Les retrouvailles

Photo: Jacques Boissinot/PC

Ce dimanche, s’enclenchera un cycle de quatre débats consécutifs des chefs. Du jamais vu dans une campagne électorale québécoise.

Dimanche soir, Pauline Marois, Jean Charest, François Legault et Françoise David croiseront le fer.

Les 20, 21 et 22 août, trois «face à face» suivront – Jean Charest et Pauline Marois / Jean Charest et François Legault / Pauline Marois et François Legault.

Commençons par quelques évidences:

1) En pleine période estivale, alors que le PQ maintient son avance chez les francophones, que la CAQ s’impose en deuxième position, que le PLQ y traîne de plus en plus de la patte et qu’un cinquième des électeurs sont indécis, ces débats risquent fort de marquer le vrai début de la campagne.

2) Par contre, il restera à voir s’ils auront, ou non, un impact réel sur la suite de la campagne et sur les intentions de vote.

3)  Pour Jean Charest, dont seulement deux francophones sur dix, pour le moment, entendent voter libéral, sa mission frôle l’impossible: convaincre qu’il «mérite» un quatrième mandat consécutif – une première depuis Duplessis. Brandir l’argument de la peur contre le PQ – «référendum, rue et chaos» – ne semble plus suffire.

Or, son principal handicap demeure celui-ci: jamais un gouvernement provincial ou fédéral perçu par une majorité de l’électorat comme étant «corrompu» n’aura réussi à se faire réélire par la suite.

Pour le PLQ, l’étiquette lui est apposée sur le front avec une force telle qu’il se doit même maintenant de courtiser l’électorat anglophone, dont une partie pourrait s’abstenir et/ou voter CAQ.

4) Pour Pauline Marois, dont le parti reste en avance chez les francophones, elle doit convaincre qu’elle est non seulement prête à devenir première ministre, mais aussi que le PQ serait mieux habilité que la CAQ pour faire le grand ménage des écuries de la corruption et de la collusion. Quant à la souveraineté, elle demeure dans le discours électoral péquiste, un enjeu secondaire.

5) Pour François Legault, le défi est de taille: réussir là où Mario Dumont avait échoué. C’est-à-dire, convaincre que la CAQ offre un changement positif, capable d’aller au-delà des déclarations-choc et des prises de position populistes qui semblent être leur marque de commerce.

Convaincre aussi qu’à part les Barrette, Duchesneau et Cohen, la CAQ aurait une équipe capable de gouverner.

Il doit aussi convaincre que la question nationale n’a plus d’importance pour les Québécois.

6) Pour Françoise David, son défi est double. Primo: offrir en termes clairs un discours et des prises de position nettement progressistes et convaincre de leur nécessité. Secundo: convaincre suffisamment d’électeurs du comté de Gouin, là où Mme David se présente contre le député péquiste sortant Nicolas Girard, qu’il leur vaudrait mieux choisir Québec solidaire et lui donner ainsi deux sièges à l’Assemblée nationale. (Amir Khadir est dans  Mercier.)

Les retrouvailles Marois-Legault

Le 20 mars 2006, à l'Assemblée Nationale. (Photo: CP PHOTO/ Clement Allard)

Les sondages faits jusqu’à maintenant montrent une lutte  de plus en plus dure entre les trois partis, avec un Parti libéral, par contre, de plus en plus fragilisé.

Sans compter ces luttes à deux PQ vs PLQ, PQ vs CAQ, qui se dessinent selon les régions.

La CAQ gruge dans les talles du PLQ, mais aussi dans celles du PQ. Et pourrait le faire encore plus si la CAQ devait augmenter sa part dans les intentions de vote.

Dans le Léger Marketing/Agence QMI de ce vendredi, le PLQ n’est plus qu’à 19% chez les francophones; le PQ, à 40% et la CAQ, à 29%.

Qui plus est, 62% des répondants disent souhaiter un changement de gouvernement – ce qui est une très mauvaise nouvelle pour les libéraux.

On dirait bien que la fameuse «majorité silencieuse» se cherche désespérément autre chose que le gouvernement Charest…

C’est dans ce contexte que la dynamique Marois-Legault sera importante dans les débats. Surtout dans leur face à face du 22 août.

Ce face à face sera en quelque sorte leurs vraies premières retrouvailles, directes, seul à seul, depuis le départ fracassant de François Legault du PQ en juin 2009.

En quittant le PQ,  celui qui, depuis son arrivée en 1998 comme recrue-vedette de Lucien Bouchard, ambitionnait d’en être un jour le chef, disait clairement à Pauline Marois qu’il ne pourrait plus fonctionner sous son leadership.

Dans une chronique pour The Gazette, j’avais par ailleurs écrit qu’on reverrait sûrement bientôt M. Legault – sous une incarnation politique différente. Ce qui fut fait dès 2010 au moment où, avec l’homme d’affaires et ex-recruteur libéral, Charles Sirois, il créait la première mouture de la future CAQ.

On comprendra donc qu’entre Mme Marois et M. Legault, ce n’est vraiment pas le grand amour politique. En fait, leurs rapports tendus remontent à 2001.

Cette année-là, le 11 janvier, Lucien Bouchard démissionnait de son poste de premier ministre. Tous les observateurs, ou presque, s’attendaient à ce qu’il y ait une véritable course à la chefferie.

Bernard Landry – l’éternel second qui voulait, lui aussi, être chef un jour – bougea rapidement.

De son côté, Pauline Marois – laquelle avait tout de même terminé deuxième en 1985 dans sa première course au leadership -, s’activa aussi.

À la surprise générale, une alliance stratégique s’est alors forgée entre elle et François Legault. Vu  comme le dauphin de M. Bouchard. M. Legault allait néanmoins appuyer Mme Marois.

Or, en peu de temps, un coup de tonerre viendrait fendre le ciel de la Grande Allée: François Legault changea d’avis pour appuyer M. Landry.

Pour Pauline Marois, ce fut un coup très dur.  Après réflexion, elle décida de passer son tour. Ce qui permettrait à M. Landry de réaliser son ambition de prendre la chefferie. Une fois pour toutes.

Dans les milieux péquistes, pour ou contre Pauline Marois, ce geste ultime de revirement de M.Legault  fut reçu par plusieurs comme une «trahison» personnelle. Entre les deux, c’était écrit dans le ciel – le courant ne passerait plus. Ou, si peu.

Et donc, ce 22 août, en quelque sorte, leur débat «face à face» bouclera cette boucle. Onze ans plus tard.

Qui, en 2001, aurait pu croire qu’un jour, les deux se combatteraient directement, face à face. De surcroît, du haut de deux partis différents. Et ce, dans le même but de gagner une élection générale.

Des retrouvailles sous forme d’une dure lutte pour le pouvoir.

Des retrouvailles comme seule la politique en a le secret…

***

Pour d’autres indices de ce qui aura amené Pauline Marois jusqu’à ce moment-clé, le portrait que trace Noémi Mercier de la chef péquiste dans le numéro courant de L’actualité vaut le détour.

 

 

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Vous devriez corriger certaines erreurs PQ-vs-PLQ dans votre texte. Ça pourrait prêter à confusion.

À date nous pourrions en effet croire que le Québec a bien l’intention de dire « Good bye Charlie Brown !» à Charest et au PLQ. C’est une très bonne nouvelle.

C’est certain que M. Legault connait bien Mme Marois et le PQ. Mais il est également vrai que Mme Legault connait bien M. Legault. La confrontation sera très, très intéressante. Mais je ne pourrai la regarder car je serai à Tremblant où mon fils participe au Ironman. Ce n’est que partie remise …

Mais en toute logique, avec la déclaration idiote de Legault advenant un gouvernement minoritaire, ajouté au fait que les électeurs savent bien que la CAQ n’a aucune expérience du pouvoir et que son équipe est plutôt disparate, j’ose espérer que les électeurs indécis choisiront de placer la CAQ et M. Legault dans l’opposition, question qu’ils prennent un peu d’expérience. On ne peut tout de même administrer l’État avec un gouvernement constitué d’un parti politique sans aucune expérience. Faut tout de même être sérieux.

J’aurais vraiment apprécié que M. J-M Aussant puisse participer à ce débat. Cet homme m’impressionne pour la qualité de sa pensée. J’espère que le PQ pourra le récupérer le plus rapidement possible. Le Québec ne peut pas se passer bien longtemps d’une personne d’une telle qualité.

«Toute une constellation d’événements est nécessaire pour une réussite.»
[Rainer Maria Rilke]

Mme Legault, comment une telle ignominie que celle de l’appel de John James Charest pour un appui unanime des anglophones au PLQ soit passée sous le radar médiatique ?

En cette fin de deuxième semaine de campagne électorale John James et ses laquais fédéralistes réclament sur toutes les tribunes l’appui unanime du vote ANGLOPHONE. Appeler à une division du vote sur une base linguistique, n’est-ce pas là un cas flagrant d’une volonté d’isolement de la communauté anglophone de la très grande majorité francophone du Québec ? Comment peut-on qualifier un tel comportement du chef actuel de l’État québécois ? Pourquoi n’y a t’il pas de tollé général de la part des journalistes, chroniqueurs et leaders d’opinions dans nos médias décriant une telle bassesse ? L’appel à une division des Québécois par la couleur de la langue n’est-il tout aussi condamnable que celui de l’appel à la division par la couleur de la peau ou celle de l’obédience religieuse.

J’espère que cette pelure de banane que John James s’est lui-même glissée sous les pieds lui sera mise sur le nez lors du débat des chefs de dimanche soir prochain.

Il manque un participant majeur à ces retrouvailles soit M. Jean-Martin Aussant d’Option nationale. Sa présence aurait permis que des vrais enjeux de la société québécoise soient débattus à fond, c’est-à-dire l’indépendance du Québec, la nationalisation des ressources naturelles, la gratuité scolaire à tous les niveaux, la dette du Québec.

Sur ce dernier point, comment débattre des finances du Québec sans parler du coût d’avoir deux gouvernements, deux rapports d’impôts, deux fonctions publiques traitant souvent des mêmes sujets? Comment parler de l’équilibre budgétaire lorque 50% de nos impôts vont au gouvernement fédéral et que plusieurs des dépenses de ce dernier vont dans des domaines qui touchent très peu le Québec (exemple les subventions à l’industrie automobile)? Comment parler de l’importance d’une représention forte du Québec sur la scène internationale, lorsque l’on est surtout repréenté par les ambassades canadiennes?

D’autre part, la rencontre de M. Aussant avec ses anciens collègues, soient Mme Marois et M. Legault, aurait permis de clarifier leurs approches en regard de l’accession à la souveraineté ( même si M. Legault ne veut pas en parler, où va-til se loger s’il y a un référendum?). Sans parler que les deux autres partis auraient également à se prononcer sur un tel débat constitutionnel.

La présence de M. Aussant dans ces retrouvailles est d’autant plus justifiée que celui-ci est à l’assemblée nationale depuis plusieurs années, qu’il a eu à travailler avec tous les autres chefs de partis, que son parti est présent dans 123 comtés du Québec et qu’il compte déjà plus de 3500 membres.

Ce rappel historique autour de l’histoire de PQ est vraiment d’appoint. M.Landry a traité M.Legault d’arriviste alors j’imagine que Mme Marois le fera aussi..Le goût du pouvoir est plus fort que bien des convictions personnelles. Et le même M.Landry qui a démissionné pour un motif farfelu et qu’il regrette encore.

Les prochains débats marqueront certainement une tendance lourde qui se maintiendra jusqu’au 4 septembre. Je pense que le premier débat servira avant tout à un exercise de défoulement où chacuns va tenter de salir l’autre afin de miner sa crédibilité. Les débats à TVA seront je pense très importants et iront beaucoup au fond des choses. Le face à face permettra à beaucoup d’électeurs de faire un choix final. On sera surpris des quotes d’écoute de TVA.

P.Marois devra en se rappelant ceux qui l’ont contestées dont ma personne parmi bien d’autres que sa réputation de femme résistante ou endurante sera tout autant en cause que sa capacité personnelle par ses débats pour être crédible comme premier ministre.

Elle jouera sa crédibilité et son honneur de femme tout court aussi dans ces débats. Connaissant ses dossiers, elle devra jouer la posture de femme tranquille mais ferme inébranlable devant les provocations calculées de ses adversaires.

Toute émotion trop forte devra être évitée puisque le sexisme carbure à l’étiquette de l’hystérie féminine comme du manque de sens rationnel chez les femmes on connaît ces perceptions tendancieuses provenant de la culture masculine trouvant refuge dans la psychiatrie classique comme dans le simple patriarcat général qui persiste encore aujourd’hui. D’être ici homme permet d’en être d’autant plus conscient.

La colère en général chez les chefs de partis se doit d’être canalisé sur un ou deux points seulement, le ton ferme et souple doit l’emporter la plupart du temps.

La pensée claire, articulée avec capacité de réplique argumentée sur le coin des sourires est aussi marque d’habilité pour un chef de parti. Vrai également pour P.Marois pas seulement pour les Charest-Legault.

En ce qui regarde, J.Charest, il n’a plus qu’à espérer, une perte de points de pourcentage du PQ et un gain CAQ peu élevé pour espérer voir se faufiler le PLQ pour un gouvernement minoritaire.

Pendant que F.Legault va jouer justement son rôle de politicien masculin classique usant de toutes les postures, de toutes les astuces, rejouant le Charest de 2003 avec son grand ménage et les partenariats publics privés.

Le Québec va t’il se perdre dans les mêmes eaux entre PLQ et CAQ?

Le débat sur l’exclusion de M. Aussant des débats fait rage depuis des semaines.
Pendant tout ce temps, nul journaliste, des pros supposément des joutes électorales, ne s’est avisé d’interpeller ni M. Charest, ni M. Legault, Ni Mme Marois, ni Mme David, tous de bons démocrates, à ce sujet en leur rappelant ce mot de Voltaire: » »Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour votre droit de le dire. »
Pas un journaliste. Pas un commentateur. Pas même vous, Mme Legault. Bizarre.

Mon intention est de ne pas gonfler les cottes d’écoute de ce cosortium des médias en écoutant ces gladiateurs dans cette arène factice.J’en apprends suffisamment à partir des médias sociaux et de votre blogue.Cependant j’aurais préféré que vous dénonciez cette attitude anti-décromatique de ce pouvoir des médias de refuser le droit du chef de l’Option Nationale à se faire entendre .À ce que je sache,personne n’a osé prendre sa défense, cette semaine, quand il a présenté sa demande d’injonction pour qu’il soit accepté au débat des chefs ou rendre illégal ces débats.
Mme Légault, si je me trompe, j’aimerais que vous me répondiez.Merci.

@Denis Drouin

Comme vous l’affirmez si fort, j’espère pur elle que Madame Legault connaît bien…Monsieur Legault…un lapsus révélateur, hors de ceci rien n’est écrit dans cette élection et ces débâts des chefs, circus médiatique, ne changeront probablement pas grand chose. Le 4 Septembre risque surtout d’être la bérésina…des sondeurs. Il y a beaucoup d’indécis (près de 40 %0, quelle sera la participation, il est certain qu’un gouvernement minoritaire nous permettrait de voter de nouveau en 2013…Aucun de ces sondeurs n’avait prévu la vague orange…

Les QS viennent d’être trahis par le NPD et ceci aura un impact sur le nombre de QS qui voteront PQ .
MICHEL

Gilbert Lavoie, chroniqueur du Soleil spécule un peu prématurément la probalité de voir François Legault comme chef du comité du NON si référendum il y a, tout comme Claude Ryan en 1980 et Daniel Johnson en 1995.
Je n’ai jamais vu quelqu’un se métamorphoser en son contraire aussi rapidement à part peut-être l’incroyable Hulk qui lors d’un accident de laboratoire a reçu une dose mortelle de radiations gamma.

Madame Legault, je m’étonne qu’une grande journaliste comme vous ne mentionne pas l’injustice profonde du débat des chefs c’est-à-dire l’absence programmée de Jean-Martin Aussant pourtant chef représentant du parti d’Option Nationale à l’assemblée nationale, parti qui recueille actuellement 3% des intentions de vote dans l’ensemble de la population selon les derniers sondages et 9% dans ceux des jeunes de 18 à 24 ans.
Je n’ose croire que vous êtes d’accord avec cette imposture et ce déni de démocratie.
Les membres de ce parti dont la majorité a moins de 35 ans ne l’oublieront jamais. Il y a de quoi alimenter leur cynisme vis- à- vis de la démocratie.
Mais les membres d’ON continueront à se battre avec une ardeur accrue. Comme le dit le proverbe’ »You can’t keep a good man down » et ils le prouveront.

Je trouve scandaleux qu’un débat soit organisé et diffusé par une chaine privée dont on peut, par surcroît, douter de l’impartialité. Seul Télé-Québec, la télévision nationale de l’état du Québec, devrait être habilitée à produire un tel évennement.

Cette rétrospective de Mme Legault dans le camp péquiste et ce que savons bien de J.Charest soulève une question fondamentale : quelles sont les vrais objectifs de ceux qui nous dirigent ?

Dans le camp péquiste, Lucien Bouchard qui est subitement passé de fédéraliste à souverainiste a mené sur le front la grande bataille du référendum de 1995 puis il n’a rien fait par la suite pour raviver la flamme même s’il aurait eu des opportunités de le faire et en point final il a démissionné.

C’est Bouchard qui a recruté Legault et curieusement après s’être battu comme un diable dans l’eau bénite pour vendre la souveraineté voilà qu’il quitte son parti avec fracas, pire en reniant lui aussi l’option souverainiste qu’il voyait pourtant comme la seule option qui assurerait la viabilité économique, culturelle et linguistique du Québec. Ultime revirement, monsieur Legault affirme que s’il y avait un nouveau référendum sur la souveraineté du Québec il voterait non !!

Outre le pouvoir, on peut de demander quel est le vrai agenda de monsieur Legault.

Pour J.Charest c’est plus clair et plus simple, en 1995 il était sur les tribunes fédéralistes à coté de Jean Chrétien et ensemble ils ont tout fait pour empêcher le Québec de se libérer du carcan de la fédération. La suite nous pouvons l’imaginer, les fédéralistes se sont bien promis qu’ils feraient TOUT pour que le Québec ne se relève plus la tête aussi haute, un des moyens utilisé aura été d’introduire le champion fédéraliste J.Charest dans la politique québécoise, le PLQ l’a bien accueilli (même si Charest est un conservateur.. on ne s’enfarge pas dans les fleurs du tapis lorsque l’intérêt national est en jeu !.. Et il faut lui rendre justice J.Charest (et les non-élus qui le conseillent) depuis qu’il est au volant du Québec, a l’enliser correctement, le prochain gouvernement aura beaucoup à faire pour sortir des ornières dans lesquelles Charest l’a mis; sa façon à lui de remettre le Québec à sa place (le mettre au crochet des autres).

Mais il y a toujours moyen de se relever et le 4 septembre sera très probablement le jour 1 de ce changement de cap, il faut juste espérer que les québécois se souviennent de ce qui s’est réellement passé au cours des 10 dernières années et ne se laissent pas distraire par la poudre aux yeux que « les deux plus grands pas fiables de cette campagne » leur enverront

Qui va finir par poser cette question important a MD MAROIS

Le PQ va t’il redonner le placement dans la contruction a la FTQ OUI ou NON

Et la lionne SIMARD vat’il garder sa job OUI ou NON .

Il serait super important de la savoir avec le vote de la prochainne élection .

Parce que la FTQ a recommander a ses membres de voter PQ et a revoir la conférence de presse , juste après l’adoption de la loi 78 .?????????

Qui va poser cette question au plutot .

Ce qui me rassure, c’est que Legault se met régulièrement le pied dans la bouche.

Et pourquoi s’il vous plaît ce point d’interrogation sur la première page de l’Actualité ? Je trouve ça choquant.

J’ai pas mal plus de doute sur Charest après ce qu’on a vécu depuis dix ans, et de Legault après tout ce qu’on entend, que sur Pauline Marois qui a plus d’expérience ministèrielle que les deux autres mis ensemble!

Ici à Montréal on a foutu le BLOC dehors au Fédéral et on a réélu Tremblay comme maire de la ville. Quel rapport avec des élections provinciales? On est bien capable d’élire des politiciens de la CAQ!!! Horreur!

De mon côté, je tenais à vous dire que vous êtes l’une des meilleures plumes au Québec. Au risque de passer pour un téteux… Mais bon voilà c’est fait.

Le chroniques poches pullulent dans nos médias de masse. J’ajouterai que vous être rafraîchissante en français et quelque peu ratoureuse en anglais. Mais c’est toujours bon.

Au plaisir de vous entretenir en personne sur la politique un de ces quatre.

Daniel Lévesque

Charest est dans les cables et ce n’ est pas une bonne nouvelle pour madame Marois qui semble avoir quelques » difficultés » a l’affronter . Par contre le Parrain libéral est » tellement » dans le cables qu’il risque de rester pris lui-même sans l’aide de personne ce qui est une sapré bonne nouvelle pour le Québec entier !

François Legault est le champion toute catégorie du » girouettisme » en ayant délogé Mario Dumont de son trône . Cette gigantesque girouette dégage tellement une odeur d’opportuniste qu’ il rivalisera avec l’odeur perfide de corruption que traine John James Charest depuis des années ! Voila une bonne nouvelle pour madame Marois !

Je vote PQ depuis toujours et depuis l’arrivée de Pauline Marois à la tête du parti je passe par toute la gamme des émotions quand je la regarde aller ! Elle serait capable a elle seule de » scraper » l’avance du parti en une semaine que je ne serais pas surpris ! Par contre le PQ est le seul parti capable de remplacer adéquatement le gouvernement de la corruption que nous endurons depuis les 9 dernières années .

L’équipe péquiste est la meilleure de toutes les équipes des partis présent dans cette campagne . Heureusement !

Sur la photo Marois, Legault, Charest, M. Legault, a l’air tout content, avec les yeux fixés sur Mme Marois. Est-ce sur son épinglette ou sur quoi exactement ? Mystère pour l’instant.

Tellement contente de vous retrouver et de suivre cette campagne avec vos analyses !! Merci de nous informer comme vous le faites 😉 Vous m’inspirez ! J’étais bien triste de votre départ du voir mais quelle bonne surprise de vous retrouver ici, merci encore pour vos mots d’encouragement cette année alors que je combattais un cancer, je vais mieux, je milite, serai dans la rue le 22 août sous la banière mères en colère et solidaires avec qui je m’implique vue que j’avais du temps et retour au boulot le 27 août ! Bonne campagne !

Merci à Josée Legault, dont j’ai toujours apprécié la justesse des analyses, de nous remettre en contexte l’histoire (qu’on oublie vite parfois) de la relation Marois-Legault.

La photo…Pauline qui se tient le plus loin possible, Charest qui lui prend la main et la tient, Legault qui est dans la lune. Cette photo c’est une pièce d’anthologie qui vaut plus que 1000 mots.

Les ennemis de nos ennemis sont nos amis.
Pauline Marois s’en tire avec un match nul grâce à Françoise David qui est aller dans les coins à sa place vu qu’elle est est certaine de ne pas être au pouvoir le 4 septembre.
Ce débat n’a pas fait de vainqueur à part peut-être Mne David qui pourra se faire élire dans son comté grâce à sa performance.

Il fallait bien que Jean Charest donne encore une fois un coup en bas de la ceinture avec son fameux Rapport Moisan qui souligne le seul cas « prouvé » de malhonnêteté politique. C’est pourtant le même Jean Charest qui a tout fait pour nous imposer une élection avant la reprise des travaux de la Commission Charbonneau, une commission qui risque d’être fatale pour le PLQ. Par honnêteté intellectuelle la moindre des choses consisterait à ignorer le contenu du Rapport Moisan tant que nous n’aurons pas le point de comparaison que sera le rapport de la Commission Charbonneau. De plus, si le gouvernement de Jean Charest devait être réélu il fera tout en son pouvoir pour mettre des bâtons dans les roues de la Commission Charbonneau car bien que cette Commssion fut enfin mise sur pied par le gouvernement Charest, celui-ci disposera toujours, s’il est réélu, de plein de pouvoirs pour entraver les travaux de cette commission. J’ai toujours pensé que si Jean Charest avait cédé aux pressions pour enfin dire oui à la dernière minute à la création de cette commission c’était parce qu’il contrôlait le calendrier électoral et qu’il avait alors la possibilité de déclencher des élections avant que le mal soit fait et de limiter ce mal s’il était réélu. Je ne sais pas ce que le Rapport Moisan reproche au PQ et je ne veux pas le savoir pour le moment mais je suis persuadé que peu importe la faute commise elle n’a aucune commune mesure avec les manipulations anti-démocratiques que pratique allègrement, sans vergogne et sans retenue ce vil (certains diront « habile ») politicien qu’est Jean Charest.

Vous avez eu la pre-science que Francois Legault apres son depart du PQ allait renaitre en politique.

Votre boule de cristal a bien fonctionne.

Cependant, F. Legault restera une epine aux pieds de Mme Marois meme si elle remporte l election avec une bonne majorite.

F. Legault en affirmant qu il voterait non lors d un probable referendum sur la souverainete se positionne comme le futur Capitaine Canada en remplacement de J Charest ; surtout que les millions de dollars de Charles Sirois ( bon copain de Jean Chretien) viendront l appuyer.

Le malheur des Souverainistes c est que ses anciens cadres ( Bouchard, maintenant Legault, Johnson) se bousculent pour attaquer cette option.

J admire toujours vos fines analyses bien renseignees.

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