Les pétitions partisanes

François Legault et Jacques Duchesneau lancent une campagne et une «pétition», disons, un peu spéciales.

Sujet: demander au gouvernement Marois d’intenter des poursuites civiles «contre les entreprises ayant participé à la collusion dans l’industrie de la construction».

Considérant que les montants ainsi volés ou détournés au fil des années, voire des décennies, se comptent sûrement par milliards, l’idée est séduisante. D’autant que les contribuables et le trésor public – même détroussés à répétition – ne sont JAMAIS remboursés par les filous.

Bref, séduisante, en effet, que cette idée de poursuivre ceux dont les mains plongent allègrement et depuis longtemps dans la manne des fonds publics.

Il s’adonne toutefois que François Legault n’est pas un citoyen dit «ordinaire». Il est chef d’un parti politique – la Coalition avenir Québec (CAQ). Jouissant de multiples tribunes, dont celle de l’Assemblée nationale, il aurait pu se contenter de s’en prévaloir, comme il le faisait déjà, pour défendre cette idée de poursuites. Et ce, même si la chose ne serait ni simple, ni rapide.

Or, tenter de décortiquer la nouvelle campagne de la CAQ sous l’angle de son présumé réalisme ou irréalisme ignore son véritable objectif, nettement plus simple et direct.

En présentant une pétition identifiée à un parti – le sien -, le chef caquiste a tout simplement versé dans la pétition dite «partisane».Ce qui, on en conviendra,  ne peut que discréditer l’exercice à l’avance. Mais comme la «crédibilité» officiellement sactionnée par nous, des médias, n’est pas vraiment ce que cherche ici la CAQ…

***

Quand le jupon dépasse un peu trop

En fait, l’objectif réel de cette «pétition» semble être surtout d’amasser des fonds pour la CAQ.

Bref, c’est essentiellement du marketing politique.

Accompagnée d’une campagne de publicité télévisuelle et d’un site internet dédié – remboursez-nous.com –  la page d’accueil qui mène à la pétition contient aussi, en bas de page, le beau, gros message suivant en lettres majuscules et caractères gras : «APPUYEZ NOTRE CAUSE, DONNEZ!»

Lorsqu’on clique sur «Pourquoi donner», on découvre de quelle «cause» il est en fait question ici, soit celle de la CAQ.

On lit alors que «donner» est «une contribution volontaire pour nous aider à couvrir une partie des frais de publicité qui a été faite pour qu’on entende votre frustration et qu’on récupère une partie des argents volés». Puis, on précise surtout que le don «suggéré» de 20$ doit être envoyé «au nom du Directeur général des élections du Québec avec la mention Coalition Avenir Québec» ou encore, enregistré «sur le site du Directeur général des élections en spécifiant que votre don est pour la Coalition Avenir Québec».

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La CAQ cherche à bouger côté financement 

Oscillant autour des 20% dans les sondages, la CAQ peine aussi à remplir ses coffres.  Samedi, Le Soleil rapportait que de janvier à avril, la CAQ n’avait amassé que 23 025$. Même Québec solidaire, avec ses 54 894$ clanche la CAQ côté financement! Bref, les caquistes savent qu’ils doivent se bouger pour améliorer leurs finances.

Qui plus est, dans un contexte où une élection générale pourrait venir dès l’an prochain, ils doivent bouger rapidement.

Bref, rien d’étonnant à voir M. Legault, accompagné de son député et ex-chef de l’Unité anti-collusion, Jacques Duchesneau, tenter de positionner à nouveau la CAQ comme étant le parti de l’«intégrité» tout en présentant le PQ comme celui de la «mollesse extrême».

On se rappellera d’ailleurs à quel point l’annonce surprise de la candidature de M. Duchesneau en tout début de campagne électorale avait clairement contribué à l’image d’une CAQ se voulant championne de l’intégrité.

Ce qui étonne un peu plus est de voir la CAQ trouver l’inspiration pour l’idée de lier sa pétition à une collecte de fonds du côté du Parti conservateur (PCC) de Stephen Harper et du Parti libéral (PLC) de Justin Trudeau.

Remarquez que dans les faits, cette méthode est déjà super connue. Ladite méthode constituant à prendre prétexte d’une quelconque campagne de publicité sur tel sujet ou contre tel chef dans le but premier de solliciter des dons et de se constituer une banque de coordonnées personnelles pour un recrutement plus actif de nouveaux membres potentiels. Donc, de donateurs que l’on cherche à fidéliser pour l’avenir.

L’ayant amplement utilisée par le passé contre Stéphane Dion et Michael Ignatieff, les conservateurs étaient jusqu’à tout récemment les maîtres établis de ce modus operandi.

La dernière d’une longe enfilade de campagnes internet contre les chefs libéraux visant à lever des fonds tout en garnissant sa liste de membres, on se souviendra de celle lancée par les conservateurs dès l’élection de Justin Trudeau à la tête du PLC. Le tout, comme à l’habitude, avec site internet dédié – www.justinpasalahauteur.ca – et vidéo à l’appui.

Et là aussi, lorsqu’on appuyait sur «Cliquez ici pour que ces annonces restent à la télévision», comme par magie, on tombait sur le site de financement du Parti conservateur…

Répliquant à cette première campagne anti-Justin, les libéraux lancèrent immédiatement leur propre campagne pro-Justin. Le tout, aux aussi, pour mieux solliciter des fonds pour les «aider» à continuer de le faire.

Quant aux pétitions partisanes – un oxymore politique – un autre hasard fait que les libéraux fédéraux ont aussi la leur en ligne.

Portant sur l‘affaire Wright-Duffy et intitulée «Demandez à M. Harper de dire la vérité», on la retrouve bien commodément sur le site du PLC. Tout en bas de la page, on peut bien évidemment y lire ceci: «Authorized by The Federal Liberal Agency of Canada, registered agent for the Liberal Party of Canada. Contactez-nous».

***

Résultat: si les campagnes de ce type menées par le PCC contribuent depuis des années à y faire entrer des contributions à la pochetée, celles des libéraux sous Justin Trudeau sont elles aussi d’une grande efficacité financière.

Or, la méthode a beau être similaire, il serait néanmoins étonnant de voir les coffres de la CAQ déborder soudainement grâce à sa nouvelle pétition partisane.

Pour remonter la pente, autant dans les sondages que pour le financement de son parti, François Legault aura besoin de bien plus encore…

 

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13 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Si vous êtes un partisan caquiste, vous trouverez sans doute le procédé tout à fait approprié. Idem pour un libéral, un péquiste pour un conservateur etc. Donc ce qui est objectivement en cause c’est lacapacité des citoyens à discerner le subterfuge.

Dans la société d’aujourd’hui, fort peu différente de celle d’hier au demeurant, si ce n’est de la vitesse de propoagation des nouvelles, les citoyens ne pensent que fort peu par eux-mêmes. Ce sont des moutons pour la majorité. En temps d’élection il suffit du résultat d’un sondage pour ancrer une tendance. J’évoque ici un sondage bien fait, pas ceux qui en voulant utiliser Internet rompent complètement avec les règles fondamentales des sondages. Alors certains se demanderont : est-ce l’oeuf ou la poule ? La question est pertinente mais pourrons-nous jamais y répondre ? La seule certitude qu’on puisse avoir c’est tant l’oeuf que la poule font partie de la réalité.

Je pense qu’un réel problème avec nos actuels styles d’élection c’est l’importance démesurée à concentrer l’intérêt des électeurs à peu près exclusivement sur le chef du parti. On centralise vers le plus haut sommet tous les efforts et toute l’attention. Corollaire : les citoyens votent localement pour des candidats inconnus qui n’ont aucun intérêts locaux à défendre. On l’a vu très clairement au Québec avec la vague orange des dernières élections fédérales.

Dans ce contexte, le citoyen est fortement amené à ne se préoccuper que de ce que lui présentent les stratèges nationaux. Et comme le sens moral et éthique se fait de plus en plus rare dans le monde politique, on s’en donne à coeur joie. Les moyens sont tous bons s’ils permettent de faire avancer le poulin.

La société a les plus grandes difficultés à sanctionner les manquements à la morale ou à l’éthique. La justice demontre tous les jours qu’il y a une énorme distance entre la moralité et la légalité. Ce qui alimente évidemment d’une formiudable façon le cynisme des citoyens.

«On ne saurait stigmatiser par trop d’expressions le vice de ces hommes souples et trompeurs toujours prêts à parler comme vous le voulez, non comme la vérité l’exige.»
[Cicéron]

Votre propos est juste, à une nuance près. Si j’étais caquiste, peut-être que je trouverais le procédé approprié en admettant que la fin justifie les moyens.Mais je ne serais vraiment pas fier de voir mes chefs s’adonner sans aucune gêne à une comédie de »vendeurs de chars ». C’est à mourir de rire. Il ne manque plus que »Oui papa ».
P.S. Félicitations pour votre commentaire. Vous contribuez remarquablement bien à hausser le niveau de ces débats qui trop souvent hélas sont au ras des pâquerettes.

Le problème sous-jacent à la prise de position de la CAQ est réel. L’État doit réussir à trouver le moyen de faire face au problème endémique de collusion et de corruption. Ce que nous observons nous laisse croire que jamais dans nos annales avions nous atteints de tels sommets. Alors sans doute faudrait-il que la société se dote de nouveaux outils pour faire face à ce problème tout à fait réel.

Alors comment punir les organisations fautives de façon exemplaires sans nécessairement nuire à la société ? On dit parfois que telle entreprise délinquante est si importante dans son marché qu’il serait hasardeux d’entreprendre des poursuites qui pourraient, à terme la mettre en faillite. On évoque le problème des honnêtes personnes qui y travaillent, leur éventuelle mise au chômage. On évoque également la perte de l’expertise réelle de l’entreprise ainsi que sa capacité à prendre en main certains types de mandats souvent trop importants ou trop spécialisés pour être facilement attribués à d’autres.

Ce problème n’est pas insoluble. Mais sans doute l’État devrait-elle se doter de nouvelles lois.

Je préconise que lorsqu’une entreprise est convaincue de corruption ou de collusion avec le résultat que les citoyens ont été floués, cette entreprise devrait être carrément nationalisée par l’État. Toutes les actions de cette entreprise seraient alors transférées à l’État qui en assurerait l’administration et la gestion pour une période de temps donnée. À part les très hauts dirigeants, personne ne perdrait son emploi. Il n’y aurait pas de mise en faillite. L’entreprise ainsi nationalisée continuerait ses activités. Pendant cette période où l’État serait propriétaire de cette entreprise, le gouvernement faciliterait la mise en place d’une coopérative de travailleurs de cette entreprise à qui serait plus tard remis tous les pouvoirs et privilèges d’administration et de gestion. À terme donc, la propriété de l’entreprise serait transmise aux travailleurs-mêmes de l’entreprise sans aucune compensation pour les anciens propriétaires.

Une telle façon de faire me semble beaucoup plus efficace et dissuasive qu’une simple poursuite ou même qu’une mise en faillite pouvant résulter des dites poursuites.

Par exemple si SNC-Lavallin devait être reconnue coupable de corruption, sa nationalisation suivie par le transfert vers ses propres travailleurs regroupés en coopérative de travailleurs règlerait bien la situation.

«Gouverner ne consiste pas à aider les grenouilles à administrer leur mare!»
[Michel Audiard]

Dans un état de droit on attend la condamnation par un tribunal avant de faire la peau des coupables. Attendons la suite et après sautons à la jugulaire.

Chaque chose en son temps.

Mais suggestion ne vise pas à courcicuiter les tribunaux. En fait elle s’inspire plutôt de ce qui se fait notamment en Italie dans le cadre de leur lutte anti- mafieuse. La-bas, semble-t-il que les biens des organisations reconnues comme mafieuses sont systématiquement saisis et offerts à des organismes sociaux qui en profitent alors.

Aussi je dirais que l’essentiel de ma suggestion vise à déposséder les criminels « sociaux » comme mafieux de leurs biens pour les remettre adéquatement à la société afin qu’elle puisse en tirer profit s’il y a lieu. Rien de plus, rien de moins.

«L’absence de volonté et la lâcheté devant l’action représentent de grands défauts pour les dirigeants alors condamnés à l’impuissance.»
[Jiang Zilong]

Bonjour.
Pour info: la CAQ répond ici aux critiques de sa campagne «Remboursez-nous»: http://www.coalitionavenirquebec.org/a-propos-des-poursuites-civiles-contre-les-entreprises

Eh bien! voilà qui est clair.

Maintenant, que faire.

En démocratie on ne peut faire de lois rétroactives. Je le comprends. Alors, comment saisir des biens qui ont déjà changé de mains depuis le début du nettoyage?

Ces criminels sont intelligents. Ils se sont débarrassés de tout ce qui pouvait être saisie.

Ne reste-t-il qu’à boucher les trous afin de prévenir une répétition de la chose?

Il faut mettre en place un, des mécanismes de détection de ces stratagèmes vieux comme la terre. Les Egyptiens en étaient victimes, ai-je lu quelque part. Je suis convaincu que les Grecs et les Romains l’étaient tout autant. Le milieu de la construction s’y prête. Plus l’entreprise, le chantier est important, plus les parasites s’y agglutinent. Un entrepreneur est entreprenant à plus d’un titre.

Seule la vigilance et l’honnêteté sauront nous protéger de cette engeance. Elle, cette engeance, est toujours à l’affût, prête à bondir sur la moindre occasion.

Vigilance, vigilance. Tel est le mot d’ordre.

« En démocratie on ne peut faire de lois rétroactives. » (sic)

Erreur!!!

Le Parti québécois est passé maître dans ce genre de fraude.

Souvenez-vous, il a très sérieusement presque voté, à l’automne dernier, une loi où il voulait extorquer RÉTROACTIVEMENT encore plus d’argent du portefeuille pourtant déjà grandement mis à contribution des travailleurs québécois. Ça aurait été légal… Souvenez-vous également de la ligne Hertel-des-Cantons où les péquistes ont voté une loi RÉTROACTIVE pour se soustraire à leurs engagements envers les pauvres cultivateurs qui avaient pourtant GAGNÉ leur cause au tribunal. Devant tant de mauvaise foi, les cultivateurs, à bout de ressources, ont décidé de laisser tomber. Ce genre d’attitude indigne d’une démocratie serait qualifiée d’abus de procédure et sujette à la loi du bâillon.

Selon certains pseudo-nymo-politico-participants aux blogues politiques votre billet serait biaisé. Nous sommes arrivés, paraît-il, au XXIe siècle. François Legault et Jacques Duchesneau exploitant la bêtise d’une part de la plèbe, abusant de sa naïveté, crédulité et ignorance, ne peuvent qu’échouer du seul fait que Machiavel est d’une autre époque.
D’une telle révélation de grande clarté dont l’idée ne m’aurait même pas effleurer l’esprit depuis déjà treize ans, je tombe des nues. Ah…mais qu’il est «génial» de naître en 2013 !!!

Bonjour,

Tout en revenant de prendre mes expressos du matin, un détour s’imposait dans une petite « binnerie du boutte » dans le dialecte local que fréquentent de vieux péquistes du Premier Lit du Parti Québécois. Avec bien des sondages consécutifs qui montrent le Parti Libéral du Québec en tête et de loin, un vieux péquiste au bras de sa semblable affirmait avec la truculence du dialecte local : « CHÉ pu où l’on s’en va tabar…… . On va ti vouère notre pays un jour car y nous reste « BEN DES BINNES à manger » disait ce fier défenseur de la langue française sous l’oeil approbateur de sa conjointe qui opinait du bonnet. Ces deux fiers bâtisseurs de pays par le porte à porte et les assemblées de cuisine dans la grosse boucane n’en peuvent plus « pantoute » , disaient ils.

En effet, quoi faire lorsque la Cause Nationale est partie sur le « reculons » depuis un méchante mèche pour se trouver du financement dans le cas de nos chers péquistes à qui il ne reste « que le bâton », la « CAROTTE » étant dans le camp du Parti Libéral dont les coffres sont très bien garnis avec en « plusse l’argent qui rentre à pleines poches » comme vient de me dire le vieux péquiste désemparé. Tandis que la CAQ s’aperçoit bien que du côté Fédéraliste, soit le camp choisi par ce parti en respectant la démocratie de s’être fait dire NON par deux fois à des référendums, il est beaucoup plus dur de « manipuler un Fédéraliste qu’un nationaliste québécois » . Car comme Feu Bertholt Brecht affirmait : Méfiez vous d’un peuple qui a besoin d’un Héros. Tant que nos amis les nationalistes québécois ne feront pas l’aggiornamento de leur triste condition, ceux ci seront toujours en quête d’un Héros, d’un Sauveur avec de belles paroles pour les enfirouaper comme il se doit.

En outre, la CAQ ainsi que Monsieur François Legault ont perdu toute crédibilité aux yeux des nationalistes du Québec qui ne peuvent accepter la nouvelle allure de ce parti politique qui au moins eut l’honneur de sa « glasnost » contrairement à la gang des disciples du Parti Québécois. Que ce soient Messieurs Lucien Bouchard, Mario Dumont ainsi que François Legault qui firent cet AVEU de vouloir respecter la démocratie en faisant sienne l’implacable » VICTOIRE DU NON » par deux fois. En utilisant ainsi une forme de « FINANCEMENT DOUTEUSE », La Coalition Avenir Québec sait fort bien que la très grande majorité des québécois n’y verront que du feu car étant si peu informés et intéressés par les débats publics.

En terminant, la Coalition Avenir Québec devient de plus en plus consciente que le Parti Libéral du Québec avec le Bon Docteur ratisse très large en parcourant le Québec profond présentement là où il y a encore de petites talles de péquistes. Car l’argent « PROPRE » entre à pleines poches dans les coffres du Parti Libéral, ce parti ou le membership peut compenser facilement les manques à gagner du parti. Comprenons bien la CAQ qui veut monnayer de cette façon immorale ce qui dans l;es faits est possiblement légal. Car n’oublions jamais les sparages du défunt Bluff Québécois qui s’agitait devant son « mur des lamentations à Ottawa » en geignant, en se lamentant comme de vraies « pleureuses de métier » tout en « faisant semblant de payer son personnel d’élection pour faire GRIMPER les comptes de dépenses payés par nos amis du Canada. Un interstice dans la Loi Électorale fit que ces profiteurs ont ainsi parasité le Canada et son Trésor Public d’indigne façon. Le pot aux roses fut découvert et le défunt Bluff Québécois eut une remontrance qui affirmait « l’immoralité du geste » tout en ne recommençant plus. Ainsi va la vie dans le triste monde du politique qui creuse de plus en plus dans les bas fonds du misérabilisme au plan moral. Avec plaisir, John Bull.

Je n’ai jamais beaucoup aimé l’ADQ. Mais je trouve que la CAQ tombe plus bas en matière de populisme et de déclarations à l’emporte-pièce que l’ADQ ne l’a jamais fait. Mario Dumont était capable de tenir un parti politique pratiquement sur ses épaules et en être le représentant le plus connu sans avoir l’air trop ridicule (bien qu’il échappait des gaffes parfois). François Legault n’a pas cette qualité. Chaque fois qu’il parle, il se cale davantage.