Les leçons de l’Écosse : le sens de l’histoire

Certes, plusieurs peuples ont obtenu leur indépendance depuis la création de l’ONU, en 1945. Mais tout cela s’est essentiellement déroulé dans le contexte de la décolonisation ou dans celui de l’éclatement de l’URSS.

Photo: Matt Cardy/Getty Images
Photo: Matt Cardy/Getty Images

PolitiquePour des raisons évidentes, les résultats du référendum écossais ont été suivis avec attention de ce côté-ci de l’Atlantique. Les fédéralistes y ont vu une confirmation de leur thèse. Certains souverainistes ont vécu cet événement comme une nouvelle défaite par procuration, d’autres ont évoqué des signes encourageants. S’il semble peu probable que le référendum écossais ait une influence importante sur la dynamique politique canadienne, cela ne doit pas nous empêcher d’essayer d’en tirer certains enseignements.

À plusieurs reprises, des ténors souverainistes ont présenté la question nationale comme une marche normale vers l’indépendance : les nations conscientes de leur particularisme aspirent à devenir souveraines et obtiennent ce statut un jour ; les Québécois, formant un peuple normal, voudront nécessairement faire ce choix un jour. Quand il était chef du PQ, Jacques Parizeau entonnait souvent ce refrain. En fin de semaine dernière, la députée péquiste Véronique Hivon a repris l’adjectif « normal » pour décrire le projet indépendantiste. De même, dans son récent documentaire sur Lucien Bouchard, le réalisateur Carl Leblanc a rappelé, à la fin du film, que le Québec est l’une des seules nations à avoir refusé son indépendance. Comme s’il s’agissait d’une anomalie absolument inexplicable.

À la suite du référendum écossais, le Québec se retrouve un peu moins seul dans cette catégorie, et il s’agit d’une première leçon à tirer. Il n’y a pas de grande marche inéluctable de l’histoire. Certes, plusieurs peuples ont obtenu leur indépendance depuis la création de l’ONU, en 1945. Mais tout cela s’est essentiellement déroulé dans le contexte de la décolonisation ou dans celui de l’éclatement de l’URSS. Et même là, certains peuples de l’ancien État communiste sont restés avec la Russie après la chute du mur de Berlin, sans compter que certaines populations colonisées ont préféré le statut de dépendance.

Dans le cas du communisme comme du colonialisme, les comparaisons avec le Québec ou l’Écosse sont donc boiteuses. Il est plus facile de trouver des ressemblances quand on compare l’allure de la campagne référendaire écossaise à celle du Québec en 1995. De part et d’autre, le camp du Oui a connu des difficultés au début de la campagne. Les tenants de l’unité ont utilisé des arguments de peur en disant aux électeurs que les conséquences socio-économiques de l’indépendance seraient terribles, notamment pour le système de pensions.

Cette stratégie a toutefois montré des limites. Les souverainistes ont misé sur la fierté, et, surtout, sur l’espoir. Ils proposaient quelque chose pour sortir du statu quo. Leur argumentaire n’était pas strictement négatif. Comme disait de Gaulle, une politique sans espoir est une politique morte. Cette faiblesse des unionistes en Écosse, similaire à celle des fédéralistes au Québec en 1995, a permis au camp du Oui d’amorcer une remontée. Autant au Royaume-Uni qu’au Canada, c’est en mode panique que les tenants du Non ont réagi, s’engageant à faire des réformes dans l’hypothèse d’un rejet de l’indépendance. Cette promesse a visiblement eu pour effet de ramener vers le Non des électeurs insatisfaits du statu quo.

Que ce soit en 1995 ou en 2014, les deux campagnes référendaires ont donc été ponctuées de revirements. Dans le cas québécois, quelques milliers de votes ont fait la différence. Cela montre bien que rien n’est joué d’avance. La contingence, c’est-à-dire les circonstances changeantes, de même que les revirements inattendus, constitue un facteur quand vient le temps pour un peuple de décider de son avenir. Ici, en Écosse ou ailleurs, rien n’est jamais complètement joué d’avance. Dans un sens ou dans l’autre, l’histoire n’avance jamais dans une direction prédéterminée.

* * *

À propos de Frédéric Bastien

Frédéric Bastien est professeur d’histoire au Collège Dawson et l’auteur de La Bataille de Londres : Dessous, secrets et coulisses du rapatriement constitutionnel. Il détient un doctorat en histoire et politique internationale de l’Institut des hautes études internationales de Genève.

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Dans des référendums sur l’indépendance d’un territoire, la camps du NON adopte un point de vue plus terre-à-terre. Il doit composer avec le réel alors que le camps sécessionniste peut faire miroiter le paradis sur terre, car les réelles conséquences seront connues plus tard. L’analogie avec la vie de couple est assez simple. Vous êtes en couple depuis de nombreuses années et naturellement vous connaissez les défautes de votre conjointe et là, et au loin, une belle blonde semble vous faire un signe. Parfois, vous pouvez être tentés de tout laisser tomber pour un mirage qui peut s’avérer un beau cauchemard.

Assez simpliste en effet l’analogie de M. Beaulieu. Je n’ai ni vu ni entendu tant de message du genre paradis sur terre ni au Québec en 1976 et en 1995, ni rien de cette nature en Écosse cette année. Je n’ai pas vu la belle blonde nulle part non plus! C’est plutôt le camp du non qui parle d’enfer sur terre, à l’occasion (le cauchemar dont M. Beaulieu fait allusion sans doute), pour inciter à voter pour le statu quo. Et qu’on ne m’accuse pas d’être un souverainiste à cause de mon commentaire… car on pourrait être surpris de voir ou j’ai mis mon crochet en 1995.

Peut-être simpliste mais à propos. Les séparatistes nous font rêver mais ne fournissent pas de garanties.. Style « on verra ». Moi j’aime mieux Le Grand Jour que le fameux Grand Soir….

Il faut être dupe pour croire à des garanties sur ce que l’avenir nous réserve. En l’occurrence, ni le fédéralisme renouvelé de Trudeau, ni le fédéralisme d’ouverture de Chrétien ne s’est matérialisé.

Gardons cette analogie de « la vie de couple », le « beau cauchemar » c’est de rester dans un mariage forcé.

Forcé???

Il y a déjà eu deux (2) référendums où les Québécois et les Québécoises ont décidé de RESTER dans le dit mariage…

Ils (elles) ont dit non à un divorce. Un mariage forcé, c’est lorsqu’ au moins un des conjoints n’a pas donné son accord librement. Or, à ce que je sache aucun(e) québécois(e) n’a eu l’occasion de manifester son accord à l’AANB et encore moins à son rapatriement.

Lorsqu’on est victime d’un mariage dit forcé et qu’on a le loisir de s’en échapper librement, toute personne avec un minimum d’intelligente le fait; or, les pseudo victimes du mariage « forcé » Ottawa/Québec, soit les Québécois, ont dit NON et ce, à deux (2) reprises à la possibilité de s’échapper à cette situation, DONC, force est de constater que le mariage est clairement un mariage harmonieux et réussi.

Le mariage est forcé parce que c’est le consentement qui est vicié au moment d’accepter l’union durant la célébration, il me semble avoir été clair là-dessus. Par la suite, le couple peu vivre heureux, mais ça demeure un mariage forcé.

Vous êtes vite pour sauter au conclusion, que faites-vous des 49 % qui se sont déclarés malheureux, le reste vous suffit pour déclarer un mariage « harmonieux et réussi »?

« Parfois, vous pouvez être tentés de tout laisser tomber pour un mirage qui peut s’avérer un beau cauchemard »

Ou qui peut s’avérer être une grande révélation. Être en couple avec quelqu’un n’est pas une fin en soi. Tout couple le partenariat avec le Canada n’est pas la panacée. Pour poursuivre avec l’analogie de la vie de couple, j’ajouterai qu’il est parfois préférable d’être seul et d’avoir plusieurs amantes afin de trouver un meilleur équilibre. Le Québec, j’en suis convaincu, se débrouillerait mieux sans le Canada. Il arrive bien trop souvent que dans un couple les décisions qui se prennent vont à l’encontre du bien-être d’un des deux partenaires. Le Québec souffre à l’intérieur du Canada. Il ne peut s’épanouir comme il le voudrait. Il faudra bien qu’un jour une majorité de la population le réalise sinon nous sommes condamnés à pâtir.

C’est le monde en noir et blanc! La réalité n’est pas aussi simple. D’ailleurs le cauchemar (pas de « d » à la fin) peut aussi bien provenir du partenaire fédéral, comme par exemple le gouvernement Harper pour bien des citoyens Québécois… Alors que lorsque l’on est un pays indépendant, on crée son propre cauchemar, sans avoir besoin d’un autre pour le faire.

Le territoire de l’Écosse est très bien défini alors que le territoire des Québécois ne l’est pas et empiette sur celui des premières nations. Les Québécois ont trop à perdre. Nous appartenons par nos racines et nos alliances a un territoire qui s’étend plus loin que les frontières du Québec actuel. Les souverainistes veulent nous restreindre.

» Nous appartenons par nos racines et nos alliances a un territoire qui s’étend plus loin que les frontières du Québec actuel. Les souverainistes veulent nous restreindre. »

De quel territoire s’agit-il ? Mais où se trouve cet éden que je ne connais pas ? Et qui, surtout, saurait nous
satisfaire pleinement.

La plus grande différence entre les deux peuples est le libellé de la question.

L’Ecosse doit-il être indépendant. OUI où NON. (2014)

Celle de 1995: Acceptez-vous que le Québec devienne souverain après avoir offert formellement au Canada un nouveau partenariat économique et politique, dans le cadre du projet de loi sur l’avenir du Québec et de l’entente signé le 12 juin 1995. OUI où NON.

La question de 1980: Le gouvernement du Québec a fait connaitre sa proposition d’en arriver, avec le reste du Canada, à une nouvelle entente fondée sur le principe de l’égalité des peuples: cette entente permettrait au Québec d’acquérir le pouvoir exclusif de faire ses lois, de percevoir ses impôts et d’établir ses relations extérieures, ce qui est la souveraineté et, en même temps, de maintenir avec le Canada une association économique comportant l’utilisation de la même monnaie; aucun changement de statut politique résultant de ces négociations ne sera réalisé sans l’accord de la population lors d’un autre référendum; en conséquence, accordez-vous au gouvernement du Québec le mandat de négocier l’entente proposée entre le Québec et le Canada. OUI OÙ non.

René Lévesque voulait une question simple comme celle de l’Écosse, mais a été bloqué par le groupe de pur et dur.
Si la question avait été simple comme celle que René Lévesque voulait, peut-être que ça aurait pu être différent…… on ne saura jamais.

Je favorise une question claire, mais tout le débat autour de la question est absurde. En ’80 autant qu’en ’95, nous savions tous ce pourquoi on votait. Ou si quelqu’un ne le savait pas c’est qu’il faisait de l’aveuglément volontaire.

FAUX!!!

Si mes souvenirs sont exacts, une petite enquête journalistique a permis de constater qu’environ 25% des gens qui avaient voté « oui » lors du dernier référendum croyaient dur comme fer que le Québec continuerait à demeurer au sein du Canada…

Tant qu’à l’autre référendum, il suffit de relire la question tarabiscotée à souhait de 114 mots pour en constater toute la fourberie.

Le sens de l’histoire, aujourd’hui, roule en direction d’États-nations qui consentent à déléguer vers le haut, vers des institutions supra-nationales, certains de leurs pouvoirs, notamment en ce qui concerne l’économie: échanges commerciaux, monnaie, environnement, contrôles bancaires et fiscaux…sans oublier le droit international.
Dans cette mouvance, des communautés, comme la Catalogne et l’Écosse, sont tentées d’arracher de nouveaux pouvoirs à leur gouvernement central, en comptant sur le gouvernement européen pour continuer de les protéger des grands bouleversements internationaux tout en les associant aux grandes décisions internationales.
Les québécois peuvent déjà compter sur la présence d’un gouvernement fédéral suffisamment puissant pour affronter économiquement le grand voisin du Sud. Si l’on veut, comme vous le dites, aller dans le sens de l’histoire au XXIe siècle, il nous faudra attendre l’émergence d’un gouvernement supra-national qui puisse également nous servir de bouclier ou de parapluie devant les grands phénomènes mondiaux. Hélas, il nous faudra attendre quelque chose qui dépasse de loin la puissance outrageuse des États-Unis, soit un gouvernement des nations panaméricaines, réunissant le Brésil, l’Argentine, le Mexique, les États-Unis, le Canada, le Chili.. et les autres. Ce n’est pas demain la veille! Le Canada demeure pour l’instant, la seule forme politique fédérative qui nous soit offerte.
En fait, l’Écosse, que ce soit avec pleine dévolution des pouvoirs de la Grande-Bretagne, ou en tant que pays souverain de la Communauté Européenne, ne fait que nous rejoindre, tardivement, au sein d’une entité fédérative. Les Écossais vont ainsi dans le sens de l’Histoire en s’inspirant du Québec et du Canada!

L’Union européenne est composée d’états souverains qui délèguent certains de leurs pouvoirs à une autorité centrale alors que le fédéralisme canadien est un fédéralisme centralisateur où les pouvoirs résiduaires appartiennent au gouvernement central. Quand au Royaume-Uni, c’est un état centralisateur, pas une fédération. Dans ce contexte le mouvement souverainiste a tout son sens alors que l’état-nation (Québec ou Écosse) veut prendre sa place au concert des nations tout en déléguant certains de ses pouvoirs, mais cela en toute connaissance de cause et avec tous les attributs de la souveraineté.

Donc, s’il est exact de dire que l’Écosse, par son « non » se dirige vers une fédération de type canadien, ça demeurera comme au Canada un fédéralisme centralisateur où les pouvoirs demeureront principalement à Londres. Si le mouvement souverainiste écossais prend un peu de recul pendant que le Royaume-Uni se transforme en fédération, il est probable que ce mouvement émergera de nouveau lorsque les Écossais constateront les limites du fédéralisme à la canadienne, un fédéralisme qui somme toute limite grandement l’autonomie des provinces.

La Peur – thème central du discours des fédéralistes dans ces blogues. Peur des impacts sur la gouvernance politique (remplacer une monarchie par une république); peur du sort réservé aux minorités; peur de perdre le dollar canadien; peur de perdre la citoyenneté canadienne; peur de faire face à des obligations internationnales (commerce, immigration, réchauffement climatique, défense du territoire, maintien de la paix dans le monde), peur que le Canada ne survive pas à l’indépendance du Québec et qu’il soit avalé par les É.U – etc.

En somme, une peur qui paralyse les esprits et renforce le status quo canadien. Quel triste constat.

La peur est le début de la sagesse…

La peur de l’inconnu existe tout simplement parce que les séparatistes ont failli à leur tâche et n’ont pas su rassurer les Québécois sur leur triste sort si jamais ils votaient « oui ».

D’ailleurs, on attend depuis plus de 20 ans leur budget de l’An 1 et la constitution de leur Républik du Kébek…

Small is beautiful. Il y a plus de pays que de grands ensembles qui se créent. À la limite, un Québec indépendant avec des comtés et des villes avec plus de pouvoir seraient nettement plus efficace qu’un grand ensemble de besoins disparates comme le Canada. Rapprocher le pouvoir du peuple est la solution et l’avenir du monde.

Prenez une feuille de papier….et…pliez en deux …pendant 200 ans………Au bout de 200 ans ….., essayez de la déplier …
…..

Mettons les choses au clair!

167 pays sur la Planète
Démocratie = 25 (Canada au 11ème rang et premier pour les libertés civiles)
Démocraties imparfaites = 53
Régimes hybrides = 37
Régimes autoritaires = 52

« Zéro » état dans les pays classés « démocratie » n’a accédé à l’indépendance…

L’Écosse, la Catalogne, la Flandre, veulent l’indépendance parce qu’ils en ont assez de payer pour les autres… (le parallèle au Canada, serait l’Alberta)

Maintenant De Gaulle, c’est qui ce gars-là? Qu’est-ce qu’il vient faire dans le débat québécois?

« Pour apporter aux Canadiens français toute l’aide fraternelle qu’ils sont en droit d’attendre, il y a mieux à faire que ce tapage, cette caricature de « Real politik » dont le fondement le plus réel est un égocentrisme à forme nationaliste, une hostilité exaspérée contre les Anglo-Saxons et « la jubilation d’un vieillard » expert à provoquer l’acclamation des foules (Hubert Beuve-Mery, le Monde, no 7014 , « Vive le Québec libre »).

Référendums Canada et en Écosse: Arguments de peur? Non au contraire le gros bon sens, le pragmatique..

Les séparatistes n’ont pas compris que les citoyens savent lire entre les lignes… le jovialisme avec la tête dans les nuages des porteurs de la souveraineté est le principal handicap dans leur rêve de pays qui n’en a pas fini d’être imaginaire…

Je mettrais le Canada dans les démocraties imparfaites ou imcomplètes – le chef d’état n’est pas élu par la population.

Arguments de peur? Bien sûr! Et ça marche car il faut une certaine dose de courage et de motivation pour que le Tanguy décide de quitter la maison familialle et d’aller gérer ses propres affaires avec le grand monde. Il semble d’ailleurs que le nombre de Tanguy augmente au lieu de diminuer selon des coups de sonde le printemps dernier dans quelques écoles secondaires de l’Outaouais Les souverainistes ont du pain sur la planche car on n’est par sorti du bois.

Combien de peuples ont-ils obtenu leur indépendance ( la création d’un État indépendant) à la suite d’un référendum? La volonté d’indépendance n’était-elle pas plutôt consensuelle au sein du peuple en question? Plus des 3/4 des citoyens ne désiraient-ils pas cette indépendance?

À l’avenir, il faudrait que des sondages bien faits indiquent que plus de 50% des citoyens du Québec ou de l’Écosse ou de la Catalogne penchent en faveur de l’indépendance avant de tenir un référendum.

Quand les gardiens de la Révolution québécoise viendront vous dire que le Québec est le seul peuple au monde à avoir dit « non » à la possibilité de se « libérer », vous saurez maintenant quoi leur répondre…

Les Écossais ont ici fait preuve d’une maturité impressionnante en formant d’une solidarité sans précédent avec le Québec.

L’Anglais et le Français se sont unis dans une même voix contre les pelleteux de nuages.

Le Canada une démocratie imparfaite?… les séparatistes québécois y travaillent fort depuis plus de 40 ans. Échec!

Ils devraient être reconnaissants.. jetez un coup d’œil sur les pays classés « démocraties imparfaites ». Soyez assurés que dans ces pays vous ne pourriez les vomir impunément.. comme vous le faites en tant que citoyens du pays au premier rang des libertés civiles..

Car cracher son venin, c’est exercer sa liberté..

Xavier Landès scientifique danois spécialiste des multiculturalismes invite l’UE à s’inspirer du multiculturalisme canadien.

L’Angleterre finira probablement par accoucher d’une fédération à la canadienne…c’est du moins une des options qui apparaît de plus en plus chez nombre d’analystes.

L’Angleterre s’est inspiré de la stratégie du camp fédéraliste québécois lors du référendum écossais..

Wow! On peut donner la communion au Canada sans confession! (Les jeunes blogueurs ne comprendront peut-être pas ceci)