Les relations «amour-haine» de Lucien Bouchard

Lucien Bouchard en entrevue, dans les bureaux de la firme d'avocats Davies Ward Philips & Vineberg. Crédit photo: Jean-François Lemire

L’homme ne laisse pas indifférent.

Certains l’admirent, d’autres le détestent. On aime son leadership ou on hait son autoritarisme. On adore sa franchise ou on l’accuse d’avoir un ton moralisateur. La gauche le trouve trop à droite et la droite le trouve trop souverainiste.

Les fédéralistes, échaudés par le référendum de 1995, s’en méfie, alors que des souverainistes questionnent son allégeance à la cause (voir la lettre coup de poing de Marc Laviolette et Pierre Dubuc, du SPQ Libre, dans Le Devoir.)

Les anglophones apprécient le respect qu’il a toujours témoigné à leur langue, mais puisqu’il était au PQ, ils ne peuvent pas vraiment l’aimer. Et les purs et durs de l’identité au PQ l’ont toujours trouvé trop mou.

Bien des Québécois respectent le premier ministre et le chef du Bloc québécois qu’il a été, mais plusieurs lui en veulent d’avoir pris fait et cause pour le gaz de schiste. Il a réussi de grandes choses pour le Québec (garderie à 5 $, déficit zéro), mais il a aussi commis des erreurs (retraites des infirmières, réforme de l’éducation).

Un humain, quoi.

Et parce qu’il n’est pas une belle-mère politique, ses rares interventions attirent l’attention. Il n’a pas la langue de bois. Il bouscule.

C’est toujours un peu différent, souvent polarisant, mais rarement ennuyant. C’est Lucien Bouchard.

Pour écrire la grande entrevue que j’ai réalisée avec Lucien Bouchard, je lui ai parlé deux fois, pour un total qui frôle les 90 minutes.

Vous pouvez lire l’intégral de l’entretien ici, sur le site web de L’actualité.

J’ai eu du temps pour creuser, pour jaser, pour tenter de comprendre. Son nouveau livre, «Lettres à un jeune politicien» (VLB), avait débroussaillé le terrain. J’ai rarement vu Lucien Bouchard dans un tel état de confidences, candide, détendu… Pas la moindre trace du ton tranchant, parfois moralisateur, qu’il peut afficher certains jours. Ses fiertés, ses erreurs, ses doutes, ses regrets, le nouveau gouvernement et la défaite des libéraux, la montée de la CAQ et la faiblesse du mouvement souverainiste…. tout y est passé.

C’est lorsqu’on a abordé sa relation houleuse avec son ancien parti, le PQ, que j’ai compris l’ampleur de cette relation amour-haine qui balise son parcours politique. Autant avec ses anciens militants, ses alliés d’autrefois, qu’avec les citoyens.

Un sauver pour certains, un traître pour d’autres.

Lui-même se pose des questions sur ces relations complexes, tranchées, souvent émotives.

Et il n’a pas peur de soulever des débats délicats, même si ça risque d’accentuer cet état d’amour-haine, notamment sur la présence de plus en plus minime des militants souverainistes de centre-droit au PQ.

Extrait:

Question: Dans vos Lettres à un jeune politicien, vous dites ne pas avoir entretenu de bonnes relations avec les barons du PQ. Encore aujourd’hui, dans certains rassemblements, des militants vous huent lorsqu’ils voient votre photo. Ça vous fait quoi d’avoir cette relation amour-haine avec votre ancien parti ?

R: «Je ne suis pas le seul à avoir été hué par les radicaux du PQ. Camil Laurin, le père de la loi 101, l’a été lorsqu’il a défendu le droit des adultes francophones à fréquenter le cégep en anglais. Une position qu’on a défendue ensemble. Je suis donc en bonne compagnie!

D’ailleurs ces militants étaient très contents quand j’étais à la tête du parti?! Avec moi, ils sont allés plus loin que jamais avec la souveraineté. Il faudrait s’en souvenir. Je pense qu’ils ne me pardonnent pas de les avoir amenés aussi près de la terre promise. D’autres ne me pardonnent pas de ne pas partager les idées gauchistes du parti.

J’ai réfléchi beaucoup à ça. Parfois, je me demande si le PQ n’a pas eu tort d’essayer d’accéder à la souveraineté par le chemin de la gauche. Est-ce que ce n’est pas le germe de la défaite assurée?? Dans une société, on ne peut pas écarter les créateurs d’emplois, les décideurs économiques… Est-ce qu’il n’aurait pas fallu être plus rassembleur, plus ouvert, montrer qu’il y en avait pour tout le monde?? Que ce n’est pas une trahison d’être souverainiste dans le milieu des affaires??

Beaucoup de gens qui ont voté contre la souveraineté en 1995 étaient inquiets de voir que les syndicats allaient prendre beaucoup de place dans les décisions. Il y a eu des appréhensions qui auraient pu être calmées si les gens plus à droite avaient senti qu’ils faisaient partie de tout ça. Moi-même, je me le reproche?; j’ai été chef du parti. On n’a pas été assez inclusif, on a inquiété le monde des affaires pour autre chose que la séparation, ce à quoi pouvait ressembler un gouvernement du PQ dans un pays souverain. Je n’accuse pas. Mais il faut s’interroger.»

Q: La grande coalition souverainiste du PQ, regroupant la gauche et la droite, est-elle encore vivante ?

R: «Actuellement, non. Elle est délibérément du côté gauche. Elle n’est pas au centre, alors que je pense que c’est au centre qu’on peut gouverner au Québec.»

Sa faible présence médiatique a également un lien avec cette relation particulière qu’il entretient avec le public.

Autre extrait:

Q: Parmi les anciens premiers ministres du Québec, cinq seulement sont encore en vie. Votre expérience est rare. Pourquoi ne pas participer davantage aux débats ?

R: «Je ne suis pas certain que les gens aiment que les anciens politiciens participent aux débats. Et si j’y participe, ce n’est pas pour dire la même chose que les autres, c’est pour marquer un désaccord, sinon un point de vue différencié. Quand on agit ainsi, on se met vite en porte-à-faux par rapport à ce que la population pense. Il y a toujours un prix à payer, surtout si on évite la langue de bois. De plus, ça embarrasse toujours les gens qui sont en place, même si c’est légitime de dire ce qu’on pense. Quand j’étais là, rien ne m’ennuyait plus que de voir les anciens acteurs dans les estrades dire ce que je devrais faire, alors que je savais que quand ils étaient là, ils ne le faisaient pas. J’ai été un acteur. Devenir un commentateur, sans le levier d’action entre les mains, c’est plus frustrant qu’autre chose.»

Q: Vous avez investi une partie de votre capital de sympathie dans la défense des gaz de schiste. Est-ce que cela vous empêche d’aller sur la place publique pour alimenter les débats ? Est-ce que ça vous discrédite ?

R: «S’il y en a qui pensent ça, tant pis pour eux. Je suis un avocat d’affaires, je gagne ma vie. Je considère que j’ai le droit de la gagner. J’ai consacré pas mal d’années à travailler pour presque rien, et j’en suis très fier. J’ai même remis ma pension du fédéral au gouvernement du Québec pendant les cinq années où j’ai été premier ministre. Je ne vois pas en quoi travailler au développement des ressources naturelles du Québec est un manque d’éthique. Je sais qu’il y a un débat, un point de vue qui s’exprime très fort contre les gaz de schiste, mais le point de vue positif, on ne l’entend pas. J’ai contribué à calmer le jeu. L’industrie a accepté de se soumettre aux études en cours. La science va parler. La sérénité, le calme vont nous permettre d’avoir une meilleure perspective de tout ça. Ça va rester un débat de société. Est-ce qu’on veut développer nos richesses naturelles?? Ça peut se faire très correctement. Évidemment, quand ça ne fait pas leur affaire, les écologistes à tout crin deviennent intolérants. Le Québec ne pourra pas tourner le dos à ses richesses naturelles, si leur exploitation se fait dans le respect de l’environnement.»

Lucien Bouchard le dit lui-même, en riant: il vient d’une autre époque. Il a 73 ans (même s’il ne veut rien savoir de la retraite). Ses fils de 21 et 22 ans lui disent souvent!

Mais son expérience, partagée dans ce livre et cette longue entrevue, est rare et instructive pour la jeunesse qui souhaite se lancer dans l’arène politique. Autant pour déceler les moments d’audace nécessaires et salutaires, que pour reconnaître le chemin des erreurs à éviter.

Qu’on aime ou pas l’homme, c’est une contribution enrichissante à la vie publique québécoise.

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Si le revoyez, demandez-lui donc s’il se rappelle de l’affaire Michaud qu’il a encouragé à traité de raciste et d’antisémitisme.

Comment il explique que la majorité de ses députés péquistes se sont excusés d’y avoir participé mais pas LUI. Pourquoi ?

Lui demander les paroles que M. Michaud a prononcées pour lui avoir valu ce blâme unanime de notre sainte Assemblée nationale.

J’ai beaucoup de respect et d’estime pour Monsieur Bouchard. Je lui accorde de grandes qualités de tribun et de leader. C’est un homme extrêmement intelligent et cultivé.
Son talon d’Achille, c’est la chose économique et de là, certaines positions discutables vis-à-vis les propos de la droite et j’irais jusqu’à dire de sa peur d’errer en matière économique qui fait qu’il a pris de mauvaises décisions (ex : déficit zéro imposé par Ottawa, il s’est fait avoir par les libéraux fédéraux) et sa position sur la crise étudiante.
Je crois M. Bouchard lorsqu’il dit qu’il valorise au plus haut point l’instruction et l’éducation, au point où il s’en mêlerait tout de suite si on le lui demandait.
Alors, ne lui reste plus qu’à comprendre les avantages économiques d’une société instruite et cultivée et en faire la priorité de la Nation, à commencer par la gratuité universelle garante d’un accès possible pour tous ceux qui en sont capable et qui le désirent.
Je salue quand même un Grand Québécois en Monsieur Lucien Bouchard.

Il me semble que Lucien Bouchard ait été le mentor de François Legault de la CAC.
Les RIP et les caribous se jetant dans l’abime sortis du chapeau de François Legault lors du combat des chefs devant Pauline Marois à TVA, j’en mettrais ma main au feu que c’était Lulu tout craché.
Deux politiciens qui se ressemblent finalement.

Ce que l’Histoire retiendra de Lucien Bouchard est qu’il aura été une puissante bougie d’allumage à la réalisation du projet d’indépendance du Québec et son éteignoir lorsque les conditions gagnantes étaient toutes réunies.

Démarrant sur les chapeaux de roues avec la création du Bloc québécois et avec l’obtention d’une presque majorité en faveur du Oui lors du référendum de 1995, il a soudainement appliqué les freins pour tout faire déraper, reportant le projet de pays québécois aux calendes grecques.

Suite à ce grand rapport de force politique face au Rocanada que les Québécois venaient de lui donner au référendum de 1995, sa succession à Jacques Parizeau comme Premier ministre du Québec et son élection à la tête du PQ en 1998, il renonçait à sa lutte pour la réalisation du pays, et ce dans un élan national extraordinaire jamais égalé précédemment. Cette incompréhensible volte-face de sa part toujours inexpliqué a paralysé le mouvement souverainiste pendant cinq longues années (1995-2001), du lendemain du référendum jusqu’à sa démission comme Premier ministre et chef du PQ.

Lucien Bouchard est certes un personnage remarquable mais tellement imbu de sa personne et si peu respectueux de ceux qui, faute d’intelligence (je présume) ne pensent pas comme lui. Lui et son frère… quelle famille d’arrogants prétentieux. Non merci, je ne lirai pas son livre car quels conseils peut-il prodiguer au jeune Léo Bureau-Blouin? C’est plutôt Lucien Bouchard qui devrait s’inspirer de l’humilité respectueuse du petit jeune.

L’ÉTEIGNOIR
Ce que l’Histoire retiendra de Lucien Bouchard est qu’il aura été une des bougies d’allumage à la réalisation du projet d’indépendance du Québec et son éteignoir lorsque les conditions gagnantes étaient toutes réunies.

Démarrant sur les chapeaux de roues avec la création du Bloc québécois et suite à l’obtention d’une presque majorité absolue en faveur du Oui lors du référendum de 1995, en une volte-face soudaine inexplicable il a brusquement appliqué les freins et fait déraper le projet d’indépendance en cessant d’en faire la promotion et le reportant aux calendes grecques.

Suite à ce grand rapport de force politique construit sur de nombreuses décennies par le mouvement souverainiste face au Rocanada, la presque victoire absolue que les Québécois venaient de se donner au référendum de 1995, sa succession à Jacques Parizeau comme Premier ministre du Québec et son élection à la tête du PQ en 1998, il renonçait à la lutte pour la réalisation du pays, et ce dans un élan national extraordinaire jamais égalé précédemment.

Cette incompréhensible volte-face de la part de Lucien Bouchard, demeurant jusqu’à ce jour une énigme, a paralysé le mouvement souverainiste pendant cinq longues années (1995-2001), du lendemain du référendum de 1995 jusqu’à sa démission comme Premier ministre et chef du PQ en 2001. Cet éteignoir aura pavé le chemin du pouvoir à un régime colonial bananier néo-liberal ayant perduré près de 10 ans.
Quel gachis !!!

J’aime croire que M.Bouchard était vraiment sincère lors de la démarche référendaire de 1995 qu’il nous a presque permis de gagner (merci pour ça) et comme d’autres je comprends mal ses agissements par la suite jusqu’à aujourd’hui.

Ses commentaires aujourd’hui à propos de la souveraineté du Québec me donnent l’impression d’un homme qui a un très gros égo (normal probablement pour un grand leader) et qui nous dit : » Si je n’ai pas réussi, ça ne vaut pas la peine d’essayer vous ne réussirez pas plus « .

Il dit autre chose MM. Bouchard : » Les leaders peuvent porter les aspirations d’un peuple, mais ils ne peuvent pas les fabriquer. ». Il y a certainement du vrai là-dedans mais ça m’apparaît incomplet, il me semble que si le leader a une vision et qu’il y croit profondément il ne doit pas cesser d’en faire la promotion / de la vendre à ceux qu’il représente, il l’a bien fait en 1995 une majorité a opté pour le oui mais une fraude validéemaisnon contestée nous l’a finalement fait perdre.

Aujourd’hui curieusement, même s’il se dit timidement encore souverainiste (stratégie ou vérité ?) il tient le même langage que F.Legault pour justifier son inaction: « Les québécois ne veulent pas de référendum ». Trop facile ! Avant de soumettre les québécois à un autre référendum il faut d’abord les convaincre que l’indépendance serait la meilleure option pour eux et quelqu’un qui comme MM. Bouchard en était convaincu aussi fort en 1995 ne peut penser le contraire aujourd’hui sinon nous exiquer pourquoi !

S’il en est toujours convaincu MM. Bouchard sait ( MM. Legault aussi) que le Québec a de bien meilleures chancesde régler ses problèmes économiques et autres en étant indépendant; alors pourquoi repousser l’indépendance d’une autre génération ?

MM. Bouchard est un fin stratège, pourquoi cette sortie maintenant ? Quel est le véritable agenda de MM. Bouchard ? Je sais, je spécule fort et il faut donner le bénéfice du doute à MM. Bouchard qui a déjà énormément donné au Québec, mais je me pose tout de même ces questions

Qui a dit ça? François Legault ou Lucien Bouchard

Q: Êtes-vous toujours souverainiste?

R: Je ne pourrai jamais renier la sincérité de mon engagement et de la passion que j’ai mise dans la promotion de la souveraineté. C’est lié à mon passé. C’est une chose que j’ai faite consciemment en prenant tous les risques qui s’y attachaient. Et un parti, c’est toujours une famille. Même si j’ai eu des rapports un peu complexes avec ma famille politique – je ne suis pas invité à tous les partys – on reste dans la famille.

Q: Vous dites que vous n’avez pas renié vos convictions, mais est-ce que vous le formulez aussi à l’affirmative? Êtes-vous encore un souverainiste convaincu?

R: Entre un dirigeant politique et les électeurs à qui il s’adresse, il faut une adéquation. Il faut une empathie. Je ne pourrais pas faire aujourd’hui les discours que j’ai faits en 1995. Ce serait même un peu ridicule. C’était chaud, intense, fort. Il y avait une réceptivité. Aujourd’hui, il n’y en a pas. Notre débat constitutionnel n’est pas de tout repos pour notre société. Pendant qu’on fait cela, on ne met pas toutes nos énergies pour régler nos problèmes immédiats, des problèmes qu’on peut régler. Alors pour moi, ce n’est pas la priorité. C’est de régler les problèmes d’éducation et de santé, d’intégrer les jeunes dans la société. Quand je vois nos jeunes dans la rue, je n’aime pas cela. Ils ne sont pas heureux. Il faut qu’ils soient enthousiastes, qu’ils aient envie de construire le Québec. Je ne pense pas que ce soit avec des référendums qu’on puisse faire cela.

Q: Pour être certain de bien comprendre… Vous vous définissez encore comme souverainiste?

R: Je ne me pose pas les termes comme cela. Je ne suis pas en religion, je ne professe pas de culte. Présentement, je ne pense pas que la souveraineté ou l’idée de faire des référendums va faire avancer le Québec. Et pour moi, ce qui est important, c’est de faire avancer le Québec.

http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201209/14/01-4574363-les-jeunes-ne-se-sentent-pas-a-laise-dans-notre-societe-lucien-bouchard.php

M. Bouchard s’est enfargé dans l’affaire Michaud, dans la mise à la retraite en santé et dans les fusions municipales mais, c’est LUI, par son charisme et sa détermination, même une jambe en moins, qui a propulsé le OUI vers le 50 % avec la souveraineté-partenariat parce que le référendum de 1995 s’en allait aussi dans le mur que celui de 1980.

En remerciement de son implication pour le OUI, faudrait pas s’acharner sur M. Bouchard en le démonisant sur tout et tout le temps. Il s’est peut-être encore trompé avec le gaz de schiste mais, il a droit à l’erreur. M. Parizeau, qui nationalisé l’amiante, a bien tourné le dos à Mme Marois pour appuyer M. Aussant à 1.9 %, jouit, de la part des souverainistes, d’un meilleur traitement.

Vous êtes vous rendu compte qu’il n’a jamais dit s’il était encore souverainiste.
Je vous le dis «il ne l’est plus»
Oui c’est lui ui a emmenné lla souveraineté le plus prêt mais quand Dio est arrivé avec sa laoi sur la clarté Bouchard n’a ABSOLUMENT RIEN FAIT.
Je crois qu’il a eu très peur que la souveraineté passe.
Bouchard se donne au plus offrant.
Je crois qu’il y a un nom pour ces gens là.

Mme Huguette écrit : «quand Dio est arrivé avec sa laoi sur la clarté Bouchard n’a ABSOLUMENT RIEN FAIT.»

Est-ce que vous pensez que le provincial a priorité sur le fédéral, au Canada ? Que pouvait faire M. Bouchard ? Un référendum contre la loi sur la clarté ? Il l’aurait perdu.

Huguette est proche de la vérité ici, M. Bouchard n’est pas un pur et dur séparatiste, comme Messieurs Parizeau et Aussant. Il est un souverainiste québécois avec une entente canadienne négociée d’une véritable confédération d’États souverains, du genre suggéré par lui au référendum de 1995, la souveraineté-partenariat, pas loin de la souveraineté-associaiton de M. Lévesque. Pas un séparatiste comme Bourgault.

Faut souligner les nuances importantes ici.

Lucien Bouchard tout aussi brilliant que certain pense est incapable de critiquer le cadre économique actuel il en est totalement dépendant et c’est le cas de la plupart des politiciens.
Tant que nous ne remettrons pas en cause ce système toutes nos situations environnementales et sociétales ne feront qu’empiré.
Dès qu’un politicien est à bout d’argument il évoque la situation financière et l’endettement des états et individus et vois cette situation comme inéluctable et incontournable alors que c’est là ou il devrait commencer à se poser des questions. Le cadre économique actuel basé sur la financiarisation de tout et alimenté par la surconsommation de toutes les ressources nous à l’épuisement de celles-ci et par voie de conséquence à la dégradation de nos milieu de vie.
Nos politiciens sont aveugle et nous dirige !!!! il faut aussi se posé des questions comme citoyens et voir au delà du cadre.

L’année dernière, j’ai écris que M. Bouchard
n’avait jamais été indépendantiste, je m’excuse.
M.Bouchard selon ses propres dires, a été liberal,
conservateur,bloquiste,péquiste,et redevenu fédéraliste,je dois dire aujourd’hui qu’il n’a été indépendantiste qu’à temps partiel,et qu’iln’
aurait négocié qu’une entente avec le fédéral,
suite à une victoire du « Oui » J’espère me tromper
encore une fois.

Québec peuple de petite mémoire..

Desmarais, son bon ami, L’a dit dans les journaux français en entrevue: »Je ne crois pas que Bouchard n’a jamais été souverainiste… »C’est sur c’est un autre naufrageur..
Nous avons pu voir le derrière de la scène cet été avec le vidéo de Sagard…c’est un spectacle où lui et Chretiens jouent des rôles et où Les Desmarais et les autres nous occupent le temps qu’ils nous volent….

Un peu le même que les journalistes finalement qui leur donne la tribune… honte a vous

J’admire l’homme et son talent. Nul doute qu’un homme de cet étoffe, il ne s’en fait pas beaucoup de nos jours. M. Bouchard nous disait: Il nous faut des conditions gagnantes pour réaliser la souveraineté. Cette phrase célèbre et pleine de sagesse a été entendue avec respect de la part de la gauche et de la droite. Pour lui, il était impensable de réaliser l’indépendance sans avoir les conditions requises, nécessaires pour la réaliser. Aujourd’hui, certains le détestent, surtout les purs et durs. Mais, faire du Québec un pays souverain comporte des conséquences qui peuvent être fâcheuses et quoi qu’on dise, il va falloir vivre avec ces conséquences. C’est ce que M. Bouchard a voulu sans doute nous éviter.