Les prochains combats de Stephen Harper

De quoi rêve exactement Stephen Harper à l’aube de sa cinquième campagne électorale comme chef conservateur fédéral ?

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S’il est réélu, Stephen Harper pourrait lancer un assaut décisif contre les deux derniers bastions de résistance aux idées conservatrices : la Cour suprême et Radio-Canada. – Photo : Adrian Wyld/La Presse Canadienne

Fort de trois victoires consécutives, il aurait très bien pu tirer un trait sur la politique l’hiver dernier et passer à autre chose avec la réputation d’un gagnant. Chacune de ses batailles électorales passées s’est soldée par un meilleur résultat que la précédente. Mais les premiers ministres qui ont remporté un quatrième mandat consécutif sont chose rare au Canada. Seuls John A. Macdonald et Wilfrid Laurier ont réussi ce fait d’armes.

À l’heure actuelle, même les sondages les plus encourageants pour le Parti conservateur lui prédisent davantage une victoire minoritaire que majoritaire. Pourquoi courir le risque, bien réel, de sortir diminué ou même battu de la prochaine campagne ?

S’il fallait définir un thème qui expli­que le parcours du premier ministre actuel, ce serait la volonté de durer.

Stephen Harper a déjà passé plus de temps au pouvoir que Brian Mulroney (1984-1993). S’il obtient un quatrième mandat, il devancera rapidement Jean Chrétien (1993-2003). Pierre Trudeau est le dernier premier ministre fédéral à avoir gou­verné pendant quatre mandats, mais ils n’étaient pas consécutifs.

Ce n’est pas la vanité, mais plutôt le calcul politique, qui incite M. Harper à vouloir battre des records de longévité. Chaque année qu’il passe au pouvoir rend ses politiques plus irréversibles. Le journaliste de Maclean’s, Paul Wells, qui a écrit le livre le plus éclairant sur le premier ministre, l’a bien saisi quand il a intitulé son ouvrage The Longer I Am Prime Minister.

Le parti gagnant l’automne prochain, s’il n’est pas conservateur, aura déjà bien de la difficulté à ramener le fédéral à l’état dans lequel Paul Martin l’avait laissé en 2006.

Les baisses d’impôt à répétition des conservateurs, leur largage de l’expertise en matière de politiques publiques font que l’État dont hériterait Thomas Mulcair ou Justin Trudeau aurait beaucoup moins les moyens intellectuels et budgétaires de ses ambitions qu’il y a 10 ans. Chaque année qui passe rend un retour en arrière encore plus impensable.

Pour bien des penseurs conservateurs, l’obtention d’un autre mandat majoritaire serait l’occasion idéale de bétonner leur héritage en réglant quelques comptes encore en souffrance.

Au fil des années de Stephen Harper au pouvoir, la Cour suprême est devenue le principal bastion de résistance aux politiques conservatrices. Le premier ministre a beau en avoir nommé la majorité des membres, les revers juridiques qu’ils font subir à son gouvernement continuent de s’accumuler, et la frustration monte dans les coulisses du pouvoir conservateur.

Si Stephen Harper est réélu, personne ne devrait se surprendre qu’il devienne le premier chef de gouvernement fédéral à utiliser la clause dérogatoire de la Constitution pour soustraire une ou plusieurs lois à l’application de la Charte des droits.

Si cela devait se produire, il y a fort à parier qu’il choisirait de livrer bataille sur un sujet lié à l’ordre public plutôt que sur une question sociale comme l’aide médicale à mourir. Et qu’il le ferait plusieurs fois plutôt qu’une, histoire de banaliser la pratique, comme dans le cas du bâillon qu’impose désormais systématique­ment le gouvernement conservateur pour court-circuiter les débats entourant ses principaux projets de loi.

Bien des conservateurs sont aussi irrités par le fait que, presque 10 ans après leur arrivée au pouvoir, CBC/Radio-Canada soit encore là. Ils sont convaincus que le diffuseur existe pour leur empoisonner la vie. Le premier ministre partage cette irritation. Il déclarait, lors d’un passage récent au Québec, que des employés de Radio-Canada « détestent » les conservateurs.

Au lendemain d’une victoire conservatrice majoritaire, les pressions internes pour mettre la Cour suprême à sa place et la clé sur la porte du diffuseur public iraient en s’intensifiant. Mais Stephen Harper déteste-t-il suffisamment Radio-Canada pour laisser le champ libre au Québec à un empire médiatique dont le propriétaire dirige le Parti québécois ?

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S’il nous fut imposé un retour en arrière, c’est bien avec Stephen Harper. Nous avons par bien des aspects reculés de près d’un demi-siècle, alors qu’on nous plonge artificiellement dans une « nouvelle guerre froide », alors que l’armée Royale du Canada est employée en parfaite contravention de ce pour quoi elle avait été initialement équipée et formée.

Alors que nous ne nous donnons même pas les moyens d’être une force de frappe et d’intervention de tout premier plan. Les conservateurs vivent dans un modèle passé qui n’existe plus et nous imposent de partager ce passé chimérique avec des lois mal ficelées. Ou encore par l’érection d’un futur monument inutile à la gloire de l’anticommunisme primaire sur des bases de calculs (en termes de pertes de vies humaines) qui sont qui plus est erronées. Et en plus si ce projet de monument était beau, cela pourrait passer….

Mais pour un architecte comme moi, autant de laideur monumentale me fait absolument frémir d’horreur. On va faire des visiteurs d’Ottawa et de ceux et celles de la Cour suprême du Canada les futures victimes du mauvais goût « Harper-rien » !

Objectivement, il existe d’autres partis conservateurs dans le monde, mais à ma connaissance aucun qui soit aussi peu progressiste que le PCC. Même le parti de David Cameron est revigorant lorsque comparé à celui de Stephen Harper. Même Benyamin Netanyahou pourrait faire figure d’un homme d’une grande ouverture lorsque comparé à Harper. D’ailleurs pour gouverner en Israël, il faut savoir composer avec l’opposition. Quand ici, c’est facultatif !

Je ne pense pas que les canadiens souhaitent revenir au Canada de 2006. Je pense simplement qu’un très grand nombre d’entre nous, souhaitons effectivement tourner la page pour enfin entrer de plain-pied dans ce qui devrait s’appeler aujourd’hui le 21ième siècle. Pour élaborer un espace de vie commune qui réponde adéquatement à un style de vie construit autour de l’humain, avec des humains, fait pour des humains. Bref, ce que nous voulons c’est le Canada !

Ouf ! beau projet de société, mais il y a un os et un gros : quel candidat nous amènera dans ce pays de lait et de miel ?

@ Monique Barbe,

Réponse à votre question : Pratiquement aucun. C’est vous qui par votre travail rapportez le lait et le miel. Comme citoyenne vous méritez d’être récompensée.

Tout à fait d’accord avec vous. Nous devons prendre toute la mesure du défi qui attend les centaines de milliers de Canadiens qui n’en peuvent plus de voir leur pays se transformer en annexe des États-Unis ou pire encore.

Les Canadiens savent maintenant à quoi ressemble le pays que veut façonner Stephen Harper. Le parti progressiste de Brian Mulroney s’est transformé radicalement sous la houlette de ce leader dogmatique issu du mouvement réformiste de l’Ouest. Il en résulte un parti gouvernemental distillant une idéologie à des années-lumière des valeurs québécoises en matière de justice, d’éducation et de politique étrangère.

Il y a quelques années, je me désolais pour nos voisins américains qui avaient à subir, incrédules, la pitoyable gouvernance d’un G.W. Bush qui, lors des élections présidentielles de 2000, avait littéralement «volé» la présidence au candidat démocrate Al Gore. Je me regarde aujourd’hui et je me désole encore plus de voir ce qu’est devenu mon propre pays sous la direction d’un parti ayant obtenu à peine 40% du vote populaire.

Le Canada est devenu un paria en matière de protection de l’environnement, un pays appuyant sans discernement les positions extrémistes de certains gouvernements comme celui d’Israël ou encore celui des États-Unis dans sa «guerre» absurde contre le groupe armé État islamique, un pays qui fait la promotion d’un système carcéral «vengeur» ne laissant aucune place à des mesures de réhabilitation qui ont pourtant amplement fait leurs preuves (notre taux de criminalité étant très éloigné de celui de nos voisins du sud), un pays qui bâillonne ses scientifiques et fait la place belle à des niaiseries comme le créationnisme et flirte dangereusement avec les bêtises «évangélistes».

Notre système électoral dit «uninominal majoritaire à un tour» fait malheureusement et trop souvent le jeu de politiciens calculateurs qui méprisent les volontés d’une majorité de citoyens au profit de groupes biens organisés qui savent mettre un minimum d’efforts pour un maximum de résultats électoraux. Si, en plus, le parti au pouvoir bafoue ouvertement les prérogatives du Parlement et multiplie les coups de butoir contre le système judiciaire, il est urgent que chaque citoyen responsable réfléchisse à la manière de corriger ces dérives.

Le déroulement du récent vote en Alberta a démontré à quel point une course à trois est imprévisible. La remontée du NPD dans l’Ouest et la force renouvelée du Parti libéral fédéral risque de jouer en faveur de détestables opportunistes le 19 octobre prochain.

Je n’ai jamais été à ce point inquiet de ce que nous réserve l’avenir. Les dégâts accumulés durant les dernières années Harper sont assez graves pour s’interroger sur l’état du pays si nous lui offrons l’opportunité de continuer son «œuvre». Il y a quelques semaines, je croyais le parti néo-démocrate en mesure de contrer les effets dévastateurs des politiques conservatrices. Cette position m’éviterait d’appuyer le parti Libéral qui a tant fait pour assujettir le Québec au Rest-of-Canada : rapatriement de la Constitution sans notre consentement, naufrage de l’Accord du lac Meech grâce aux bons soins de Trudeau père, scandale «Chrétien» des commandites…

Malheureusement, tout n’est pas aussi simple semble-t-il? Dans le prochaines semaine, il me faudra être très attentif au déroulement de la campagne électorale qui s’amorce. Bien évaluer les tenants et aboutissants afin de mesurer adéquatement l’impact réel de mon vote sur l’issue de l’élection. Il me faudra, plus que jamais, être stratégique dans ce choix crucial pour notre avenir commun.

@ Y. Dion,

Vos commentaires sont bien construits et pertinents.

Vous déplorez le fait que le PCC ait obtenu 40% du suffrage populaire et la majorité des sièges. Certaines personnes qui regrettent la défaite des Conservateurs Albertains, disent aussi la même chose : que le NPD est majoritaire dans la province avec environ 40% des voies. Notre système électoral a ses avantages et ses inconvénients. Il avantage le ou les partis qui ont le plus de candidats en tête.

Les électeurs devront probablement tenir compte de ces aspects dans leur circonscription lors de la prochaine consultation.

Un point encore : le Canada est un allié de l’État d’Israël depuis sa création, c’est même le premier pays à l’avoir reconnu à la tribune de l’ONU. Le problème n’est donc pas que monsieur Harper soit l’ami de ce pays, le problème vient plutôt du fait qu’il déroge à la position diplomatique adoptée par le Canada depuis Lester B. Pearson lorsqu’il était Ministre des affaires étrangères ; laquelle consiste à entretenir de bonnes relations avec tout le monde, dans un but très simple : celui de veiller au bienêtre de toutes les populations civiles. Les populations n’ont pas à payer pour les égarement idéologiques de leurs gouvernants.

En effet, la prochaine élection pourrait être très intéressante et votre attentivité ne saurait en aucune façon nuire à la qualité des débats 🙂

Avec les Conservateurs au pouvoir à Ottawa et les Libéraux au Québec, on se rend bien compte que seul un Gouvernement minoritaire peut empêcher les dérives de toutes sortes. Et encore là, ce n’est pas assuré. L’agenda politique des Partis de l’opposition l’incite parfois à voter du bord du Gouvernement afin d’éviter de se retrouver en élection avec un Parti pas prêt pour ça ou avec un chef impopulaire comme ce fût le cas avec Ignatieff et Dion. D’une façon ou d’une autre, le Canada est bien mal pris. On en a assez d’Harper, mais d’un autre côté ce serait un désastre d’avoir Trudeau dans le siège du conducteur. Quant à Mulcair, il n’a certainement pas la prestance et encore moins l’expérience pour mener le Canada. Sans compter, que le NPD n’a pas sûr saisir sa chance au Québec. Les intérêts du Québec n’ont pas été aussi bien défendus qu’avec des députés du Bloc québécois. Pour les Québécois, c’est 4 ans de perdu et cela s’explique simplement par le fait que le NPD est avant tout fédéraliste et que son but premier est de plaire aux « canadians ». Il ne faut pas se leurrer, aucun parti fédéraliste de saurait défendre adéquatement les intérêts supérieurs du Québec. Bref, peu importe qui sera Premier ministre du Canada, le Québec sera condamner à souffrir.

La souveraineté du Québec est désormais une chimère, à plus forte raison avec un Péladeau messianique. le salut repose sur la reprise en main du Canada par un parti gouvernemental composé en grande partie de québécois. Cette dérive démocratique s’est amorcée dès que les Québécois ont choisi la voie de l’opposition qui bloque tout (BQ) plutôt que la gouvernance progressiste de ce pays qui est aussi le nôtre.

1. « ‘Messianique »? Où ça?
2. Un fédéral entre les mains de Québécois, on en a eu souvent. On s’est fait arnaquer à chaque fois.
3. Le Bloc Québécois est dans l’Opposition, le rôle de l’Opposition est de s’opposer, à moins que vous n’aimez pas l’opposition?

Exactement! La forte présence du Bloc à Ottawa a permis d’entretenir pendant 18 ans la chimère d’une pseudo-occupation en territoire ennemi qui déboucherait par miracle sur l’indépendance du Québec, et de conforter les attentistes et les indécis dans leurs positions.

Plusieurs des politiques conservatrices n’ont pas encore eu d’impact significatif mais il est probable que d’ici une dizaine d’années la face du Canada va avoir changé et cela devrait commencer d’ici 5 ans. Par exemple, les politiques de loi et ordre vont voir un accroissement dramatique de gens en prison et beaucoup d’entre eux seront remis en liberté dans les prochaines années: ces gens ne seront pas prêts à la réinsertion sociale à cause non seulement des politiques conservatrices qui veulent que les gens purgent leur peine en prison le plus longtemps possible mais aussi en raison des coupures aux programmes de réinsertion sociale dans les prisons. Les taux de criminalité devraient cesser de diminuer et on peut s’attendre à une augmentation du nombre de victimes de crimes. D’ailleurs aux ÉU on a reconnu l’erreur de ces politiques et ça fait déjà quelques années qu’ils font marche arrière.

Il y a aussi toute la question des droits des peuples autochtones que le gouvernement Harper à mis aux oubliettes et qui devrait dégénérer dans les prochaines années avec des troubles sociaux probablement assez sérieux compte tenu des politiques de laissez-faire des conservateurs sur les mines et l’exploitation des ressources naturelles qui vont heurter de front les nations autochtones qui vivent dans les régions les plus riches du pays en matières premières. Au plan international, ce laissez-faire a aussi l’impact de rendre le Canada un paria et un goujat qui se fiche des droits fondamentaux et cela devrait avoir un impact non seulement sur tous les projets internationaux des Canadiens mais aussi sur les simples voyages touristiques.

Vous avez probablement raison sur les objectifs du PM Harper pour son prochain mandat qu’il est à peu près certain d’obtenir étant donnée la division du vote progressif au pays. Il sera assez facile de fermer Radio-Canada/CBC puisque les nouveaux médias deviennent de plus en plus populaires et les médias traditionnels de moins en moins mais face à la Cour suprême la tâche sera beaucoup plus difficile car même les juges nommés par les conservateurs savent que leurs politiques violent souvent les droits fondamentaux, y compris ceux protégés constitutionnellement par la charte des droits et libertés. L’utilisation de la clause dérogatoire ne fera que confirmer la propension des conservateurs de se ficher des droits fondamentaux et risque de se retourner contre eux. Les dérapages de la droite ont souvent des effets désastreux et c’est aux électeurs de voir à ce que cela ne se produise pas mais avec l’apathie politique et l’égoïsme généralisé qu’on constate ici, je ne miserais pas trop là dessus…

@ Pierre, je retiens 2 choses de votre propos, la loi sur les récidivistes et les autochones! Si ces récidivistes a répétition sortent de prison d’ ici 5 ans et récidivent, ils iront en prison de nouveau! Je ne crois pas en la réinsertion après plusieurs récidives! Ça coûte moins cher les laisser en rpison que de les remettre dans le monde libre!

La deuxième chose , les autochtones! Quelle belle abberrance, ils représentent ( 70% des supposés propriétaires des territoires canadiens) Pour la majorité des Canadiens c’ est pas évident car ils ne croient pas cela! Donc c’ est hypothétique! Ils représentent quoi 1-2% de la population canadienne; a un moment donné il faut en revenir! Nos ressources naturelles nous appartiennent a ce que je sache. Ils n’ appartiennent pas aux indiens! Monmtrez- moi des preuves de cela !
Et pour l’ exploitation des richesses naturelles il faut avoir des décisions qui se prennent a un moment donné; pas des MORATOIRES!

Et finalement, la charte des droits et libertés canadienne érigée dans la constitution par Pierre Élliot Trudeau ( presqu’a lui seul) a voulu capitalisé sur le multi culturalisme et comporte des dangers quand a la liberté de religion et il n’ est pas exclu qu’ un gouvernement puisse suite a la volonté populaire faire des changements avec la clause dérogatoire!

@ Chantal Hébert, je pense que vous y aller fort un peu sur les intentions de Stephen Harper d’ éliminer Radio-Canada! Il a des chances qu’ il soit réélu en octobre prochain et s’ il est réélu majoritaire , il devra garder la tête haute et devenir un vrai chef d’ état qui a pour principal objectif de laisser a la population canadienne un avenir équilibré et digne d’ un pays avec une riche histoire !

Vous savez , la durée vient avec la sagesse, ou si vous voulez la sagesse vient avec la durée! Si les électeurs canadiens lui font en octobre prochain cette DÉLICATESSE, il serait avantageux pour lui d’ unir de plus en plus le Canada en précisant davantage( l’ énigme des peuples fondateurs ) ! Il aura comme principal adversaire notre PKP national avec sa fiducie sans droit de regard!

Donc pour moi Radio Canada ne représente pas un gros défi a surmonter. Je pense plutôt que l’ économie de l’Alberta lui fera beaucoup plus mal que Radio Canada et d’ être capable de rassembler les provinces telles que l’ Ontario, le Québec et la Colombie Britannique vers une économie participatives fera du Canada un bien meilleur pays!

Ne croyez-vous pas que Harper serait très heureux de ne plus avoir le Québec comme une épine au pied e qui lui permetttrait de modifier le Canada à son image et seulement en anglais? Il a déjà fleurté avec le Bloc et je ne serais pas surprise qu’il trouve PKP de son goût.

Mme Hébert, à propos d’empire médiatique, pourriez-vous nous parler de Power-Desmarais?
Ils contrôlent 60% des médias au Québec (sans compter l’énergie), soit 20% de plus que Québecor, et ils ont pour le moins une très forte influence sur le Parti libéral.
Pourquoi n’en parlez-vous pas? Ça rehausserait votre crédibilité.