Les non-francophones atteints de Québécitude!

C’est un responsable publicitaire qui me l’avait dit, lorsque j’étais au cabinet Parizeau. « Si vous mettez le mot Québec dans une publicité destinée aux anglophones, le taux de lecture baisse ». Il y a, comme ça, des irréductibles de la non-québécitude.

Ils ne sont pas près de disparaître. Directement interrogés, les anglos sont encore 10% à se dire « pas du tout attachés » au Québec. Un sentiment partagé par seulement 2,5% des allophones et… 1% des francophones! À contrario, le « très fort » attachement des anglos au Canada est net: 65%. Contre 41% chez les allophones et 24% chez les francophones. Même topo lorsqu’on teste leur autoidentification. Les angloquébécois sont 18% à se dire « Canadiens seulement », contre 13% des allophones et 1% des francophones.

Mais attendez ! Je viens d’écrire que les anglosquébécois sont 18% à se dire « Canadiens seulement » ? C’est dire que tous les autres, soit 80%, affichent une part d’identité québécoise ?

Si vous voulez mon avis, c’est énorme. C’est aussi l’avis de Jack Jedwab, le directeur de l’Association des études canadiennes qui a commandé ce sondage de Léger en décembre dernier et a partagé ses données avec moi. La marge d’erreur pour ces sous-groupes (anglos et allos) est de 8%, mais, vous verrez, toutes les réponses convergent.

Les angloquébécois, une société distincte

Pour Jack, le caractère distinct de la minorité anglophone québécoise apparaît clairement lorsqu’on la compare aux anglophones des autres provinces canadiennes. Ces derniers sont nettement plus nombreux à se dire « Canadiens seulement » (32,4%) et moins nombreux à s’identifier comme « Ontariens »‘ ou « Albertains » d’abord, comme on le voit sur ce tableau:

Anglos dans le reste du Canada

Anglo-Québécois

Écart

AnglosQ/
AnglosROC

Vous vous considérez comme: Québécois/Province seulement

0.1%

2%

+1.9%

Québécois/Province d’abord mais aussi Canadien

6%

12%

+6%

Egalement Québécois/Province et Canadien

15%

21%

+6%

Canadien d’abord mais aussi Province/Québécois

35%

45%

+10%

Canadien seulement

32.4

18.0%

-14.4%

C’est encore pire lorsqu’on compare les angloquébécois aux anglo-ontariens qui, eux, vivant au coeur du pays, s’identifient à 49% comme « Canadiens seulement » (+31 points) ! Quant aux Américains, leur identification première à leur pays est de 44% (+26 points).

C’est dire que la québécitude est contagieuse auprès de notre minorité historique.

Revoyons maintenant le niveau d’attachement au Québec exprimé par les anglos et les allophones québécois (allophones étant les personnes parlant une autre langue que le français ou l’anglais à la maison).

Très attachés au Québec               Anglos 33% / Allos 36%
Assez attachés au Québec            Anglos 41% / Allos  49%
Attachement total                                       74%             85%

Pas très attachés au Québec        Anglos 16% / Allos 11%
Pas du tout attachés au Québec Anglos 10%/ Allos   0,3%
Détachement total                                        25%           11,3%

Franchement, c’est plutôt le niveau d’attachement qui étonne. Ces gens-là ne doivent pas lire la Gazette tous les jours !

En fait, lorsqu’on fait la hiérarchie de l’attachement (très + assez) des anglos, le Canada l’emporte massivement, mais on a des surprises.Voyez plutôt.

Anglos attachés à:

Leur religion: 35%
Leur groupe ethnique: 59%
La langue française: 64%
Le Monde: 72%
Le Québec: 74%
Leur ville: 82%
Les deux langues: 87%
Le Canada: 93%
La langue anglaise: 96%

Leur attitude face aux nouveaux immigrants

Si seulement on pouvait pousser plus loin. Introduire le mot « Québec » dans des questions plus engageantes. L’identification tiendrait-elle ? La réponse est oui.

L’étude Jedwab/Léger a aussi testé les opinions au sujet de l’intégration des nouveaux immigrants. Les réponses des allos et des anglos mesurent leur convergence frappante avec les sentiments exprimés par la majorité francophone sauf, pour les allos, dans un cas.

Francos

Anglos

Allos

Il existe des valeurs québécoises communes

90%

71%

80%

Les nouveaux immigrants ont des valeurs différentes de celles de la majorité des Québécois

87%

83%

79%

Les immigrants devraient être encouragés à abandonner leurs traditions et coutumes et à devenir comme les autres membres de la population québécoise

60%

58%

36%

Il n’existe malheureusement pas de comparatif historique. Mais que 71% des angloquébécois affirment qu’il existe des « valeurs québécoises communes » est à des années lumières de l’opinion que leurs parents ou grands parents auraient exprimée. (Les échantillons sont trop petits pour s’attarder sur les groupes d’âge.)

Une condition gagnante de la québécitude

Ces éléments de réponse ne doivent pas nous porter à exagérer le niveau d’intégration à la réalité québécoise de nos concitoyens anglophones. Voici ce que m’écrivait cette semaine un professeur, fédéraliste francophone, ayant enseigné à McGill:

C’est bien de parler le français, mais si l’on s’en tient à une conception purement véhiculaire ou fonctionnelle de l’apprentissage d’une langue (plutôt que culturelle), on va produire des individus qui maîtrisent le français, mais qui n’ont souvent aucune idée de la culture qui s’y rattache – et pas seulement la québécoise…   J’ai constaté quand j’enseignais à McGill combien de jeunes gens anglos ou allophones qui parlaient très bien le français n’avaient aucune culture française. A peu près comme si des apprenants en espagnol ignoraient tout de Garcia Marquez, Vargas Lllosa, Garcia Lorca, Fuentes, voire Cervantes.  Or, dans un contexte nord-américain de domination anglaise, on peut présumer que les référents culturels anglo-américains, eux, n’auront aucune difficulté à s’imposer…

C’est indubitable et cela signifie qu’il faut se pencher sur le contenu de « culture québécoise » au sein des écoles secondaires anglophones. Et pourquoi pas un cours de culture québécoise dans les futurs Cégeps unifiés francophones que j’appelle de mes voeux. Tiens, en voilà, une idée, qu’elle est bonne !

Mais il y existe un phénomène de diffusion de la québécitude qui se met en place à la fin des études et au début de l’âge adulte: les couples mixtes anglos-francos. Phénomène anecdotique ? Détrompez-vous.

En bleu pâle, transmission du français aux enfants de couples anglo/franco. En bleu foncé, l'anglais. En blanc, les deux.
En bleu pâle, transmission du français aux enfants de couples anglo/franco. En bleu foncé, de l'anglais. En blanc, les deux.

Entre 1971 et 2006, la proportion de couples anglais-français parmi l’ensemble des couples composés d’un conjoint de langue maternelle anglaise est passée au Québec de 25 % à 46 %. C’est dire que presque un anglo sur deux a un conjoint francophone. Énorme. L’inverse est évidemment vrai:  la part des couples dont les deux conjoints ont l’anglais comme langue maternelle a substantiellement diminué, passant de 70 % en 1971 à 41 % en 2006.

Selon un rapport récent de Statistique Canada (et à moins que notre ami Charles Castonguay ne corrige les biais cachés qui s’insèrent souvent dans ces données), en 1971, ces couples mixtes transmettaient l’anglais à leurs enfants de moins de 18 ans dans la moitié (51%) des cas. Ce n’est plus que 34% des cas en 2006, 10% acquerrant les deux langues. Bref, dorénavant, ces couples mixtes transmettent majoritairement — dans 56% des cas, 66% en comptant les bilingues — le français à leurs enfants.

Ce qui est une indication qu’il doit être question, à table, de Céline Dion, Grégory Charles et des accommodements raisonnables.  Et ce qui explique probablement les taux de réponses et d’attachement au Québec notés plus haut.

Quel impact sur la langue et la souveraineté ?

Cela signifie-t-il que les angloquébécois sont davantage susceptibles, au prochain référendum, de voter Oui ? Absolument pas. Leur identité canadienne est, disons, nettement prédominante. C’est elle qui jouera.

On peut cependant estimer que la volonté des anglos de quitter un Québec souverain sera beaucoup plus faible que dans le passé. On peut aussi estimer que les niveaux de résistance aux législations linguistiques — toujours très élevés chez les anglos — resteront la norme. Mais l’intensité de cette résistance ne sera pas aussi forte. La loi 101 ? Ils sont contre (généralement à 80%). Mais un peu comme nous sommes contre la monarchie. Nous ne sommes pas assez fâchés pour aller occuper le consulat britannique.

Billets précédents:
La décanadianisation du Québec s’accélère
Jeunes Québécois: « Canada, Adieu! »

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Je ne peux pas leur en vouloir de ne pas se sentir Québéois ou de ne pas vouloir se définir comme Québécois.

Personnellement je ne définis pas come Canadien cela ne veut rien dire pour moi. Alors je les comprends.

Mais donnant donnant ça devrait les aider à comprendre les Québécois de se définir d’abord voire exclusivement comme Québécois.

Est-ce le cas ?

Quand même, Jack est inquiet disiez-vous. Ça continue de me faire plaisir.

Effectivement, c’est très surprenant. Ce que j’aimerais, c’est que le français cesse de perdre du terrain au profit de toutes les autres langues.

C’est une richesse de parler plusieurs langues, en autant que le français en fasse partie lorsqu’on veut rester au Québec. Et pour y arriver, à mon avis, nous devons éviter les « entk », les « faque » et les « gadonça ».

Bonsoir,
Bon et bien, mettons que….. diront certains ! Une tonne de briques vient de fracasser de gros préjugés de nos nationalistes envers les anglophones et les allophones. Nous avons été battu par l’argent disait Monsieur Jacques Parizeau et des votes ethniques. Et ce héros mythique des nationalistes québécois de la frange des caribous, soit des purs et des durs va sûrement être légèrement ébranlé. Maintenant que les anglophones et les allophones ont cette ouverture que nos nationalistes québécois leur reprochaient de ne pas avoir , voir même de détester les québécois, est-ce que la vieille cassette nationaliste usée tellement que nous en entendons que le low and flotter, soit le pleurage et le scintillement, va enfin être changée pour ce cesse ce vieux discours de victimisation ? Et vite à la St Jean à venir des anglophones venant chanter avec leur bel accent : Mes chers péquistes, c’est à votre tour, de vous laisser parler d’amour ! Et Sir Paul MaCartney va enfin pouvoir revenir chanter sur les Plaines d’Abraham sans que nos purs et les durs déchirent leurs dernières chemises.
Finalement, face à ce constat, si les chiffres de ce sondage sont véridiques, est-ce que face à cette ouverture de ceux qui ont été tant ostracisés et maintes fois cloués au pilori de la rage nationale, est-ce que nos nationalistes à nous vont enfin avoir la même ouverture, la même réciprocité afin que cessent enfin ces jérémiades séculaires contre l’AUTRE et le reste du Canada ? Car pour exister, tout nationalisme se doit d’être en opposition à quelqu’un d’autre ! Si les nationalistes québécois font ce pas en s’ouvrant eux aussi AUTANT que ceux qu’ils ont toujours stigmatisés, la Cause Nationale qui avait pourtant perdu bien du poil de la bête vient de perdre ses derniers poils restant en devenant seulement une vieille peau de chagrin…… Au plaisir, John Bull.

Il y a un effet historique de la loi 101 qui a relativement francisé les nouvelles générations anglophones. La loi 101 a francisé les dernières générations d’allophones.

Ce qui ne veut pas dire que la fréquentation des cégeps anglophones par les fils et filles d’immigrants puisse se déterminer comme neutre pour autant. Tout comme la loi libérale 115 de légalisation pseudo conditionnelle des écoles passerelles soit sans impact parce qu’à Montréal, nous n’en serions pas encore au niveau d’anglicisation unilingue de 1970-1977.

L’anglicisation de Montréal en 2011 offre un visage bilingue puisque ses promoteurs connaissent le français, l’utilisent comme langue utilitaire et même pour promouvoir les droits de la minorité anglo-québécoise. C’est le rapport de force de longue durée démographique qui n’importe pas la force maintenant d’une loi 101 affaiblie.

Ce passage de l’article dont (je corrige le mot manquant) remet les pendules à l’heure en rapport avec un excès d’optimisme sur la question: -C’est bien de parler le français, mais si l’on s’en tient à une conception purement véhiculaire ou fonctionnelle de l’apprentissage d’une langue (plutôt que culturelle), on va produire des individus qui maîtrisent le français, mais qui n’ont souvent aucune idée de la culture qui s’y rattache-.

Quoi d’ajouter d’autre? Sinon que la notion de prédominance du français avec (ce qui vient avec) peut équivaloir à l’idée d’un cheval de Troie linguistique. Mais ce n’est pas le sujet direct…

@ John Bull :

Monsieur Bull,

On dirait vraiment que vous avez pris les souverainistes en grippe. Dire que le reste du Canada est ouvert d’esprit alors que Harper parle français comme, euh, les mots me manquent; tout comme les autres chefs des partis fédéraux.

De plus, beaucoup d’anglophones de Westmount, Baie d’Urfé, etc. sont ici depuis 20 ans et se forcent à ne pas parler français.

C’est de l’ouverture d’esprit ça?

C’est de l’ouverture d’esprit alors qu’on nous demande d’accommoder les exigences de chacun jusqu’au choix du sexe des médecins pour les patients qui le demandent? De givrer les vitres du YWCA? Beaucoup de ces immigrants sont anglophones.

Attention : ici, je ne mets pas tous les œufs dans le même panier, si le chapeau fait à certaines gens, ils le porteront; mais tous les immigrants anglophones ne sont pas si bornés, une chance.

Hey John Bull, si je vous ai bien compris vous parlez bien des nationalistes canadiens? C’est ça?

En effet, ce que je lis dans ces sondages me semble assez représentatif des Québécois: d’abord Québécois et citoyens du monde. Les Québécois n’aiment pas les Canadiens moins que les autres nations et le nationalisme québécois n’est tourné contre personne; Il est francophone et nord-américain.

Mais, au delà de ces chiffres, j’aimerais savoir si des différences existent entre certaines régions du Québec, parce que je crois que les francophones de la grande région de Montréal sont plus nationalistes que ceux de la grande région de Québec. Je me trompe?

Cher M. Bull

Si vous aviez la moitié de l’adoration que vous portez à vos concitoyens du ¨Rest Of Canada¨ envers vos concitoyens québécois, cela mériterait mon plus grand respect, mais malheureusement vous ne faites que mépriser vos voisins immédiats sous prétexte que leur nationalisme ne reflète pas le votre. Vous semblez vous complaire de votre statut minoritaire , c’est votre droit, mais il est aussi du droit des nationalistes québécois de souhaiter mieux, un alternative à un régime minoritaire qui ne fait que créer confusion dans l’esprit des nouveaux arrivants, à savoir , l’orientation culturelle à donner à leur enfants, il ne s’agit pas ici que de la langue , mais aussi de leur participation à la culture française québécoise, consommer de notre culture est vraiment la clé de voute de notre survie nationale. Les données colligées ici reflètent bien cette lacune , quoi que vous en dites, M. Bull, la souveraineté du Québec n’est pas contre le Canada mais plutôt un grand amour et une confiance immense en ce que nous sommes, nos capacités et notre devenir, pour faire cela nous avons besoin de gens de panache pour qui le mot peur ne provoque d’immobilisme. Resté assis dans son fauteuil bien confortablement et souhaiter que rien ne change ressemble beaucoup à cette envie de ne pas bouger. Le grand défi est de convaincre des gens comme vous que votre mépris à notre égard n’est pas justifié et dans l’éventualité ou nous n’arriverions pas à vous convaincre il vous restera toujours l’option d’aller cohabiter avec des gens plus fréquentables.

Salutations Distinguées !

Pas surprenant, pantoute!

Un(e) anglophone qui PERSISTE à demeurer au Québec malgré tous les assauts sociaux et législatifs envers lui(elle) depuis plusieurs années… doit y être attaché(e) pas mal fort!

Les autres des « autres » se sont sauvés il y a longtemps.

@ Marilène Pilon (# 6):

En tout cas, Harper parle mieux le Français que Pauline parle l’Anglais…

Mais don’t be inquiète, elle s’improve!

C’est de la propension a intégrer des mots de d’autres langue dont il faut vous méfier.
»les “entk”, les “faque” et les “gadonça »
ce sont des québécismes, contrairement a ce que les gens en pense, ils renforcent le sentiment d’appartenance. Isole peut-être de la francophonie mais sont attrayant pour les étrangers qui s’en trouve séduit et veulent les intégrer a leur vocabulaire.
Regardez les allophones ils affichent ses expressions comme des trophés signe de leur intérêt pour la culture québécoise. C’est tellement typique je ne connais pas un allophone humoriste qui se produit au québec qui n’a pas un petit no. la dessus.
Si vous voulez une bonne recette pour vendre une société distingue, mettez en évidence ses différences et ne vous associés pas aux autres peuples francophones. Faites plutôt valoir votre unicité.
Il y a longtemps que le discours intellectuel a fait fausse route en essayant de dominer le québécois. Car le québécois moyen gagne plus que l’intellectuel moyen.
Il investi, achéte et peut lui donner le change sur la réussite.
Au lieu d’imposer aux autres une manière de parler faites valoir vos idées en les vulgarisant vous aurez plus de chance d,obtenir leur appuit qu,en mettant vos grand sabot et essayer de les faire passer pour des cons et de leur faire suivre votre passion. Ça n’est pas parce qu’ils ne sont pas bardé de diplôme qu’ils agissent sans réfléchir. C’était qui les clients de Norbourg?
C’est bien plus facile de faire sortir du gros cash a des intellectuels en leur servant 2-3 raisons bien rationnelles qu’a un illétré, il est habitué a ce que les gens essaie de le rouler. Lui ira se payer des conseiller notaire, comptable, avocat pour vérifier les contrats.

Bonjour,
En constatant sur ce billet que les commentaires sont beaucoup moins nombreux que d’habitude surtout avec un tel topo qui en principe devrait exciter les passions nationales, une tonne de briques avec fracas est tombée dans la cour de beaucoup de nos nationalistes québécois, surtout les purs et les durs. En lançant de telles statistiques sur un de vos billets, Monsieur Lisée, vous risquez encore de semer la pagaille et la zizanie dans les rangs des thuriféraires de la Cause nationale. Encore une fois, la fratrie des intégristes, des prosélytes et des zélotes vont monter aux barricades, si ce n’est pas d’exiger une fatwa contre votre auguste personne. L’Action Nationale, le Québécois, Vigile.net, la Société St Jean Baptiste et l’hebdo Voir vont sûrement comme nous disons dans le jargon : Faire du sang de cochon !
En effet, quoi dire si ce n’est que tous les cépages nationalistes viennent de recevoir une douche d’eau froide et même plutôt glaciale en ce Janvier sous zéro. Tous les ceps plantés depuis tant d’années afin de produire les RAISINS DE LA COLÈRE requis viennent de prendre un dur coup dans le NEZ, avec ce sondage dévastateur pour les vignobles du terroir.
En outre, les boutefeux, les incendiaires et les pyromanes de la Cause Nationale viennent d’en prendre pour leur rhume avec un tel sondage qui va leur sembler dévastateur pour la Cause. Et comme nous disons si bien, se voir obligés de rajuster le tir qui ne pourra plus être aussi nourri qu’auparavant !
Par ailleurs, la période pré-référendaire de 1995 avait au moins le mérite d’avoir une pleine tablée de ces raisins de la colère requis absolument pour faire passer le RUBICON . Mais hélas pour certains, cette période de Meech et de Charlottetown fut simplement conjoncturelle en ne reviendra plus jamais. Et comme nos amis Canadiens apprennent toujours de leurs erreurs, jamais plus une telle boîte de Pandore ne sera ouverte.
Finalement, et comme chantait si bien cet impayable Jean Pierre Ferland : Si on si mettait ! Et non pas comme ce Monsieur Raymond Lévesque qui, dans les années 1950 avait écrit cette merveilleuse chanson : Quand les hommes vivront d’amour ! Et oui, dans ce bon vieux temps où ce bon monsieur n’était pas encore aigri par la Cause Nationale. Car malheureusement, ce cher Monsieur Raymond Lévesque avait envoyé des lettres dans les tribunes d’opinions des quotidiens six mois avant le référendum de 1995 en suppliant de Parti Québécois de passer immédiatement une loi afin d’interdire aux immigrants de voter si cela ne faisait pas au moins un long laps de temps qu’ils habitaient ici et en étant obligés d’avoir suivi des cours sur l’HISTOIRE sûrement NATIONALE du Québec ! Quoi dire si ce n’est que son nationalisme venait de dévorer l’AMOUR RESTANT ! Et malheureusement, cette belle chanson a perdu de son lustre quand son Créateur fait la démonstration que le NATIONALISME EST TOUJOURS PLUS FORT QUE L’AMOUR ! Ainsi, avec cette démarche positive de nos amis anglophones et allophones avec leur grande ouverture envers la québécitude, il reste présentement aux nationalistes québécois de leur rendre la pareille en faisant preuve d’ouverture à leur tour….. En seront-ils capables, j’en doute fortement car ils se tireraient dans le PIED. Mais comme disait ce brillant intellectuel, ce Monsieur Gérard Bouchard, pour enfin être capable de brûler toutes les vieilles SOUCHES au Feux de la St Jean… Au plaisir, John Bull.

«Les immigrants devraient être encouragés à abandonner leurs traditions et coutumes et à devenir comme les autres members de la population québécoise»
Seulement 36% des allos disent oui.
Houston, we have a problem
On a un problème parce que 2 immigrants sur 3 n’a pas du tout l’intention d’abandonner ses traditions et coutumes pour devenir québécois.
Avec maintenant plus d’immigrants (13%) au Québec qu’aux États-Unis, avec deux fois plus d’immigrants qu’en Europe, on va nous arriver quoi à nous, Québécois de souche, si 2 immigrants sur 3 ne veut rien savoir de notre culture?

Si d’aventure malheureuse le gouvernement Harper changeait et devait se donner un début de commencement d’allure, alors je désespérerais de voir l’indépendance du Québec de mon vivant. Mais autrement, ils est notre plus précieux allié !

Connaissant plusieurs anglos et lisant plusieurs journeaux dont La Gazette , je constate que les anglos se qualifient comme Canadian d’abord , comme Montrealers et comme Québéquers en dernier …. Comme son habitude John Bull utilisent des hyperboles pour justifier ses rêves ….

M. Lisée,

Tout d’abord merci de susciter le débat sur les résultats de cette importante enquête, hélas passée sous silence dans nos médias traditionnels.

Je suis d’accord avec votre conclusion selon laquelle les angloquébécois ne voteraient pas en faveur de l’indépendance malgré leur attachement au Québec. Mon expérience me le prouve quotidiennement.

En effet, ma belle-fille (que j’aime beaucoup, en passant) est allée à l’école primaire et secondaire en français, mais a fait le reste de ses études en anglais. Sa mère est québécoise pure laine, mais son père est polonais intégré à la culture anglophone. Quand elle a rencontré mon fils, elle était complètement anglicisée et cherchait constamment ses mots en français. Mais l’amour a triomphé: ils sont mariés depuis maintenant sept ans et elle est complètement intégrée à notre culture. Eh bien, malgré toute sa bonne foi et tous les arguments que nous apportons en faveur de la souveraineté, son attachement au Canada demeure le plus fort, et je crois qu’elle ne pourra jamais se résoudre à cocher « oui » pour la séparation (au grand dam de sa belle-mère, vous pouvez me croire !)

Je la comprends tout de même et espère que le temps et l’amour continueront de faire leur oeuvre. Quant à nos deux petits-fils, je m’y prends de bonne heure pour leur faire aimer notre beau Québec…

De la même manière, je dois comprendre mon frère de 85 ans et ma soeur de 80 qui demeurent attachés au Canada et à la feuille d’érable malgré tout ce qu’on peut leur dire. Ce n’est pas une question d’intelligence ou de lucidité (ils possèdent encore tout à fait ces deux attributs), mais c’est plus profond, c’est dans le coeur. J’ai bien essayé de les faire changer d’idée, mais ce fut peine perdue.

Toutefois, ce qui me désespère encore davantage, ce sont tous ces Québécois de souche, jeunes ou d’âge moyen, qui refusent de se donner un pays à leur image et à leur ressemblance. Quelle tristesse !…

1- Il serait intéressant de reproduire le même sondage auprès des résidents de la région de Québec et de croiser leurs réponses avec leur allégence politique et la radio qu’ils écoutent. Je fais l’hypothèse que les auditeurs de la radio poubelle (et possiblement les adéquistes) ont un attachement au Québec plus faible que les anglos québécois.

2- Mesurer l’attachement au Québec c’est une chose, mais comme le disait votre prof fédéraliste de McGill, qu’en connaissent-ils? Il aurait été intéressant qu’on mesure leur connaissance avec une dizaine de question du type : indiquez si oui ou non vous savez qui est: Marie Laberge, Michel Rivard, Michel Tremblay, Denys Arcand, Robert Lepage, Julie Snyder, Normand Brathwaite, Guy A. Lepage. On peut aussi leur demander s’il peuvent nommer une émission de télé québécoise, un film québécois et une chanson québécoise.

@François 1 :
janvier 19, 2011 à 4:31

« En tout cas, Harper parle mieux le Français que Pauline parle l’Anglais…
Mais don’t be inquiète, elle s’improve! »

À ce que je sache, madame Marois ne prétend pas représenter une nation « bilingue »… ce qui n’est pas le cas de Stephen!!!!

Maintenant, comparons des pommes avec des pommes, pouvez-vous nous donner les qualités linguistiques des neufs autres premiers ministres provinciaux dans les deux langues officielles de votre beau pays bilingue d’une mer à l’autre? Plus précisément, combien de ces neufs canadians peuvent entretenir une discussion convenable avec leurs concitoyens de langue française?

Quelle dillemma! Porquoi Nouveau-Brunswick est la unique province bilinguelle du Canada, nous avons un belle debat. Notre pays est plus par jour une pay bilinguelle.

Vive le bilinguisme au Nouveau-Brunswick !!!

http://www.youtube.com/watch?v=QSfsa5cSFHY

M. Lisée

Vous avez déjà affirmé par le passé que la fameuse phrase de Jacques Parizeau le soir du référendum de 1995 avait fait reculé la cause de 20 ans. je suis tout à fait d’accord avec vous, et l’on ne manque pas une occasion de nous la resservir.

Je trouve également que cette déclaration n’était pas digne d’un chef d’État et que M. Parizeau aurait dû avoir la sagesse et la patience d’attendre au lendemain, après avoir démissionné de son poste de premier ministre et d’être redevenu le citoyen Parizeau, avant d’effectuer sa dénonciation.

Le problème avec ce genre d’écart de conduite de la part des souverainistes (séparatistes ou indépendantistes) est que ça rend leur cause difficile à vendre à ceux et celles qui ne son pas des catholiques francophones au Québec.

Ce qui m’inquiète par dessus tout dans ce sondage, et Rod l’a très bien souligné, c’est que 60% des francophones se disent prêt à encouragés les anglophones et les allophones à abandonner leurs traditions et coutumes et à devenir comme les autres membres de la population québécoise. Si c’est pas un appel à l’assimilation plutôt qu’à l’intégration ça, je me demande comment on peut appeler ça!

Ce caractère réducteur de qui est nous, vous, eux, ils… ne peut que nuire aux pèlerins de la cause!

À quand un véritable discours souverainiste des lumières, de la tolérance et de l’intégration?

Je suis néo-Québécois américain immigré souverainiste. Vous êtes étonné par ça? Voici le pourquoi. Premièrement, je suis resté ici (après une visite prolongée…) parce que j’aime le Québec. Deuxièmement, comme la plupart des Américains, je m’en fiche pas mal du RDC (ce sont quand même des loyalistes…). Et, oui, cette déclaration fait toujours sourciller amis anglophone comme vous pourriez imaginer.

J’aimerais faire le point que les États-Unis sont une mine d’or potentiel pour l’émigration soutenue par les souverainistes. Premièrement, les Américains sont naturellement des souverainistes – quand même les fondateurs de notre pays étaient essentiellement des souverainistes. En plus, avec l’implosion de l’économie américaine, le taux de chômage des jeunes américain(e)s est écrasant. Il y en a beaucoup qui cherche un « Land of opportunité ».

Un prochain gouvernement souverainiste devrait adopter la tactique de McGill. Si vous allez sur le campus d’à peu près n’importe quel collège ou université aux États-Unis et mentionne le nom McGill la personne va répondre « Oh yeah ! The Harvard of Canada !».

Et, fait intéressant, selon le dernière sondage mené par l’American Council on the Teaching of Foreign Languages : le français est la langue le plus étudiée par les étudiants secondaires aux États-Unis ( http://www.actfl.org/files/public/ACTFL_Final_2008_completeLOW.pdf ) ( chapeau Richard Shryock http://www.fll.vt.edu/French/whyfrench.html ).

Il faut y penser…

Autre tendance promoteur : la fracturation politique du RDC. En plus, avec un gouvernement ouvertement anti-science (p. ex. la politique quasi nihiliste du PC sur le recensement) qui semble capable de garder le pouvoir ça ne peut pas faire autre chose que pousser les anglo- et allo-phones de se rattacher plus au Québec ( l’endroit le plus scientifique http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/les-quebecois-esprits-les-plus-scientifiques-du-continent/4409/ ).

Vous avez raison, le fait que les gens restent ici n’est pas un vote pour la souveraineté, mais ça montre une volonté de leur part de vivre et laisser vivre. Sinon, ils seraient déjà parti, non?

Je n’ai guère eu l’occasion de lire votre blogue auparavant. Mais en lisant les commentaires concernant celui-ci, je constate qu’il y a toujours des extrémistes qui ne se reconnaissent pas eux-mêmes, de là le problème, quand il s’agit d’émettre une opinion objective. Ce « bull »,porte bien son pseudonyme. Il voit rouge et fonce sans prendre le temps d’analyser ce sondage qui, à mon avis, est loin de son discours. Nous ne sommes pas près de trouver des solutions sensées avec de telles conneries.

@ John Bull
Vous voilà encore tout excité comme le taureau devant le chiffon rouge. Plus ouvert qu’un Québécois tu meurs…informez-vous notamment sur l’excellente réputation internationale du Québec quant à l’ouverture de son peuple réservée à sa minorité anglophone nulle part inégalée dans le monde pour toute autre minorité.

C,est connu que les anglos colonisateur du Québec aiment beaucoups leur situation de maître de riches et de serviteurs d’Ottawa contre tous les intérêts du Québec
Le colonisateur ne peut pas vivre heureux sans ses colonisés bilingues qui les admirent .
Certains l’ont vécus en 1976 en exode à Toronto et plusieurs sont revenus pour combattre les séparatistes et fermer le monde aux patriotes Québecois en paradant avec les orangistes et les anglos irlandais sur Catherine street et en nous menaçant de partition difusion et de toutes les abominations.
Aussi longtemps qu’ils pourront vaincre la Nation Québecoise et angliciser tous les emplois et les immigrants ils resteront car c’est enrichissant de vivre sur la Montagne au service d’ottawa avec nos les impôts fédéraux des Québecois et 60% des médias du Québec unilingues anglais .

Des chiffres intéressants qui démontrent que les anglos sont bien confortables au Québec. Certains parlent qu’il s’agit d’une douche froide pour les souverainistes, selon moi, la douche froide est plutôt réservée aux fédéralistes qui ne cessent de dénoncer la prétendue haine des souverainistes envers les anglos. Si cela était le cas, je ne crois pas que les anglos seraient si nombreux à être atteints de Québécitude.

Pour ce qui concerne l’ouverture d’esprit et le respect de notre minorité historique, ceux qui les mettent en doute auraient tout intérêt à comparer le sort de nos anglos à celui que le ROC réserve aux francos. D’ailleurs, c’est exactement ce que démontre ce sondage, car si les anglos se sentaient menacés par le nationalisme québécois, ils ne seraient pas si nombreux à aimer le Québec.

Leur ouverture d’esprit est donc directement proportionnelle à la nôtre et j’ajouterais que sans la nôtre, la leur ne serait pas possible.

Ce qui me fascine le plus, avec ce sondage et les analyses qu’en fait M. Lisée, c’est la réaction des fédéralistes francophones.

Leur niveau de haine pour la Québécitude ne se dément pas, leur crainte de voir cette Québécitude l’emporter un jour les fait disjoncter solide. Ils mènent un combat d’arrière garde sur le ton de l’agressivité et du mépris en utilisant des arguments éculés, fallacieux, déformés et nous jettent au visage leur préjugés, leur mauvaise foi et leur lieux communs comme s’il s’agissait de vérités premières.

Les fédéralistes n’ont rien d’autre à offrir que le statu quo et comme tous ceux qui se savent sans argument valable, sans atout et sans projet de société, ils considèrent que la meilleure défense reste l’attaque. Ce faisant, ils ne font que démontrer la faiblesse de leur argumentation.

Leur agressivité m’apparaît de bon augure et je leur souhaite une bonne continuation.

@ Rod: C’est vrai; Houston, we have a problem. We have a problem with the sentence:

Les immigrants devraient être encouragés à abandonner leurs traditions et coutumes et à devenir comme les autres membres de la population québécoise

Lue comme ça, cette phrase suggère l’ASSIMILATION complète. Abandonner nos traditions si nous allons vivre à l’étranger? Le mot abandonner m’apparaît pas mal fort. Je ne voudrais pas abandonner le français ni la poutine si j’allais vivre ailleurs. Par contre, je m’INTÈGRERAIS, je me ferais des amis de souche, j’adopterais des traditions du pays d’accueil et je fonctionnerais dans leur langue. Mais je n’abandonnerais jamais complètement mes valeurs et mes traditions, c’est normal; le résultat à cette affirmation est donc totalement normal.

@m. bull
je constate encore une fois que vous avez répondu à l’appel.
J’aime bien lire vos textes parce qu’ils sont si bien écrits: c’est réconfortant de voir qu’il existe encore des gens qui savent manier le mot juste et… mais encore une fois, lorsque m. lisée essaie de montrer que le québec et les québécois peut avoir de quoi se montrer satisfaits, vous ressortez votre plume pour descendre en flamme les aspirations des québécois, mettez en doute la moindre de leurs réalisations; en fait, vous aimez le québec lorsqu’il petit et soumis, il me semble…
pire, vous parlez des raisins de la colère des autres, de cette volonté de créer la dissension alors que tout votre texte ne cherche qu’à envenimer le débat, à nourrir vos propres raisins de la colère (relisez-vous ou mieux demander à quelqu’un…ma mère disait souvent qu’il est plus facile de voir la brindille dans l’oeil de l’autre…).
mais continuez; votre écriture n’est jamais banale même si elle est toujours biaisée.

Jean-François, votre hypothèse que « Québec » soit un mot qui fait vibrer tous les Québécois-français est douteuse.

La surdose n’aide pas la « Cause ».

Et il est raisonnable de croire que les centaines de milliers de Canadiens-français hors Québec en ont raz le pompom aussi.

Bonjour,
En tant que Canadien français habitant la belle province de Québec, je ne peux que m’insurger face à cette confusion, démagogie peut-être, que je déteste et méprise les québécois ! J’adore le Québec et les québécois mais j’ai énormément de difficulté à concevoir le nationalisme québécois et son repli identitaire. Ayant parcouru le Canada, j’ai plein d’amis Canadiens et francophones qui, comme moi, sont de parfaits amoureux de la langue française, cette langue belle de Molière. Et en tant que Canadiens, nous sommes unanimes dans cette perception que la langue française est beaucoup mieux protégée dans un Canada uni, ne serait-ce que par solidarité et sympathie avec nos concitoyens francophones et francophiles habitant partout au Canada. Beaucoup de canadiens anglophones ont aussi cette perception.
Finalement, les francophones habitant partout au Canada ne peuvent que déplorer, eux ces amants de la langue française qui l’écrivent et la parlent avec le respect voulu et qui voient la chance qu’ont les québécois de baigner dans cette ambiance de la francophonie, alors que ces québécois qui se proclament les défenseurs de la langue française au Canada massacrent littéralement cette langue, ce qui semble indigne à leurs yeux et aux miens….Et ils n’ont pas besoin de se séparer du Canada pour au moins avoir le respect que NOUS, les Canadiens Français avons pour cette langue….. Plus de cohérence serait exigée et surtout bienvenue…. Au plaisir, John Bull.

Ne crachons pas sur le point de vue de M. Bull. Il a droit à ses convictions. Par contre, la langue française n’est pas qu’un outils de communication. Elle est un réel filet sur lequel repose tout notre patrimoine culturel et c’est cette culture qui définit notre identité sociale. La question nationale n’est pas simplement une question de langue mais plutôt de peuples et de nations distinctes qui s’oppposent et qui s’entrechoquent depuis 1759. La souvraineté n’est pas un repli identitaire mais un moyen d’élever le Québec plus haut et qui lui permettra de se libérer de cette interminable question nationale clouant tous les débats, de faire travailler le Québec pour ses intêrets et d’assurer un avenir à long terme à notre culture afin qu’elle ne se dilue pas bêtement dans la culture américaine et que les Gilles Vignault et Richard Desjardins de ce monde ne deviennent pas de vulgaires pantins folkloriques…

Les anglos nous disent « oui nous aimons le Québec », bien sûr puisqu’ils l’habitent, comme on habite une terre d’avenir. En plus, ils y vivent pratiquement comme une majorité! Ils aiment bien notre langue aussi, mais de là à s’attrister de son déclin…ou à choisir le Québec avant le Canada…et je peux les comprendre, vraiment.

Il n’appartient pas aux anglophones de réaliser la souveraineté, ce devoir nous incombe à nous les irréductibles Québécois! Nous sommes assez nombreux/euses pour faire pencher la balance, dans les sens de notre indépendance.

Quand nous serons tous, toutes devenus assez contagieux, notre passion se propagera au plus grand nombre, dans le creux des yeux, des coeurs, et la soif de liberté ne connaîtra de soulagement que lors de la victoire du peuple sur l’injustice érigée en système.

Les allophones, les anglophones, sont nos compatriotes, à nous de leur démontrer notre détermination et notre respect. Nous pouvons faire confiance à leur intelligence, j’en suis persuadé.

Encore une fois, il nous appartient de prendre l’initiative et de montrer à la face du monde, notre maturité, notre détermination, notre courage et notre sens de l’État!

Nous sommes peut-être beaucoup plus près de notre but que nous le croyons. Il peut arriver dans la vie d’un peuple que les événements se précipitent. Comme le voilier trop longtemps immobile, quand le vent soudainement se lève, bondit, se soulève et prend le large…

Le point le plus intéressant du sondage est de voir que Bull et ses semblables ne forment que 1%… de la population francophone… donc une opinion pas vraiment partagée par beaucoup de gens… Vous pouvez continuer à crier (en majuscule) sur tous les blogues, votre point de vue est, ne vous en déplaise, négligeable. Et une fois pour toutes, M. Bull, expliquez-nous en quoi votre nationalisme serait meilleur(?) que celui des Québécois.

M. Lisée!
Vous prenez vos rêves pour la réalité!!Je connais bien des Montréalais anglophones qui ne connaissent rien du Québec autre que leurs West Island…et pour ceux qui en connaissent un peu, lève le nez sur ce qu’ils connaissent….Quand aux Allophones, le reste du Québec est trop nul pour aller y habiter!!!!Que dire d’une partie des Québécois de souche qui ne font que vomir sur le Québec et leur histoire préférant mettre de l,avant leur amour des Rocheuses, leur sentiment d’appartenance aux praires et la superbe Ontarienne à tout ce qui est Québécois…Il vaudrait mieux lire Montréal au lieu de Québec dans ce sondage…

L’assimilation commence quand le parlant français pense en anglais et qu’il s’offusque pour dire que non….

Une belle anecdote.

Dans la boutique où je travaille à Amsterdam, une cliente m’a spontannément dit, très fière, qu’elle venait de Montréal.

Je lui ai répondu en français que j’étais pas impressionné, parce que moi aussi. A ma grande surprise, c’était une anglophone qui parlait français avec un fort accent. Nous avons même terminé la conversation en anglais.

Mais ce qui était clair, c’est qu’elle était aussi Québécoise que moi et le disait à qui voulait bien l’entendre.

Suite à M. Harper, nos Anglos aiment le Québec mais…dans le Canada. Pourquoi est-ce qu’ils voudraient devenir minoritaires dans un Québec souverain quand ils sont majoritaires dans un Canada uni ? Sont pas fous quand même.

La seule façon de gagner plusieurs non-francophones québécois à voter OUI à la souveraineté du Québec est de leur garantir qu’un Québec souverain serait anglophone et attaché à la couronne britannique, ce qui pourrait les ramollir de la constitution canadienne.

Mr lisé:: votre mémoire fait défault de beaucoup………avant que la PQ mettent dehors les anglais que les institutions allaient très bien,,,mieux qu’aujourd’hui …Le PQ et surtout le BLOC ne font rien pour le Québec sauf critiqué sur tout avec conséquence que nous sommes en arrière de tous comme en 1955
ou qu’ont étaient appelés FRENC PISOUS…

@John Bull

Tout est une question de point de vue. Ce que certains insistent pour voir comme un « repli identitaire » est vu par d’autres comme une expression et une expansion identitaire.

Je comprends les francophones hors-Québec de ne pas être enthousiastes à l’idée de perdre comme compatriotes la grande majorité des francophones du pays, mais ceux-ci ne disparaitront pas de la carte. Quel que soit le statut politique que le Québec décide de se donner, le Qc ne déménagera pas en Nouvelle-Zélande. À terme, un pôle francophone plus fort peut être positif pour eux aussi.

Ta vision de la situation du français hors-Québec me semble plutôt jovialiste. Nul doute que beaucoup de FHQ parlent un français impeccable, mais les chiffres disent assez clairement que leur importance relative est en constante diminution et l’assimilation est forte.

Bonjour,
En réplique à ce Monsieur Ram Mohammed Singh Tremblay Bouchard, en vous félicitant avec votre nom en faisant partie du Concert des Nations. Et nul doute que vous n’avez pas dans vos gênes de la parenté résidant dans ce beau village d’Hérouxville et de son Code de Vie. Et que vous êtes d’accord, qu’ici, les binnes et bien, ça se mange avec du gros lard ! Trêve de bavardage pour dire que, le nationalisme pour exister est toujours basé sur l’exclusion et la haine de l’autre sinon il s’éteint de sa belle mort. Le nationalisme a surtout besoin d’un ennemi imaginaire à tout le moins ! Quel est l’ennemi imaginaire du Canada ? Peut-on parler de nationalisme au Canada, nationalisme dans la force du mot, quand le Canada affirme haut et fort à tous les habitants de la Terre : Venez vivre ici en gardant vos coutumes, vos habitudes, votre mode de vie, votre langue et votre religion ? Vous êtes les bienvenus ici en RESTANT CE QUE VOUS ÊTES afin de continuer de parachever le Canada qui sortira grandi de votre apport en mettant l’épaule à la roue ! SOYEZ CHEZ VOUS EN VENANT CHEZ NOUS ET RESTER COMME VOUS ÊTES ! Car c’est de cette façon par le multiculturalisme que le Canada accueille les nouveaux venus avec les bras ouverts D’UN OCÉAN À L’AUTRE !
Tandis qu’au Québec, les nouveaux venus savent assez vite qu’ils doivent s’assimiler et beaucoup de québécois se chargent de leur faire savoir ! Et si vous avez la chance Monsieur, lisez ce merveilleux essai de Madame Catherine Mavrikakis, cette enseignante en littérature pour les étudiants de 3ème cycle à l’Université de Montréal et son essai s’intitule : Ça va aller… avec une couverture toute blanche pour la paix. Et dans cet essai, cette femme étant née ici affirme que même à 90 ans, elle sera encore perçue comme une ethnie et je vous prie de me croire, un essai, ça ne passe pas la rampe au Québec car les eaux dormantes sont requises et surtout, ne pas venir y faire des vagues.
Finalement, en posant la question : Qu’est ce qui est plus accueillant pour un étranger ? La devise Canadienne avec ses bras ouverts d’Un Océan à l’Autre, celle de l’Ontario du : C’est à vous de me découvrir soit : Yours to Discover ! tandis que l’immigrant est accueilli au Québec avec un retentissant : Je me SOUVIENS ! avec les deux yeux tournés vers le passé en rappelant avec une sorte de gros doigt accusateur au nouveau venu : Je M’en Souviens bon….. Au plaisir, John Bull.

le délire de John Bull
»les francophones habitant partout au Canada ne peuvent que déplorer, eux ces amants de la langue française qui l’écrivent et la parlent avec le respect voulu et qui voient la chance qu’ont les québécois de baigner dans cette ambiance de la francophonie, alors que ces québécois qui se proclament les défenseurs de la langue française au Canada massacrent littéralement cette langue, ce qui semble indigne à leurs yeux et aux miens….»

Comme si Louise Beaudouin massacrait le français
Comme si Jacques Parizeau massacrait le français
Comme si Marie Malovoy massacrait le français
Comme si JF Lisée massacrait le français.

Mais cette idée que les nationalistes québécois massacrent le français est très très forte chez les Feds. Elle vient de Trudeau et du lousy French et l’époque des Belles soeurs associée à la montée du nationalisme au Québec

M. Bull ne doit pas écouter souvent Radio-Canada pour flipper sur le français dans le ROC. Chaque fois qu’on nous fait entendre un Franco-Manitobain ou un Franco-Ontarien, on se dit que la fin est proche, que l’assimilation totale n’est plus qu’une question de temps tellement que leur français est anglicisé.

@Michel Vézina qui écrit: »Quand aux Allophones, le reste du Québec est trop nul pour aller y habiter »…

Ce n’est plus vrai depuis quelque 8 ans.En effet, Immigration Québec a envoyé des milliers de réfugiés Colombiens en régions:St-Jérôme,Abitibi,Beauce, Trois-Rivières, Saguenay, Québec, Joliette,Drummondville, Victoriaville…etc..

Et depuis 3 ans, des réfugiés Bhoutanais et Népalais…

Voir article de L’ACTUALITÉ 2007:
Resurrección à Sainte-Clotilde-de-Beauce .
http://www.lactualite.com/20071122_114651_5384

@John Bull »alors que ces québécois qui se proclament les défenseurs de la langue française au Canada massacrent littéralement cette langue, ce qui semble indigne à leurs yeux et aux miens….Et ils n’ont pas besoin de se séparer du Canada pour au moins avoir le respect que NOUS, les Canadiens Français avons pour cette langue….. Plus de cohérence »
Il n’est pas nécessaire d’être un grand défenseur de la langue française pour s’identifier à la culture québécoise. Nous avons développé ici comme toutes les régions du monde un language qui répond a notre réalité. Les québécismes et expressions québécoises sont tout à fait louable. Toutes les langues se développent pas besoin de l’académie française pour entériné et déterminer notre langue. La langue se construit par l’usage.
Nos ding et dong représentants étaient de bon ambassadeurs. les français utilisent plus de mots anglais qu’on le fait. La culture québécoise c’est avant tout. L’ouverture aux autres (ils peuvent te raconter leur vie, te recevoir a souper dans un très court laps de temps), ouverture sur le monde(curiosité culinaire et culturelle), la grande capacité d’adaptation (climat oblige), la chaleur humaine (peut-être exacerbée en sexualité), le verbomoteur très développé (on est 6 millions faut se parler, c’est toujours d’actualité on le voit bien sur les blog) et trop passionné (si on l’était un peu moins il y aurait moins de divorce, de suicide et de chicane).
La cohérence comme fondement c’est la base du mensonge(il n’y a pas plus cohérent que le discours d’un bon menteur), de l’injustice (état de loi).
ce qui est incohérent c,est de croire que des partis de gauche peut développer un pays rentable économiquement. La base de la pensée libérale est le développement de l’état, celle d’un parti de gauche est le socialisme. On a besoin de deux autres options droite centrée »bâtiseur » et extrême droite(auquelle on réfèrera en tant de crise économique »conservateur ».
Trop longtemps les intellectuels ont maintenu le peuple québécois a l’écart du pouvoir politique a cause de leur langue qui n’était pas assez pointue. Alors moi je préfère que la politique et l’expression soit accessible a tous et dans le language de chacun en respectant l’usage qui s’est imposé. Les principales lacunes en franâis écrit vient des nombreuses réformes et du manque d’analyse. Quand on veut garder la spontanéité des intervenants on sacrifient peut-être dans la rigueur de la langue mais on gagne on variété de point de vue et richesse de l’intégrité du discours (qui s’interroge moins sur la cohérence et réflète davantage se qui est ressenti).
Ça n’a rien de sarcastique, c’est simplement mon opinion sur le propos.

@john Bull

—« Canadien français: dans les années 50, des intellectuels,notamment des poètes, commencent à soupçonner que ce nom-là n’est, et depuis toujours, qu’un miroir aux alouettes (…je te plumerai).

L’agonie des communautés françaises hors Québec ne leur prouve-t-elle pas assez que le Ô Canada, qu’il soit chanté en français ou
en anglais, sonne le glas de la langue et de la
culture françaises en Amérique? La substitution du nom de Québécois à celui de Canadiens
français, au tournant des années soixante, témoigne de la prise de conscience de ce «génocide en douce» en même temps que de la volonté d’y mettre fin avant qu’il ne soittrop tard. Le nouveau nom impliquait le deuil de l’ancien, du mot et de la chose Canada….[…]-Serge Cantin
http://www.ledevoir.com/ago/1999a/ncantin.html 14-8-99

—« Le Canadien français et son double par Jean Bouthillette » 1972.

« Dans la nuit de cette servitude intérieure, nous sommes devenus un peuple terrible d’inexistence- de l’inexistence du colonisé…. »

— « Brève histoire des canadiens français », Boréal,1998… par l’historien
Yves Frenette « Ce livre raconte l’histoire d’un peuple qui n’existe plus ».
« Les Canadiens français n’existent plus et le vocable devient anachronique. C’est d’ailleurs beaucoup les anglophones du Canada qui l’utilisent pour, d’un côté, mettre dans le même sac leurs « minorités linguistiques
francophones » et de l’autre, nier l’existence de la nation québecoise »…..

— « Francophones minoritaires au Canada » par J.Y. Thériault, prof de
sociologie à la Ottawa bilingual university, 1999.
« Qu’est devenu le Canada français? C’est autour de leurs entités provinciales que les francophones de l’extérieur du Québec élaborent leur nouvelle dynamique ».

—COMMENT UN PEUPLE OUBLIE SON NOM, Michel Bock, Editions Prise de
Parole/Institut franco-ontarien, Sudbury,2001.

Il s’agit d’un essai bourré de leçons, tant pour les communautés francophones et acadiennes, dont il est directement question, que pour les
Québecois. A partir d’une analyse détaillée du discours de la presse française de Sudbury de 1960 à 1975, Michel Bock décrit la crise identitaire des Franco-Ontariens, qui sont passés du statut de membre du peuple canadien-français, peuple fondateur du Canada, à celui d’individus dont l’identité est réduite au suffixe « phone » rattaché au mot franco. En même temps, les grandes notions collectives d’histoire et de culture ont été ramenées à la simple question des droits linguistsiques individuels.

Selon l’auteur, cette désincarnation du peuple, de son histoire et de sa culture s’est tout de même accompagnée d’un investissement par Ottawa de millions de dollars qui ont contribué à la multiplication d’institutions culturelles. Toutefois « les largesses du Secrétariat d’État avaient un prix:
l’inféodation des minorités à l’État fédéral sur les plans économiques et, dans une certaine mesure, idéologique. Si le gouvernement central adopta ses politiques linguistiques, écrit Michel Bock en conclusion, c’Était d’abord
et avant tout pour tenter de faire échec à la montée du mouvement indépendantiste qui faisait de plus en plus de bruit au Québec ».
Source:http://www.ssjb.com/01-10/journal.pdf

Il faut savoir reconnaître la liberté qui habite chaque être. On peut offir le meilleur au monde comme le pire. Il y a des victoires qui sont des échecs, et des échecs qui sont des victoires.

Rien n’est tout à fait déterminé. Il y a toujours un espace de liberté. Même quelqu’un en prison peut être libre.

Le nationalisme, c’est nous-même qui le faisons, et ce n’est pas obligatoire qu’il soit stupide.

L’attachement des anglophones au Canada peut être une façon de se « sécuriser ». C’est un besoin important pour un être humain. N’oublions pas que « l’anglophonie » est leur patinoire.`

Archimède disait : « Donnez-moi un point d’appui, et je soulèverai le monde. » Comme beaucoup au Québec, mon identité est d’abord québécoise, avant d’être canadienne. Pour moi, cette identité est plutôt ce nouveau point d’appui pour m’ouvrir encore plus au monde. C’est une catapulte.

C’est bien de se détacher du Canada, cela permet de se le « ré-approprier » de la bonne façon. Il faut parfois un détachement pour une ouverture plus large.

Nous avons conservé l’immense soif d’espace et de liberté de nos ancêtres français. Cela pourrait paraître étrange pour un Européen, mais le Canada nous semble de plus en plus minuscule, petit. On aurait ce sentiment même à l’intérieur d’un pays comme les États-Unis. Notre coeur a besoin de toute l’Amérique et du monde entier.

Laissons un instant les souverainistes, et demandons aux anglophones et francophones fédéralistes : N’avez-vous pas l’impression que le Canada s’est « contracté » avec l’arrivée des conservateurs, qu’il est devenu plus petit que la Belgique ou le Luxembourg ? On a eu « le p’tit Québec », on a maintenant « le p’tit Canada ».

L’identité, on l’emporte avec soi, soyons tout simplement des Québécois en Amérique et dans le monde.

L’erreur de M. Bull, c’est de croire que les Québécois veulent détruire le Canada; les Québécois veulent construire le Québec, ce qui explique que le nationalisme québécois ne soit tourné contre personne d’autre que le GOUVERNEMENT canadien. Le nationalisme québécois n’est pas tourné contre le peuple canadien ni contre personne d’autre. C’est fondamental comme nuance, tout le reste en découle.

@John Bull janvier 20, 2011 à 8:48
>le nationalisme pour exister est toujours basé sur l’exclusion et la haine de l’autre

Tu poses ceci comme un axiome mais pour d’autres c’est n’est qu’une proposition éminemment discutable. Les sociétés comme les individus cherchent à croitre et à se développer, un des outils pour ce faire est de disposer des pouvoirs d’un État. Si tu es incapable d’imaginer qu’on puisse le désirer sans « haine de l’autre », c’est ton affaire.

>Venez vivre ici en gardant vos coutumes, vos habitudes, votre mode de vie, votre langue et votre religion ?

Vraiment? Le Canada comme tous les pays exige que tous se conforment à certaines normes. Venez ici et continuez à battre votre femme, consommer de la coca, exciser votre fille et n’apprenez pas l’anglais, et vous serez un Canadien citoyen modèle? Je ne crois pas.

>lisez ce merveilleux essai de Madame Catherine Mavrikakis, cette enseignante en littérature pour les étudiants de 3ème cycle à l’Université de Montréal et son essai s’intitule : Ça va aller

C’est pas un essai, c’est un roman. Faut savoir différencier la réalité de la fiction. Pour le reste, prof universitaire, bardée de prix québécois: c’est pas comme si c’était une paria

> en rappelant avec une sorte de gros doigt accusateur au nouveau venu
La devise laisse chacun libre d’imaginer ce qu’il veut bien y voir. Libre à toi d’y voir un doigt accusateur.

> Car c’est de cette façon par le multiculturalisme que le Canada accueille les nouveaux venus avec les bras ouverts D’UN OCÉAN À L’AUTRE !
La ferveur multiculturelle que tu prêtes au Canada semble dater. Tu pourrais lire les commentaires des lecteurs ds le globe and mail sur le dernier « scandale » des kirpans bannis de l’Assemblée Nationale:

http://www.theglobeandmail.com/news/politics/invited-to-quebec-legislature-sikhs-then-barred-for-carrying-kirpans/article1874725/comments/

L’opinion publique au Canada ne semble pas différente des Québécois: on sent le ras-le-pompon des passe-droits et des exigences particulières. M. Lisée en a parlé récemment. Cf

http://www.theglobeandmail.com/news/national/time-to-lead/multiculturalism/editorial-strike-multiculturalism-from-the-national-vocabulary/article1748958/
http://www.walrusmagazine.com/articles/2006.03-society-canada-multiculturism/
http://www.visioncritical.com/wp-content/uploads/2010/09/2010.09.09_Immigration_CAN_FR.pdf