Les pétroleuses

Dallas: au temps du rêve texan sans les sables bitumineux...

Les trois «E» de l’industrie pétrolière – exploration, exploitation et exportation – sont devenus des enjeux économiques et politiques de taille. Au Canada et sur le continent.

Autant au fédéral que dans plusieurs provinces «pétroleuses» ou ambitionnant de le devenir, on s’active à faire avancer ce dossier dont les intérêts financiers pour l’industrie sont immenses. Une exception : la première ministre de la Colombie-Britannique, Christy Clark.

Face à l’enthousiasme de plusieurs de ses homologues provinciaux pour un pipeline ouest-est ouvrant l’est canadien au marché du pétrole albertain, elle présente des exigences environnementales et économiques plus élevées quant à la possibilité d’exporter également ce pétrole vers la côte ouest.

Pendant ce temps, les gouvernements font miroiter aux populations la promesse de redevances dorées et d’une création d’emplois aptes à faire déborder sérieusement les coffres publics. Aux environnementalistes et aux citoyens inquiets des dangers potentiels posés à l’environnement par le pétrole des très controversés sables bitumineux, ils répondent que ces trois «E» se feront «correctement»…

Malgré que près de la moitié du pétrole extrait au pays est produit par des compagnies appartenant à des intérêts étrangers ou mixtes, Stephen Harper en fait un des très grands enjeux du développement économique au Canada. Que le noyau dur de la base électorale du Parti conservateur soit en Alberta n’y est sûrement pas étranger non plus.

Même des diplomates canadiens postés aux États-Unis, tentant de contrer les critiques venant de groupes écologistes, y font ouvertement la promotion des sables bitumineux albertains comme partie intégrante de leur mandat consistant à «défendre les intérêts du Canada en Nouvelle-Angleterre». Notez l’équation…

Sur la «diplomatie de l’or noir», mon collègue Alec Castonguay signait par ailleurs cet article fort éclairant en juin dernier.

Du côté du Parti libéral du Canada, son ex-chef Michael Ignatieff faisait carrément du développement de cette industrie une affaire d’unité nationale.  Le possible futur chef du même parti, Justin Trudeau, voit le passage de la compagnie albertaine Nexen Inc à une compagnie chinoise comme étant une bonne chose pour le Canada.

L’Alberta en quête de nouveaux marchés

Puis, il y a l’Alberta…

Disant être aux prises avec des finances publiques souffrant de la baisse du prix du pétrole sur le marché américain, sa première ministre Alison Redford est en quête intensive de  nouveaux marchés au Canada. Question de maximiser les points d’exportation dans l’est canadien et aux États-Unis.

Ce qui, par contre, suppose la construction de nouveaux oléoducs, de même que l’inversion ou le changement de vocation de certains oléoducs plus anciens et non conçus pour faire transiger quotidiennement des centaines de milliers de barils du pétrole nettement plus lourd des sables bitumineux.

La question traverse même la frontière canado-américaine.

Ce dimanche, le président Barack Obama recevait la visite de groupes environnementalistes et de dizaines de milliers de citoyens américains l’enjoignant de rejeter le projet de la compagnie TransCanada d’un oléoduc qui ferait transiger de l’Alberta aux raffineries texanes pas moins de 830 000 barils de pétrole par jour extraits des sables bitumineux.

Ce projet, le gouvernement Harper y tient aussi très, très fort. Lui et son conseil des ministres entendent faire des efforts herculéens pour convaincre le président américain de l’approuver..

Cette quête de nouveaux marchés pour le brut albertain, on la retrouve aussi dans le projet d’Enbridge Inc de transporter au Texas par oléoduc jusqu’à 660 000 barils par jour d’ici 2015… D’autres compagnies parlent même de transporter possiblement le pétrole par train

Un Québec ouvert aux affaires

En novembre dernier, au Conseil de la fédération, Mme Redford trouvait en la première ministre du Québec une alliée particulièrement ouverte à la filière pétrolière, dont, possiblement, celle de l’Alberta.

À la surprise générale, elles ont toutes deux convenu de la création d’un «groupe de travail» conjoint pour étudier divers projets sur l’exportation de pétrole albertain au Québec. Ce qui inclut, entre autres, le projet controversé d’un oléoduc appartenant à la compagne Enbridge.

Ce projet inverserait le flux de sa ligne 9 Sarnia-Montréal pour faire transiger le pétrole, soit conventionnel ou possiblement extrait des sables bitumineux. L’Office national de l’énergie étudie ce projet.

Il y a aussi celui de la compagnie albertaine TransCanada visant à exporter le pétrole jusqu’à St-John, au Nouveau-Brunswick, en passant par Montréal et Québec. Le tout en convertissant un gazoduc en oléoduc auquel s’ajouterait un nouveau tronçon d’oléoduc en sol québécois.

Ayant déjà ses entrées dans les capitales politiques et ayant publié des pleines pages de publicité dans les journaux québécois vantant son projet comme un «levier pour notre avenir économique et notre prospérité sociale», on rapporte même qu’Enbridge «offre de l’aide financière et des cadeaux aux municipalités de la couronne Nord de Montréal où passe son oléoduc».

Réaction de Patrick Bonin de Greenpeace : «Enbridge arrose les municipalités le long du pipeline de manière à obtenir leur approbation pour un projet à haut risque, dont les citoyens feront les frais lors du prochain déversement»…

Tenter de s’acheter les faveurs des notables locaux, même si c’est une tactique vieille comme le monde, montre à quel point la compagnie est déterminée.

En entrevue à la CBC, Alison Redford s’est même dite convaincue que le leadership politique québécois ne bloquerait pas le projet d’un oléoduc ouest-est passant par le Québec.

Au début février, Mme Redford rencontrait également le très enthousiaste premier ministre du Nouveau-Brunswick, David Alward, lequel reprenait aussi une des phrases souvent prononcées par Mme Marois lors de ses voyages à l’étranger: «we’re open for business».

Cette semaine, Mme Marois rencontrait elle-même M. Alward. Précisant en communiqué de presse que le Québec «n’est pas fermé» au projet d’un oléoduc reliant l’Alberta et le Nouveau-Brunswisk en passant par le Québec, la première ministre annonçait aussi la création d’un deuxième groupe de travail sur la question. Cette fois-ci, avec le Nouveau-Brunswick.

Bref, dans plusieurs capitales au Canada, la «filière» du pétrole des sables bitumineux avance dans les hautes sphères politiques.

Encore des messages croisés

Avec le gouvernement Marois, on ne sait pas toujours si les messages croisés sur un certain nombre de dossiers tiennent d’une stratégie du genre «bon cop, bad cop» visant à amadouer des intérêts divergents. Ou si ça tient plutôt d’un manque de cohérence et de vision claire.

Cette question se pose aussi pour le méga dossier des ressources naturelles et non pas seulement pour le Sommet sur l’enseignement supérieur alors que la première ministre qualifie aux étudiants de «gel» sa préférence pour une indexation… et d’indexation, aux recteurs…

Les messages croisés, on les entend sur la question des redevances des minières, dont on attend encore le nouveau «régime» promis par le gouvernement Marois. Ou encore, entre autres, sur l’annonce de l’annulation de six projets controversés de mini-centrales hydroélectriques tout en maintenant celui de Val-Jalbert.

Vendredi dernier, cette incohérence valait au gouvernement une opposition unie de la CAQ et de Québec solidaire. La condamnation conjointe en conférence de presse de ce projet par François Legault et Amir Khadir témoignait du vaste spectre politique que le gouvernement a réussi à mécontenter d’un trait avec cette décision cherchant à ménager la chèvre et le choux.

Ce mardi, la contestation prenait de l’ampleur. Même un des alliés traditionnels du PQ comme Paul Piché, se joignait à la Fondation rivières et à des citoyens de la communauté Innue de Mashteuiatsh pour dénoncer ce seul projet de mini-centrale approuvé par le gouvernement Marois.

Ce manque de cohérence, on le trouve ici et là dans d’autres filières. À l’exception, peut-être, du déclassement de la centrale nucléaire Gentilly-2 et des gaz de schiste, où les positions semblent tout au moins plus claires.

En effet, après avoir «démissionné» son ministre de l’Environnement, Daniel Breton – connu pour son expertise et son préjugé favorable aux questions environnementales -, son successeur Yves-François Blanchet – nettement plus discret -, a néanmoins confirmé un moratoire de facto sur l’exploration du gaz de schiste et commandé un «BAPE générique» sur cette filière.

Pour le pétrole, par contre, c’est une autre histoire.

Alors qu’un projet de loi sur les hydrocarbures n’est pas attendu avant l’automne prochain -, le gouvernement souffle le chaud et le froid. Même dans la filière controversée des sables bitumineux albertains.

Jurant aussi que toute exploration et exploitation du pétrole en sol québécois ne se fera qu’en s’assurant de son «acceptabilité sociale», de la protection de l’environnement et des «intérêts des Québécois», la première ministre multiplie en même temps les messages d’«ouverture» à l’industrie et les «groupes de travail» conjoints avec ses homologues provinciaux.

Pourtant, au même moment, Mme Marois dit voir l’«électrification des transports» comme étant la clé de la libération du Québec de sa «dépendance aux hydrocarbures»…

Pendant ce temps, à Gaspé…

À Gaspé, face à un maire déterminé à protéger la sécurité de l’approvisionnement de sa ville en eau potable des dangers potentiels d’un puit de la compagnie Pétrolia installé tout près de zones habitées, le patron en colère de cette dernière, André Proulx, s’est vu obligé de mettre fin temporairement à son projet.

En fait, c’est depuis des mois que la lampe à l’huile brûle entre Pétrolia et le maire de Gaspé, François Roussy. Il s’avère cependant que ce dernier peut non seulement compter sur l’appui de son conseil municipal, mais aussi  d’une brochette de maires, dont ceux de Montréal et de la Ville de Québec.

Or, nettement plus significative politiquement que la colère d’André Proulx envers le maire de Gaspé était sa sortie, quelques jours à peine auparavant, louangeant l’ouverture du gouvernement péquiste au pétrole.

Disant préférer Mme Marois à Jean Charest sur ce dossier – ce qui, avouons-le, n’est pas peu dire -, le patron de Pétrolia lançait même que :

Ça va très bien. Je pourrais même vous dire qu’on a une ouverture encore plus grande avec le Parti québécois qu’avec l’ancien gouvernement.

Du pétrole d’ici et d’ailleurs…

Quant au pétrole des sables bitumineux, on voit bien que les pressions sont extrêmement fortes sur les gouvernemens provinciaux de l’est canadien pour qu’ils lui ouvrent leurs territoires. Et ce, même si ni le Canada, ni l’industrie n’ont fait le moindre effort pour le soumettre à des exigences environnementales à la hauteur des risques qu’il représente pourtant.

Ces pressions, en fait, elles viennent de partout.

Elles viennent du gouvernement fédéral, de l’industrie elle-même, d’un gouvernement albertain, des chambres de commerce et, bien sûr, des raffineries.

Quoique, dans le cas du gouvernement albertain, la première ministre donne parfois l’impression de s’être trouvée une excuse en or en prétextant des finances publiques faiblardes alors que, dans la réalité des choses, elle prend de plus en plus le rôle de pedleuse des sables bitumineux de sa province.

Pour les gouvernements provinciaux, dont celui du Québec, les promesses d’emplois et de retombées économiques s’ajoutent bien évidemment à toutes ces pressions.

Résultat : à moins de revirements spectaculaires, les sables bitumineux albertains ont de bonnes chances de finir, un jour ou l’autre, par se frayer un chemin jusqu’ici et dans les Maritimes.

Pour ce qui est des inquiétudes exprimées par de nombreux experts, groupes écologistes et citoyens, on les présente souvent comme du babillage d’écolos radicaux et de «bloqueux» chroniques…

Quant à la possibilité d’énormes gisements de pétrole sur le sol québécois, elle en fait rêver plus d’un de voir les Québécois métamorphosés par magie en «sheiks du Nord» ou en «néo-Albertains».

Pour certains souverainistes, de futurs pétrodollars seraient même la clé de l’indépendance du Québec. Or, ce lien de cause à effet n’est sûrement pas aussi automatique qu’on pourrait le penser.

Dans un tel contexte, le projet d’électrification des transports ressemble à une couche de dorure appliquée sur la pilule de l’exploitation pétrolière au Québec et de l’importation de pétrole albertain.

On a beau savoir que le pétrole ne sera pas l’énergie du XXIe siècle, le fait est que tant qu’il y en aura quelque part, ses promesses d’enrichissement instantané, tenues ou non, finiront toujours, ou presque, au son de «Drill, baby, drill!».

Puis, il y a l’île d’Anticosti

Une véritable fortune en pétrole y serait, nous dit-on. Mais attention, ce pétrole serait aussi du pétrole de schiste.

Cette fortune, si elle existe, elle risque d’aller en majeure partie aux compagnies détentrices de permis pour l’exploration – Pétrolia, Junex et Corridor Resources.

Tout particulièrement pour Pétrolia depuis qu’Hydro-Québec, dans une entente secrète, lui cédait ses propres droits il y a de cela cinq ans déjà. Comme Le Devoir le rapportait ici, HQ affirmait en 2011 qu’elle recevrait «une «redevance prioritaire» sur la production pétrolière, si production il y a». Mais comme l’entente est secrète, comment savoir de combien?

Cette décision à la p’tite semaine, pour plusieurs, elle est proprement scandaleuse.

En 2011, Daniel Breton – aujourd’hui député péquiste et ex-ministe de l’Environnement -, qualifiait quant à lui cette décision de «vol du siècle». Un «vol», selon lui, pouvant représenter l’équivalent de 30 milliards de barils de pétrole. D’autres estimations avancent des chiffres encore plus élevés.

Selon HQ, cette vente à Pétrolia serait due au fait que la société d’État voulait se concentrer sur les «énergies renouvelables».

Et après ça, qui oserait dire que le Vérificateur général ne devrait pas se mettre le nez dans les livres d’HQ?

Or, parce qu’elle exigerait l’approbation des parties signataires, le gouvernement Charest refusait de rendre cette entente secrète publique. Quant au gouvernement Marois, sa ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, disait récemment espérer pouvoir le faire «dans les prochaines semaines».

Ajoutant avoir maintenant l’autorisation d’HQ, elle précisait qu’il ne manquait plus que celle de Pétrolia. Mais en échange de quoi Pétrolia accepterait-elle de dévoiler le contenu de cette entente secrète? Voilà la question…

En attendant le Godot de l’or noir, l’été dernier, des citoyens inquiets demandaient au gouvernement Marois d’imposer un moratoire sur la phase d’exploration et lançait une pétition à cet effet.

Un moratoire pour faire quoi? Essentiellement pour prendre le temps de prendre le temps qu’il faut, comme le soulignait avec justesse mon collègue Jean-Robert Sansfaçon.

Peur ou prudence?

Dans un monde idéal, ce temps qu’il faut prendre servirait surtout à accoucher d’une vision nettement plus claire et cohérente de ce que doit être l’exploration et l’exploitation de nos ressources naturelles. Une vision claire et responsable visant la protection des populations locales et de l’environnement tout en assurant, lorsque ces conditions sont remplies, un enrichissement maximal du trésor public appartenant aux «vrais» propriétaires de ces ressources – les Québécois.

Le problème est que les gouvernements – d’autant plus lorsqu’ils sont minoritaires – sont toujours pressés.

Pressés d’avoir des «résultats» économiques rapides. Pressés d’aller en élection avec de belles promesses d’emplois et de retombées économiques. Pressés d’en mesurer l’impact dans les derniers sondages. Pressés de «rassurer» les milieux d’affaires.

La gouverne à long terme est un art qui se pratique de moins en moins.

Or, les pressions pour se presser viennent en effet de partout. Dans la filière des sables bitumineux, l’est canadien, incluant le Québec, devrait pourtant se méfier du chant des sirènes du gouvernement albertain et d’une industrie à l’appétit difficile à rassasier.

D’autant plus qu’avec une approbation du pipeline Keystone XL par l’administration Obama de moins en moins probable, la chasse aux nouveaux marchés au sein même du Canada pour les sables bitumineux, risque de s’accélérer encore plus.

Pour certains, prendre son temps découlerait d’une «peur» irrationnelle du pétrole ou d’une lubie d’environnementalistes déconnectés de la réalité économique. Prendre son temps équivaudrait à manquer le bateau du Klondike. Réel ou illusoire.

Et pourtant… Prendre le temps qu’il faut ne découlerait-il pas plutôt du plus élémentaire principe de précaution?

***

 

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35 commentaires
Les commentaires sont fermés.

@François 1 :
Vous écrivez bêtement : «Pas de pétrole albertain = pas de péréquation pour le parasite québécois!»

Justement les souverainistes québécois ne veulent plus de cette dépendance. Alors si je comprends bien vous souhaitez que les Québécois en restant dans la fédération canadienne maintiennent leur dépendance notamment envers l’Alberta.

Ne voyez-vous pas cher cher François 1 que ce sont les fédéralistes québécois comme vous qui êtes LES parasites du système. Vous venez d’en fournir vous-mêmes la preuve ! :-0

Vos interventions sont décidément fascinantes.

«La bêtise est infiniment plus fascinante que l’intelligence. L’intelligence, elle, a des limites, tandis que la bêtise n’en a pas.»

[Claude CHABROL]

Les Albertains ont 0 % de taxe de vente provinciale. Ça leur prendrait 4 % seulement pour balancer leur budget provincial.

Attendons d’exploiter notre pétrole de la Gaspésie, c’est le Québec qui devrait envoyer de la péréquation à l’Ontario, ce qui ferait grand plaisir à François 1 qui n’aime pas, comme Québécois, parasiter l’Alberta, ce que je comprends totalement.

La lecture de l’ouvrage d’Éric Laurent « La face cachée du pétrole » est très instructive.

On voit bien que la fin des gisements de pétrole approche inexorablement. On comprend également comment les spéculateurs, et non les marchés, sont ceux qui ont le plus d’impact sur le prix du pétrole.

Le jour approche rapidement où des alternatives sérieuses au pétrole s’avèreront. Ce jour-là les sociétés qui auront investies des fortunes pour des infrastructures pétrolières s’en mordront les pouces jusqu’au coude.

Mais les sociétés qui auront vu plus loin que leur bout du nez et qui auront développé des alternatives valables au pétrole seront récompensées sur tous les tableaux.

Il faut comprendre que le pétrole non exploité reste là où il est et peut toujours l’être plus tard. Or plus tard, le prix du pétrole aura continuer s’accroître car le pétrole n’est pas seulement un carburant mais c’est surtout la matière première pour peut-être 90 % de tout ce qui existe comme objets ou produits. Regardez alentour de vous et essayez de nommer, disons, seulement trois objets ou produits dont la fabrication n’est pas dépendante du pétrole.

Bref, le Québec est bien placé pour garder son pétrole dans ses gisements, attendre que sa valeur se multiplie par dix et alors il sera très rentable d’utiliser des méthodes d’exploitations écologiques, aujourd’hui non rentables parce que beaucoup trop coûteuses.

Donc le Québec peut attendre. Il n’y perdra rien. Ce sont les spéculateurs qui sont pressés. Il ne faut pas les laisser nous imposer LEURS priorités.

«Acheter est bien plus américain que penser.»
[ Andy Warhol ]

@Francois 1

L’Alberta ne paie pas la péréquation pour l’ensemble des autres provinces canadiennes. La péréquation est payée à même l’argent collectée dans toutes les provinces. Ce n’est pas parce que vous recevez un certain montant de péréquation qu’il vient entièrement d’ailleurs. Faut croire que certains mythes sont tenaces!

Et si ce pétrole était la clé pour une future économie verte.

Ne nous faisons pas d’illusion, avec le financement actuelle pour le transport en commun et l’électrification des transports, c’est pas demain la veille que nous nous débarrasserons de notre dépendance aux énergies fossiles.

Il serait bien plus aisé de diminuer notre consommation de pétrole si nous avions un contrôle sur la production de pétrole.

Avec la richesse créée par l’industrie pétrolière, on pourrait financer un véritable plan d’électrification des transports et investir dans le transport au commun. Avec cette richesse, on pourrait financer nos futures parcs éoliens et toutes autres formes de technologie verte.

Éventuellement, grâce à la richesse procurée par le pétrole, on pourrait nous débarrasser de notre dépendance à l’énergie sale.

Ainsi, dans un futur à moyen terme, le Québec produirait du pétrole qui sera en grande partie destinée à l’exportation, car le territoire du Québec en n’aura pratiquement plus besoin. À ce moment-là, il faudra faire le choix politique de mettre fin à l’exploitation du pétrole en territoire québécois.

Cela peu sembler un pas par en arrière, mais ce serait pour mieux avancés vers une économie verte.

Évidemment, il faudra toujours prendre garde. Il faudra éviter que l’enrichissement par le pétrole finissent par primer sur l’écologie. Mais avec une réelle volonté politique, le pétrole pourrait être un puissant afin de faire du Québec le premier pays à s’être créer une économie verte et écologique par une utilisation habile et novatrice du pétrole.

@ Kevin # 6

Votre hypothèse est tout à fait intéressante. Ce qui est intéressant avec les gisements de pétrole de la Gaspésie et ailleurs comme sur l’ile d’Anticosti, c’est que nous possédons là un formidable actif qui pourra être utilisé au bon moment.

Présentement, les méthodes d’extractions causent encore de graves problèmes environnementaux là où on en fait. Mais nous savons que plus ou moins rapidement ou lentement, c’est selon, des améliorations technologiques parviennent à réduire de beaucoup ces impacts négatifs. L’expérience nous le démontre.

Nous sommes donc probablement assis sur un actif qui n’ira pas en diminuant. Moins il y aura de sites pétrolifères exploitables, plus la valeur du pétrole s’accroîtra. Des milliards de dollars dorment donc dans notre sous-sol. Pourquoi ne pas utiliser ne serait-ce qu’une partie cet actif formidable pour financer, comme vous l’écrivez si bien, «un véritable plan d’électrification des transports et investir dans le transport au commun. Avec cette richesse, on pourrait financer nos futures parcs éoliens et toutes autres formes de technologie verte.» [dixit vous même]

Avec des politiciens visionnaires qui ne pensent pas seulement à court terme et uniquement à se faire réélire, on pourrait imaginer des ententes nous permettant immédiatement de faire ce que aimeriez être fait dans dix ou vingt ans. Trouvons un moyen d’immédiatement utiliser notre richesse enfouie comme levier financier pour mettre immédiatement en branle votre idée.

Et notre pétrole sera toujours là et à long terme sa valeur n’aura fait qu’augmenter.

On gagne sur tous les tableaux. Mais pour cela il faut résister aux pressions du lobby pétrolier et des spéculateurs qui désirent s’enrichir immédiatement. Il faut se tenir debout et ne pas faire comme Harper qui se vend littéralement aux intérêts pétroliers internationaux.

«Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté.»
[ Winston Churchill ]

« Avec la richesse créée par l’industrie pétrolière, on pourrait financer un véritable plan d’électrification des transports et investir dans le transport au commun. Avec cette richesse, on pourrait financer nos futures parcs éoliens et toutes autres formes de technologie verte. » Extrait de la réaction de Kevin

Votre idée est très intéressante, sauf que je doute que l’industrie pétrolière soit altruiste au point de vouloir partager « sa » richesse avec la collectivité. Ces gens-là ne sont généralement pas très portés sur la redevance.

Nos gouvernements à-plat-ventristes aiment bien les laisser se servir à leur guise dans la jarre à ressources naturelles, sans trop exiger en retour. Même des écologistes purs et durs comme Daniel Breton et Martine Ouellette deviennent doux comme des agneaux, dès qu’ils goûtent au pouvoir.

Privatiser le profit. Socialiser la dette. C’est la triste réalité. Si j’étais vous, je ne compterais pas trop là-dessus pour financer le virage vers les énergies renouvelables. Il semble que celui-ci se fera seulement lorsqu’il n’y aura plus une goutte de pétrole, ce qui ne devrait pas tarder. Je dirais d’ici une trentaine d’années, gros max.

Plus de délais provoqués par le Québec dans l’exploitation de ses ressources pétrolières = plus de transferts en péréquation de nos ressources publiques en taxes et impôts versés au gouvernement central de Rocanada. Nous devons cesser d’être la vache-à-lait du Rocanada permettant son développement économique depuis la la conquête britannique (1759).

Tant que le Rocanada aura le loisir du siphonnage des ressources de sa colonie Kwibek possible que dans la soumission d’une majorité de ses « habitants », jamais les rocanadians ne voudront délaisser, n’en serait-ce qu’une parcelle, les pouvoirs que lui confère la conquête britannique.

Est-ce que le pétrole est l avenir de l humanité ? On fait semblé de le croire sans y croire. On veut surtout pas que l ordre des choses soit bousculer…

Que de paradoxe….

Le Québec consomme 200 milliards PiCube de gas naturel par année.
35% vient de gas de schiste de la Pennsylvanie.

Toujours pas vue de parade dans les rue pour dénoncer …..

Bonne chance

@ Denis Drouin (# 2):

Rien, absolument RIEN n’empêche le Parti québécois actuellement AU POUVOIR de REFUSER la généreuse péréquation canadienne que nous envoie principalement l’Alberta…

Pas besoin de se séparer pour ça.

Fin de la discussion!

@ Denis Drouin (# 4):

« On voit bien que la fin des gisements de pétrole approche inexorablement. » (sic)

Les catastrophistes tenaient exactement le même genre de discours lors des deux chocs pétroliers de 1973 et de 1979! On voit où leurs prédictions alarmistes les ont mené: nulle part…

Presque tous les spécialistes s’accordent pour dire que le pétrole et les autres énergies fossiles demeureront notre principale source d’énergie pour encore 30 à 50 ans au moins et refuser d’exploiter ces ressources tient de la pensée magique la plus déboutonnée, surtout compte tenu de nos besoins actuels (à l’enconcontre toute philosophie écologiste, on IMPORTE la totalité de nos ressources en hydrocarbure!!!) et futurs qui ne cesseront d’augmenter et de notre taux d’endettement catastrophique. Nous serions comme le pauvre itinérant qui refuserait un bon repas chaud qu’on lui offre sous prétexte que ce dernier est un peu trop lourd et salé…

Les sociétés qui investissent dans ce domaine sont parfaitement au courant de la situation de leur industrie, des recherches (et des multiples découvertes de nouveaux gisements!) qui s’y font et de la meilleure façon d’exploiter cette ressource au meilleur coût possible. La valeur de leurs investissements n’a jamais cessé d’augmenter en dépit des prévisions délirantes et déconnectées des apôtres verdoyants.

De plus, si l’on poursuit dans votre ligne de pensée, pourquoi diable n’avons-nous pas gardé nos ressources hydroélectriques là où elles étaient quitte à ne les exploiter que dans 100, 200 ans, lorsque les prix auront augmenté? René Lévesque et Robert Bourassa étaient-ils tous cons? Après tout, ces ressources seront toujours là non? Idem pour nos mines, notre bois, etc… Et même nos ressources humaines.

Il est incroyable qu’il existe encore des gens au Québec qui sont à ce point débranchés des choses économiques. Comme si nos besoins et nos désirs pouvaient tous être comblés par un quelconque phénomène miraculeux tout droit sorti d’un livre de conte, comme dans un feuilleton télévisuel.

Contrairement à ce que vous préconisez, je suis POUR que le Québec s’affranchisse de sa dépendance morbide au pétrole des autres et devienne éventuellement un producteur et même un exportateur de pétrole.

Vous êtes nettement en faveur de continuer l’asservissement du Québec envers la péréquation de l’État fédéral? C’est votre affaire. Moi, je suis pour la LIBERTÉ!

@ joseelegault (# 11):

http://www.antagoniste.net/2013/01/24/la-menace-imaginaire/

EXTRAIT:

« À l’échelle de la planète, 1,6% des gaz à effet de serre sont produits par le Canada, ce qui revient à dire que l’industrie des sables bitumineux est responsable de… 0,11% des émissions mondiales ! Et l’on veut nous faire croire que l’Alberta menace le climat de la planète…

Même si on multipliait les émissions par 10, on serait tout juste à 1% et c’est sans compter que depuis 1990 la quantité de gaz à effet de serre émise pour produire un baril de pétrole a été RÉDUITE de 39%. »

Bonjour,

Bien évidemment pour commencer tout en paraphrasant un vieux succès d’un crooner français soit : Ils ont le pétrole mais ils n’ont que ÇA…… Car en ce moment présent, de Vrais indépendantistes québécois formant le 1 % des Vrais d’Option Nationale sont sur le qui vive en se posant la question : A quoi sert d’avoir du pétrole avec la Cause qui a perdu tous les poils de sa Bête ainsi que tout le chien qu’elle avait dans le corps ? Car sans Cause Nationale, le pétrole servira à quoi avec la Cause à terre et qui ne fortille plus pantoute dans le dialecte de la nation.

Effectivement, l’exploration est déjà consumée mais l’exploitation reste à faire ainsi que l’exportation alors que tout cet Or Noir est déjà vendu aux plus offrants. « Donne moué des peanuts, mâ va t’chanter Alouette sans fausses notes » du tonitruant Robert Charlebois.

En outre, tout comme sa consoeur de l’Alberta, Notre Dame de Béton est aussi conservatrice dans la gouvernance que sa vis à vis de l’Alberta. Madame Pauline Marois semblait plus « conquise » que jamais dans les rues de Londres ainsi qu’aux rencontres avec ses collègues des autres provinces qui s’entendaient comme larrons en foire. Quelle harmonie pour la « Fille à Grégoire » avec ses collègues Canadiens, quelle différence avec les rencontres de péquistes où la chicane est toujours pognée entre les Vrais québécois. Madame Pauline Marois semble vivre « tout un rebirth » car en finissant sa Maîtrise, celle ci partit pour Toronto ma chère avec son époux qui travaillait alors pour le multimilliardaire de l’Ontario sur Bay Street soit Monsieur Robert Campeau. Sûrement qu’il reste encore des accointances avec Bay Street où plusieurs jours par semaine se brasse plus d’argent en un jour que Wall Street.

Finalement, que sera la décision prise en toute logique et sans émotivité nationale ? Les pipelines sont déjà là et le Québec reçoit depuis toujours la péréquation Canadienne en « braillant du côté gauche de la bouche tout en pognant l’argent à pleine main par la droite ». En hurlant contre le pétrole sale de l’Alberta mais comme l’argent n’a pas d’odeur tabar….

En conclusion, nous n’en serions pas là en ce jour à extrapoler sur ce sujet si nos nationalistes à nous Autres dans les années 1970 avaient été plus politisés en discernant la gauche de la droite…. Pourquoi nos nationalistes québécois qui se pensaient « de gauche » tout en agissant fortement très à droite s’opposèrent de façon si véhémente en hurlant comme des putois contre la nationalisation du pétrole de l’Alberta par le flamboyant homme de gauche qu’était Monsieur Pierre Elliot Trudeau avec son Programme Énergie Nationale en créant Pétro Canada ? Tout comme le siège social de Pétro Canada était à Calgary, les citoyens de Calgary nommèrent « Red Square » l’emplacement en face de Pétro Canada comme un rappel au Régime Communiste de l’URSS. Car dès le milieu des années 1970, Monsieur Pierre Elliot Trudeau nationalisa le pétrole de l’Alberta en voulant que le Canada en entier dont le Québec puissent en « jouir eux aussi ». Quel drame pour nos nationalistes québécois de l’époque, ces pauvres gens qui se pensaient de gauche, ma chère. En s’opposant vivement à la nationalisation du pétrole de l’Alberta en prétextant que c’était de l’ingérence dans la politique des provinces et que ce devait être démantelé et confié au PRIVÉ. Et voilà pourquoi, vous Autres les nationalistes québécois que votre mère est muette…. Car tout de suite et tous ensembles avec les Red Necks de l’Alberta, vous avez fait front commun avec les Conservateurs d’Ottawa et votre P’tit Gars de Baie Comeau pour renverser les méchants socialistes du Parti Libéral dont Monsieur Pierre Elliot Trudeau était de la même TREMPE qu’Hugo Chavez et leur FIDEL ami anti américain comme eux. Ainsi, pour arriver à vos fins, vous Autres les nationalistes du Québec votèrent en bloc avec les Albertains pour que les Conservateurs soient élus le 4 de Septembre 1984. Alors que dès le lendemain, le démantèlement de Pétro Canada s’amorça ainsi que la dérèglementation des transports au Canada soit aérien, ferroviaire du « Canada est ouest » et aussi par les airs…… Confusion quand tu nous tiens…….. Au plaisir, John Bull.

@Francois 1

Votre lien (qui aurait de la crédibilité en indicant les sources de ses données) prouverait simplement que l’Alberta paie plus qu’elle reçoit : pas une grosse nouvelle! Mais ça ne démontre vraiment pas qu’elle paie l’ensemble de la péréquation des autres. Ce n’est pas parce que vous recevez de la péréquation que 100 % de cet argent vient d’une autre poche. En fait, ça n’est jamais le cas! Et il faut aussi considérer que le Québec reçoit des transferts pour des programmes qui, ailleurs, sont assumés par le gouvernement fédéral.

Et on exclut aussi, bien évidemment, les retombées des crédits d’impôts aux entreprises et les avantages fiscaux consenties à certains secteurs (le pétrole notamment). Parce que les crédits et autres avantages fiscaux ne paraîssent pas dans les dépenses des gouvernements, mais ça nous coûte quelque chose collectivement de consentir ce genre d’avantages.

Le Québec est plus dépendant du fédéral qu’au début des années 2000?? Pas une grosse nouvelle non plus! C’est l’une des « grandes » réalisations du gouvernement précédent.

En tout cas, c’est pas drôle de voir jusqu’à quel point au Québec on peut penser que le développement des renouvelables n’est pas urgent.

@François 1 # 16

Vous dites n’importe quoi et des bêtises en plus. Alors pour vous, si on refuse d’exploiter le pétrole maintenant, on aurait dû faire la même chose avec l’hydroélectricité. Quelle stupidité!

Donc selon votre belle logique, si quelqu’un refuse de prendre l’avion il devrait également refuser de prendre le train.

30 ou 50 ans dans la vie d’une nation, c’est demain. Dans 30 ans mon petit-fils aura à peine 40 ans et il se préoccupera de ses enfants. Ils vivront avec ce qu’on leur aura mis en place ou ils en porteront les conséquences.

Vous pensez exactement comme tout ceux qui n’ont aucun sens historique. Vous êtes incapable de vous projetez dans un futur qui va au-delà d’une élection. Quelle misère !

Vous n’avez aucune vision. Vous êtes comme un cheval fourbu qui tire sa charge dans des ornières et dont les oeillières l’empêchent de voir autre chose que les ornières. Mieux, je dirais même que vous êtes comme ces chevaux des picadors utilisés dans une corrida. On leur bande les yeux lorsqu’on affronte le taureau pour ne pas qu’ils aient peur du taureau car voyez-vous ces chevaux sont peureux !

Je vous mets au défi de lire l’ouvrage d’Éric Laurent « La face cachée du pétrole ». On reparlera de l’avenir du pétrole après.

«On ne saurait stigmatiser par trop d’expressions le vice de ces hommes souples et trompeurs toujours prêts à parler comme vous le voulez, non comme la vérité l’exige.»
[Cicéron]

Excellente analyse Mme Legault. Vous avez très bien cerné les enjeux. Les richesses du pétroles laissées dans les seules mains des compagnies privées n’apportent généralement que peu d’avantages aux populations.

@ Denis Drouin (# 21):

Vous êtes tellement illogique dans votre argumentaire que je sais pas par quel bout commencer…

Vous vous prétendez nationaliste, gauchiste et vert et vous insistez du même souffle pour que le Québec gèle toute exploitation de ses hydrocarbures et continue à importer son pétrole de l’étranger (bonjour achat et création d’emploi locaaux!) et principalement par bateau de surcroît (marée noire…ça vous dit quelque chose?) assujettissant ainsi encore davantage le Québec à la péréquation canadienne (allo le nationaliste!!!) et au pétrole « sale » albertain…

Et ça se prétend nationaliste séparatiste et écolo…

En plus de nous apporter une indépendance en énergie (notre consommation AUGMENTE année après année!), l’exploitation des hydrocarbures, incluant les gaz de shistes approuvés par VOTRE Obama aux USA, cette dite exploitation apporterait l’oxygène économique que le Québec a actuellement tant besoin pour faire face aux immenses défis qui l’attendent dont le vieillissement de la population avec tout ce que cela entraîne n’est qu’un patit exemple.

Je vous ai mis en face de vos propres incohérences et vous déblatérez sur mon jugement. L’arme des faibles quoi…

Nous sommes heureusement dans un monde libre et vous pouvez continuer à perdre votre temps à défendre l’indéfendable si ça vous chante. Tant qu’à moi, je m’informe, je suis l’actualité et je forge mon opinion à l’enclume de la réalité et du réalisme et je continue à affirmer que nous devons continuer à faire ce qu’ont fait nos prédécesseurs (dont VOTRE René Lévesque…) qui semblent avoir eu plus de clairvoyance et de discernement que vous: développer les ressources à NOTRE portée.

Petit article que je vous suggère de lire attentivement:

http://descoteaux.argent.canoe.ca/general/le-cul-de-sac-petrolier/

Cela a pris environ 12 ans avant que les quebecois decident d utiliser l hopital St-Luc pour leur nouvelle centre hospitalier. Le jour ou les quebecois vont donner le feu vert pour l extraction du petrole, le petrole devrait etre presque desuet. En attendant, pourquoi pas acheter le petrole de Terre-Neuve. Je crois que ca pourrait etre une bonne idee.

Bonjour,

Bien sûr et depuis toujours, ce sont des dizaines et des dizaines de milliers de québécois qui vont travailler dans les autres provinces Canadiennes afin de mettre du vrai beurre sur leur pain. Tout à fait étonnant de constater les faits soit en Ontario, au Nouveau Brunswick au printemps et l’automne mais surtout en Alberta et en Colombie Britannique par dizaine de milliers. Certains y vont comme dans le temps « faire leurs timbres de chômage » afin de revenir au Québec les poches pleines pour y faire le « jars », soit dans le dialecte pour faire les frais.

Bien beau de parler de cet Or Noir et sale qui pollue, mais combien de pauvres québécois partirent sur le pouce avec « une claque et une bottine » pour Fort McMurray en Alberta et revenir au Québec l’année d’après en vacances avec un Hummer de l’année ou bien une Corvette flambant neuve payé « cash » et ainsi faire les frais comme les gagnants de Loto du Québec. Des jobs en Alberta pour des québécois à plus de $ 3,000.00 par semaine sont légion et monnaie courante. Et le tout grâce aux « pétroleuses » qui rend riches des dizaines de milliers de québécois en plus d’aider les autres moins fortunés du Québec par la péréquation Canadienne, tous ces québécois qui n’ont pas cette chance de migrer vers ce Klondike des années 2000.

Enfin, à l’exemple des centaines de députés du défunt Bloc Québécois qui travaillaient en Ontario sur la Colline d’Ottawa, tout comme dans le film Bon Cop Bad Cop, nos députés du Bloc québécois donnaient l’exemple à des milliers de québécois travaillant dans la province voisine de l’Ontario en ayant le siège bien assis en Ontario mais BEN évidemment le « coeur au Québec ». Et même si le SIÈGE était doré, ce sont des salaires qui n’auraient jamais pu s’attribuer icitte.

En conclusion, avec Madame Josée Legault qui fait toute une rétrospective dans ce billet concernant cet OR NOIR, regardons par la fenêtre la plus importante soit celle d’apercevoir ces dizaines de milliers de québécois qui travaillent dans les provinces voisines sur du travail de terrain concernant le pétrole en plus de recevoir la péréquation Canadienne pour aider notre province à arrondir ses fins de mois et à boucher des trous.
Avec cette chanson si chère aux nationalistes du Québec soit : C’est su les bords du Saint Laurent, pi pan pan c’est l’amour qui m’attends , c’est su les bords du Saint Laurent, y avait trois jolies filles, y’avait trois jolies filles… Et aussi cette autre « toune de votre terroir soit : Le CUL su’l bord du Cap Diamant, les pieds dans l’eau du Saint Laurent, j’ai jasé un bon boutte de temps avec le Grand Jos Montferrant..

Assez c’est assez avec vous Autres les nationalistes éblouis et fascinés par cet Or Noir. Vous faites mentir votre HISTOIRE, tabar…. ! Né pour un p’tit Pain mais pu de Cause pantoute ??? Et plus jamais les pieds dans l’eau du Saint Laurent en le polluant encore davantage…. Comment allez vous vendre votre Cause sans votre folklore ? En défigurant le Fleuve et le Golfe ?C’est bien pour dire, il semblait bien que KUKE chose clochait dans vos Histoires à dormir deboutte comme y disent dans la province….. Avec plaisir, John Bull.

Thor Dieu de l’électricité, sauvez nous !

Très bon article qui montre plusieurs facettes intéressantes. Nous ne serons pas capables de remplacer toute l’énergie fournie par le pétrole et le gaz naturel par l’énergie électrique aussi rapidement. Enfin quelqu’un qui ose parler des problèmes énergétiques. Travaillant depuis plus de 30 ans dans le domaine des systèmes informatiques de compagnies d’énergie et enquête de fraude, je viens justement de publier un livre de fiction, Pétrole Last Call (site andreedecarie.com), le lancement était hier à Montréal.

Les centrales hydroélectriques de la province de Québec génèrent 94% de l’électricité pour la province. Le prix est environ 3 sous par kw (0.03$ CAD), le prix le plus bas en Amérique du Nord et en Europe. Cette importante capacité électrique est un avantage économique pour les industries. L’énergie devient un coût important à contrôler, comme celui du transport. Mais le Québec a encore du travail à faire puisque 50% de ses besoins énergétiques sont comblés par le pétrole.

La province de Québec est l’endroit en Amérique du Nord qui a la capacité de devenir indépendant du pétrole plus vite que n’importe où ailleurs. Saura-t-elle prendre le marteau de Thor pour générer l’électricité qui remplacera le pétrole ?

@ François 1 #23

Si vous étiez si bien informé, vous sauriez que la production de pétrole au Québec sera marginale, pas assez pour être indépendant énergétiquement. Vous nous annoncez que la « consommation [énergétique] AUGMENTE année après année! », alors que c’est faux, elle diminue depuis 2004.

@ Marc Sauvageau (# 27):

Marginales nos découvertes?

Qu’en savez-vous?

Old Harry, la Gaspésie, l’Ile d’Anticostie, et toute autre découverte potentielle (on en fait à tous les mois dans le monde!)…

Vous devriez peut-être lire ceci:

http://affaires.lapresse.ca/economie/energie-et-ressources/201204/26/01-4519043-le-quebec-assis-sur-lor-noir.php

EXTRAIT:

« Nos ressources valent au moins 400 milliards, estime Germain Belzile, professeur de HEC, dans une étude réalisée pour l’Institut économique de Montréal. »

400 MILLIARDS!!! Vous appellez ça « marginal »???

Et ceci:

« La consommation est en hausse presque partout dans le monde. «Depuis 20 ans, la consommation de pétrole du Québec a augmenté de 4%. Et la part du pétrole dans le bilan énergétique du Québec a à peine diminué pendant cette période, passant de 41% à 39%.» »

Oui…oui…AUGMENTÉE notre consommation pas diminuée comme vous le laissez croire.

Comme vous l’écrivez, « Si vous étiez si bien informé, vous sauriez que…bla…bla…bla…!!! »

@ Francois 1 ier

Des petites phrases courtes affirmative sans preuve cela ressemble étrangement à du Québec bashing

Le Québec, la province est de loin celle qui reçoit le plus de transferts fédéraux sous forme de péréquation (7,160 G$ en 2007-2008 et 8,028 G $ en 2008-2009). Toutefois, comme cette province se situe tout juste sous la norme fiscale qui sert de base au calcul de la péréquation et qu’elle a une population beaucoup plus importante que celles des provinces atlantiques et du Manitoba, ces sommes ne représentaient qu’environ 927,43 $ par habitant en 2007-2008 et 1 030,40 $ par habitant en 2008-2009. et c’est au Québec que les dépenses des administrations provinciales et locales sont les plus significatives en proportion du PIB. La prise en charge de services publics par le gouvernement du Québec qui, ailleurs au Canada, sont assumés par le gouvernement fédéral, explique en partie cette situation. http://etatscanadiens-canadiangovernments.enap.ca/fr/nav.aspx?sortcode=1.0.3.1

Tout à fait d’accord avec Denis Drouin.
Les sirènes pétrolifères ne sont que cela, des sirènes, qui nous attirent avec des chants mélodieux pour mieux nous détruire une fois captifs.
Et ce sont nos enfants que nous leur jetons.

@ Denis Cloutier (# 29):

Le Québec qui d’un côté reçoit de la péréquation et qui de l’autre refuse d’exploiter son gaz de schiste ou son pétrole, c’est l’équivalent morale d’un assisté social apte au travail qui refuse un emploi… Bref, un parasite!

Pour les références: Québec, une province de quêteux!

http://www.antagoniste.net/2012/04/23/lisee-prise-13-le-province-de-queteux/

EXTRAIT:

« C’est au Québec que le fédéral a le plus augmenté le solde de ses transferts. En 2000, ce solde était de -308$/habitant et en 2009 ce montant est passé à -1 743$/habitant, une augmentation de 465%. Autrement dit, depuis dix ans, la dépendance du Québec vis-à-vis Ottawa s’est accrue de manière colossale ! »

Fin de l’extrait.

C’est clair que le Québec se paie des services étatiques pharaoniques dont il n’a aucunement les moyens et tout ça, aux dépens du reste du Canada et plus principalement de l’Alberta!!!

@ François 1 #28

J’ai mentionné que c’est la production de pétrole qui serait marginale, cher François 1. Les réserves de pétrole ne s’épuiseront pas d’un seul coup. Étalé sur plusieurs années, la production de pétrole québécois sera insuffisante pour atteindre l’indépendance énergétique que vous souhaitez. À moins que le Québec développe une politique de réduction de GES si efficace, que le pétrole devienne une énergie suffisante pour être auto-énergétique.

Si vous regardez les statistiques du MRN, la consommation de pétrole a augmenté de 1990 à 2004, mais elle est en diminution depuis.

@ François 1 #31

Je vous recommande d’arrêter de nous rabâcher vos commentaires irréfléchis sur la péréquation et de lire attentivement ce billet de Luc Godbout qu’on ne peut qualifié d’économiste de gauche. http://w1p.fr/64776

Bonjour,

Et ce peu importe que l’argent vienne des « pétroleuses ou pas », soyons logique pour une seule fois. Le Québec est une des provinces avec les salaires les plus bas au Canada. Avec ses 8 millions plus ou moins d’habitants ou citoyens payeurs de taxes, selon des statistiques de mémoire, un peu plus de 40 % des citoyens au Québec ne payaient pas un sou noir d’impôt en étant « SOUS les seuils imposables ». Donc, le Québec se retrouve avec plus ou moins 4 millions de contribuables qui collaborent à l’Assiette Fiscale tandis que dans le Canada au complet, plus de 34 millions de Canadiens y habitent incluant le Québec.

En terminant, selon la logique de certains nationalistes québécois, ce serait les 4 millions de travailleurs du Québec qui aideraient à faire vivre le reste du Canada avec ses 26 millions de citoyens avec des salaires plus élevés que les citoyens du Québec. Avec des dizaines et des dizaines de milliers de travailleurs québécois qui travaillent dans les autres provinces Canadiennes.

En conclusion, je dois retourner illico sur les bancs de l’Université car quelque chose achoppe et me turlupine vivement soit que ce soit les 4 millions de québécois qui aident à faire vivre les 26 millions de Canadiens hors du Québec ou bien c’est plutôt l’INVERSE…… Notre Dame de Béton, venez à mon secours en éclairant ma lanterne….. Avec plaisir, John Bull.

Le bonjour,

Il y aurait du y avoir une Commission d’enquete puplique sur le vol d’Anticosti. Je suis originaire de la Minganie-Anticosti. Je m’interressais depuis des annes a la preservation naturelle de la Minganie. Hélas, cause perdue avec le Quebec PQ.

La récente nouvelle médiatique à l’effet que les Montagnais de la Minganie seraient en train de négocier avec le Gouvernement actuel du Québec pour s’entendre, somme toute, sur la destruction de la nature de l’ Ile d’Anticosti avec en plus de tout le reste touristique et forestier maintenant l’extraction de gaz ou pétrole (et etc etc en diverses infractructures industrielles , et etc) en échange d’argent de monopoly m’a bien déçu. Jusqu’alors l’on croyait que les premiers habitants connus de la Minganie s’inquiétaient surtout pour la protection et la conservation naturelle de toute cette richesse écologique d’un territoire jusqu’à tout récemment assez extraordinaire au Québec. Or, il n’en serait trop rien. Je ne comprends pas trop l’approche politique des Montagnais (de ses portes-paroles officiels) de s’embarquer dans pareille affaire pour une question de sous alors que déjà tout juste avec les redevances pour la destruction de la Rivière Romaine cela auraient dû suffisamment rapporté pour rendre riche chaque montagnais du Québec. Sinon, faudrait en conclure que les Montagnais ne sont pas bien défendus par le système judiciaire . Il y aurait alors peut être lieu pour eux de changer d’avocats.

Non seulement l’approche montagnaise me déçoit, moi qui milite depuis les années 1970 pour la conservation d’Anticosti et de la Minganie en général, et de son archipel de Mingan en particulier, mais tout autant l’approche du Parti-Québécois qui s’était pourtant montré très fier du Premier ministre de l’époque Robert Bourassa ayant pris l’initiative à la dernière minute d’acheter Anticosti en 1973 pour couper l’herbe sous les pieds du Gouvernement fédéral qui était alors à en négocier l’achat dans le but d’en faire un vaste parc naturel du Canada d’Anticosti. Le Premier ministre Bourassa avait alors décrété l’Ile genre ‘réserve naturelle’ afin d’en faire éventuellement un parc de conservation québécois. On allait lui montré au Fédéral que nous aussi québécois on est capable de protéger nous-mêmes nos richesses naturelles et la majestueuse Ile d’Anticosti alors presque encore à l’état vierge depuis la nuit des temps sur la planète Terre! Or, sitôt élu en 1976, du moins sauf erreur à la fin de leur premier mandat à l’Assemblée nationale, le gouvernement du Parti Québécois coupa court à la perspective de conserver Anticosti dans son intégrité naturelle en modifiant le statut juridique de l’Ile pour en faire une municipalité à la merci de n’importe qui à la mairie et alors par la suite désenclavement du territoire par la construction de routes traversant Anticosti de bord en bord. Et depuis le pillage à petites doses se poursuit (l’on se souvient de la coupe à blanc d’espaces forestiers sous prétexte de protéger le chevreuil …) et avec tout le territoire de la Minganie y passa (déjà à l’est de Havre Saint-Pierre on a procédé ces dernières années à la destruction au buldozer de la Pointe-aux-Morts haut lieu historique de l’époque autochones ; et déjà à l’ouest de Havre Saint-Pierre on procèderait de même avec un autre haut lieu historique en Baie Saint-Laurant là où en 1534 Jacques Cartier donna le nom de Saint-Laurant à ce qui allait devenir plus tard tout le f Golfe et le Fleuve Saint-Laurent) ( sans revenir cause perdue tout juste à côté au nord de Havre Saint-Pierre la Rivière Romaine à l’Hydro-Québec et aux USA; et tout juste en face de Havre Saint-Pierre l’Archipel Mingan toujours après 25 ans au statut précaire de réserve naturelle dans l’éventualité d’un futur parc national Canada mais encore là le tout à la merci d’une décision montagnaise à venir si alors plus payant d’en tirer plus de royautés par l’exploitation minière de son riche calcaire …!).

Vraiment à titre d’écolo je ne peux consciemment ou par principe moral garder le silence sur cette Affaire scabreuse d’Anticosti sur bien des aspects politiques et désastreuse sur le plan écologique et humain. J’ai la nette impression d’avoir été aussi trahi par le Québec du Parti Québécois. Même si je sais bien à plus de 60 ans, et d’une vie personnelle de sacrifier pour rien en des croyances pour la Liberté en vérité, que ma critique citoyenne ne changera rien au cours des choses en rapport avec la desruction sauvage de toute la Minganie. Je suis tellement déçu de tout ce Québec PQ que sans hésitation si du jetset des Gerald Depardieu et Gilles Vigneault je demanderais volontier au Président Poutine un passeport pour la Sainte-Russie. En revanche déjà maintenant j’accepterais tout autant un passeport Canada du Premier ministre Harper.

Bernard LeBrun