Les unilingues existent, les internautes les ont rencontrés!

Plus d’une centaine d’internautes ont contribué leurs anecdotes et répondu à ma demande de témoignages pour répondre à la question du billet Is l’unilingue anglais back ? Sommes nous en présence d’une tendance ? D’une nouvelle ethnie d’unilingues anglais venus à Montréal du reste du continent et qui prennent la décision de ne pas apprendre le français ?

La réponse courte: difficile à dire. Les internautes ont versé des dizaines de récits de contacts avec des unilingues. Certains (peu) venus d’ailleurs. Beaucoup, venant de Montréal. Et beaucoup, d’ailleurs et d’ici, qui font au contraire état des efforts d’anglos pour comprendre et parler le français.

Mais la question n’est pas de savoir si la majorité des Anglo-québécois sont bilingues. Ils le sont. La question est de savoir si on trouve aujourd’hui une quantité significative d’Anglo-montréalais, de souche ou d’adoption, qui prennent la décision de rester en marge de la majorité des Québécois.

La récolte d’anecdote atteste que c’est bien le cas.

Dans l’enseignement

Plusieurs témoignages concernent le milieu de l’enseignement, donc un milieu où les professeurs sont, évidemment, scolarisés et conscients de leur environnement.

C’est le cas de cet internaute :

Je travaille dans un milieu montréalais anglophone – étant une division de l’université McGill – et où la majorité de mes collègues ont fait des études graduées. Une de mes collègues, anglophone d’origine mais née à Montréal, qui parle très bien le Français par ailleurs lorsque confrontée à un unilingue francophone, se refuse à entamer la conversation en Français si ce n’est pas strictement requis, et ce avec qui que ce soit, incluant son conjoint franco.

D’ailleurs, lors d’un récent “happy hour” pour reprendre ses termes, où nous avions invité des collègues potentiels venus de l’extérieur de la province pour une entrevue, elle a expliqué en longueur, et bien souriante, comment il était possible de vivre à Montréal pendant des années sans apprendre un traître mot de Français et – le pire selon moi – sans avoir à s’exposer à la culture francophone, musique, arts et cinéma inclus…

Aubert a étudié à Concordia:

J’ai étudié à Concordia à la maîtrise et sur les trois Montréalais d’origine que nous étions, l’un venait du West Island, “born and raise”, mais ne savait pas placer un mot de français! Pourquoi lui ai-je demandé? Mais c’est qu’on parle qu’anglais dans son coin de l’île, pourquoi se fatiguer à apprendre le français?

Toutefois, à l’époque, il n’arrivait pas à trouver mieux comme emploi qu’emballeur dans une épicerie car il ne parlait pas français.

Un internaute, travaillant dans un Cégep anglophone du Québec, écrit ce qui suit:

L’autre jour un collègue de bureau, dans la 30aine et qui ne m’a jamais adressé un mot en français en 2 ans, me lance « I will never understand Quebec politics ». Ben c’est sûr, il parle à peine français malgré le fait d’être né au Québec et d’y avoir passé rien de moins que toute sa vie.

Et quand il lance sur le ton de l’évidence que la politique québécoise est incompréhensible, il veut dire que nous sommes une bande d’irrationnels. Est-ce que c’est normal? [­…]

Une autre collègue, arrivée au Québec depuis 25 ans, refuse d’apprendre le français et vit dans le West-Island. Elle confie un jour à une collègue, qui me le raconte par la suite, qu’elle n’aime pas aller à l’est de St-Laurent parce qu’elle se sent mal vue parfois de ne pas parler français.

L’internaute Raman, qui enseigne le français dans une école secondaire bilingue de Montréal, ajoute ce témoignage:

dans une école bilingue du centre-ville — je répète, une école bilingue —, certains profs ne parlent pas un mot de français. Un jour, le fils d’une d’entre elles, élève à cette école, remit une composition pour sa classe de français, dont le thème était : «  Pourquoi apprendre le français est inutile ».

[…] beaucoup sont convaincus qu’ils n’en ont simplement pas besoin, et que l’anglais est en voie de devenir la seule langue sur la planète. (J’écoutais deux de mes élèves se dire exactement ça dans le couloir de l’école, il y a 2 semaines.)

Des quartiers où on trouve les unilingues:

Le Mile-End n’est pas le seul endroit où on signale la présence d’unilingues invétérés.

Plusieurs internautes se plaignent de l’augmentation de l’usage de l’anglais dans les services, notamment dans l’ouest de l’île et au centre-ville. Un témoignage intéressant vient d’un internaute anglophone qui parle français, Victor:

Pour l’anecdote, au niveau du service, il m’est arrivé souvent de croiser des employés qui ne disent même pas “merci”, et certains qui laissent savoir qu’ils n’essaieront même pas.

Mais récemment, ce qui m’a le plus heurté est lorsque je commandais à un restaurant auquel je ne ferai pas de promotion, et que l’employé m’a dit que je n’avais pas besoin de parler français avec lui, qu’il vivait depuis longtemps à Montréal et que le français était inutile et que c’était stupide de l’apprendre, que ça ne servait à rien. Il a en tout cas perdu un client.

Gregor, arrivé à Laval en 1980, note entre autres que « si vous allez au Centre d’achat, Carrefour Laval, vous constaterez une anglicisation fulgurante ».

Daniel Roy vit dans l’Ouest de l’île et perçoit une aggravation de la situation:

L’intransigeance anglaise a toujours été dans l’Ouest-de-l’Île de Montréal. Que cela soit un entraîneur de football refusant ou étant incapable d’enseigner le football en français à une groupe de jeune comprenant des Français et des allophones allant à l’école française, ou que cela soit des commerçants qui refusent, qui ne savent pas ou qui attendent trois ou quatre échanges pour passer au français. Je remarque cependant une recrudescence depuis 5 ans. Vivre à Montréal ou dans ses banlieues est devenu intolérable.

Il y a des contre-exemples, comme ceux apportés par une commerçante, Denise Groulx:

Dans mon cas, je note une grosse amélioration parmi ma clientèle depuis une quinzaine d’années. Les anglos qui sont encore incapables de faire une phrase au complet en français sont en général des octogénaires. Les jeunes de 25 à 50 ans parlent soit un français passable ou sont parfaitement bilingues.

Par contre, je constate malheureusement que trop de mes compatriotes francophones discutent en anglais avec des anglos ou des canadiens d’autres ethnies alors même qu’ils sont tous parfaitement bilingues (français – anglais) sans compter la langue d’origine (portugais, créole etc).

Il y a aussi la nouvelle mode chez les jeunes francophones qui semblent s’amuser et se trouver cool de parler anglais alors qu’ils sont tous francophones!

Pour le moment des anglos endurcis comme vous le mentionnez dans votre article, je n’en ai pas côtoyé depuis longtemps.

Mais Bertrand raconte ce qui suit, et qui est arrivé dans Ahuntsic:

Été 2010, je veux faire évaluer mon duplex par un agent immobilier. À trois maisons de chez moi (Ahuntsic, Montréal), un autre duplex est à vendre par ReMax. J’appelle cet agent : il ne parle pas un mot de français, pas même «bonjour». Incrédule?

Quand j’ai finalement mis ma maison en vente, j’ai tenu des statistiques des visiteurs. 20 visites: 10 francophones, 10 anglophones dont 2 autres agents (que celui de remax) ne parlant pas français, zéro mot.

Quand comme vendeur, vous pouvez vous permettre de séduire sans français à Ahuntsic, vous pouvez vous le permettre sur toute l’île…

Et voici un témoignage de Mathieu, du Mile-End:

J’ai travaillé le temps d’un été entre mes deux sessions à l’université pour une épicerie à rabais qui fournit les dépanneurs et les restaurants dans le Plateau et le Mile-End. La très grande majorité des gens qui n’avaient pas le français comme langue maternelle m’abordaient en anglais et une bonne proportion d’entre eux ne comprenait rien au français. Ce sont des commerçants qui résident dans le quartier. Les francophones, nous sommes traités comme des hystériques par les commerçants qui ne sont pas capables de dire 2$25 en français.

Le phénomène se retrouve même dans la très francophone vieille capitale, comme l’explique Michel Monette:

J’ai récemment sollicité deux entrevues pour une émission que j’anime sur les ondes de CKRL 89,1. J’y fait le tour de la blogosphère de Québec et ses environs. Les personnes que j’ai contactées tiennent chacune un blogue ici à Québec, où elles vivent depuis plusieurs années. Devinez quoi? Dans les deux cas elles m’ont avoué ne pas parler français.

Plusieurs anglophones [et pas seulement à Montréal] vivent au Québec comme si nous étions une minorité. S’ils devaient utiliser le français pour survivre (acheter leur nourriture, vêtements, à la banque, etc.)  ils l’apprendraient rapidement. Guess what?

Rick apporte un point de vue en contrepoint:

J`ai habité Kingston Ontario environ huit années et j`ai connu des francophones qui refusaient d`apprendre l`anglais. C`est quoi votre point au juste ?

Érick Desbois offre ce témoignage venant de Vancouver:

Vivant à Vancouver, depuis quelque années on m’approche de façon anecdotique, par des connaissances anglophone qui m’exprime leur grand désir de visiter plus que jamais cette superbe ville qu’est Montréal. Mais ce qui plus fréquemment finit la conversation avec moi est leur désir d’absolument visiter non pas la ville et la majorité de ses habitants, mais de visiter ce “merveilleux” petit quartier “branché” où tu n’a pas à parler français et où “Arcade Fire” demeure ou demeurait?????

L’impact des unilingues au travail

Les exemples de cadres supérieurs de la Banque nationale et de la Caisse de dépôt dont la présence entraîne l’imposition de l’anglais comme langue d’échange n’est pas unique. Voici ce que rapporte J.C. Vigil:

Mon fils travaille dans une entreprise de jeu video à Montréal. Il me racontait qu’un de ses collègues arrivé d’Écosse au Québec depuis deux ans refuse d’apprendre le français sous prétexte que c’est trop difficile. Les réunions où il est présent se passent donc en anglais pour accommoder.

D’ailleurs les réunions se passent généralement en anglais dans cette entreprise. Même si par exemple quatorze francophones sont présents, il suffit qu’une personne qu’elle soit anglaise chinoise ou hongroise etc…ne parle pas français pour que la réunion se déroule en anglais.

Raman ajoute plusieurs éléments:

Depuis mes premiers boulots en manufacture et ensuite comme émondeur, jusqu’à un autre plus récent sur un chantier de SNC, en passant par des fêtes avec des copains de mon coloc, étudiant à Concordia. Tous ces cas où la présence d’un seul, ou de quelques unilingues anglos, faisait en sorte que la majorité de francos devaient passer à l’anglais.

Et dans les cas où les francos retournaient spontanément au français, on entendait soudainement : « Sorry, would you mind speaking English ? I can’t understand anymore ! »

Sur le chantier de SNC, il s’agissait d’un seul ingénieur, sur 12, «  born and raised in Westmount », qui faisait en sorte que toutes les réunions avaient lieu en anglais… Et je me rappelle particulièrement d’une fête, où une seule fille, à Montréal depuis 12 ans, insistait pour que tout le monde parle anglais puisqu’elle y était; au grand dam de ma copine, qui ne comprenait que très peu cette langue !!!

Pierre parle d’une situation un peu… brumeuse:

Le bain de vapeur des hommes, au YMCA du Parc, en plein coeur du Mile End, est un laboratoire à suggérer aux anthropologues en herbe.

C’est un lieu propice aux confidences plus ou moins intimistes entre copains ou citoyens du quartier. On y parle le grec, le chinois, l’espagnol, l’arabe et bien sûr l’anglais. Mais pas le français… Enfin, sauf quand des Français de France s’y trouvent réunis! Parce que les Québécois de souche adoptent systématiquement l’anglais. Il y a deux semaines, j’ai même vu un compatriote de souche demander à deux Français… de se taire!

Les francophones: grands responsables de la situation ?

L’attitude des francophones eux-mêmes est évoqué par plusieurs internautes, dont Petite Patriote:

le véritable problème, qui est celui de la place grandissante que les francophones ACCORDENT de plein gré à l’anglais, au quotidien, et ce au mépris du statut précaire du français à Montréal.

Je travaille dans un commerce où se côtoient anglos et francos, les anglos maîtrisant le français et aimant le parler. Que se passe-t-il? Les employés francophones initient les conversations en anglais avec les employés anglophones, soit disant parce qu’ils aiment parler anglais et veulent améliorer leur maîtrise de cette langue. Résultat: on entend de l’anglais dans le commerce, toute la journée. Et si on s’oppose à cette situation, on se fait naturellement traiter d’intolérant. Le problème est dans cette schizophrénie, et son ampleur est assez effarante.

L’internaute de Québec Petite Cosmonaute raconte pour sa part:

De mon côté, je réside à Québec, mais je vous fait tout de même état d’une situation qui n’en est que plus troublante compte tenu du fait que ma ville soit turbo-majoritairement francophone.

Je travaillais l’an passé dans un établissement hôtelier dont je tairai le nom, et l’un de mes collègues de travail de 34 ans qui vivait au Québec depuis plus de dix ans et qui avait une conjointe francophone (… vous devinez la suite) ne parlait pas français.

Personnellement, j’y vois un manque de curiosité intellectuelle et ce genre de comportement m’irrite, mais soit. Le vrai problème, si vous voulez mon avis, c’était que dès que Monsieur était dans les parages, TOUS LES EMPLOYÉS se mettaient à parler anglais (avec lui et entre eux s’il souhaitait participer à la conversation). Bien que cela n’excuserait pas la chose, il importe de mentionner que l’anglophone en question n’était ni le supérieur, ni l’égal de ces autres employés d’un point de vue hiérarchique; il occupait un poste similaire au mien alors que je travaillais en tant qu’employée étudiante (alors soyons francs : au plus bas des échelons). […]

Le plus frustrant n’était donc pas l’unilingue lui-même, mais les Québécois qui l’entouraient et la manière qu’ils avaient d’excuser non seulement la paresse intellectuelle dudit anglophone, mais surtout leur à-plat-ventrisme…

Johanne Fortier aborde la question du point de vue des services gouvernementaux:

Voici mon expérience: je suis récemment retraitée mais j’ai travaillé durant plus de 18 ans dans un Service de renseignements gouvernemental et ce, au téléphone. Comme je suis bilingue, je me faisais un plaisir de répondre aux clients anglophones qui me disaient qu’ils ne parlaient pas français… jusqu’à ce que “j’allume” (malheureusement à peine 1 an avant ma retraite).

Je me suis dit que si tant de gens ne parlaient pas français, c’est parce qu’ils le pouvaient (comme dit le Dr. Phil) (because it works for them). Si personne ne leur répondait en anglais…

Donc, lorsqu’on me demandait de répondre en anglais, je répliquais que je ne pouvais pas le faire mais que je pouvais faire le message à quelqu’un qui les rappellerait… Plus de la moitié se mettait à me parler en français, en s’excusant de leur accent ou du fait qu’ils cherchaient leurs mots, mais la plupart du temps de façon très compréhensible.

Peut-être 15% d’entre eux fermait la ligne furieusement ou me traitait de Fucking bitch ou autres mots bien choisis… Conclusion: avec les anglophones, utilisons le “Tough love”! Ils n’en seront que plus fiers d’eux-même par la suite ou ils déménageront à Toronto…

Martin Turgeon finit notre tour d’horizon avec ce mot d’esprit:

Une connaissance à moi, un programme analyste, est né ici de parents immigrants. Père dominicain, mère chinoise. Il a grandi à Pierrefonds. Il ne parle pas français. Ses parents non plus, d’ailleurs. Devant la difficulté de se trouver du travail il y a quelques années, il me dit: “Maybe I should learn a new language”. Il voulait dire programming language, bien sûr. Je lui ai répondu immédiatement: “That’s right, you should learn French”.

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Je demeure a Calgary depuis 1998. J’ai demeurer a laval QC la plus grande partie de ma vie. En fait mes parents y demeurent toutjours dans le quartier Duvernay. l’annee desniere j’ai visite mes parents a l’Holloween. Un de leur voisins a decore sa maison avec des pierres tombales de circonstance. Un ecriteau y indiquait « Cimetiere/CIMATERY »!! Et comme un de vos lecteur « Gregor, arrivé à Laval en 1980 » qui notait l’anglicisation du Carrefour Laval quand j’y ai ete j’ai ete frappe par l’omni presence de l’anglais tant dans les boutiques que dans les corridores. Tellement que je me croyais ici a Calgary.

Quand on sait que plusieurs langues sont parlées à Montréal pourquoi vous en prendre qu’à l’Anglais Monsieur Lisée?

Et l’Italien? Et l’Espagnol? Et le Mandarin?

Il y a, depuis longtemps, beaucoup de mots français dans l’anglais et vice versa, ce qui est, de plus en plus vrai, même en France.

Les Anglais ont gagné plus de guerres et colonisé plus autour du globe que les autres pays. Ils ont aussi acheté de la France, une bonne partie des États-Unis, leur meilleur coup, à case de la force économique américaine, passé, présente et probablement, malgré certains inconvénients temporaires, future.

Nous aurons, séparés ou pas du Canada, à nous planter les pieds solidement à terre, si nous ne voulons pas être anglicisés trop rapidement.

Avec les ambassadeurs comme Mario Beaulieu, Patrice Bourgeouis, Richard Martineau Louise Beaudoin et maintenant Guy A. « Boycottez Banque Nationale » Lepage, qui veulent apprendre à parler français ?

Honnêtement, si les Quebecois veulent que les gens parlent français et peut-etre meme participer dans la culture Quebecois, il faut les seduire. Les tactiques en utilisation depuis des décennies de contraindre des gens à parler français créent riens que la colère et les bêtises.

La notion que français est un langue romantique ? Pah! Tu me fais rire. Les cultures anglophones sont mille fois plus séduisants que la culture du Quebec avec son image d’intolérance.

Anecdote en retard. Je viens de la petite ville d’Otterburn Park, en Montérégie. Ville officiellement bilingue alors qu’elle ne compte plus que 5% d’anglophones, environ. J’étais candidat aux élections municipales lors de la dernière campagne générale. Je suis tombé sur plusieurs foyers ou on me claquait la porte au nez quand je me présentais en français. D’autres, sachant vivre, m’expliquaient en anglais qu’il était hors de question pour eux de voter pour un francophone,aussi bilingue soit-il parce que « they are not like us »…Une recherche google de mon nom révélant assez rapidement mes sympathies souverainistes, une de mes voisines anglophones m’a prévenue que plusieurs anglophones du quartier appelaient les autres pour les dissuader de voter pour un « separatist ».

Quelle triste situation que celle d’un peuple, ayant une langue maternelle toujours internationale, le français, soit si peu fier de son identité culturelle, avoir très peu de respect pour soi-même.

Le respect ne se commande pas, il se mérite; le mépris des autres aussi se mérite.

C’est une situation très triste. Bien que le plurilinguisme est une bonne chose dans n’importe quelle société nous avons néanmoins besoin d’une langue qui nous aide à nous définir comm’un organe collectif.

@François 1

Il arrive souvent que les Italiens, Espagnols et Chinois, comme vous dites, choisissent l’Anglais comme langue seconde et laissent peu ou aucune place au Français.

Ceux-ci préservent bien leur langue maternelle car ils y voient l’importance de protéger leur culture et mentalité. On ne pourrait en dire pareil pour plusieurs francophones qui devraient faire prévaloir davantage leur langue.

@ François 1

Avez-vous des statistiques sur les transferts linguistiques (voire l’assimilation) des Québécois vers l’italien, l’espagnol ou le mandarin?

Les Québécois sont comme une petite île francophone au milieu de l’Océan…Pacifique anglophone. Cette île est grugée par chaque vague douce ou féroce. Elle est destinée à devenir une partie de l’Océan si d’autres fortifications législatives ne sont pas mises en place pour aider la résistance et contrer vagues et marées qui ne vont pas cesser, avec ou sans la séparation qui ne peut pas construire de murs anti-vagues.

Puis les services sont des fois ouvertement que pour des gens qui parlent anglais… exemple l’école de soccer macgregor, une école pour des jeunes passionnés de soccer.
Avant quand on allait sur leur site, y avait clairement écrit qu’ils n’acceptaient que des jeunes qui parlent bien l’anglais.
Maintenant ils se contente d’écrire que les cours sont qu’en anglais.

A quoi sert une loi qui oblige les business à afficher en français si on se fait servir en anglais.
On dit ne pas trouver de job sans parler français, ben.. essayer de pas maitriser l’anglais à MTL… ça prend 75% de tes chances.
Le français est en péril.. what else is new.

Le français s’en va chez le diable, c’est évident.
Montréal semble le plus atteint par ce constat et dans quelques années, si tu ne parles pas anglais tu vas avoir de la difficulté à te faire comprendre dans les commerces et ailleurs.
Il suffit d’écouter les radios québécoises pour se rendre compte qu’on est envahi par la culture « américaine¨. On aura beau mettre des dents à la loi 101, s’il n’y a pas une prise de conscience choc des québécois concernant le français, particulièrement des jeunes, l’usage du français fera parti du folklore dans quelques années.

@Kevin,

Le français n’est pas une langue romantique. La logique de la langue française est : définition et précision.

On dira, par exemple, en français « professeur d’anglais » et « professeur anglais » et ça ne veut pas dire la même chose. On dira en anglais « english teacher » qui veut dire indifféremment un professeur d’anglais ou un professeur anglais et il faudra se fier au contexte pour savoir de quoi on parle.

C’est la culture française qui est associée au romantisme, au raffinement et à un certain art de vivre. La langue n’y est associée que par ricochet.

Michel

Je suis toujours stupéfait par les anglo-montrealais qui ne s’intéresse du tout en le français.

La verité est qu’a la extérior du Québec, il y a des anglophones qui voudrait vraiment apprendre la langue, mais qui n’a jamais l’occasion (sauf si on est riche).

Je déteste completement ces anglo-montréalais qui ne parle pas français; chaque fois que je visite Montréal j’évite ces types. Si quelqu’un ne peut pas me répondre en français, je le laisse.

C’est un sujet qui mérite la conversation.

>>>Certains (peu) venus d’ailleurs. Beaucoup, venant de Montréal.

D’ailleurs, je trouve que la plupart, de loin, des unilingues anglophones montréalais vient de Montréal, tandis que la majoritaire d’anglophones venant d’ailleurs ont appris au moins un peu de français (commander un répas, cherche un metro, etc etc)

Si Monsieur Lisée ne faisait pas dans le sensationnel :

Ne pas parler et écrire le français est un vrai problème dans sa vie professionnelle au Québec… Bien malheureux ceux qui s’en seront rendus compte trop tard. L’anglais ça va pour les jobines et les professions libérales, mais ce n’est pas vrai pour faire carrière. Pour faire carrière, c’est minimum bilingue.
Si vous allez à Ottawa, vous trouverez des fonctionnaires Québécois anglophones qui n’ont PAS PU trouver de travail à Montréal parce qu’ils ne maitrisaient pas suffisamment le français. Ces personnes-ci vous expliqueront d’ailleurs que le problème est la QUALITE et l’ACCESSIBILITE de l’enseignement du français qui fait défaut.

Il suffit de regarder le statut et les conditions de travail des professeurs de français langue seconde pour comprendre que ce n’est pas une priorité alors même que tout le monde se plaint de l’état de la francisation.

D’ailleurs la Commission scolaire anglophone de Montréal mise sur ses cours de français pour faire remonter ses inscriptions ! Ca veut tout dire, non ??

Lors d’une audition à la cour du Québec une des parties était une personne de moins de 40 ans née au Québec. Cette personne était la seule anglophone.

Toute la cause a eu lieu en anglais.

François 1 :
novembre 28, 2011 à 5:50
Quand on sait que plusieurs langues sont parlées à Montréal pourquoi vous en prendre qu’à l’Anglais Monsieur Lisée?

Et l’Italien? Et l’Espagnol? Et le Mandarin?
– – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

Quand un gars ne comprend rien, il répond n’importe quoi.

La réalité est que c’est une minorité qui défendent le français ou l’anglais bec et ongles et que c’est eux qui veulent imposer leur façon de voir aux autres.

Pour beaucoup ce débat est plus déplaisant que de passer à l’anglais tout simplement.

Je me demande bien quand le Canada se décidera enfin à donner, à titre posthume, l’Ordre du Canada à Camille Laurin, père de la Loi 101.

Quand j’étais jeune, une vendeuse chez Eaton, ou The Bay je ne suis plus certain, n’avait pas le droit de s’adresser à une cliente en français. Elle devait d’abord dire may I help you?… Ensuite la conversation pouvait se poursuivre en français.

Ensuite vint la loi 101 et tout rentra dans l’ordre. Merci monsieur Laurin d’avoir diminué la pression dans le « steamer ». Ainsi, nous pouvions vivre en français… (On doit aussi à Pierre-Elliot Trudeau les boîtes de céréales bilingues, mais ça c’est une autre histoire).

Imaginez le résultat des référendums sans loi 101… Cette loi fut l’erreur stratégique magistrale numéro 1 du PQ.

Les convaincus (lire les intégristes du PQ) diront non-non! Mais pensez-y un peu… combien peu de gens il aurait fallu de plus pour un vote oui à plus de 51%? Combien de ceux-là se sont dit « Bon… tout est rentré dans l’ordre, merci loi 101 »?

Merci monsieur Laurin. Vous avez sauvé le Canada!

Il ne vous (le PQ et ses intégriste y compris) reste qu’une chance… qu’Harper continue de déconner comme il le fait et que le PQ revienne au pouvoir… fort.

La première condition gagnante est assurée. Harper ne dérogera pas de sa ligne de conduite…

La seconde? Pas sûrrrrrrrrrrr.

@ Kevin

Les anglophones ne sont pas plus (ou moins) tolérant que nous, mais ils peuvent facilement faire croire qu’ils le sont, car ils n’ont pas à faire d’effort pour intégrer les minorités. Le pouvoir d’assimilation d’une culture est fonction de sa vitalité, pas de son sourire.

L’autoflagélation n’aide pas la vitalité.

@ Kevin,

Je suis convaincu que votre excuse vous conforte. Mais elle me fait bien rire celle-là, à chaque fois que je l’entends !

Le Québec, côté musique, cinéma, théâtre, littérature… a une des cultures les plus dynamiques et vibrantes du continent. À peu près dans tous les domaines, ce qu’on fait ici s’exporte un peu partout sur la planète… et les seuls qui semblent tout en ignorer sont les canadiens anglais.

Combien d’autre bons films et d’autres bons groupes de musique ça va vous prendre au juste ?
Séduire ? Je veux bien. Mais c’est dur quand la personne visée ne regarde pas, et semble déterminée à croire à priori que tout ce que tu fais est de la m…

À quand la souveraineté pour enfin être chez soi, vivre en français et contrôler notre immigration?
Demain je vais manifester devant le Complexe Desjardins à midi pour le français.

Vous voyez M. Lisée comment les internautes peuvent enrichir votre Blogue. Comme disait un célèbre morningman, « à la gang, on sait toute »

Rien de nouveau depuis 1763. Un peuple vaincu qui vit en vaincu subit le sort de sous peuple, de peuple inférieur.

Cela se saurait si l’amour universel existait chanté par les hippies et les premiers chrétiens sous la Rome impériale! L’universalisme passant de l’idéal à la pratique a pris la forme de l’empire, des religions monothéistes trop dogmatiques ou aujourd’hui d’une économie-monde qui a imposé la langue anglaise et le modèle capitaliste de la nationalité anglo-américaine.

À travers ces exemples est rappelé que tout est le résultat d’effets de pouvoir, de la détermination de ce qui est supérieur ou inférieur, majoritaire ou minoritaire.

Dans le cadre québécois national. Pour échapper à la norme imposée de la -vraie langue- produit plutôt du pouvoir pur, seul un Pays du Québec peut faire du français la langue de la majorité un point c’est tout.

Autrement comme dirait La Boétie, premier philosophe du social (Discours de la servitude volontaire) en le paraphrasant, c’est parler le discours en anglais chez des francophones Québécois de la Servitude volontaire.

Il y a quelque semaines, j’ai posté sur un forum de musique anglophone très fréquenté dans le but d’entendre d’autres langues que l’anglais. J’expliquais que je trouvais dommages que tant de groupes renient leur langue pour s’exporter internationalement. Je disais que les autres langues avaient aussi leurs particularités, que j’étais certain qu’elles valaient la peine d’être entendues. Je parlais aussi de tous ces groupes dont des nations entières s’entendaient possiblement sur le talent mais dont je n’avais jamais entendu parler, probablement pour des raisons de langue.
Je suggérais aux curieux des albums de Serge Gainsbourg, de Jean Leloup, et de Harmonium (particulièrement l’Heptade de Harmonium).

Finalement, on a rit de moi, on m’a demandé de retourner dans mon pays (…), et on m’a traité de hipster.

@ Gilles Bousquet

« …contrer vagues et marées qui ne vont pas cesser, avec ou sans la séparation qui ne peut pas construire de murs anti-vagues. »

Ho oui monsieur une fois séparés du Canada les Canadians fédéralistes ne pourrons plus nous empêcher de construire des murs de protections avec beaucoup de portes.

Le bar ne sera plus ouvert.

Lorsque des dépanneurs, immigrants chinois du Vieux Montréal refusent de vous parler français.
Lorsque les secrétaires d’un Clinique médicale à St Léonard dans l’Est de la ville discutent en anglais entres elles pour le travail administratif et daignent aborder en français les patients francophones dans cette langue si peu attractive.

Lorsque le Musée des Beaux Arts de Montréal dans l’Ouest offre une réception bilingue Bonjour-Hi pour vous recevoir de la part de ses employés; lorsque le Centre Bell en plein centre ville se permet des affiches publicitaires unilingues anglaises du genre: -pizza, alway is hot, alway is fresh- de la part d’une chaîne de pizzeria à ne pas identifier dans la section Desjardins en plus!

Lorsque au mieux le Centre Bell offre un affichage bilingue anglais-français au traitement strict sur ses grands panneaux électroniques au dessus de la patinoire sans respect de la loi sur l’affichage des années 80 qui devait assurer une prédominance au français pour l’affichage bilingue. Jetez un coup d’oeil sur ses panneaux géants, dont l’un des commanditaires est The Gazette, 50% de cet affichage est unilingue anglais. C’est sûr que cet exemple provenant du Temple du Canadien prouve à lui seul qu’à Montréal: le français n’est ni langue commune d’adoption spontanée ni non plus même langue prédominante et ouverte aux autres puisque l’anglais à Montréal est en essor et commence une reconquête de la métropole du Québec.

Au moment où les banlieues de Laval et Brossard s’anglicisent ainsi pas seulement le Quartier latin où le Plateau où le quartier de la Place des Arts dit Quartier des spectacles lieu des Francofolies; ces lieux du centre ville de moins en moins francophone.

Il ne faut pas -si la tendance se maintient- se surprendre que la place du français devienne un jour marginale à Montréal par un tel processus de laisser aller face à sa protection dont le gouvernement du Québec actuellement libéral est premier responsable dans le contexte de l’ici et maintenant.

@ François 1 :
novembre 28, 2011 à 5:50

« Quand on sait que plusieurs langues sont parlées à Montréal pourquoi vous en prendre qu’à l’Anglais Monsieur Lisée?

Et l’Italien? Et l’Espagnol? Et le Mandarin? »

Quand on ne comprend pas on pose des questions.

Vous faites bien d’en poser des questions M. François 1, mais encore, faut-il comprendre les réponses.

Un vol d’Air Canada récemment de Toronto à Beijing l’hôtesse distribue les repas. Pork or chicken. Je lui dis je vais prendre poulet. Oh poulet is pork…non Mme poulet is chicken pourtant il y avait des dizaines de québécois à bord.

Je viens de recevoir la circulaire de Canadian Tire bilingue mur à mur. Ce n’est pas nouveau mais frappant tout d’un coup sachant que j’habite le quartier Hochelaga-Maisonneuve à forte majorité francophone.

Sous le gouvernement Trudeau, celui-ci ne donnait-il pas une prime aux fonctionnaires unilingues anglais qui apprenaient le français ? Qu’ont-ils appris. Je pourrais parier que beaucoup ont eu des primes. Quelqu’un peut nous renseigner ?

Imaginez ce que c’est maintenant de survivre en français en Ontario! Je travaille dans le milieu communautaire. Comme on se veut inclusifs, toutes les réunions intersectorielles ont tout ce qu’il faut pour permettre la plus grande représentativité des participants : salles accessibles pour les fauteuils roulants, traduction anglais/langue autochtone (peu importe la langue en question. Si un autochtone veut parler sa langue, on aura un traducteur), anglais/langue des signes. Mais le français?!?!??? Dans une de ces réunions, j’ai décidé de présenter le point de vue de mon organisme (francophone) en français. Dès la deuxième phrase, une femme a frappé son verre avec son crayon en disant : »pleeeeeeaaaase! I don’t feel to hear french today! »

Pensez-vous qu’un francophone aurait pu se permettre de dire : »Scuze, c’est parce que j’ai pas le goût de voir quelqu’un faire des signes aujourd’hui » ou encore : »Scuze, c’est parce que le langage autochtone moi, ça m’tente pas de l’entendre »

J’pense que je me serais fait couvrir de plumes et de goudron. Or, personne n’a repris la femme en question. Même que deux autres ont ajouté : »me neither ». La seule qui a pris ma défense fut pour me dire de… Ne pas parler vu que l’auditoire n’était pas réceptif… Me taire éviterais de faire passer mon organisme pour un groupe intransigeant et… non-inclusif (ce qui représente l’insulte suprême, vous l’avez compris…)

@Michel Patrice
T’as complétement raté le coup de mon petit blague ! Italien, français, espagnol sont tous des langues romantiques.

@Raman, @Nicolas Robitaille
La culture n’est pas un produit du Cirque de Soleil–c’est les liens entre les gens. (en plus la langue parler dans les filmes et télé romans est trés loin de ce que la plupart des anglos ont appris.) Et pour chaque histoire raconté dans la texte en haut, je peux te raconté un dizaine de l’intolèrance des Quèbecois non seulement à moi, mais au mes amies francophones qui ont fait leurs BAC en anglais…
En effet il y un difference entre l’integration et l’assimilation. Le premier est tolerant des autres cultures mais au Quebec on se parlent seulement d’eliminer l’histoire non seulement des immigrants mais aussi de le fait que lea anglophones étaient ici pour des siécles.

Je sais qu’ils existent des anglophones qui veulent rien savoir du français, mais est-ce-que c’est leur faute quand l’état et la plupart des francophones ont déclarés qu’ils sont le diable ?

Il y a un expression anglais: the carrot or the stick. Au Québec on n’utilisent jamais la carotte…

En tout effet, la prochaine fois que tu rencontres un anglophone qui essaient son mieux, encourage-lui.

Et la prochaine fois que tu rencontres qqn qui parle d’un boycott , dénonce-lui.

Docteur, aidez-moi! Quand j’entends parler l’anglais dans mon quartier, je suis révolté. Mais quand les gens parlent le français, j’ai un grand malaise. Serais-je plus heureux si j’étais unilingue grec, comme ma voisine de droite, ou unilingue yiddish, comme mon voisin de gauche ?

Des francophones qui habitent Kingston pendant huit ans et qui ne parlent pas anglais. Wow ! Je connais Kingston et si vous ne parlez pas anglais vous ne pourrez pas y travailler, vous nei pourrez rien acheter ni parler avec vos voisins. Ces gens étaient peut-être muets et très riches ?

Et les unilingues français?

Reprenons deux des commentaires cités par M. Lisée:

« je constate malheureusement que trop de mes compatriotes francophones discutent en anglais avec des anglos ou des canadiens d’autres ethnies alors même qu’ils sont tous parfaitement bilingues (français – anglais) sans compter la langue d’origine (portugais, créole etc). »

« Le véritable problème, (…) est celui de la place grandissante que les francophones ACCORDENT de plein gré à l’anglais, au quotidien, et ce au mépris du statut précaire du français à Montréal. »

Ce dont témoignent ces deux internautes, c’est du fait que l’anglais devient la langue véhiculaire à Montréal non parce qu’il y a de plus en plus d’unilingues anglais, mais parce que les francophones choisissent délibérément de parler anglais aussitôt qu’ils ne s’adressent pas à un québécois « de souche ». D’ailleurs, comme plusieurs l’ont souligné, ce n’est pas toujours exactement un choix, mais plutôt l’effet combiné de notre statut historique de « colonisés » et des succès grandissants du libéralisme anglo-américain dans le monde. Cela signifie-t-il que nous devons rester les bras croisés? Sinon, faut-il nous tourner vers notre gouvernement pour exiger des lois plus contraignantes (services de l’État québécois en français seulement, réduction des subventions aux universités anglophones, etc.)? Si nous devons certainement débattre de telles questions, je crois par ailleurs que toute notre intransigeance étatique s’avérera bien inutile si nos comportements ne changent pas.

Comme l’a dit quelqu’un dans une réponse au billet précédent de M. Lisée, l’unilinguisme français ou anglais est souvent un choix politique. Pourquoi ne ferions-nous pas ce choix politique? Ça demande si peu d’efforts de dire: « Désolé, je ne parle pas anglais. »

Les Québécois ont voté NON à deux référendums. Il y a un prix à payer. Et il est de plus en plus lourd.
Donc il devient impératif que les francophones commencent par respecter leur langue (parlée et écrite. De plus c’est l’évidence même qu’ils devront se respecter mutuellement et arrêter de se diviser.
Un front de solidarité entre nous est primordial pour empêcher que les minorités viennent nous cracher dessus.
Il faut absolument que la fierté collective d’être une nation qui ne se laisse pas piler sur les pieds soit notre objectif fondamental.
Comment en arriver là. Il y a sûrement des peuples sur lesquels nous pouvons prendre en exemple. Aussi nos ancêtres savaient se tenir debout.
Il est bien tard pour juste se plaindre sur les blogues.

@ Youlle (# 30):

Je vous suggère cette lecture:

http://www.vigile.net/Langue-Le-francais-en-declin

Extrait:

« Si le pourcentage des francophones sur l’île de Montréal tombe à 50 %, qui formera la majorité ? Cette question est rarement abordée et elle sous-entend que les non-francophones seront en majorité. Pourtant, les non-francophones ne constituent pas un groupe linguistique. Aucun Montréalais ne se définit comme étant un non-francophone, mais plutôt anglophone, allophone ou mixte. Regrouper les anglophones et les allophones dans une seule catégorie imaginaire encourage plusieurs francophones à associer, faussement, tous ceux issus des minorités ethnoculturelles avec la langue anglaise.

En fait, la plupart des « non-francophones » de Montréal sont de langue maternelle autre que l’anglais. C’est aussi bien évident que, provenant de plus de 100 groupes différents, les allophones ne parlent pas une seule langue commune qu’ils pourraient imposer à la population francophone. »

À Kevin # 35,

MERCI POUR CE BEL EFFORT KEVIN.

Il faut vraiment que les québécois francophones, et j’en suis un (septuagénaire qui a toujours été tolérant et essentiellement constructif, et qui s’en porte drôlement bien), mettent de côté, et, encore mieux, abandonnent complètement, leur si déplaisante, fort malheureuse et si rétrograde ATTITUDE D’ASSIÉGÉS, malheureusement et tristement devenue quasi-cristallisée pour encore trop de québécois qui ont obstinément, envers et contre tout et tous, refusés de grandir.

Ce n’est pas avec cette si maladive et si repoussante attitude d’assiégés, JE LE RÉPÈTE, que nous, les québécois francophones, inciterons les non-francophones à apprendre notre belle langue française.

C’est plutôt en adoptant une attitude de MAJORITAIRES bienveillants et tolérants, dotés, chacun, d’une solide confiance en soi, et en n’hésitant pas à aider nos interlocuteurs au besoin, en leur faisant sentir spontanément et chaleureusement, »sans l’ombre d’un doute », que nous les accueillons inconditionnellement tels qu’ils sont, que nous les inciteront à désirer apprendre, au plus tôt, notre langue »pas si difficile que ça à apprendre après tout ».

@Court-terme

« Ne pas parler et écrire le français est un vrai problème dans sa vie professionnelle au Québec … »

Ah oui ! Parlez-en aux deux hauts dirigeants unilingues de la CDPQ, dont l’un vit à Montréal depuis 11 ans, qui obligent les employés de la caisse à parler anglais chez eux, dans une organisation para-publique québécoise.

Il y a des gens qui vivent sur une autre planète.

@ 37MaximeZ :
novembre 29, 2011 à 9:07

« Des francophones qui habitent Kingston pendant huit ans et qui ne parlent pas anglais. Wow ! Je connais Kingston et si vous ne parlez pas anglais vous ne pourrez pas y travailler, vous nei pourrez rien acheter ni parler avec vos voisins. »

C’est aussi mon expérience. Si vous allez dans une quincaillerie avec votre accent francophône on vous fera la baboune. Sa fait plusieurs années mais la situation est encore pire aujourd’hui. C’est pareil à Ottawa faites le plein en français et on vous fait la baboune.

@ Claude Pelletier, Mtl-Rsmt

M. Pelletier,

Ce n’est pas par gentillesse ou affabilité que nous convaincront les allophones d’adopter le français, mais en exigeant, exigeant poliment et fermement en tant que majoritaire chez-nous comme vous l’avez écrit.

Comprenez qu’une grande partie de ces gens se foutent du français c’est-à-dire de nous, et ce n’est pas par des des petites politesses qu’ils changeront, mais en leur rendant la pareille.

Il me semble comprendre de votre texte que nous somme mou sur ce sujet. C’est mon avis. Il faut comprendre que tous ces gens ont un choix a faire et comme humains ils choisiront de se mettre du côté du plus fort.

À nous de leur montrer c’est qui qui mène ici.

Au Cegep Marie-Victorin, public et français, c’est la direction qui a dû imposer au département de musique un répertoire de 40% de chansons françaises pour les étudiants! Quarante pour cent! Dans un Cégep français! Allez voir dans les cégeps anglos si la direction doit imposer 40% de répertoire anglo!
On se demande bien pourquoi Pascale Picard, Simple Plan et les autres chantent en anglais!

Un peu de fierté!

@ M. Claude Pelletier

Vous avez raison de dire qu’il faut mettre de côté notre mentalité d’assiégés. Il ne s’agit vraiment pas à mon avis d’entrer dans les magasins du centre-ville et de lancer les hauts cris aussitôt qu’on entend un mot d’anglais, ni de récriminer ceux qui ne connaissent pas le français, qu’ils se trouvent derrière le tiroir-caisse ou ailleurs. Il faut encourager ceux qui parlent notre langue ou essaient de le faire (leur sourire, les aider, etc.).

Mais est-ce seulement de cela qu’il s’agit? N’existe-t-il pas aussi, un peu partout, l’attitude opposée, celle de regarder le francophone, quel qu’il soit, comme un triste personnage rétrograde, qui ne veut pas se conformer à ce que lui impose l’histoire et qui apparaît finalement comme un pur empêcheur de tourner en rond? Ne faut-il pas, à propos de cela, faire quelque chose?

Je propose pour ma part de parler notre langue chez nous, en toute tranquillité et en toute confiance justement. Est-ce agir comme une personne assiégée? Ou est-ce agir de manière cohérente et assurée?

@Kevin (#35)

Vous faites dans le délire de persécution là.

De un, personne, ici, ou ailleurs, nulle part, ni même au PQ, n’a jamais suggéré que les anglos doivent abandonner leur langue ou leur culture. Ça, c’est seulement dans votre tête.

De deux, tout ce que tout le monde dit ici, si vous aviez lu au lieu de fantasmer, c’est qu’on est tannés de voir des anglos manquer de respect à la culture majoritaire, et la traiter comme s’il s’agissait d’une tracasserie qu’ils essaient simplement d’ignorer.

De trois, ce qu’on souhaite — et ça a été exprimé très clairement par plusieurs personnes ici —, c’est de vous voir participer un peu plus à la culture québécoise. « We want you in the gang : Not segregated in your own self-made ghetto. » Et ça, ça commence par essayer de nous connaître; ce qui commence par essayer d’apprendre et d’utiliser la langue commune.
Même le super méchant nationaliste Falardeau disait clairement : « Je me chrisse da savoir d’où tu viens, ou si t’es noir, mauve ou carotté, ce que je veux savoir c’est où tu t’en vas. Si tu veux bâtir le pays avec moi, t’es mon frère ».

De quatre, l’excuse selon laquelle c’est la faute de notre français, qui est trop loin de ce que vous avez appris, celle-là aussi elle me fait bien rire. Quand j’ai appris le Thaï, ça ne ressemblait à rien de ce que j’entendais dans la rue. Car ils ont leur « slang » et leurs accents, là-bas aussi. Mais moi, j’ai pratiqué : j’ai été voir leurs films, j’ai regardé leur télé, j’ai écouté leur radio; et surtout, j’ai parlé au monde, je me suis intéressé à eux. C’est ça la différence.
(Idem lorsque j’ai appris l’anglais : car je vous informe que vous ne parlez pas exactement un anglais normatif international à Montréal, just so you know.)

De cinq, à peu près tout le monde qui vient vivre ici parle de la grande ouverture, presque naïve, des québécois. Il n’y a que les individus comme vous pour toujours essayer de nous peindre en nazis intolérants. D’ailleurs, je les connais vos persécutions…
J’ai eu une très bonne amie, originaire de Terre-Neuve. Après 12, 13 ans, elle ne parlait pas français. Pas un mot. Ça ne m’empêchait pas d’être son ami. Et je l’invitais toujours à nos fêtes, où tous mes amis francophones, dont la grande majorité sont souverainistes comme moi, l’acceptaient telle quelle.
Elle m’a par contre déjà raconté qu’elle se sentait persécutée parce qu’elle est anglo, comme vous. Je lui ai demandé de m’expliquer. Elle m’a relaté un exemple : une fois, elle a brûlé un Stop. Le policier qui l’a pincée lui a remis un ticket, après qu’elle lui a dit qu’elle ne parlait pas français. Selon elle, elle a eu le ticket parce qu’elle est anglo… Pas parce qu’elle a brûlé le Stop, évidemment !

Curieux n’est-ce pas que les anglos nous disent « Speak white! » ou « Speak clear! »
en n’acceptant pas de s’abaisser à parler notre » cheap language » !
D’autres nous considèrent comme une classe inférieure, mais ils ne sont pas capables d’apprendre notre langue « si difficile » ! Il. faut croire que nous ne sommes pas si bêtes !

C’est de la mauvaise volonté que de vivre plusieurs années dans un milieu sans apprendre la langue d’usage de la majorité ! C’est se comporter en «colonisateur» qui impose sa langue aux autochtones !
Pour ma part je vis à Montréal depuis plus de 35 ans. J’ai toujours exigé d’être servi en français. Sinon je sors du restaurant, de la boutique ou du marché d’alimentation avec mes amis, en laissant les produits sur le comptoir et les employés pantois !
Si quelqu’un m’aborde en anglais sur la rue, je vérifie en français, d’où il vient.
Si c’est un touriste américain, je dis quelques mots en français suivis de la traduction anglaise. Si c’est un anglophone de Montréal, je lui réponds, sans complexe, uniquement en français, comme pour lui démontrer que ce n’est pas tout le monde qui parle automatiquement anglais !
Dans un groupe, si un anglophone incite les francophones à tous parler en anglais, je joue volontiers à celui qui est incapable de parler anglais. Il se rend vite compte que je comprends tout ce qui se dit en anglais, mais toutes mes interventions se font en français.
J’utilise l’anglais qu’en voyage, aux États-Unis ou au Canada anglais.
Ici au Québec, je suis chez-moi et je me fais respecter. Point !
Tous les québécois devraient avoir cette attitude sans complexe.
Les anglophones unilingues feraient peut-être alors un peu plus d’efforts pour parler français !

Un électricien parlant madarin et anglais à Montréal

OUi, il existe; je le connais. Pour tous les tests de qualification au Québec, l’anglais suffit . Les clients lui parlent en anglais … et les forunisseurs et les services publics …à la banque, à l’hôpital, partout… Alors pourquoi perdre du temps?

La situation est la même dans les municipalités limitrophes de l’Ontario. Rouyn-Noranda est située à quelques dizaines de kilomètres de l’Ontario et ils viennent magasiner chez nous. Malgré la majorité de noms francophones parmis ces magasineurs du dimanche, ils demandent à être servis en anglais. Pire, des villes comme Témiscaming, qui sont eux au Québec mais sur le « bord des lignes » Ontarienne, le français se perd d’une façon alarmante! On ne me fera pas croire que ces gens vont tous à l’école anglaise! Tous devraient avoir un français correct!

Une anecdote parmi d’autres.

Je vais dans le centre ville, au westmount square (très français, ce nom!) dans une clinique privée car plus proche de chez moi et surtout parce que je ne peux avoir d’examen annuel du médecin que je vois à l’occasion à la clinique du quartier où je vis.
Le médecin est FRANCOPHONE. Il porte un nom de famille belge. Il me parle en français, parfaitement. Sa secrétaire (anglophone) et l’infirmière qui fait les prélèvements me parlent en français.
Quand je reçois le rapport écrit de tous les examens que j’ai passés (j’ai payé pour cela), il est en anglais.
Quand je demande pourquoi au médecin, il me répond que je n’en ai pas fait la demande! (je trouve cela tellement insultant, d’ailleurs, je ressent toujours un peu de mépris quand je ne parle que français)
Aussi, tous les papiers qu’il me donne pour consulter des spécialistes ou faire des examens sont en anglais et même si je comprends cette langue très bien, le jargon utilisé, en anglais, est incompréhensible. Je ne sais même pas ce que cela signifie… je ne sais même pas quel médecin je contacte… À un moment, je croyais appeler un spécialiste des intestins (ou un gynécologue, je ne sais plus), mais il s’agissait d’un ORL (ou l’inverse; ou je ne sais plus qui).

Sur le reçu que je demande pour mon assurance privée, il est écrit «dépression». Or je l’ai consulté pour «dyspepsie». Quand je fais la remarque à la secrétaire, elle me dit que c’est le diagnostic que le médecin a posé et qu’elle ne peut changer.
J’ai du attendre le retour de vacances du médecin pour faire changer les choses… après avoir été déprimée de savoir que je ne savais pas que j’étais déprimée.

Nos vies sont en danger quand on est obligé de se faire soigner par des gens qui ne veulent pas écrire en français comme ce médecin Belge qui a fait ses études à McGill ou cette secrétaire anglophone… qui ne maîtrise pas bien notre langue.

Je pourrais aussi parler de cet ophtalmo (référé par le médecin dont je viens de parler) anglophone qui m’a mis des gouttes dans les yeux qu’il n’aurait pas du.. particulièrement la personne qui m’a fait les examens et qui ne disait pas un seul mot en français, pas un seul. Je me suis retrouvée à l’urgence le lendemain matin avec un oeil aveugle carrément, suite à une crise de glaucome… grâce à ces gouttes….
Tout cela se passe dans le centre-ville et non pas dans l’ouest…
Alors… que faire? Se laisser assimiler en anglais pour survivre?

J’habite Québec et une de mes connaissances vit et travaille ici (comme représentant!)depuis bientôt 6 ans. Cette personne ne parle pas un mot de français et n’essaie même pas, jamais. Ma compagne, qui parle anglais comme une vache espagnole, fait toujours d’énormes efforts pour lui parler dans sa langue. Lui jamais…
Autre anecdote: sur le site d’un magazine québécois de haute fidélité, à la section « petites annonces » où la quasi-totalité des vendeurs est francophone, un type de Québec ne publie ses annonces qu’en anglais.
Décourageant.

@ Marie-Paule Dessaint

« …dans une clinique privée car plus proche de chez moi et surtout parce… »

Mme Dessaint, connaissez-vous une clinique médicale qui n’est pas privée au Québec?

Vu que vous trouvez cette clinique ou médecin dangereux pour votre santé rayez le de votre carnet.

Si cette clinique privé, comme elles le sont toutes, a moins de temps d’attente, c’est qu’elle à moins de patients. Et si elle a moins de patients il faut se poser des questions. Les médecins ou cliniques désaffiliées du système de santé, le sont toujours dans l’espoir de faire plus de fric au détriment de votre santé.

Alors Mme Dessaint, c’est la moindre des choses qu’ils négligent la langue de leurs clients, il y a trois ou quatre cennes à sauver. Imaginez, s’il ne s’intéresse pas à votre culture ou à votre langue, pensez-vous qu’il s’intéresse à votre santé.

Je serais très nerveux de me présenter devant un tel médecin pour qu’il prenne soin de ma santé.

Petite anecdote.

Un Montréalais anglophone ne retrouve plus le chemin pour se rendre à une montagne bien connue, Mont-Tremblant dans les Laurentides. Avant de lui répondre, je lui demande s’il connaît bien le Québec. Il me dit qu’il y est né. Alors, je lui explique un chemin dont il se souviendra. Je lui indique une route à gauche, puis une autre à droite dans l’arrière pays vers Lost River par la 323 sud qui le ramènera peut-être à Montréal. Il s’est sûrement perdu…

Je crois qu’il faut se perdre pour mieux se retrouver. C’est ce que je lui souhaite à cet Montréalais anglophone.

Je n’ai pas lu beaucoup de commentaires sur l’utilisation de l’anglais à Québec. J’y demeure depuis 1977 et je peux dire que l’on entend parler anglais plus qu’en 1977. Pas l’anglais des anglophones de Québec nés à Qc. Eux, ils sont tous bilingues. Mais un anglais venu d’autres pays et de pays anglo-saxons. C’est sûrement dû à la présence de l’université Laval et aux entreprises de hautes technologies de Québec. Mais je crois que tous ces non-francophones finissent par apprendre le français parce que la ville de Québec est francophone.

Mais Montréal n’est pas une ville francophone et j’ai remarqué (assez facile à remarquer) que les francophones de Montréal sont assez mous; ils passent du français à la langue anglaise en une fraction de seconde si la personne en face de lui ne parle pas français. Mais Québec, la ville, à long terme, n’est pas à l’abri du phénomène d’anglicisation. Relisons notre histoire Canadian, et on comprendra que le rouleau compresseur de Lord Durham est toujours actif … et encore plus avec M Harper comme 1er ministre canadian et M Charest à Qc. What does Quebec want? On veut simplement et avant tout du respect de nos amis anglophones. Simple non!

J’aimerais que les indépendantistes (qui constituent la majorité des bloggeurs) m’expliquent comment l’indépendance du Québec va régler le problème.
Option 1: virer tous les non-francophones du Québec?
Option 2: amener de force tous les non-francophones dans des camps de rééducation linguistique?
Option 3: demander à l’Ontario d’annexer la partie du Québec à l’ouest de Sait-Laurent? et faire en sorte que le Québec annexe le Nouveau-Bruswick francophone?
Option 4: assigner un fonctionnaire à chaque réunion d’entreprise pour s’assurer qu’on y parle le français? et un autre fonctionnaire pour s’assurer que toutes les conversations des cours d’écoles se passent en français?
Option 5: réaliser que dans un Québec indépendant, l’anglais aura sa place comme il a sa place dans tous les pays qui ont une ambition internationale?
En attendant le grand soir, pourquoi ne pas choisir de vivre en français, de parler français, de confronter ceux qui ne parlent pas français, de choisir avec qui on fait affaire (on a le choix, non?), et d’affirmer sereinement sa culture?
Un citoyen ontarien et francophone, généralement ennuyé par la démagogie de M.Lizée, mais lecteur fidèle de son blogue. Nous avons rarement en Ontario la plaisir de lire autant de déchirement de chemises sur les affaires du jour.

Je vais vous donner un son de cloche légèrement différent et je sens qu’il ne sera pas très populaire auprès de certains…

Arrivé au Québec en 1966 en provenance de l’Amérique Latine et de parents espagnols, je ne parle à l’époque que l’espagnol et j’ai huit ans. À ville St-Michel (comme elle se nomme dans le temps)je dois être inscrit à l’école; deux choix s’offrent: le français (commission de écoles catholiques de Montréal)et l’anglais (protestant chool board of Montreal). Le classes d’accueuil ne sont même pas un projet à l’époque. Ma mère décide de m’inscrire dans la langue de la majorité. Nous allons donc à l’école primaire franco du quartier et c’est là qu’on découvre un pépin: je suis athée, je ne puis donc aller à l’école francophone car la religion catholique est obligatoire mais on nous conseille d’aller du côté protestant et anglo car eux ils acceptent tout le monde (c’était vrai). Mais l’administration de l’époque n’avait pas compté sur la tête de cochon à ma mère qui a parlementé longuement avec le vice-principal qui a expliqué que son poste était potentiellement en danger si on découvrait qu’il avait dérogé aux directive en vigueur. Ma mère, qui s’exprimait très bien en français, a finalement réussi à convaincre cet homme d’étirer les réglements. Ce jour-là, elle m’a dit « pour tout le monde à l’école tu es maintenant catholique ».

Le question que je me pose ici est la suivante: Combien d’enfants ont été obligés d’aller à l’école anglo à cause de l’intolérance catholique et parce qu’ils n’ont pas eu une mère comme la mienne?

@ Jean-Pascal Souque (# 57):

You confuse the Quebec independantists with facts!!!

Notre aristocratie séparatiste dont l’auteur de ce blogue fait clairement partie, se laisse rarement distraire par les faits, trop occupée qu’elle est à planer au-dessus de la basse-cour que représente la majorité d’entre-nous.

Je les encourage sincèrement à continuer leur oeuvre bienfaitrice qui, au final, fortifie les convictions de plus en plus profondes que le Canada est le meilleur endroit où puissent vivre les Québécois. On n’a qu’à voir comment les édiles du Parti québécois se diffamment et se griffent entre-eux pour imaginer l’enfer que serait notre « pays » si jamais nous étions indépendants.

Ça ne nous tente pas vraiment de nous faire diriger par les Gérald Larose de ce monde et les résultats catastrophiques des dernières élections fédérales ainsi que des derniers sondages sont une pétante preuve de l’intelligence des Québécois.

Cher Nando,

Vous demandez : » Combien d’enfants ont été obligés d’aller à l’école anglo à cause de l’intolérance catholique et parce qu’ils n’ont pas eu une mère comme la mienne? »

La réponse est simple : beaucoup trop. Oui, l’Église catholique a connu ses excès et le pouvoir de l’Église a d’ailleurs été rejeté.

Michel

Je travaillais à l’été 2010 pour un établissement hôtelier de la haute-ville servant une clientèle principalement américaine et canadienne-anglaise. Nous servions les clients en anglais et parlions entre nous en anglais lorsque nous échangions en face d’eux. L’ennui, c’est que, pour une raison que j’ignore, les cadres supérieurs, tous francophones de Québec, parlaient très souvent anglais entre eux dans les bureaux. Pourquoi? Eh bien, j’imagine que c’est plus cool de parler anglais, tout simplement!

Pour apprendre une langue, rien de mieux que l’immersion totale. Allez visiter le Portugal sans parler portuguais… vous allez en arracher… et tout manquer, car l’accès à l’autre passe par sa culture et sa langue. Allez en Chine, 98% de la population parle une forme ou une autre de chinois. Bien sûr, certains hommes d’affaires et professionnels parlent également l’anglais, mais dans la rue, au marché… c’est en chinois.
Pourquoi ne pas offrir aux ‘unilingues’ anglophones une expérience inoubliable, celle de l’immersion française. Ah, vous ne comprenez pas, Listen and learn, nous allons vous aider.
Évidemment, on peut comprendre la motivation commerciale de s’addresser au client dans sa langue maternelle, français, anglais, espagnol, italien, portuguais… mais entre étudiants, collègues de travail… désolé, mais dans un premier temps, l’anglais ou tout autre langue ne devrait pas être utilisée, sauf pour aider l’autre à apprendre ou pour s’adresser à un compatriote.
Pour parfaire notre anglais, visitons les provinces de l’ouest, les E.U., l’Angleterre nous y gagnerons en culture et en respect de soi. Pour apprendre l’espagnol, il y a l’Espagne, l’Amérique centrale ou l’Amérique du sud …

La question des deux langages est cruciale, et ne devrait pas être traitée à la légère. Je suis francaise de naissance et evidemment francophone, fortement attachée à ma langue maternelle, bien que je sois devenue américaine par mon mariage. J’habite aux States depuis plus de 20 ans. Mon anglais est excellent à la lecture et l’écriture, passable au parler car je ne me suis jamais parfaitement défaite de mon accent français. Je suis obligée de m’exprimer dans la langue du pays lorsque je suis à l’extérieur et je le considère comme un bon exercice de prononciation.
Neanmoins, dans ma maison, c’est francais obligatoire pour tous les membres de ma famille, sauf mes belles-filles (américaines)
J’ai rencontré, il y a 20 ans, des francaises mariées à des américains qui avaient totalement sombré dans leur second langage, au prix de forts déséquilibres psychologiques.
Le bilinguisme est un enrichissement, toujours et n’importe où. Il nous ouvre des vues sur d’autres cultures, et nous ramène à un peu plus d’humilité sur notre culture propre. Le Canadien-Anglais qui refuse d’apprendre et/ou d’utiliser la langue française fait preuve d’une étroitesse d’esprit inqualifiable dans les temps où nous vivons ; ce refus devrait lui être compté, en négatif, au moment des embauches au Québec.

( Je dois ajouter que nous avons choisi de nous installer dans l’état de New York JUSTEMENT à cause de la proximité avec le Québec et la francophonie 🙂

I was born and raised here. I’m not exactly « de souche » but I am 1/4 Quebecois. I completed almost all of my education in 100% French (albeit with other Anglos). The fact is that I speak, read and write French very well.

I was proud of my ability to speak two languages and I was proud to be from Quebec. Despite knowing from the beginning that I would never be a separatist, I bought into the whole « we’re different here » aspect of the nationalist sentiment of Quebec.

Then I grew up and realized that I was not – and never had been – Quebecois. I was actually only an Anglo Quebecker, and that distinction is not one that I made, it’s one that was imposed on my by Francophones. « Chez nous » didn’t include « moi. »

It never made any sense to me that the response to feeling like an outsider in your own home was to impose that same feeling on others. I bristle every time I head a radio PSA ended with the phrase “ a message from the Gouvernement du Québec.” I can’t explain it, but nothing makes me feel quite as unwelcome in my own home as that little piece of propaganda.

The hypocrisy of the entire nationalist movement goes beyond the pale but for some reason we Anglos are afraid to ever point that out or question it. Even many of the federalist Francophones have had their head filled with so much nonsense that they don’t see the problem with demanding that every important federal civil servant be bilingual while at the same time supporting laws that prevent me from running my own small business in English.

Also, anyone who truly believes that Canada is bilingual but Quebec is only French has their head in the sand. I guess it’s only normal, not that that excuses it. Someone living in Ste-Foy probably doesn’t feel that Quebec is truly bilingual any more than someone living in Calgary feels that Canada is. I’m 36 years old, a Montrealer, and spent my entire 20s living in the rest of Canada, including Alberta, BC and Ontario. I can assure you Quebec is as bilingual as Canada is – maybe more so because there’ much more integration here.

I’ve seen some comments that native Anglo Montrealers try even less to speak in in French than newcomers. There’s a reason for that – we’re tired of being treated like pariahs in our own home, so it’s a way of taking back a little of the dignity that we once had. It’s not like I’m walking into a dep in Terrebonne and expecting to be served in English, but when I’m at Canadian Tire in Kirkland or a Metro in NDG I’ll be speaking English whether the clerk’s name is Jean-Marc or Sunil.

It’s sad, really, because I know with certainty that you could get buy-in from the remaining Anglophone community if you stopped treating us like something that needs to be scraped from the bottom of your boot. Trust me, none of us that are still here (or back here, as in my case) are trying to turn Montreal into Toronto East. We like Montreal and appreciate the francophone nature of it. You just need to start treating us with respect so we can return the favour without feeling like we’re being screwed in the process.

ADMIN : Normalement, j’ai instruction de ne pas publier les textes en anglais. Je ferai une exception pour ce billet.

@ Mike

Si vous prétendez être parfaitement bilingue, votre message ne le démontre pas. J’en viens même à me demander si vous avez bien lu le billet de M. Lisée, ou si vous vous appuyez sur les dires de M. MacPherson.

@ Mike,
For god sake, Mike, votre commentaire, qui, je vous l’accorde, comporte plusieurs points essentiels et intéressants, apporte la note négative par votre refus de communiquer ici en francais. Vous êtes la preuve que, OUI, les unilinguistes existent, et sont persuadés qu’ils ont toutes les meilleures raisons du monde de contiuer à l’être et le rester.

Ou alors vous ne maitrisez pas le francais autant que vous le croyez ?

So be it… ( soupir)

J’habite en ontario et ma premiere langue est anglais. Ma langue maternelle est « yugoslave » – un expressione politiquement incorrecte, mais c’est pas pertinent.

J’ai appris le francais en ecole secondaire (a Toronto) et j’ai commence de parler regulierement a Ottawa. J’ai aussi appris l’espagnol. Aujourd’hui, je travaille dans le nord de l’ontario. Je parle assez souvent avec les clients francophones et j’ai communique (oralement et par ecriture) avec les avocats francophones. Sans auncune plainte!

Quand je vais a Montreal, et dans les zones touristiques au vieux-quebec, je parle francais et la moite de temps les gens me repondent en anglais. Ca me derange beaucoup et je pense c’est un insulte. Quelques fois je suis sorti d’un resto ou un magasin a cause de ca. Autres fois, je reponds pas et les gens me parlent en francais. Dans certains situations j’ai repondu en yugoslave « Ja ne rasumem, gospodin » (je ne comprends pas, Monsieur). Un fois, j’ai dit « Je suis desole que je parle mal le francais » et le gars m’a dit « Tu parles bien ». J’ai pris ca comme un grave insulte!

Mais, j’ai visite les regions du Quebec fortement francophones – pas de problemes. Meme dans les situations inattendus. Pendant une visite a Montreal, j’ai demande a la concierge du hotel (qui a parle avec moi en francais) si je parle avec un accent anglais et elle m’a dit non, mais que j’ai un accent. J’ai beaucoup des amis anglophones bilingues qui deteste les reponses en anglais.

A mon avis, si un anglophone veut habiter au Quebec, il faut qu’il apprend le francais. Mais, je dit aux francophones bilingues – il y beaucoup des anglos bilingues. Nous aimons parler francais, nous voulons parler francais. Nous demondons une chose – parlez francais avec nous. Aux anglophones uniligues, vous pouvez dire « Parle le francais si tu veux habiter ici »!

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