Les maux de tête de la droite ontarienne

Au printemps dernier, après les gains faits par les conservateurs de Stephen Harper en Ontario et la victoire de Rob Ford à la mairie, on croyait bien que la droite ontarienne avait le vent en poupe. Depuis le début de la campagne électorale provinciale, il y a une semaine, les choses semblent moins simples.

Le chef conservateur Tim Hudak connaît des difficultés et ne domine plus les sondages. Il croyait avoir trouvé un filon en attaquant une promesse libérale d’aider financièrement l’embauche de professionnels immigrants, mais il s’est attiré les foudres d’à peu près tout le monde pour avoir qualifié ces derniers de «travailleurs étrangers». Au point où il s’est mis à perdre du terrain dans la grande région de Toronto et au sein des communautés immigrantes. Il tente maintenant de modifier le tir en privilégiant son propre programme, en particulier ses propositions musclées – et populaires – en matière de justice.

Le maire de Toronto, Rob Ford, n’est pas non plus au bout de ses peines. Élu sur la promesse de faire le ménage, il voit certains de ses alliés l’abandonner au fur et à mesure qu’il devient évident qu’il ne pourra éliminer le déficit de la ville sans sabrer dans les services, contrairement à sa promesse.

L’architecte de sa campagne et premier directeur de cabinet, Nick Kouvalis, aide maintenant les pompiers à combattre ses compressions. Une jeune conseillère qui faisait partie de son conseil exécutif, Jaye Robinson, s’est dissociée de son plan d’aménagement des terrains riverains. Sa prise de position a coïncidé avec la publication d’un sondage indiquant une chute des appuis pour le maire et une désapprobation grandissante pour les mises à pied et les coupures qu’il envisage.

Selon le Toronto Star, la lune de miel serait terminée et une rébellion du conseil pourrait même freiner le maire avant le décollage.

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