Les Inconnus se paient la tête du Franglish

Un alertinternaute français, Choncounet, me signale ce sketch des humoristes Les Inconnus, se moquant de la propension des publicitaires français à utiliser des mots anglais. Le « look » date un peu (voir les antennes sur les téléphones portables), mais le snobisme à l’angliche est parfaitement actuel:

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Un peu comme le pidgin, l’Anglais corrompu qu’utilisent les Chinois dans leurs rapports avec les Européens …

Il ne faut jamais prendre les gens pour des cons, mais il ne faut jamais oublier qu’ils le sont !

Indeed…

Ce qui est fabuleux avec le franglais des Français, c’est qu’aucun Français n’est foutu de parler anglais sans un accent gros comme le Mont Blanc. Et que bien peu de Français sont bilingues en définitive, et ce, en dépit de leur manie de placer le plus grand nombre de mots en anglais au pouce carré dans leur charabia.

Eux qui pratiquaient naguère une si belle langue que nous avions le bonheur de partager.

Toutefois, il est heureux de constater que le phénomène ne corrompt pas tous les locuteurs. En effet, ce sont des personnes complexées qui s’aliènent ainsi. Un désir de séduire et de faire preuve de modernité. D’ouverture au monde.

Mais lorsque nous sommes colonisés par Wall Street, The Big Apple et autres Buzz, nous perdons notre identité propre.

C’est pourquoi il ne faudrait pas s’alarmer outre mesure face à un tel phénomène, puisqu’il est et demeure une « fashion tendancy »…

Rien à voir avec le phénomène du Joual qui retrace une langue vernaculaire propre à notre histoire populaire.

Ni avec la langue du « chat » : tu fé qwa ? jsor pa aswer. ma mé veu pa.

Particularismes et barbarismes. Modes et tendances. Il faudra plus pour nous éloigner de notre passion largement partagée pour l’expression de la langue française.

Finalement les français ont attrapés la maladie du « bumper de char » des Québécois.

Les ne savent pas ce qu’est un gâteau faut leur dire un cake.

l’assimilation a une autre langue se fait en intégrant de plus en plus de mots dans le language qui finalement deviennent les mots et les expressions qui arrivent en premier. À ce moment si vous ne faites pas l’effort de ne pas mélanger les langue vous finissez pas perdre la première au profit de l’autre. Quand on commence a rêver dans l’autre langue et a ne mettre beaucoup de temps à réaliser que la langue qu’on entend en regardant un film ou en lisant des affiches en circulant en voiture, plus le processus est avancé.
http://books.google.ca/books?id=UlwYWcijaiUC&pg=PA105&lpg=PA105&dq=processus+dassimilation+linguistique&source=bl&ots=7LuZks5zOb&sig=35o4m6O1X6ik4bQ8HbGfXSFWGkw&hl=fr&ei=vXOKTebiAcjagQeSw83sCg&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=4&ved=0CDIQ6AEwAw#v=onepage&q&f=false
deja vou

Quand on ne se sent pas en danger… Ça n’arrivera pas au Québec. J’espère…

ah, le merveilleux monde du marketing! Tout est dans l’image et on vend un parti comme on vend du camembert ou du papier hygiénique.

Idées ? Programmes ? Vision ? Des mots, du vent, des slogans!

Si Charest est impopulaire, ce n’est qu’une question d’image. Il lui suffit de faire passer son discours pour que « les choses s’arrangent » (Riez pas, c’est la conclusion qu’un grand congrès d’experts avaient tiré lors de son premier mandat). Corruption, improvisation, politiques désastreuses, promesses non tenues, … ça n’a rien à voir, c’est juste qu’il lui faut trouver un moyen de passer son « message ».

Si la population veut un moratoire sur les gaz de schiste, ce n’est pas parce qu’on s’inquiète des risques, qu’on ne fait pas confiance à la grande industrie qui nous a menti énormément souvent, ni parce qu’on s’indigne que nos ressources aient été bradées. C’est seulement parce que l’industrie s’y est mal pris pour « faire passer son message ».

A mon avis le marketing est le seconde invention la pire de l’humanité.