Les orphelins de Jean-Martin Aussant

Photo: Jacques Boissinot / La Presse Canadienne.
Photo: Jacques Boissinot / La Presse Canadienne.

Avec le départ de Jean-Martin Aussant, la scène politique perd le pédagogue de l’option souverainiste le plus prometteur de sa génération.

En quittant d’un trait la chefferie d’Option (ON), il laisse aussi derrière lui de nombreux orphelins politiques pour qui la promesse d’un nouveau chapitre se ferme brutalement.

Sur sa page Facebook, un message parmi plusieurs résumait le sentiment dominant chez ces derniers: «Les deux bras viennent de me tomber. Je suis sous le choc. Je salue le choix, tout en étant inquiète des conséquences. Bravo à un homme qui assume l’importance de la famille! Mais quelle tristesse de perdre, au moins pour quelques années, celui qui était le moteur et la motivation de beaucoup d’entre nous, le plus allumé de tous les chefs!».

Dans son entourage, certains se disaient carrément catastrophés.

À 43 ans, Jean-Martin Aussant dit avoir constaté ne plus pouvoir mener de front ses «deux chantiers» – sa famille et la politique active. Or, pour les 8 000 membres de son parti et tous ceux qui voyaient en lui le «prochain» Jacques Parizeau, c’est une véritable onde de choc.

Fondé tout juste en février 2012 et hormis son membership en croissance constante, Option nationale comptait pourtant déjà sur quelques appuis de taille. En commençant par l’ex-premier ministre et ex-chef péquiste, Jacques Parizeau. Cet appui était lourd de sens. Autant pour ON que pour la direction du PQ, dont M. Parizeau est terriblement déçu.

Comme je le rapportais ici en mars dernier, au premier congrès d’ON, M. Parizeau disait même souhaiter voir ce nouveau parti devenir le «levain dans la pâte» du mouvement souverainiste. Sa confiance en Jean-Martin Aussant était absolue. Tout comme l’espoir qu’il fondait sur son enthousiasme, de même que sur la clarté et la modernité de son discours. Certains dans la salle se disaient même qu’un Pierre Bourgault aurait sûrement, lui aussi, noté ses talents.

Option nationale ne déborde pas aujourd’hui de militants «jeunes» pour rien…

En effet, il y avait à ce congrès plus de mille membres dont la vaste majorité était composée de jeunes militants éduqués et provenant de milieux professionnels variés. Ce qui avait considérablement ravi l’ancien premier ministre.

À l’annonce de la démission de M. Aussant, Lisette Lapointe – ex-députée démissionnaire du PQ, militante active d’ON et épouse de M. Parizeau -, exprimait sa propre consternation en ces termes: «Cher Jean-Martin, Ce n’est qu’un au revoir! « Nous nous reverrons, la cause est trop importante. Bon courage et bon vent.»

Or, cette même formule reprise par Jean-Martin Aussant en conclusion de sa lettre ouverte aux membres d’ON – «ce n’est qu’un au revoir pour la suite des choses» -, risque surtout de fragiliser grandement ce jeune parti.

Les cimetières ont beau être remplis de gens irremplaçables, lorsqu’un parti perd son chef-fondateur aussi rapidement, la traversée du désert peut se faire longue et parfois, fatale. Option nationale est en effet la création et la créature de Jean-Martin Aussant.

Ses proches – même s’ils sont surpris de son départ -, savent néanmoins à quel point les circonstances personnelles et familiales dont il a parlées sont réelles – et non pas le prétexte classique qu’on entend trop souvent en politique pour justifier une démission. Elles aident aussi à expliquer sa visibilité réduite depuis le congrès d’ON.

Quiconque visionne son point de presse est également à même de constater que l’homme ne quitte pas son parti de gaieté de cœur. Ceux qui, sans connaître ses circonstances personnelles, épiloguaient néanmoins aujourd’hui sur un présumé manque de résistance chez Aussant, auraient mieux fait de se garder une petite gêne sur ce point.

***

Un succès étonnant

Auprès de ses membres, la popularité et le pouvoir d’attraction politique de Jean-Martin Aussant étaient immenses. Sans cela, il n’aurait jamais réussi à convaincre 120 candidats de se présenter pour ce tout jeune parti à la dernière élection. Sans ce pouvoir d’attraction sur le plan des idées et de la communication, le recrutement d’un Jacques Parizeau eût été tout aussi impensable. Tout comme celui de 8 000 membres ou la tenue d’un premier congrès dont tous les observateurs ont souligné le succès étonnant.

C’est pourquoi sa ou son successeur devra être également une personnalité forte aux talents de communicateur aguerri et aux idées claires. L’adhésion des moins de 45 ans et la survie de ce parti l’exigent.

Sinon, ON peinera à tenir le coup en attendant – pour reprendre les mots de son chef sortant – que sa «situation familiale soit plus propice à un engagement aussi intense et entier que celui de faire de la politique active».

Cette attente est d’autant plus risquée pour ON que la prochaine élection générale pourrait avoir lieu dès le printemps prochain. Bref, le «timing» de la démission de son chef, aussi involontaire soit-il, tombe au pire moment possible pour ses troupes.

Après la démission toute récente du président de Convergence nationale, Jocelyn Desjardins, de même que la quasi implosion de ce mouvement cherchant en vain à rapprocher ON, Québec solidaire et le Parti québécois d’ici les prochaines élections, le départ de Jean-Martin Aussant est une fissure de plus parmi tant d’autres dans le mouvement souverainiste. Et pas n’importe laquelle.

***

La souveraineté n’a rien d’inéluctable

Pour le mouvement souverainiste, en l’absence depuis le dernier référendum du seul élément capable de le cimenter – un engagement clair du PQ à tenter de réaliser son option s’il forme un gouvernement majoritaire -, les fissures ne cessent en effet de s’y accumuler.

Sur son fil twitter, qualifiant de «timides» les «convictions indépendantistes» de la première ministre, Jocelyn Desjardins disait regretter le départ de M. Aussant. «Sa présence dans le paysage indépendantiste», écrivait-il, «me rassurait en quelque sorte».

Dans sa lettre ouverte, M. Aussant envoyait quant à lui ce «message aux souverainistes» :

«Continuez, vous avez raison. La souveraineté est incontournable et nécessaire et le destin naturel de la nation québécoise est de pouvoir décider elle-même de ce qu’elle devient et de comment y arriver. Lois, impôts, traités, voilà ce que toutes les nations du monde devraient pouvoir contrôler elles-mêmes.»

On comprend qu’un chef veuille chercher à consolider l’espoir chez ses troupes au moment de son départ. La réalité des choses, par contre, est qu’à l’instar de son appartenance au Canada, la souveraineté du Québec n’a rien d’«incontournable» ou d’inéluctable.

Les peuples n’ont aucun «destin naturel» sur cette terre. Ce sont encore les hommes et les femmes qui font l’histoire. Ils la font d’autant mieux quand ils ont la chance d’avoir un leadership politique à la hauteur des circonstances qui se présentent à lui. Le Québec ne fait pas exception à cette règle.

C’est pourquoi le départ d’un Jean-Martin Aussant sera reçu par plusieurs comme un appauvrissement évident d’un mouvement souverainiste déjà fragilisé depuis plus de quinze ans.

Si les Bernard Drainville, Véronique Hivon et Pierre Duchesne – entre autres membres de la relève péquiste -, sont aussi des gens de conviction, sans un leadership plus déterminé sur cette question centrale, à l’instar de leurs collègues, leurs énergies vont inévitablement à une «gouvernance» qui prend toute la place. Parfois pour le meilleur et trop souvent, pour le pire.

Quant à Jean-Martin Aussant, comme d’autres avant lui, et non les moindres – dont un certain Pierre Bourgault -, le fait est qu’il n’aura pu trouver sa juste place au PQ. Quelqu’un, quelque part, y serait sage de se demander pourquoi.

En quittant le Parti québécois en juin 2011, Jean-Martin Aussant rappelait que sa seule raison de faire de la politique étant la souveraineté. Or, son constat à l’effet que les choses étaient «mal alignées pour la faire» au PQ, était précisément ce qui l’amenait à quitter le caucus et à fonder Option nationale. Deux ans plus tard, son constat tient encore.

***

Le renouvellement de la classe politique en sort perdant

Sur twitter, suivant l’annonce du retour de Jean-Martin Aussant à la sphère privée, certains de ses anciens collègues ont salué sa passion et sa détermination. Même si elle doit espérer en récolter des dividendes à terme – ce qui est loin d’être chose sûre -, Mme Marois le faisait également lors d’un bref et prudent point de presse en après-midi.

Le chef de la CAQ et ex-ministre péquiste, François Legault, lui levait aussi son chapeau : «Bonne chance Jean-Martin! Tu as fait preuve de cohérence. La souveraineté est la priorité…ou non…».

Pour Québec solidaire, Françoise David saluait son «travail politique», «son intelligence et l’espoir qu’il a suscité auprès de plusieurs souverainistes».

Même le Parti vert lui souhaitait la «meilleure des chances pour la suite» et ajoutait ceci :

«Vous avez redonné le goût de la politique à bien des gens. Pour ça BRAVO!»

Les prochains mois sauront dire si ce goût tiendra ou non le coup sans le leadership de celui qui, pour plusieurs, en aura provoqué l’éveil. Sans un successeur fort, la chose est nettement moins probable.

Et si jamais ON ne tient pas le coup d’ici la prochaine élection, où iraient alors les orphelins politiques de Jean-Martin Aussant? Combien voteraient pour Québec solidaire? Combien iraient au PQ? Et combien choisiraient simplement d’annuler leur vote?

De manière plus large, ce départ soulève une autre question – celle d’un renouvellement de la classe politique qui, au Québec, se fait lent et difficile.

À quelques exceptions près, l’impression est plutôt celle d’une classe politique qui, aux paliers provincial et municipal, se coopte de plus en plus entre elle. Quitte même parfois à jouer à la chaise musicale d’un parti à l’autre… ou d’un palier à l’autre.

Bien des Québécois ont pourtant hâte qu’il y entre nettement plus d’air frais et d’idées fortes. Pour plusieurs, Jean-Martin Aussant en faisait partie.

L’avenir dira si, comme il le dit à ses troupes, c’est en effet partie remise. En attendant, le temps court pour l’option souverainiste.

***

Pour visionner la vidéo de l’annonce de Jean-Martin Aussant, c’est ici.

 

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21 commentaires
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Pourquoi pas Jacques Parizeau qui l’a ouvertement appuyé? Ou Lisette? (ironie!!!).

Le séparatisme est en net déclin et ne survivra pas aux prochaines années. Aussant en a pris acte.

Bien sûr, il existera toujours des déjantés qui croient pouvoir s’attaquer à l’un des plus beaux et des plus grands pays de la planète, le Canada, mais leur nombre rapetisse de jour en jour jusqu’à ce que leur baroud d’honneur devienne inéluctable.

À voir ici combien les Québécois « apprécient » la gouvernance séparatiste:

http://www.lapresse.ca/actualites/politique-quebecoise/201306/19/01-4663151-douche-froide-pour-le-gouvernement-marois.php

Loin de faire la cabale en faveur du PQ que sans cesse je dénonce depuis le couronnement de l’usurpateur Lulu Ubu Bouchard en 1996, je me vois ici ravi de dégonfler votre balloune d’inconditionnel du parti dépendantiste liberull, qui plus est un parti atteint de la magouillite chronique; doit-on vous rappeler que lors de la dernière élection générale en septembre dernier, avec un taux d’insatisfaction de 80% du régime républicobananier en place, le parti liberull a fait élire 50 de ses laquais. En toute logique, avec 30% de gens satisfaits de l’actuel gouvernement serait-il alors possible que le PQ puisse former un gouvernement majoritaire si un scrutin général avait lieu aujourd’hui même ? De plus, il ne faut pas oublier qu’à partir de l’automne prochain les audiences de la Commission Charbonneau porteront sur l’industrie de la corruption régnant au sein de l’appareil d’État pendant les neuf années de feu régime John James…

Le départ de M. Aussant a été probablement causé par tous ces séparatistes extrémistes qui ont quitté le PQ pour se joindre à Option nationale, pendant que d’autres ont joint Québec solidaire. Certains veulent ceci, d’autres, cela, un référendum rapide, pas de référendum, l’unilinguisme francophone ou pas etc. Des revendicateurs jamais contents.

M. Aussant, s’il était demeuré au PQ, serait devenu, probablement, un ministre important qui serait beaucoup mieux placé pour promouvoir une sorte de souveraineté pour le Québec (une acceptable à une solide majorité de Québécois du genre : Un Québec souverain…dans le Canada) Comme nous sommes une nation québécoise…dans le Canada, depuis que le fédéral, incluant le Bloc québécois, a voté ce concept à Ottawa.

La simple séparation du Québec du Canada, oublions ça à moyenne échéance. Le fait que l’ON ne va pas chercher plus de 5 % des votes dans les sondages, malgré tout le charisme de M. Aussant, le confirme, même s.il en parlait clairement, tout le temps.

Les 8 000 membres de l’ON lui viennent de l’appui de Mme Lapointe, principalement de M. Parizeau qui tentait de nuire à Mme Marois qui avait résisté à une résolution de Mme Lapointe, dans un congrès du PQ…simple.

M. Parizeau voulait un parti clairement séparatiste qui irait rapidement à un référendum après son élection, comme il avait fait en 1 995. Un genre de répétition améliorée…si possible, ce que refusait de faire Mme Marois. Une troisième occasion de se faire dire NON.

M. Aussant est bien parfait et sensible et intelligent et séparatiste et tout mais, il voit bien que les Québécois ne veulent pas se séparer du Canada en assez grand nombre. Dans son dernier discours, il parle de 50 % en faveur de la souveraineté “la simple séparation”, ce qui n’est pas le cas, à moins qu’il considère seulement les Québécois francophones comme des Québécois réels. Les derniers sondages sur la “souveraineté du Québec”, pas la séparation…montre environ 38 % en faveur de ce concept assez flou.

Je crois que le départ de M Aussant est peut-être dicté par des raisons familiales? Peut-être dit-il la vérité?
Peut-être aussi avait-il besoin de nourrir sa famille, un peu de sécurité financière quoi!
Quand même drôle qu’au Québec on déplore le manque d’engagement et d’intelligence chez un politicien et quand on en trouve un, on refuse de le reconnaître.
Mais je ne suis pas inquiet pour le Bonhomme… Actuaire, ancien VP chez Morgan Stanley, comme dirais certains, le type de gars qui ne cadrerait jamais chez les souverainistes!

@ François: Oh que vous avez raison concernant le plus meilleur pays du monde! Quand je vois que 38% voteraient pour les libéraux après tout ce qu’ils ont fait, les lunettes roses (ou noires selon le cas) se vendent très très bien.

Je puis me tromper, mais je ne crois pas qu’Option nationale survivra bien longtemps à la démission de M. Aussant. Ce dernier, malgré les modestes résultats obtenus à la dernière élection, semblait incarner à lui seul le parti et porteur d’espoir pour de nombreux jeunes indépendantistes. Qui vivra verra!

Mais le véritable drame est ailleurs. Comme le souligne Mme Legault dans son billet, ce qu’on peut également retenir de cette démission, c’est qu’il semble très périlleux de concilier vie personnelle avec vie professionnelle lorsqu’on est appelé à diriger une formation politique. De nombreuses personnes de talent (pour qui la qualité de vie n’est pas un vain concept) privilégieront alors une autre voie, de sorte qu’au fil du temps, la sphère politique présente des carences évidentes sur le plan du leadership.

Alors que des aplaventristes, des rempants, des colonisés se demandent encore pourquoi il existe des personnes qui souhaitent se tenir debout, M. Aussant incarne l’idée même du citoyen qui réclame le droit entier pour sa nation de prendre toutes les décisions qui la concerne.

Son départ est triste car son intelligence, la cohérence de sa pensée et la vision qu’il nous proposait faisaient de monsieur Jean-Martin Aussant un politicien d’une classe à part. Mais l’ON subsiste. Et comme la nature a horreur du vide, il est permis d’espérer que celle ou celui qui lui succèdera sera animée des mêmes rares qualités qu’il a démontrées pendant son bref passage dans la sphère politique.

«Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté.»
[ Winston Churchill ]

Le départ de M. Aussant ,qui représentait un fort courant d’air frais au sein du mouvement souverainiste , est fort probablement un signe avant coureur de l’éventuel disparition du PQ comme parti apte à prendre le pouvoir. M. Aussant représentait le meilleur espoir de rajeunir et de moderniser l’option souverainiste et son départ laissera toute la place à la vieille génération du PQ qui veillit très mal. Mme Marois incarne cette mouvance et sa descente aux enfers dans les sondages démontre l’incapacité de la veille garde souverainiste de s’adapter au Québec d’aujourd’hui.

D’ici un an il y aura des élections et le PQ arrivera bon troisièeme et subira le même sort que deu l’Union Nationale.

Peut-être avez-vous raison. Mais il existe d’autres hypothèses dont notamment celle qui ferait de l’ON le stimuli provoquant des changements bénéfiques au sein des autres partis politiques préconisant la souveraineté du Québec.

Pour certaines personnes enfermées dans leurs propres convictions il est simplement impossible que des changements puissent se faire dans l’opinion publique. Ils ne peuvent tout simplement pas envisager une évolution de la société où ils vivent. C’est une erreur fondamentale. Il y a très peux de citoyens qui, dant les années ’40 ont vu venir la «révolution tranquille» du Québec qui a eu des allures de quasi tsunami notamment pour le rôle et l’importance de la religion mais surtout de l’Église catholique dans notre société.

Je ne crois donc pas que les jeux soient déjà faits en ce qui concerne l’avenir des partis politiques et encore plus l’avenir des différentes options qu’ils défendent. Mais qui sait ? Peut-être aurez-vous raison.

«Ce que la chenille appelle la fin du monde, le Maître l’appelle un papillon.»
[Richard Bach]

Jean-Martin Aussant était carrément le leader politique le plus inspirant sur la scène politique au Québec. Je suis moi aussi assez remuée par sa démission. J’avais déjà décidé de voter Option Nationale aux prochaines élections provinciales. Je le ferai toujours… si j’ai un candidat dans ma circonscrption, car pour un parti aussi récent le pouvoir d’attraction majeur est le chef. M. Aussant réussissait mainenant à avoir l’attention des médias et je suis à peu près certaine qu’il aurait été invité au prochain débat des chefs.
Je comprends le souci de M. Aussant d’avoir plus de temps pour sa famille (je pense que c’est davantage cela que la question d’amener du pain sur la table car à 87000$/an (le salaire que son parti lui avait voté) ça ne devait pas poser de problème). Mais son timing est très mauvais.
J’ose du moins espérer que ce retrait n’est que temporaire.

Dommage ! Etant un souverainiste de centre-gauche et ayant toujours voté pour le PQ , un parti qui n’est plus l’ombre de lui-même , je voulais donner mon vote a l’ ON lors de la prochaine élection . Je trouve le jeune Aussant très intéressant et l’enthousiasme des jeunes qui forment le membership de l’ON est contagieux . Par contre je peux comprendre que de tenir a bout de bras une formation politique en plus d’être un jeune père de famille cela doit être assez difficile a vivre . Les autres chefs actuel des partis politique du Québec n’ ont pas a vivre une situation semblable .

L’avenir appartient aux jeunes et ce que je vois des partis politiques comme le PQ , le PLQ et la CAQ , ce sont de » vieux » politiciens ( ici je ne parle pas de l’âge des individus ) qui font de la vieille politique , avec les vieux discours raccoleurs et superficiels de toujours . Le PQ a la sauce Marois est imbuvable . Le PLQ a Couillard demeure le PLQ et Couillard demeure Couillard , donc rien de rassurant pour le bien-être du Québec , et très rassurant pour celui du Canada . Legault et sa CAQ ce sont de vieux polticiens de toutes allégeances , opportunistes crasses , dont le chef est aussi obsédé par le pouvoir que Pauline l’était avant son couronnement . Tant qu’a Québec Solidaire , il sont de gauche certes mais tellement peu souverainistes !!!!!

Donc , pour un souverainiste de centre-gauche comme moi qui trouvait l’ énergie et la passion d’un jeune comme Aussant rassurante et réconfortante je devrai laisser passer le temps et prendre une décision concernant mon appui électoral le moment venu ! Je ne sais pas pour qui je voterai mais je sais pour qui je ne voterai jamais , le PLQ et ses sbires malodorants , les petits opportunistes de la CAQ et un PQ a la sauce Marois .

Bonjour,

Bien sûr, ce que nos amis du Parti Québécois doivent être contents de cette démission de Monsieur Jean Martin Aussant qui joua fort bien son rôle d’étoile tout à fait filante dans le firmament nationaliste. Une autre parmi tant d’autres. Monsieur Jean Martin Aussant joua son rôle de réactionnaire l’an dernier alors que le petit navire péquiste prenait l’eau.

Et rien que pour dire, Monsieur Jean Martin Aussant jouait allègrement dans la talle des péquistes tout en ne prononçant » Jamais » le mot indépendance en préférant surfer tout comme le Parti Québécois sur la pseudo souiveraineté-associative dans la semaine des quatre jeudis, peuchère ! Et pas tout à fait assez naïf pour enfourcher le concept de l’indépendance qui ne rallie presque personne excepté un 10 % et un peu plus de nostalgiques. Tout comme Monsieur Bernard El Latino Landry vient de clamer haut et fort, souveraineté « ne veut rien dire » après plus de 45 ans de zigonnage pour empêcher l’indépendance factuelle du Québec de naître. La souveraineté-association était le sac brun qui occultait la véracité du projet qui ne fut que du vent…… Avec plaisir, John Bull.

Beau PQ bashing ici. M. Aussant démissionne de l’ON et c’est le PQ qui écope. Ayoye les séparatistes en colère qui s,en prennent à d’autres séparatistes-frères…d’un autre lit !

Il y a un certain nombre de jeunes qui ont joint l’ON de M. Aussant mais la très grande majorité sont très loin de s’intéresser à la séparation du Québec du Canada, ils veulent un bon travail, des bonnes possibilités de réaliser, l’affection,une automobile, un logis, des vacances etc La constitution du Québec…bof..

Le PQ écope de toute façon et ce n’est ni la faute de l’ ON ou de Québec Solidaire . Et justement les créations de Québec Solidaire et de l’ ON sont directement reliées au PQ imbuvable de Lucien Bouchard et ensuite celui de Pauline Marois . Actuellement le gouvernement péquiste est dans les cables et ce n’ est ni la faute des opportunistes caquistes ou du parti de la corruption , le PLQ , mais plutôt a cause d’une gouvernance improvisée , cafouilleuse et incompétente . Pauline Marois et Lucien Bouchard sont les principaux responsables de la déchéance de ce parti politique qui fût un grand parti souverainiste jusqu’a 1995 .

Avec l’ ON et Aussant les souverainistes de centre-gauche trouvaient enfin un parti a leur ressemblance . Aussant en était la pierre angulaire et son départ risque de signifier la mort de ce jeune parti . Mais je ne crois pas que les militants et les supporteurs de l’ ON iront rejoindre le PQ a la sauce Marois , un parti politique a l’image de l’ ancienne ADQ avant que ce parti se transforme en parti consevateur québécois . Le PQ actuel et la CAQ pourrait se fusionner sans problème tellement ils se resemble .

Le PQ a fait une gaffe avec la nomination de Pauline Marois comme chef . Avec un autre chef que cette politicienne mal-aimée du grand public le PQ aurait un gouvernement majoritaire et sûrement un gouvernement digne de ce nom .

Avant de tirer des conclusions définitives sur l’option du pays. Il faudra voir la situation dans 15 mois. Le départ de J.M.Aussant de son parti à première vue a tout le contraire d’un P.Bourgault qui à partir de zéro bâtit par le RIN une voie d’avenir et détermine avec aussi d’autres dont R.Lévesque l’état de la politique au Québec pour les 30 prochaines années à partir de 1962. Il va falloir disparition ou pas d’Option nationale que des politiciens se réveillent au PQ parce que paradoxalement le vide du départ de J.M.Aussant pourrait se révéler dangereux pour le PQ. Les sondages s’attachent à un politicien et voilà on créé du vide à partir d’une supposée figure. Justin Trudeau est en politique plus le cas pour J.M.Aussant. Il faudra que B.Drainville montre un tableau crédible de premier ministre potentiel parce que le règne de P.Marois ne saura être long à moins d’une surprise importante. Plus que la souveraineté en état de suspension, de congélation. L’élection ou réélection des libéraux à Ottawa et Québec ne produira que médiocrité politique.

Selon les sondages, les libéraux aspirent au pouvoir, une situation comparable aux années 70 en se rappelant le pouvoir des P.Trudeau et R.Bourassa.

Ce qui m’inquiète le plus au sujet du départ de M. Aussant, c’est que les militants s’identifiaient beaucoup à lui, et qu’étant une très jeune formation, ON n’a pas eu le temps de développer sa propre culture. Elle n’a pas encore de racines, et peut disparaître plus facilement. C’est cela qui me turlupine. Mais je constate autour de moi que les militants ont décidé de tenir bon à travers la tempête. Je suis rassurée pour l’instant, mais demeure consciente de la fragilité de la situation.

J’ai trouvé particulièrement détestable la réaction des vautours péquistes, qui se délectaient à la vue de possibles proies. C’est vraiment inconvenant et irrespectueux. Je pense qu’au lieu d’attirer vers le PQ, ce geste va en éloigner des militants d’ON à tout jamais.

M. Asselin,

Si le PQ a le dos dans les câbles, l’ON doit bien être, avec son 4 %, couché par terre. Il a peut-être le vent dans les voiles mais ses voiles doivent être très petites, malgré tout le charisme et l’intelligence de M. Aussant, qui n’a pas cessé de parler de séparer le Québec du Canada, pendant les 2 dernières années, ce qui a fait baisser légèrement cette option constitutionnelle en bas de 40 %, même si une majorité de ceux qui déclarent qu’ils vont voter OUI à la souveraineté du Québec, croient, comme en 1 980 et en 1 995, que le Québec continuerait avec un lien canadien.

La simple séparation ne va pas chercher plus de 12,5 % de « séparatistes », raison principale du retard à tenir un troisième référendum, après ceux de la souveraineté-association et de la souveraineté-partenariat. Aucun ne portait sur la simple souveraineté « la séparation », pour la simple raison que le OUI aurait été battu trop largement. (Les sondages le confirmaient)..

.

Lâchez-nous avec votre ritournelle ridicule de % concernant la souveraineté du Québec . Actuellement le % d’appui envers votre parti et votre chef Pauline est rachitique . L’ ON n’est pas et n’était pas dans la course au pouvoir de toute façon , étant un jeune parti politique , mais votre gouvernement péquiste est tellement » poche » que ce sont les libéraux de Couillard qui mène dans les sondages . Une vraie honte !

Dans un avenir pas si lointain peut-être que nos dinosaures de politiciens comme Couillard , Marois et Legault seront remplacés par des plus jeunes comme Aussant , ce qui me permet d »espérer un meilleur sort pour le Québec que l’environnement politique actuel .

Fêter la Saint-Jean quand le PQ qui est au pouvoir ressemble comme deux gouttes d’eau aux caquistes opportunistes de Legault et que le parti de la corruption libérale mène dans les sondages c’est assez triste merci ! Actuellement la vraie fête de la province de Québec sera la semaine prochaine , la fête du Canada . Je verrais bien Pauline Marois et François Legault agiter un petit drapeau canadien , comme Pauline frappait ses chaudrons il n’y a pas si longtemps .

Je dis chapeau! Voilà un homme qui a le sens des valeurs. Ses priorités sont fermement établies.

Il n’a que 43 ans. Dans 20 ans il n’en aura que 63. Qui sait, peut-être jugera-t-il bon de revenir un peu avant, dépendant de l’éducation de ses enfants.

Chose certaine, c’est un honnête homme. Pas un carriériste.

Un parti sérieux ne peut dépendre d’un seul homme. La cause est grande, noble, elle doit avoir plusieurs chevaliers pour la défendre.

A suivre…

@ Gilles Bousquet

« Si le PQ a le dos dans les câbles, l’ON doit bien être, avec son 4 %, couché par terre. »

ON n’a jamais levé. Un peuple, ce sont des suiveux et ils suivent les partis les partis important. Aussant à joué les opportunistes et il paye pour.

Pour le PQ, il a décidé de ressembler au PLQ et au CACADQ. Il va le payer cher, probablement de sa mort.
Si les trois partis se ressemblent, c’est le succès magistral politique des grands financiers et à vos dépens pardessus le marché, puisque c’est majoritairement la population qui paye pour faire vivre ces trois partis.

« …ceux qui déclarent qu’ils vont voter OUI à la souveraineté du Québec, croient, comme en 1 980 et en 1 995, que le Québec continuerait avec un lien canadien. »

Vieille affirmation des années 70 aujourd’hui sans fondement comme tout fédéralises.

En 1980 le oui était à plus de 40% après les peurs du fédéral, en 1995 le oui était à 50% après les peurs du fédéral fait aux immigrants et en trichant sur les votes. En 2009 selon un sondage commandé pas le Bloc, à la question: » Voulez vous que le Québec devienne un pays souverain », le réponse était OUI à plus de 47%.

C’est ce qui dément les affirmations de peurs sans fondement fédéralistes comme les vôtres où chacun des milliers de fédéralistes à son pourcentage.

Un Québec souverain comme le fédéralisme, ça se vend exactement comme les cornflakes Kellogg. C’est un question d’argent investi.

Heureusement pour les fédéralistes la population à payé des milliards pour faire de la promotion afin de garder le Canada d’un seul bout. Malheureusement pour certains, il ne se fait pas de promotion de la souveraineté, le PQ n’en a jamais fait.

Sous Harper, les Québécois se foutent de plus en plus du Canada et il est là encore pour un minimum de 6 ans pour détruire le Canada.

Youlle écrit : «En 2009 selon un sondage commandé pas le Bloc, à la question: » Voulez vous que le Québec devienne un pays souverain », le réponse était OUI à plus de 47%. »

C’est ça, un sondage commandé par le Bloc sur le pays du Québec, pas trop neutre ça.

Si les Québécois s’enrichissaient beaucoup en se séparant du Canada, pourquoi, à votre avis, est-ce que nos riches entrepreneurs québécois sont à peu près tous fédéralistes ? Ils auraient peur de la prospérité québécoise dans un Québec séparé du Canada ?

Du temps qu’il Était député du PQ, M. Aussant a fait le tour du Québec avec l’ABCD de la souveraineté en plus de parler continuellement des avantages de la souveraineté du Québec, depuis 2 ans, est-ce qu’elle se porte mieux maintenant ?