Les patrons québécois moins voleurs que les Ricains !

Comment les patrons québécois et américains célèbrent-ils la fête du Travail ? En respectant leurs travailleurs ? Et si oui, jusqu’à quel point?

Commentateur de droite apprenant que le taux de chômage est moins élevé au Québec
Commentateur de droite apprenant que les patrons québécois sont moins irrespectueux des salariés que les patrons américains.

Cet épisode de la série « Temps dur pour les détracteurs du modèle québécois » compte parmi les textes de société les plus durs, les plus tristes, les plus décourageants que j’aie écrits.

Oui, il démontre que le Québec s’en tire mieux que les États-Unis. Mais il illustre cependant avec force le sans-gêne avec lequel des centaines de milliers de patrons sur le continent n’hésitent pas à spolier le travail des salariés non syndiqués.

Le tableau qui suit est tiré de deux  études menées depuis 2005 : une dans trois grandes villes américaines réalisée par un groupe d’universitaires, l’autre au Québec par la Commission des normes du travail.

Taux de non-respect des droits
des travailleurs non syndiqués

Au cours du dernier mois, pourcentage de salariés affirmant :

Québec

États-Unis

Avoir été payés moins que le salaire minimum

2 %

26 %

Avoir travaillé certaines heures non rémunérées

37 %

70 %

Avoir eu leurs heures supplémentaires payées en temps simple

31 %

76 %

Avoir dû travailler pendant les pauses repas

29 %

58 %

PERTE SALARIALE

13 millions $ par mois pour le seul temps supplémentaire impayé

15% de rémunération en moins au total

Quelques précisions :

Salaire minimum. Aux États-Unis, les 26% des salariés affirmant avoir reçu moins que le minimum affirme que la baisse était de 1$ de moins l’heure dans la plupart des cas. Sur un salaire minimum alors de $5,15).  Un vol de près de 20% de ce qui leur était légalement dû.

Temps supplémentaire. Aux États-Unis, où le temps supplémentaire est dans le tiers des cas non désiré, le temps payé sans majoration équivaut à une moyenne de 11 heures par semaine.

Vacances. Pour les travailleurs permanents, au Québec, des patrons empêchent 13% des salariés de prendre la totalité de leurs vacances. De cette proportion, la moitié ne peuvent prendre un seul jour ! Parmi ceux qui ont eu des vacances, 6% n’ont pas reçu de paie de vacance du tout. Cela fait 52 000 Québécois. Aux États-Unis ? Impossible de le dire, la loi ne prévoit pas de temps de vacances minimal.

Le coût du non-syndicalisme ?

Cela commence à faire des sous en moins dans les poches des salariés, et en plus dans ceux des patrons. Combien ? La Commission québécoise a fait le calcul. Pour le seul temps supplémentaire en moins : 13 millions de dollars. Par mois !

Dans les grandes villes américaines, la perte par travailleur est évaluée à 2600 $ pour un salaire annuel de 17 500 $. « Cela, estiment les chercheurs, équivaut à un vol salarial de 15 % du revenu ».

Évidemment, là-bas comme ici, les victimes habituelles sont particulièrement visées : femmes, immigrants, jeunes, travailleurs atypiques. Mais on trouve des salariés brimés dans toutes les catégories, de toutes les couleurs et de tous les niveaux d’éducation. L’absence de respect pour les salariés est, en un sens, non-discriminatoire. On est crapules envers tous.

Que conclure de ces chiffres affligeants ? Que le patronat québécois est moins fautif que l’américain ? Certes.

Pourquoi ? Donnons leur le bénéfice du doute en acceptant qu’ils soient plus honnêtes et plus respectueux de leurs salariés. Admettons que le taux de roulement nettement moins fort du personnel leur donne moins d’occasion de truander que leurs voisins du sud. Ajoutons que le taux d’immigrants illégaux qu’on peut traiter comme des sous-personnes est moins élevé au Québec, donc que la tentation est moins forte.

Il y a cependant une donnée forte, incontournable, qui aiguillonne le comportement patronal.

Au Québec, 39 % des salariés sont syndiqués. Aux États-Unis, 12 %.

Mécaniquement, une plus grande partie des salariés québécois est protégée par son syndicat contre des pratiques illégales. Puis il y a le rayonnement. La recherche indique que lorsqu’une filière industrielle ou commerciale est syndiquée à environ 40 %, le reste des patrons de la filière améliorent les conditions de travail de leurs salariés, dans l’espoir qu’ils ne se syndiquent pas. Parfois, comme naguère dans le cas des brasseries de Montréal, l’usine non syndiquée appliquait à la lettre la convention ide l’usine syndiquée.

Les salariés américains, anti-syndicaux ?

Les chiffres du tableau sont sans équivoque: laissés aux forces du marché, sans organisation de défense et/ou sans une volonté de l’État de faire appliquer ses normes minimales du travail, les salariés se font escroquer à moyenne échelle au Québec, à grande échelle aux États-Unis. Au XXIe siècle.

On croit souvent que les salariés américains, ces individualistes forcenés, sont réfractaires au syndicalisme en soi. C’est faux.

En 1980, lors de l’arrivée de Ronald Reagan, ils étaient 30 % à affirmer par sondage désirer être syndiqués, 40 % disaient de même au milieu des années 1990. Puis 53 % en 2005, en plein ère de George Bush. Leur volonté de syndicalisation a cru de façon inversement proportionnelle à la dégradation de leurs protections sociales. Pourquoi ne prennent-ils pas leur carte ? (source, pdf)

La campagne patronale anti-syndicalisation, ayant bénéficié d’un appui sans borne de l’État américain, a bien frappé les esprits. Lors de tentatives de syndicalisation, les employés sont personnellement menacés par les employeurs dans 54% des cas. Les salariés impliqués dans la syndicalisation sont mis à la porte dans 37% des cas. Parmi ceux qui réussissent tout de même à se syndiquer, le tiers n’a toujours pas de contrat de travail deux ans après la formation du syndicat.

Depuis les années 90 jusqu’à aujourd’hui, les employeurs sont devenus deux fois plus enclins à utiliser ce genre de tactique. Il y a totale désinhibition.

L’administration Obama a renversé certaines des politiques antisyndicales les plus odieuses de l’ère Bush et propose des modifications visant une syndicalisation plus facile. Modifications évidemment — violemment  contestées par le patronat pour que ce serait «la fin de la civilisation». (Voir Obama contre Wal-Mart.) Un vote est prévu sous peu. Mais on est en bas d’une côte très abrupte.

Résumons nous.

Chaque mois qui passe, au Québec, des patrons volent à leurs travailleurs l’équivalent de 13 millions de dollars en refusant de majorer leurs heures supplémentaires. Un hold-up quotidien, hebdomadaire, mensuel. Des milliers de bullies, des milliers de victimes. Et pas une seule première page au Journal de Montréal, pourtant friand de crimes.

Chaque année, aux États-Unis, des patrons imposent une réduction illégale moyenne de 15 % au salaire déjà miséreux auxquels leurs salariés auraient droit.

Bonne fête du Travail.

Les commentaires sont fermés.

En réalité, Wal-Mart n’a pas d’employés, seulement des associés. Déjà avoir le titre, c’est un avant goût du rêve américain. S’il faut les payer convenablement en plus!

La droite dira qui ne démissionne pas consent, ce n’est pas réellement du vol mais le respect du libre choix!

Sauf que dans la vrai vie, on a pas toujours le choix… et encore moins en mode survie….

Peut-être qu’un jour les travailleurs américains comprendront-ils qu’ils auraient avantage à venir travailler ici où il y a peut-être moins de milliardaires mais où la vie en générale est moins dure.

Quand ils seront fatigués de se faire flouer et se faire voler par leurs patrons, nous deviendront peut-être une terre d’asile pour les Américains comme les USA le sont pour les Mexicains … 😉

Mais ces chiffres que vous présentez M. Lisée, ajoutés à plein d’autres ainsi qu’à des comportements politiques de masse comme le dernier rassemblement de la droite à Washington ne sont-ils pas des symptômes avancés d’un éventuel «Déclin de l’Empire américain» ?

À suivre …

Dire qu’il y a des salariés aliénés pour appuyer l’Institut économique de Montréal de Mme Desmarais et le conseil du patronat dans leurs charges anti-syndicales.

Incidemment,je viens d’apprendre que ceux qui cotisent à l’IEM bénéficient de retour d’impots!
Pourtant la position de base de ces savants économistes lucides n’est-elle pas que les gouvernements dépensent trop…
Évidemment quand ils se prononcent ils ne parlent pas des subventions et prets sans intérêts aux entreprises,de l’exemption d’impot qui les concernent et des contrats gouvernementaux dont bénéficient leurs memebres pour « faire l’éducation de la population », c’est à dire lui faire accepter les coupures de ses programmes sociaux.

Mais je mÉloigne un peu du sujet d’aujourd’hui. Eh oui les syndicats malgré leurs défauts plus que jamais en 2010 servent à défendre les travailleurs qui en font partie contre la rapacité de certains patrons.
Enlevez les et la situation sera la même au Québec qu’aux États-Unis.

Le Québec est une bonne terre d’asile pour les syndicalistes et les gauchistes. Elle est en même temps une lieu de vie agréable où les écarts entre riches et pauvres sont relativement plus faibles qu’ailleurs. Cet état de fait est-il la solution idéale pour tous, tout dépend à qui l’on s’adresse. En somme, comme il n’y a pas de système idéal, on est tous un peu fumistes en ce sens que dépendant de notre situation personnel et du goupe auquel l’on appartient, nos propos reflètent nos intérêts, et sous-estiment, pour ne pas dire, cachent d’une certaine manière, l’envers de la médaille de toute situation complexe apparemment fort confortable.

Quant aux américains, non seulement ils ne changent pas, mais à mon avis, avec l’avènement de groupes délirants comme le Tea Party, on devine toute l’angoisse d’une société autrefois florissante et fière d’elle même en train de se désintégrer au son des nouveaux gourous complètement délirant, face à un empire, dont les fondements sont en train de s’écrouler lentement, mais surement, au profit du reste de la planète.

Là-bas les patrons se font bullies en menaçant les employés pour ne pas qu’ils adhèrent aux syndicats, ici c’est le contraire, le syndicat te menace si l’employé ne signe pas sa carte !
Pas une grosse différence….

Entre une claque sur la gueule du patron et une du syndicat, il n’y a pas une grande différence !

Aux USA les patrons retiennent, volent une partie du salaire, ici les syndicats font la même chose.

La liberté c’est aussi de changer d’employeur quand un employé a le malheur de tomber sur un dirigeant imbécile et cleptomane .

Ciao !

@Gervais

Relisez attentivement ceci :

«Dans les grandes villes américaines, la perte par travailleur est évaluée à 2600 $ pour un salaire annuel de 17 500 $. « Cela, estiment les chercheurs, équivaut à un vol salarial de 15 % du revenu ».»

Or, cher Gervais, la cotisation syndicale oscille autour de 1% du salaire brut, déductible d’impôt !

Pas mal mieux que le vol de 15% du revenu, commis par les patrons.

Ciao, Gervais.

« …le syndicat te menace si l’employé ne signe pas sa carte. »

Les stéréotypes ont la vie dure.

Il est possible de déposer une plainte pénale qui sera entendue par la Cour du Québec [a. 143, code du travail]. Celle-ci pourra ordonner à la personne fautive et à ses complices de payer une amende de 100 $ à 1 000 $ par jour que dure l’infraction. Il est également possible de demander l’intervention de la Commission des relations du travail par une requête déposée dans les trente jours suivant l’intimidation ou la menace [a. 116]. Elle pourra ordonner que cesse l’intimidation et ordonner tout mode de réparation jugé approprié [a. 118 et 119].

Quand t’aime pas ton patron, t’es libre te de trouver une autre job…

Je note aussi qu’il n’y a pas de comparaisons avec les provinces du ROC.

Entre pas travailler et être payer en bas du salaire minimum le choix est simple, il semble que les américains préfèrent travailler.

«Entre pas travailler et être payer en bas du salaire minimum le choix est simple, il semble que les américains préfèrent travailler.» >>David
– – – – – – – – –

C’est le même type de raisonnement que les certains appliquent pour justifier l’exploitation des enfants et la prostitution.

Elle est belle la droite libertarienne !

@ David « Si t’aime pas ton patron, trouve-toé une autre job ». Wow! T’ a trouvé ça tout seul? Si c’était si facile changer instantanément d’emploi, les patrons arrêteraient justement de voler les employés. On se garde une bonne marge dans notre système pour que les patrons aient le gros boutte:
10 % de chômage(statistique-mensonge)- de 20 à 25% de personnes sans emploi. Oui changer de job quand on peut en trouver une qui fait l’affaire… mais en attendant, les patrons abusent, pendant que les journaldemoourrial de ce monde tape de toute leur force sur les abus de syndicats.

@Gervais:

« Entre une claque sur la gueule du patron et une du syndicat, il n’y a pas une grande différence ! »

Oui, il y a une grande différence. Une différence de 13 millions de dollars par mois pour les employés québécois.

Tant qu’ils auront les mexicains comme cheap labor
les patrons étatsuniens ne se sentiront pas obligé
de respecter les minces lois du travail de leur pays.

@ Benton:

Bien sûr que des lois existent pour protéger les travilleurs victimes de l’intimidation des grosses centrales syndicales dominatrices mais combien de victimes portent réellement plainte? Très peu j’en suis assuré.

Imaginez un peu la vie d’enfer que fera vivre l’oppresseur syndicaliste à celui qui se tient debout devant lui. Les innombrables complications (on a même fouillé sa vie privée!!!) vécues par l’adversaire du président actuel des Cols Bleus de la Ville de Montréal n’en sont qu’un petit mais non moins éloquent exemple.

LA solution? l’abolition pure et simple de la formule Rand et la fin des monopoles syndicaux!!!

L’Institut Fraser a mené une étude qui a paru hier et qui classait le Québec à l’avant-dernier rang des provinces canadiennes et états américains en ce qui a trait à la performance au travail.

En bref, il en coûte beaucoup plus cher au Québec qu’ailleurs en Amérique du Nord pour manufacturer un même produit et le taux de syndicalisation et la lourdeur de l’État québécois y sont pour beaucoup.

Ici, on tente de distribuer une richesse que l’on ne produit pas… Pas pour rien qu’on a absolument besoin des $8 Milliards par année que nous versent l’Alberta via la péréquation canadienne pour continuer de vivre dans l’illusion qu’entetient Monsieur Lisée.

Monsieur François 1, au lieu de citer l’institut Fraser, allez directement à leurs sources de référence: le conseil du patronat, l’association des manufacturiers, la chambre de commerce et PK Péladeau. L’institut Fraser n’est qu’un haut-parleur.

Quelques détails à savoir:
1) L’Institut Fraser est un « think thank » néo-libéral, prônant entre autres l’abolition du salaire minimum (pas sa réduction, son abolition), les syndicats (évidemment), l’instruction publique, le service de santé public, etc. Bref, l’idéologie néo-libérale telle qu’exprimée par le « pape » Friedman.
Par conséquent, j’invite à une grande prudence face au sérieux des « études » qu’il peut faire (Disons qu’il a autant de crédibilité que vous en accorderiez, sur l’autre extrémité du spectre, à des études commandées par une grande centrale syndicale). Par exemple, il a déjà fortement défendu l’industrie du tabac en prétendant que les études scientifiques qui faisaient un lien entre le tabagisme et les risques de cancer étaient « bidons ».

2) Il faut être prudent face à la notion de « productivité ». En gros, elle est calculée en prenant la valeur du travail effectuée dans une entreprise et en la divisant par le nombre d’heures de travail payées pour l’effectuer.
Hors, en moyenne, les entreprises états-uniennes, pour une simple question de taille ont souvent plus de capitaux et sont donc plus « mécanisées », ce qui est le principal facteur d’augmentation de productivité (un équipement plus moderne, donc plus performant joue aussi un rôle).
De plus, d’autres facteurs comme le cours du marché pouvant aussi jouer un rôle, cela peut donner des résultats étranges: par exemple, les travailleurs de l’industrie pétrolière sont 5000 à 6000 fois plus « productifs » que la moyenne des travailleurs !

«En bref, il en coûte beaucoup plus cher au Québec qu’ailleurs en Amérique du Nord pour manufacturer un même produit et le taux de syndicalisation et la lourdeur de l’État québécois y sont pour beaucoup.» >>françois !
– – – – – – – – – – – – – – – – – –

Comme ça, les Américains font manufacturer et achètent des produits québécois parce qu’ils coûtent plus cher !

C’est connu qu’il y a plus de justice sociale au Québec qu’au Canada et aux USA qui ont deux système d’extrème droite aux mains des millitaires et des multinationales
Et aussi le Québec est au moins 5 fois moins criminalisée que les CANADA USA

Merci de cette belle chronique qui nous démontrent la cupidité et la manque de savoir vivre des employeurs québécois ! Et pauvre françois qui croit encore aux « études » de l’Institut fraser entièrement financées par le patronat pour nous faire croire n’importe quoi !

Les pays où la productivité est plus élevée ont souvent un taux de syndicalisation plus élevé qu’ici, des lois du travail et des syndicats plus forts, va vérifier ! Il faut cesser de croire tout ce que nous raconter franser et l’institut économique de Montréal, organisations financées par le patronat !

Est-il possible qu’à force de se faire voler et traiter de façon aussi dévalorisante, nous n’ayons plus envie d’être productif ?

François the first, la formule Rand ne sera jamais abolie. Tout comme de penser à la privatisation d’Hydro Québec. Change de sujets.

@François 1

Personnellement, je n’ai jamais été intimidé par le syndicat. Par certains patrons, oui…
D’autant plus qu’on patron a un pourvoir hiérarchique et monétaire sur l’employé. Un syndicat n’a pas autant de « prises ».

Pour le reste, pour un Québec non productif, je n’arrive pas a comprendre d’un produit construit ici par Bombardier, dans un usine syndiqué en plus, soit vendu deux à quatre milles dollars de moins au USA qu’au Québec ?

Faut croire que nous somme plus protègé en amont qu’en aval du marché!

@francois le premier… qui nous dit:

« L’Institut Fraser a mené une étude qui a paru hier et qui classait le Québec à l’avant-dernier rang des provinces canadiennes et états américains en ce qui a trait à la performance au travail. »

Le même organisme classe la Suède 137ème sur 140 pour sa performance relative à la taille du gouvernement mais ça n’empêche pas ton gourou David d’en faire son modèle libertarien. Il faut le faire. En fait, ce qu’il faut comprendre c’est que moins le Fraser nous classe haut, mieux on se porte.

François 1 :
Vous devriez suivre un peu plus les sujets de M. Lisé.

Les Québécois plus travailleurs que les Américains ! 20 mai 2010

Il y avait bien sûr l’étude internationale de KPMG affirmant que Montréal était la troisième grande ville au monde la plus compétitive (sur 41) pour l’établissement d’entreprises. Les États-Unis ayant la cote 100, Montréal offre des coûts de production et fiscaux globaux moins chers, à 94,2, devant Vancouver (94,9), Toronto (95,8) et devant toutes les grandes villes américaines (deux villes mexicaines devancent notre métropole).

Entre une étude internationale de KPMG et une de »l’institue » Fraser le choix est évident. Du moins pour ceux qui ne sont pas biaisés.

À François premier…

Bref (toujours selon le Fraser) il semble que les derniers sont les premiers (et vice-versa). Mettons que dans ton cas, j’éviterais les références au Fraser.

Mais bon, en réponse au commentaire no. 15 dans lequel tu affirmes: » L’Institut Fraser a mené une étude qui a paru hier et qui classait le Québec à l’avant-dernier rang des provinces canadiennes et états américains en ce qui a trait à la performance au travail » , j’aimerais dire qu’il est malheureux que nous soyons pas les derniers. Quelqu’un nous devance mais qui ?

En cherchant à connaître qui serait le plus performant (c’est-à-dire le dernier de la liste du Fraser) que vois-je ??? Et bien, il semble que nous soyons juste 43ème (sur 60) dans l’index 2009 du Fraser intitulé (Index of Labour Market Performance) et que la Californie soit 44ème. Tu as raison François 1er: nous avons du chemin à faire. Objectif: la Californie et peut être qu’avec un peu de chance on pourra rejoindre Chicago (l’Illinois est 51ème).

http://www.fraserinstitute.org/uploadedFiles/fraser-ca/Content/research-news/research/publications/Measuring-Labour-Markets-2010.pdf

Mon pauvre François… pas de commentaire.

Merci koldo pour le lien qui me donne raison: le Québec traîne dans les bas fonds dans presque toutes les catégories.

J’invite d’ailleurs tous les gauchisto-socialistes québécois à y jeter un coup d’oeil pour constater à quel point le Québec est mal foutu comparé à des comparables qui évoluent pourtant dans la même Amérique-du-Nord et à quel point cette étude méthodique qui a utilisé les mêmes fondements pour TOUS est solidement documentée et indéniablement crédible; tout comme l’Institut Fraser d’ailleurs qui est un organisme reconnu internationalement mais dont bien sûr les prises de position bouleversent nos gauchistes primitifs.

Mais bon, pour les gauchistes, les FAITS sont secondaires lorsqu’ils contredisent indiscutablement leurs extravagantes lubies. On s’attaque gratuitement au messager et hop! le problème est disparu…

@ Gilbert Duquette:

VOUS devriez « suivre un peu plus les sujets de M. Lisé » car il est question ICI DU Québec, pas de Montréal et qui plus est, dans le contexte nord-américain. Pas mondial.

Ça prouve 2 choses:

1- Lorsque comparée à d’autres villes mondiales, il est normal que Montréal ressorte embellie car il y a de nombreuses villes mal foutues appartenant à d’ex-pays soviétiques ou à des pays communistes dans la liste.
2- Montréal, ville NON-gouvernementale et moins parasitée par les fonctionnaires est la locomotive du Québec, merci de le souligner.

M. Lisée!

Intéressant et affligeant votre analyse! Vous devriez faire maintenant l’exercice inverse! Sur le vol commis par les employés syndiqués…combien d’heures prisent en congés par les employés syndiqués du système publique sous une fausse affirmation d’être malade???

@françois,

Si tu étais américain, tu préférerais vivre à la Nouvelle-Orléans ou à Chicago (la Louisiane est 22ème au classement du Fraser) et l’Illinois est 51ème) ? Comme tu vénères le Fraser, je suppose tu vas me dire la Louisiane, n’est-ce pas François ?

Mais tu es canadien et tu as donc la chance d’aller vivre chez le premier. Qu’est-ce que tu attends François ??? Tu vas voir que Peace River et Fort McMurray ça swigne en grand ! Et puis, les travailleurs sont tellement bons. Allez François, tu veux être parmi les bons, non ?

Il semble que ton ami David lui, il veut être parmi les pas bons parce que Fraser classe la Suède 137ème sur 140.

Mon pôvre François Premier, le Montréal métropolitain englobe environ 50% de la population Québecoise c’Est normal que ce soit la locomotive du Québec. MAis bon à quoi bon essayer de discuter avec un idéologiste de votre espèce.

@Francois 1

L’étude de KPMG s’intéresse à des villes un peu partout dans le monde. Dire qu’il est normal que Montréal paraisse bien parce que cette étude porte sur des villes qui réussissent moins bien qu’elle est parfaitement stupide. KPMG n’a pas choisi des villes juste parce qu’elles risquaient de moins bien paraître que Montréal. La sélection de villes soumises à une étude se fait au moyen de critère objectifs.

Donc Montréal est bien cotée parce qu’elle réussit bien, point final. Elle réussit mieux que les grandes villes américaines et canadiennes qui ne sont pas des villes de l’ex-URSS à ce que je sache.

Montréal n’est pas une ville non-gouvernementale, elle n’est pas la capitale, mais tous les ministères y ont des bureaux. Elle a aussi sa propre fonction publique qui n’est pas négligeable.

Pour ce qui concerne l’institut fraser, tout le monde sait à quoi il sert : il fait le marketing du patronat et il en défend tous les principes arriérés : l’abolition de l’éducation publique étant sans doute le plus dégoutant, suivi de près par celle du système de santé.

L’institut fraser peut bien être internationalement reconnu, il y a des patrons partout sur la planète et ils partagent tous les mêmes principes. Cela ne signifie aucunement qu’il soit objectif, bien au contraire.

Je crois que ce 37 % pour ceux qui déclarent travailler des heures non-rémunérées ne représente pas la réalité.

Deux de mes enfants travaillent dans le domaine financier et comptable et un en ressources humaines. Les trois ont complété des études universitaires et les trois font chaque années des centaines d’heures non-rémunérées.

Ma fille est analyste financier, à chaque fin de période, elle en a pour quelques semaines à rentrer chez elle entre 21h et 22h, et ce quatre jours/semaine.

Cette pratique est monnaie courante chez les avocats et les comptables et probablement au sein de nombreux autres cabinets de professionnels.

Évidemment, tous ces travailleurs spécialisés ne sont pas syndiqués, pour le plus grand bénéfice du patron qui peut les exploiter à loisir.

Les travailleurs qui veulent la disparition du syndicat sont des imbéciles et des yes men qui rampent devant les patrons. Ils se tirent dans le pied sans même s’en rendre compte et prêchent en faveur de leur appauvrissement.

La disparition des syndicats nous ramènerait très vite à l’exploitation outrancière de la force de travail et ce ne sont pas les gouvernements complices que nous élisons qui nous protégeraient du désastre.

Il ne faut pas oublier que le Québec est oubliger de subventioner plusieur de milliards par année afin d’attirer des entreprises. Conclusion, même si le Québec subventionne environ 6 fois plus que l’Ontario, la plupart des entreprises préferent s’installer en Ontario. Et ça même si les impôts sur les entreprises et les salaires des employers sont plus élevés lasbas. Il y a absolument personne sur cette terre qui va me faire accroire que les québecois sont productifs. En passant les pays les plus productifs par heure travaillé sont entre autre la Hollande, France, Belgique, USA.

@François1

« 2- Montréal, ville NON-gouvernementale et moins parasitée par les fonctionnaires est la locomotive du Québec, merci de le souligner. »

Tu parles bien de Montréal, qui compte plus d’arrondissements que New York? Franchement, c’est grâce à son bassin de population si Montréal est le moteur économique du Québec! Dire que c’est à cause de son taux de fonctionnaires, c’est n’importe quoi.

@Paul Pieter Kruijmer
Dans mon cas , il y a personne sur terre qui va me faire croire que le bonheur passe par la productivité.
Ce qui différencie le Québec de l’Ontario, c’est la proximité des grands centres et la langue.

Je n’en reviens pas du manque de pudeur des droiteux (j’exclus le mot droite).

Une grande partie d’entre eux se comportent en Elvis Grattons, comme celui du film.

Souvent ils parlent de productivité en admirant nos voisins du sud, mais sont trop ignorants pour dire qu’une grande partie de la population US travaille jusqu’à 70 et même 75 ans pour ne pas dire jusqu’à la mort parce qu’ils n’ont pas de protection rendus à l’âge de la retraite.

Donc ils doivent travailler de cinq a dix ans de plus et plus d’heures par semaines.

De plus la productivité est proportionnelle à celle de l’équipement et énormément plus qu’à la rapidité des employés. J’ai aussi remarqué que les patrons à tendance droiteux alors très conservateurs et pour plusieurs sclérosés et moins instruits se rebiffent face à l’équipement moderne. Ceux qui ont tendance au centre se modernisent plus rapidement et sont plus productifs.

Les droiteux traitent les Québécois de socialistes de gauchistes et pourtant il y a une bonne partie de la population qui est à droite et et centre droite.
Les Français ont 339 heures par année de plus que les Américains pour vivre.

Sur ce plan les Français sont plus productifs que les Québécois et les Canadiens et même les Américains. Ces derniers travaillent 1792 heures par année et les Français 1453 heures années pour une productivité de 0,50$ de plus que les Américains à l’heure.
J’ajoute aussi que la machinerie productive provient essentiellement de l’Europe et de l’Asie et que les USA y sont pratiquement absents. Le Québec lui est présent.

http://www.businessinsider.com/are-the-french-the-most-productive-people-in-the-world-2009-8

http://societe.fluctuat.net/blog/39403-les-francais-travailleurs-les-plus-productifs-du-monde.html

On ne parle jamais dans ces statistiques des chefs-mères de famille qui ont 3 emplois dans la fonction publique et qui tirent le diable par la queue… qui réussissent à peine à se payer une vieille maison et à payer les factures. Aucune frivolités dans cette vie de dur labeur.
3 emplois mal payés, ça ne feront jamais un salaire décent.

Il y a les « ritals »pour (americano-italiens)et
« ricains »pour (americano-PORTORICAINS)alors avant
de vouloir avoir l`air intelligent sortez votre
dictionnaire.

P.S.:Et personne sauf moi n`a vu cette erreur?!!!

@Christian Lagace

Justement, votre dictionnaire semble incomplet, puisque le terme « ricain » désigne aussi un Américain, un amerloque.

http://dictionnaire.sensagent.com/ricains/fr-fr/

On voit aussi que vous ignorez beaucoup l’utilisation en France de ce diminutif pour désigner les citoyens des États-Unis.

-Michel Sardou – Les Ricains

http://www.sofoot.com/berbatov-encense-les-supporters-ricains-129248-news.html

– Rickie chez les Ricains

http://www.humano.com/album/32887

Etc.