Les jeunes indépendantistes… et les vieux socio-démocrates

Lise Payette a raison. Dans sa chronique de vendredi dernier, Taisez-vous les enfants!, elle a compris que les messagers étaient plus important encore que le message.

Ces 50 jeunes indépendantistes appelant une conférence de presse pour critiquer la stratégie souverainiste du PQ étaient… 50 jeunes indépendantistes ! Payette écrit:

Une nouvelle génération se lève...
Une nouvelle génération se lève...

Ces jeunes, dont on répète ad nauseam qu’ils ne s’intéressent pas à la politique, avaient trouvé le courage de dire publiquement ce qu’ils souhaitent plus que tout au monde : un pays souverain.

J’en ai eu les larmes aux yeux.

Ils étaient la preuve que la relève existe véritablement et qu’elle est capable d’exprimer sa pensée en toute liberté.

Lise Payette les a trouvés beaux, cohérents, capables de s’exprimer avec force et en phrases complètes. On sent dans son émoi l’amour d’une grand-mère. N’étant pas grand père, j’ai aussi vu tout ça, mais aussi l’arrogance de la certitude que confère la jeunesse.

Je l’ai vu car, à leur âge, j’étais comme eux. Enfin, non, pire ! Je ne contestait pas la direction du PQ. J’étais dans la rue, à scander « Parti québécois, parti bourgeois! ». J’avais de la compagnie, il faut dire. Le fils de Lise Payette (alors qu’elle était ministre péquiste), et Gilles Duceppe en personne. Alain Dubuc n’était pas loin.

Mais je m’égare. Elle a raison, mamie Payette. Et ce n’est pas tout. Le jour même, d’autres jeunes souverainistes ont pris le micro, aussi cohérents, aussi beaux, aussi certains, pour défendre la stratégie de leur chef. Là encore, les messagers et messagères étaient plus importants que le message.

Ce n’était ni Parizeau, ni Landry ni les autres visages connus. La chicane avait changé de génération. Et avec ce changement, venait la confirmation essentielle: comme dans le libdub des indépendantistes catalans qui se passent une torche sur l’air de « la flamme à travers le temps« , la torche de la souveraineté a définitivement trouvé une nouvelle génération de porteurs.

On les savait déjà, nombreux, dans la députation péquiste, on les voit, plus nombreux encore, se bousculer dans le débat et devant les micros. C’est effectivement, Mme Payette, une extraordinaire nouvelle.

Jeunes à droite, vieux à gauche

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À droite: des post-baby-boomers.

Le passage des générations politiques était également visible dans les images prises lors du lancement du Réseau Liberté-Québec, il y a deux semaines. Certes il y avait dans le groupe quelques têtes grises qui disent du mal de la Révolution tranquille depuis, je présume, janvier 1960.

Reste que les têtes non-grisonnantes dominaient et que ses principaux porte-parole sont clairement post-bébé-boumeurs.

Quel contraste avec la contre-salve présentée ce samedi par les porte-parole de la nouvelle Alliance Sociale, d’obédience social-démocrate, et qui a comme raison d’être de faire pièce aux nouveaux haut-parleurs de la droite.

Pas exactement l'image du renouveau...
À gauche: pas exactement l'image du renouveau...

Je n’ai rien contre les Michel Arsenault (FTQ), Claudette Carbonneau (CSN) et Réjean Parent (CSQ), mais ils ne donnaient pas l’impression de renouveler le genre. Les représentants, à leurs côtés, des deux fédérations étudiantes peinaient à abaisser la moyenne d’âge du groupe.

Le tour de force de Liberté-Québec et de ses relais radiophoniques est d’exprimer avec des visages et un langage jeune l’idéologie naguère portée par Margaret Thatcher, Ronald Reagan et Milton Friedman (et Mike Harris). Un peu comme Oldsmobile qui a voulu relancer ses ventes avec le slogan « Ceci n’est pas l’Oldsmobile de papa », la nouvelle droite n’a de nouveau que les têtes, pas les idées.

Si les chefs syndicaux souhaitent passer la torche du combat social-démocrate à une nouvelle génération, ils doivent avoir l’intelligence de faire place à la génération qui monte dans leurs rangs. Elle est là, je l’ai rencontrée.

Je fus invité l’an dernier à donner une conférence devant les jeunes syndicalistes de la FTQ. Nombreux, articulés, épatants, beaux et belles. C’est eux et elles qu’il faut mettre en devant de scène. Et ceux des autres centrales. Et ceux des groupes sociaux. Et des mouvements étudiants.

Si l’Alliance sociale doit avoir un avenir, il faut en remettre les rennes à ceux qui en représentent l’avenir et laisser surgir d’entre eux de nouveaux leaders. Mieux, qu’ils prennent eux-mêmes exemple sur les 50 jeunes indépendantistes de la semaine dernière et qu’ils occupent le terrain, bousculant les mononcles et les matantes au passage.

À gauche comme à droite et chez les souverainistes, les jeunes messagers ont plus d’importance, pour l’heure, que le message.

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Bonsoir,
Et la langue française, bordel ! Dans leur manifeste afin de dénoncer le Parti Québécois, ces jeunes parlent de mettre de la CHAIRE autour de l’os afin que le SQUELETTE SUIVE LE CORPS ! Enfin ! Et oui, par ce lapsus, les jeunes péquistes démontrent que l’inconscient collectif du nationaliste est toujours imprégné du CIEL qui est BLEU et que l’ENFER est encore ROUGE…..Pour des défenseurs de la langue française, et bien, on repassera….Et c’est ainsi qu’un jeune péquiste vieillit pis son parti aussi…Au plaisir, John Bull.

Bonsoir,
Et par l’autre bout de la lorgnette, si tous les péquistes jeunes cons de la première averse et les vieux cons des neiges d’antan de ce vieux Tonton,et oui si tous les péquistes qui veulent enfin mettre de la chair autour de l’os du programme sans l’Article UN se donnaient tous la main afin de faire corps pour que celui ci suive enfin le squelette du programme de la CHEFFE et non pas du CHEUF comme dans le bon vieux temps ! Avec plaisir, John Bull.

Bien vu Monsieur Lizée.

La Coalition opposée à la tarification et la privatisation des services publics regroupe en effet les forces progressistes les plus vives du Québec. Les syndicats ont préféré créer leur propre Alliance sociale en boudant les nombreuses alternatives fiscales proposées par la Coalition. Je crois que, comme le PQ, les aparatchik syndicaux protègent leur terrain de jeu politique au détriment de la démocratie. Notre société québécoise est plutôt sclérosée lorsqu’il s’agit d’avancer de nouveaux modèles économiques et politiques aptes à faire avancer l’idée d’égalité et celle de justice. La droite a prouvé son échec en ce sens, vivement une nouvelle gauche combattive, efficace et moderne!

M. Lisée, seriez-vous en train de faire de l’âgisme par hasard ? Tsut ! Tsut! Tsut ! 😉

« La vie m’était un cheval dont on épouse les mouvements, mais après l’avoir, de son mieux, dressé.»
Margueritte Yourcenar; Mémoires d’Hadrien

L’impétuosité de la jeunesse est belle, mais …

En parlant des JEUNES INDÉPENDANTISTES et des VIEUX SOCIO-DÉMOCRATES, vous semblez constater un fait observé mais en fait vous établissez un clivage qui constitue, pour chaque partie concernée, un catalogage définitif qui demeurera dorénavant, quoi qu’on fasse.

En mettant ainsi un étiquette quasi-indélébile sur chaque groupe, vous les cantonnez inexorablement dans des factions qui n’oeuvrerons pas nécecssairement à l’unisson lorsque ce sera le temps de se serrer les coudes.

Vous catégorisez peut-être les troupes pour les aider à se reconnaître entre eux et ainsi les sécuriser et les motiver via l’appartenance à un groupe, mais vous ne faite que les diviser, que créer de nouvelles factions. Et que vous le vouliez ou non, elles s’affronteront.

Une impression-de-désespoir-de-cause semble se dégager de l’utilisation de petits groupes de jeunes indépendantistes, qui ne savent peut-être pas trop ce qu’ils veulent vraiment et ce que le choix de l’indépendance implique en réalité.

Du choix opportuniste du moment des vocables jeunes indépendantistes et vieux socio-démocrates, il restera peut-être les vocables élargis ou facilement associatifs, qui viennent tout de suite à l’esprit, de JEUNES »LOUPS » INDÉPENDANTISTES et de VIEUX »SCHNOCKS » SOCIO-DÉMOCRATES.

Qui peut évaluer le tort que le catalogage et les qualificatifs désobligeants ou répulsifs de toutes sortes ont déjà fait, font encore et pourront faire à la cause souverainiste.

Une chose est certaine, ça n’aide pas ceux qui en sont affublés à sympathiser, et les personnes visées s’en souviennent longtemps.

Me semble avoir lu quelque part que ces 50 jeunes avaient été télégraphiés et manipulés par Gilles Duceppe…

Mais les vieux ont encore beaucoup de poids. Ce que dit Jacques Parizeau doit préoccuper Mme marois beaucoup plus que les gazouillis des jeunes. Voyez ce qu’il dit:
Il dit que le PQ, auquel Mme Marois appartient depuis 30 ans et qu’elle dirige depuis trois ans, est mal préparé pour faire la promotion de son option première, la souveraineté.

– Il dit que la PQ a perdu l’habitude de discuter des idées

– Il dit que Gilles Duceppe ( le rival avoué et repenti de Mme Marois)prononce des discours fantastiques.

– Il dit que le PQ ne peut pas ne faire que parler de souveraineté « sans dire ce que l’on fera avec. »

– Il dit que le PQ doit mieux informer ses membres et les citoyens sur ses choix. Un Québec indépendant voudra-t-il conserve le dollar canadien, voudra-t-il avoir sa propre armée, voudra-t-il que les citoyens conservent indéféniment la citoyenneté canadienne?

Et vous voudriez que Mme Marois et nous, nous prenions celà comme des félicitations pour le travail bien fait!

Bravo, Michel, voici une nouvelle raison d’espérer, à condition que les jeunes prennent les rênes (et non les rennes !) et mènent le bal.

Bonjour,
Dans ce Québec soi-disant socialiste, la fiscalité de la province est à repenser de A à Z. Afin d’attirer les multinationales dès le début des années 1960 au Québec, les dirigeants politiques faisaient et des pieds et des mains afin de plier l’échine devant les multinationales en leur donnant à peu près tout ce qu’elles voulaient et les pires d’entre tous furent le Parti Québécois et son valeureux Monsieur Bernard Landry.
En effet, le Québec PAUVRE en riches et RICHE en pauvres fait porter le poids de l’assiette fiscale sur le dos de la classe moyenne dont les impôts élevés avec les multiples charges fiscales de toutes sortes en font un bouc émissaire.
En outre, avec plus ou moins 2 % des contribuables que l’on peut qualifier de riches, point n’est besoin de dire que quelques 44 % des québécois pauvres ne paient pas un sou d’impôt en reluquant bien évidemment les goussets de la classe dite moyenne afin d’achever de le saigner à blanc en voulant encore plus de mesures sociales qui pour certains sont du parasitage éhonté.
Finalement, quoi dire de plus si ce n’est que cette bande d’exploités que sont les travailleurs de la classe moyenne en ont ras le bol d’avoir les poches aussi vides que la pseudo-gauche qui veut son bien. La fiscalité corporative étant à revoir complètement car la charge fiscale portée sur les épaules meurtries des contribuables va tasser irrémédiablement le Québec très à droite comme il fut au cours de son HISTOIRE. Plus ou moins de 3 millions de travailleurs paient des impôts dans la Belle Province de Québec et c’est peu dire car certains nationalistes québécois revanchards pensent encore que ce sont ces 3 MILLIONS de travailleurs québécois QUI FONT VIVRE le reste du CANADA et ses 34 MILLIONS D’HABITANTS… Ne serait-ce pas l’inverse, d’après vous ? Au plaisir, John Bull.

J’ai enseigné la sociologie au niveau collégial (collèges classiques et cégeps) pendant à peu près 37 ans. Et je me permets de dire, sans la moindre flagornerie, que ce qui m’a fait persister dans le métier de prof, ce sont de très, très nombreux étudiants (et étudiantes, bien sûr).

J’ai cessé d’enseigner en 2003 et aujourd’hui, en 2010, je m’ennuie parfois du contact privilégié et souvent tonique que j’ai entretenu avec la majorité de ceux et celles à qui j’ai donné des cours. Je ne m’ennuie pas des tracasseries administratives et il y a des collègues (dogmatiques et bornés) du département de sociologie dont je ne m’ennuie absolument pas.

Tout cela pour dire qu’en ce qui concerne les grands combats, le PQ, les syndicats et de nombreux mouvements sociaux dits «progressistes» ont besoin, de manière urgente, d’un rafraîchissement, d’un rajeunissement.

Comme Lisée, il m’arrive d’en avoir assez d’entendre de vieux radoteux syndicalistes et souverainistes qui dénoncent les injustices mondiales tout en étant trop bornés pour céder plus de place et d’espace à de nombreux jeunes qui sont prêts à assumer la relève et à renouveler les discours et actions.

Ces jeunes existent selon Camil Bouchard. Il les a côtoyés. Mais les vieux «schnoques» résistent, tout cela au nom d’un sens distordu de ce qu’est la justice.

JSB

Bonjour M. Lisée,

J’ai du mal à saisir la portée de votre argumentation. Je comprend la nécessité de faire de la place aux jeunes. Mais faut-il comprendre que le message n’est pas important ? Le message de l’Alliance ne serait pas pertinent parce qu’il n’y a que des têtes grises? Est-ce que parce que vous interprétez le fait que, aujourd’hui, les mononcles et matantes des centrales syndicales, comme vous dites, n’ont plus leur place, simplement parce qu’ils sont devenus trop vieux et invendable sur la place publique et ce, même si le message qu’ils ou elles portent fait du sens ?

Jean-François Piché

La semaine dernière, quand j’ai entendu à la radio qu’un nouveau groupement était formé, l’Alliance sociale, afin de mettre de l’avant les idées sociales-démocrates, j’étais très heureuse. Je croyais qu’une espèce de coalition arc-en-ciel, formée d’intellectuels, d’économistes et de syndicalistes allait pouvoir faire contrepoids à la montée de la droite chez nous.

Cependant, quelle ne fut pas ma déception lorsque j’ai vu la photo des vieux porte-parole des centrales syndicales, seuls sur la barricade. Tout ce qu’il faut, en fait, pour rebuter la plupart des gens qui en ont marre des syndicats.

Hélas !je ne donne pas cher de cette Alliance.

On a l’impression qu’il se passe quelque chose au Québec dans le mouvement souverainiste.Ces jeunes sont sortis de nul part et non pas pour foutre la merde mais proposer,ouvrir un débat sur: comment pourrions-nous réussir l’indépendance?

Aussi l’impression qu’un peu plus tout les jours nous parlons de souveraineté au Québec et que nous en discutons moins sur le bout des lèvres.

Est-ce normal que la présidente de la CSN siège dans un c.a.? Pas sûr… Tant qu’à la FTQ moi j’ai perdu confiance,il me semble que la centrale soit trôp près des hells pour joindre un mouvement social de gauche.

Bravo à ces jeunes militants ! Que leur message me plaise n’est pas aussi important que le fait qu’ils le revndiquent publiquement !

Quand on veut que nos enfants apprennent quelque chose, on doit leur montrer. Et leur inculquer les valeurs et conséquences qui accompagnent ces choix. Et on ne leur soumet pas qu’ils ne pourront jamais faire aussi bien qu’eux, qu’ils arriveront à peine à conserver les acquis. On doit prévoir, encourager et laisser de la place à ces jeunes pour qu’ils goûtent, comprennent, assimilent le legs. Aussi empoisonné soit-il.

Ne sert à rien de mentionner que les déficits n’existaient pas avant que les « boomers » ne soient en âge de voter…et de faire la grève !!! Les gains sociaux et économiques apportés par cette génération de revendicateurs de la « révolution tranquille », extorqués sans égards à la capacité de payer de la société ou même aux cris d’alarme des économistes, le furent, en grande partie, par le poids démographique du groupe. Et l’absence de relève actuelle l’est tout autant. Y’a pas de place pour les jeunes si les vieux la prennent toute, et attendent « leur tour » au pouvoir.

On a dilapidé nos richesses forestières pour que les amis du régime s’engraissent. Pendant ce temps, comme l’avait dit Marie-Antoinette, « Qu’ils mangent du gâteau ». Soit, mais pourriez vous, svp, leur refiler la facture, à ces outre-mangeurs. Parce que, du gâteau, y’en restait pas quand la génération X est arrivée à table. Comme les soins de santé, l’assurance emploi, les régimes publics de retraite, les arbres…Et quoi, encore ?

Va-t’on blâmer les jeunes d’être désintéressés, cyniques et désabusés ? Ou reconnaître que malgré l’essor connu au Québec depuis 50 ans, on a eu un sérieux manque de vision…

Je répète: BRAVO, les jeunes !!

Enfin un vent de fraicheur. L’espoir fait vivre. À 75 ans j’ai encore le feu sacré.
Sa me tente de me raser la barbe blanche et le peu de cheveux qui me reste pour être de la partie.
Dans tous les cas j’y serai. Ne négligez pas le vote des plus vieux qui se souviennent.
Yvon Sanche

Monsieur Lizée

Je suis une vieille sociale démocrate qui a milité sans relâche depuis sa jeunesse pour l’éducation publique, un régime de santé et des services sociaux universels, accessibles et de qualité, des congés parentaux, un reélle couverture en Santé et services sociaux. Ces enjeux ne concernaient pas que moi, au contraire. C’est pour que l’ensemble de la population québécoise puisse y avoir accès que ce militantisme n’a jamais faibli. Aujourd’hui ces progrès sont menacés plus que jamais par les prédateurs de la privatisation à tout crin. À cela s’ajoutent les dégâts de l’hyper consommation des énergies fossibles, la croissance des écarts entre les riches et les pauvres et entre les pays et j’en passe.

Voyez-vous, je n’ai pas envie de me tasser. Ma tante a encore des luttes à mener, un droit de parole à préserver, une analyse à partager. Je ne suis pas prête pour la mise au rancart car je crois sincèrement que la parole se partage. Les défis sont tels que toutes les générations doivent se mobiliser.

Au fait si je suis votre raisonnement, et considérant votre âge, peut-être pourriez-vous appliquer vos propres recommandation: cédez votre place à des jeunes vous qui êtes omniprésent sur toutes les tribunes. Il faut être cohérent dans la vie. Qu’en pensez-vous?

Oui, c’est encourageant de voir et d’entendre tous ces jeunes parler de l’indépendance du Québec. J’ai 65 ans et j’aimerais ici dire à tous ces jeunes la belle phrase qu’on peut lire dans le vestiaire du club de hockey canadian Le Canadien de Montréal : «Nos bras meurtris vous tendent le flambeau».
Et j’aimerais bien aujourd’hui avoir presque 50 ans de moins pour être un jeune parmi eux, comme lorsque je militais au sein du Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN). Aujourd’hui, je milite au PQ et au Bloc québécois. Et je suis pleinement d’accord avec les orientations de Pauline Marois et de Gilles Duceppe. Oui, les deux !
Car l’âge nous donne aussi l’expérience qu’il faut pour continuer le combat d’une façon différente, plus mûre et plus patiente sans doute, mais les yeux toujours vissés sur le projet à réaliser, le Pays du Québec. J’espère que les jeunes ont le sens de l’humour pour apprécier ce trait d’esprit du grand Oscar Wilde: «J’adore les jeunes, ils sont toujours prêts à nous faire bénéficier de leur inexpérience«… À nous de les faire profiter de notre expérience en leur tendant le flambeau.
*** Jean-François, on ne le dit pas assez : merci pour ce très bon blogue, toujours stimulant, qui suscite des réactions tout aussi stimulantes.

Demander à madame Marois de répondre aux demandes des différentes factions du PQ représente tout un défi qu’elle ne pourra fort probablement pas relever.

Gilles Duceppe pourrait-il faire mieux comme chef? Serait-il un meilleur leader ? Sans aucun doute.

Il n’a qu’à continuer à être le père fouettard qui ne fait pas de compromis et l’excellent debater qu’il est toujours et les fomenteurs de dissension s’écraseront.

C’est un des seuls qui peut présentement mieux relever le défi que Pauline Marois.

Pauline Marois aura été un bon chef de transition, mail elle n’a pas ce qu’il faut pour asseoir solidement et pour de bon les éléments de dissension.

M.Boule

»point n’est besoin de dire que quelques 44 % des québécois pauvres ne paient pas un sou d’impôt en reluquant bien évidemment les goussets de la classe dite moyenne afin d’achever de le saigner à blanc en voulant encore plus de mesures sociales qui pour certains sont du parasitage éhonté. »

Tout d’abord le taux de québécois ne payant pas d’impôt serait plutôt de 39.8%,sensiblement le même taux qu’en Ontario. De plus il est de 40%* dans ce pays de socialistes,gauchistes extrêmes que sont nos voisins du sud.

Il serait temps que vous cessiez de nous abreuver de vos mythes et demi-vérités.Votre haine viscérale envers tout ce qui est québécois ne vous autorise nullement a dire n,importe quoi et déformer la vérité. Que ce soit intentionnellement ou par omission un mensonge est un mensonge.

Bonne journée.

* source.Les Affaires 05-06-2010

La grosse différence entre le groupe des 50 et le groupe péquiste des 130, c’est la spontanéité patriotique de l’un et le calcul intéressé (au sens d’intérêts individuels( et partisan de l’autre.

Le 1er groupe est formé d’acteurs qui mettent l’indépendance au dessus de tout par pur patriotisme, alors que celui de l’autre est formé de « réacteurs » conformistes qui défendent les idées de la « cheffe » et de l’élite conservatrice du Parti québécois. Pas pareil.

Remarquez cela a toujours existé au PQ. La moitié ont le pied sur l’accélérateur pour arriver à l’indépendance tandis que l’autre moitié ont les 2 pieds sur les freins.

Assez curieusement, plus les « partisans » montent dans la structure hiérarchique de pouvoir du PQ – dans l’opposition ou au gouvernement c’est la même structure – plus ils ont intérêt à bien se faire voir par la direction pour faire avancer leur carrière.

J’ai assez milité au PQ pour le savoir. C’est très rare les gens qui ont mis la cause de l’indépendance nationale au dessus de leurs intérêts personnels. Ceux-là ne font pas de politique partisane.

Qu’ils soient vieux ou jeunes, les électeurs se divisent toujours en trois groupes.

1- ceux qui vont toujours dire «oui«
2- ceux qui vont toujours dire «non»
3- et puis il y a ceux qui peuvent dire «oui» ou «non» selon le programme et les promesses des partis engagés dans la course.

Ce dernier groupe, composé de jeunes et de vieux, est celui qui va faire pencher la balance. Pour le faire voter «oui» ce groupe attend une réponse aux deux questions suivantes:

a) Au delà du rêve, qu’est-ce qui ira vraiment mieux le lendemain du grand soir ?

b) Quelle est l’identité des québécois qui veulent un pays ?

… pour l’instant il semble que les réponses à ces deux questions tardent toujours …

Les vieux, les jeunes , la droite, la gauche, des étiquettes qui nous empêchent de penser et des chapelles qui ne nous font pas avancer dans l’identification des problèmes et des options, dans le rêve et la construction d’un monde meilleur, plus équitable, plus durable et plus beau.

Pour bâtir un pays, il faut connaître l’histoire de celui-ci. Est-ce que ces 50 jeunes connaissent l’histoire du Québec des 70 dernières années ? J’en doute. Si c’était le cas, ces jeunes constateraient que leurs arguments ont déjà tous été invoquées au cours des 50 dernières années et ça n’a pas réussi à convaincre l’ensemble des québecois à faire l’indépendance et je sui convaincu que madame Marois a raison de constater qu’actuellement, ce n’est certainement pas le temps d’affronter ce défi.

Ce qui nous manque c’est de la rigueur et de la discipline. Chacun veut aller dans sa propre direction. Cela crée la division et nous affaiblit. Quand nous nous affaiblissons, nos adversaires gagnent du terrain. Le Québec libre ne se bâtira pas en trois jours, oubliez ça! Il va falloir s’y mettre « ensemble », sérieusement.

Notre indiscipline nous nuit énormément.

« Tout royaume divisé de l’intérieur est voué à sa perte. »

Pauline Marois a « ramassé » le Parti Québécois dans le poulailler et en a fait le premier parti d’opposition. Elle et son équipe, prendraient le pouvoir avec une forte majorité aux prochaines élections.

Pourrions-nous seulement faire confiance à Pauline et Gilles, leurs équipiers et nous toutes et tous, pour une fois!

Tout le monde peut récriminer, brasser la cage au besoin, mais allons-nous cesser à la fin de nous chamailler, bon sang?!

Je souhaite sincèrement que nous cessions de nous tirailler entre nous et que nous ayons l’humilité, la sagesse de faire confiance à nos compatriotes qui luttent et se donnent corps et âme, sans relâche, pour notre affranchissement, depuis des décennies.

Aux jeunes, joignez-vous à la famille, prenez votre place, vous êtes chez vous. Acceptez d’entendre ce que nous pensons nous aussi. Essayez de comprendre que nous voulons le Québec libre autant que vous, pour ma part, depuis les années soixante-dix environ. C’est bien avant votre naissance. Nous savons que le moment est venu, à nous de le saisir, mais faisons-le intelligemment, évitons de répéter les mauvaises stratégies du passé.

Je n’apprécie pas que vous choisissiez les médias pour débattre de la stratégie à adopter. La stratégie, c’est « notre » stratégie et il nous appartient d’en débattre entre nous, non pas par médias interposés.

Nous voulons savoir ce que vous pensez, connaître vos désaccords, mais il y a la manière…

Essayez de respecter tous les militants/es indépendantistes ou souverainistes, de la base, jusqu’au sommet.

Après toutes ces années, je n’ai pas l’intention de me glisser entre le mur et la tapisserie. Je veux me battre à vos côtés! Je suis bien prêt à vous céder la place, mais je ne m’effacerai certainement pas de mon vivant, sachez-le!

Cinquante plus cent-trente, ça nous donne cent-quatre-vingt. C’est pas si mal!

En tous cas c’est beaucoup mieux que cent-trente moins cinquante, soit cent de moins. Nous ne pouvons plus nous permettre de nous diviser, nous devons nous additionner.

Le temps est venu de nous unir et de faire confiance à nos chefs.

Le peuple, uni, jamais ne sera vaincu!

@ DANIEL CHARETTE, votre commentaire # 29.

Je ne ferai bientôt plus de commentaires sur ce blogue,

mais avant de mettre fin à ma participation je veux dire à Daniel Charette :

QUEL BEAU PLAIDOYER DE RALLIEMENT, je souhaite sincèrement qu’il soit entendu par tous les commentateurs de ce blogue et par le plus grand nombre possible de péquistes et non-péquistes.

C’est comme ça qu’il faut continuellement écrire et parler, c’est cette attitude constructive et cet appel à tous, DANS LE PLUS GRAND RESPECT AU DROIT DE CHACUN À SES OPINIONS, qui incitera un nombre de plus en plus grand de québécois à joindre le mouvement souverainiste.

Croyez-moi, ce langage rejoindra de plus en plus de monde PARCE QU’IL S’ADRESSE AU COEUR DES GENS,

Daniel, votre texte mérite d’être envoyé par courriel à tous les députés du PQ (aller dans Google et faites Assemblée Nationale du Québec et vous aures le courriel de chacun et chacune des députés).

Pour un, je l’envoie de ce pas à Pauline Marois.

Bonne chance.

En plus de l’opinion, il faut toujours respecter LE MOMENTUM, la maturation de chacun et chacune. On ne tire pas sur les fleurs comme sur les gens pour les faire pousser ou évoluer plus vite. Ça ne marchera jamais.

c’est un peu dur pour les syndicats de valoriser la jeunesse et le renouveau alors que la notion d’ancienneté est dominante dans beaucoup trop de convention collective et limite justement cette même jeunesse

@Claude Pelletier

Merci!

Je suis convaincu de notre victoire définitive. Nous devons travailler sérieusement tout en se serrant les coudes, comme une famille nombreuse, réunie autour de la table. Toutes et tous, quelles que soient nos origines.

@ Daniel Charette:

« Je suis convaincu de notre victoire définitive, » (sic)

J’espère que vous êtes en santé car il semble que vous devrez vivre très…très vieux pour apercevoir le bout de la queue de l’ombre de votre « victoire finale » qui, elle, risque de se faire attendre très…très..longtemps!

Pour ce qui est de votre portrait de famille, il semble que plusieurs membres de celle-ci, qui n’ont pas l’air de sourire sur la photographie, soient plutôt rebelles, comme des ados, face à l’autorité ostentatoire de la grand-mère…

On n’a pas encore entendu les fédéralistes déclaré leur victoire « définitive », non plus !

Au contraire.

Héhéhé…

@François 1,

vous n’avez rien compris. Nous sommes des combattants pour la liberté. La liberté est notre destinée et elle viendra, comme le jour après la nuit!

Il n’y a rien que vous puissiez faire contre ça!

@ Daniel Charette:

Vous dites être pour la liberté? Moi aussi. On se rejoint!

MOINS d’État = PLUS de LIBERTÉ!!!