Les valeurs québécoises sont-elles casher ?

Vous critiquez un accommodement ? Attendez-vous à une accusation de racisme.

Pendant l’été, quelques billets de blogue choisis, en rappel.

Les Québécois ont-ils le droit de savoir, à l’avance, que leur viande est soumise à un rite religieux minoritaire? Si vous répondez oui, vous êtes intolérants !

On assiste depuis quelques jours à un ballet bien réglé autour du débat identitaire. Permettez-moi de le décomposer.

Étape 1.

Une école, une institution, une organisation, une entreprise décide de se plier à une revendication religieuse minoritaire, pour des raisons de bonne entente ou, dans le cas de la viande halal, pour des raisons commerciales.

Étape 2.

La décision n’est pas rendue publique.

Étape 3.

Quelqu’un s’en aperçoit et appelle le Journal de Montréal, qui en fait sa première page.

Étape 4.

Des plumes (Martineau, Bock-Côté) et des politiciens (ici, le PQ, puis la CAQ), affirment qu’il est scandaleux que cet accommodement ait été accordé sans débat, en catimini, et que la population majoritaire soit mise devant le fait accompli. Ils réclament de l’information, des ajustements. Certains invoquent les « valeurs québécoises ».

Étape 5.

D’autres plumes (éditos de La Presse), d’autres politiciens (Amir Khadir) montent au créneau pour dénoncer ceux.. qui ont dénoncé le fait que l’accommodement ait été accordé en secret et qui réclament un correctif.

Le simple fait de soulever la question, disent-ils, est un signe d’intolérance, l’anti-chambre de l’antisémitisme et de l’islamophobie. Une parenté avec Le Pen et le Front national.

Ce que j’en pense

Y a-t-il une « valeur québécoise » en cause ? Oui, plusieurs. Mais elles ne sont pas strictement québécoises. Elles font partie du corpus démocratique inhérent à la vie démocratique que l’on veut incarner sur ce coin d’Amérique, comme d’autres l’incarnent ailleurs.

La première est le respect. Le fait de ne pas être considérés quantité négligeable par des gens qui prennent des décisions pour nous, sans nous (et je veux dire « nous », les citoyens qui n’avons pas demandé cet accommodement, ce qui inclut un grand nombre de musulmans et de juifs).

Tous ceux qui ont décidé, puis tu, qu’une proportion significative de la viande consommée au Québec était soumise à une superstition ou à une méthode propre à une religion quelle qu’elle soit ont manqué de respect envers les citoyens et consommateurs que nous sommes. Ils n’ont pas été à la hauteur de l’éthique démocratique (et commerciale) que nous tenons pour acquise.

Le respect, donc, pour tous ceux, donc l’immense majorité, qui n’aurait pas réclamé un traitement halal pour leur viande. Voilà la première valeur québécoise, et universelle, victime de cet épisode.

Le second est la transparence. On exige, ici, de savoir ce qui se passe avant, et non après.

Le troisième est la compétence. Est-ce une valeur ? En tout cas c’est un souhait. On voudrait que notre gouvernement soit assez informé de la façon dont nos animaux sont abattus pour pouvoir nous indiquer qu’une méthode propre à une minorité religieuse est en train de se généraliser. Le gouvernement Charest semble n’en rien savoir.

Et c’est donc a posteriori qu’il s’éveille à la nécessité d’étiqueter correctement la viande. Notez: un étiquetage qui ajoutera un coût, induit parce qu’il faut différencier entre l’une ou l’autre méthode. Ce sera un coût minime, que tous les citoyens assumeront, pour permettre à une ou deux minorités religieuses d’obtenir leur viande à partir des grands circuits de production et de distribution. Le prix de la tolérance. Mais je tiens à le connaître.

La dernière est le droit de critiquer. La propension de plusieurs interlocuteurs de crier au racisme ou à Le Pen chaque fois qu’une objection est soulevée contre une pratique religieuse qui déborde du temple vers la vie civile est proprement ahurissante.

Tout se passe comme si des volontés religieuses minoritaires (souvent inoffensives, parfois agressivement misogynes, parfois asociales, parfois tenant de la superstition pure) détenaient un caractère sacré qui les mettaient à l’abri de la critique ou de la discussion publique.

Y compris, et c’est le cas d’espèce, lorsqu’une pratique religieuse devient une règle s’appliquant, à son insu, à la majorité, qui, lorsqu’elle l’apprend, devrait accepter sans mot dire. En fait, on somme la majorité de rester silencieuse, de subir au nom de la tolérance — mieux, de s’informer de l’innocuité des pratiques d’abattage nouvellement utilisées pour s’y adapter. Mieux encore, on la somme de se taire parce qu’elle ne s’est pas outrée d’autres aspects des mauvais traitements faits aux animaux.

Dans le grand sillon de la commission Bouchard-Taylor, la victime est coupable. Le moins qu’elle puisse faire est de s’excuser.

Pas étonnant que ce discours soit rejeté par les Québécois, y compris une majorité de non-francophones, y compris beaucoup de religieux.

Le monde n’est à l’envers que pour une minorité. C’est heureux.

Billet d’abord publié en mars 2012.

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Excellente analyse Monsieur Lisée.
Toutefois, je crains que nos bien-pensants de service ne soient pas convaincus.
Quand on possède la vérité …
Mais , 100 fois sur le métier, il faut remettre son ouvrage!

C »est avec grand intérêt que je lis vos chroniques.

J’aimerais lancer le débat sur le coût de l’accréditation cachere.
Sur le peu de recherches que j’ai fais ce coût reviendrait 500$ par an par personne aux Etats-Unis. Avec toute la quantité de produits certifiés au Canada je ne crois qu’il y aurait une grande différence.
Si je comprends bien il y a un coût associé a l’inspection de la fabrication du produit et et un pourcentage annuel sur la quantité!!!(J’ai même du papier ciré certifié!!!) You Tube a quelques vidéos sur le sujet.
Merci de votre attention
R.Lamoureux

Le droit de critiquer, même si on me le reprochait personnellement , je persisterais. D’ailleurs, je le suis encore plus depuis quelques temps.

Quand je vais à l’épicerie, je cherche des produits locaux et biologiques très souvent. Je lis toutes les étiquettes. Je ne me gêne pas pour demander la provenance si cette information n’est pas écrite sur le produit.

J’exclus de mon panier la viande halal comme celle issue de l’élevage industriel. la viande bio est assez chère ; alors je préfère m’en passer plutôt que de renier mes valeurs. Même le poisson et les fruits de mer, je regarde d’où ils viennent. Les crevettes nordiques plutôt que celles de la Thaïlande, par exemple. Nous sommes envahis par des produits d’outre-mer. C’est correct à condition qu’ils respectent nos valeurs québécoises.

Si tout le monde faisait comme moi, la faillite guetterait certainement certaines grosses entreprises qui ne sont pas d’ici.

Problématique bien présentée. Mais ses aspects sont variés. Je cite: « Y a-t-il une “valeur québécoise” en cause ? Oui, plusieurs. Mais elles ne sont pas strictement québécoises. Elles font partie du corpus démocratique inhérent à la vie démocratique que l’on veut incarner sur ce coin d’Amérique, comme d’autres l’incarnent ailleurs. » Je suis d’accord avec vous, M. Lisée. Les Québécois forment un peuple occidental moderne, fortement attaché au principe que le pouvoir doit émaner de la volonté générale, non de celle d’une minorité.

Tout en étant plutôt d’accord avec l’ensemble des arguments exprimés ici par M. Lisée…

J’aimerais tout de même rappeler que la notion de neutralité, qui bénéficie d’un capital de sympathie naturel, et qu’on associe souvent à des conceptions de laïcité (particulièrement chez ceux qui voudraient qu’une conception sans nuance éclipse toutes les autres), cette notion de neutralité est trompeuse. Qu’il suffise de réaliser l’impossibilité pour un croyant de se poser comme « neutre » face à la question de Dieu. Si l’état prend cette posture de « neutralité », c’est donc qu’il prend parti aux côtés des incroyants (notez le paradoxe). Une fois que la chose est admise, alors on peut réfléchir aux conséquences, à la tolérance, à la liberté de chacun etc.

Ce texte de Cité Laïque (numéro 13), revue associée au mouvement laïque québécois, explique la chose très clairement:

http://www.mlq.qc.ca/vx/7_pub/cl/cl_13/cl_13_laicite_neutre.html

La tolérance n’est pas le monopole de celui qui se croit neutre, et elle exige un effort.

S’il était possible de choisir entre être traité en quantité négligeable par des marchands de rites d’abattage, et la manière dont le matérialisme et le capitalisme sauvage sans foi ni loi se moquent de populations entières, je préférerais encore de loin la première option.

En tant que consommateur j’ai le droit de savoir que le prix du produit comprend les frais d’un intermédiaire qu’uil soit religieux ou non, c’est un frais suppléentaire et le produit devrait le stipuler clairement. J’ai le droit de savoir pourquoi je paie un prix plus élevé et de choisir de le payer ou non. Comme on a des produits fabriqué Québec, des produits de commerce équitable, biologique etc j’ai le droit de savoir pour faire mes propres choix. Si çca n,est pas pour enrichir une religion dites-moi pourquoi ils ne le font pas gratuitement. Dans ce cas, je m,en fou qu’il fasse une prièere ou non.Mais a partir du moment ou on m’inclue des frais, j’ai le droit de savoir et de choisir. Si le producteur décide de ne pas offrir d,équivalent sans cette taxe Il s,expose aux lois du marché. Mais flouer les consommateurs en leurs faisant payer pour des frais sans l’informer clairement sur l’étiquetage est illégal.

Les valeurs québécoises ne sont ni casher et ni halal …… Il n’y a rien qui existe dans le coran concernant la viande halal car c’est devenu une pratique commerciale dans le temps pour répondre aux besoins de marketting de certaines compagnies pour ajouter au prix et faire plus de profits …… C’est une exploitation commerciale éhontée et qui est tolérée par les libéraux pour leurs clientèle allophone et Q.S. pour ces perdus dans les nuages de Francoise David …..

cher Francois,

Étant un Québécois d’origine Algérienne et indépendantiste je vois que vous tombez bas avec ce genre de débat que vous relancez .Est ce que le manque d’intérêts ou de sujets sur notre pays le Québec qui vous manquent ? Vous participez sans le savoir à la stratégie prête des libéraux pour se faire réélire .Aborder et amplifier le thème lors de la prochaine élection qui arrive : LES ACCOMODEMENTS RAISONNABLES. Un sujet fétiche dont les libéraux excellent pour faire oublier les autres sujets importants et vitaux pour notre pays :La peur, le racisme de notre majorité aidé par les gros médias .On n’aura pas le temps ou un temps réduit pour parler de la corruption, des magouilles etc. ….Voila à quoi vous allez participer .Pousser le débat électoral hors des VRAIS enjeux mais vers des thèmes ou le PLQ se sent à l’aise .l’IMMIGRATION

Solidaires salutations

Farid Salem
-Ex vice président du PQ comté de Viau
-Fondateur de Solidarité Québec Algérie
-Un des fondateurs de Mouvement Montréal Français

Je côtoie dans ce mois de Ramadan, des collègues musulmans qui m’assurent qu’ils ne se préoccupent guère de la provenance Halal de leurs viandes et autres nourritures.
Leur principe est de faire leur jeune et de respecter leurs commandements religieux en toute intimité et dans une privacité respectueuse des autres collègues majoritaires non musulmans sur leur lieu de travail.
Plusieurs m’assurent qu’il y a un véritable buisness du Halal pour rabattre les musulmans sur certains commerces désignés et connus, alors que dans leurs pays d’origine ce cas de figure n’existe pas.
Alors kasher ou Halal , religion ou buisness ???

@ Farid Salem

Les valeurs universelles en démocratie seront aussi un thème de la campagne électorale à venir. Tous les citoyens québécois, de toute origine, doivent continuer à échanger sur cette question qu’est « les accomodements déraisonnables », et pour alimenter les débats il ne nous faut pas balayer ce sujet sous le tapis, lors d’un scrutin général il ne faut écarter aucun enjeu de société. Vivement une démocratie des plus participatives et des plus éclairées au Québec !!!

Lisée n’a pas encore réalisé que les produit casher sont identifié clairement avec un logo et que s’il est trop intolérant pour acheter ce genre de produit, il a déjà la liberté de le faire.

Pas fort.

Le casher et halal, c`est de la corruption. C`est fait pour voler le consommateur. Point final. Arrêtez de parler de corruption des libéraux si vous êtes pour le casher et le halal.

Excellent sujet, Monsieur Lisée! Je me rappelle d’un citoyen qui avait pris la parole lors de l’une des séances de la pitoyable Commission Bouchard-Taylor pour dénoncer le fait qu’un grand nombre de produits alimentaires sont casher et que les consommateurs sont donc obligés de payer pour cette étiquette dont ils ne veulent pas. L’ineffable Gérard Bouchard s’est empressé de fermer la gueule de ce citoyen en le traitant de raciste. Quelle blague que cette commission! À tout événement, c’est quand même étrange que l’État veuille faire disparaître tous les signes religieux de la place publique mais qu’il ne se prononce pas sur l’identification religieuse des aliments qu’on achète. Ah, ce qu’on ne ferait pas pour obtenir un vote…

C’est comme pour l’étiquettage des OGM. On ne peut pas savoir si ce qu’on mange contient des OGM. Au moins, les produits Halal sont supposés être étiquettés. Alors si on n’est pas d’accord, on a le choix d’acheter ou pas.

Depuis la nuit des temps, beaucoup de gens ont toujours eu des habitudes alimentaires dictées par leur culture, leur religion et parfois par des spécificités liées au temps et au lieu. Le monde a évolué, mais ça, est resté fixe (nous continuons de manger ce que l’être humain à toujours mangé : viandes, poisons, céréales et en prime certaines «cochonneries» des temps modernes . Ceux-ci est connu par le commun des mortels. Que des personnes considèrent, qu’en 2012, il est normal de savoir qu’est ce qu’on met dans nos plats, cela est légitime et même un droit. Cependant, pour d’autres personnes, ça n’est pas ce droit qui les préoccupe plus, mais plutôt le besoin de créer la polémique et ce faire une «beauté politique ou médiatique» sur le dos des plus faibles. Navrant et dégoûtant!

Il est devenu impossible se ne pas acheter des produits casher ou allal, environ 70% des produits vendus le sont.

Ce sont des formalités religieuses qui nous coûte cher et que nous n’avons pas le choix de payer.

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Ce sont les détaillants qui détiennent le droit de vie ou de mort sur votre produit et s’il vous demande de faire casher ou allal ne serai-ce que pour deux clients sur dix mille, vous le faites ou vous ne vendez plus.

Le détaillant lui s’en fout que tous payent pour quelques exceptions, même que ces coûts remontent son chiffre d’affaires.

Les r’ligions sont des archaïsmes niant les sciences les plus actuelles, celles qui permettent la médecine moderne, l’auto et l’avion sans oublier le septième art et les technologies diverses de communication, de musique et d’image.

On n’a trouvé aucun esprit agissant sur le monde mais, des explications à toutes manifestations naturelles, accidentelles ou extraordinaires, ce qui donne alors très peu sinon aucune crédibilité aux kroyances originaires de la grande noirceur, celle du temps où les humains »ignoraient tout » de la nature.

On dirait que plus on avance dans l’usage des fruits de la connaissance, plus on s’enfonce dans l’obscurantisme. Paradoxal ?!?

Enfin, il faut aussi réaliser que la Vraie Démocratie, celle de l’égalité des Voix donnant plein pouvoir aux humains sur le monde terrestre, est en opposition avec les r’ligions, celles-ci laissant tous les pouvoirs à des forces surnaturelles, introuvables cependant, cela dans un monde hiérarchisé à la manière de la jungle, là où les plus forts ont plus de Droits que les autres, bien sûr.

Donc, pas de casher ni d’halal, que l’Égalité des Droits et Libertés entre toutes et tous, dans un monde désacralisé.

À la Liberté de choix et à une Justice humaine minimale, sans djeu ni djable !!

@ Alain Chicoine

Et alors ?

C’est indiqué sur l’emballage, c’est tout ce qui compte.

Et si tu manges du porc, ya pas de danger que ce soit casher…

@ Youlle (# 20:

« Ce sont des formalités religieuses qui nous coûte cher et que nous n’avons pas le choix de payer. » (sic)

Comme les impôts Youlle!!!

Bienvenue dans le monde gauchisto-interventioniste que vous défendez âprement.

C’est l’arroseur arrosé…

@ david ,oui pis ce qui n’est pas écrit sur l’embalage,c’est les ogm, la farine de sang et de plume de volaille et d’os utiliser dans les rations animal,les antibiotiques a titre préventif et les hormones de croissances etc… etc.. etc.. avec les risques inhérants mais ça c’est contre les intérets de notre agriculture industrielle donc sans importance

David # 22

Vous n’allez pas souvent à l’épicerie vous.

Entre 70 et 80% des produits sont approuvés, c’est-à-dire que nous payons pour des niaiseries de formalités comme des bénédictions et des superstitions qui obligent les producteurs à dépenser pour des procédés inutiles que nous payons à gros frai absolument pour rien.

Vous dites que l’on peut manger du porc à la place. Beau raisonnement! Vous ne serai même pas capable de le saler le sel étant approuvé casher ou allal.

Je me fout de manger du sel bénit, mais je ne veux pas payer pour contrairement aux conservateurs profonds qui se disent libertariens pour se donner une image. Ces derniers n’aiment pas payer de l’impôt utile, mais aiment bien payer pour des formalités religieuses qui ne leur apportent rien.

Le monde des dretteux conservatives réformistes libertariens est complètement incohérent et pour se défendre ils font de la projection sur les autres.

Ils s’arrosent copieusement d’incohérence tous les jours.

@ François 1

« …gauchisto-interventioniste… »

Relisez les commentaires et vous verrez que ce sont les conservateurs fondamentaux qui veulent de l’intervention casher ou allal, les autres n’en veulent justement pas et ne veulent justement pas jeter le 500 piasses par année par les fenêtres contrairement à vous.

Il est clair que sa coûte de l’argent et tous les poulets y passent.

« On admet tout de même payer «les coûts associés à la certification»… » (Olymel)

« Depuis mai dernier, l’organisme relève de la mosquée Abou Bakr Essedik dirigée par l’imam Mohamed Habib Marzougui. «Nous avons le contrôle de la majorité du marché du poulet au Québec», déclare l’imam, qui collecte des contributions annuelles et mensuelles aux abattoirs certifiés. »

http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/03/13/viande-halal-abattoir-dumont_n_1341572.html

@ francois 1 ,Bienvenue dans le monde gauchisto-interventioniste que vous défendez âprement. oups il semble évident ,a te lire ,que tu ne vis pas au québec ,au moins depuis 10 ans parce que ce qui s’y passe est exactement le contraire,vente a rabais aux zamis de la drette et autres petizentrepreneux têteux de subvention et/ou bs détourneux de fonds publiques notoires,et deuzio ,si tes parents ont été un peu trop longtemps fonctionaires provinciaux ce n’est pas de ma faute ni de celle de tout le québec ré-écoute en boucle les émissions de passe-partout tu vas peu etre y trouver une réponse.lol

Y a t-il des «valeurs» québécoises ?

Ou ces «valeurs» sont celles de la majorité des pays évolués de notre époque. Disons occidentaux, pour préciser. Avec l’influence particulière de certains de ces centres culturels puisque nous descendons volontairement ou non de la culture française et anglaise. Et pour cette dernière, celle de son adaptation locale Canadienne. Sous l’influence de notre gros voisin les USA.

Nous sommes sous leur orbite. Et notre petit astre reflète leurs lumières. On pourrait donc étudier ces valeurs «universelles» remontant sans doute à ce qu’il y a de meilleur dans le catholicisme et la Renaissance Italienne. Et ce qui nous en resté. Quels choix avons-nous fait dans ce grand supermarché des idées?

Et a ce qui nous en resté. Et l’adaptation que nous en avons faîtes. Mais à en faire des valeurs québécoises?

Bien sûr, méconnaissant tout ça, quelques ignorants vont croire qu’il y a une sorte de perversion socialo-gauchiste québécoise qui serait née ont ne sait trop comment ici et qu’il faudrait guérir au plus tôt. En cautérisant à chaud sur la plaie vive. Quel bonheur que de vivre dans cette belle société de droite qu’on se garde bien de nous décrire. Sans doute parce qu’on en est incapable. Pourtant, ces belles valeurs ont aussi une histoire et on les a testées sur le vivant ici et là avec des effets prodigieusement intéressant. Ici, il s’agit plutôt d’une hallucination ou d’une incantation. Pourtant ces soupirs d’amoureux transis (genre orignal en rut) on les entend tous les jours dans certaines radios. Bien sûr, on pourrait écrire sur la façon dont tout cela a déteint sur nous.

Et maintenant le petit problème intéressant par les lamentations qu’ils provoquent chez les élites installées. La population en général n’est pas au courant et s’en fout complètement. Et la même élite qui affirme sans cesse la gravité de sa mission, l’importance primordiale de son rôle social, se garde de l’en informer. Intéressant.

Comment une secte minoritaire d’un groupe ethnique minoritaire réussit à s’implanter presque définitivement dans presque toutes les industries alimentaires. Et pas que des boutiques de frites. Alors que ces bons capitalistes poussent des plaintes à briser le coeur devant toute intervention étatique ou, pire, toute menace de taxe. Et ont les moyens de manifester leur déplaisir. Pourtant, on a beau écouter, on n’entend rien. Et ces braves gens et bonnes entreprise acceptent de payer à des groupes privés sans obligation légale des sommes indéterminées.

Comme si ça ne suffisait pas, voilà que s’ajoute une autre «certification», cette fois encore d’un groupe minoritaire ici. Mais très nombreux partout. Et il ne s’agit pas seulement de cette taxe mais des mode d’abattage primitifs exigeant que le sang coule de l’animal. Tout ceci encore secret. Alors que d’un côté, des militants pour le droit des animaux cherchent à protéger ces bêtes et à empêcher leur souffrance. D’un autre côté…

Et tout ceci se passe sous la ligne de radar des médias. Est-ce que nos «valeurs» démocratiques ne seraient qu’illusions? Le secret étant plutôt la norme. Des groupes marginaux décidant dans l’arrière scène. Et les médias sous influence des mêmes groupes évitent de nous en informer. Les «journalistes» en bon employé dressés à penser correctement n’y voient rien à redire. Pourtant une presse libre étant une nécessité dans une démocratie. On ne cesse de le dire. Mais qu’est-ce qu’une presse libre soumise à l’$ et dont les entreprises sont peuplées d’employés du mois dociles et serviables?

Parmi les «valeurs» québécoises, si on revient au titre de l’article, y a t-il celle de vivre dans une démocratie imaginaire? Des groupes marginaux et illumuniés et secrets nous guidant sans qu’on le sache. Dans l’alimentation. Pour les petites choses. Et dans l’attribution des contrats étatiques à d’autres milieux qui ne peuvent eux-aussi qu’exister que dans l’anonymat. Et qui prospèrent et resplendissent parce qu’encore une fois nous avons une presse complice (?) ou qui préfère prudemment regarder ailleurs.

Nous parlons ici de groupes importants. Mais revenons à nos valeurs, d’autres valeurs, des valeurs dont on ne parler pas pour de bonnes raisons et qui sont celles de tous les peuples et des États : soit se soumettre à la loi inexorable du plus fort. La valeur «économique» – manifestation actuelle de la loi du plus fort – ayant remplacée ou prétendant le faire, toutes les autres. Simple tentacule de l’éternelle loi du plus fort sur le plus faible. Ses élites, encore une fois secrètes, ordonnant. Et son église par ses prêtres, donnant des leçons à tout le monde.

Et pour en revenir à la certification qui est partout mais qu’on ne voit pas et qu’on ne veut pas que nous voyions. Qu’en serait-il si l’église catholique qui est encore la religion de la majorité et qui a encore une forte influence, décidait selon de sages principes de s’immiscer dans les abattoirs et les usines à sphaghetti. Exigeant que le sceau du Vatican y soit apposé. Et qu’une dime soit prélevée sur chaque produit et chaque entreprise. On peut présumer que les adeptes du mouvement laïque, agostique ou athée et les libres penseurs seraient déjà dans les rues avec des pancartes. Et des camions lettrés avec de jolis slogans tels que Dieu n’existe pas. Ou que Dieu n’a rien à faire dans mon hamburger.

Pourtant, on a beau regarder, écouter et lire, rien de tout ça. On se croirait dans une zone d’occupation où des vainqueurs étrangers imposent leur culte aux vaincus. Et ceci n’intéresse personne.

Détail folklorique diront certains qui ont l’habitude d’observer de plus grandes cimes. Leurs grandes âmes ne pouvant s’élever qu’en direction de l’absolu. Pas plus que ce qui est arrivé à la Caisse de Dépôt. Pour aller vers des détails plus ou moins importants. Mais les mêmes analystes si songeurs d’habitude n’en ont rien à dire. Ils songent.

Ils songent depuis 4 ans. Valeurs québécoises?

En réponse au commentaire #29 de Henry Dickson.

Vous portez un éclairage qui suscite la réflexion. Pour ma part j’ai peut-être un peu tendance à « observer de plus grandes cimes » comme vous dites. C’est que la conquête de nos esprits par la science-fiction, la science-vulgarisation et le matérialisme paraît beaucoup plus problématique à mes yeux que ce marchandage de protocoles d’abattage, ou qu’une injustice relative envers l’église catholique. Ce sont toutes les religions qui sont ridiculisées. Rares sont les tribunes où on entende le Québécois Moyen s’élever pour défendre sa religion. L’éloignement de Dieu, d’un sens à la vie, d’un but global porteur et unificateur, d’un enseignement d’amour, voilà ce qui nous laisse le plus en proie à nous-mêmes, il me semble.

@ Henry Dickson

« Qu’en serait-il si l’église catholique qui est encore la religion de la majorité et qui a encore une forte influence, décidait selon de sages principes de s’immiscer dans les abattoirs et les usines à sphaghetti. Exigeant que le sceau du Vatican y soit apposé. Et qu’une dime soit prélevée sur chaque produit et chaque entreprise. »

L’église qui une forte influence vous écrivez! Je vous rappelle monsieur qu’au Québec, l’Église catholique n’a que 5% de fidèles chez les francophones et qu’une grande partie des églises du Québec sont vides et à vendre ou soumises au pic du démolisseur.

Tout cela n’est pas une question de religion, mais bien une question d’affaires. Les surplus de coûts font augmenter le chiffre d’affaires et donc, les profits.

Donc aucune entreprise ne s’y opposera, au contraire et les gens ne s’aperçoivent pas qu’ils se font tondre et donc ne font pas d’effort pour éloigner la tondeuse.