Les ministères fédéraux les plus touchés par les mises à pied

Justin Trudeau va-t-il renflouer l’effectif des ministères? Il n’a fourni aucune indication en ce sens.

ACTUS_PODès son arrivée au pouvoir, le gouvernement de Justin Trudeau a annoncé le retour du formulaire long et obligatoire du recensement en 2016. Un geste unanimement salué, même par l’ancien ministre conservateur à l’origine de son abolition, Tony Clement, qui a reconnu du bout des lèvres que la décision de son gouvernement n’avait pas été bien réfléchie. Ce choix soulève toutefois une interrogation : reste-t-il suffisamment d’experts et de scientifiques dans les bureaux de Statistique Canada pour bien analyser les résultats ?

Rien n’est moins sûr. Les chiffres compilés par L’actualité montrent que Statistique Canada est l’un des 10 organismes ou ministères les plus touchés par la vague de compressions effectuées dans la fonction publique par le précédent gouvernement conservateur : 1 534 emplois y ont été supprimés. C’est presque le quart de ses effectifs.

En 2012, dans son plan de redressement budgétaire, le gouvernement Harper avait annoncé son intention d’abolir 19 200 emplois dans la fonction publique en trois ans. L’opération étant maintenant accomplie, notre analyse indique que c’est plutôt 25 318 postes qui ont été supprimés, soit 9 % des fonctionnaires soumis à cette cure minceur.

Mais le couperet n’a pas frappé partout avec la même force. Le ministère de la Défense nationale, par exemple, a perdu 4 788 postes sur les 27 349 qu’il comptait, ce qui en fait le ministère le plus touché par les mises à pied.

Le nombre brut de pertes d’emploi n’est toutefois pas le seul et unique indicateur. Ainsi, même si l’Agence du revenu du Canada a aboli 1 794 postes, un nombre important qui lui vaut le quatrième rang, cela ne représente que 4,3 % de ses 41 800 employés.

En revanche, sept ministères et organismes ont perdu plus d’un travailleur sur quatre, notamment l’Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec (27,4 % de ses effectifs) et l’Agence de la santé publique du Canada (24,5 %), dont la responsabilité est de promouvoir et de protéger la santé de la population.

Malgré les besoins du côté des vétérans, Anciens combattants Canada fonctionne désormais avec 915 employés en moins, soit 22,4 % de ses effectifs, et a dû fermer neuf bureaux régionaux.

Le Bureau du conseil privé (21 %) — le ministère du premier ministre — le Conseil du trésor (19,1 %), Parcs Canada (17,8 %) et le Conseil national de recherche du Canada (15 %) sont également parmi les ministères ou organismes qui ont dû se serrer la ceinture plus que la moyenne — qui est de 9 %.

Est-ce que Justin Trudeau va renflouer les ministères et organismes? Il n’a offert aucune indication en ce sens jusqu’à présent. Pendant la campagne électorale, son parti a plutôt annoncé qu’il tentera de trouver un autre trois milliards de dollars en gain d’efficacité dans la machine gouvernementale, sans plus de précision.

Si la presque totalité des ministères et organismes doivent se débrouiller avec moins d’effectifs qu’il y a trois ans, on note toutefois quelques exceptions. Des chanceux qui ont vu leur nombre d’employés croître. Par exemple, dans le domaine de la sécurité et de la justice, la Gendarmerie royale du Canada (+ 290 employés civil), le Centre de la sécurité des télécommunications (+297), le Service canadien d’appui aux tribunaux administratifs (+ 349) et le Service des poursuites pénales du Canada (+ 81) se sont bien tiré d’affaires.

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Pourquoi renflouer les ministères affectés ? Sur quelles bases ? Pour quelles raisons ?

Ouin! Pourquoi? On va parler des vraies affaires là! Je veux dire, personne suggère de renflouer les minitères, mais pourquoi est-ce qu’on le ferait ?!

Maintenant que les conservateurs ont fait le ménage, quoi qu’ en disent les syndicats il serait mal venu pour les libéraux de réengager de la main d’ oeuvre à gros prix sans connaître la réalité du besoin! C’ est sûr qu’ avec les innombrables promesses d’ investissements en infrastructure il faudra engager beaucoup de fonctionnaires pour surveiller ses engagements électorals car la fonction publique actuelle étant habitué à une prestation de travail disons-le normale…. Ne pourra certainement pas suivre la cadence !!!