émis par toute la droite québécoise.

Par comparaison, sur la même période, le taux a chuté de 35,7 à 31% en Colombie-Britannique, ce qui démontre bien que la chose est possible. Le taux est resté stable en Ontario. (Je ne parle pas des États-Unis car la chute du taux, là, est due à une honteuse campagne patronale contre le droit d’association.)*

Ce graphique québécois est à lui seul le témoin d’un échec total de la droite québécoise dans le Québec qui travaille.

Mais de quoi parle-t-on ?

Il ne faut pas en vouloir aux Québécois de ne pas bien distinguer ce que les termes droite et gauche signifient, surtout qu’il y a bien des gauches et bien des droites.

Tout est bien sûr question de degré. La droite libertarienne, très forte dans le Tea Party américain, présente dans le Parti conservateur et dans l’ADQ,  souhaite le démantèlement de l’État providence, la réduction de l’État à sa plus simple expression. Elle estime que libérés de la « tyrannie » de l’État, les individus, essentiellement laissés à eux-mêmes, seront plus heureux et plus prospères. Aucune expérience historique ne soutient cette thèse mais, comme les marxistes-léninistes, les libertariens répondent que c’est parce qu’aucun État n’a correctement appliqué leurs thèses.

La gauche social-démocrate (la seule qui compte au Québec, Québec Solidaire se montrant d’ailleurs remarquablement modéré depuis sa création) croit au contraire à la nécessité d’un État fort pour assurer au plus grand nombre l’égalité des chances, la qualité de vie et la correction des inégalités et de la pauvreté induites par le marché. Toute l’expérience occidentale, de l’après-guerre jusqu’à la fin des années 1970, atteste des succès de cette approche.

Ne pas confondre droite et saine gestion

Ma lecture du débat politique québécois actuel est qu’il n’existe probablement pas plus de 10% de nos concitoyens qui souhaitent un démantèlement de l’État providence, comme le souhaite la vraie droite, celle du Réseau Liberté-Québec et d’une partie de l’Institut économique de Montréal.

L’essentiel du débat se déroule entre, d’une part, ceux, au PLQ, à l’ADQ et les Joseph Facal, Lucien Bouchard, Alain Dubuc, qui estiment que cet État providence devrait faire une place plus grande au secteur privé, sans toutefois s’effondrer;

Et, d’autre part, les socio-démocrates, dont je suis, qui souhaitent réformer  l’État providence pour le rendre plus efficace, plus souple, plus innovant, donc plus solide et porteur d’encore plus de justice sociale.

(Il y a bien sur des fossiles qui ne veulent rien changer. Ils ne représentent qu’eux-mêmes.)

J’estime que l’immense majorité des Québécois se retrouvent dans ces deux corridors et qu’on interprète comme des signaux de droite de simples impatiences face à un appareil d’État jugé (parfois à tort, parfois à raison) trop rigide et trop dépensier. Les Québécois réclament de la saine gestion, pas une contre-révolution tranquille.

Je crois qu’il n’en tient qu’aux socio-démocrates de démontrer leur capacité d’innovation et d’efficacité pour remporter ce débat dans l’opinion. J’y reviendrai.

(*J’ai étoffé ce passage depuis la première publication du billet.)

(Demain: la droite et les souverainistes.)

Laisser un commentaire

D’abord une correction : le déficit prévu du Québec sera plutôt de 4,5 milliards de dollars. Mon erreur.

Je ne pense pas que le taux de syndicalisation soit un indice valable. Ce qui distingue le Québec, c’est la syndicalisation massive de son secteur public et les effectifs y sont en hausse. Deuxième distinction, essayez de vous «désyndicaliser», tant à titre personnel que collectif. La démocratie syndicale est à sens unique.

On ne choisit pas d’adhérer à un syndicat au Québec, on est OBLIGÉS de cotiser, à cause de la formule Rand. Enlevez cette formule (c-a-d laissez le choix aux travailleurs de se syndiquer ou non), et votre taux de syndicalisation va chuter au moins de moitié, vous le savez autant que moi.

Et comme notre gouvernement supposément néolibéral embauche toujours plus de fonctionnaires chaque année, ça ajoute des syndiqués au lot.

Dans l’ensemble, c’est une bonne analyse, dont je lirai la suite sans faute.

Par contre, je voudrais souligner une erreur :
«Cette remarquable stabilité du taux, très élevé, de syndicalisme au Québec est d’autant remarquable qu’il se déroule alors que baisse l’emploi manufacturier — très syndiqué — et que monte le secteur des services, qui l’est beaucoup moins»

Si vous comparez le manufacturier avec les services privés, vous avez probab;ement raison. Mais dans l’ensemble, les services ont un taux de syndicalisation plus élevé que le manufacturier (ou la fabrication). Voir http://www.statcan.gc.ca/pub/75-001-x/2010110/tables-tableaux/11358/tbl001-fra.htm , où la fabrication (à 26,2 %) est moins syndiquée que les services (32,4 %), principalement en raison des taux élevés dans l’administration publique, l’enseignement et la santé (en forte croissance). Et, ces services ne comprennent pas les «services publics» (Hydro, Gaz métro, etc.) syndiqués à 65,5 %. Ces chiffres sont pour le Canada, mais il serait étonnant que ce soit bien différent au Québec.

C’est donc un mythe de prétendre que les services sont moins syndiqués que le manufacturier.

Normal que l’image du privé soit en baisse, le Québec c’est le paradis du crony-capitalism, la philosophie chérie des gauchistes.

Pour le taux de syndicalisme… Si les gens aiment tant les syndicats, alors on peut abolir la formule Rand et personne ne va se plaindre puisque tout le monde va conserver sa carte de membre !

Sans blague, quand t’es obligé d’appartenir à un syndicat pour travailler dans la construction, c’est un bon moyen pour garder le taux de syndicalisation élevé.

Entre 1997 et 2009, le % des employés syndiqués qui ont moins de 44 ans a chuté de 14%.

Et si la droite est à ce point marginal, on se demande bien pourquoi la gauche est en mode panique depuis quelques semaines.

En passant c’est impossible d’avoir une saine gestion dans un modèle-social bureaucrate tout simplement parce que ce modèle se base sur le monopole de l’État. La Suède l’a compris et c’est pour cette raison qu’elle privatise.

P.S.: Il existe des expérience historique de modèle libertarien. Un de ceux là est en écosse. Comme vous êtes un intellectuelle, je suis sûr que vous savez ce dont je parle. Au pire, la réponse plus tard cette semaine.

Je sais une chose. La droite conservatrice ou simplement bourgeoisie qui constitue la majorité des lecteurs de ce blogue s’en donneront à cœur joie. Je prépare mon bouclier à arguments débiles et rétrogrades.

À bien noter et à ne plus jamais oublier :

Ce ne sont pas, comme les libertariens ont le front de le prétendre, les riches qui créent de la richesse,

ce sont les employés de leurs entreprises et les employés des entreprises dans lesquelles ils investissent et ceux des commerces dans lesquels ils dépensent qui créent la véritable richesse (c’est-à-dire la somme des valeurs et des valeurs ajoutées PRODUITES et financièrement moyennables).

Ce n’est pas surtout aux exploiteurs d’idées, qui nous sont d’ailleurs toutes inspirées sans que nous ayons jamais à les créer, que doit revenir le crédit de la création de richesse; c’est plutôt à ceux, incluant ceux à qui l’idée originale a été inspirée, qui oeuvrent directement au développement, à la mise en oeuvre et à la matérialisation (ou concrétisation) des idées qu’il faut l’accorder.

Et il faut, SI L’ON VEUT VRAIMENT ÊTRE ÉQUITABLES et contribuer à éviter ou atténuer considérablement les crises économiques, REDONNER AUX TRAVAILLEURS, PAS AUX SEULS ACTIONNAIRES-PROPRIÉTAIRES DES MOYENS DE PRODUCTION, de tous les secteurs d’activités, leur juste part de crédit (de reconnaissance sociale) et leur juste part des profits annuels générés (sous forme de véritables plans enregistrés de participation aux profits), par la somme des valeurs ou richesses produites et vendues.

Suite de mon commentaire précédent.

Il ne faut pas oublier d’inclure les bénéfices marginaux (avantages sociaux) dans la rétribution totale des employés de toute unité de production.

Lorsque vous dites ou rapportez, monsieur Lisée, :

»Aucune expérience historique ne soutient cette thèse mais, comme les marxistes-léninistes, les libertariens répondent que c’est parce qu’aucun État n’a correctement appliqué leurs thèses. »

Il faut vraiment être un croyant aveugle de l’idéologie libertarienne et être drôlement culotté pour avancer une telle énormité.

Si, un jour, vous voulez de l’aide pour entreprendre ce que vous proposez dans votre avancé suivant, monsieur Lisée, j’en suis pleinement. Il me fera plaisir de répondre alors concrètement à votre appel de ralliement :

» Et, d’autre part, les socio-démocrates, dont je suis, qui souhaitent réformer l’État providence pour le rendre plus efficace, plus souple, plus innovant, donc plus solide et porteur d’encore plus de justice sociale. »

Je suis aussi pleinement d’accord avec vous lorsque vous dites:

»Les Québécois réclament de la saine gestion, pas une contre-révolution tranquille. »

Si ça vous chante, je vous encourage à lire le sinistre »Blogue de l’édito » sur le site de La Presse. Rarement a-t-on vu des idées d’extrême-droite publiées avec autant de sans-gêne.

Mais le plus amusant, c’est qu’ils ne publient pas les commentaires de gauches. J’ai essayé à quelques reprises et non, je me suis fait censuré à chaque fois. Ainsi, à lire les commentaires, on croirait que les Québécois penchent vers la droite plus droite que droite.

J’invite donc tout le monde à »cracker » ce nid de fascisants et à leur envoyer des commentaires progressistes. Quant à moi, je suis en train de développer une relation à sens-unique avec leur censeur…

J’ai bien hâte de vous lire concernant la droite et le mouvement souverainiste. Je trouve pour ma part déplorable et incohérent que l’essentiel de la droite, qui veut moins d’État, soit fédéraliste et conséquemment en faveur d’un palier gouvernemental dont nous pourrions facilement nous passer.

Je me réclame de la gauche et je suis pour une réduction de l’état. Les cadres intermédiaires y pululent.

Je suis surtout pour une gestion plus efficaces des dollars publics.

Merci pour vos analyses statistiques approfondies. C’est toujours un plaisir de les lire et d’y réfléchir. C’est dommage qu’elles ne sont pas présentées souvent dans les journaux et à la télévision.

Les Québecois savent qu’il ne faut pas aller ni trop à droite en détruisant notre état comme fait Charest et propose Delteil , ni trop à gauche violant les libertés individuelles comme le propose Khadir l’islamiste et David la féministe dans leur mariage partisan contre nature.

J’espère de tout mon coeur que Mme Marois va pouvoir nous présenter un tel programme fondé sur l’innovation et l’efficacité, avec des mots qui soulèveront l’espoir chez les Québécois.

Je suis de plus en plus convaincue que notre projet d’indépendance repose maintenant sur le sentiment de sécurité financière des citoyens. Si les gens sont certains que leur porte-monnaie sera bien rempli, ils se diront : « Pourquoi ne pas nous donner enfin une chance ? »

«L’essentiel du débat se déroule entre, d’une part, ceux, au PLQ, à l’ADQ et les Joseph Facal, Lucien Bouchard, Alain Dubuc, qui estiment que cet État providence devrait faire une place plus grande au secteur privé, sans toutefois s’effondrer;

Et, d’autre part, les socio-démocrates, dont je suis, qui souhaitent réformer l’État providence pour le rendre plus efficace, plus souple, plus innovant, donc plus solide et porteur d’encore plus de justice sociale.»

M. Lisée, la question que je me pose est la suivante: y a-il une vraies différence entre ces deux positions philosophiques? Les deux positions se rejoignent pas mal selon moi et pourraient coexister sans problème au sein d’un seul et même parti.

Pour moi, le véritable problème c’est qu’une fois au pouvoir, aucun des partis actuels ne remet en question les réflexes et les manières habituelles de gouverner. Et il y a beaucoup de vrai dans l’affirmation selon laquelle le PLQ et le PQ se ressemblent beaucoup dans l’exercice très conservateur du pouvoir, une fois l’hypothèse de l’indépendance du Québec écartée; ce qui finit toujours par être le cas compte tenu de l’improbable majorité en faveur de celle-ci.

On fait quoi alors?

Je suis assez d’accord avec l’analyse, mais il y a d’autres questions qui polarisent (identité, immigration, réforme scolaire, famille), il n’y a pas que le rôle de l’État, et sa gestion comptable.

Par ailleurs, je trouve que l’amalgame, présent hier hier et aujourd’hui, entre pensée libertarienne et marxiste-léniniste est extrêmement choquante. Mes « m-l » ont cautionné des régimes qui ont tué des millions d’hommes, de femmes et d’enfants… Une comparaison des plus boiteuses.

@Éric Bédard
Je trouve ta remarque valable, dans les grands nombres. Mais ne peut-on pas dire aussi que la personnalité politique ayant le plus appliqué des politiques libertariennes était Pinochet, aiguillonné par les Chicago Boys ?
Ma comparaison ne porte que sur l’aveuglement idéologique, évidemment. Sinon, elle boîte un peu.
au plaisir,
jfl

Ce n’est pas la gauche ou la droite qu’il faut rechercher, c’est le GROS BON SENS. Le slogan de nos fonctionnaires du Québec qui est POURQUOI FAIRE SIMPLE QUAND NOUS POUVONS FAIRE COMPLIQUÉ doit être retiré de notre culture et procéder à un réaménagement de nos structures politiques pour devenir un peuple efficace et riche. J’ai rarement vu un peuple qui aime rester pauvre remporter du succès.

Il est quelque peu déplorable de voir l’ignorance de certains (sans doute par choix « idéologique ») sur le droit d’association et un contrat de travail.

Pour exemple, une compagnie A (On peut dire qu’une compagnie est une association légale) signe un contrat de 4 ans pour fournir un service d’exclusivité à la compagnie B. Étant lié par contrat, un ou des employés de la compagnie A ne peuvent de leur propre chef offrir le même service à la compagnie B. Par contre, rien n’empêche certains employés de la compagnie A de la quitter et d’offrir le même service à la compagnie C. (Sauf évidemment s’ils sont eux-même à contrat avec la compagnie A!)

Dans une entreprise donc une partie des employés sont syndiqués, donc régie par un contrat de travail, ce sont les dites tâches couvertes par le contrat de travail qui doit être exécutées par les employés syndiqués.
Si la volonté d’un employé n’est de plus être syndiqué, il n’a qu’à ne plus effectuer des tâches couvertes par le contrat au sein de l’entreprise. Il sera ce qu’on appelle un employé cadre. Évidemment, la volonté de l’employé dépend du bon vouloir de l’employeur, le syndicat n’a rien à y voir….
La « promotion » est donc applicable au sein d’un employé syndiqué, peu importe « l’ancienneté »!

Bonjour M. Lisée,

Il y a une chose que je trouve « drôle » de la part des tenants de l’économie de marché et de la réduction de l’état à tout crin est leur silence sur les difficultés financières de l’Irlande. Avant la crise, l’Irlande était cité en exemple… Le tigre celtique s’est subitement transformé en minou!

Christian

@ Jean-François Lisée

Encore du gros n’importe quoi.

Vraiment, c’est décourageant.

Selon les chiffres du Fraser Institute, sous Pinochet l’indice moyen de liberté économique a été de 5,4/10. Depuis la prise de pouvoir par les socialistes chiliens, l’indice moyen de liberté économique a été de 7,4/10.

Au Chili les socialistes ont été plus néo-libéral que Pinochet et que les USA !

D’ailleurs le Chili est aujourd’hui PLUS libre économiquement que les USA.

Si les diverses forces de la gauche veulent bien réfléchir au lieu de répéter des clichés éculés et dogmatiques, elles peuvent utiliser les idées de la droite pour développer une pensée de gauche plus riche et plus tonique.

En fait, certaines personnes se situant plus ou moins à droite sont obsédées par différents thèmes: la taille de l’État, la présumée insécurité publique et privée qui ne cesse d’augmenter, la nécessité de construire plus de prisons, la nécessité de plus de répression, la dette publique qui devient inquiétante, l’avenir «compromis» des jeunes générations, l’écrasement des libertés individuelles par un État prédateur et omniprésent, etc.

La tâche des gauches, c’est de proposer des visions (et pratiques) de gauche qui prennent en compte certaines angoisses et inquiétudes de certaines tranches de la population.

**Permettons donc aux droites d’améliorer les idées et idéologies des gauches.**

Car le néolibéralisme dévastateur n’est assurément pas la solution.

JSB

La démonstration est convaincante. Plus qu’en France, malgré le tapage de la gauche française, le Québec se détermine comme une nation de centre mixte à peu près égal entre la droite et la gauche. Tandis que la majorité de la population française incline vers un centre droit ferme dans une quasi constance. Dans mon premier texte du premier article sur la droite, j’ai déterminé le Québec comme de centre droit confondant la région de Québec avec le Québec, j’ai erré.

Reste peut être à interroger la notion de centre. Cette notion de centre ne servirait qu’à informer sur la réduction ou non des forces extrémistes chez une nation ou sur une inclination dans une société à créer un certain consensus autour d’institutions et de valeurs. Le centre idéologiquement ne m’est jamais apparu sexy ni emballant avec l’âge néanmoins on reconnaît souvent que le centre répond probablement à des impératifs indubitables.

À ce titre, contrairement relativement à la France et surtout contre les États-Unis, le Québec majoritairement se positionne au centre dans une sorte de conformisme agaçant et sans doute même excessif qui contribue d’ailleurs à maintenir la souveraineté à 40% ou au mieux à 45% de suffrages favorables. Ce centre mixte serait le problème des souverainistes quoique paradoxalement procurerait l’explication en même temps pourquoi la souveraineté a pu se hisser jusqu’à 49% d’appuis (nonobstant la part de tricheries fédérales) à l’intérieur d’une société développé comme le Québec en 1995.

Le Québec se situerait globalement dans le centre mixte parce que sa condition nationale l’oblige par son seul État provincial maîtrisé à faire compensation de sa réalité minoritaire dans le Canada et sur le continent à travers l’obligation d’un interventionnisme de l’État plus soutenu qu’aucunes provinces canadiennes anglophones ne connaissent pourtant plus interventionnistes que les États américains.

L’intervention de l’État québécois dans le domaine linguistique s’avérant le meilleur exemple donnant forme avec un gouvernement libéral jusqu’à prendre le détour perverti de la loi 115 n’en témoigne pas moins que les péquistes avec la loi 101, les libéraux compris depuis la loi 22 de Bourassa de cette contrainte de l’État à intervenir sur la langue.

Le Québec moins qu’ailleurs ne peut être un espace culturel et politique de droite marqué comme aux É.U, n’en déplaise aux Éric Duhaime québécois malgré leurs cris assourdissants, notre situation nationale n’est pas réglée.

Le Québec moins qu’ailleurs ne peut être un espace culturel et politique de gauche marquée, peut être comme en Scandinavie dont on nous dit que cette région continentale serait le paradis sur cette planète (avis à Sylvain Racine pour un témoignage actualisé) parce que notre situation nationale est gelée. A.Khadir pourra
t-il articuler sérieusement souveraineté et centre mixte? Pour une négociation possible entre QS et le PQ?

Plus de questions que de réponses, de commentaires comme tous ici. En reprenant le titre de l’article comme conclusion: les idées de droite peuvent telles faire tables rases de pans entiers de la réalité québécoise?

Réaction opportune à deux commentaires.

À celui qui dit que marxisme léninisme égale massacres de masse. C’est juste à bien des égards dans le passé en URSS et Chine, Cambodge particulièrement.

Le mouvement libertarien n’a jamais pris le pouvoir nulle part profondément on ne peut donc lui attribuer un passé calamiteux. Toutefois, le libertarisme empruntant à l’idée d’un État néant peut trouver modèle dans l’Angleterre de la révolution industrielle du capitalisme sauvage faisant travailler hommes et enfants, 14 heures par jours dans les grandes villes dans des conditions déplorables sans richesses et dépourvus de capacités d’hygiène.

Ce premier modèle du capitalisme monstrueux adopté plus tard en France au 19ème siècle après l’Angleterre alors au plus fort de son empire faisant contagion de colonialisme, de darwinisme matrice du darwinisme social, une dérive culminant fruit du racisme ou de l’inégalitarisme inné dans le nazisme futur; ce premier modèle du capitalisme sauvage procure la raison d’être des mouvements ouvriers, du marxisme et de sa dérive future. L’un ne va pas sans l’autre, autrement dit.

Les choses sont plus compliquées qu’il n’y parait. Quant à l’autre intervenant, je lui donne raison sur la censure dans les forums de La Presse en ce qui regarde de points de vue nationalistes ou de gauche. Cela doit se dire que la Cyber presse pratique la censure plus que tout autre site officiel web équivalent de revues ou journaux papiers au Québec. C’est une honte pour le groupe Gesca qui doit t’on le dire pour ceux qui ne s’en aperçoivent pas encore n’est en bonne partie qu’un empire de presse qui masque son caractère militant et son combat politique pour le statu quo à travers des chroniqueurs anti conformistes ou écologistes mais c’est un LEURRE, du MAQUILLAGE!

Je trouve vraiment amusant la complainte de certains droitistes (ex. Liberté-Québec) qui nous disent que les médias sont envahis par les gauchistes.

C’est évident que PKP et Desmarais qui contrôlent la totalité de la presse écrites au Québec sont de violents masochistes pour laisser passer dans leurs mailles « tous ces commentaires de la gauche » au nom de la liberté d’expression.

Ben voyons, donc, il faudrait pas être naif… Il y a une droite très présente dans les médias. Reste à voir les résultats et la tournure que ça va prendre aux prochaines élections.

Quand l’état a le cancer, c’est de la chimiothérapie qu’on prescrit, pas un remède homéopathique. L’amélioration de l’état-providence n’est peut-être pas suffisant. Et puis beaucoup de québécois sont apolitique. Plusieurs n’ont aucune notion de gauche ou de droite et aucune idée du mur qu’on frappera. Tant que ça ne les touche pas concrètement dans leur quotidien (par un budget drastique), il n’en on que faire. Pas étonnant que les sondages rapportent des opinions si divergentes ! Parmi la gauche, il y a deux types de gauche que je ne supporte pas : celui qui ne veut rien entendre, quitte à insulter, injurier, qui ne veut pas faire de sacrifice et qui défend probablement ses intérêts ! Puis il y a l’autre, que j’appelle les « pseudos-gauchistes ». Ces derniers n’écoutent pas attentivement les arguments que la droite propose et contestent plutôt avec les arguments habituelles qui nous lave l’esprit depuis si longtemps. Je n’ai aucune instruction spécialisé en économie, ni en politique. Je m’intéresse seulement à la chose comme tout bon citoyen devrait le faire. Quand je discute avec les gens autour de moi, je suis toujours surpris de leur manque d’implication, de sensibilisation et d’information. C’est gens vont pourtant voter ! Bon sang….

Bonsoir,
La gauche au Québec, pas si sûr dans cette société dite distincte où la perception du politique est tellement erronée qu’une chatte n’y retrouverait plus ses petits ! Avec le Maccarthysme à la sauce québécoise qui sévit présentement de la part des nationalistes est une chose, ce qui rappelle les chasses aux sorcières de l’Inquisition et la belle époque de la Grande Noirceur où les rumeurs couraient que les communistes avaient investi le Parti des ROUGES, soit les libéraux. Le même pattern se répète aujourd’hui avec la chasse aux sorcières mais les épouvantails ont pour nom mafia et crime organisé, le tout en très grande partie de la part de ceux qui ont pour seul programme de brasser de la mar…. ! Et non pas pour vous sidérer, Monsieur Lisée car, si vous allez sur le site Info Dimanche.com dans nouvelles en date du 17 Novembre 2010, vous constaterez que Monsieur Amir Khadir en appui à son candidat dans la partielle de Kamouraska-Témiscouata prône même la DÉCENTRALISATION des pouvoirs vers les régions ! Faut-il est en manque de populisme afin de récolter des miettes à gauche où en manque de visibilité ? Et oui, quelle place au soleil en lançant le soulier et pour prôner la décentralisation vers les régions et se faire le porte parole d’un recall ? Et bien, on n’a plus la gauche qu’on avait ! Au plaisir, John Bull.

« Ce n’est pas la gauche ou la droite qu’il faut rechercher, c’est le GROS BON SENS. » (RÉJEAN LANGLOIS)

Sa c’est le centre.

Le PQ est composé de centre gauche et centre droite. C’est le centre.

Nous n’avons qu’à regarder le graphique en haut. Le je ne sais pas est au centre.

Le Québec est au centre.

Le problème actuel est que le gouvernement de Charest veut revenir en arrière avant la « révolution tranquille » et aller en avant pour une « révolution culturelle à la chinoise ».

C’est ce qu’a voulu dire M Bachand ministre des finances lors de la présentation de son budget en avril dernier. Avec entre autres une taxe de 200$ pour les soins de santé à tous les québécois indépendamment de leurs revenus. C’est le début de la « contre-révolution tranquille » et celle de la « révolution culturelle ».

A l’heure de la mondialisation et de la francophonie il est facile de faire le lien avec le parti frère du PLQ, l’UMP de France.
En effet ce parti a signé à la même époque un accord avec le « Parti Communiste Chinois » (PCC) portant sur l’échange de liens fraternels avec les cadres du parti français « UMP » de Sarkozy et celui du « PCC » de Hu Jin Tao.

Connaissant les liens du chef du parti PLQ Charest et du chef du parti UMP en France de Sarkozy avec une corporation qui a du pouvoir dans ces deux pays et ailleurs, on se dit que le modèle chinois de capitalisme d’état à la chinoise du PCC a de beaux jours devant lui avec les lucides et les réseaux Liberté Québec. Ce modèle devient de plus en plus dominant dans le monde.

On a le choix soit continuer la révolution tranquille social-démocrate en corrigeant et en améliorant ces faiblesses ou faire la « révolution culturelle » à la « Bachand » et des lucides à la mode du « PCC » chinois…!

Mais il va falloir se décider nous citoyen québécois avant qu’on ne soit plus là…!!!

@ Pierre Bouchard

Il faisait quoi les enfants de 14 ans avant la révolution industrielle à ton avis ?

Il allait à l’école ?

Et quand tu affirmes que les libertariens ont donné naissance au colonialisme, tu ne fais que démontrer ta grande ignorance de cette philosophie.

L’idée libertarienne se base sur le principe de non-agression.

@ Claude Legault (# 28):

Excellente question: qu’est-ce que la droite?

Pour certains exhaltés qui hantent ce blogue, n’importe quelle personne qui a des idées un peu à droite de l’extrême-gauche (style Chavez) sont déclarés « de droite »…

@ Francois1 #36

Tu as tellement raison! Pour les « progressistes » socialistes genre Lisee, Leo Paul Lauzon, Gerald Larose, Quebec Solidaire, Josee Legault, les syndicaleux du SPQ-Libre etc, tout idee qui diverge du socialisme de Cuba / Venezuela est de droite. C’est incroyable le niveau d’immaturite de ces gens. Ils affichent un genre de superiorite morale qui me tape sur les nerfs.

@François 1

Le terme à définir ne doit pas faire partie de la définition, ni par ce qu’il n’est pas.

@ David

«Tu es en train de dire que Thomas Paine n’avait pas d’argument ?»

Non, mais je dis que le titre de son pamphlet n’est pas un argument et qu’il ne veut rien dire. Quelqu’un avec des idées opposées aurait pu tout aussi bien utiliser ce titre.

Il avait heureusement de nombreux arguments solides dans son texte. S’il avait autant d’arguments, il est clair que sa position n’en était pas une de bons sens, sinon il n’aurait pas eu besoin de les mentionner !

@Amaury Leveaux

Et les Tealibans (membres du Tea Party) aux USA, qui affirment que les Américains qui ne partagent pas leurs récriminations sont une bande de socialistes, où sont-ils dans votre échelle d’évaluation si nuancée ?

Le tableau du taux de syndicalisation signifierait quelque chose si on voyait les taux de syndicalisation des secteurs privés et publics séparément ainsi que les secteurs directement règlementés par Québec, comme la construction, syndiquée à 58% . Voici un court extrait d’un article de La Presse datant de mars 2009 écrit par Claude Picher:

«Le secteur public québécois compte 807 000 employés. L’expression «secteur public», ici, doit être prise dans son sens large: fonctionnaires fédéraux, provinciaux et municipaux (incluant les cols bleus), personnel des réseaux de l’éducation et de la santé, employés des sociétés d’État, des commissions scolaires, des sociétés de transports en commun, policiers, pompiers; autrement dit, tous ceux qui reçoivent un chèque de paie d’une administration publique.

De ce nombre, 654 000 appartiennent à un syndicat, ce qui donne un taux de couverture syndicale de 81%.»

L’ère des privilèges protégés par l’État arrive à sa fin. Nous pouvons démanteler l’État-Providence de deux façons: on peut attendre son effondrement (France, Grèce et Europe en général) ou on procède systématiquement, morceau par morceau, comme les États-Unis s’apprêtent à le faire.

Je préfère l’effondrement soudain pour son efficacité et sa permanence.

@ Benton

Normal, en Europe tous le monde vire à droite pour sauver les meubles.

Aux États-Unis, ils ont comme président un socialiste qui chauffe la maison en brûlant les meubles.

@David

Voyez ce qui vous voulez voir….

En 2009, en PIB, le déficit de l’Angleterre était supérieur a celui des États-Unis. Mais depuis le début 2010, l’économie britannique prends du mieux.

Évidemment, Cameron vient d’arriver au pouvoir en début 2010, héritant qu’une meilleure situation qu’Obama, qui est arriver dans l’oeil du cyclone de la crise.

@David

Ce sont les données de l’Express qui sont fausses…

Intéressant le site IMF.

N’empêche que le PIB du Canada sur le déficit est de 4.6%

De plus, le % du PIB par rapport à la dette:
États-Unis: 58.8%
Angleterre: 61.0%
Canada: 29.0%
Québec: 45.0%

On a une bonne marge

@ Benton

Attention.

Ce ne sont pas les dettes consolidés.

Par exemple au Québec la dette des hôpitaux n’est pas incluse dans la dette du gouvernement (sauf si on fait le calcul de la dette consolidée).

Les plus populaires