Les bons (et les mauvais) coups de la session à Québec*

La session parlementaire a pris fin vendredi dernier à Québec, permettant à chacun des députés de retourner passer le temps des fêtes dans sa circonscription. Pour plusieurs — incluant les journalistes! — ce sera la première vraie pause depuis la campagne électorale.

L’automne a été ponctué de bons coups et de controverses, d’ajustements multiples, de premiers pas politiques de ministres et de députés de l’opposition, de rendez-vous manqués, de joies et de frustrations.

Les événements se sont bousculés depuis le 4 septembre, victoire minoritaire du Parti québécois et élection de la première femme première ministre.

Vous en retenez quoi de ces semaines politiques? Qu’est-ce qui vous a marqué, déçu ou réjouit?

Pour briser la glace, je vous offre mon top 5 subjectif des bons coups de la session. Et mon top 5 des mauvais coups.

Les bons coups

– La prestation de Sylvain Gaudreault, ministre des Transports et des Affaires municipales

Certains ne le voyaient même pas au conseil des ministres (j’en suis!), et bang!, voilà qu’il hérite de responsabilités énormes. Deux ministères dans l’oeil de la commission Charbonneau, et passablement amochés par les controverses ces dernières années. Le chroniqueur Michel David, du Devoir, lui accorde la meilleure note dans son bulletin ministériel ce matin. Avec raison. Il est habile quand ça chauffe, pilote bien ses réformes, communique facilement sans trop de langue de bois… et il répond aux questions à la période de questions à l’Assemblée nationale.

– La fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2

Le gouvernement Marois a commis l’erreur de ne pas annoncer directement la mauvaise nouvelle aux gens concernés de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Un cafouillage de communication regrettable qui ne change toutefois rien à cette bonne décision sur le fond. Le déclassement coûtera 1,8 milliard de dollars au trésor public en radiation d’actif, mais à partir de 2017, la fermeture de Gentilly générera des profits de 215 millions $ par année pour Hydro-Québec. Avec les projets hydro-électriques en marche, l’éolien, la géothermie et les possibles mesures d’efficacité énergétique, le Québec n’avait plus besoin de maintenir en vie la filiale nucléaire.

De plus, le fonds de diversification économique de 200 millions promis pour aider la région est au rendez-vous. Il sera géré par la Banque de développement économique du Québec.

– Le travail de la Coalition avenir Québec

Après des résultats électoraux décevants en ce qui a trait au nombre de sièges, le parti de François Legault était en quête de crédibilité pour retomber sur ses pieds. Mission accomplie. La CAQ a été le parti d’opposition le plus efficace et le plus constructif de la session, calibrant avec soin ses appuis aux projets de loi du gouvernement et ses passes d’armes plus senties.

La CAQ a joué son rôle en demandant la démission des maires Vaillancourt et Tremblay (ce que le gouvernement ne pouvait pas faire, devoir de réserve oblige). Le parti a suggéré d’envoyer des vérificateurs du gouvernent à Montréal et à Laval. Sylvain Gaudreault a suivi cette recommandation pour Laval. La CAQ a appuyé les visées du gouvernement dans son projet de loi 1 sur l’intégrité, sur les élections à date fixe et réussie à imposer un plafond des dépenses électorales dans le projet de loi 2.

La Coalition a appuyé la convocation de Daniel Breton en commission parlementaire sur son ingérence au BAPE, mais a su retirer au bon moment cette demande après la démission du ministre (alors que le PQ et le PLQ mènent une guéguerre ridicule sur ce front). François Legault a fait la différence entre la bonne nomination d’André Boisclair au poste de délégué général du Québec à New York et la mauvaise idée de lui accorder une double nomination de fonctionnaire à vie.

– Le projet de loi 1 sur l’intégrité et le projet de loi 2 sur le financement des partis politiques

Le gouvernement Marois a bien compris que l’éthique et l’intégrité étaient des pans importants de l’action que souhaitaient les citoyens. Des gestes rassembleurs pour lancer un mandat. Ils ne sont probablement pas parfaits, devront peut-être être ajustés à l’avenir, alors il faudra rester vigilants. Mais ce sont des pas dans la bonne direction.

– La fin de l’exploitation de l’amiante

Malgré la commotion dans la région concernée, le Québec devait tourner la page sur l’exploitation et l’exportation de cette substance. Le Parti québécois a hésité longtemps avant de le promettre en campagne électorale. Mais une fois au pouvoir, la décision rapide du gouvernement Marois, au jour 1 de son mandat, a été la bonne.

Bonus: Coup de chapeau aux trois candidats dans la course au leadership du Parti libéral, qui semblent vouloir remettre les militants libéraux au centre de l’action du parti, ouvrir la formation aux débats et aux nouvelles idées. On verra si ça se poursuit en ce sens en 2013.

Les mauvais coups

– La hausse du bloc patrimonial d’électricité

De toutes les promesses brisées, c’est la plus indigeste. Pourquoi? Parce que c’était la plus électoraliste.

Nicolas Marceau et Bernard Drainville ont durement attaqué le Parti libéral et la Coalition avenir Québec pendant la campagne électorale, promettant la main sur le coeur en conférence de presse que le PQ n’allait pas toucher au bloc patrimonial d’électricité. Moins de trois mois plus tard, le gouvernement Marois faisait exactement l’inverse.

Or, si certaines promesses du PQ ont été abandonnées en raison du statut minoritaire du gouvernement, de la détérioration des finances publiques et du ralentissement économique, il n’en est rien de la hausse des tarifs d’électricité du bloc patrimonial, dont les revenus (500 millions $ à partir de 2014) iront entièrement au remboursement de la dette.

Vrai que la hausse sera moins rapide que celle envisagée par le gouvernement libéral précédent, mais la promesse du PQ était claire: «pas touche à l’électricité». Or, le PQ savait avant les élections que le Québec devait s’attaquer au remboursement et au contrôle de la dette. Il ne peut feindre une surprise en arrivant au pouvoir.

Le type d’engagement brisé qui alimente le cynisme des citoyens envers la politique.

– La double nomination d’André Boisclair

Le gouvernement a bien fait de reculer sur cette double nomination difficile à justifier. Le plus étonnant aura toutefois été la défense du ministre Jean-François Lisée, puis l’explication de la première ministre Pauline Marois lors de la conférence de presse.

Mme Marois a d’abord dit qu’elle continuait à croire que c’était la bonne décision, mais que la «perception du public» a forcé le gouvernement à revenir sur ce choix. Ensuite, elle a affirmé que cet épisode lui a fait réaliser à quel point les Québécois exigent maintenant des «normes éthiques élevées» et souhaitent que le gouvernement «fasse de la politique autrement».

Cela fait pourtant deux ans que le PQ promet de faire de la politique autrement, reprochant au gouvernement libéral précédent son manque d’éthique. Il est étonnant que Mme Marois dise avoir eu besoin de l’épisode Boisclair pour s’en rendre compte pleinement. Et si l’affaire Boisclair est une question d’éthique comme elle l’affirme, comment la première ministre peut-elle dire qu’elle est encore à l’aise avec la double nomination du délégué général du Québec à New York? Mystère.

– Le cafouillage sur la taxe santé

Ajuster sa promesse électorale au contexte minoritaire et à la levée de boucliers concernant l’effet rétroactif de la hausse d’impôt est une chose, prétendre que cette rétroactivité était limpide en campagne électorale, comme l’a fait Nicolas Marceau, en est une autre.

Il y a eu le cafouillage de communication, mais aussi l’impression que l’abolition pure et simple de la taxe santé avait été mal pensée par le PQ (même si sur le fond, une taxe santé régressive comme celle des libéraux n’a pas de sens).

– La réaction de Raymond Bachand au budget Marceau

Ne pas aimer le budget préparé par l’adversaire est normal, presque dans l’ordre des choses. Mais le traiter «d’irresponsable», alors qu’il aurait pu être signé par le Parti libéral tellement il visait à rassurer les marchés financiers? C’est un peu fort la sauce. Les mots ont encore un sens. Ce budget n’était pas à ce point irresponsable.

De plus, Raymond Bachand a publiquement évoqué une volonté de mettre sur pieds une coalition PLQ-CAQ pour renverser le gouvernement Marois sur ce budget, et ce, sans vraiment en parler au caucus libéral. Plusieurs de ses collègues députés sont tombés en bas de leur chaise. Ajoutez à ça que la CAQ n’a même jamais ouvert la porte à cette possibilité et que remplacer un gouvernement sans passer par les urnes exige une raison exceptionnelle, car ce type de manoeuvre provoque une profonde crise parlementaire, comme on l’a vu à Ottawa en 2008. À ne pas prendre à la légère.

Bonus: Le PLQ, sans chef, ne pouvait pas renverser le gouvernement sur le budget. Il devait avaler «l’huile de morue», comme l’a dit Raymond Bachand. François Legault le savait. Le chef de la CAQ n’avait pas besoin d’en mettre plus que le client en demande et de faire semblant qu’il souhaitait retourner en élections dès cet hiver, alors que les Québécois ne souhaitaient pas une campagne aussi rapide.

– La démission de Daniel Breton

A-t-il été poussé vers la sortie par le lobby économique, celui des pétrolières, des gazières et des mines, comme certains le prétendent? Ou était-il simplement trop bouillant pour occuper un poste de ministre dès son arrivée en politique? Est-ce que la Sûreté du Québec a bien informé le bureau de la première ministre sur les antécédents de Daniel Breton? L’ancien militant écologiste a-t-il caché des choses à la première ministre, ce qui justifierait la perte de confiance de celle-ci?

Est-ce que Pauline Marois a accepté sa démission en raison de son passé personnel ou parce que les coups de gueule du ministre au BAPE ont bel et bien eu lieu? Daniel Breton a-t-il placé le gouvernement dans l’embarras ou n’est-ce pas le gouvernement qui le voyait comme une bombe à retardement?

Plusieurs questions se posent, mais peu de réponses sont disponibles. Il n’est pas dit que Breton ne reviendra pas au conseil des ministres un jour, mais en attendant, l’épreuve est certainement difficile à traverser pour cet homme entier.

Il y a eu d’autres bons et mauvais coups cet automne. La politique renferme un condensé de hauts et de bas. N’hésitez pas à partager vos propres montagnes russes.

*Les internautes qui ont lu mon billet dans les premières heures constateront que le titre a changé. C’est ma décision. Le titre « Les wow! et les chouuu! de la session à Québec » ne convenait pas. C’était bien sûr une analogie sportive, mais après réflexion, j’ai commencé à le trouver moche. Comme un manque de hauteur. Comme un effet de toge inutile. Je n’ai jamais apprécié ceux qui huent les joueurs, que ce soit justifié ou non. Alors pourquoi utiliser la référence en politique? Ce n’est tout simplement pas moi. On efface et on recommence. Le reste du billet est toutefois inchangé.

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Selon la Première Ministre le Québec avance depuis l’élection du PQ. Toutefois, elle recule sur toutes les promesses importantes.

« La poésie est une religion sans espoir. Le poète s’y épuise en sachant que le chef-d’œuvre n’est, après tout, qu’un numéro de chien savant sur une terre peu solide. » – Jean Cocteau

Je ne sais pas s’il y a de bons ou de mauvais coups. Aussi mes commentaires relèvent plutôt d’un caractère impressionniste. Après tout l’appréciation de toute fresque est-elle liée à notre capacité de voir et encore en politique d’entendre toutes choses en rapport avec le contour des évènements.

Aussi m’a-t-il semblé, les travaux de l’Assemblée nationale ont été plus sereins. On peut apprécier une collaboration de tous les partis et relever les réflexions souvent intelligentes et pertinentes d’un Jacques Duchesneau, d’un Jean-Marc Fournier ou encore de François Legault ou d’un Sylvain Gaudreault et encore d’une Élaine Zakaïb qui parait à l’aise dans ses fonctions. En somme on peut constater qu’un démarche positive est bien dans la reconnaissance des apports de tout un chacun. Je donnerais aussi une mention à Françoise David qui a su conserver son caractère humain parmi ces égos.

Je déplore cependant la mise en marché de nombre de décisions prises par le gouvernement. Si des augmentations raisonnables des tarifs d’électricité me semblent convenables, j’aime moins la mise en marché de « l’aménagement modulation reconduction non rétroactive » de la Contribution santé.

On a doublement trompé le public. D’abord parce que la promesse électorale était selon mes calculs impossible, ensuite parce que cette « taxe » santé maintenue n’est toujours pas progressive. Ce sont sur ce genre de détails qu’on a l’impression d’un gouvernement qui improvise même si certains arbitrages me semblaient justifiés.

Le cas de Daniel Breton me laisse particulièrement pantois. S’il est vrai que l’homme était pour certains controversé, je n’achète pas qu’on acceptât sa démission pour le cas notamment de loyers impayés, pas plus que je n’achète la position ambiguë de madame Marois sur l’exploitation possible de ressources pétrolières dans le golfe du Saint-Laurent tout en respectant les normes environnementales. Cela signifie que notre première ministre se fiche pas mal de l’écosystème laurentien.

L’homme politique français Léon Blum reconnaissait les qualités d’une personne dans sa capacité de faire des choix et de s’y tenir. Et non sur son appartenance partisane. Je n’ai pas relevé jusqu’à présent cette rigueur intellectuelle de la part du gouvernement du Parti Québécois.

François 1, à la place de jouer à défoncer les portes ouvertes et s’en faire une gloire devrait plutôt lire ce qu’en dit le principal intéressé, Lisée lui-même, à cette adresse : http://jflisee.org/que-faire-lorsquon-est-un-privilegie-de-gauche/

Au lieu de chercher des puces à gauche ou au centre, François 1 devrait nous expliquer ce que son chef déchu, Jean Charest a fait avec le double salaire qu’il a touché pendant des années.

J’attends les explications.

«Les chiens aboient. La caravane passe.»
[Proverbe]

@ Serge Drouginsky

Je comprends très bien votre frustration. Personnellement je suis également déçu du climat politique qui prévaut présentement au Québec.

D’un côté nous sommes aux prises avec un gouvernement majoritaire conservateur à Ottawa qui punit régulièrement le Québec de n’avoir pas élu un plus grand nombre de Conservateurs.

D’un autre côté nous subissons les impacts négatifs d’un gouvernement minoritaire péquiste confronté à l’impossibilité de mettre en force l’entièreté de son programme électoral. Les électeurs péquistes s’en désolent tandis qu’évidemment les électeurs de la CAQ ou du PLQ sont sans doute ravis de constater l’impossibilité pour le gouvernement Marois de réaliser son programme électoral.

Mais doit-on blâmer Mme Marois d’être conséquente avec son statut de gouvernement minoritaire ? Que dirait-on si elle décidait de faire fi de cette réalité et agissait comme si son gouvernement était majoritaire ?

Enfin, il ne faudrait pas oublier de reconnaître que Léon Blum parle et écrit sur la politique d’abord dans un contexte français, présidentiel où des ministres de différentes tendances et de différents partis politiques peuvent être appelés par le Président à former un gouvernement. Admettons que la dynamique est alors forcément très différente de notre système parlementaire de type britannique.

«Le critère d’une intelligence de premier plan est la faculté pour l’esprit d’envisager simultanément deux idées opposées tout en continuant d’être capable de fonctionner.
On devrait … pouvoir reconnaître que les choses sont sans espoir et être néanmoins déterminé à faire en sorte qu’il en aille autrement.»
[F. Scott Fitzgerald in The Crack-Up]

Piqué par la double rémunération de J.F. Lisée, François 1 semble avoir mis de côté un des mantras favoris des libertariens i.e. la LIBERTÉ. Ce dont il reprochait à un commentateur dans un billet précédent: « Comment pouvez-vous être contre la LIBERTÉ? » écrivait-il. Or, cher François 1, la liberté contractuelle que J.F. Lisée a exercé (« Je reçois donc, maintenant, une partie du salaire que je m’étais négocié pendant mes 8 ans et demi au CÉRIUM. »), qu’en faites-vous ?

La CAQ sera t-elle plus ouverte à la négociation au moment de la présentation de la petite réforme linguistique du gouvernement? Cela reste à voir.

Au fil des mois qui avancent, la CAQ poussera de grands cris contre le gouvernement, logique du système.

Le gouvernement Marois en ressemblant au gouvernement Bouchard sur le plan budgétaire risque sa peau puisque QS est né de L.Bouchard premier ministre sans parier absolument que 7% garanti des électeurs caquistes rejoindront le PQ pour une prochaine élection afin de remplacer les électeurs déserteurs du 4 septembre proches de QS et d’Option nationale.

Mme Marois par l’identité trop volatile de son gouvernement pourrait suivre Joe Clark dans la brièveté d’un nouveau gouvernement.

Qui sont les stratèges de Mme Marois d’autant que cette décision de construire un barrage sur la chute de Val Jalbert au Saguenay apparaît comme quelque chose de vite décidé et contraire à toutes réserves et enjeu environnemental. S’ouvrir à un développement pétrolier québécois est une chose, fermer Gentilly une autre en termes d’équilibrage mais là Val Jalbert faisant s’indigner Paul Piché?

Alors? Un gouvernement minoritaire n’explique pas tout.

Les libéraux donc P.Couillard qui veut suivre le PLC dans la négation de la réalité nationale québécoise c’est sans issue avec la corruption comme épée de Damocles!

Prétendre que Mme Marois n’a pu tenir ses promesses parce que son parti est minoritaire est tout simplement une vraie farce. Aucun parti n’aurait renversé le PQ parce qu’aucun parti n’est en état de la faire. Mme Marois et son parti ont tout simplement menti à la population. Ils ont dit n’importe quoi afin de prendre le pouvoir.

La seule et unique chose qui intéressait Mme Marois est celle-ci. Première femme première ministre du Québec ! En d’autres mots, n’importe quel mensonge pour y arriver.

Le reste, la politique, l’indépendance, les finances, l’éducation, ajoutez tout ce que vous voulez, Mme Marois n’en n’a rien à cirer.

En ce qui me concerne, probablement le pire gouvernement a avoir été élu depuis celui de Duplessis. Erreurs, cafouillages, mensonges, omission par malhonnêteté, mauvaises nominations, promesses reniées, j’en passe et des meilleures.

Le PQ est entrain de massacrer l’image de René Lévesque a coup de scie a chaîne.

@ Denis Drouin, (# 6) :

« L’excès de critique engendre l’inintelligence. » – Gustave Flaubert

Soyez bien assuré que je n’éprouve pas plus de frustration que cela et que je ne blâme personne en particulier, je m’efforce autant que faire se peut d’apporter une critique constructive.

Je vous accorde que le contexte qui prévalait en France à l’époque du « Front Populaire » était certainement différent du contexte politique qui prévaut ici actuellement et il est vrai que la France a toujours fait une bonne place à l’exercice du dialogue et des débats ; y compris donner des portefeuilles de ministres aux députés de l’opposition.

Toutefois, l’élection du président de la Troisième République ne se faisait pas au suffrage universel comme maintenant, mais sous une forme collégiale. Léon Blum ayant été président du Conseil (l’équivalent du premier ministre).

Si j’ai fait mention de Léon Blum c’est surtout parce qu’il était au nombre de ces politiciens qui inspirent le respect à tous, incluant ses adversaires politiques. Je pense que vous serez d’accord avec moi que la probité est importante pour tous les partis politiques peu importe que le régime politique soit d’inspiration britannique ou emprunté à toute autre forme de pouvoir.

Je suis souverainiste depuis toujours. Je me réjouis de l’élection du PQ. Mais j’avoue que je ne sais pas trop quoi en penser; je retiens mon souffle à tous les jours tant l’opposition cherche à discréditer de toutes les façons toute décision prise par ce gouvernement. J’ai l’impression qu’on ne pardonne rien au PQ et qu’on est beaucoup plus indulgent avec les libéraux. Il y a des limites à taper sur J.F. Lisée pour un salaire reçu pour travail fait et dire »bof » à Charest pour un salaire payé en cachette depuis dix ans par son parti….
Pour en revenir à votre question M. Castonguay, il y a certains reculs que je n’ai pas aimés dont la taxe santé et autres, pour plaire et rassurer le monde des finances. J’aimais bien M. Breton car très soucieuse de l’environnement et je faisais confiance en ce monsieur,décue qu’il soit parti. Mais je dirais globalement que, depuis le 4 septembre, je trouve très rafraichissant les nouveaux visages et un autre langage. Même Mme Marois me plait et de belles surprises parmis les ministres.
O. Lessard

@ Denis Drouin (# 5):

Jean Charest ne recevait pas de double rémunération de la part du domaine public.

Lisée, oui! Et il s’affiche comme gauchisto-socialiste, en plus.

Ne trouvez-vous pas plutôt…étrange qu’un ministre senior « progressiste » qui appartient à un parti au pouvoir qui prône un resserrement des finances publiques et demande avec insistance au peuple de se « serrer la ceinture » se paie un « double-dipping » aux frais de ce même peuple à qui il demande des sacrifices?

N’y voyez-vous pas ici un double discours, voire une hypocrisie?

Mais qu’est-ce que vous avez tous à taper sur Lisée? le problème ce n’est pas lui du tout.

Le problème c’est l’Université qui à défoncer son échelle salariale pour se payer un « nom ».

Université, qui soit dit en passant, devrait être en sous financement à les écouter…

Combien me coute l,élection du P.Q.?
C ombien me coutera la future augmentation de l,électricité? Quel sera pour moi ou ma famille les avantages de ce gouvernement!….

@Michel Nelson. J’approuve entièrement votre commentaire c’est exactement le malheureux constat de ce gouvernement. Ce gouvernement n’a tout simplement pas d’équipe économique mais est beaucoup versé dans la création de comités d’experts, de consultations de ci, de ça. Ce n’est pas du bénévolat. De plus, toute la partisanerie tant décriée du temps de l’opposition est tout bonnement acceptable pour eux.

Bonjour,

Mais quelle pirouette sur le plan politique de voir des bons coups de la dernière cession à l’Assemblée Législative du Québec ? Bien sûr en pensant à tous nos amis les péquistes. En tant que Canadiens, nous sommes contents et espérons que Notre Dame de Béton reste le plus longtemps possible au gouvernail. Car cette femme avec une pogne de fer passa tous les Purs et les Durs au batte l’an dernier ainsi que la talle des belles mères. Et tous ces bâtisseurs de pays par les assemblées de cuisine et le porte à porte sont maintenant muets comme des carpes…..

En terminant, pour extrapoler sur les bons et les mauvais coups, si par malheur pour la fantastique Dame de Béton arriverait inopinément une campagne électorale dans un bref délai, que dirait Notre Dame de Béton à ses Purs et à ses Durs, tous les caribous de la première mouture, soit ceux et celles du Premier Lit, celui de Ti Poil ? Car poser la question n’est pas très élégant….. Bien à vous, John Bull.

@ François 1 #15
« N’y voyez-vous pas ici un double discours, voire une hypocrisie? » Oui, le vôtre. Petit rappel de libertarianisme 101 : » Because it’s no one’s business what I do with my property » Auriez-vous déjà perdu la foi ? 😉

Hélas je ne suis pas de ceux qui est heureux de voir ce gouvernement nous avoir menti sur plusieurs promesses et la valse de justification face à certains ministres dont M. Lisée qui a une expérience du gouvernement ayant conseillé des premiers ministres et je ne ne partage pas ses choix. 2 salaires depuis septembre 2012 et lorsqu’un journaliste le contact pour s’informer oupp voilà qu’il fera un don à un organisme de son choix pour décrocher… bon choix car il recevra un crédit d’impôt équivalent à son ¨don¨ ce qui va lui permettre de récupérer sans payer d’impôts. M. Breton SVP avec les dossiers accumulés je ne peux croire que Madame Marois n’était pas au courant des situations car la Sûreté du Québec fait des enquêtes approfondis avant la nomination comme ministre ! 1 an sans payer son loyer et laisser M. Breton gérer des millions NON MERCI.

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