Les ordres de Marc-Yvan Côté

Selon des documents judiciaires, la haute direction de Roche encourageait les dons aux partis politiques et les tentatives d’influencer les clients dans les processus d’appels d’offres.

PolitiqueLes plus récentes informations parvenues aux médias sur le projet «Joug», une vaste enquête de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) sur le financement illégal des partis politiques, relèguent Marc-Yvan Côté au rang d’exécutant.

M. Côté, un ancien ministre libéral et vice-président au développement des affaires chez Roche (de 1994 à 2005), aurait joué un rôle prépondérant dans le financement illicite du PLQ. Il n’est cependant pas l’auteur de ce sinistre vaudeville.

Les documents judiciaires obtenus par un consortium de médias, dont fait partie Le Devoir, sont les plus complets à ce jour. C’est-à-dire que les avocats des médias ont réussi à obtenir un «décaviardage» (une levée de la censure) assez complet sur les motifs invoqués par les policiers pour faire des perquisitions au siège social de Roche, à Québec.

Pour la première fois, le nom de Pierre Lacroix est mentionné dans l’enquête. En décembre 1994, M. Lacroix a envoyé une note de service intitulée «Structure de développement des affaires» à Marc-Yvan Côté.

La note détaille la liste des ingrédients de la recette qui fera le succès de Roche dans l’obtention des contrats publics. M. Lacroix encourage les dons aux partis politiques (provinciaux, municipaux et fédéraux), les tentatives d’influencer les clients dans les processus d’appels d’offres et les invitations à des activités aussi agréables que la pêche, le golf, la chasse, etc.

L’ordre est venu de haut. Très haut. À l’époque, Pierre Lacroix était le président du conseil d’administration de Roche, président de Roche International et membre du comité de planification stratégique pour le développement des affaires.

Aux dernières nouvelles, ce gestionnaire chevronné, comptant plus de 45 ans d’expérience, siégeait au conseil d’administration de l’INRS (il n’a plus aucun lien avec Roche).

Tout d’un coup, Marc-Yvan Côté n’est plus le seul vilain dans cette histoire. La note de service embarrassante n’excuse en rien sa conduite présumée, mais elle vient jeter un éclairage différent sur l’étendue des dérives éthiques qui secouent le monde des affaires québécois.

La collusion et la corruption ne sont pas des accidents de parcours pour l’industrie du génie-conseil. Rosaire Sauriol (Dessau), Michel Lalonde (Génius), Yves Cadotte et Pierre Duhaime (SNC-Lavalin), et j’en passe : les plus hauts dirigeants de nos plus «prestigieuses» firmes de génie-conseil roulaient à tombeau ouvert, en sens inverse, sur l’autoroute de la perdition.

Depuis le début des travaux de la commission Charbonneau, quelques représentants de cette classe de mauvais génies ont murmuré que la situation perdure depuis les années 1980, voire depuis l’ère de Maurice Duplessis, dans les années 1950.

L’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) a bien mal joué son rôle de protection du public au cours des décennies. Le financement politique par les firmes de génie-conseil était si répandu et si important qu’il fallait vraiment jouer aux aveugles pour ne pas s’apercevoir que la loi sur le financement populaire de René Lévesque était bafouée sans vergogne.

Tout le monde le faisait, en toute impunité. Pourquoi l’OIQ aurait-il dû se montrer plus vigilant que le Directeur général des élections, le Bureau de la concurrence ou la police ?

Cette semaine, l’OIQ a rappelé qu’il était à l’image de la société civile pendant de nombreuses années: en manque d’outils et de moyens pour enquêter sur la corruption, la collusion et le financement illégal. Et aussi en manque de volonté.

L’Ordre a salué au passage le courage de Karen Duhamel, une ingénieure junior de Genivar qui a témoigné à la commission Charbonneau.

En 2003, elle a été entraînée, bien malgré elle, dans un stratagème de gonflement artificiel des quantités de matériaux requis sur le chantier de la 40. L’OIQ lui a pratiquement raccroché la ligne au nez lorsqu’elle a voulu dénoncer le comportement de ses pairs, le fonctionnaire Guy Hamel et le superviseur de chantier Noubar Semerjian. Son collègue tout aussi novice chez Tecsult, Yanick Gourde, a refusé de signer des documents falsifiés.

Karen Duhamel et Yanick Gourde, deux ingénieurs à peine sortis de l’école, n’avaient aucune chance de redresser à eux seuls les torts causés aux contribuables et à l’image de leur profession. Ces deux poissons rouges dans un océan de requins auraient eu tout intérêt à se blottir dans les replis d’une anémone.

Mme Duhamel l’a bien compris lorsqu’elle a été convoquée par ses patrons à la fin du chantier de la 40. Ils lui ont bien fait comprendre qu’elle devrait penser un peu à sa carrière avant de colporter de mauvaises vérités.

Depuis la tenue des premières enquêtes journalistiques et la création de l’escouade Marteau, en 2009, le Québec vit un indéniable resserrement éthique dans l’octroi des contrats publics. Nos institutions encouragent la dénonciation, la commission Charbonneau accable de honte les exécutants, l’UPAC traque les criminels en cravate. Des têtes ont roulé, des entreprises ont perdu des contrats.

Ces efforts ont-ils permis de transformer la culture d’entreprise en haut de la pyramide ? Les Pierre Lacroix de ce monde sont-ils définitivement mis sur une voie de garage ? Il faudra s’en assurer pour que tous ces efforts ne soient pas faits en vain.

* * *

À propos de Brian Myles

Brian Myles est journaliste au quotidien Le Devoir, où il traite des affaires policières, municipales et judiciaires. Il est présentement affecté à la couverture de la commission Charbonneau. Blogueur à L’actualité depuis 2012, il est également chargé de cours à l’École des médias de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). On peut le suivre sur Twitter : @brianmyles.

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Merci M. B.Myles de votre oeil « anti-corruption » si bien exercé et de votre grande compétence journalistique laquelle s’exprime par votre souci de nous rendre cette « actualité » à la fois complète ( tous les liens ..) et compréhensible. Merci également de votre grande honnêteté intellectuelle. Bref, merci d’être là!

Une organisation n’est jamais plus solide que le plus faible de ses maillons. N’oubliez jamais le copinage malsain existant entre la politique et le judiciaire tel qu’il fut exposé devant la commission Bastarache à travers les post-it de Chantal Landry.

La juge France Charbonneau doit son poste de magistrat a une nomination partisane effectuée par le gouvernement sous influence de Paul Martin, l’homme de main de Paul Desmarais comme tout le monde fut en mesure de le constater après avoir visionné ‘Le temps des bouffons’ tourné à Sagard. Or il appert que la juge Charbonneau s’est copieusement salie les mains dans un dossier controversé impliquant l’Ordre des Ingénieurs du Québec, au cœur de la controverse justifiant la mise en place d’une commission d’enquête. http://bit.ly/bDsxFE

En raison de cet acte de prévarication, un citoyen croupit présentement à l’ombre depuis des années. Daniel Bédard s’avère être un prisonnier politique oublié dans les dédales du système carcéral. En outre, M. Bédard est réduit au silence par médication forcée, un peu comme le furent les dissidents sous la botte soviétique. Ce dossier devrait être la priorité de la commission Charbonneau, mais en raison de sa présidente, il y a fort à parier qu’il n’en sera rien.

Daniel Bédard est actuellement persécuté parce qu’il a osé dénoncer un ingénieur qui est, soit un incompétent, soit un fieffé voleur. M. Bédard, technicien en architecture, détenait un contact avec un gros client, donneur d’ouvrage. Daniel a dessiné les plans soumis par la suite à l’ingénieur afin d’approbation. Le rôle de l’ingénieur Pierre Sicotte, domicilié à Longueuil, consistait simplement à approuver de son sceau d’ingénieur les plans dessinés par un tiers. Or, pour d’obscures raisons, Sicotte a subséquemment modifié les plans d’origine en y introduisant une erreur fatale empêchant M. Bédard de finaliser le projet.

M. Bédard est persécuté parce qu’il a osé demander à un ingénieur fautif de rectifier une erreur de conception sur un plan, ceci dans le but de protéger le public. Depuis l’effondrement du viaduc de la Concorde, les Québécois sont conscients que les ingénieurs peuvent parfois concevoir des plans erronés, n’est-ce pas ? L’ingénieur en question, orgueilleux comme un paon, n’a jamais accepté de se faire corriger par un simple technicien et, plutôt que de s’amender, a plutôt entrepris de se plaindre du comportement de M. Bédard auprès de son ordre professionnel. C’est à partir de ce moment que la situation a dégénéré.

Comme tout professionnel le sait dans cette province, les ordres professionnels existent davantage pour protéger leurs membres cotisants ($$$) que le public, et ce en dépit de leur mandat pourtant très clair de protéger le public. C’est ainsi que nous sombrons lentement mais inexorablement vers un corporatisme malsain en droite ligne vers le fascisme. Et la magistrature ne représente qu’un autre rouage de transmission dans cette dynamique.

Sans vous inonder de détails inutiles et fastidieux, je vous signale 2 petits éléments tirés de cette histoire rocambolesque qui devraient nous faire réfléchir quant au rôle de la justice et de l’ordre des ingénieurs dans cette affaire :

1- Comment interpréter le fait que le verdict du jury, moment crucial de tout procès (min 3.03 de l’enregistrement) soit inaudible alors que l’enregistrement est très net, avant et après ? http://youtu.be/3vaRepk3q14

2- Comment comprendre que l’ordre des Ingénieurs a en bout de ligne donné raison à Daniel Bédard au sujet de sa demande d’enquête relativement au travail inadéquat de Sicotte sans jamais donner suite à sa demande d’enquête ? http://is.gd/uN8QSW

Oui et sous cet article, les commentaires signés Bisbille 101 sont de mon cru. Cette affaire concerne directement l’ordre des Ingénieurs. Compte tenu de son rôle, la juge Charbonneau doit céder sa place car elle a les mains sales.

C’est incroyable de continuer à chercher des explications, des faux-fuyants pour au nom du: fait le donc car tout le monde le fait, pour diminuer la portée et les responsabilités de ses gestes criminels à la place de chercher les coupables et de les faire payer.
Mais et voilà qui n’a pas un ami ou un membre de sa famille qui a participé ou qui participe à des stratagèmes douteux à plus d’un égard?
Qui ferme les yeux pour éviter « le trouble » d’une manière quelconque, pour conserver son job, pour ne pas faire de l’ombre à sa carrière ou encore parce qu’il a lui-même des choses à se reprocher?
Qui n’accepte pas des prix coupés, des taxes à ne pas payer, des cadeaux lorsque l’occasion se présente dans sa vie privée ou professionnelle?
Qui au marché du coin, ne profitera pas de l’erreur d’oubli de la caissière d’un article ou deux?
Qu’en sera-t-il une fois au boulot pour des billets au resto d’un fournisseur ou l’offre de déménagement gratuit de la compagnie de transport?

« Tout le monde le faisait, en toute impunité. »
Et voilà « la » phrase que l’on entend tellement souvent, sous une forme ou une autre, appliquée à toutes les sauces pour se justifier d’une mauvaise action et qui me donne la nausée. Ça commence dès l’enfance en l’entendant des adultes qui nous entourent dont de nos parents et à notre tour lorsque l’occasion se présente ça devient notre porte de sortie pour démontrer au fond…qu’on est pas pire que les autres: si les autres peuvent voler, parce que c’est de ça qu’il s’agit: du vol, sans impunité, pourquoi pas nous?

« Pourquoi l’OIQ aurait-il dû se montrer plus vigilant que le Directeur général des élections, le Bureau de la concurrence ou la police? »
Comparaison, comparaison, comparaison…au fond ça revient à ce que j’écrivais au point précédent. Et ça m’écoeure tout autant.
Il n’y a qu’une bonne réponse: parce que c’était votre job, point à la ligne. Vous aviez et avez toujours une obligation de résultats sans égard aux résultats des autres. Votre note de passage tant qu’à moi vous appartient, et n’a rien à voir avec la note des autres. (On sait tous que même au niveau universitaire ce n’est plus comme cela que ça se passe…)

« Cette semaine, l’OIQ a rappelé qu’il était à l’image de la société civile pendant de nombreuses années: en manque d’outils et de moyens pour enquêter sur la corruption, la collusion et le financement illégal. »
Faux. La société civile, elle, n’a aucune obligation de surveillance, de veiller à l’application de règles et de lois et de résultats.
Faux. Car déjà des moyens, des règles, des lois, des juristes et autres pour les appuyer, l’OIQ, elle, elle en a autant qu’elle veux.

« Et aussi en manque de volonté. »
Mais voila!
Et encore faut-il vouloir s’en servir à bon escient!

Comme je l’ai déjà expliqué partiellement à la suite d’un sujet connexe, j’ai frayé avec « ce monde » au début de mon arrivé dans le monde du travail.
C’était dans les années 1970.
J’ai constaté ce que je savais déjà.
J’ai pas fait long feu: beaucoup moins d’un an.
Je n’y avais aucun avenir. Car il me répugnait de devoir accumuler des renseignements pour savoir les préférences de chacun de mes interlocuteurs, ayant de près ou de loin, même de très loin, des intérêts à se faire valoir (sans valeur tant qu’à moi) pour revendiquer son ti ou gros nanane avant même de vanter les produits que j’avais à vendre.
C’était comme si, tout ce qui est « gratuit » tombait d’un arbre.
Existe-t-il l’arbre à gratuits?
Je ne savais pas!

Ce qui me chagrine le plus, c’est qu’en 2014 on ne soit pas plus avancé qu’en 1970 ou qu’en 1930, ou qu’en ????

C’est certain qu’il y a des gens qui sont honnêtes?
Honnête comment? Intégrité, probité, droiture, franchise, bonne foi, qui n’étire pas l’élastique et quoi d’autres? Honnête dans tous les sens et non seulement à ses heures. Qui a la même en tout temps, pour lui-même, pour sa famille, pour les autres, envers ceux avec qui il a des différents?
Dans ma famille? J’en connais pas!
Dans mes amis? J’en connais pas!
Dans mes connaissances? J’en connais pas!
Dans mes confrères de travail? J’en connais pas?
Dans ma vie (j’approche le 65 ans)? J’en ai connu peu, que quelques uns et que quelques unes, -que dans les moments que je les ai connus- ils ont eu un comportement irréprochable et honnête!

Et vous?
Soyez honnête!?!

Ces efforts ont-ils permis de transformer la culture d’entreprise en haut de la pyramide? Les Pierre Lacroix de ce monde sont-ils définitivement mis sur une voie de garage? Il faudra s’en assurer pour que tous ces efforts ne soient pas faits en vain.

À la lumière de ce que l’on voit, ce que l’on observe, ce que l’on entend. On peut se demander s’il n’y a pas une culture de la corruption. Tout comme on peut se demander s’il n’y a pas une sorte de culture mondiale de la corruption.

Lorsqu’on suit un peu l’actualité internationale, on s’aperçoit que ce thème est présent presque partout et qu’il s’invite allègrement dans plusieurs élections, comme les récentes élections en Inde où ce thème était central dans cette campagne.

Avec l’ouverture des marchés à l’échelle planétaire, avec des firmes d’ingénieurs-conseils qui prospèrent et croissent grâce à l’international et dont on sait désormais que plusieurs contrats sont signés par l’entremise de « pots de vins » ; pourquoi s’étonner ou se formaliser que ce qui peut être bon pour la Lybie ou pour l’Algérie s’entende également pour nous au Québec.

Ceux qui se sont penchés sur les misères de la construction du Stade olympique savent ou se rappellent très bien qu’à l’époque tout le chantier était contrôlé par la mafia. Il y avait déjà collusion et corruption. Pourtant je me souviens pour avoir abordé ce sujet voici une vingtaine d’année avec un responsable d’une importante firme de travaux publics d’ici qui était engagée dans ce projet, lequel mettait la responsabilité des surcoûts élevés sur les supposées incohérences du projet de l’architecte Taillibert.

Bref, si ça avait coûté cher, c’était « encore » à cause de ces « connards » de français 🙂

Pourtant le même Roger Taillibert qui compare la collusion et la corruption à une gangrène, déclarait en 2011 au journal Le Devoir : « J’ai l’impression qu’au Parc olympique il y a eu une naissance : la naissance de la corruption organisée, la naissance du vol, du rejet du travail bien fait et du sabotage. Je pense que rien n’a changé et que cela a même évolué. »

— Alors qui dit vrai ?

J’espère que la Commission Charbonneau contribuera pour le bien de tous à mettre en place des pratiques professionnelles plus saines qui favoriseront l’octroi de contrats aux plus méritants. J’entends par méritants ceux qui s’engagent scrupuleusement à respecter les coûts de la production tout en exerçant un contrôle de qualité de tous les instants.

Bravo Serge pour vos sages paroles. En effet, on est rendu là; une culture mondiale de la corruption, pas seulement au Québec.

Sauf que l’équivalent du stade olympique actuel: le projet en ppp si cher à madame Forget ancienne ministre des finances du Québec et libérale très influente sous Jean Charest, soit le projet gouverné par le grand ami de l’actuel premier ministre, le docteur Philippe Couillard aussi libéral, soit le centre hospitalier des anglophones de Montréal qui se vantaient de son dérouler tellement mieux que celui des francophones, lui, a coûté aussi cher à cause d’un anglâ d’Angleterre entre autres, considéré comme essentiel et emmené ici par le fameux docteur Porter, à la place d’un soi-disant connard de français!
-D’ailleurs, pourquoi encore 2 systèmes hospitaliers et scolaires dans les années 2000 au Québec et à Montréal, basés sur la langue, alors qu’il n’y a qu’une seule langue officielle au Québec???-

Sécurité du public – Quand les tribunaux s’emmêlèrent, la complaisance des ingénieurs devint de mise!

En 2003, le syndic de l’OIQ investiguait encore les causes de l’effondrement du viaduc du Souvenir!

Et le 27 octobre 2003 le Comité de discipline de l’OIQ blâmait un ingénieur de Dessau pour avoir donné des avis incomplets – en fait il avait complaisamment apposé sa signature sur le plan d’un coffrage qu’il était sensé avoir vérifié, sans égard quant-aux erreurs de calcul selon lesquels l’ouvrage «ne serait pas en mesure de reprendre les charges vives susceptibles de le solliciter».

Il y avait là comme une manière de minimiser les sanctions aux regards des gestes posés et de leurs conséquences vis-à-vis de la sécurité du public.

Mais au regard de Dessau/Ville de Laval, le blâme était de trop et risquait de compromettre la base même de ces mécanismes de collusion/corruption qu’ils voulaient si savamment orchestrer!

Ainsi l’ingénieur qui fut blâmé par le Comité de discipline en 2003 alla plaidé sa cause devant le Tribunal des Professions qui le 7 juillet 2005 lui donna raison contre l’OIQ – validant de fait le principe des signatures de complaisance – ce qui à postériori validait aussi les prétentions des ingénieurs (tels ceux de Génivar) à écarter et à discréditer leurs collègues trop intègre à leurs yeux.

Il faudra attendre le 6 novembre 2006, juste après l’effondrement du viaduc de la Concorde, pour que la Cour d’Appel se ravise et élargisse les obligations déontologiques de chaque ingénieur bien au-delà de ses obligations contractuelles, « pour tout les actes qu’il pose en dehors de son mandat, mais dans l’exécution de ses activités professionnelles ».

Sam Hamad était chez Roche à l’époque. Il avait donné 2,500$ au PLQ dans Louis-Hébert sous son nom et un une autre 2,500$ sous le nom de S. Hamad.
Ah la grande époque!
Ceci dit, on voit que ce n’est pas tant la corruption qui était le problème que le système mis sur pied par René Lévesque qui était dépassé dès les années 90

Tellement facile à arrêter tout ça , il faut juste une volonté politique de passer une loi sur le financement et les dépenses de l’état

Encore plus facile: RÉDUIRE la taille et l’influence de l’État et privatiser ce qui peut logiquement l’être.

M. Miles, votre jupon partisan séparatiste dépasse,vous devriez n’écrire que dans le Devoir. Pourquoi ne parler que du PLQ et ne jamais toucher aux magouilles péquistes?

Peut-être parce que de ce temps-ci, elles sont très,mais très visibles…impossible de faire semblant de ne pas les voir!
Ne jettons pas le bébé avec l’eau du bain mais essayons toutefois de bien le laver!

Fleurette, il y a TELLEMENT plus à dire sur le PLQ…. Ce parti a toujours plu attiré des gens d’affaires… intéressés par les privilèges et le copinage….

Mais pour se protéger des méchants séparatistes…Plusieurs préfèrent tout de même voter pour ce parti culturellement corrompu (:-)

On a bien compris que le Québec est l’un des endroits les plus corrompus de la planète et la raison en est pourtant fort simple: l’État tentaculaire et monopolitique est beaucoup trop présent et il y a beaucoup trop de pouvoir entre les mains de trop peu de gens.

LA solution? Si simple…: RÉDUIRE la taille de l’État actuellement obèse et coûteux et redonner aux citoyens québécois le LIBRE CHOIX de se procurer des services là où il le VEULENT et non là où les fonfons les forcent à se les procurer.

Notre modèle étatique caractérisé par le nivellement par le bas, par l’inertie statique et par la protection des parasites et surtout, que personne au monde n’imite, est en fin de vie. Nous devons en choisir un plus efficace et plus productif avant que nos créanciers le fasse à notre place et le SEUL système qui peut nous sortir de la caverne dans laquelle nous a enfermé le système socialiste est de redéfinir le rôle de l’État en le rapetissant à son minimum et de privatiser tout ce qui peut l’être.

C’est le genre de réflexion, quand on a le cerveau bien ancré dans la bêtise.

Ah…parce que vous voudriez donner encore plus d’argent et de pouvoir aux Libéraux de Philippe Couillard à Québec ainsi qu’à Harper à Ottawa?

Vous me surprenez au plus haut point Marc.

Et ainsi encore plus de nos taxes et de nos biens collectifs, de milliards de chiffres d’affaires non déclarés pourront s’en aller directement dans les paradis fiscaux!
Pourquoi pas?
Ça se défend?????????

Et vous François 1 combien en moyenne envoyez-vous à l’abri des taxes et impôts chaque année dans les paradis fiscaux?

Tiens…guéri de votre dépression du 7 avril???

Les paradis fiscaux existent parce que les enfers fiscaux existent.

Plus l’État est petit et moins il a besoin de taxer et d’imposer son peuple pour fonctionner; donc, le peuple étant moins imposé et moins taxé ne sera pas du tout porté vers les paradis fiscaux vu que leur pays serait devenu un paradis lui-même. C’est toute la beauté du système que je préconise tout comme tant d’autres Québécois (80% sont en faveur des COUPURES!!!).

Un pas à la fois, la raison et le gros bon sens du capitalisme et du libertarisme reviendront nous guider telle la lumière qui perce les ténèbres.

Alors demandons à Philippe Couillard de vous céder sa place – la lumière jaillira sur le pauvre peuple et il sera alors sauvé de toutes ces calamités socialistes.

Autrement dit si les plus riches volent les autres qui les entourent c’est à cause du taux trop élevé de taxes et des impôts et c’est tout-à-fait justifiable.
J’imagine que vous n’aurez pas d »objection lorsque « votre » système qui existe déjà, le canada étant aussi un très grand paradis fiscal, mais lorsqu’en plus on aura réussi à minimiser encore bien d’avantage les charges au quelques milliers d’individus qui possèdent déjà 70% de tout, et que par conséquent il n’y aura presque plus de services pour les autres et qu’en plus ils ne pourront pas se les payer eux-mêmes en enrichissant les premiers encore plus, donc vous n’aurez pas d’objections que les plus pauvres les volent et les agressent pour pouvoir se loger et se nourrir?

« Autrement dit si les plus riches volent les autres qui les entourent c’est à cause du taux trop élevé de taxes et des impôts et c’est tout-à-fait justifiable. » (sic)

Ce à quoi je réponds:

http://argent.canoe.ca/nouvelles/pauline-marois-pourra-rouler-en-ferrari-24052014

Donc, vous admettez finalement que votre Pauline (et son mari) nous ont volé? Il était temps…d’où sa comparution en commission parlementaire qu’elle a esquivé en déclenchant les élections qui devaient finalement faire subir à son parti la PIRE dégelée de son histoire.

Les riches qui « possèdent tout » l’ont gagné (ils ont passé plus de temps sur les bancs d’école, ont trimé plus fort que les autres, ont sacrifié leur vie personnelle et familiale, etc…ce que peu de gens sont prêts à faire!) et rien, absolument rien au Canada n’empêche les autres d’accomplir les efforts nécessaires pour aller les rejoindre. Votre pensée socialiste est basée sur l’envie et la jalousie et rien d’autre. Vous voulez le beurre, l’argent du beurre et le cul de la fermière sans faire d’effort.

«Notre société est comme une charrette; il y a quelques chevaux devant qui tirent et une grande quantité de gens assis à l’intérieur qui se font promener. Si on cesse de nourrir les chevaux, on risque de les voir aller s’asseoir dans la charrette, ce qui pourrait mettre fin au voyage».

La plupart des services qui nous sont fournis par l’État peuvent facilement l’être par le privé et à bien meilleur coût. TOUS y gagneraient, incluant les plus démunis.

Si votre système était si bon, pourquoi ne l’a-t-on pas essayé quelque part sur la planète ? On a essayé le communisme, sans succès, mais on l’a testé, on a essayé le socialisme avec ses succès et ses échecs. Maintenant, ici et en Europe, on préfère appliquer des mesures de « rigueur » dans un système capitalisme moribond plutôt que se livrer au libertarisme. Il doit bien y avoir une raison, non ? C’est que ça ne fonctionne pas.

Au contraire.

Les USA fonctionnent, la Grande-Bretagne fonctionne. Même la Suède, ex-pays fétiche des gauchiste a dû rétropédaler et ça fonctionne maintenant.

Voyez ce qui se passe en France socialo-gauchiste où l’extrême droite prend de plus en plus d’ampleur suite aux catastrophes engendrées par les gauchistes. Ce pays en pleine débandade n’aura d’autre choix que d’adopter des mesures draconiennes pour se sortir du marasme épouvantable dans lequel il est plongé.

La philosophie de la gauche est maintenant épuisée. Elle a sucé tout le sang qu’elle pouvait du pauvre peuple et elle n’a jamais produit les fruits promis. Au contraire, elle a précipité les pays qui ont adopté cette idéologie étriquée basée sur l’envie et la jalousie dans un précipice profond et duquel il est extrêmement difficile d’en sortir.

«Notre société est comme une charrette; il y a quelques chevaux devant qui tirent et une grande quantité de gens assis à l’intérieur qui se font promener. Si on cesse de nourrir les chevaux, on risque de les voir aller s’asseoir dans la charrette, ce qui pourrait mettre fin au voyage».